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MessageSujet: It’s a brave new world    Sam 19 Avr - 20:43

Philippe & Natalya
Le 02 février 2013


It’s the moment of truth and the moment to lie. And the moment to live, and the moment to die. It’s a brave new world from the last to the first. To the right, to the left, we will fight to the death to the edge or the earth. It’s a brave new world, it’s a brave new world, IT’S A BRAVE NEW WORLD.


Je n’étais pas de garde, mais je ne pouvais pas m’empêcher de trainer non loin des barricades et jeter un coup d’œil à ce qui se passait au dehors. Je n’avais pas l’habitude de laisser les autres assurer ma sécurité, et cela me mettait largement mal à l’aise. Je ne pouvais compter que sur moi. C’était une certitude. Et puis… rester à ne rien faire, je n’en avais pas vraiment l’habitude. J’avais besoin d’être constamment en mouvement, et occupée. Pour en avoir fait de nombreux tours, je connaissais à présent les lieux par cœur, avais repéré ses failles et les échappatoires qui pourraient s’offrir à moi. Je savais comment faire diversion pour sortir à l’abri des regards, sans que personne ne puisse s’en apercevoir. J’avais été façonnée ainsi après tout, et je n’étais pas prête de changer.

Mes pas avaient finis par me mener jusqu’à la rivière. Il y avait quelques petits groupes de personnes, encadrés par des défenseurs armés. Je les saluais d’un simple signe de tête, gardant mes mains dans mon blouson, et m’éloignant un peu plus loin des regards indiscrets. L’avantage quand on travaille pour la sécurité du camp, c’est qu’on peut sortir hors de la zone de sécurité, sans se faire tout de suite rattraper. Sans doute me pensaient-ils en service, allant vérifier que personne ne s’était égaré ? Allez savoir. Tout ce que je voulais, c’était marcher, et m’occuper un peu l’esprit. Je ne m’attendais pas à trouver sur Raulne, qui plus est seul. Il était assis sur une sorte de pierre, regardant droit devant lui. Je fus tentée de faire demi-tour sans un bruit, mais me décidais à continuer ma route comme précédemment, à la différence près que je fis trainer mes pieds pour qu’il m’entende arriver. Je n’avais ni l’intention de lui faire peur, ni l’intention de l’impressionner. Je vins jusqu’à sa hauteur et lui adressa un salut militaire tout en ajoutant Je ne pensais pas trouver quelqu’un par ici. Puis-je ? lui dis-je en désignant la place juste à côté de lui. Si je n'étais pas vraiment contre sa compagnie, je ne comptais pas m'imposer. S'il voulait rester seul, je ne le prendrais nullement comme une offense, fait dont il avait parfaitement conscience. Nous ne nous connaissions que très peu certes. Pour autant, je n'étais pas femme à prendre la mouche pour de vulgaires broutilles. J'avais plus important à penser après tout. Et il en était surement de même pour lui.




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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Dim 20 Avr - 15:01

Il fait froid. En fait, je suis même à moitié gelé. Je bois mon quart de café, le regard perdu dans le vague. Assis sur une pierre pour ne pas mouiller mon pantalon de treillis dans la neige et aussi pour ne pas m'engourdir pour de bon, et le fusil posé en travers sur les genoux. Armé, bien que la sécurité soit enclenchée pour éviter tout accident. Je regarde l'autre rive, vers l'est. Par là bas, vers Caen on se bat encore. Je ne sais pas comment évoluent les combats. Il était très tôt ; peut être aurons nous la chance d'avoir quelques nouvelles avant la fin de la journée. Neuf heures du matin, et le soleil semblait à peine levé tant l'obscurité ne semblait pas vouloir s'en aller. Persistante, elle masquait la vue des dangers. Le léger clapotis de l'eau était apaisant, même si le ruisseau charriait par moment des morceaux de glace. J'avais ramené un des réchauds à gaz des réserves du camp. Cela aide d'être officier, et plus encore d'être le plus haut gradé en charge d'un terrain d'opération. J'avais posé le réchaud devant moi, pile en équilibre entre deux rochers et j'avais fait fondre de la glace, puis avait fait bouillir l'eau toujours très froide. J'avais fait infusé un peu de café, et l'avait filtré au travers d'une chaussette de rechange que j'avais ensuite rincé dans le cours d'eau et la laissait étendue sur la roche à côté de moi. Maintenant, je savourais un bon café.


J'avais encore mal un peu partout, en fait. De grosses écchymoses autrefois violacées étaient en train de disparaître un peu partout sur mon corps, et les cicatrices récentes que j'avais récolté de coups de couteau à l'abdomen me tiraient toujours. Rien de bien dramatique j'étais loin d'être traumatisé par ces quelques coups que j'avais pris. Mais quand même. Ces raideurs, et cet engourdissement né du froid de l'hiver, me donnaient l'impression d'être vieux. Pourtant, mes réflexes étaient toujours des plus affûtés alors que j'entendais un bruit ténu quelques mètres derrière moi. Rien de terrible. Juste du tissu qui frotte contre un autre tissu. Beaucoup ne l'auraient pas noté, mais j'avais appris auprès des meilleurs, et j'étais un fantôme. Il n'y avait que quelques personnes pour être aussi discrètes. Mes propres fantômes. Sauf Comet, qui restait à mes yeux et à mes oreilles parfaitement indédectable. Il y a quelqu'un d'autre qui en est capable, quelqu'un dont la discrétion est aussi le métier et la vie. Natalya. Elle arrive près de moi, même si je souris en l'entendant faire plus de bruit pour m'indiquer sa présence.



| Bien sûr. |


Je pose mon fusil sur le côté, contre ma jambe, pour lui laisser plus de place. Je sors de mon sac une autre timballe en fonte, et la pose à côté du réchaud que je relance.


| Ca fait du bien, parfois, de s'isoler un peu. C'est quoi ton excuse ? Pour venir ici toute seule, je veux dire? |



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Lun 21 Avr - 15:48

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J’avais pris garde à faire du bruit pour ne pas surprendre l’homme qui était assis sur une pierre, plongé dans une contemplation de ce qui se trouvait devant lui. Il ne faisait pas très chaud, mais nous étions tous deux assez couvert pour ne pas ressentir la morsure du froid. Etant Russe, j’y étais encore moins sensible, même s’il est vrai que depuis que j’étais devenue une espionne, j’avais passé, mis bout à bout, plus de temps à l’étrange que dans mon propre pays. Pour autant j’y avais grandi et les hivers ne pouvaient pas me faire peur, pas même les nucléaires. J’avais passé trop de temps à jouer dans la neige, et à y être lancé quelques fois sans beaucoup d’habit par un père farceur, qui voulait justement m’apprendre à m’y habituer. Finalement, cela n’aurait pas été vain, bien au contraire vu que ce n’est pas le genre de résistance que l’on perd. Ou du moins, je ne l’avais perdu pour ma part. Je pouvais m’estimer heureuse de ce côté-là. Je souffrais beaucoup moins que les autres survivants, qui m’enviaient parfois pour cela. Ce n’était pourtant qu’une question de temps avant qu’eux même ne prenne le plie. De la patience, voilà ce dont ils devaient faire preuve.

Arrivée à la haute du lieutenant, je lui demandais si je pouvais prendre place à côté de lui. Il répondit à l’affirmatif, ce qui me fait plaisir. Il était un individu que j’appréciais, tant sur le plan professionnel et personnel. Sa compagnie était plutôt agréable d’ailleurs. Merci . Il remit de l’eau à chauffer, sans doute pour m’offrir un peu de la boisson qu’il était en train de consommer. Le café n’était pas vraiment quelque chose que je buvais beaucoup, mais je n’étais jamais contre une petite tasse de temps en temps. Je regardais droit devant mois, écoutant le français me demander pourquoi mes pas m’avaient conduite jusqu’ici. L’ennui et le besoin de m’occuper. répondis-je avant de rajouter Jour de congé… Pour sur, ce n’était pas quelque chose dont j’avais l’habitude. J’étais une femme de terrain, toujours en action. Ne rien faire… C’était épuisant et dévastateur chez moi. Je préférais largement être occupée plutôt que de ne rien faire. Je ne sais vraiment pas pourquoi autant de monde coure après.





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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Lun 21 Avr - 17:34

La belle me remercie et s'installe à côté de moi. Natalya a elle aussi une âme de solitaire, et elle se perd tout aussi rapidement que moi dans la contemplation de l'eau qui s'écoule devant nous, et devant la vision de la berge opposée tout aussi recouverte de neige que la nôtre. Les arbres décharnés offrent une vision morte, presque désolé. Le tableau qui s'offre à nous est aussi beau que terrible. Cette blancheur immaculée a un côté rassurant, qui va bien avec l'humeur qui est la mienne. Mélancolique, mais pleine d'espoir. Depuis le tout début de toute cette merde, tous les survivants oeuvrent de concert. Que pourrait il arriver avec des gens aussi intelligents et apprêtés que ceux qui m'entourent ? Je reporte mon regard sur la jeune femme, espionne au service de son pays. Elle me fait sourire alors qu'elle peste contre le jour de repos qui existe pour tous ceux qui ont des responsabilités au sein du camp. Dans les faits, cette journée est aussi respectée que Pâques chez les Bouddhistes. Il y avait bien trop à faire dans le camp et autour pour qu'on s'ennuie. Et au pire, on trouvait toujours quelques distractions. Peu nombreuses, il est vrai. Mais elles existaient bel et bien. Aujourd'hui, Natalya s'ennuyait. Elle avait besoin d'être tenue occupée. Il fallait qu'elle le soit, ou bien elle serait de nouveau confrontée aux souvenirs de la route pour arriver jusqu'ici... Comme cette fois où, isolée du groupe pour fouiller le périmètre, elle avait été prise à partie par deux types, qui auraient terminé ce qu'un de ses collègues fous avait commencé pendant que Louisville brûlait, si je n'avais pas été là. Je n'allais pas en parler ; j'étais un connard mais y'a quand même des limites. Vu ce qu'on a vécu, on ne se tutoyait plus. La tuerie, épaule contre épaule, seuls contre une demie douzaine d'écorcheurs. La route et ses malheurs.


| T'en fais pas va. Il y a plein de trucs à faire encore, aujourd'hui. Si tu veux tu peux me filer un coup de main. Une fois le café bu, sachant qu'il y a pas grand chose à faire au camp en attendant le retour du groupe de Comet. Bertin et les autres sont en place, et moi aujourd'hui... |


Je fouillais dans mon sac et sortait une longue ligne de corde très fine


| Je vais pêcher. Et j'ai aucune idée de la manière de m'y prendre. Si ça se trouve, ces putains de poissons sont moins cons que nous et ont mis les voile à un endroit où il fera chaud et doux. Un endroit où on sert des cocktails à toute heure du jour et de la nuit et où les filles se baladent en bikini. Tu me files un coup de main? |


je repose le tout sur le côté, avant de faire passer à nouveau le café par le filtre de ma chaussette de réserve, et de lui tendre le quart rempli de la boisson fumante, amère et piquante, mais qui tient éveillé.



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Jeu 1 Mai - 21:08

Philippe & Natalya
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Je n’aimais pas rester à ne rien faire, si bien que mes pas m’avaient mené jusqu’à rencontrer Philippe. J’avais pris place à côté de lui, ma présence ne semblant pas le déranger dans son envie de s’isoler un peu du reste du groupe. Je pouvais le comprendre : faire ami-ami avec les autres, ce n’était vraiment pas mon truc non plus. Je n’étais plus vraiment forcée de jouer un rôle, si bien que je n’avais plus besoin de me lier aux autres. Mon objectif ne le nécessitait pas. Si j’avais besoin d’informations, le militaire pouvait très bien me les fournir. Et si ce n’était pas le cas, et bien je n’avais qu’à jouer de mes charmes sur un autre homme ou une autre femme d’ailleurs, ou écouter aux portes la nuit et le tour était joué. Je ne manquais pas de ressources. Après tout, n’étais-je pas une espionne russe, qui plus est douée ? Je ne l’avais pas volé ce qualificatif et je continuais de bien m’entrainer chaque jour pour ne rien perdre, ni de mon expérience, ni même mon endurance, ni même mes entrainements passés. Être une femme faible, apeurée et pleureuse, ce n’était vraiment pas mon truc. J’avançais envers et contre tout et c’était là, la clef de ma survie.

Le militaire me fit chauffer un café, breuvage qui serait sans doute infecte, mais que j’acceptais quand même. Je n’avais pas besoin de ça pour me réchauffer, les températures de mon pays étant assez basse, j’avais l’habitude qu’il fasse froid. Si j’avais accepté c’était tout simplement parce que c’était un geste amicale, une politesse aimable de sa part et en retour de ma part. Il sourit légèrement quand je lui déclarais que si j’étais là, c’était tout simplement par ennui. Pour sûr, il ne devait pas entendre ça tous les jours. Beaucoup de gens couraient après l’inactivité après tout. Il me suggéra quelques solutions avant de m’indiquer que lui essayait de pêcher, même s’il n’était pas sûr que des poissons mordent à l’appât. Je lâchais un léger rire amusé Il faut que la ligne soit plus longue. Quand il fait froid, les poissons ont tendance à aller vers le fond, là où l’eau est plus chaude. Je te passe les détails, mais l’idée c’est, au fond, l’eau reste toujours un peu au-dessus du thermomètre, même s’il fait moins quinze dehors et de la surface de l’eau est gelée. Oui je m’y connaissais un peu. Non pas par intérêt, mais disons qu’il y a des choses comme ça que se dit de parents à enfants dans ma famille et que cela en fait partie. On ne sait jamais justement, si on se perd dans notre pays et qu’on se retrouve non loin d’un lac gelé. Ce sont des savoirs qui peuvent vous sauver la vie. Tant qu’il y a de l’eau, il y a de la vie. Et puis, si le corps humain peut supporter la fraicheur des eaux, les poissons le peuvent d’autant plus. Je récupérais la tasse qu’il me tendit et en bu une gorgée. De la fumée s’échappait de la tasse, très visible avec les températures extérieures. Ce qui me fit penser Ca va, t’as pas trop froid la nuit ? Tu arrives à t’habituer un peu ?





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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Ven 2 Mai - 21:41

La jeune femme rit. Elle semble amusée, mais je n'ai absolument aucun moyen de savoir si l'amusement est bien réel. Après tout, elle est espionne et son métier est de manipuler les gens, de les amener à faire ce qu'elle voulait quand elle le voulait, comme elle le voulait. Je savais pourtant que je pouvais lui faire confiance. Quelque chose d'instinctif, de ténu mais pourtant de bien réel, qui me poussait à remettre ma vie entre ses mains. La fusillade et le corps à corps sanglant dans le hall de la marie de Louisville avait peut être permis ce rapprochement, ce sentiment très fort et pourtant presque inexplicable. Je me doutais bien sûr que je n'arrivais pas à me départir de ma logique toute militaire. Quelqu'un qui se bat à vos côtés et qui saigne avec vous, qui protège vos arrières, ne peut pas être fondamentalement mauvais ni être votre ennemi. Il y avait bien sûr des choses qui échappaient à ce beau petit tableau d'ensemble... Sa propre logique, si différente de la mienne. Ma méfiance naturelle entrait totalement en opposition avec mon sentiment de camaraderie, en émergeant un allié de poids ; mon instinct de survie. Peut être que la russe n'avait fait tout cela et n'avait subi ces choses à mes côtés que pour gagner ma confiance. Peut être... Mais je voulais garder un minimum de positivisme dans ma vie, un minimum d'espoir. Je ne savais pas quelles infos Natalya devait amener à mon gouvernement, mais cela ne pouvait pas être mauvais sinon cela ne mériterait pas tous ces sacrifices. Je voulais penser que j'étais capable de faire la différence. Je voulais penser qu'une différence était seulement possible.


Natalya me conseille, me parle de la ligne et du comportement des poissons, de leur aptitude à la survie en milieu hostile. Je ne peux pas m'empêcher de siffler, vaguement impressionné.



| Eh ben... Ecoutez l'experte ! Maintenant tu vas me dire que tu pêchais sur les lacs gelés pendant que t'étais gosse ? Putain mais moi, j'ai juste eu des histoires de merde qui m'ont servi à rien, quand j'étais gosse. Pas que mon père ai rien voulu m'apprendre d'utile... IL m'a appris à survivre envers et contre tout. Somme toute, c'est déjà pas mal. Mais la volonté, ça remplit pas mon ventre. |


Je préférais ne pas penser à mon père, ni au reste de ma famille. Ils étaient tous probablement morts de toute manière, à l'heure qu'il était. Je ne les évoquais jamais devant personne ; je regrettais déjà cet instant de faiblesse. Et enterrais le tout sous un monceau de faux semblants. Je n'écoutais plus ma comparse que d'une oreille distraite alors qu'elle buvait son café. Je me retourne vers elle avec l'ombre d'un sourire.


| C'est une proposition? |


J'étais à moitié sérieux. Natalya est une femme très attirante.


| Bien sûr que je m'y fais. Je suis un gars du nord, je suis né dans le froid! |


Fausse image, le climat reste le même que dans le reste du pays avec juste une poignée de degrés en moins.


| Et toi, sans ton « mari »? |


Plaisanterie qui fait long feu. Son mari n'était qu'une ouverture, un psychopathe qu'elle a été forcée de buter. Je me rends compte de ma connerie. T'es incapable d'avoir une discussion normale avec qui que ce soit, Philippe. Alors fermes ta gueule la prochaine fois.



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Sam 10 Mai - 17:05

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Disons le, je n’étais pas du genre à me montrer amicale juste pour le plaisir de l’être, sans que cela ne m’apporte de l’intérêt. Mais avec Raulne, c’était différent. Bien entendu, cela me rapportait quelque chose. Mais ce n’était pas tant pour ça que j’appréciais sa compagnie. Je l’estimais beaucoup, et je ne devais pas du tout me forcer pour lui parler et rester avec lui. Il faisait partie de ses rares exceptions pour qui j’avais une réelle sympathie et un profond respect. Si je n’en avais aucune garantie, je me doutais bien que la réciproque était plutôt vraie. Lui non plus ne faisait pas spécialement dans la dentelle. Si je l’insupportais, pour sûr, il me l’aurait fait ressentir d’une manière ou d’une autre. Oui vraiment, il était ce qui se rapprochait de plus d’un ami. Et entre amis, nous devions nous aider mutuellement non ? Ainsi lui donnais-je quelques conseils concernant la pêche, que je tenais de ma famille. Je rigolais à sa réponse. S’il savait… Va savoir. Ou bien je l’ai lu quelque part, ou bien ais-je appris cela à la dure, devant me nourrir et survivre seule. Va donc savoir ! Je te monterais quelques trucs de braconnages un de ses quatre si tu veux. Je laissais le doute planer volontairement, faisant un clin d’œil à mon métier qu’il connaissait. La vérité était qu’il y avait un peu des deux, je dois bien l’avouer. La « théorie ne servait à rien sans la pratique Natalya ». C’était ce que me répétait tout le temps mon père. Je n’avais pas connu le luxe en étant plus jeune et j’avais appris à la dure. Mon histoire et mon passé avaient forgé la femme forte que j’étais à présent, et je ne regrettais pour rien au monde mon enfance. Mes parents et mes grands-parents avaient fait ce qu’il fallait et j’espérais vraiment les revoir après toute cette histoire. J’étais plutôt optimiste les concernant. Ils m’avaient tout appris pour survivre dans un milieu hostile. Pas de raison qu’ils n’y soient pas arrivés eux même. Je réajustais la position de sa ligne, puis finis le café immonde qu’il m’avait servie, et qui m’avait légèrement réchauffé. En parlant de ça, je lui demandais s’il n’avait pas trop froid la nuit. Sa réponse me fis arquer un sourcil. C’était bien la première fois qu’il s’aventurait sur ce genre de terrain avec moi. Disons-le, sa réputation le précédait, même si entre nous, je m’en fichais totalement. Il était adulte, il faisait ce qu’il voulait et sautait qui il voulait. … Parce que tu serais intéressé ? Je répondais à sa question par une question. Oui. J’étais plutôt douée en plus dans ce genre de discussion. Rien de tel pour en apprendre un peu plus. Pensez ce que vous voulez, mais on apprend beaucoup de choses avec des sous-entendus. Je lâchais un rire quand il parla de « mon mari », après m’avoir dit être un gars du nord. Cela m’amusait grandement. … A n’en pas douté, tu as déjà connu de tels froids, toi le gars du Nord. Pour sur, moi pauvre fille de l’est seule, abandonnée et apeurée, je ne rivalise pas. Pitié aide moi, et accepte d’être mon héros. Laisse-moi baiser le sol que tu as foulé Je le taquinais, bien entendu. Je pouffais, avant de reprendre mon sérieux et de lui dire Plus sérieusement, à défaut d’avoir un corps contre le tien, tu peux toujours creuser dans le sol. Ça t’épargnera un peu du froid. Et prend garde à bien garder au chaud tes extrémités. Penses toujours à MPT : mains, pieds, tête. Ce sont les parties les plus vulnérables au froid et dont la température baisse plus rapidement. Essayes aussi de faire travailler tes muscles. Je te passe le corps de science mais en gros, ils dégageront une sorte de carburant. Par contre, ça ne durera pas éternellement et ça te fatiguera. Faut aussi privilégier les graisses dans ton alimentation. Elles offriront à ton corps une barrière supplémentaire contre le froid. Je lui donnais quelques tuyaux en matière de survie contre le froid. Il y en avait bien d’autres, mais celles-ci étaient les principales qu’il devait connaitre. Cela l’aiderait et lui permettrait de se sentir « plus à l’aise » avec ses températures basses. A ton tour. Oui à ton tour Raulne de me donner quelques astuces.





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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Sam 10 Mai - 21:33

Je suis con, mais qu'est ce que je suis con ! Je me filerais bien des baffes tiens, tellement ça ressemble à rien ce que je fais. Ce que je dis. Le drame de ma vie. Quand il s'agit d'haranguer toute une section de tueurs armés jusqu'aux dents, à leur promettre la gloire, je suis bon y'a pas de problème. Mais pour avoir une discussion normale avec une femme par contre, rien, nada. Quand on n'est pas bon on n'est pas bon. Mais ça me frustre. Parce que je sais que Natalya est une personne de qualité, parce que je sais qu'elle est intelligente. Bien plus que je ne le suis ou ne le serais jamais. Moi, je suis à la tête d'une bande de tueurs. Je suis entraîné à avoir certains réflexes tactiques. Tout le reste, c'est jamais que du flan. La belle brune, elle, est surtout entraînée à réfléchir, à trouver des solutions à court comme à long terme et à inscrire ses actions dans un tableau d'ensemble. Je ne suis pas dépourvu d'initiatives pour autant, bien sûr, mais je ne décide pas du sort de pays entiers moi. Des hommes que je commande et de ceux qu'on tue, et c'est déjà pas mal. Je ne serais pas capable de décider au destin de plus d'hommes encore. Natalya se fait mystérieuse dans sa réponse. Se nourrir toute seule ? Espion c'est pas explorateur quand même, si ? Ou alors c'était son entraînement ? Je n'en avais aucune foutue idée.


| Allez... même si je suis pas certain qu'il reste beaucoup de gibier dans les parages. |


L'espionne replace bien ma ligne de pêche et finis sa tasse de café. La belle réagit à ma proposition lancée sur le ton de la taquinerie. Sa question ne répond en rien à la mienne et instille le doute. Je la dévisage, analyse son regard. Est ce qu'elle me tourne en ridicule, entre dans ma plaisanterie, ou est ne serait ce qu'un peu sérieuse ? Je suis un homme, et je suis un para. Je n'ai pas à rougir de ce que je suis, en tous cas pas dans ces circonstances.


| Pourquoi pas ? On ne meurt qu'une fois. |


Voilà c'était lancé. Oui, j'avais répudié Eléanore pour la protéger et je sautais Bandat, mais j'avais toujours été plutôt salaud en amour et multiplier les aventures était sans doute un excellent moyen que les choses avec Jenna ne prennent trop d'importance. Natalya était une femme très attirante ; une femme forte et intelligente, une survivante et une tueuse. On avait récemment versé notre sang ensemble, et nous étions liés par une sordide histoire sur la route, le meurtre... Je la regarde, vaguement amusé alors qu'elle me tance sans vergogne. Etrange comment venant d'elle cela ne m'exaspère ni ne m'énerve.


| Mais je vous en prie, faites donc, madame Vareshkova. Ce serait un plaisir d'avoir servante aussi bien pourvue. |


j'écoute ce qu'elle a à me dire. MPT. Un soldat sait ce genre de choses mais ça ne fait jamais de mal de se le faire répéter. Après tout, j'ai bien plus connu d'étendues désertiques voire tropicales... Un conseil?


| Quel genre de conseil pourrais je donner à une espionne ? Quelque chose de simple à laquelle personne ne pense. Si tu veux être discrète, pas te fondre dans la masse comme une espionne mais comme un de mes fantômes, tu ne portes jamais de couleurs plus claires que le sol, et tu passe du cirage noir sur tout ce que tu portes de métallique ; lames, flingues, chaînes ou boucles de ceinturon, boucles de lacets, tout. De nuit tu seras invisible en te tartinant le visage, et de jour tu te fondras dans le décor. |



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Dim 11 Mai - 18:00

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Le 02 février 2013


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Je ne disais pas tout à Philippe et lui donnais plusieurs pistes possibles. Ce n’était pas contre lui, ni même pour l’embrouiller. C’était juste que je n’étais pas du genre à parler de moi ou même de mon passé. Tout cela m’appartenait, à moi et à moi seule. Et puis, je restais une espionne russe en mission. Je n’étais pas là pour livrer ma vie aux autres. S’il devinait, sans doute ne lui mentirais-je pas. Mais cela ne voulait pas dire que je lui livrerais toute ma vie. Et puis, faudrait-il encore que cela l’intéresse. Hors, si je ne voyais pas l’intérêt de connaitre son passé, je ne voyais pas d’intérêt à ce qu’il connaisse le mien. Ce qui était important était l’homme qu’il était à présent. Je savais que je pouvais me fier à lui, c’était amplement suffisant. Il y en a plus que tu ne le crois. Il est juste bien caché. Je ramènerais de quoi braconner la prochaine fois et te donnerais quelques tuyaux. Une fois que tu as la base, le reste va tout seul, même s’il te faudra un peu d’expérience pour prendre la main. Tu verras, bientôt tu seras le roi des neiges ! Je lui fis une sourire taquin juste à cette boutade que je venais de lui faire. Il ne serait clairement jamais le roi des neiges, mais au moins, il sera moins démuni que les autres survivants s’il venait à dehors se débrouiller seul, sans personne pour l’aider et sans ressource apparente. Prendre le rôle d’enseignante avec lui ne me dérangeait pas vraiment, même si je n’étais pas très connue pour ma patience dans ce domaine-là. Si un jour, je venais à avoir des gosses, je laisserais mon grand-père et mes parents se chargeaient de ces apprentissages. Je n’étais pas assez patiente quand il s’agissait de partager des choses que j’estimais simples, logiques et basiques.

Je fis des efforts vis-à-vis de Raulne, sans que cela ne me gêne vraiment. Disons que cela permettait de partager avec lui. Je lui devais bien ça après tout. Il m’avait sorti d’un mauvais pas une fois, et, je l’avoue, je n’aimais pas être redevable envers quelqu’un. A mesure que je lui donnais des informations, je voyais cette dette se réduire, et c’était tant mieux, même si ici, ce n’était pas le but recherché. Il se lança dans une discussion un peu charnelle, que je continuais. Je voyais bien qu’il essayait de me décrypter et c’était franchement drôle. Je ne laissais rien passer, restant le plus impassible et sérieuse possible. Je connaissais très bien mes atouts physiques après tout. Pas étonnant qu’il se montre intéressé. Le contraire m’aurait sans doute offusqué. N’était-il pas un tombeur de ses dames ? Est-ce une invitation ou une supposition ? Je répondais de nouveau par une question. Oui, c’était totalement fait exprès, même si je n’avais pas mis plus de deux secondes à trouver quoi lui répondre. C’était mon boulot après tout de n’être jamais prise au dépourvu, face à des hommes ou des femmes, et peu importe le sujet. D’ailleurs, je vins exagérer ses propos suivants, non sans m’amuser de cette situation. Je fus assez contente de le voir continuer sur ce chemin et ne pas s’offusquer de mes paroles. Je lâchais un rire moqueur. Servante ? Tu voulais plutôt Lady non ? Il n’avait pas tout à fait tort, en m’associant plus à une servante qu’à une grande dame. Je n’avais jamais baigné dans le luxe, bien au contraire. Mais je ne m’en plaignais pas. Au contraire. J’étais forte parce que je n’avais jamais été gâtée. J’étais combattive et indépendante parce que j’avais dû apprendre à me débrouiller rapidement par moi-même. Si cela n’avait pas toujours été facile, j’étais fière de mon enfance et n’avais finalement manqué de rien. C’était grâce à mon éducation et mon milieu social que j’étais devenue une aussi bonne espionne. Je pouvais me fondre comme personne ne le pouvait. D’ailleurs, je prêtais fortement attention aux conseils de Philippe. Toutes leçons étaient bonnes à prendre. Je te propose un marché : je t’apprends à survivre et tu m’apprends à devenir un fantôme C’était une proposition on ne plus équitable. Nous avions tous deux à y gagner et j’étais vraiment curieuse de voir comment devenir véritablement « invisible ». J’étais discrète oui, mais je n’étais pas un « fantôme ». Je devais bien reconnaitre ça à ses hommes. Ils étaient les seuls à arriver à me suspendre, sans que je les entende arriver.





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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Dim 11 Mai - 20:47

Ce n'était jamais que la base que je venais de dire à la Ruskov. N'importe qui aurait pu l'apprendre de lui même, mais même les bouquins de commandos n'insistaient pas assez sur un bon camouflage qui nous recouvre entièrement, et pas seulement le visage et les mains. Effectivement, il s'agissait des deux parties du corps les plus visibles, mais elles étaient loin d'être les seules. Ce que je ne parviendrais pas à apprendre à Natalya aussi aisément, c'était à faire corps avec son environnement. Elle était espionne, elle avait appris à le faire au niveau social. Se fondre dans la masse, se cacher et survivre en ville ou en zone rurale sans doute, obtenir des informations et manipuler les gens. Ce qu'un vrai fantôme était capable de faire, c'était de se fondre dans son environnement pour passer inaperçu, son environnement au sens physique du terme. Et non pas manipuler l'ennemi, mais jouer de ses peurs, de ses réflexes, pour les retourner contre lui. Le moindre défaut devait être exploité. La moindre once de vent. Les odeurs. Le bruit. Le toucher délicat de son pied sur le sol. Ne pas faire crisser la neige, ne pas briser de branches ni fouler de feuilles. Faire partie de son environnement, pour que son visage soit la dernière image qu'un ennemi ne verrait avant de passer l'arme à gauche... Natalya coupe court à mes considérations en évoquant le gibier. J'hausse les sourcils.


| Je suis déjà le roi de tout ce qui nous entoure, c'est pas suffisant? |


Plaisanterie, mais pas seulement. C'est à moi qu'obéissent les mecs armés. Alors oui. Je suis le roi du coin. Parce que ceux qui me déplaisent je peux les foutre en l'air. Parce que je décide du destin des gens. Parce que je fais ce qu'il me plaît. Enfin, dans une certaine mesure quand même. Je ne suis pas un tyran abominable qui jouit de tout ce qui passe à sa portée, j'ai quand même un minimum de tenue... Je souris franchement alors que la belle me renvoie une nouvelle question.


| Une affirmation. |


Je peux difficilement être plus explicite ; je ne peux pas aller plus loin que je l'ai déjà fait. A cet instant précis, je me demande vraiment quelles sont les motivations de la jeune femme. Est ce qu'elle joue, est ce qu'elle est sérieuse ? Est ce qu'elle me manipule ? Que là, j'ai envie de la prendre comme maîtresse n'implique aucune naîveté de ma part. Je n'ai rien du jeune ado boutonneux en mal d'amour. Je n'ai rien du mec qui va à son premier rencard, ou qui s'intéresse à ce qu'on pense de lui. Je sais que c'est dans l'intérêt de Natalya de me garder proche d'elle. Alors elle me manipule, bien sûr. Même si elle le fait peut être de manière inconsciente. Je lui accorde plus de confiance qu'à beaucoup. Mais pas au point de m'en remettre aveuglément à elle. Je souris de plus belle.


| Si tu le dis... En attendant, le roi, c'est moi. |


L'espionne me propose un marché. Je me retiens d'acquiescer, concentré sur mon petit jeu...


| Qui te dis que je ne sais pas survivre ? Je crois que je l'ai démontré déjà à pas mal de reprises, Natalya. Tu n'as rien de mieux à proposer ? |



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Mar 13 Mai - 20:44

Philippe & Natalya
Le 02 février 2013


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Je rigolais quand Philippe me dit qu’il était déjà le roi de ce qui l’entourait. Ah ouais ? Mais quel homme modeste dit-donc ? S’il avait mis une part de plaisanterie dans cette phrase, je me doutais bien qu’une part de lui le pensait vraiment. D’un autre côté, avait-il vraiment tort ? Il était à la tête de plusieurs hommes armés, qui lui obéissaient au doigt et à l’œil. Bien entendu qu’il avait de quoi se sentir au dessus des autres. Mais il devait prendre garde. Après tout… Mais les rois finissent toujours un jour par perdre leur tête. Il me semble que c’est quelque chose que vous autres les français appréciaient particulièrement. J’avais quelques notions historiques concernant l’aristocratie et la royauté française. Je lui avais bien entendu glissé un conseil d’ami, même si je me doutais bien qu’il devait couvrir ses arrières. Et pour le coup, il avait de la chance parce qu’il avait une espionne russe qui était là au cas où les choses tourneraient vraiment mal pour lui. Il était bien le seul ici que je prendrais la peine de sortir d’un mauvais pas.

Je l’avoue, au début, je ne savais pas vraiment s’il était sérieux en me faisait des avances. Enfin des avances, disons quand il me proposait de prendre du bon temps à deux. Ce genre de discourt, ce n’était pas la première fois que je pouvais l’entendre. Je n’étais pas une femme laide, et la plupart des hommes me trouvaient à leur goût. Je n’avais pas besoin de faire des pieds et mes mains pour réchauffer ma couche si je le voulais. Car oui, le « si je le voulais » était très important. Je plaide coupable, j’ai des critères assez hauts en termes d’homme. J’ai toujours été très exigeante envers moi-même. Je l’étais donc naturellement envers les autres. Je ne répondais pas vraiment à Philippe, lui reposant une question à chaque fois qu’il parlait. Et je ne fis pas exception à la règle Penses-tu que je suis femme à dormir dans la couche d’un homme aussi facilement ? Non, bien sûr que non, et c’était important qu’il s’en rende compte par lui-même. Ou qu’il le garde bien en tête s’il en avait conscience. Je n’étais pas son soldat Bandat, ni même sa petite civile. Je le dis comme je le pense, c’était à des échelons bien au-dessus d’elle. Si je devais coucher avec Raulne, je voulais qu’il se sache très bien. Je choisissais mes amants, et non eux qui me choisissaient. Prétentieuse ? Non réaliste. Si j’étais bien entendu intéressé par Raulne pour bien des raisons, il était certain que je le ferais encore languir et me courir après. Sinon, aucun intérêt. Un jeu de séduction reste un jeu. Et je n’aimais pas perdre.

Je pouffais de rire quand il m’affirma une nouvelle fois qu’il était le roi, et qu’au final, ça n’avait pas d’importance que je sois une servante ou une lady. Il était vraiment drôle et c’était assez agréable de passer du temps avec lui. Pour l’instant… Jusqu’à qu’un autre prenne ta place. Alors que moi, moi je resterais toujours une grande dame lui répondis-je alors. Encore un avertissement, déguisé en boutade. Aucun homme de pouvoir n’était éternel. Aucune femme non plus d’ailleurs. C’était une des raisons pour laquelle je ne voulais pas gravir les plus hauts échelons. J’étais très bien sur le terrain et être espionne me suffisait amplement. Les jeux de pouvoirs dans ce genre, ce n’était pas pour moi, vraiment pas. Je ne l’entendais pas dans ce sens là. Mais peu importe, ça n’a pas d’importance Oui, j’étais légèrement froissée par sa réponse, qui m’avait un peu déconcerté. Je ne venais pas de lui dire qu’il était faible, mais il semblait l’avoir interprété comme ça. Tant pis, je laissais tomber. Je n’avais nullement envie d’entrer en conflit avec lui. Surtout pas avec lui ai-je envie de spécifier. Son amitié, je l’avoue, me tenait particulièrement à cœur.




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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Mer 14 Mai - 19:46

Forcément, mes paroles me faisaient passer pour le dernier des connards, un crétin arrogant et prétentieux qui pétait clairement beaucoup plus haut que son cul, mais je m'en fichais. Je savais que le retour de bâton pouvait intervenir à tout moment, et que mon statut était aussi précaire que possible ; il avait la durabilité de ma propre existence. Et porter un uniforme en cas de conflit, ce n'est forcément pas la position la plus tranquille qui soit... Peu importe. En attendant, c'est moi le chef. C'est bête et méchant, primitif même. Mais je m'en fiche. J'use de ma position, pas pour faire ce qu'il me plaît mais ce qui est juste. Bon, d'accord, l'un n'est pas forcément incompatible avec l'autre... Tout dépend des circonstances après tout. Mais peu importe. Je ne peux pas m'empêcher de rire doucement à la vanne de la popov, quand elle me sort que les rois en France ont la fâcheuse tendance à finir la tête coupée.


| Alors là, crois moi putain quand je te dis que j'en ai parfaitement conscience. Le peuple du coin ficherait volontiers ma tête au bout d'une pique au prochain pépin. Déjà que ça avait failli être le cas avec l'affaire du viol -c'était avant que tu n'arrives-, puis quand y'a plus eu de bouffe... A chaque fois qu'il y a une merde, c'est sur moi que tout retombe. |


Je soupirais. Il ne fallait surtout pas me lancer sur ce sujet là. C'était dangereux pour la suite de la conversation, parce qu'il ne fallait pas beaucoup me pousser pour que je vienne à médire de ces foutu ingrats de civils. Quand tout va bien, merci l'autorité, vous nous avez sauvé c'est cool. Au moindre pépin, c'est putain connard j'vais t'massacrer la gueule. C'est comme ça. On n'y peut rien. Toutes les sociétés démocratiques connaissent ce genre de choses. Bref. Je m'attardais sur un autre sujet. Je me doutais déjà de la réponse, mais poser la question avait été plus fort que moi. On ne se refait pas, un point c'est tout. Natalya était une femme très attirante, et elle était plus qu'une foutue connasse comme on pouvait en rencontrer beaucoup d'ordinaire. Bien sûr, l'espionne refuse, elle joue, j'en ai maintenant la confirmation. Ou elle m'aurait dit oui vas y prends moi là, ou bien elle m'aurait décoché son point dans la gueule. Mais jamais elle n'aurait lancé un espèce de défi. Pour autant, si je ne m'avoue pas vaincu je lève les mains en signe de reddition... Avant de décocher un regard taquin, et un sourire en coin.


| Il n'a jamais été question de dormir il me semble. |


Bim. Philippe Raulne, lieutenant de son état, entre dans la danse avec ses gros sabots. Etrangement, malgré nos paroles légères qui décrivaient pourtant une situation dangereuse, Natalya était tout de même d'une certaine sagesse. Oui. Si je mourrais, elle conserverait probablement sa place. Elle n'était pas déterminante pour les gens du camp, beaucoup ne la connaissaient pas. Mais elle était pourtant un de ses rouages essentiels, une de ses petites mains aux grands résultats. La réaction de la russe me surprend. Je me surprends plus encore à essayer d'étouffer ce début de prise de tête plutôt que de l'attiser.


| Ne te formalises pas de mon humeur merdique. Je serais content si tu pouvais continuer de m'apprendre des trucs utiles comme tout à l'heure. Je n'ai rien d'un mec capable de tout. En fait, on m'a surtout appris à tuer. Et j'ai un don naturel pour le négoce... A part ça, je ne sais rien faire de mes dix doigts. |



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Lun 2 Juin - 16:16

Philippe & Natalya
Le 02 février 2013


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Au moins Philippe était conscient que sa position était instable et qu’il risquait à tout moment de perdre la tête. C’était triste comme constat, mais c’était la stricte réalité. Le fait que le militaire ne se leurre pas était une bonne chose pour lui. Au moins se tenait-il sur ses gardes. Je fis un signe affirmatif de la tête à sa réponse, même si je la complétais C’est sur toi que tout retombe, mais t’as les épaules pour encaisser. Et quand tu failliras, oublie pas que je serais là pour courir tes arrières Je lui en refaisais la promesse implicitement. Il pouvait compter sur moi. Si j’étais capable de l’aider et de le tirer d’un mauvais pas, je le ferais. J’avais, après tout, une dette envers lui. Enfin, même sans, je l’aurais quand même fait. Il était l’une des rares personnes que j’estimais dans ce camp, ainsi, je l’aidais comme je le pouvais. Il avait mon respect et pour le coup, il était bien chanceux. D’ailleurs, il devait s’en rendre compte. Il était le seul à savoir qui j’étais vraiment après tout. Il était ainsi, conscient que je ne risquerais ma peau pour personne d’autre.

Orientant la conversation vers un autre sujet, il me fit sourire intérieurement. Je n’étais pas sans connaitre sa réputation de coureur de ses dames. Mais je l’avoue, c’était nouveau qu’il me fasse ce genre de proposition. Jusque-là, il était resté très pros dans nos échanges et n’avait jamais glissé ce genre de sous-entendus. Je l’avoue, cela m’amusait pas mal. Je laissais passer un sourire en coin lorsqu’il me déclara qu’il n’était pas question de dormir. Son regard était taquin, le mien l’était tout autant alors que je lui répondais Que ferions-nous alors ? Je n’étais pas stupide, j’avais compris ce qu’il avait derrière la tête bien entendu. Pour autant, je jouais l’imbécile et le laissait mettre les deux pieds dans le plat, si c’était vraiment ce qu’il voulait faire. Ensuite, seulement ensuite, je réfléchirais à sa proposition. Mais pas avant qu’il ne l’ait clairement dit.

Une nouvelle fois, je lui glissais un avertissement quand il se déclara roi. Je l’avoue, je ne comprendrais jamais les gens qui courraient après le pouvoir. Parce qu’il y avait toujours quelqu’un d’autre qui finirait par les détrôner et prendre sa place. Je préférais être en dehors de cette grosse machine, m’en approchant quand cela était nécessaire, avant de m’en tenir loin dès que je le pouvais. Cela n’était nul autre que de la survie après tout. Pourquoi se mettre inutilement en danger ? En parlant de survie, je proposais un marché à Philippe et fut assez étonnée de sa réaction. Elle me refroidit totalement je l’avoue. Je m’étais relevée, pour le laisser à présent tranquille. Je n’avais pas envie de me disputer avec lui pour de vulgaires broutilles et problème d’égo. Et je connaissais assez bien l’homme pour savoir qu’il n’était pas du genre à mettre de l’eau dans son vin. Je préférais donc amorcer une sortie et que nous restions en bon terme. Ainsi fus-je vraiment étonnée qu’il revienne sur ses paroles. Je fronçais légèrement des sourcils quelques secondes. Serait-ce une esquisse d’excuses que tu viens de dire ? Si je le fis remarquer ça, ce n’était pas de la moquerie ou avec de mauvaises intentions. Je ne l’avais jamais encore vu revenir sur des choses qu’il avait pu dire. Alors je préférais en avoir le cœur net plutôt que de me tromper. Ma question était ce qu’elle était : une simple question.




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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Mar 10 Juin - 15:11

Quand je dis que je ne sais rien faire de mes dix doigts, c'est sans doute quelque chose d'un peu exagéré puisqu'il s'avère que je sais très bien donner la mort avec, ou du plaisir. Selon les circonstances, bien entendu. Mais quoiqu'il en soit, je n'avais toujours pas décidé qu'il était temps de crever donc je choisissais d'en apprendre le plus possible sur mon ennemi pour lui en faire baver le plus possible. Reconnaissance, savoirs divers sur la survie, tout cela j'étais bien entendu capable de l'intégrer et surtout, de m'y intéresser. Mais encore fallait il trouver le bon prof et ce n'était pas franchement quelque chose dans quoi j'excellais. Déjà parce que j'étais un gros connard asocial, mais aussi parce qu'objectivement il y avait pas grand monde dans le secteur qui soit réellement susceptible de m'instruire en quoi que ce soit. Pour cela et pour beaucoup d'autres choses, Natalya faisait figure d'exception, mais je ressentais toujours cette vague distanciation que je ressentais comme une nécessité à son endroit. Après tout, elle était espionne de son propre aveu et cela se recoupait très bien avec ce que je pensais d'elle, que ce soit au niveau du danger qu'elle pouvait faire peser sur moi, que sur l'état de ses connaissances qui pourraient mêtre utiles. Je notais que la femme me disait pouvoir couvrir mes arrières. Etrangement, cela me touchait que quelqu'un d'étranger me dise quelque chose comme ça, qui ressemblait inexplicablement à de la gentillesse. Cela me mettait mal à l'aise, et je sautais le sujet. Pour le reste... Pourquoi me pousser à autant de détails, si ce n'était pour entrer dans une sorte de jeu?


| Je te ferais connaître le meilleur coup de toute ta vie. |


Ouais, rien que ça. J'en étais resté au cliché où les filles mouillent pour les gros machos qui leur disent honnêtement tout ce qui leur passe par la tête. D'expérience, je savais que cette vision était quelque peu éloignée de la réalité, pour avoir subi pendant des années des claques dans la gueule et autres insultes et grossièretés sur mon cerveau de primate. Bon, il y avait eu quelques réussites aussi... Et perséverer sur cette voie m'évitait bien sûr la plus petite remise en question, ce qui n'était pas pour me déplaire. Mais alors que je lui prouvais justement que je n'étais pas le dernier des imbéciles, Natalya se retournait vers moi en fronçant les sourcils. Je haussais les épaules, finissant de ranger mon matériel à petit déjeuner pourri.


| Serait ce si étonnant de ma part? |


Bon, ok, sans doute. Je suis un gros con et je le sais, mais parfois ça fait du bien de s'imaginer un peu autrement.



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Jeu 3 Juil - 21:09

Philippe & Natalya
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Qu’on se le dise clairement : Philippe était un homme plutôt attirant, tant sur le plan physique que sur le plan « technique ». Il était un homme fort ayant du répondant et qui savait se débrouiller. Il ne dépendait pas des autres et ferait toujours tout pour s’en sortir et survivre. Il faisait partie du camp des survivants et non des perdants. Pour autant, je ne l’avais jamais considéré dans les termes d’un potentiel amant. Nous avions fort à faire et il n’y avait jamais eu de jeu de séduction ou de charme entre nous. Nous étions deux professionnels en service et en mission, et cela s’arrêtait là. Enfin non, parce que je l’appréciais réellement et me soucier de lui. Mais comme une amie finalement, sans aucun lien charnel la dessous. Ces propos me faisaient donc réfléchir sur ce qui pourrait ou non se jouer entre nous. Admettons le, nous y prendrions du plaisir. Mes les retours, ou les conséquences en vaudraient-ils réellement le coup ? Le bénéfice/cout serait-il vraiment à mon avantage ? c’était une question que je me posais, et tant qu’elle ne trouverait pas de réponse, je n’en donnerais pas au militaire. Ce ne serait ainsi, ni un oui, ni un non. N’est-ce de la prétention que j’entends là ? lui répondis-je un grand sourire aux lèvres ? La réponse était oui. Pour autant je n’avais jamais partagé ma couche avec lui. Je ne pouvais donc pas affirmer ou infirmer ces propos. Il avait donc le bénéfice du doute concernant ce sujet.

Je ne m’étais vraiment pas attendue à ce que le militaire s’excuse. Ce n’était pas du tout dans ses manières. Pour s’excuser, il fallait reconnaitre ses torts. Et pour faire cela, il fallait le vouloir. Hors, jamais encore je n’avais vu Philippe entreprendre une telle démarche. D’un côté c’était assez flatteur pour moi, assez pour que je le signale et insiste un peu dessus. Je lâchais un rire sincère lorsqu’il me demanda si cela serait si étonnant. Ce rire était la réponse à sa question quand bien même j’ajoutais à cela Je dirais surprenant. Mais il faut croire que tu as décidé de l’être avec moi aujourd’hui. Je faisais bien entendu référence à tous les sujets inhabituels que nous avions abordés.




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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Jeu 3 Juil - 21:49

[HJ ; je pense qu'on peut cloturer non?]


Les choses étaient étranges, différentes. J'avais la drôle d'impression de me ramollir. Je parlais ici, au coin d'une rivière sur une berge enneigée, avec une femme que je n'insultais pas et qui ne m'agaçait pas non plus. Ca ressemblait étrangement à la paix, le confort en moins. Un autre monde. Définitivement pas le nôtre. Je souriais même, aux paroles que m'envoyaient la petite ruskov. Elle semblait prendre un malin plaisir à me taquiner, plaisir réciproque. Ce qui m'inquiétait d'autant plus. Je n'étais pas comme ça d'ordinaire, j'avais peur de devenir crétin. Et les crétins meurent plus vite que les autres personnes. Je réponds à Natalya du même ton que le sien, n'hésitant pas un seul instant à employer l'humour avec cette femme que j'apprécie beaucoup.


| Du réalisme. Mieux, du pragmatisme. Mais tant pis, si tu ne veux pas... |


Je hausse les épaules, accordant faussement peu d'importance à sa position, à ce refus. C'était vrai, quelque part. Cela n'allait pas changer ma vie, mais cette réaction faisait plutôt partie du jeu. Pour le reste... Le rire de l'espionne me confirma effectivement que j'étais bien peu crédible. Dommage pour moi ! Je souriais encore. Et elle enfonce le clou en me disant que je la surprends, comme depuis le début aujourd'hui. Je finis par lui donner une tape avec mon coude contre son corps, lui indiquant la rivière d'un signe de la tête.


| Bon, si on baise pas, tu m'apprends comment faire avec cette putain de ligne? |


Dit comme ça...



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Lun 28 Juil - 15:43

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Le 02 février 2013


It’s the moment of truth and the moment to lie. And the moment to live, and the moment to die. It’s a brave new world from the last to the first. To the right, to the left, we will fight to the death to the edge or the earth. It’s a brave new world, it’s a brave new world, IT’S A BRAVE NEW WORLD.


Ma conversation avec Raulne avait pris une drole de tournure. Non pas que cela soit si déplaisant que cela non. C’était juste très différent comparé à ce que nous évoquions d’habitude. Si je n’écartais aucune possibilité dans ces propositions, je n’acceptais pas pour autant tout de suite. Il avait entamé une sorte de jeu de séduction et je m’y prêtais bien volontiers. C’était plutôt drôle d’ailleurs et lui comme moi pourrions nous amuser. Je le pensais avoir assez les pieds sur terre pour que cela n’entrave pas notre travail ensemble. Nous formions une bonne équipe à deux et je ne laisserais pas ce genre de futilités tout compromettre. Oui futilités car il n’avait pas besoin de moi et moi pas besoin de lui pour nous envoyer en l’air. Il était déjà un tombeur de ces dames d’après la réputation qu’il se trainait et les conversations que j’avais pu entendre. J’avais entendu parler de Eleanore bien entendu mais aussi d’une certaine Bandat. Je n’étais pas une espionne pour rien après tout et j’avais les oreilles qui trainaient tout le monde. J’écoutais tout, même quand je n’en donnais pas l’impression. Je récoltais des données puis je triais les informations afin de les organiser et voir à quoi elles pouvaient me servir. Tout était bon à prendre après tout et rien ne devait être écarté. Mon expérience me l’avait trop souvent prouvé après tout. Réaliste et pragmastisme ? Deux mots bien savants dans ta bouche. On pourrait se demander qui donc t’a influencé… Mais je n’ai jamais dit que j’excluais cela. Disons que c’est une option qui peut être plus ou moins consommée. Nous verrons bien. Seul l’avenir pourra nous le dire très cher ami ! Je ne suis pas… Comment vous dites ? Ah oui, une femme facile. lui répondis-je pleine de malice. Il n’était pas le seul à pouvoir faire de l’humour. J’en étais aussi capable et je pouvais le taquiner à mon tour. Je lui renvoyais la balle et c’était assez agréable d’avoir ce genre de relation avec lui. Nous n’étions plus seulement des collègues, mais nous glissions vers de l’amitié. Oh bien entendu cela n’irait jamais plus loin que ce stade là. Je ne le permettrais pas et lui non plus. Et puis ce n’était pas ce à quoi j’aspirais. Je vivais pour mon métier et pour rien d’autres. Je ne faisais pas partie de ses femmes qui aspiraient à une vie de famille, un époux et des gosses. Je voulais de l’aventure, et de l’action. Il me donna un léger coup de coude puis après m’avoir indiqué la rivière me fit une nouvelle fois lâcher un rire non forcé. Donnes moi donc ça. Je récupérais sa ligne et accrocha un des vers qu’il avait. Je lui montrais ensuite où la lancer et comment. Je donnais beaucoup de mou dans la ligne et lui fis signe de ne pas dire un mot. Nous attendîmes en silence 10-20 minutes, - allez savoir ma montre ne fonctionnait plus – avant que je sente que quelque chose mordre. Je lui fis signe de venir et le laissais récupérer le poisson de taille plutôt moyenne. C’est un chevaine. C’est une sorte de glouton, qui se nourrit de vers et aussi de petits poisons. C’est pas un solitaire, il doit y avoir certain de ces copains dans le coin. Je te laisse les débusquer, je vais aller courir un peu pour me réchauffer. On se voit plus tard ? Lui dis-je en me levant. Je chassais la neige sur mes vêtements, lui fis un clin d’œil, puis le laissa à sa pêche.




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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Lun 4 Aoû - 16:54

Je n'avais jamais été très patient pour une immense majorité de choses. Je n'aimais pas faire la cour aux dames, pour la simple et bonne raison que je ne me souciais le plus souvent de mes pulsions que de manière assez tardive, quand il devenait urgent d'y répondre. Je n'aimais pas non plus m'abaisser à réclamer les faveurs féminines. Etre avec moi même pour un instant était plutôt une faveur que je leur accordais ; elles ne connaissaient pas souvent de vrais mâles comme moi après tout. D'un autre côté et de manière plutôt objective, ce n'était pas vraiment un drame... Mais bon. Laissons là ma fierté, ce n'était pas réellement le sujet. Tout ça pour dire quand même que j'étais peut être capable de passer trois heures à attendre parfaitement immobile, pour observer un dispositif ennemi. Mais parfaitement incapable d'attendre qu'un putain de poisson ne morde à ma saloperie d'hameçon. Je fronce les sourcils, quand la popov dit que j'use de bien des mots savants. Ben quoi alors, je suis un cancrelat analphabète ? Ok j'ai pas fait de grandes études comme elle avait dû elle même en faire. Mais et alors ? Elle me taquine, et je soupire. J'aime pas trop qu'on me dise non, et pire encore quand les femmes confondent tout. Coucher avec quelqu'un ne transfigure pas quelqu'un dans un registre « facile », loin de là. C'est juste le signe d'une sexualité épanouie, ou dun fort besoin de réconfort. Non?


| Ben si tu crois que j'ai pas un super bon vocabulaire, tu te fourres le doigt dans l'oeil ma petite soviet'. Dans l'armée, nous sommes p-o-l-y-v-a-l-e-n-t-s maintenant. Bref, la balle est dans ton camp. |


Et j'aimerais qu'il y ai pas que la balle, d'ailleurs, mais ça c'est une autre histoire. C'est là que je me rends compte, sans doute pour la énième fois, que e me laisse vraiment beaucoup trop déconcentrer par les femmes. Ce n'est tout simplement pas possible ! Il faut que je fasse quelque chose. Mais quoi ? La jeune femme récupère la ligne, puis j'attendais un silence, trompant mon ennui en essayant de distinguer ce connard de soleil en exil, mais ça ne marchait pas des masses. Finalement, un mouvement attire mon œil. Natalya tient quelque chose. Elle récupère le pichon et se tire.


| Merci de me planter là ; je retiens. Bonne course, et à plus tard. |


Et moi de mater son arrière train alors qu'elle s'élance...



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MessageSujet: Re: It’s a brave new world    Aujourd'hui à 16:29



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