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MessageSujet: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Sam 19 Avr - 21:26

Mickaël & Mathilda
Le 07 février 2013


Found myself at your door, Just like all those times before, I'm not sure how I got there, All roads they lead me here. I imagine you are home, In your room, all alone, And you open your eyes into mine, And everything feels better,[…] This is the last time I'm asking you why, you break my heart in the blink of an eye.


Le soleil allait bientôt se lever. Si le ciel restait toujours sombre, on pouvait quand même s’apercevoir quelques rayons faire des percées. Bientôt, et peu à peu, le camp se réveillerait, même s’il restait encore de longues minutes avant que les premiers survivante ne mettent leur nez en dehors de leur tente. J’arpentais tranquillement les alentours du bâtiment dur de la station service, qui recommençait à redevenir enneigé. De nombreux réfugiés passaient du temps à dégager des chemins moins glissants et à cet instant, je leur en étais on ne peut plus reconnaissance. Sans eux, je me serais sans doute retrouvée le nez dans la neige. Fatiguée, je marchais sans même réfléchir vraiment à ma destination. Mes pas me guidaient mécaniquement, le long d’un chemin que, finalement, j’avais de moins en moins l’habitude de prendre. Je m’arrêtais un instant en me rendant compte vers où je me rendais. Je poussais un grognement dans ma barbe avant de me décider à continuer sur ma lancée, même si mon pas se fit plus lourd et plus lent. Quelques minutes encore à braver le froid, et à serrer mes bras contre mon manteau avant que je n’arrive devant une tente jaune. Je l’ouvrais en essayant de faire le moins de bruit possible, puis m’y engouffra sans réveiller l’homme qui y dormait. J’eus de nouveau, l'espace d'un instant une grande hésitation et me pinça la lèvre inférieure pour retenir un nouveau juron. C’était une mauvaise habitude que j’avais prise, et ne voulant pas faire tirer du sommeil l’endormis, je me dis violence pour le retenir. J’ôtais mon blouson, mes chaussures, mon jean et mon pull, grelotant sous le froid de l’atmosphère ambiante. Ce n’était que l’espace de quelques secondes, pas plus. Je m’approchais de la couche improvisée, et me glissa sous les deux couvertures. Bercée par le rythme de sa respiration régulière, réchauffée par la chaleur que dégageait son corps chaud non loin du mieux, et sécurisée par sa présence, je ne mis pas beaucoup de temps à m’endormir, quelques minutes tout au plus, alors que le camp commençait réellement à s’éveiller.

Mon sommeil fut lourd, comme à chaque fois lorsque je travaille la nuit et me couche au petit matin. J’avais pris l’habitude d’entendre des bruits tout autour de moi, et des gens s’activaient alors que je dormais. Et puis, Il n’était pas loin. Cela suffisait à mon inconscient pour trouver le repos. S’il s’était absenté, je ne l’avais pas vraiment remarqué. Si j’avais besoin d’un corps chaud contre le mien pour arriver à m’endormir et dormir paisiblement – autre mauvaise habitude que j’avais prise - cette présence n’était pas obligée d’être là pendant ma phase de sommeil profond. Je pouvais très bien me réveiller seule. La seule chose dont j’avais besoin, c’est quelqu’un pour arriver à déconnecter mon cerveau, constamment en mode « alerte », « vigilance », et « danger ».

Je finis par émerger de longues heures plus tard, approximativement entre quatorze heure et quatorze heure trente. J’eus beaucoup de mal à sortir la tête de sous les couvertures et de m’étirer. Je n’aurais pas été contre quelques heures supplémentaires de sommeil, mais je savais que je ne pouvais pas vraiment me le permettre. Je me donnais tout de même plusieurs minutes à regarder le côté de la tente, tout en serrant contre moi la couverture. J’entendis un léger bruit non loin, signe qu’Il était finalement soit resté, soit revenu. Commençant à bien être réveillée, je me sentis à la fois bête d’être venue, et soulagée. J’aurais vraiment dû accepter la proposition de William. Mais j’avais beau toujours être fâchée contre lui, je n’avais pas souhaité mettre de l’huile sur le feu. La veille, quelques membres de son groupe étaient venus à la clinique, pour de légers soins. Je savais qu’il n’y avait eu aucune perte humaine et qu’ainsi, il était rentré saint et sauf, même s’il n’avait daigné venir me voir. Il était parti depuis 7 jours et il n'était même pas venu me trouver à son retour... Cette pensée me donna envie de lui lancer soudainement quelque chose à la figure. Un imbécile, voilà ce qu’il était. D’ailleurs, ce fut la première chose que je lui dis, même si mon ton colérique trahissait un certain soulagement de constater qu’il n’avait rien. Me relevant légèrement, tout en restant emmitouflée, je lui dis Mickaël Emile Blanchet, tu n’es qu’un crétin. Oui, il y avait mieux comme bonjour, mais je vous l’ai dit, je restais fâchée contre lui.








Si simple et si sérieuse, si belle et si rêveuse, quand je l'embrasse et l'écoute. Je te rejoins sur la route. Si grande et si fragile la force mais pas tranquille. L'orage est passé les gouttes coulent le long de ma route. Du haut de là haut de l'au-delà. Si courte et si sensible la loi la plus terrible. Et si quelques fois je doute je te regarde sur la route
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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Sam 19 Avr - 23:11


Peu... si peu de blessures physiques. Et pourtant, je n’avais pas vraiment été épargné. Je n’étais pas plus mal loti que les autres mais j’avais souffert. Autrement. Voilà la différence. Je n’étais pas présomptueux au point de croire que mes maux étaient pires que ceux des autres, non. La preuve, je ruminais mes pertes en silence.
J’avais perdu -par supposition sans réellement y faire face- ma mère. Arthur était mort alors qu’il m’avait si souvent soutenu et je n’avais rien pu faire. Et puis...
Au final, je n’y pensais plus. Sur les routes, à me préoccuper des trajets, des trouvailles, de notre survie... je n’avais pas eu le temps de revenir là-dessus. En revanche, le soir venu, j’avais tout le temps de ruminer à d’autres choses. Ma relation avec Mathie. Si ça c’était arrangé avant qu’on soit attaqué, on ne pouvait pas dire que nous étions au beau fixe. Je ne faisais rien pour arranger les choses mais elle non plus. Du moins, pas à mes yeux.

Déjà, il y avait ce type. William. J’étais tenté de l’étaler à nouveau mais je me tenais tranquille. Pour elle, pour moi, pour nous. Mais savoir qu’elle dormait avec lui ? Et bien oui, ça m’avait foutu dans une rage de tous les diables. En prime, il y avait cet enculé de Raulne, de quoi bien alourdir mon tableau. J’étais ravi, heureux et démolir n’était hélas pas une option. Je pouvais me montrer jaloux de façon disproportionnelle, il m’arrivait d’être censé.
Bref, entre Mathie et moi, il y avait de l’eau dans le gaz et il y avait désormais plus de gaz que d’eau. J’en venais parfois à apprécier cet éloignement forcé pour trouver de quoi survivre plus longtemps... tout comme je le haïssais. Cette fois, je n’avais aucun trait d’humour à la con pour alléger nos différents. Parce qu’en plus, pour une fois, j’avais besoin de soutien, un soutien que je n’avais pas. Certes, parce que je n’étais plus fichu de montrer à quel point j’étais affecté tant je ne savais plus comment faire et ça, depuis très longtemps. Trop peut-être en vérité.

Inutile de dire que sentir une présence à mes côtés, je ne m’y étais pas attendu. J’avais même eu du mal à croire que j’avais bel et bien Mathie à mes côtés en ouvrant les yeux. Lâche, ou profitant de la situation, je n’avais pas ouvert la bouche, je n’avais pas bougé, j’avais attendu qu’elle s’endorme. Pour rien au monde, je n’avais tenu à la maintenir éveillée pour une de nos disputes régulières.
Une fois certain qu’elle s’était endormie à poings fermés, je m’étais levé. Marcher, réfléchir, voir si Rose se portait bien, si elle gérait. Il n’y avait plus que nous et elle était la seule qui arrivait à me faire oublier un instant la totalité de mes emmerdes. Si elle le savait ? Je n’en savais rien mais c’était l’illusion que j’en avais. Alors revenir pour me faire traiter de crétin... très peu pour moi. Bonjour l’accueil. Et ça, même si je ne l’avais pas prévenu de mon retour.
Je serrais les dents légèrement. « Trop aimable. » C’était pourtant une des paroles les plus sympathiques de notre répertoire récent. « Je ne l’entends pas assez ces temps-ci il faut croire. Il faut dire que je n’ai pas la sympathie innée de Raulne... » Ironie pour l’un « ...ni la gentillesse de monsieur parfait. » surnom immature pour l’autre. Ce cher William me sortait du cul.

Il y avait meilleure entrée en matière. Je le reconnais. Mais même si je voulais partager mon temps avec Mathie, rétablir notre relation, améliorer les choses... je n’y arrivais pas. Quelque chose m’en empêchait et je ne savais pas quoi. Ça n’était pas faute d’avoir chercher pourtant, je pouvais le certifier. Dans mes moments de calme, je n’avais que ça à foutre, cogiter...

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 12:17

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Je ne m’étais pas attendue à ce qu’il soit tendre avec moi, en lui faisant remarquer que c’était un crétin, c’est un fait. Mais qu’il me dise de telles choses, j’en restais sur le baba. Je le dévisageais un instant, cherchant un signe de plaisanterie, lui laissant le temps de se reprendre. Rien. Rien de tout cela n’arriva. Je lâchais un juron qui en disait long sur mon état d’esprit et sur ce que je pensais de son attitude. Fait chier… Non TU fais chier Micka Je ne prenais toujours pas de gants. Je n’en avais pas du tout envie, pas après sa réflexion à deux balles qui étaient on ne peut plus carrément pas injustifié. Ma phrase n’est pas française et alors ? Je le foudroyais un moment du regard avant de lui balancer au visage la première fois qui me tombait sous la main, soit mon oreiller. Non, je ne lui proposais pas une bataille de polochon loin de là. Je lui faisais bien comprendre combien j’étais énervée par son attitude et ses paroles. Un gamin. Voilà ce qu’il était. Pire, un gamin qui ne me faisait pas confiance. Je me levais sans attendre de voir si mon geste avait porté des fruits. Je grognais en récupérant mes fringues, que j’enfilais sans regarder le renégat. Une connerie oui voilà. Je n’aurais pas dû venir ici finalement.

Enervée, je dus me débattre avec mes vêtements pour arriver à les enfiler correctement. J’attachais à la hâte mes cheveux en queue de cheval haute, pour qu’ils ne me gênent pas. Et sans un mot, je commençais à rassembler mes affaires, toutes mes affaires. Ca ne servait à rien, vraiment à rien. Il avait besoin d’air ? Je l’insupportais ? Et bien soit, j’allais lui laisser tout l’espace qu’il souhaitait. Mes gestes étaient énergiques, reflétant bien l’état d’esprit dans lequel je me trouvais. Un crétin, un crétin fini. Oui voilà ce qu’il était. J’avais passé une semaine à m’inquiéter pour lui, et à m’en vouloir de ne pas être venu le voir avant qu’il ne parte. Et lui, en rentrant, il n’était, d’une part, même pas venu me trouver pour me rassurer, et d’autre part, les premiers seuls mots qu’il avait trouvé à me dire reflétaient bien le manque de confiance qu’il avait envers moi. Fourrant toutes mes affaires dans un sac à dos qui trainait, je finis par récupérer mon oreiller, et lui dire vexée, blessée et colérique T’as raison pour Raulne et Will’.D’ailleurs, te n’en fais pas, je m’en vais tout de suite les retrouver. Rassures-toi, je ne viendrais plus d’importuner. A la prochaine. Enfin quand tu seras plus disposé à ne pas agir comme le dernier des crétins de dix ans, qui essaye de pisser plus long que son voisin. Tu vois, moi j’ai franchement passé l’âge pour ce genre de connerie. D’ailleurs, tu n’es pas seulement crétin ! Tu es un crétin fini immature ! Oui j’étais mauvaise, très mauvaise même. Il ne voulait pas arranger les choses ? Et bien soit. Je ne le ferais pas non plus. J’estimais, à juste titre, qu’il avait plus de tords que j’en avais. Si nous avions des problèmes, c’était principalement de sa faute, et non de la mienne. Hors de question que je me batte pour quelque chose qu’il ne voulait pas. Hors de question que je me plie à ses petits caprices. C’était quoi son problème au juste ? Lui allait bien je ne sais trop où avec un groupe qui comportant des femmes. Pourtant, je ne lui tapais pas une crise de jalousie parce que MONSIEUR les avait surement approchés.








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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 17:08


Se mettre à s’engueuler sous une tente n’était pas réellement la chose à faire quand on voulait garder un minimum sa vie privée, privée. Et pour l’instant, si le ton de nos voix restait dans une tranche de décibels convenables, il n’était pas dit que ça continuerait comme ça. Surtout pas avec la réaction que j’avais eue.
D’accord, j’étais allé trop loin mais il fallait bien que ça arrive. L’engueulade nous pendait au nez depuis un sacré bout de temps. Elle était au bord de la crise de nerf et moi... je n’étais pas vraiment mieux loti. J’étais au bout du rouleau nerveusement et mes proches -pas même Rose- ne semblaient s’en rendre compte ou alors... ils ne se sentaient pas concerné. Je ne savais pas ce qui était le pire au final.

« JE fais chier ? Parfait ! Au moins quelque chose que je ne fais pas de travers. Ce sera déjà ça de gagner après tout. » Dépité ? Désabusé ? Blasé ? Peut-être un peu oui. Beaucoup même si j’étais objectif. Dire que j’avais tant lutté pour qu’il y ait un nous et que maintenant que ce nous existait... Je foutais tout en l’air. Je n’y aurais pas cru si on me l’avait dit et ça, même si on me l’avait chanté à cloche pied sur la Marseillaise et à reculons.

Je savais bien que j’avais été trop loin. Je le sentais, je le voyais. J’étais jaloux, d’une jalousie maladive. Oui. Mais ne pouvait-elle pas comprendre que j’avais peur de la perdre ? Au sens propre comme au figuré ? Et le pire, c’est qu’en agissant comme je le faisais, j’allais la perdre. Le tout était de m’en rendre compte... ce qui n’était pas gagné.

Sans bouger, je la regardais s’habiller, s’énervant plus encore parce qu’elle lutait contre son propre énervement. Un énervement dont j’étais le seul responsable. Et moi, je restais là, figé, à la regarder, à penser à ces derniers jours, ces dernières semaines, à cette vie qui ne voulait plus rien signifier de cohérent. J’étais dérouté, en plus d’être con.
Ce qu’elle me balança au visage concernant Raulne et William eut au moins le don de me faire émerger. Nettement plus efficace qu’un oreiller dans la gueule. Je la retenais par le bras, un peu trop vivement peut-être, pour la relâcher aussi sec. Hors de question que je lui fasse du mal, même de façon aussi insignifiante qu’en l’attrapant par le bras. « Excuse-moi. » Je n’avais pas mieux en stock. Ça ne justifiait rien mais ça avait le mérite d’être sincère.
On se quittait bien trop souvent sur les nerfs ou fâchés ces derniers temps que pour que je la laisse partir comme ça. Je savais que si elle partait maintenant, après ça, elle tiendrait parole et ne reviendrait pas. De mon côté, je n’étais pas sûr qu’il me reste du courage pour lutter. Pourtant, si je voulais encore la retrouver à mes retours, j’avais tout intérêt à en trouver.

Je me passais une main lasse sur le front et m’asseyais. Je voulais lui demander de rester. J’avais besoin d’elle. Pourtant, je n’arrivais pas à le dire. Alors, simplement, je lui tendais la main. Un geste d’incapacité manifeste à communiquer chez moi. Je ne savais même pas si elle savait, si elle me connaissait à ce point. C’était pourtant tout ce dont j’étais capable dans l’immédiat, malgré la menace de son départ définitif.

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 19:58

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Je laissais passer la remarque de Mickaël. Je ne lui servirais pas de défouloir, pas alors que je ne lui avais strictement rien fait. Je voulais bien me battre pour moi, mais il était hors de question que je me batte contre lui. Il avait un problème, ça sautait aux yeux. Mais il refusait de me laisser l’aider. Il préférait se débrouiller tout seul, et je n’allais certainement pas le forcer à m’en faire part. Il ne me faisait vraiment pas confiance, que ce soit pour les hommes ou vis-à-vis de lui. C’était à lui de faire quelque chose à ce propos et non à moi. Il me repoussait autant qu’il essayait de m’étouffer. Comment voulait-il que je réagisse au juste ? Je n’étais pas une femme docile et calme, et il le savait parfaitement. Il faisait malgré tout, tout pour me continuer à me mettre en rogne. S’il avait souhaité que je lui en veuille à mort, il y était arrivé. Moi aussi je souffrais de cette situation. Je perdrais jour après jour celui que j’aimais, mais aussi mon meilleur ami. Je lui en voulais aussi pour ça. De toute façon, je lui en voulais pour tout depuis plusieurs semaines.

Je rangeais mes affaires, toutes mes affaires. C’était décidé, je ne reviendrais pas dans sa tante. Il avait besoin d’air, je lui en donnerais. Ce que cela signifiait ? Allez savoir. Je ne rompais pas avec lui, mais je ne restais pas non plus avec lui. Il agissait comme le dernier des crétin fini et immature que je lui connaissais, comme je lui fis remarquer d’ailleurs. Je ne lui avais pas fait cette réflexion pour qu’il réagisse. J’avais baissé les bras le concernant. J’étais venue le voir bon sang ! Bien que cela ait pu me couter, j’avais fait le premier pas. Rien ne n’y avait obligé si ce n’était mon affection pour lui, affection qu’il piétinait sans vergogne. Si je n’étais pas aussi en colère, je serais sans aucun doute complètement en pleure. D’ailleurs je savais très bien ce que j’irais faire tout de suite : trouver Will’, et allez boire un coup avec lui histoire de me changer les idées. Je refusais de laisser cet imbécile en face de moi me gâcher la vie.

Je commençais à relever la fermeture de la tente quand je sentis sa main m’attraper le bras, non sans vivacité. Pour sure, je ne pouvais pas passer à côté. Que me voulait-il encore hein ? Je m’apprêtais à lui en faire la remarque tout en lui ajoutant que je lui interdisais de me toucher quand il s’excusa. Pour le coup, il me cloua le bec. J’avais ouvert la bouche, et la refermais aussitôt. Mais cela ne m’empêchait pas de le dévisager. Non mais vraiment c’était quoi son problème au juste ? Il passa sa main sur son front, d’une façon très lasse avant de s’asseoir. Je restais pour ma part debout, à attendre la suite. Bon sang, parce qu’il devait y avoir une suite. Il ne pouvait pas se contenter de simplement s’excuser et attendre que je fasse le reste. Son silence ne fit qu’ajouter un peu plus de colère à celle que je ressentais. Et ? Et quoi Mickaël ? Tes excuses, je n’en veux pas. D’ailleurs tu m’excuses pour quoi d’ailleurs hein ? D’avoir était un gouja ? De douter de moi ? De Douter de nous ? D’être le dernier connard ? De ne pas être venu me voir pour me dire que tu allais bien ? Ah non, je sais ! Mais bien sur quelle conne je fais des fois !Tu ne t’excuses pas pour tout ça non. Juste pour m’avoir attrapé le bras. Parce que si c’était pour une des raisons que j’ai évoqué, tu resterais pas planté là et tu n’agirais pas comme un gosse. T’as quel âge au juste d’ailleurs Mickaël ? 7 ans ou bientôt 27ans ? Et encore quand je dis 7 ans, je suis vachement généreuse. Hummm. Que dirais-tu de 3 ans ?! Je trouve ça pas mal, quoi que, je suis encore au-dessus de la réalité Je m’étais remise à lui crier dessus. J’étais frustrée, énervée au plus haut point et… Injuste avec lui. Je lui en remettais plein la tête omettant complètement mes propres tords. J’en avais, ça ne faisait aucun doute. Mais pour l’instant ce n’était avec moi-même que je voulais me battre mais avec lui. Je savais au fond que cela ne servirait à rien. Rien de bon ne ressortait quand on se disputait, jamais rien. Nous étions tous deux trop fiers et trop rancuniers pour nous dire les choses que l’un et l’autre voulait entendre. Il m’aurait simplement suffit de lui rappeler que je n’avais d’yeux que pour lui, et qu’il était celui que j’aimais. Et lui, il lui aurait juste fallut qu’il me dise ce qu’il avait sur le cœur et qu’il ferait des efforts pour se montrer moins jaloux, pour me faire plus confiance. Mais non. Au lieu de cela, nous nous balançons des horreurs à la figure et nous nous fermions totalement à l’autre








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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 21:28


Ma remarque avait été puérile, mon attitude ne valait pas mieux. Il n’empêchait que c’était pourtant bien ce que je ressentais, vaguement en tout cas. Ce qui m’arrivait ? Pas la moindre idée mais ça m’arrivait bel et bien.
Je savais pour certaines choses mais tout comme lorsque j’avais perdu mon père, je n’arrivais pas à l’exprimer. Les gens réagissent de bien des façons, la mienne était de réagir ainsi. Je n’étais pas un maniaque du contrôle, j’en étais même très loin. Mais même avec la meilleure volonté du monde, j’étais incapable de parler par moi-même de certaines choses. C’était ainsi.
Je voulais la retrouver, que notre relation se porte mieux que ça mais ça n’était pas le cas et j’avais toutes les peines du monde à luter.

Alors oui, je la regardais faire ses affaires malgré le fait qu’elle était venue me voir. Qu’elle avait fait un pas. Ce que je pensais était très injuste mais moi... combien ne m’étais-je pas battu pour elle ? Je l’avais souvent très mal fait mais j’avais agi. Si je me sentais abandonner ? Peut-être. Le sentiment de perte est une vacherie et j’étais bien placé pour le savoir. Donc oui, peut-être que c’était ça mais peut-être pas. J’étais mauvais interprète de mes sentiments.

La façon dont elle s’énerva après mes excuses me cloua sur place. Vraiment. Je la regardais droit dans les yeux. Cette fois, moi aussi j’étais en colère. « Et qu’est-ce qui peut bien te faire croire que je ne m’excuse pas aussi pour ça ? Vas-y ! Dis-moi ! Tu as l’air de si bien me connaître ! Toi qui semble tout savoir sur mon cas, essaie donc de m’expliquer. Je ne prétends pas être l’homme le plus courageux du monde. Je suis même un foutu lâche quand il s’agit de sentiments mais je me suis battu pour ne fut-ce qu’avoir le droit de te regarder. Je ne doute pas de nous, je n’en ai jamais douté bordel de nom de dieu ! J’ai peur, tu peux comprendre ça ? Et je ne sais pas ce qui me prend. Alors oui, je suis imbuvable et je m’en excuse. Vraiment. C’est pas faute de tenter de changer. Merde ! Je crève de trouille, je m’angoisse. Moi ! Putain de merde. J’ai pas ressenti ça depuis des années. » Je déglutis. Des années... des années bien précises.
Je venais de mettre le doigt dessus. J’étais mort de trouille. Mort de trouille de perdre ma sœur, mort de trouille de perdre Mathie... Et le pire, c’est que pas une seconde, je n’avais peur de ne pas revenir. Pas une seconde, je ne pensais à moi dans ce foutu bordel. J’agissais exactement comme avait agi Mathie avec Lyra, sauf que je le faisais avec tous ceux qui comptaient, même un minimum.

Je savais que je devais dire quelque chose de plus constructif, de plus aimant. Et je l’aimais... ça, on ne pouvait pas dire le contraire même si mon attitude était à chier. Je devais la faire passer avant mes problèmes. Je devais le faire, je l’avais déjà fait. Ça n’avait pas été si dur. Mais là, je n’arrivais même plus à gérer le moindre accrochage. J’étais pathétique. Même pas foutu de faire comprendre à la femme que j’aimais que j’étais tout simplement épuisé moralement mais que je tentais de donner le change en permanence. Qui peut se permettre d’être faible ? Personne. Moi encore moins.

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Dim 20 Avr - 22:50

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Found myself at your door, Just like all those times before, I'm not sure how I got there, All roads they lead me here. I imagine you are home, In your room, all alone, And you open your eyes into mine, And everything feels better,[…] This is the last time I'm asking you why, you break my heart in the blink of an eye.


J’étais très mauvaise vis-à-vis de Mickaël, mais incapable de m’en rendre compte. Il m’avait mise hors de moi, comme lui seul pouvait le faire d’ailleurs. Je ne pouvais pas accepter ses excuses et m’en contenter, pas alors que je sentais au plus profond de moi qu’elles ne changeraient rien à la situation. Elles n’étaient que du vent, et ne pouvaient clairement pas me calmer. Il s’était franchement attendu à quoi ? Que je m’en contente et saute de joie ? Je n’étais pas Emy bon sang, mais Mathie. J’avais vraiment la désagréable impression qu’il faisait souvent l’amalgame entre nous deux, surtout depuis qu’elle avait succombé à ses blessures d’ailleurs. J’avais la douloureuse impression que son fantôme planait au dessus de notre couple. Elle, elle aurait arrêté de fréquenter ses amis pour lui. Elle elle aurait accepté ses excuses et serait retombés dans ses bras aussitôt. Elle était facile à vivre et pas moi. A elle peut-être serait-il arrivé à parler. Allez savoir. Je ne savais tellement plus où il en était, où nous en étions que je n’écartais plus aucune possibilité, aussi folle puisse-t-elle être.

Je lui avais de nouveau crié des horreurs à la figure. Je voulais le faire réagir, lui faire comprendre qu’il était en train de nous faire sombrer peu à peu. S’il ne faisait rien, je m’en irais, et pour de bon cette fois ci. Si j’avais conscience que tout ne s’arrangerait pas en un jour et qu’il nous faudrait du temps, qu’il me faudrait du temps, j’avais besoin de voir que cela comptait encore un peu pour lui. J’avais besoin de savoir s’il y avait encore un espoir, encore quelque chose à sauver. Parce que là, j’étais à mille lieux d’arriver à le comprendre. En même temps comment l’aurais-je pu ? Il passait son temps à me balancer à la figure sa jalousie maladive. Nos rares moments d’accalmies ne duraient pas très longtemps, quelques heures, en encore, parce que nous dormions la plupart du temps. C’est peut-être bête, mais je ne me rappelais plus la dernière fois où il avait montré de la passion pour moi, ne serait-ce qu’à travers un simple et minuscule baiser. J’avais mis cela sur le compte de la dépression du survivant, mais à présent je doutais de plus en plus. Quelque chose d’autre clochait entre nous.

Il s’énerva pour de bon. Mon dieu merci ! Enfin une réaction de sa part autre que la fuite en avant. J’aurais presque pu exploser de joie. Presque. Parce qu’en cet instant, j’avais toujours envie de lui lancer pleins de choses à la figure, objets comme mots acerbes. Mais au moins s’était-il un peu réveillé, et légèrement ouvert, très très légèrement ouvert. Il faisait un minuscule pas en avant, que je notais parfaitement, même si je ne décolérais pas pour autant. Tout savoir ? Sans doute pas, mais à défaut que tu fasses ou dise quelque chose, il faut bien que je m’en occupe vu que tu es incapable de faire autre chose que de me balancer ta jalousie maladive et injustifiée à la tronche ! T’as pas le droit de m’empêcher d’avancer de mon côté alors que tu me rejettes sans cesse ! T’imagines quoi à la fin ? Que la vie est facile pour moi et que t’es le seul à souffrir ? Allo Mickaël, le monde ne tourne pas autour de ta petite personne ! Et heureusement d’ailleurs, parce sinon Putain, on serait tous dans la merde ! Oui j’étais encore cruelle, mais j’avais besoin que ça sorte. J’avais besoin de lui balancer toute la rancœur que je ressentais envers lui, et crever l’abcès énorme qui se trouvait entre nous. Je déposais mon sac par terre non sans violence avant de me rapprocher de lui, et de le prendre par le col. Oui, le prendre par le col, vous lisez bien. Je n’accepterais pas tes excuses Mickaël. Pas tant qu’elles ne seront pas sincères ! J’ai peut-être pas la science infuse mais je suis lucide. Et arrête de me dire que tu doutes pas de nous et que t’as juste peur, parce que c’est pas vrai non plus ! Si tu doutais pas, tu passerais pas ton temps à penser que je te trompe ou je ne sais pas quelle autre connerie ! Tu n’agirais pas comme un gosse ! Donc arrêtes ton char une bonne fois pour toute. J’en peux plus, tu peux le comprendre ça ? J’en peux plus de devoir me battre non pas pour moi, mais contre toi. Et puis putain t’as peur de quoi au juste hein? Dis-moi donc ce qui justifie cette peur que tu me renvoie à la tronche et qui te fait agir comme un connard fini ? Et viens pas non plus me dire que t’en sait rien, car tu mentirais et à moi, et à toi. Je le lâchais et fis quelques pas en rajoutant avant qu’il ne réponde Comment veux-tu que je t’aide si t’es incapable de t’ouvrir à moi et me laisser t’aider ? ! Tu te rends compte quand même que tu arrives à la fois à m’étouffer et à me repousser ? Je suis censée faire quoi ? Tu dis que tu t’es battu pour avoir le droit de me regarder ? Et moi alors hein ? Je dois me battre pour essayer de te décrocher une réaction autre que celle de ta jalousie mal placée ! Je me bats pour garder ma place dans ta vie ! Je me bats pour que tu continues à me voir et arrête de te fermer à moi ! Mais pour ça, il faudrait encore que tu le veuilles Micka ! Micka, pas Mickaël… Petit signe que j’étais moins en colère contre lui et prête à l’écouter, à lui laisser une dernière chance avant de plier bagage pour de bon. Bon je lui avais encore crié dessus. Je n’arrivais pas à ne pas le faire. Si d’autres questions me brûlaient les lèvres, je les gardais encore pour moi. Chaque chose en son temps pas vrai ?








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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Lun 21 Avr - 10:12


Notre couple partait à vaux l’eau depuis un moment déjà et cette fois, je ne couperais pas à une dispute. Si j’avais réfléchi un minimum, j’aurai fait en sorte qu’elle soit salutaire, tout de suite. Mais au lieu de ça, je m’énervais et elle aussi. Je ne savais pas ce qui se passait dans sa tête, pas plus que je ne savais vraiment ce que contenait la mienne ces derniers temps.
Nous ne pouvions pas être calme, pas après toutes les tempêtes que nous avions laissé passer sans réagir, pas après le nombre de fois où nous nous étions éviter. Faire l’autruche m’aurait arrangé, je l’avoue mais il fallait que ça sorte, à n’en pas douter. Mais cette fois, ses paroles m’avaient mis en colère. Si seulement je savais ce qui ne tournait pas rond chez moi... Si seulement.

J’enrageais... j’enrageais à chacune de ses paroles, un peu plus, toujours un peu plus. « Est-ce que j’ai dit à un seul moment que c’était facile pour toi ? Que tu ne souffrais pas ? JAMAIS ! Je ne me serais jamais permis une chose pareille et tu le sais très bien. Alors ne vient pas me dire que je ne pense pas à toi et à ce que tu ressens. Je pense à toi, chaque putain de jour que je passe ici ou dehors ! » Je serrais les dents. Je n’avais jamais eu l’intention de dire ça mais c’était fait. En quoi ça pouvait aider à faire avancer les choses ? En rien. Au contraire. Elle trouverait bien un truc à me dire à ce sujet. Comme quoi si je pensais à elle si souvent, pourquoi je ne me comportais pas mieux que ça, ou que sais-je.
J’avais l’impression que tout ce que je pouvais dire allait de toute façon me retomber sur le coin de la gueule. La preuve, voilà qu’elle m’attrapait par le col. « Et bien si ! Bordel de merde, c’est vrai que j’agis comme un con parce que j’ai peur. Tu veux pas y croire ? Bien ! N’y crois pas ! C’est peut-être pas la seule raison mais ça en fait partie. J’ai peur de te perdre bordel ! Peur de te voir mourir sans rien pouvoir faire ! Comme est mort mon père, comme est mort Arthur et même comme est morte Emy ! Et ne viens pas me dire que je tenais plus à elle qu’à toi parce que tu aurais tord, infiniment tord. Je me sens coupable bordel de merde, parce que justement... elle n’a jamais compté. Coupable de ne pas avoir pu les sauver, d’avoir pu les protéger ! Combien d’autres y passeront parce que je ne suis pas foutu de les protéger ? Rose et toi êtes les dernières personnes vivantes auxquels je tiens. Vous êtes tout ce qu’il me reste. Et je n’arrive pas à me confier parce que je n’y suis jamais arrivé. Jamais. Mieux que quiconque tu devrais savoir que quand il s’agit de la mort, je suis largué ! À côté de mes pompes. Que je ne peux pas gérer ça. J’en suis incapable, même par nécessité. » Je repris mon souffle. « Bordel... tu comprends pas que t’es toujours là ? » Je montrais mon cœur et ma tête. « En permanence ? Que je ne fais pas un pas sans flipper comme un malade qu’il t’arrive quelque chose pendant que je ne suis pas là ? De ne pas pouvoir te revoir, tout simplement ? »

Je baissais d’un ton. « J’ai peur. J’angoisse pour tout. Comme un gamin... j’ai peur de me coucher, j’ai peur de dormir. »

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Lun 21 Avr - 18:14

Mickaël & Mathilda
Le 07 février 2013


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M’engeuler avec Mickaël n’était pas ce que j’avais voulu. Ce n’était pas une partie de plaisir, ni une promenade de santé. Pour autant, nous n’avions que trop longtemps repoussé nos explications à cœur ouvert. Nous allions droit dans le mur. Autant lui que moi nous en rendions compte. Seulement il n’était pas capable de m’affronter et de tout mettre à plat. Je devais rentrer dans le tas, avec violence et sans prendre de gants pour arriver enfin à lui décrocher des réactions et des explications. Si ce qu’il me disait ne suffisait pas, au moins nous avancions un peu. Il était tout aussi en colère que moi, ce que j’interprétais comme un bon signe. Au moins ne le rendais-je pas indifférent. Tout ce que vous voulez sauf ça. Je ne pourrais pas le supporter, pas venant de lui en tout cas. Ah ouais tu penses à moi ? Et bah t’en a pourtant pas l’air putain ! T’es même pas venue me voir Micka ! J’ai dû interroger les autres pour avoir de tes nouvelles. Tu trouves ça normal ? Comme si tu t’en foutais complètement dans le fond ! Et la première chose que t’as été capable de me sortir à mon réveil était emplie de reproche et de manque de confiance. Alors non, je n’ai clairement pas l’impression que tu penses à moi, ne serait-ce qu’un peu. Oui, j’oubliais un peu que je l’avais envoyé un peu bouler. Mais moi au moins, j’étais venue le voir. J’étais venue dormir tout contre lui, alors que j’avais eu d’autres options. J’avais beau lui en avoir voulu, c’était auprès de lui que j’étais retournée. Combien de temps il t’aurait fallu pour venir me voir si je m’étais pas pointée ici ? 7 jours Micka, putain ! 7 jours et t’es pas foutu de passer, ne serait que quelques instants. Je ne t’aurais pas retenu si tu voulais être seul. J’avais vraiment été blessé, et le ton de ma voix exprimé plus de peine que de colère. Si d’autres baroudeurs n’étaient pas passés à la clinique, je n’aurais jamais su qu’il était rentré. Etait-ce trop demandé qu’il prenne dix secondes pour me faire un signe ? Non. D’ailleurs, cela ne me serait jamais arrivée d’agir ici. A chaque fois que j’étais partie sur les routes avec Raulne, il était le premier avec Lyra que j’allais trouver à mon retour, et cela sur le champ, même si nous étions au beau milieu de la nuit, que j’étais éreintée et fatiguée. Dix secondes, c’est tout ce que je demandais de son temps.

Me fâchant encore plus contre lui, je l’avais attrapé par le col en lui criant au visage une partie de ce que j’avais à lui dire. Une infime partie même. Je gardais encore beaucoup de rancœur vis-à-vis de lui. Je finis ma longue tirade en lui faisant comprendre que je ne pouvais pas l’aider s’il ne voulait pas que je l’aide, à l’instar que nous ne pouvions pas continuer s’il ne partageait plus rien avec moi. Dès qu’il eut fini de parler, je lui mis une claque. Non par pour véritablement le frapper, mais pour lui remettre un peu les idées en place et qu’il réalise ce qu’il était en train de dire. Putain Mickaël, tu t’entends un peu ? Redescends sur terre et arrêtes de flipper comme un gros gamin. Je me fiche pas de toi et je me moque pas de tout mais Micka… Je me rapprochais de lui et me mis à genoux devant lui, en prenant ses mains dans les miennes. Non j’étais encore fâchée contre lui, mais je savais faire la part des choses. Regarde moi Micka. Je ne vais pas mourrir comme ça d’accord? Alors ôtes toi ça de la tête. On doit tous y passer un jour, et je ne serais pas l’exception. Mais si cela arrive ce n’est pas parce que tu n’es pas arrivée à me protéger, mais parce que JE n’y suis pas arrivée. Je ne suis pas aussi fragile et faible que tu le penses et le dis. Et, de nous deux, tu es celui qui sort et qui prends les risques pour que nous tous qui restons dans le camp puissions survivre. Je n’arpente plus les routes, ou très rarement. Je suis toujours encadrée et protégée. Et je suis désolée de te l’apprendre, mais tu ne pourras pas sauver tout le monde, même avec la meilleure volonté du monde. Il va falloir que tu fasses le deuil de ton côté héroïque, sinon tu n’avanceras jamais. Penses plutôt à toutes les vies que tu permets de sauver, même de manière indirecte. Je ne dis pas que c’est facile d’accord ? Mais la mort fait autant partie de notre quotidien que la vie. . Je posais tendrement la main sur son visage, et déposais un léger baiser sur son front. Il me manque à moi aussi. Mais demandes-toi un peu ce qu’Il penserait en te voyant agir comme tu le fais. Je parlais bien entendu de Arthur. Il avait été un de mes amis proches. Si je ne m’étais pas effondrée à sa perte, c’était parce que je savais pertinemment qu’il ne l’aurait pas voulu. Il aurait souhaité que nous avancions, et que nous faisions face. Je m’en étais voulue, voulue de ne pas être arrivée à le soigner, ni même à le ranimer. Mickaël n’avait pas été là, et heureusement, il n’avait pas été témoin de mon acharnement inutile. Raulne m’avait arrêté m’obligeant à comprendre que je ne pouvais plus rien faire. Ces hommes avaient ensuite emporté le corps, si bien que le renégat ne devait sans doute pas savoir que j’avais été là. Je quittais son contact, qui m’était douloureux. Je lui en voulais trop pour apprécier le toucher. J’étais toujours furieuse et blessée et il en faudrait plus pour que je puisse lui pardonner et passer à autre chose Te rends-tu compte Mickaël qu’on va droit dans le mur et que tu ne fais rien contre ? Je peux pas y arriver toute seule. J’en suis même à un stade où je ne suis même plus sûre de vouloir nous arrêter tu vois. En cherchant à me protéger ou je ne sais pas quoi, t’es en train de me détruire, de nous détruire. J’en peux plus Micka, j’en peux vraiment plus. Il devait comprendre, il devait se rendre compte que je n’y arrivais plus. Je lui avais dit, je pouvais me battre pour lui, mais pas contre lui. Ni finalement me battre contre moi-même. Je devais prendre soin de moi, et je devais me rendre à l'évidence : à chaque fois qu'on se voyait, c'était pire que mieux.







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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Lun 21 Avr - 22:14


Tous le camp était en train de profiter de notre dispute. S’il y avait un de mes voisins de tentes qui ne savait pas que j’étais avec Mathie et qu’il y avait de l’eau dans le gaz, c’était chose faite. Il devait très certainement s’en foutre et dans le fond, c’était tant mieux. Je détestais étaler mes problèmes en publics, j’avais déjà du mal en privé, c’était tout dire.
« Je ne suis pas venu te voir ? Et toi, tu es venue me voir partir ? » Je soupirais. Se renvoyer nos fautes comme ça à la tronche n’allait certainement pas aider. Ne pas la voir à mon départ m’avait sans doute fait autant de mal que ne pas me voir à mon retour lui en avait fait. Il n’empêche qu’elle avait raison sur un point... je ne savais pas combien de temps j’aurais laissé passer avant d’aller la voir. Pas longtemps en tout cas. Car si elle n’était pas venue se glisser près de moi, j’aurais sans doute été la retrouver dans la journée. « Comme si j’étais capable de rester loin... J’aurais rappliqué dans la journée, grand max ! »
Elle ne me croirait certainement pas et de toute façon, ce serait bien dur à prouver maintenant qu’on était face à face en train de s’envoyer des vacheries à la tronche. Ok, j’aurais dû l’accueillir un peu mieux que ça au réveil mais elle ne m’avait pas accueilli beaucoup mieux.

En attendant, la discussion s’envenimait méchamment et m’obligeait à dire pas mal de choses sous le coup de la colère. Des choses dont parfois, je n’avais même pas conscience ou alors que j’avais si bien enfouies que j’étais dans le déni. La gifle que je reçus me laissa un goût vraiment très amer. Au moins eut-elle le mérite de me permettre de réfléchir tant j’avais été surpris.
Elle ne se fichait pas de moi... non, mais elle ne semblait pas non plus comprendre. Ses mains pouvaient bien être sur les miennes, je devais bien reconnaître que ça ne m’aidait pas à me sentir mieux. Ça ne m’aiderait pas tant que je ne nous saurais pas en meilleur terme et c’était loin d’être le cas.
Ses paroles se voulaient rassurantes, je le savais mais ça non plus, ça ne m’aidait pas. Ma peur était irrationnelle et s’il était si facile de s’en débarrasser, ce serait déjà chose faite. Pourtant, une fois de plus, elle avait raison. Je ne pouvais pas sauver tout le monde. C’était impossible. Et je ne la pensais pas faible, loin de là. Mais je ressentais le besoin d’agir pour elle.
« Ce qu’il en penserait ? Il me botterait le cul. Mais il pourrait continuer de me le botter autant qu’il veut que ça ne m’empêcherait pas de me tourmenter. Je ne t’ai jamais pensé faible mais j’ai besoin de faire quelque chose. Pour toi. » Même si ces derniers temps, je jouais plus que pas mal au con avec notre relation.

Quand elle s’éloigna, je ne la retins pas. Je savais ce qu’elle éprouvait et je ressentais la même chose. Je n’arrivais pas à profiter de son contact. Mais en même temps, je ne pouvais pas me résoudre à nous laisser couler. Pas alors qu’elle luttait. J’aurais voulu qu’elle soit, à ce sujet, plus forte. Assez forte pour nous mais ça n’était pas le cas. « S’il te plait... lutte encore un peu pour deux, pour nous deux. Je te promets que je ferai ce qu’il faut pour être le moins con possible. Laisse-moi une chance de te prouver que j’ai confiance. De te prouver que je peux me relever. » J’avais juste besoin de temps. De temps mais aussi de son soutien. J’allais devoir lutter, m’ulcérer dès que je croiserai Raulne et son sourire suffisant... dès que je serais parti, en sachant qu’elle dormait avec un autre que moi. Et je devais aussi parvenir à retrouver le sommeil. La fatigue ne m’aidait clairement pas à garder mon calme.

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Mar 22 Avr - 20:12

Mickaël & Mathilda
Le 07 février 2013


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Tous les alentours pouvaient profiter de notre dispute. Si cela aurait pu me gêner en temps normal, j’étais trop hors de moi pour m’en rendre compte. Nous n’avions plus de chez nous, et cette tente c’était ce qui se rapprochait le plus du lieu rassurant et privés que nous pouvions avoir. Il n’aurait aucune intimité sonore finalement, mais je m’en fichais. J’avais tellement plus important à penser à cet instant. Nous devions rendre nos comptes et je ne comptais pas partir avant que ce ne soit fait. Ou du moins une partie. Il était temps pour moi d’être fixée sur lui, sur nous, sur moi. Nous ne pouvions pas nous permettre de piétiner sans arrêt. Il était temps d’avancer. Dans un sens, comme dans l’autre. Et tu crois que je ne m’en suis pas voulue peut-être ? Oui, j’avais merdé en n’allant pas le voir, je le reconnaissais. Mais j’étais en colère contre lui et je n’avais pas eu envie de me reprendre la tête avec lui juste avant qu’il ne parte. Cela n’aurait servi à rien. Alors je m’étais abstenue tout simplement. C’était le mieux à faire sur le moment, même si je l’avais ensuite regretté. Mais lui aussi avait ses torts. Il aurait pu venir me voir à la clinique avant de partir. Ce n’était pas comme si il n’avait pas pu me trouver. Et c’était du pareil au même pour son retour. Dans la journée grand max… Est-ce donc tout ce que je représente pour moi ? As-tu finalement si peu de considération pour moi ? Et je ne parlais pas seulement en tant que petite amie, mais aussi en tant qu’amie. J’aurais été la dernière informée, la dernière qu’il serait venue voir au final si je ne m’étais pas pointée ce matin. D’un côté, il avait beaucoup de chance finalement que je l’ai fait. Je n’aurais pas supporté cette humiliation supplémentaire, en plus de toutes les autres.

Sous la colère, il finit par me dire qu’il avait peur, peur de nous voir mourir. N’était-ce pas le lot de tout humain de mourir un jour ? J’essayais de lui faire comprendre cela, tout en voulant qu’il prenne conscience que l’on n’y pouvait rien. Nous ne pouvions qu’avancer, en mémoire de ceux que nous avions aimés et qui reposaient dans un autre monde. Ce n’était pas comme nous avions d’autres options ou choix. On ne pouvait tout simplement pas se lamenter sur notre sort. Et puis, comme je venais de lui dire, aucun d’eux n’auraient voulus ça. S’il m’arrivait quelque chose, je voulais que Lyra, Mickaël, Will’ et tous les autres continuent d’avancer. Se morfondre ne permettait pas de survivre. Je poussais un soupir à sa réponse, légèrement désespéré. Commence déjà par te reprendre et faire quelque chose pour toi. Ensuite on verra ce que tu peux faire pour moi. Tu n’es pas capable de prendre soin de toi-même ! Tu te laisses abattre, tu rumines, et t’es en train de détruire notre relation en n’arrivant pas à avancer. En as-tu seulement conscience ? Je voulais vraiment le secouer vu qu’il était incapable de le faire. Je n’avais pas besoin d’un homme comme lui pour veiller sur moi. Comme je venais de lui dire, il ne pouvait même pas se relever. Et moi, j’avais besoin d’avancer, avec ou sans lui, même si je préférais bien entendu que ce soit avec lui. Je n’en pouvais tout simplement plus. Je n’avais plus la force pour me battre contre lui. J’avais essayé, mais je devais me rendre à l’évidence, je n’en pouvais plus. C’était en train de me bouffer, et de me nuire. Je devais me protéger, même si pour cela, je devais exclure Mickaël de ma vie. Je ne pouvais pas me permettre d’être aussi vulnérable, pas même pour lui. Nous ne vivions plus dans un monde sans problème. A présents, nous étions au cœur de l’apocalypse et seuls les plus forts s’en sortaient. Pour Lyra, je devais toujours appartenir à cette catégorie. Des chances, je t’en ai laissé Micka, et t’es pourtant toujours au même stade. C’est pas de temps que t’as besoin c’est d’un électrochoc. J’ai pas envie de l’être, mais me laisses-tu vraiment le choix ? Je n’ai pas l’homme que j’aime en face de moi, juste une pâle figure. Où est passé mon ami courageux, passionnée et battant ? Cet homme optimiste, qui aurait décroché la lune si je lui avais demandé ? Celui qui avançait, peu importe ce qui arrivait ? Je voulais qu’il se réveille, mais je m’avouais vaincue. J’avais essayé de l’aider, vraiment, cependant j’avais échoué lamentablement. Je n’étais finalement pas celle qui pouvait panser ses plaies et l’aider. Il ne me laissait pas l’être. N’est-ce pas la preuve que finalement, je n’étais pas ce dont il avait besoin ? Que je n’étais pas seule dont il avait besoin ? Cela me faisait du mal, énormément de mal. J’avais tout simplement le cœur brisé par ce constat.








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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Ven 2 Mai - 10:32


À une époque, je me serais inquiété de ce que les personnes alentours auraient pu entendre mais là, ça n’avait pas lieu d’être. J’avais largement autre chose en tête et quand même bien, leur opinion, je m’en contrefoutais.
J’avais du mal à m’exprimer, à lui expliquer ce que je ressentais et c’était là que j’utilisais mon énergie. Pas ailleurs. Oui, notre couple battait de l’aile, tous mes voisins devaient le savoir mais je n’en avais strictement rien à branler.

Lui reprocher de ne pas être venue avait été plutôt puéril de ma part. Après coup, je m’en étais rendu compte et là encore, alors qu’elle me disait clairement qu’elle s’en voulait... ça me paraissait encore plus idiot. Oui, j’avais été blessé dans mon amour propre. Oui, j’avais besoin de la voir avant chaque départ pour tout un tas de raison. Mais oui et clairement oui, j’aurais dû aller la voir à mon retour.
La colère était une très mauvaise conseillère chez moi et bien souvent, les mots dépassaient largement ma pensée. La preuve en était ces paroles malheureuse sur le fait que j’aurais été lui rendre visite dans la journée grand max. Je soupirais d’agacement. Envers moi, pas envers elle. « Ce n’est pas ce que je voulais dire. » J’avais cette impression que quoi que je dise, elle le prendrait de travers. Elle en avait tous les droits. Vraiment tous. Mais que pouvais-je dire ? Désolé ? Accepterait-elle seulement mes excuses ? Ne se dirait-elle pas que je m’excusais juste pour l’apaiser sans le penser alors que je le pensais réellement ?
Je n’avais qu’une chose à faire... lui faire mes excuses, en espérant que ça n’envenimerait pas la situation. « Je suis désolé. J’aurais dû venir te voir. Je ne ferai plus cette erreur. Dès que je rentrerai, je viendrai. » Même si elle était avec William, même si elle était avec ce connard de Raulne. Si je pouvais la voir, j’irai la voir.

Ma peur ne justifiait pas ma stupidité. Je le savais. J’avais déjà fait ça, dans une moindre mesure. Mais à l’époque, j’avais eu quelqu’un pour me reprendre, m’obliger à me relever. J’allais devoir me trouver de nouvelles sources d’énergie pour avancer, pour oublier qu’en effet, je ne pouvais pas aider tout le monde. Je devais me concentrer sur elle, sur ma sœur, sur sa sœur mais aussi sur moi.
Je me redressais. Toujours en colère, toujours effrayé, perdu aussi. « Laisse-moi retrouver un équilibre. Je ne peux que te promettre de tenter d’être moins con. Tu n’auras plus à souffrir de mon attitude. Je te prouverai que tu n’aimes pas un fantôme. » Je ne voulais pas qu’elle souffre. Je l’aimais en dépit de toute la merde qui m’entourait. Je voulais qu’elle soit heureuse, autant que possible. Je devais me battre, de nouveau. Lui prouver que je pouvais le faire. C’était la seule chose qui la convaincrait que celui qu’elle aimait... J’espérais en tout cas qu’il était encore temps de sauver ce nous. « Je ferais ce qu’il faut. » Je déchargerai ma frustration autrement. J’utiliserai mes regrets, mes remords, ma culpabilité.

Je ne pouvais pas la perdre. Je ne voulais pas la perdre.

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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 21:53

Mickaël & Mathilda
Le 07 février 2013


Found myself at your door, Just like all those times before, I'm not sure how I got there, All roads they lead me here. I imagine you are home, In your room, all alone, And you open your eyes into mine, And everything feels better,[…] This is the last time I'm asking you why, you break my heart in the blink of an eye.


Ce n’était pas ce qu’il voulait dire ? Alors il voulait dire quoi bon sang ! Je gardais ma réflexion pour moi car cela ne servait à rien. A quoi bon de toute façon. Avec Micka ces derniers temps, cela entrait dans une oreille et sortait aussitôt. Il savait très bien que ma vie était compliquée et qu’il fallait qu’il y mette du sien pour que nous puissions fonctionner tous les deux. Je ne lui avais pas caché, je ne lui avais pas menti. Il savait très bien de quoi il en retournait. Je voulais me battre, oui, mais je ne pouvais pas le faire contre lui. Pas s’il ne le voulait pas. Pas s’il me tenait à l’écart de sa vie. Il me rejetait et se comportait comme un imbécile. Comment pourrions-nous avancer dans de telle condition ? J’aimais Mickaël, mais cela ne semblait clairement pas suffire. Il ne s’ouvrait pas à moi. Il ne me parlait pas de ce qui était en train de le ronger peu à peu. Cela avait l’effet de plusieurs coups de couteau qu’il m’enfonçait lui-même. Nous n’étions même plus amis finalement. Ni amant, ni ami. Que nous restait-il ? Des disputes, encore des disputes et toujours des disputes. Ca commençait à me peser sur ma vie de tous les jours. Et ça ne pouvait plus continuer comme ça. Mickaël n’était pas le seul dans ma vie, et je ne pouvais pas le laisser envahir tout le reste. Je ne le pouvais pas, et il le savait parfaitement.

Je ne voulais pas de ces excuses. Je voulais juste qu’il me parle, qu’il me dise ce qu’il a sur le cœur, et non pas qu’il agisse comme un gosse. Je ne supportais plus qu’il puisse autant douter de moi, qu’il puisse m’imaginer avec d’autres dès qu’il avait le dos tourné. Je ne méritais pas ça. Je n’avais rien fait pour mériter ça. J’étais injuste et injustifiée. Il avait mal, il était malheureux, je m’en rendais bien compte, mais c’était aussi mon cas. J’avais perdu des amis, et des proches. Mais je me forçais à avancer. Et quand j’avais un coup de mou, je trouvais du réconfort pour aller mieux. Lui ne voulait pas aller mieux. Il voulait stagner et rester où il était. C’était insupportable et je n’en pouvais plus. Je ne répondais même plus. Je n’avais plus envie de lui crier dessus. Je baissais les bras à mon tour. Il ne me donnait rien pour me battre et je lâchais les armes. J’avais perdu cette bataille, il était temps que je le reconnaisse et que j’avance. Comme je venais de lui dire, il n’était plus que l’ombre de lui-même et je n’y arrivais plus. J’avais essayé, vraiment, même s’il ne s’en rendait pas compte. Il se redressa et me donna un nouveau discourt optimiste. Mais je n’y croyais plus. Il faisait fausse route de toute façon. Non Micka. Car tant que tu ne le feras pas pour toi, tu n’y arriveras pas. Ce n’est pas pour moi que tu dois te reprendre c’est pour toi, et uniquement pour toi. Tout ce que je veux c’est ton bonheur et que tu ailles mieux. Et je ne suis pas la bonne personne pour t’aider. Je ne le suis plus. Il faut que tu trouves une personne que tu laisseras t’aider. Il faut que tu trouves une personne à qui tu pourras parler. Et cette personne c’est plus moi. Plus. Avant cela l’aurait été, lorsque nous étions les meilleurs amis qui soi. Fait ce qu’il faut pour aller mieux… Mais ça se fera sans moi Micka. Il est temps d’ouvrir les yeux. Tu ne veux pas de mon aide. Ou en tout cas, tu n’arrives pas à l’accepter. Je ne suis pas la personne qu’il te faut pour l’instant. Tu dois te reconcentrer sur toi, et tu n’y arriveras pas si tu passes ton temps à imaginer je ne sais pas quoi sur moi. Alors rendons les choses plus simples pour toi. C’est tout ce qui importe de toute façon non ? J’avais le cœur au bord des lèvres et les yeux roussis, débordant de larmes que je ne laissais pas couler. Je faisais ce qu’il y avait de mieux pour lui. Portes toi Mickaël. On se voit plus tard ok ? Je ramassais mon sac et après avoir déposé un baiser sur son front, je m’en allais. J’avais pris la bonne décision oui. Avant de rejoindre Will’, je passais voir Rose pour lui dire de rejoindre son frère, lui expliquant les grandes lignes. Peut-être arriverait-elle à tirer quelque chose de du baroudeur ? Oui j’en étais certaine. Elle avait la niack pour. Elle arriverait là où moi j’avais échoué. Parce qu’il aurait beau la repousser et se comporter comme un c#n avec elle, elle resterait et ne lâcherait rien. Il deviendrait sa priorité, chose qu’il ne pouvait pas être pour moi. Et pourtant, ce n’était pas faute de l’aimer, oh non.







Si simple et si sérieuse, si belle et si rêveuse, quand je l'embrasse et l'écoute. Je te rejoins sur la route. Si grande et si fragile la force mais pas tranquille. L'orage est passé les gouttes coulent le long de ma route. Du haut de là haut de l'au-delà. Si courte et si sensible la loi la plus terrible. Et si quelques fois je doute je te regarde sur la route
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MessageSujet: Re: You break my heart in the blink of an eye [Livre II - Terminé]   Aujourd'hui à 12:46



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