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MessageSujet: Intrigue n°5 : Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite.    Jeu 17 Avr - 20:53



« Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite. »

La Troisième Guerre Mondiale en est à son 4ème mois révolu. Alors que partout l'Humanité coure au suicide par le fer et le feu, de nombreuses enclaves, à court de tout, survivent tant bien que mal. Nos survivants ont connu le début de la guerre en Normandie ou non loin. Beaucoup se sont retrouvés à Louisville, petite bourgade au sud ouest de Cherbourg. La survie y a été ardue, source de tensions à chaque instant. Tous ont fait l'expérience de la faim, de la maladie, de la souffrance. Beaucoup ont dû tuer pour survivre.

Louisville a fini brûlée par des pillards, appelés écorcheurs, qui lancèrent une attaque funeste la nuit du 31 décembre 2012. Cette nuit fut terrible, alors que la neige tombait et qu'un vent glacial cinglait les visages. Les maisons et boutiques prirent feu, alors que tout le monde se battait pour survivre dans les rues jonchées de corps. Certains survivants montrèrent alors qu'il ne fallait pas les sous estimer. Marielle Beaumarchais, Alexandre Reh, Jenna Bandat et le Lieutenant Philippe Raulne pour les militaires. Natalya Vareshkova, Lyra Fontaine, Alix Edgecombe ou Emmanuel Reh pour les civils. Autant de noms, autant de visages à jamais marqués par le carnage qu'ils ont dû provoquer pour survivre ce soir là. Beaucoup parmi ceux là, et bien d'autres encore, portent toujours les stigmates des blessures ce soir là.

Mais ils ont survécu. Louisvillois, soldats, réfugiés, ils se sont plus serrés les coudes que jamais auparavant, et ont réussi à survivre ensemble. Ils ne sont plus affiliés à un statut, à un métier, à une origine sociale ou géographique. Ils sont tous des survivants. Des liens se sont crées, ce soir là et avant cela.

Des tas de gens sont morts, avant l'attaque même, lorsque Louisville fut attaquée, bombardée ou infiltrée. Beaucoup sont morts durant l'attaque des écorcheurs, et nombreux sont ceux à avoir succombé les jours qui ont suivi du fait de leurs blessures.

Rassemblés sous la direction de Mathilda Fontaine, conseillère municipale et chef de la Milice Citoyenne de Louisville, et sous celle de Philippe Raulne, lieutenant chez les parachutistes, les survivants ont fini par prendre la route du sud. Hiver plus clément, vivres, matériel, sécurité, autant de raisons de quitter cette ville devenu charnier pour espérer des lendemains meilleurs.

La route fut longue. D'autres sont morts de faim, de froid ou d'épuisement. Les plus habiles et les plus expérimentés partirent en reconnaissance. Des villages furent traversés servant d'abri. Des maisons abandonnées furent vidées de toutes leurs ressources. Des animaux sauvages furent abattus. Certains souffrirent d'engelures. Mais tous continuèrent, mus par le désir de survivre et la confiance envers leur communauté, plus soudée qu'elle ne l'avait jamais été.

Un jour, un petit groupe de reconnaissance mené par Comet, chef éclaireur, par Raulne et par Fontaine, trouva un panneau indiquant un camp de réfugiés plus au sud. Ils tombèrent dessus en fin de journée.

Le camp D57, du nom de la départementale contre laquelle il est sis, n'était jamais qu'un amas de tentes et de taudis improvisés autour d'une ancienne station service. Quelques denrées et matériels, des défenses sommaires, une organisation embryonnaire. Le caporal Sarkis, qui gardait le camp avec quelques hommes et des civils volontaires, mis au courant les responsables des survivants de Louisville que la guerre continuait contre plusieurs voisins de la France, et que le gouvernement s'était récemment déplacé à Angers, sur la Loire. Le pays combattait, installait des camps pour sa population en exode. Le camp D57 n'était plus ravitaillé depuis longtemps, mais parvenait à subsister. Le Régiment à l'origine de la création du camp, le 2ème Dragons, était toujours engagé dans la région de Cherbourg contre l'envahisseur. Raulne et Fontaine revinrent à leur colonne, informèrent diplomatiquement le Maire Huygues de la présence de camp et de leur décision de s'y rendre.

Nos rescapés pouvaient souffler. Le monde ne se limitait plus aux collines et aux bois désolés aux alentours de leur ville hantée. Dehors, il y avait encore un vaste monde, de nouvelles personnes qui vivaient déjà au camp et d'autres qui y arrivent encore. Un monde à rebâtir.

Les rescapés de Louisville réorganisèrent le camp, et envoient désormais de plus en plus loin leurs équipes pour trouver de quoi se sustenter. Il neige toujours à gros flocons, mais ce n'est plus le signe de la fin d'un monde, non, plus seulement. C'est aussi le signe d'une nouvelle humanité, qui émerge des cendres de l'ancienne. « Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite.  »

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