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MessageSujet: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Sam 22 Fév - 20:10

J’étais... encore et toujours éclopé. Ma situation commençait à déteindre sévèrement sur mon humeur et ça, ça n’était pas bon pour moi. Pas bon du tout, ni même pour les autres. Ça allait mieux mais pas aussi bien que prévu... Plus ou moins forcé par Mathie, je m’étais tenu bien sagement, au début. Je détestais être cloîtré chez moi à tourner en rond. Aussi, j’avais prévu de faire ce que j’étais censé faire depuis que j’avais été soigné : prévenir ma sœur. J’irais dans un premier temps pour ça et puis, je lui parlerai de Mathie. Le plan était bon, très bon même si ça allait être une journée assez désagréable au final. Apprendre à Rose que j’avais remis le couvert n’allait pas passer tout droit sans faire de dégâts.
Comme tous les jours, je m’occupais de mes soins avant de me fringuer mais vu qu’aujourd’hui, j’allais me faire une petite escapade... j’enfilais plusieurs chaussettes assez large histoire de faire la blague et de supporter le froid qui allait martyriser mes orteils. Avant de sortir, je me choppais ma béquille qui restait un peu trop souvent en plan mais dont j’allais avoir besoin malgré tout mon entêtement habituel. Heureusement pour Eléanore... je ne l’avais pas recroisée.

Une fois n’était pas coutume, quand je fus dehors, je m’octroyais mon plaisir nicotine depuis si longtemps relégué aux oubliettes. Quand je n’en aurai plus, il serait toujours temps de dire adieu au tabac. Bref, je m’en grillais une avec joie, polluant un peu plus l’air et mes poumons. Je pris la route, lentement, très lentement, emmerdé entre ma cigarette et ma béquille. Ce foutu truc n’était pas pratique pour fumer. Fumer et sautiller s’avérait être une tâche plus ardue que prévue.
Tant que j’y étais, je pouvais toujours aller chercher mon rationnement même si j’avais juré mes grands dieux que je laisserais Rose s’en charger. Sur le chemin ou pas, ça me ferait du bien de prendre l’air. J’allais devenir dingue sans ça.

Seulement voilà, si j’avais su... avec des si, on refaisait le monde mais c’était quand même pratique. En face de moi, une blonde stupéfaite. Pas la blonde qui m’avait rendu éclopé mais la blonde qui me foutait encore aujourd’hui dans une situation scabreuse avec Mathie. J’aurais pu l’éviter, tracer ma route mais j’étais un adulte responsable. Je ne l’avais pas recroisée depuis notre mise au point. Je me devais de faire face même si j’étais un foutu goujat dans cette histoire.
Sans remuer la merde, j’avais quand même envie de savoir comment elle s’en sortait. Moi, je m’en sortais bien, mieux que bien, mais elle ? Me saisissant de mon courage à deux mains, je me plantais devant elle, envoyant ma cigarette par terre juste avant, que j’écrasais avec ma béquille, autant que ça serve. Polluer un peu plus ou un peu moins à ce stade... « Salut Emy. » C’était éloquent, y a pas à dire. J’me sentais un peu con, j’avais aussi l’air un peu con avec ma béquille mais j’avais un peu zappé ce détail.
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Dim 23 Fév - 16:42

« Et pour toi ? »




La matinée avait été longue au restaurant... très longue ! D'ailleurs, l'endroit où je travaillais n'était plus vraiment un restaurant puisque nous nous contentions de distribuer des vivres à des personnes qui n'étaient pas forcément ravies d'être là. Moi qui avais toujours été enthousiaste de me rendre au travail chaque matin, je me rendais compte que cette guerre avait changé ça et dans le mauvais sens. Avant, je servais des clients heureux d'être là, autour d'un bon repas ! Aujourd'hui, j'avais l'impression désagréable d'être la méchante qui ne donnait pas assez de vivres. J'avais souvent droit à des regards noirs quand je remettais les paquets que l'on me donnait à leur destinataire mais je n'avais pas le choix. Je suivais les consignes même si j'aurais volontiers ajouté quelques petites choses en plus quand je voyais des enfants amaigris !
C'est avec ses sombres pensées en tête que je mettais mon écharpe autour de mon cou et enfilais ma veste pour affronter le temps glacial. Je saluais les rares personnes présentes et sortais... Le vent était vraiment glacial mais par chance la neige avait cessé pour le moment. Faisant un pas, je levais les yeux et remarquais que cette accalmie ne durerait pas. Je prenais donc la direction du centre-ville d'un pas rapide !

Je ne regardais pas vraiment autour de moi et lorsque je me décidais à le faire je m'arrêtais soudainement. L'effet de surprise sûrement ! Un brun fumant en clopinant arrivait en face de moi et jamais je ne me serais attendu à le voir... La dernière fois que j'avais vu Mickaël c'était quand déjà ? Ah oui ! Lorsque nous avions rompu après qu'il m'ait dit toute la triste vérité sur notre relation... J'aurais presque eu envie de m'enfuir en le voyant ! Mais il le ferait sûrement avant moi puisqu'il avait déjà fait le choix de m'éviter en rapportant les clés de ma maison à la mairie et non chez Sam où j'étais logée.
Mais je faisais fausse route et je le constatais lorsque mon ex vint se planter devant moi. Il se débarrassa de sa cigarette et l'écrasa avec sa béquille tandis que je ne bougeais pas d'un millimètre. Je me demandais cependant ce qui lui était arrivé ! Son bonjour anodin me perturba... En fait, le simple fait qu'il me parle me faisait bizarre ! Les secondes passaient et je demeurais muette. Je me décidais enfin à ouvrir la bouche pour lui répondre.



- Bonjour Mickaël !


Mickaël et non Micka... Ce diminutif me rappelais trop le passé ! C'est sûrement les souvenirs du passé qui faisaient que mes mains tremblaient légèrement dans les poches de ma veste. Mon comportement ne me correspondait pas et je n'étais pas sûre que j'ai envie que mon ex le remarque. Depuis ma rupture, j'étais passé par plusieurs étapes et la dernière avait été de me reprendre en main. Même si j'étais plus mince que lorsque nous nous étions quittés, j'avais repris du poil de la bête comme on dit. Car j'étais restée plusieurs jours, voir semaines sans vraiment m'alimenter ce qui n'avait pas été une très bonne idée ! Mais ça allait mieux maintenant... J'avais même fait coupé mes longs cheveux ! Enfin bref... Tout ça pour dire que j'avais repris le dessus et que je ne voulais pas que la simple vue de Mickaël me fasse sombrer de nouveau.
J'indiquais sa béquille du menton pour ne pas avoir à sortir mes mains tremblantes de ma veste...



- Qu'est-ce que tu as fait pour te retrouver en béquille ? C'est pas trop grave ?


Oui, j'étais sincère ! La moindre petite blessure pouvait devenir sérieuse si elle n'était pas bien soignée ou s'il s'agissait d'une grave !


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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Lun 24 Fév - 19:39

Je n’avais pas exactement prévu ce que j’allais faire en me levant et je n’avais pas plus prévu de retomber sur mon ex. Il fallait appeler un chat un chat. Non pas que je ne l’appréciais pas et que j’avais des choses à lui reprocher, entendons-nous bien. J’étais le seul responsable de la tournure désastreuse qu’avait prise notre relation. Je ne m’y étais pas investi, j’avais toujours eu Mathie en tête. S’il y avait un fautif, c’était l’abruti avec une béquille, moi, donc.
J’avais l’éloquence à zéro mais ça, c’était pas nouveau. Un simple bonjour pour saluer la femme qu’on avait utilisé dans l’espoir d’en tranquilliser une autre, sans succès du tout, ça manquait de conviction. Mais heureusement, elle me répondit, quoi qu’avec un temps de retard ? Trop tôt ? Probablement. Je n’allais pas non plus l’éviter jusqu’à la fin des temps même si on en semblait curieusement proche. Elle avait l’air emmerdée, par ma présence, sans doute mais c’était trop tard et me tirer prendrait un sacré bout de temps. Tant pis pour les vivres, j’avais encore de quoi faire avec mon acharnement à l’économie.

Je remarquais ses cheveux plus court, sa mine un peu creusée. Est-ce que c’était à cause de moi ? J’aimais à penser que non. Avoir un tel impact sur les gens, c’était à peu près ce que je fuyais. Matie avait vu juste le soir de notre dispute, j’étais lâche. Être face aux conséquences de mes actes posait un problème mais j’étais très bon au jeu des œillères. Je suivais son mouvement de menton jusqu’à ma béquille.
« Moi ? À proprement parlé, j’y suis pas pour grand chose. C’est une grande cruche qui s’est pris pour un haltérophile et rachitique et blessée comme elle était, elle a lâché la pièce qu’elle avait dans les mains. Mon pied était en dessous, pas de pot. J’ai traîné à faire soigné et je le paie. C’est pas très grave, c’est juste relativement chiant et un poil douloureux. J’en ai encore pour un bout de temps mais c’était pas cassé au moins. » Juste... Moi et mon art de toute rendre insignifiant. Chaque blessure c’était « rien ».
Je détestais reconnaître être malade ou blessé, peut-être autant que je détestais les hôpitaux et les toubibs. Sauf Mathie, je commençais même à franchement apprécier le corps de métier mais je n’allais pas dire ça à Emy. J’avais appris à éviter de déclencher des incidents diplomatiques en ouvrant la bouche.

« Et toi ? Comment tu vas ? Pas trop dur la distribution ? Enfin... les gens sont pas trop impolis ou virulents ? » La question était sincère. Je m’assurais quand même de temps à autres que tout se passe bien vu que les militaires ne s’en chargeaient pas. Les habitants étaient le cadet de leurs soucis. Et même si Emy était mon ex, son bien être, m’importait quand même. J’assumais ce que j’avais fait, ce que j’avais dit, j’étais passé à autre chose. J’étais loin d’imaginer que ça n’était peut-être pas son cas. Moi et ma sociabilisation...
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Mar 25 Fév - 0:25

« Et pour toi ? »




Si je voulais être honnête, je devais avouer que je serais volontiers restée plus longtemps au restaurant face à des mines moroses si j’avais su que je croiserais mon ex ! Mais je n’étais pas devin et le hasard des choses avait fait que nous nous retrouvions aujourd’hui face à face. Le délai avait été plutôt long car en y réfléchissant j’aurais pensé le revoir plus tôt… Enfin, cela aurait un miracle puisque je me contentais de travailler et quand ce n’était pas le cas, je restais chez moi ! Pour les vivres, je n’avais pas besoin de patienter puisque je récupérais les miennes lorsque je quittais le restaurant. Bref, je me retrouvais donc face à mon ex et ne stressais pas trop lorsque j’étais sûre qu’il allait m’éviter. Mon comportement fût tout autre lorsqu’il était venu se planter devant moi… Non ! Je n’allais pas fondre en larmes ou entrer dans une colère noire mais je ne savais pas vraiment comment me comporter avec lui à présent.
Le fait qu’il ne fasse que me saluer me perturba légèrement et c’est sûrement pourquoi j’avais développé un peu plus ma réponse ! Et puis je n’avais pas perdu ma curiosité donc il aurait été surprenant que je ne pose pas la question. J’eus un léger sourire en entendant la réponse du brun… Il n’avait pas changé pour ça ! Toujours à alléger la gravité ! J’observais la béquille quelques secondes en repensant à ses explications quant à la cause de sa blessure… Qui pouvait être cette cruche ? A la façon dont il en avait parlé, une personne qu’il ne devait pas forcément apprécier ! Je reportais ensuite de nouveau mon regard sur le visage de Mickaël…



- Tu n’as jamais été très enclin à dire la vérité concernant ta santé, dis-je simplement. Mais tu as raison ! C’est déjà une bonne chose que ça ne soit pas cassé… Quoique tu te serais fait soigner de suite dans ce cas là ! ajoutais-je avec un demi-sourire. Je me taisais ensuite quelques secondes. Et concernant la personne, je pense qu’elle ne voulait peut-être pas déranger et qu’elle a voulu se débrouiller d’elle-même ! Cela ne veut pas pour autant dire qu’elle est cruche je crois…


Oui, c’était ma manière de voir les choses et je n’hésitais pas à le dire… Mickaël m’en dirait peut-être plus afin de me faire comprendre pourquoi il jugeait cette femme aussi rapidement ! Car c’était le cas non ? Il dénigrait une personne qui avait juste tenté de se débrouiller par ses propres moyens.
Mon ex en vint ensuite à s’intéresser à ma vie puisqu’il me demanda des nouvelles. Il m’interrogea même sur mon travail ! Les gens n’étaient pas impolis ou virulents… ou cela était dans de rares cas ! Non… Ils étaient plutôt moroses. C’était même triste à voir ! Certains donnaient l’impression de ne plus avoir aucune combativité, aucune force de vivre. J’eus un léger haussement d’épaules.



- Ça va ! La routine à vrai dire… Maison, boulot et boulot, maison ! D’ailleurs, merci d’avoir déposé mes clefs à la mairie, dis-je d’un ton neutre. J’ai appris que le réfugié qui était chez moi te les avait donnés. Tu le connais ?


C’était une idée qui me surprenait un peu car je savais que mon ex ne portait pas forcément les réfugiés ou étrangers dans son cœur ! C’était un sujet sur lequel nous n’étions absolument pas du même avis mais ce dernier ne serait sûrement jamais abordé puisque nous n’étions plus ensemble et que nous nous voyions pas.
Oubliant ces pensées, je répondais ensuite à sa question concernant mon travail.



- Distribuer les vivres n’est pas simple quand on voit des petits bouts de choux amaigris mais je n’ai malheureusement pas le choix, dis-je avec un soupir. Et pour ce qui est des gens, je dirais que pour le moment ils sont plutôt moroses. L’attente ne leur plait pas mais ils font avec et se contentent de récupérer ce qui leur est dû avant de tourner les talons et partir. Et toi ? Tu ne dois pas travailler maintenant que tu es éclopé ?


Et puis les véhicules roulaient de moins en moins ces derniers temps !



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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Jeu 27 Fév - 11:39

Mon but n’était pas de tourmenter Emy. Je n’étais pas ce genre de gars. Mais je devais reconnaître que je n’étais pas non plus de ceux qui comprenaient qu’une rupture pouvait être difficile. Avec Mathie, nous avions eu un tas de stades en tout genre mais je ne m’étais jamais dit que ça s’arrêterait là. Alors non, je n’avais pas imaginé que peut-être Emy n’avait pas particulièrement envie de me croiser.
J’avais des progrès à faire, c’était certain mais c’était surtout pas gagné. Pour progresser, il fallait surtout se rendre compte qu’il y avait un problème ou quelque chose du genre et je ne voyais rien.

Me demander comment j’allais, ou plutôt le degré de gravité de ce que j’avais, ça ne coulait pas de source. Comme elle le soulignait, je disais rarement la vérité sur ce que j’avais. J’avais comme un souci concernant les hôpitaux, les cliniques, les toubibs. Une peut légèrement surréaliste qui tournait parfois au ridicule consommé. « Ouais... enfin peut-être pas. J’ai cru que c’était cassé, ça m’a pas empêché d’attendre. J’me suis d’ailleurs largement fait enguirlander sur le sujet. » Par Mathie mais ça, j’évitais de l’ajouter, j’avais quand même un minimum de tact, ça m’arrivait. « Pas vraiment. Elle a eut une faiblesse et bordel de merde, quand on est sujet à ce genre de truc, on joue pas les fier à bras. D’autant que c’est pas la première fois qu’elle me cause des emmerdes celle-là. J’avais déjà dû l’emmener une fois à la clinique. Elle avait réussi à s’entailler le bras comme personne. Bref. Il est beau le résultat maintenant. » Il était beau aussi sur mon humeur le résultat.

Quoi qu’il en soit, je savais qu’elle n’apprécierait sans doute pas mon ton vindicatif. Mais quand je ne pouvais pas sentir quelqu’un, y avait peu de chance que mon ton vire rose et violette. J’avais quelques personnes dans le collimateur et ça ne m’empêchait pas de dormir. Le voisinage dégoulinant de bons sentiments, ça n’avait jamais été mon truc. Je n’allais pas devenir un faux cul de première parce que c’était l’apocalypse.

Concernant ses clefs, j’aurais pu aller les déposer chez Sam, c’était un ami après tout mais... j’avais préféré éviter. Je ne savais toujours pas pourquoi. « De rien. C’était la moindre des choses. » Je hochais la tête pour répondre par la négative à sa question. « Non, je ne sais pas qui c’est. Et je dois dire que je n’ai pas cherché à savoir, j’avais d’autres choses à faire. » Je n’en avais rien à secouer en réalité mais je pouvais quand même me montrer plus aimable que je ne l’étais.
Ce qui m’intéressait, c’était de savoir comment ça allait à la distribution. J’étais étonné qu’il n’y ait aucun débordement même s’il y avait quelqu’un pour veiller aux grains. « En effet, on a pas le choix. » La situation ne me ravissait pas plus que les autres mais il fallait faire avec. Il n’empêche que je ne supportais pas les gens qui se laissaient vivre et il y en avait de lus en plus. Un peu trop à mon goût d’ailleurs. Mais la passivité, c’était quelque chose que je combattais chez moi pour tout un tas de raison. Je m’étais plus ou moins laissé vivre et porter par les événements à la mort de mon père. Hors de question que je recommence. « Exact et ça me rend dingue. J’ai besoin de bosser sauf que je n’en ai pas le droit. De toute façon, c’était pas comme s’il y avait encore masse boulot. Dès que je suis guéri, je vais aller voir pour aider aux récoltes ou que sais-je. Je dois faire quelque chose de mes dix doigts. »


HRP : S'il y a un souci, n'hésite pas à me le dire, j'suis un peu à l'ouest là.
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Ven 28 Fév - 23:44

« Et pour toi ? »




Il arrive parfois que l’on se retrouve dans des situations que l’on n’a pas voulues et il y a plusieurs façons de leur faire face… Prendre la fuite ! Les affronter ! Pour ma part, et aujourd’hui, j’avais choisi la deuxième option… Je me voyais mal partir en courant en voyant arriver mon ex ! Pourtant, en agissant ainsi j’aurais très vite pu mettre de la distance entre nous puisque Mickaël se déplaçait en béquille. Mais j’étais curieuse et j’avais envie de savoir !
Voilà pourquoi j’écoutais à présent le brun se plaindre ! Car oui, c’est ce qu’il faisait… Mais ses gémissements n’étaient pas en rapport direct avec sa blessure qui aurait très bien plus être plus grave à ce que je comprenais. Mon ex s’en prenait verbalement à la personne qui était responsable de sa blessure. Je levais les yeux au ciel ! Un ciel aussi maussade de l’humeur de mon ex apparemment. Il m’expliqua donc que cette ‘‘cruche’’ lui avait déjà causé des soucis avant ça ! Je fronçais les sourcils en entendant la suite…



- Non mais est-ce que tu t’entends ? Je veux bien croire que tu lui en veux au sujet de ta jambe… Mais lui reprocher le fait que tu aies du l’emmener à la clinique c’est mesquin ! déclarais-je. Je ne pense pas qu’elle ait fait exprès de se blesser ! Puis j’eus un déclic en disant cela. Cette cruche comme tu l’appelle ! Ce ne serait pas une jolie réfugiée blonde par hasard ?


Je savais qu’Eléanore s’était une fois blessée au bras et j’espérais que ce n’était pas d’elle, ma sauveuse, que mon ex parlait de la sorte. Et ça, je le saurais bien assez vite quand il m’aurait répondu ! En attendant, le brun me donna une réponse très peu satisfaisante concernant le fait qu’il avait déposé mes clés à la mairie et non chez Sam. Mais je laissais couler ! J’arquais un sourcil lorsqu’il me parla du réfugié qui lui avait justement rendu les clés de ma demeure ! Mickaël ignorait tout de ce dernier et cela me confirma ses rapports avec les étrangers à la ville. Visiblement, il faisait parti de ceux qui ne tenaient pas à les voir arriver en ville. Cela me fit légèrement soupirer !


- C’est dommage ! J’aurais aimé le remercier… La maison n’a pas subi trop de dégâts et je pense qu’il a dû passer du temps à l’entretenir et la rénover ! Enfin, j’arriverais bien à savoir qui il est…


J’avais ensuite rapidement parlé de mon boulot… Pour le moment c’était calme mais je savais que ça ne durerait pas ! Les personnes affectées à la surveillance ne le prouvaient-elles pas ? Bien sûr que si. Mais je n’avais pas envie d’aborder ce sujet avec mon ex ! J’avais donc fait diversion en demandant à Mickaël s’il pouvait travailler ou non avec sa blessure. Je me doutais que la réponse serait non mais au moins on ne parlerait pas de mon triste job…
J’eus un sourire compatissant à l’égard du brun lorsqu’il reprit la parole. Je le connaissais assez pour savoir qu’il n’aimait pas rester à rien faire.



- J’espère que tu seras vite remis sur pieds… Je sais qu’il est horrible de rester à rien faire de la journée ! J’ai connu ça après notr… mon retour ! rectifiais-je pour ne pas faire allusion à la rupture. Et encore, j’avais de la lecture…


J’adorais lire et Mickaël le savait… Cette pensée me rappela le fait que j’avais oublié mon livre préféré chez mon ex et j’aurais aimé lui demander. Mais au lieu de ça je me mordillais légèrement la lèvre inférieure.

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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Mar 4 Mar - 22:28

Je trouvais que la discussion se passait pas trop mal en dehors du fait que c’était quand même un poil tendu. Mais ça, pour que je m’en rende compte... il fallait qu’il arrive un miracle et c’était pas pour maintenant. Si Dieu avait jamais existé, il avait mis les voiles depuis un bail.
Non pas que j’étais ravi de parler de... merde son nom... Elena... Nan. Elénaore ! Ouais, c’était ça. Mais au moins, on discutait, ou plutôt, j’me plainais ce qui n’était quand même pas mon genre en général. Sauf que cette petite blondinette avait ruiné mes chances de m’occuper dans les prochaines semaines et ça, j’étais pas prêt de l’oublier, surtout pas avec notre première rencontre. En vérité, il valait mieux que j’évite de la recroiser à moins qu’on m’enferme dans le même espace qu’elle. Et encore, je chercherai à me tirer. Elle attirait la poisse sur moi. Je pestais... « J’ai eu à l’amener la première fois à l’hosto parce qu’elle avait piqué de l’alcool dans la réserve dans l’espoir de se saouler. J’ai fait ce que j’avais à faire mais évidement, ça a dégénéré et la miss s’est entaillée la moitié du bras sur la bouteille qu’elle avait brisée. J’ai jamais fait que ce qu’il fallait. Y a rien de mesquin là-dedans. Sa balafre au bras, elle se la doit à elle toute seule. C’est une grande fille. Et si, c’est ça. Une blondinette, Elé quelque chose. » Aucune chance que je donne son prénom entier, c’était reconnaître qu’elle m’avait remarqué. J’étais un as de la mauvaise foi.

Emy ne semblait pas aimer mes réponses mais je n’en avais pas d’autres à lui fournir. Je n’aimais pas les étrangers, pas plus que j’appréciais les réfugiés, ça n’avait rien d’un scoop. J’avais mes raisons, que je trouvais bonnes et ça s’arrêtait là. On avait assez à faire avec les gens de chez nous pour ne pas en plus devoir s’occuper des autres. « Il loge sûrement à l’église ou chez l’habitant. Ça devrait pas être trop dur à savoir. » Mais je ne me proposais pas de faire l’enquête de voisinage, je me voyais mal clopiner à travers la ville et très franchement, ça ne me regardait pas. J’étais sorti de sa ville à grands fracas, je ne comptais pas y revenir. Question de bon sens mais surtout d’amour envers Mathie. Aucune chance que la pilule passe bien si je copinais avec mon ex.

Je soupirais comme un beau diable en évoquant mon incapacité à assumer le peu de boulot qu’il me restait et mon incapacité à faire quoi que ce soit de réellement utile ensuite avec ce pied. Ça, pour m’agaçait, ça m’agaçait. Sauf qu’elle n’était pas obligée de subir mes humeurs.
J’haussais un sourcil alors qu’elle changeait de mot. Je n’étais pas doué mais pas dupe non plus. Ah ça, pour faire des ravages, je ne m’y étais pas pris comme un pied mais inutile de tirer ça en longueur. Je savais que j’étais lâche concernant les relations sociales et humaines, je le prouvais encore ici en ne relevant pas ce qu’elle avait failli dire. « C’est pas que je manque de lecture mais j’ai autre chose à foutre que de glander dans mon canapé en attendant que ça passe et que ma sœur me livre mes vivres à domicile. En parlant de lecture, t’as oublié un bouquin chez moi non ? » Pas mon style de lecture, ça détonait pas mal dans la bibliothèque. Non pas que j’avais grand monde qui était susceptible d’y jeter un œil mais j’avais pas particulièrement envie que Mathie se demande ce que ce livre foutait là. Notre relation était déjà bien assez compliquée pour ne pas laisser traîner ce genre de caillou. On trébuchait très bien sans ça.
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Ven 14 Mar - 21:54

« Et pour toi ? »




Mickaël était rancunier et la façon dont il m'expliquait comment il avait du aider la réfugiée me le confirmait. Sa manière de raconter ça montrait à quel point cela avait été... comment dire... avait été une corvée ! Enfin, cela ne me surprenait pas plus que ça puisque je savais pertinemment qu'il n'appréciait pas les personnes étrangères à cette ville. Trop de bouches supplémentaires à nourrir ! Cela devait être sa raison pour pouvoir les haïr... Une très mauvaise raison de mon point de vue. Mais bon, ma façon de penser venait peut-être du fait que j'avais été sauvé par une totale inconnue à Cherbourg. Ange gardien que j'avais eu le plaisir de retrouver ici à Louisville !
Et soudain mes pensées vagabondes se stoppèrent alors que Mickaël me confirmait que la jeune femme dont il parlait était bien blonde et que son prénom commençaient par Elé... J'écarquillais les yeux de surprise ! Alors comme ça, cette réfugiée qu'il dénigrait depuis tout à l'heure était celle-là même qui m'avait sauvé ? Coïncidence un peu foireuse et je ne pus me retenir.



- Eléanore... C'est d'Eléanore que tu parle ? m'exclamais-je. C'est elle qui m'a sauvé à Cherbourg, continuais-je. J'aie été ravie de la retrouver ici. Je le fixais droit dans les yeux avant d'ajouter. Tu dis que tu as fait ce que tu devais faire mais je ne sais pas si tu aurais agi de la même manière si la personne en question avait été une native de Louisville !


Et oui, je disais ce que je pensais et j'étais persuadée que si la personne qui avait compté se soûler était Mathlida ou une autre de ses connaissances, Mickaël aurait réagit autrement. Mais dans le cas présent il avait surpris une réfugiée et avait donc fait son devoir de citoyen exemplaire comme il fallait.
Le dégoût de Mickaël envers les étrangers me fut confirmer lorsque je fis allusion à celui qui avait logé chez moi durant mon absence. Mon ex avait pu lui parler mais il ne pouvait pas m'aider concernant son nom, l'endroit où il logeait à présent ou même s'il travaillait. En bref, il n'était d'aucune utilité. Je soupirais légèrement... et haussais les épaules.



- En effet, ça ne devrait pas être trop dur à savoir. Et puis j'ai entendu dire qu'il était médecin et qu'il avait un frère militaire. Un maître-chien prénommé Alexandre ! Je pourrais facilement me renseigner.


J'aurais tout de même préféré tomber directement sur le médecin puisque j'avais déjà eu un aperçu peu agréable du frère pendant la tempête ! C'était un espèce de Monsieur-Je-Sais-Tout-Et-J'ai-Toujours-Raison... Vraiment insupportable quoi ! Mais je choisissais de ne pas me perdre dans mes pensées même si les plaintes de mon ex concernant le fait qu'il ne pouvait pas travailler étaient assez agaçantes. Il fut ensuite limite agressif concernant le fait qu'il avait autre chose à foutre que de lire. Je lui jetais un regard noir alors qu'il continuait en disant qu'il y avait un livre à moi chez lui. Je n'avais pas répondu de suite mais ajoutais de manière subite...


- Le travail va se faire de plus en plus rare pour tout le monde et bientôt il n'y aura plus grand chose à faire pour s'occuper... J'ai beau dire que tout se passe bien pour le moment au restaurant, ça ne change rien au fait que les vivres sont de plus en plus rares et que tout va partir en vrille à un moment où un autre. Je marquais une pause avant de lui répondre au sujet du bouquin. Oui, un de mes livres est chez toi. Tu pourras me le déposer à la mairie ! lui balançais-je ironiquement.


Bah oui, il n'avait même pas été capable de me ramener mes clés... alors me rendre un bouquin en main propre ça devait relever de l'impossible pour lui ! Non ? Je n'en savais rien en fait. J'avais l'impression d'être face à un total inconnu.

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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Mer 19 Mar - 16:02

Si je m’étais douté qu’Emy pensait que je haïssais les étrangers ou les réfugiers, je l’aurais détrompée. Je ne les haïssais pas. La seule personne que je haïssais réellement était à la tête de cette ville, ni plus ni moins. Ces gens ne m’avaient rien fait, ils m’étaient indésirables, point. Je n’avais aucun grief contre eux, mise à part contre la fameuse Eléanore qui m’avait démoli le pied en jouant les gros bras. Elle, je lui en voulais mais je ne la haïssais pas non plus. Je ne lui voulais pas du mal. À Huygues, si. Voilà où était la différence.
Je fronçais les sourcils quand Emy jugea bon de me faire la morale. Elle me connaissait mal, très mal pour le coup. Cela dit, je ne lui avais pas vraiment laissé l’occasion de me connaître réellement. Ça n’était pas une raison pour me faire passer pour plus méchant que je ne l’étais et ça, je pouvais l’être. « Tu parles sans savoir Emy. J’aurais réagi de la même manière. Exactement de la même. J’aurais récupérer cette bouteille et il se serait passé la même chose si la personne avait réagi comme elle l’a fait. N’essaie pas de me faire passer pour ce que je ne suis pas. » J’aurais, au mieux, été un peu plus diplomate mais j’aurais eu la même rancune à l’égard d’un habitant que de cette femme. Ça, j’en étais certain.

Je levais finalement les yeux au ciel en apprenant à qui était affilié le réfugié dont Emy était en train de me parler. J’espérais pour lui qu’il était plus agréable que son frère sinon, on était pas rendu. « Je vois qui est le maître-chien. Et décidément la connerie, c’est de famille. » Franchement ? Je n’avais aucune envie de me remémorer quoi que ce soit concernant le réfugié qui avait squatté la baraque d’Emy. Et ce qu’elle pensait de mon attitude envers lui ou les autres me laissait indifférent.
J’eus du mal à savoir si son regard noir était destiné à cette remarque ou bien au fait que j’étais désagréable à cause de mon manque d’activité. « Il n’y a plus qu’à espérer qu’on parvienne à maintenir la situation. Quand au travail, si on cherche, on trouve. Ça n’est pas le boulot qui manque en extérieur. » Tout le monde ne pouvait pas l’assumer, c’était un fait mais il fallait reconnaître qu’il y avait des gens qui avaient peur de mettre le nez dehors parce que c’était mauvais pour la santé. Dehors ou dedans, au final, on respirait le même air ou presque. Mais encore une fois, je gardais ça pour moi.

Je me pinçais l’arrête du nez devant son ton condescendant. Je pense qu’il était temps de remettre les choses à plat. « Écoute. On va arrêter avec ce petit jeu, ça me fatigue franchement. Si tu as des reproches à me faire, fais-les mais ne passe pas par quatre chemins. J’suis lâche mais je ne manie pas la langue de bois. J’ai ramené tes clefs à la mairie parce qu’on avait rompu et que je me voyais mal me présenter sous ton nez pour te les rendre. Ok ? Si ça t’emmerde tant que ça, soit, c’est trop tard. En attendant, il serait peut-être tout aussi judicieux que j’en fasse autant avec ton bouquin si c’est pour que tu t’amuses à me renvoyer mes erreurs à la figure. J’ai pas été réglo, j’ai été un beau salaud mais commence pas avec tes grands airs sinon ça va être vite vu, je t’éviterai pour éviter de déclencher ce genre de discussion que je ne compte pas avoir chaque mois jusqu’à ce que tu te sentes mieux dans tes bottes. Quant à ce que je pense des gens, ça me regarde. Alors sérieusement, arrête avec ta morale à deux balles. »
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Dim 30 Mar - 21:08

« Et pour toi ? »




J’avais de sérieux doutes vis-à-vis de la réponse de Mickaël… Je n’étais absolument pas certaine qu’il était honnête en disant qu’il aurait agi de la même manière pour tout le monde. Si cette personne avait été Mathilda, j’étais persuadée qu’il n’aurait rien fait contre elle… au contraire ! Mais je me contentais de garder cette réflexion pour moi car je savais que déclarer ça à voix haute ne servirait à rien. Sauf à l’énerver peut-être ! Je n’avais pas forcément envie d’en arriver là… Du coup, je fis le choix de tempérer mes propos.


- Désolée ! Je me suis peut-être trompée… Mais l’erreur est humaine et toujours présente, voir même davantage par les temps qui courent…


Non, ce n’était pas vraiment des excuses mais je décidais de laisser place au doute et de faire comme si je le croyais. Pourtant les paroles qui sortirent de nouveau de la bouche de mon ex semblèrent prouver qu’il jugeait rapidement les autres. Mais je n’allais pas le relancer à ce sujet et puis je ne connaissais pas le frère du militaire ! Cependant, j’imaginais qu’il devait s’agir d’un homme bien puisqu’il n’avait rien volé chez moi et rien saccagé. Tous les réfugiés n’agissaient pas de cette manière à ce que j’avais entendu…


- Je ne connais que le militaire et je t’accorde que c’est un sacré numéro ! Le genre de mec imbu de sa personne et qui prend tout le monde pour de la m#rde…


Et oui, Mickaël avait en partie raison ! Du moins concernant l’un des deux frangins… Je préférais oublier le moment passer en présence du maître-chien lors de la tempête ! Il n’avait cessé de critiquer tout ce que faisaient les autres personnes présentes, surtout moi.
Je haussais ensuite légèrement les épaules lorsque Mickaël m’avait dit que si on cherchait du boulot à l’extérieur, on en trouvait… Pour un mec oui, mais pour une personne telle que moi ce n’était pas sûr même si je faisais mon possible pour aider !



- C’est vrai mais je n’ai pas une carrure assez conséquente pour vraiment être utile même si j’aide comme je le peux !


J’avais ensuite oublié que je cherchais à ne pas énerver mon ex et mes paroles eurent le don de lui faire faire un monologue qui avait pour but de remettre les pendules à l’heure… Il me sortit les même choses que lorsque nous avions rompu et son excuse trouvée pour avoir amené les clés à la mairie me fit sourire. Je levais même les yeux au ciel lorsqu’il parla de faire de même avec mon bouquin… J’aurais presque eu envie de partir mais je devais lui dire ses quatre vérités à mon tour.


- Ok ! On arrête ce petit jeu. Tu veux de la franchise, tu vas en avoir… Je trouve ton excuse concernant les clés on ne peut plus bidon ! Ok, on a rompu mais c’est la vie. Nous sommes deux adultes et j’aurais préféré que tu me les ramène plutôt que tu me donne l’impression d’être une pestiférée ! Je ne t’aurais pas frappé ou hurlé dessus ou craqué. Je marquais une légère pause. Je ne peux pas dire que je ne t’en veux plus… Ce serait mentir, mais je dois avouer ce n’est pas la rupture qui m’a le plus blessée. Non ! C’est d’avoir découvert que je n’étais qu’un dommage collatéral de ta relation avec Mathilda… ce prénom me laissa un goût amer… et le fait que tu fasses comme si je n’existais plus alors que la situation que nous vivons voudrait que l’on soit unis. Enfin, tout ça pour dire que j’ai essayé de te détester mais je me rends que c’est impossible pour moi d’haïr une personne que j’ai aimé ! Je me taisais quelques secondes… Cette fois je pense que les choses sont claires ! Je vais rentrer. Rétablis-toi bien et fais attention à toi. Pour le livre, à toi de voir si tu veux me le rendre en main propre ou non.


Avec un léger signe de la tête en guise d’au revoir je reprenais ensuite le chemin de ma demeure un peu plus sereine… A croire que ces quelques paroles m’avaient été bénéfiques.

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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   Jeu 3 Avr - 18:27

Je me retins de justesse d’exprimer tout haut quelque chose que j’aurais pu regretter. Je connaissais mal Emy parce que je ne m’étais pas réellement intéressé à la personne qu’elle était mais je voyais très bien quand elle ne me croyait pas et là, c’était le cas. Quelque part, j’étais bluffé de me rendre compte que j’avais pu entretenir une telle relation. Bien sûr, ma vision des choses avaient changé depuis que j’étais avec Mathie et ça jouait forcément sur le regard que j’avais de cette ancienne relation.
Comment... mais comment j’avais pu ? Elle était aux antipodes complets de ce que j’avais toujours désiré et dans le bordel ambiant, ça m’apparaissait comme une évidence. Elle et moi, on était tellement différent qu’on n pouvait pas se comprendre.

Je choisis donc de ne pas répondre puisqu’à mes yeux, il n’y avait rien à dire. Elle ne me croyait pas, je le savais, mais soit. Son regard ne m’importait pas.
Je hochais la tête à la description du maître chien. Je n’avais rien à ajouter. Les frères Reh, je préférais de loin éviter d’en parler. À quoi ça pouvait bien servir de toute façon à part faire ressortir le pire de moi-même ?

Une fois de plus, je choisis de la boucler. Si Lyra parvenait à aider du haut de ses dix-sept ans, je ne doutais pas un seul instant que tout le monde pouvait faire quelque chose. Seulement, ma vision des choses était erronée depuis bien longtemps avant tout ça. J’avais dû assumer des responsabilités qui n’auraient pas dû être mienne aussi tôt et j’avais dû rapidement apprendre à me débrouiller. Alors non, à mes yeux, aucune excuse n’était valable à moins d’être un invalide complet. « Tout le monde peut aider dans la mesure de ses moyens. Mais tu vas encore me dire que je suis trop critique alors je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain. »

La suite fut beaucoup moins sympathique et je l’écoutais faire sa tirade. Les choses étaient très claires oui et plus que jamais, j’étais à présent certain qu’elle ne pouvait pas me comprendre. J’avais joué avec son cœur, ça, c’était l’évidence mais plus loin que cette considération de couple, elle n’avait jamais compris qui j’étais en réalité.
Sans la regarder partir, je pris une autre direction que celle que j’avais prévue précédemment. J’allais passer un peu de temps dehors, ça me ferait du bien et ce, malgré le froid.
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MessageSujet: Re: Et pour toi ? ♦ [Livre I - Terminé]   



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