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MessageSujet: Et je l'ai vu partir, sans rien dire, il fallait seulement qu'elle respire [Livre I - Terminé]   Mar 13 Aoû - 18:54



Et je l'ai vu partir, sans rien dire, il fallait seulement qu'elle respire

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris une journée. J’enchainais tellement de casquette que j’en oubliais la principale. J’avais encore fini tard à la clinique. Enfin, j’avais enchainé un long service à la clinique plutôt, car j’y étais sortie « qu’à 19h », après y avoir passé vingt-quatre heure. Si j’aurais du reprendre dans l’après-midi, je m’étais arrangée pour décaler mes horaires avec une de mes collègues. J’avais besoin de souffler un peu, de me recentrer surtout en fait. Ce matin, j’avais pu prendre un peu soin de Lyra, lui préparer un sommaire petit-déjeuner avant qu’elle ne parte au lycée. Ce fait était, depuis la tombée des bombes, très rare. Je n’étais soit pas là, soit en train de récupérer de mes gardes et de mes tournées. Je savais qu’elle ne m’en voulait pas, mais moi, je m’en voulais d’être beaucoup moins présente pour elle. C’était en partie pour cela que j’avais pris ma journée. En partie. Lorsqu’elle avait quitté la maison, j’avais tout de suite filé dans ma chambre pour revêtir une tenue de sport. J’avais besoin de courir, musique dans les oreilles à fond. Je me payais pour une fois le luxe d’user « inutilement » des piles. Je me chaussais, fermais ma porte à clef, et m’élança sans attendre. Je n’avais pas pris la peine de prévoir un itinéraire fixe. Non, je verrais au feeling en fait.

Mon vieil MP3 diffusa tout de suite la musique très rythmé, playlist que j’avais fait justement pour m’adonner à ce sport. J’étais fatiguée physiquement, et mentalement, pour autant il fallait que je cours. C’était le meilleur moyen que je me connaissais pour m’aérer la tête. Et vu tous les problèmes personnels qui m’étaient tombés dessus ces derniers temps, avec qui je n’avais personne pour en parler, c’était une nécessité. J’allais devenir complètement folle et pétais un câble si je ne me défoulais pas. Si j’avais ma petite sœur, et si j’étais très proche d’elle, je ne pouvais pas pour autant lui parler de tout. C’était aussi la même chose avec Isabella ou mes autres amis. Je n’étais pas assez proche d’eux pour me confier ouvertement à eux, sans avoir peur d’être jugée. J’aurais pu, mais je ne me voyais pas le faire. Pudique sentimentalement, je l’avais toujours été. Sauf avec Micka. Cependant vu comment était en train de tourner notre relation, je ne savais pas combien de temps encore nous aurions justement une relation. Nous n’étions plus des amis l’un pour l’autre. C’était ce que je lui avais dis la dernière fois qu’on s’était vu et qu’on s’était encore pris la tête. Il m’avait tenu loin de sa vie, et j’en avais fait de même. Si nous avions été très proches, ce n’était plus le cas. En tout cas c’était l’impression que tout cela me donnait. Il me manquait. Clairement. Je lui avais d’ailleurs écris cela lorsque je lui avais tenu au courant de… du problème qui n’en était plus un. Heureusement d’ailleurs, car sinon je m’imagine pas la galère que cela aurait pu être. Et puis, je n’aurais pas pu assumer en plus une image de monstre et de personne sans cœur. Et puis il aurait fallu en parler à Lyra, lui dire quel piètre modèle et tutrice j’étais. Ce que j’avais fait à Emy était impardonnable et je n’étais pas prête à ne plus culpabiliser, pas prête à me pardonner cet écart. Je le savais, j’avais commis une erreur envers elle.

Je m’arrêtais un instant aux abords de la plage pour souffler un peu. Je m’hydratais légèrement, juste ce qu’il fallait, avant de repartir de plus belle. Je courrais toujours droit devant moi, et ne rebroussais chemin que lorsque des cendres se mirent de nouveau à tomber du ciel couvert. Cela devait faire déjà deux bonnes heures que j’étais partie de chez moi. Allez savoir. Je n’avais pas de montre sur moi, et puis, je n’avais pas regardé à quelle heure j’étais partie en plus. Aux abords des habitations, je rangeais mon MP3. C’était important que je sauve les apparences et cela ne le ferais pas que l’on me voit dépenser de l’énergie pour si peu, alors que nous étions tous rationné. Je finis mon parcours plus en trottinant qu’en courant, bien épuisée par ma course. Je rêvais à présent de pouvoir faire un brin de toilette pour me laver et ensuite de retourner dormir quelques heures. Je n’étais arrivée à trouver le sommeil que très tard dans la nuit, trop habituer à être encore à la clinique, et trop préoccupée aussi. En arrivant chez moi, je ne remarquais même pas la voiture garée non loin de la mienne dont je ne me servais plus. L’essence coutait trop cher, et je préférais économiser ce que je possédais pour acheter de la nourriture. J’avais ressortie mon vieux vélo pour me déplacer, ce qui me permettait quand même, à défaut de courir tous les jours, de pouvoir maintenir des exercices physiques. Je me devais de garder la forme, surtout vu ce qui nous tombait dessus ces derniers temps. Sortant mes clefs, je les insérais dans ma serrure et passa le pas de ma porte. Enfin, je voulus passer le pas de ma porte, car on m’en empêcha. Un instant j’eus très peur et m’insultais mentalement. Peur pour ma vie, m’insultant pour ma non vigilance. Et puis, passez la surprise, sans me retourner tout de suite, je reconnus la personne qui venait de m’arrêter dans mon mouvement. Il n’y avait, dans mon esprit, aucun doute possible.