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MessageSujet: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Dim 23 Fév - 17:53

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »




Je ne suis pas un ange, loin de là. Je le sais, je l’admets, je l’assume et on pourrait presque dire que je le revendique. Pendant presque vingt ans, ma politique vis-à-vis des autres s’est résumée à une chose : jouer. Manipuler. Simuler. Pendant plus de quatorze ans, j’ai leurré mes parents en leur faisant croire que j’étais un cancre. Et maintenant, je me barricade derrière des faux semblants, affichant clairement ma bêtise et mon je-m’en-foutisme vulgaire qui me permet de me tenir à distance des autres, et de les tenir tout simplement loin de moi. Mais ça, en fait, je devrais le penser au passé. Parce que ça change, je m’en rends compte, et que c’est la grosse m#rde pour moi. La preuve : Valentine. Enfin, elle ne fait pas partie de ce qui est négatif, loin de là, juste que… je change. A cause d’elle ? Grâce à elle ? Je préfère la deuxième formulation. Et c’est d’ailleurs pour ça que je me retrouve à faire des calculs de tête et même pas pour jouer. Après ma bourde dans la forêt, où j’ai clairement montré que les maths et moi, on est copains comme cochons, et bien voilà, faut pas non plus que je m’en étonne si on me demande maintenant de servir de calculatrice ambulante. Et en plus, tout comme lorsque j’ai voulu à tout prix intégrer Autun, je tente de me ranger. Vraiment. Ce serait presque flippant si ce n’était pas juste… inquiétant. Je me sens comme… obligé d’être le soldat presque parfait qu’on aimerait que je sois, juste pour ne pas porter préjudice à Valentine. Tu vas la perdre et tu l’emporteras dans ta chute. Non. Ma main se crispe sur le crayon gris qui se casse entre mes doigts. Tes propres démons l’emporteront avec eux lorsque tu sombreras, Alexandre. Non. Le reste du crayon transperce le papier. Dans un soupir, je relis ce que mes pattes de mouche ont inscrit sur le papier, et qui est tout à fait illisible. Même pour moi. Je soupire derechef. Et je me fais accessoirement profondément ch#er ici. Qu’est ce que je peux bien avoir fait à Raulnichou pour qu’il m’enferme ici, hein ? Pour qu’il me demande de faire un travail à la c#n derrière un bureau de m#rde avec du papier de m#rde et un stylo à la c#n qui s’émiette aussi facilement qu’un brin d’herbe séché. Chouette. Cool. Bien. Dans un geste d’exaspération, j’envoie bouler le reste de la feuille et du crayon en rejetant la chaise dans un mouvement tout aussi brusque. C’est ch#ant, c’est nul. Et surtout ce n’est pas fait pour moi. Baxter essaye de m’aider en ramassant la feuille qu’il couvre de sa gentille petite bave canine en la trouant accessoirement avec ses crocs. « Cool, Baxt’, j’suis ravi, j’ai tout à recommencer maintenant… » Je lui colle une petite tape sur le crâne, entre les deux oreilles, en récupérant le lambeau de feuille qu’il me reste. Et m#rde. « Je finirai ça tout à l’heure, mon doudou, là, faut que je bouge sinon je vais me transformer en marsupilami. Regarde, j’ai une tache, là ! » Je cherche dans mes poches mes bandes habituelles pour boxer, faute d’avoir mes gants, histoire de protéger mes articulations contre le choc qu’elles vont subir sous peu. Je m’entretiens, voyez vous. La boxe, même sans sac de sable, reste mon moyen le plus sûr pour me défouler, et me voilà rapidement en tee-shirt en train de revoir tous les enchaînements que je connais, que j’invente, qui m’échappent, en accélérant de plus en plus ou en les décomposant comme j’ai l’habitude de le faire. Vieux réflexes de mes dizaines d’année de boxe en club : l’échauffement et la pratique sont désormais ancrés en moi sans que je n’aie à réfléchir, et ça me permet de ne penser à rien. Et ça fait du bien. Baxter, lui, pour ne penser à rien, c’est facile : il lui suffit de s’allonger et de roupiller tranquillement. Comme là, quoi. Je lui jette un regard et un sourire en faisant une pause. Et franchement, coïncidence ou non, pile à ce moment là, quoi, y’a Baxter qui lève la tête, les oreilles, et qui commence à me gentiment tirer la langue. Je m’accroupis pour le prendre dans mes bras et gagatiser, puisqu’il n’y a personne à cette heure là en théorie. « Mais qu’est ce qu’il y a mon gros crétin. Tu as senti quelque chose ? L’odeur d’un hamburger, peut être ? » Son souffle chaud – et qui ne sent pas spécialement la rose – s’accélère dans ma nuque, et je comprends qu’il y a quelqu’un à la porte de la pièce. Porte entrouverte. Cool. Parfait. Merci. En me relevant, je me tourne dans un même temps, et mon sourire hésite entre disparaître et s’accentuer. « Marielle ! Quel bon vent t’amène ! » Mon sourire disparait lorsque je rajoute un « S#lope ! » affectueux. Adorable Je suis rancunier. Vraiment. Et je l’ai proprement évitée depuis l’incident à l’hôpital, et je suis autant doué pour me faire remarquer que pour ne pas être vu. Enfin, pour éviter les gens que je ne veux pas voir, en fait. Et elle… Je suis rancunier. Et franchement, je garde un très mauvais souvenir de nos gentilles retrouvailles à l’hôpital ou Godzilette m’a grave fait chier, et où elle s’est alliée dans une solidarité – ou bêtise, c’est synonyme dans ce contexte – féminine. Marielle sait en plus que j’aime pas ça. Quand on se fout de ma g#eule comme ça. Plus que tous les autres militaires de Louisville, elle devrait le savoir. On a passé deux semaines ensemble, le temps que j’apprenne à sauter parfaitement en parachute, seul ou avec mon chien et elle a pu voir en surface mon caractère de m#rde. Pas forcément le vrai moi, mais pas mal de moi.

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Dim 23 Fév - 22:16

De la putain de paperasse. Sérieusement ? J’avais une tronche à faire de la paperasse ? Pourquoi j’ai pas dit que je savais pas écrire ? Que j’étais gauchère, une enfant du démon, et que par conséquent mon mode de vie m’empêchait d’écrire correctement, et d’écrire ce que l’on me demandait. J’aurai du. Raulne m’aurait rit à la gueule, mais j’aurai au moins tenté. Enfin bon, ce qui était fait était fait. J’envisageais juste sérieusement de me tailler les veines avec le crayon, plutôt que de continuer ce que j’étais en train de faire. Et j’savais que c’était pas très efficace pour mourir pourtant.

Ras-le-bol. Non, vraiment, j’en ai ras-le-bol. Je me levais, manquant de faire tomber la chaise dans mon empressement, et faisant définitivement tomber les stylos qui se trouvaient sur le bureau. Rien à foutre. Au mieux, je marcherais dessus, et ne pourrais donc pas continuer. Ou peut-être pourrais-je refiler la Ô combien passionnante tâche à quelqu’un d’autre. Ca serait le pied, ça… Mais qui serait assez con pour faire ça à ma place ? Ou plutôt, qui pourrais-je soudoyer pour le faire à ma place ? Et avec quoi, surtout ? On pouvait pas vraiment dire que j’avais une grande monnaie d’échange.

Bref. Je n’en pouvais plus. Assise depuis trop longtemps, à faire une activité chiante au possible, et sans intérêt aucun. Je sortais de la pièce, manifestant mon mécontentement par la lourdeur de mes pas sur le sol. C’est pas parce qu’on avait le poids d’une crevette, qu’on ne pouvait pas se faire entendre. J’emmerdais les gens qui travaillaient réellement ? Ils n’ont qu’à faire mon boulot à ma place, je me casserai plus vite.

J’arpentai le couloir, sans rien regarder et uniquement en faisant les cent pas de bout en bout, jusqu’à entendre une voix familière. Sérieusement ? Il était là aussi ? A coup sûr, il allait encore me faire chier. J’aimais bien Alexandre, mais il me soulait depuis que j’étais arrivée à Louisville… Ça va, il avait mal pris une remarque parce qu’il était irascible et insupportable avec des infirmières. Fallait qu’il se remette un peu en question, le gamin – parce que oui, malgré nos petits quatre ans de différence, il en était un. C’était un fait. Même s’il pouvait se prouver drôle de par ce fait, il se prouvait aussi profondément immature. Mais si je m’en foutais avant, ces regards de travers et son attitude commençaient à m’exaspérer sérieusement.

Je prenais pour autant la direction du bureau dans lequel il se trouvait – allez savoir pourquoi. Un soupçon de folie, avant l’âge ? Je souris instinctivement, à le voir ainsi avec Baxter. S’il y avait bien une chose qu’il aimait réellement au monde, c’était ses chiens… Je n’avais pas osé lui demander ce qu’il était advenu de ses deux autres chiens. Mais en même temps, s’il voulait me le dire, il le ferait. J’attendais qu’il se retourne, alors que Baxter trahit ma présence. Quelle réaction aurait-il ? Impossible à dire. Notre relation était mi figue mi raisin, et ses réactions imprévisibles… Un sourire sarcastique s’étira sur mes lèvres, en l’entendant.

« Quel plaisir de te voir, avec ton charme et ton amabilité toujours constante, Reh. »

Je lui passais devant, l’ignorant, et m’agenouillait à côté de Baxter pour le gratouiller – il aimait ça, et j’appréciais réellement le chien. Je murmurais à voix basse, à l’encontre du chien : « t’es plus mignon et plus affectueux que ton maître, hein, mon beau ? » Sans me relever, je dardais mon regard sur le visage du dit maître.

« Je ne te savais pas ces habitudes… Mais tu dois confondre : je n’ai pas besoin de me faire payer pour prendre du plaisir. Je ne sais pas avec qui tu me confonds, mais si j’entends parler d’elle, promis, je lui en toucherai un mot. »

Un grand sourire, à moitié réellement amusé, à moitié hypocrite. Elle aurait franchement pu déconner avec lui, s’il était pas monté sur ses grands chevaux, pour cette histoire stupide. Sérieusement, lui en vouloir parce qu’elle l’avait remis à sa place à l’hôpital ? Elle soupira, avant de se relever en caressant une dernière fois le chien.

« Bon, qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que t’arrête avec ton attitude à la con ? Oui je t’ai repris, non ça t’a plu, y’a pas mort d’homme non plus. Et je serai pas ton esclave d’un quelconque type pour ça. »

Petite plaisanterie… Pas qu’il allait réellement lui demander ça, mais essayer de dérider l’atmosphère ne serait pas forcément de trop.


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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Mar 25 Fév - 11:04

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »




D’habitude, lorsque je gagatise avec Baxter comme lorsqu’il n’était qu’un jeune chiot, je fais gaffe à ne pas être vu, ou alors je contrôle totalement ce qu’on peut voir, histoire d’être pas trop moi dans ces moments là. Et bon, pour le coup, c’est un échec des plus total, vu que Marielle m’a surpris. Ca doit se sentir dans mon comportement et dans le si gentil substantif dont je l’affuble. « Quel plaisir de te voir, avec ton charme et ton amabilité toujours constante, Reh. » Je lui fais un sourire forcé qui affiche clairement mon immaturité et ma rancune. « Reh ? C’est plus Alexandre pour toi ? » Pas que j’aime pas mon nom, c’est juste qu’habituellement, on m’appelle Alex, ou Alexandre, lorsqu’on me connait un peu. Dans la vraie vie, on s’appelle pas par son nom de famille, sauf lorsqu’on s’appelle Raulnichou. « t’es plus mignon et plus affectueux que ton maître, hein, mon beau ? » Qu’est ce qu’elle a avec Baxter ? Elle sait que je suis possessif ou c’est un poisson rouge qui oublie tous les détails importants en moins de trois mois, ce qui est vraiment court même pour un nemo sur pattes. Sachant que les poissons n’ont pas de pattes. Oui, voilà. Je maugrée un « Lâche Baxter » dans les trois poils qui me servent de barbe alors qu’elle se tourne vers moi. Je croise les bras. « Je ne te savais pas ces habitudes… Mais tu dois confondre : je n’ai pas besoin de me faire payer pour prendre du plaisir. Je ne sais pas avec qui tu me confonds, mais si j’entends parler d’elle, promis, je lui en toucherai un mot. » « Comme d’habitude, tu ignores pleiin de choses sur moi, C#nasse. » Encore et toujours dans l’amabilité, c’est magnifique. Malheureusement, l’insulte a perdu de la rancune que je voulais lui faire porter. C’est pas drôle. Je suis faible, malheureusement, et bon, avec Marielle, c’était fun. Son soupir, alors qu’elle se lève et que Baxter se rallonge tranquille – il nous connait trop bien, ce crétin, il sait que je risque pas grand-chose avec Marielle – s’accompagne du mien et de mon regard en mode et bon, tu fais quoi sinon ? « Bon, qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que t’arrêtes avec ton attitude à la con ? Oui je t’ai repris, non ça t’a plu, y’a pas mort d’homme non plus. Et je serai pas ton esclave d’un quelconque type pour ça. » Pourquoi elle ramène ça sur le tapis, sérieux ? J’étais prêt à enterrer la hache de guerre. Je fais un pas en arrière, faisant un demi tour sur moi-même pour boxer dans les airs, avant de compléter le 360° pour lui faire à nouveau face. « Faudrait que t’arrêtes, toi, de déconner, m#rde ! Mon attitude à la c#n, elle t’emmerde, Marielle. Mais bon sang, b#rdel, ça t’étonne tant que ça que je t’en veuille ?! P#tain... Tu me connais, tu pouvais deviner toute seule comme une grande malgré ton pois chiche que j’allais mal le prendre ! » Ah et bien voilà… je commence à m’énerver. Je suis un gamin, et alors ? Elle le sait. Elle doit être l’une des rares personnes de Louisville à vraiment me connaître ou du moins à connaître une bonne part de ma personnalité. Alors bon. Peut être que ça a joué sur ma vexation. C’est même certain. « Et puis je sais bien que t’as pas besoin d’être payée. Tu me l’as bien prouvé. » Petit regard coquin, petit regard en l’air, grosse c#nnerie. Pourquoi grosse c#nnerie ? Parce que tu es en couple, Alexandre. Avec Valentine. Et que bon, pour une fois que ça a des chances de marcher et qu’en plus vous êtes les deux à vouloir que ça marche… Oui, certainement, mais je ne compte pas tout foutre en l’air, hein. Alors c’était quoi, ça ? Une question d’ego ? Non, juste euuh… Aucune idée. Dans tous les cas, changeons de sujet. « Pourquoi t’as foutu la m#rde, sérieux ? » Essaye bien de faire croire que tu n’y es pour rien, Alex. Mais je n’y suis pour rien ! Ce sont les infirmières, Godzilette, les gens qui n’ont pas voulu me laisser faire ce que je voulais. Voilà. « Ca t’aurait coûté quoi, b#rdel, de te la fermer pour une fois ? »

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Mar 25 Fév - 14:27

Tiens, il s’offusque de mon choix d’appellation pour lui ? Étrange, je pensais que l’on avait régressé au stade d’inconnus – et qu’on ne s’appelait plus par nos prénoms, par conséquent. Son sourire forcé augmente la taille du mien – toujours on ne peut plus sarcastique. Il m’ignorait, et je devais me comporter comme je le faisais quand je l’avais entrainé à sauter en parachute ? Ben tiens.

« Ah bah j’sais pas, vu le nom très agréable et pas un poil distant que tu as décidé de me donner, je croyais qu’on était revenus au stade de n’être que des inconnus qui se jaugeaient sans savoir s’ils devaient s’apprécier ou non. Bon, à la différence que moi j’opte pour la politesse, mais on peut pas trop tant demander. »

Je lui tourne franchement le dos, alors que je flatte Baxter. Il ne me fera rien. Ou s’il tente quoi que ce soit, je sentirai la réaction de Baxter. Pas que le chien me protègerait de son maître – c’est son maître, justement, et il lui est fidèle -, mais il ne resterait peut-être pas impassible. Sauf ordre d’Alexandre, évidemment, ce qu’il serait capable de faire – mais que je serai presque aussi surement capable de comprendre. Je ne les connaissais peut-être pas tous, mais malgré leur incongruité, j’avais retenu bon nombre d’entre eux. Enfin bref.

Je fronçais les sourcils, en l’entendant me lire de lâcher Baxter. Allons bon, que croyait-il ? Que j’allais faire du mal à son chien ? Le lui voler ? Ca ne semblait pas lui poser de problèmes, quand je me montrais affectueuse avec eux. Je ne lui obéissais pas, en tout cas, mettant fin à ma démonstration d’affection que pour me retourner vers lui et entamer une… bagarre verbale ? conversation ? un peu des deux ? avec lui.

« J’ignore pas que tu fais un caprice, et que ça te passera tôt ou tard. Alexandre. Et je n’ai jamais eu, et n’aurai jamais, la prétention de tout connaître sur toi. De toute façon, qui ici connaît si bien celui que tu es, connait beaucoup de choses sur toi ?

En tout cas, c’est bien, tu diversifies les mots fleuris. T’en as d’autres en stock ? ne t’épuise pas à me dire que je suis une catin, c’est déjà réservé pour mes parents ça. Mais je suis sûre que tu ne manques pas de ressources, vas y, épate moi.
»

Je m’en contrefoutais, qu’il m’insulte. Au contraire, j’appréciais plutôt – enfin, c’était pas la joie ultime, hein, ne vous méprenez pas. Mais entre être insultée comme n’importe quelle personne normale, et être épargnée, protégée, choyée, parce que je n’étais qu’une femme dans un monde de machos, le choix était quand même vite fait.

« J’ai pas dit que ça m’étonnait, j’ai dit que ça me les brisait. Tu veux quoi ? Qu’on se mette sur la gueule comme des hommes, pour qu’on laisse ça derrière nous ? C’est bon, tu supportes pas qu’on appuie quelqu’un d’autre et pas toi, j’ai compris, je sais. Alors maintenant, ravale ta fierté, et arrête de me regarder comme si j’étais une pestiférée ! »

Non mais sans déconner. J’aurai été lépreuse, qu’il m’aurait pas regardé différemment. Quoi que… Il aurait p’t’être essayé de me brûler, pour être sur que j’contamine personne. Ou peut-être pas. Enfin, c’était pas important, j’étais pas lépreuse, et je pense pas que ça soit le plus pressant ou le plus réaliste de nos soucis, que j’devienne peut-être lépreuse.

« Et mon pois chiche t’emmerde, te comporte pas comme si j’étais conne comme mes pieds, ça va, t’es pas con mais t’es pas non plus un putain de Dieu à l’intelligence supérieure. »

Bravo Marielle, belle façon de calmer le jeu. Moyen très performant de le ramener à des considérations meilleures envers toi. On enchaine sur quoi ? Lui dire qu’il était mauvais au pieu ? C’était faux, et je mentais pas. Pas trop. Insulter Baxter ? Non, il était bien trop adorable pour ça et il n’avait rien à voir avec ça. Il me sortit de mes pensées, par sa remarque, et mon sourire fit écho au sien. Je n’ajoutais rien. Que dire de plus, de toute façon ? Le flatter, pour ses prouesses ? Pas mon style. Me jeter des fleurs ? Pas mon style non plus. Même si l’idée de le provoquer en disant que le souvenir que je lui avais laissé ne s’affadissait pas visiblement me ravissait. Mais chaque chose en son temps. Les souvenirs, ça serait pour plus tard. Peut-être. Ou non, selon s’il arrêtait de faire la gueule.

Je relevais le tête, stupéfaite. Non mais sérieusement ? J’avais foutu la merde ? Et lui, c’était le saint esprit, c’était ça ? « Mélange pas les rôles, mon gars. Tu ne fermes pas ta gueule, en temps normal. Et tu vois, au cas où t’aurais pas compris, les infirmières ont pas que ça à foutre, de s’occuper d’un grincheux incapable de se la fermer et de les laisser faire leur travial, quand elles ont à s’occuper d’une multitude de gens. Alors non, j’allais pas me la fermer. Tu peux gueuler, râler, frapper sur quelqu’un même si tu veux – je me propose – mais faire chier les gens débordés qui font leur boulot, ça va un moment. »


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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Sam 1 Mar - 10:45

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »




Franchement, on pourrait réveiller mieux niveau situation, et en plus, je complique les choses avec ma vexation, ma rancune et ma susceptibilité à la c#n. Mais bon, c’est de sa faute à elle aussi, parce qu’elle est ouvertement en train de me mettre les nerfs à vif avec ses réactions à la c#n et qu’en plus, voilà. Certes. Oui, voilà, certes. Et puis d’abord, elle a tort : je ne fais pas de caprice. Vraiment ? Ouais, voilà vraiment. Elle me gonfle, elle me saoule, comme à peu près tout le monde. Je vis dans un monde de poissons rouges ai-je dis à Emmanuel. J’ai oublié de lui préciser qu’en plus, les poissons rouges m’insupportent. Trop cool. « J’ai pas dit que ça m’étonnait, j’ai dit que ça me les brisait. Tu veux quoi ? Qu’on se mette sur la gueule comme des hommes, pour qu’on laisse ça derrière nous ? C’est bon, tu supportes pas qu’on appuie quelqu’un d’autre et pas toi, j’ai compris, je sais. Alors maintenant, ravale ta fierté, et arrête de me regarder comme si j’étais une pestiférée ! » Ravale ma fierté ? Elle veut que je la lui crache à la figure plutôt non ? Parce que c’est bien partie. Na. Voilà. Grandi. Pas envie. Mûri alors ? Encore moins mon kif. Non, vraiment sans déconner… Elle pense quoi, que j’ai changé ? Tu as changé. Ouais, peut être, mais pas question qu’elle le voie, parce que bon, j’ai une sale réputation à tenir. « Et mon pois chiche t’emmerde, te comporte pas comme si j’étais conne comme mes pieds, ça va, t’es pas con mais t’es pas non plus un putain de dieu à l’intelligence supérieure. » J’éclate de rire, sans pouvoir me retenir. Si elle savait… Mais elle n’en saura rien vu ton comportement de merde. Ouais, c’est l’idée en fait. « Ca se saurait si j’étais intelligent. Mais peine perdue, je suis un crétin, et ça fait toute ma classe de beau gosse. » Bravo. Tu gagnes en crédibilité, là, tu le sais ? Parfaitement. C’est l’idée en fait. En général, tout le monde oublie qu’il est plus facile de faire le c#n lorsqu’on est intelligent que le contraire. Ou du moins tout le monde le sait mais ignore que ca arrive parfois. Et c’est cool pour moi. Dans tous les cas, voilà, changeons de sujet. Je pris le premier prétexte qui me vint à l’esprit en l’accusant d’avoir, une fois de plus, foutu la m#rde. Bien sûr, tu n’es que la victime dans cette affaire, c’est bien ça ? Exactement. Et ma mauvaise foi est tout à fait de mon côté. Son air stupéfait me fait moyennement marrer, parce que je suis conscient que j’envenime les choses au lieu de les arranger. Mais est ce que j’avais envisagé une seule seconde d’arranger les choses ? Aucune idée. Je ne me comprends pas parfois, c’est cool parce qu’au moins, je me laisse avoir des surprises et c’est fun. Ou pas. Mais bon. Dans tous les cas, Marielle est pas trop stupide, vu sa réponse. « Mélange pas les rôles, mon gars. Tu ne fermes pas ta gueule, en temps normal. Et tu vois, au cas où t’aurais pas compris, les infirmières ont pas que ça à foutre, de s’occuper d’un grincheux incapable de se la fermer et de les laisser faire leur travail, quand elles ont à s’occuper d’une multitude de gens. Alors non, j’allais pas me la fermer. Tu peux gueuler, râler, frapper sur quelqu’un même si tu veux – je me propose – mais faire chier les gens débordés qui font leur boulot, ça va un moment. » J’écarquille les yeux. « Genre tu continues de prendre leur défense ?! » Et elle a bien raison. « P#tain mais vous êtes tellement chiants. T’avais qu’à m’assommer si t’avais pas envie que je leur gueule à la tronche. Mais qu’est ce que tu veux ? C’est comme Raulne, là, qui râle parce que je l’insulte. Faut pas vous étonner si j’ai un caractère de m#rde. Si vous voulez pas de moi, vous avez qu’à me flinguer, et ça règle tout. » Comment ça, je vais un peu loin dans ma c#nnerie, là ? Elle m’énerve parce qu’elle a raison, et que je m’énerve, et que je m’améliore pas contrairement à ce que je veux me faire croire. C’est ça qui me gonfle. Comme Manu, comme tout le monde, et ben, ils me foutent en pleine tronche ma propre connerie. Et j’aime pas vraiment beaucoup ça… J’hausse les épaules, en me calme aussi vite que je me suis énervé. Influence Valentinienne à n’en pas douter. « Dans tous les cas, ils veulent plus me voir à l’hôpital, j’suis obligé de jouer à Spider Man pour rentrer dans le bâtiment, tu vois le genre. » Oui, j’avais escaladé la façade du truc dans l’idée d’aller voir Valentine. Bon, comme j’avais failli jouer au parachutiste qui tombe sans parachute, j’étais redescendu après avoir tapé la causette avec un civil mais ça, elle avait pas besoin de le savoir. « D’autant plus que mon frère doit bien les avoir brieffé sur ma c#nnerie. » Je ricane à ces mots. J’adore mon frère. Vraiment. Mais je ne lui dirai jamais, et il ne doit jamais le savoir, parce qu’il mérite mieux comme frère qu’un crétin comme moi. Je l’adore, mais il se débrouille toujours pour me gonfler. Je croise les doigts pour qu’il croise pas Raulnichou parce que qui sait quelle idée à la c#n pourrait germer dans sa petite tête de Reh pour me faire chier un peu plus. Toi, toujours toi, encore toi… n’as-tu donc pas assez de ne penser qu’à toi ? C’est une bonne occupation, au moins, j’ai toujours des trucs à dire, je suis un sujet dont il est difficile voire impossible de faire le tour, après tout. Je fais un pas en arrière pour m’adosser au mur, commençant à jouer avec les bandes qui maintiennent mes poignets, théoriquement dans mes gants de boxe que j’ai malheureusement paumé pendant nos déplacements. « Qu’est ce que tu deviens, au fait ? » Moi ? Enterrer la hache de guerre ? Peut être. Faut que j’arrête de faire le c#n, qu’ils ont dit. Et même si je veux pas, j’ai changé. « J’ai pas trop eu l’occaz de te demander, mais qu’est ce que tu fous ici ? » Bah ouais, elle est pas dans notre équipe en théorie. Bon okay, moi aussi je suis un cheveu qui s’est délicatement posé sur la soupe et dont Raulnichou se serait bien passé. En théorie, j’étais juste en Normandie pour assurer la sécurité de la manœuvre militaire, avec d’autres maîtres chiens que j’ai perdus de vue. Vu que je suis dans un régiment para, en plus, ça collait totalement avec la situation. Mais maintenant, on s’en fout du régiment. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on doit obéir, Baxt’ et moi, à Raulnichou, et que ça fait chier. Parce qu’au moins, mes précédents officiers, ils me connaissaient. Et je les respectais. Maintenant, y’avait Raulne qui nous avait ordonné de flinguer des civils et qui me virait du contingent. J’avais pas vraiment gagné au change. « T’es sous les ordres de Raulnichou toi aussi, ou de Comet ? »

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Lun 3 Mar - 16:04

Il m’exaspérait sincèrement. Il était bien gentil, mais ses remarques qui visaient à me blâmer pour son attitude à la con, ça allait pas devoir durer, ou ça allait me taper sur les nerfs. C’était peut-être pour ça que j’étais allée dans son bureau, alors qu’il m’évitait et ne me parlait pas depuis un certain temps – combien exactement ? Je m’en souviens plus, mais ça me gonflait royalement. Je devais faire quoi ? L’insulter comme il m’insultait ? Le féliciter d’avoir progressé dans le stade de l’emmerdement maximum de son prochain ? Ou lui foutre un bon coup de pied dans les parties – ça me calmerait, et il comprendrait que tout n’était pas sans conséquence. Bon, c’est sur que les conséquences n’auraient rien à voir avec l’action, et ça n’allait pas le mettre dans de bonnes dispositions, mais l’idée était tentante… Heureusement qu’il avait explosé de rire, sinon je crois bien que j’aurai été au bout de mon envie – en le frappant, du moins, si ce n’était dans les parties.

Son rire me prit au dépourvu, me faisant froncer les sourcils. Qu’est-ce qu’il trouvait si drôle ? Il me prenait pour une imbécile, c’était ça ? Ses paroles ne me donnaient aucun indice sur ce qui était si drôle, m’irritant encore davantage. « T’es chiant à vouloir te faire plus con que tu ne l’es, tu le sais ? Au mieux, ça te rend cool pour des gamines écervelées qui fantasment sur l’uniforme et s’imaginent que tous les militaires sont des idiots. Mais j’étais peut-être une erreur de parcours, c’est ça qui te fait prendre ton pied en temps normal ? C’est ça que tu cherches dans un couple – c’est pour ça qu’on a été que le plan cul de l’autre mutuellement ? » J’avais pas voulu plus et ça m’arrangeait bien que lui non plus, mais plus forte que ma fierté était l’envie de le charrier. S’il était pas trop buté dans son délire de persécution, il s’en amuserait, comme avant. Enfin, rien n’était gagné, parce que question de fierté il était le champion, et que quoi ce soit dépasse ça était quasi inexistant. Enfin, j’crois que j’avais jamais assisté à une démonstration d’Alexandre mettant sa fierté de côté pour autre chose, en tout cas.

S’il m’avait pris au dépourvu, moi aussi je le prenais au dépourvu. Il s’attendait à quoi ? Que je m’écrase, que je reconnaisse qu’il était un manitou suprême et que j’avais eu tort ? Je laissais échapper un petit rire – ça aurait été tout à fait lui. Mais hors de question de lui donner gain de cause ou de prétendre avoir tort pour le ménager, quand on savait et lui et moi que j’avais raison, et qu’il agissait comme un gamin de… quoi ? 15 ? 16 ans, maximum. « Je continue et je continuerai autant que tu feras le con. Et tu sais bien que si je t’avais assommé, t’en aurais été que plus chiant quand tu te serais réveillé, et tu leur aurais fait payer au centuple par ton humeur de merde et ta connerie. Et tu t’étonnes que Raulne accepte pas que tu l’insultes ? C’est ton supérieur, faut pas qu’on t’apprenne les règles hiérarchiques de l’armée si ? Je levais les yeux au ciel, en l’entendant. Le flinguer, ben tiens donc. Céder à la facilité, se débarrasser d’un problème comme ça – ça aurait pas vraiment posé de problème, en plus, dans le contexte actuel… Enfin moins qu’en temps normal. Ah bah oui bonne idée, tuons toutes les mains qu’on a – ça ferait moins de main d’œuvre, mais moins de bouche à nourrir… T’es con quand tu t’y mets, sérieusement. »

Un peu plus, et je lui aurai foutu une claque. Mais pas la claque d’une femme en colère parce que déçue, trompée, ou je ne sais quoi, non. Une bonne claque pour lui remettre les idées en place, et lui faire arrêter de dire des conneries. Enfin, dans la mesure du possible, fallait pas demander l’impossible ou un miracle non plus… Je le regardais, incrédule, alors qu’il parlait de l’hôpital. Mais qu’est-ce qu’il allait foutre là-bas ? « T’es sérieux là ? Mais pourquoi tu retournes là-bas, déjà ? Et ça t’étonne tant que ça, qu’il veuille pas que tu t’y rendes ? T’as pas un caméscope qui a un peu de batterie par hasard ? je veux dire, si t’essayes d’escalader, filme toi au moins, qu’on puisse en rire un peu jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pile sur rien… »

Ouais bon ok, il accepterait clairement pas que qui que ce soit le film pour se foutre de sa gueule après – c’était bien dommage. Mais je trouverais bien un moyen de me distraire. Ils le faisaient bien, avant, quand ils vivaient à la dure. Enfin bref. Je me reconcentrais sur ce qu’Alexandre me disait. « Ton frère est là ? Depuis quand ? Enfin, au moins, il aurait pas eu tort de les prévenir… Qui sait, des fois que tu parviennes réellement à entrer après avoir fait ton kamikaze… » Ouais parce que bon, s’il cherchait à rentrer en douce, c’était forcément pour mettre la merde ou faire une blague digne de lui – soit bien chiante à réparer -, non ?

« J’te dirai bien que je vis le train train quotidien, mais de un ça serait chiant, de deux c’est plus vrai depuis quelques mois maintenant, et de trois, bah, tout est chamboulé là. Bref, j’vivais ma petite vie tranquille, j’habitais même avec quelqu’un. Et j’ai été dépêchée dans le coin avec mon escadrille, ils se sont tous fait abattre par des chasseurs inconnus et moi je dois ma survie que parce que j’ai pu m’éjecter à temps. C’est Raulne qui m’a trouvée. » Et maintenant, je lui obéissais. J’y étais pas tenue, en soi, c’était pas mon supérieur et j’avais atteint le même niveau hiérarchique. Et puis j’appartenais pas à son groupe. Mais je le faisais. Parce que si je tentais de prendre la tête des choses, ça foutrait la merde. Et ça l’était déjà bien assez comme ça. Et puis c’était pas mon rôle, de diriger quoi que ce soit, et j’avais pas envie que ça le soit. Et puis, tout ce qu’il faisait avait du sens. Pour le moment en tout cas. Même si ça se prouvait chiant par moment. « J’écoute et approuve ce que dit Raulne, et je l’aide. » En somme, j’étais un peu un électron libre mais pas vraiment… « Et toi du coup, comment tu t’es retrouvé avec Raulne et Comet ? »


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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Lun 17 Mar - 14:16

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.  »




J'explose de rire lorsqu'elle met en doute mon intelligence. Si ça peut te rassurer, elle fait plus que la mettre en doute, là. Tant mieux, c'est l'important. Si même elle, elle ne se doute de rien, c'est parfait. Mais pourquoi est ce si important pour toi, Alexandre ? Je l'ignore. Au départ, c'était un jeu mêlé d'une nécessité. Puis c'est devenu un impératif. Et finalement, c'est devenu un véritable réflexe. Être intelligent, c'est une plaie, et les gens ne se rendent pas compte à quel point. Une véritable plaie béante que tous les jours les personnes saupoudrent de sel. Mais le pire, c'est lorsqu'ils versent dessus le citron de la responsabilité et de l'attente. Je déteste lorsque les gens attendent quelque chose de moi. Je hais lorsqu'on compte sur moi. Tu as peur de quoi Alexandre ? De ne pas être au niveau ? Je ne veux pas répondre à ça, et je préfère l'écouter. « T’es chiant à vouloir te faire plus con que tu ne l’es, tu le sais ? Au mieux, ça te rend cool pour des gamines écervelées qui fantasment sur l’uniforme et s’imaginent que tous les militaires sont des idiots. Mais j’étais peut-être une erreur de parcours, c’est ça qui te fait prendre ton pied en temps normal ? C’est ça que tu cherches dans un couple – c’est pour ça qu’on a été que le plan cul de l’autre mutuellement ? » Je lui fais une petite moue moqueuse, reprenant le contrôle de mon visage et de mes émotions. C'est une plaie d'être intelligent, et c'est encore plus un bonheur d'être un crétin. « Tu regrettes de n'avoir pas été plus qu'un plan cul, Marielle ? Comme c'est touchant ! » Oui, je me fous ouvertemnet de sa tronche. A l'époque, déjà, j'étais le plus jeune de mon groupe de maîtres chiens, et j'étais le rigolo de service. Alors elle savait dès le début que sitôt la formation finie, j'allais me barrer et ne pas donner de nouvelles. Un genre d'accord implicite, en gros. Encore. Dans tous les cas, la conversation prend un tour à la c#n, et je m'énerve. Si elle ne voulait me faire taire, elle n'avait qu'à m'assommer sur le moment. Elle n'a pas le droit de râler, je suis le seul à avoir officiellement le droit, parce que j'estime être la seule victime du lot. Mais bien sûr... tu ne te convaincs même pas toi même de cette c#nnerie, tu sais... Bien sûr que je sais, et alors ? « Je continue et je continuerai autant que tu feras le con. Et tu sais bien que si je t’avais assommé, t’en aurais été que plus chiant quand tu te serais réveillé, et tu leur aurais fait payer au centuple par ton humeur de merde et ta connerie. Et tu t’étonnes que Raulne accepte pas que tu l’insultes ? C’est ton supérieur, faut pas qu’on t’apprenne les règles hiérarchiques de l’armée si ?Ah bah oui bonne idée, tuons toutes les mains qu’on a – ça ferait moins de main d’œuvre, mais moins de bouche à nourrir… T’es con quand tu t’y mets, sérieusement. » « Mais je sais que je suis con, Marielle, pas besoin de me le répéter. Je suis con, un cas désespéré, un crétin et un imbécile, mais je me supporte très bien depuis vingt quatre ans, vous avez qu'à faire des efforts. » Je me rends compte quand je lui propose de me flinguer que ça fait plusieurs fois que je songe à quel point ne pas m'avoir dans leurs pattes rendraient la vie de ceux à qui je peux tenir – et qui s'obstinent à me fréquenter – bien plus simple. Emmanuel, tout d'abord. Valentine, toujours. Et je viens de redire en riant à Marielle à quel point je suis conscient d'être un gamin insupportable et insupporté. Parce que le pire, j'imagine, dans tout ça, c'est que je suis conscient de la multitude de défauts que toute l'intelligence du monde ne pourrait rattraper. Je suis c#n, mais plus que ça. Et ça va devenir très craignos. Autant pour eux que pour moi. Je tente de changer de sujet en parlant de l'hôpital où je n'ai plus vraiment le droit d'aller. En même temps, il doit y avoir Manu, et il y a Etienne. Et avec de la chance je pourrais même faire un combo avec l'autre blondasse à qui j'avais aidé à prendre un bain. « T’es sérieux là ? Mais pourquoi tu retournes là-bas, déjà ? Et ça t’étonne tant que ça, qu’il veuille pas que tu t’y rendes ? T’as pas un caméscope qui a un peu de batterie par hasard ? je veux dire, si t’essayes d’escalader, filme toi au moins, qu’on puisse en rire un peu jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pile sur rien… » J'éclate de rire à l'idée de me filmer. Je serais bien partant pour, à condition qu'on me laisse faire ce que je veux. Et que je puisse épater la galerie en me la jouant spiderman doué, pas comme la dernière fois où j'avais failli faire un remake de “la crêpe qui s'était viandée magistralement”. Finalement, encore une fois, j'essaye de changer de sujet. Pourquoi parler de Manu ? Esquivons les problèmes: qu'est ce que tu fais de beau de ta vie, Marielle ? « J’te dirai bien que je vis le train train quotidien, mais de un ça serait chiant, de deux c’est plus vrai depuis quelques mois maintenant, et de trois, bah, tout est chamboulé là. Bref, j’vivais ma petite vie tranquille, j’habitais même avec quelqu’un. Et j’ai été dépêchée dans le coin avec mon escadrille, ils se sont tous fait abattre par des chasseurs inconnus et moi je dois ma survie que parce que j’ai pu m’éjecter à temps. C’est Raulne qui m’a trouvée. J’écoute et approuve ce que dit Raulne, et je l’aide. Et toi du coup, comment tu t’es retrouvé avec Raulne et Comet ? » J'arque un sourcil, dédaignant sa dernière réponse pour le moment. « Pitié, ne va pas me faire la morale à la Raulne si j'ai à nouveau envie de lui foutre mon poing dans la tronche. Osef que ce soit mon supérieur, hein, c'est pas lui mon officier en théorie. Même si le mien, j'crois qu'il est mort. » J'hausse les épaules devant cette fatalité. « D'ailleurs, ça me fait bien chier, parce qu'il s'était habitué à mon caractère de m#rde au bout de... » Je fais semblant de calculer mentalement. « ça faisait trois ans que j'étais avec lui, je crois. » J'hausse à nouveau les épaules avant de me baisser pour grattouiller Baxter derrière les oreilles. « On était supposé faire la sécu pour les manoeuvres, et quand ça a été la m#rde, on est remonté tous ensemble vers Cherbourg, et quand on nous a bombarbés, et bah... la chaos total. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé là, comme un chewing-gum qui n'a rien demandé à personne qui se retrouve à être collé à la chaussure de Raulnichou. Du coup ça l'emmerde et ça m'emmerde aussi. Le truc c'est que je ne sais même pas si je dois être rattachéà Comet ou à Philou, c'est un peu la m#rde. Alors je me contente de faire ce que je sais faire de mieux. » Et un grand sourire, un ! Mon plus grand atout en tant que maître chien, c'est Baxter et ma capacité à le gérer. Alors du coup, pour le reste, je suis polyvalent. Baxter est patrouilleur, je suis patrouilleur. Baxter est éclaireur, je suis éclaireur. Baxter est c#n, je suis c#n. La seule différence, c'est que Baxter m'obéit et m'adore. Moi, je me déteste et je fais tout pour être le plus imprévisible possible, autant pour les autres que pour moi. « Tu disais que tu habitais avec quelqu'un. Tu le droguais ? » Petit sourire narquois.

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Mer 26 Mar - 16:51

Je lui adressais un regard sceptique, alors qu’il explosait de rire. Sans le moindre doute, Alexandre avait bon nombre de réactions inattendues, et incompréhensibles – celle la n’était pas la première, aussi j’abandonnais de comprendre. Je m’en foutais, au final, de ce qui pouvait bien le faire rire – je n’étais pas si peu assurée, au point de prendre ombrage de son rire incompréhensible. J’attendais donc qu’il se calme donc, m’agenouillant à côté de Baxter, le caressant à nouveau. Provocation ? Pas le moins du monde. Qu’Alexandre apprécie ou non, je n’en avais rien à foutre, j’aimais le chien et il m’aimait aussi, je n’allais pas ne pas m’en approcher juste parce que ça déplaisait à son maître. Il n’avait qu’à pas l’amener partout, s’il ne voulait pas que les autres le voient… La plupart des hommes étaient comme ça, à vouloir soit éviter soit caresser un chien, quand ils en voyaient. Bon, en soit, je le pensais pas : je n’aurai pas abandonné le mien si j’en avais un.

Je laissais échapper un rire moqueur, alors qu’il affirmait que je regrettais n’avoir été qu’un plan cul. C’était bien mal me connaître. Avoir davantage qu’une relation charnelle avec quelqu’un n’était pas vraiment dans mes habitudes – carrément pas, même, en fait. Thomas était une exception, et encore… L’exclusivité n’était pas vraiment une chose acquise dans notre relation. « Oui, en fait, tu as raison, je me morfonds depuis que tu es parti, j’en pleure tous les soirs et mon cœur souffre toujours de la plaie béante que tu y as creusée. »

Je me tus, sur cette phrase – le sarcasme présent dans ma voix ne faisait aucun doute, et mon dédain quant à ce qu’il avançait comme potentiellement vrai non plus. Nos quelques nuits passées ensemble n’avaient aucun intérêt à mes yeux, et ne se serait-il pas trouvé à Louisville que je n’y aurai probablement plus jamais repensé. Je levais les yeux au ciel, alors qu’il affirmait se supporter depuis vingt-quatre ans, et que l’on n’avait qu’à faire des efforts. Pour peu, rien que pour lui démontrer à quel point il était imbuvable, je l’aurai mimé et l’aurai confronté à sa chiantise. « Tu veux qu’on teste, voir si tu supporterais quelqu’un comme toi ? Le seul dont on doit saluer la force ici, c’est Baxter – il supporte sans broncher ton caractère casse-couilles, quotidiennement, depuis un certain nombre d’années. Et mieux, il t’apprécie dans ton entièreté, et ça c’est un véritable miracle. »

Je levais les yeux au ciel, à nouveau, alors qu’il arquait son sourcil, et défendait à nouveau son bon droit de se foutre sur la gueule avec Raulne, et qu’il n’en avait rien à foutre que ça ne soit pas son supérieur. « Il a un grade plus haut que le tien, tu obéis, point. Que ton officier soit mort ou pas. Il est pas là ; alors tu te soumets au plus hauts gradés. A Comet, à Raulne. A moi, même, si ça devait arriver. Mais je ne le dirai pas pour le moment, inutile de remettre de l’huile sur le feu. Je m’étais relevée, entre temps, avant qu’il ne se baisse à son tour, et se mette à m’expliquer ce qui lui était arrivé.

« Ca vous emmerde peut-être l’un comme l’autre, mais en prendre chacun votre parti ne vous tuerait pas… Et si tu sais pas à qui t’es rattaché, tu demandes. Ou tu considères que tu l’es aux deux – de toute façon, si l’un ou l’autre te dit quoi faire, t’obéis, point. Pourquoi t’emmerder à essayer de savoir de qui tu dépends ? Des deux, ni plus ni moins. Je reprenais un ton railleur, alors que je réagissais à la dernière phrase de son micro monologue. Tu fais quoi de mieux, râler, gueuler ? »

Je parlais de manière railleuse, mais gentiment moqueuse, agréable. Je ne méprisais pas ce qu’il venait de me dire, je le charriais juste. Mais ça n’allait pas durer. « Non, c’est pas dans mon habitude, j’essaye pas de leurrer les gens en passant pour une idiote moi, je leur donne la vérité, et ils choisissent en connaissance de cause. Mais ça doit peut-être te dépasser, c’est ton mode opératoire, toi, la drogue ? »

Je le frappais légèrement à la tête, pour lui faire passer l’idée de dire des conneries comme ça.

|HJ| Un peu pourri, désolée x.x


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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Lun 7 Avr - 12:59

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.  »




J’aimerai bien dire que je m’en contrefiche de ce qu’elle peut penser de moi. J’aimerai sourire à ce qu’elle me dit, ne pas me soucier de ses ricanements, ne pas voir qu’elle veut me provoquer en s’appropriant ainsi Baxter qui est ravi d’avoir des câlins. J’aimerai pouvoir dire tout ça sans sourciller, et il faut bien se le dire, je peux le faire. Sans souci. Quant à le penser… malheureusement, ce n’est pas aussi facile. Qu’elle rebondisse sur mes propos en se les appropriant et en se moquant de moi, sur la lignée de ce que j’ai pu dire, j’ai beau continuer à rire et sourire, ça me blesse. Je sais bien qu’avec elle, c’était juste une passade. Je ne l’ai jamais considéré autrement, elle aussi. Alors pourquoi est ce passablement important pour moi qu’elle en ait un bon souvenir, t pourquoi ramener le sujet sur le tapis alors qu’il y a Valentine dans ma vie, et que je veux actuellement qu’elle soit la seule ? Merci de le préciser… Je n’en sais rien. J’ai besoin de me rassurer. J’ai beaucoup de potes, pas beaucoup d’amis, et même si avec Marielle, on peut pas vraiment parler d’amitié entre nous deux, et bien… vu les temps qui courent et vu la m#rde qui ne fait que nous tomber dessus – sous forme de flocons de cendres grisâtres, j’ai besoin de plus en plus que les gens m’apprécient, même si je sais cette simple pensée égoïste. J’ai besoin qu’ils m’apprécient, parce que je me déteste et que je me rends bien compte qu’à ce rythme là, je vais finir en dépression, et ça, ça ferait bien mal à mon ego, si fragile et mignon. Ton ego, fragile ? Oui, tout à fait. Okay, tu te détestes, mais tu es aussi l’une des personnes les plus égocentriques que je connaisse. Parce que tu as déjà visité d’autres cerveaux peut être ? Et sinon, le simple fait que je me parle de plus en plus souvent à moi-même peut achever de convaincre n’importe quelle personne que je commence à totalement dérailler. Nous en venons à parler de Raulnichou, de Baxter, de moi-même, et elle m’affirme une nouvelle fois ce dont je suis parfaitement convaincu : qu’il est dur de me supporter. Tant mieux. Jusque là, ça a toujours été mon but. Sauf que je me rends compte que j’ai peut être fui en réalité, et qu’il est bien plus simple de se faire détester que de se faire apprécier. Mais en quoi serait-ce utile que les gens m’apprécient ? Ils commenceraient à croire qu’ils me connaissent, qu’ils me comprennent, et ils deviendraient encore plus stupides qu’ils ne pouvaient déjà l’être. Comme Marielle peut l’être à cet instant, lorsqu’elle m’expose consciemment ce que je sais pertinemment de manière théorique, et que je refuse d’appliquer en pratique. Oui, Raulne est plus gradé que moi, et alors ? Ce n’est pas parce qu’il a trois trucs dorés en plus sur son uniforme qu’il a le droit de me chier à la tronche. Et que je n’ai pas le droit de lui répondre de la même manière. Obéir, déjà j’ai du mal. M’abaisser à me soumettre à sa c#nnerie, sérieux j’ai des doutes. « Ca vous emmerde peut-être l’un comme l’autre, mais en prendre chacun votre parti ne vous tuerait pas… Et si tu sais pas à qui t’es rattaché, tu demandes. Ou tu considères que tu l’es aux deux – de toute façon, si l’un ou l’autre te dit quoi faire, t’obéis, point. Pourquoi t’emmerder à essayer de savoir de qui tu dépends ? Des deux, ni plus ni moins. Tu fais quoi de mieux, râler, gueuler ? » Elle en rit, perso, je ne trouve pas ça drôle. J’ai besoin de structure, j’en suis conscient. J’ai besoin d’un mec qui me regarde entre quatre yeux et qui m’explique le pourquoi du comment. Et qu’il soit patient, plus que moi d’ailleurs, histoire que j’en vienne à le respecter. Pas forcément l’apprécier – par défaut, ça m’écoeure pas mal d’ailleurs, j’apprécie la plupart des gens. Je déteste juste qu’ils m’apprécient, eux – mais le respecter. Il y en a pas beaucoup qui y sont parvenus. Mon prof de maths, toujours, un ou deux officiers. Trois quatre potes de promo. Manu. Ca, c’est pour ceux qui sont placés plus haut que moi dans une certaine hiérarchie. Et bien Raulne, il s’en fout que je le respecte, et en prime, il s’en fout de ma tronche. Donc j’ai décidé que j’en ai rien à foutre moi aussi. Je ne le respecte pas, et il peut toujours courir pour que je lui obéisse aveuglément, ce c#n. « J’m’en fiche qu’on me dise à qui j’suis rattaché. Tant que j’ai pas choisi, ou que je ne sais officiellement pas, ce qui revient au même, au moins, c’est calé, ils ont pas à me faire chier. Et j’suis aussi doué pour râler et gueuler que pour faire du parapente, alors… » Malgré son ton pas trop agressif – elle tente de faire de l’humour ? – j’ai réagi un peu sur la défensive. C’est pour ça que je termine en parlant de parapente. Je doute qu’elle me prenne au sérieux plus d’une seconde, même si elle doit se douter que j’aime à peu près tous les sports à risque, en altitude, et qui demandent un certain cran. Saut à l’élastique, parachutisme, parapente, ski en hors piste… Et râler et gueuler, qui sont des sports à leur façon. Dans tous les cas, je ne m’attarde pas sur le sujet, divergeant direct sur son hypothétique relation – elle en couple sérieux ? laissez moi rire… - et sur le pauvre mec. Histoire de changer de conversation. Et d’aller sur un terrain moins glissant… « Non, c’est pas dans mon habitude, j’essaye pas de leurrer les gens en passant pour une idiote moi, je leur donne la vérité, et ils choisissent en connaissance de cause. Mais ça doit peut-être te dépasser, c’est ton mode opératoire, toi, la drogue ? » ou pas. Elle a accompagné ses mots d’une petite frappe, que je n’ai même pas chercher à éviter, avec un sourire goguenard aux lèvres. « Mon mode opératoire ? La drogue ? Non, du tout. Comme tu l’as dit, je préfère la c#nnerie, c’est plus glamour. Et les filles sont moins intimidées par un crétin que par un Newton en puissance, tu ne crois pas ? » Bon okay, j’exagère. Je n’ai pas le QI de Newton, le mec le plus intelligent connu à ce jour après estimation, juste celui de Mozart, mais bon. Y’a l’idée, et je doute qu’elle s’embarrasse des comparaisons parfaites entre les QI exacts. Sauf si elle est aussi timbrée que moi, mais ça m’étonnerait pas mal. Je suis le seul, en général, à m’attarder sur des questions dans ce genre. D’ailleurs… « Mais bon, en parlant de drogue, ça te dit de t’entraîner avec moi ? » Mais où s’est donc carapatée mon animosité ? J’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’elle est partie, au loin. Je ne sais même pas quand… elle va, elle vient, elle se cache et me fait des feintes. J’hausse mentalement les épaules : c’est comme elle veut de toute manière. « Je me défoulais avant que tu viennes m’interrompre et que je déforme un peu la réalité n’est pas gênant, . Sauf si t’as autre chose à faire. » et en oubliant que j’ai, moi, encore des choses à faire. Pour Raulnichou, d’ailleurs. Et qu’elle ne me pose pas la question, je n’ai pas envie de me faire gronder, ni de retourner m’énerver sur un papier, que je dois recommencer d’ailleurs vu que Baxter a bouffé ma première version.

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Mer 9 Avr - 19:48

Alexandre était anormalement silencieux – pas énormément, et peut-être me trompais-je totalement, mais qu’il ne réagisse pas du tac au tac par une remarque qui se veut drôle était inhabituel. Surprenant. Etais-je en mesure de comprendre ce qui lui traversait l’esprit ? Nullement. Peu importait. Je haussais les épaules, plus pour moi que pour lui. S’il voulait partager ce qu’il avait en tête, il le ferait. Ou peut-être pas. On verra bien. Il avait quand même l’air de partir plutôt loin. Je chassais toutefois bien vite ces pensées de ma tête – cela ne me regardait pas, et ne me regarderait que s’il décidait de m’inclure dans le cheminement de ses pensées.

Ca ne m’empêchait pas de parler, de poursuivre le cheminement de mes pensées. Je n’étais pas du style à opérer un grand silence, et à laisser les blancs s’installer. Les blancs, c’était très bien quand j’étais seule, en face à face avec moi-même, pas quand j’étais en compagnie d’autres personnes. Tout dépendait en compagnie de qui, au fond, mais il y avait souvent une anomalie lorsque le silence tombait de cette manière au cours d’une discussion. Qu’un blanc survienne comme ça était rarement la conséquence d’une entente parfaite au point que les gens puissent demeurer ensemble dans le silence.

Enfin bref. Alexandre. Le silence qui commençait à devenir pesant à mes yeux. « Tire pas la tronche, je te charie, c’est toi qui a commencé en disant que t’étais indispensable à ma vie alors qu’on s’est pas vus depuis un bout de temps… » Et que t’as commencé par me faire la gueule et te comporter comme un petit crétin. Bon, là, je savais pas vraiment s’il tirait la tronche ou pas, rien ne le prouvait, mais son silence était pas normal. Alors j’allais pas en rajouter en le faisant sortir de ses gonds en lui rappelant ce pourquoi je lui avais proposé qu’on se mette sur la gueule, à peine un peu plus tôt.

Je fronçais les sourcils, alors qu’il disait que tant qu’il aurait pas choisi, ça reviendrait au même. Il comprenait décidemment pas… Il avait un soucis avec l’autorité, je savais pas pourquoi, mais une chose était sûre, l’armée avait pas amélioré ça. Ca lui causerait des problèmes bien plus que des insultes et des poings échangés avec Raulne, un jour. Je refronçais les sourcils en l’entendant parler du parapente et de râler et gueuler… Il voulait me dire quoi, là ? Qu’il était réellement doué pour le parapente ? Ou il se tentait à plaisanter – sans que je comprenne, de toute évidence. Je relevais pas, mais j’allais pas le laisser se renfrogner sur le sujet de son supérieur.

« Eh, tu sais quoi, je suis officier aussi, donc tu te mets dans le crâne que tu m’obéis, et je saurai te botter le cul quand il faut, et aussi te donner ta récompense comme à Baxter quand il fait du bon travail. » Bon ok, j’admets, je me foutais clairement de sa gueule, et un peu de la mienne, par la même occasion. J’avais jamais eu à diriger quoi que ce soit, et soyons franche, jamais Alexandre ne se laisserait convaincre d’être sous mes ordres – pour sûr, ce serait moins pire que Raulne, mais il ne pourrait me considérer comme une chef. Et je m’en foutais, en soi, je le voulais pas. « Et tu serais doué en parapente comme tu l’as pour râler et gueuler, que ça m’étonnerait pas beaucoup. » Là. Il comprendrait ou non que j’ai pas compris, mais c’était dit.

« Le summum du glamour, ouais. Moi perso, un mec teubé, je me l’imagine à se gratter les bijoux devant la télé, à faire des commentaires de gros beauf sur toutes les meufs un peu dénudées qui lui passent devant les yeux, parce qu’il a la vie sexuelle d’une moule accrochée seule à son rocher et qui arrive pas à s’en détacher. Mais bon, hein, si ça te convient… » Bon, ok, clairement, je grossissais le trait. Et clairement j’avais tort. Mais c’est pas comme si j’étais sérieuse, ou comme s’il allait le prendre pour tel… Et puis, on avait eu notre période, même si c’était décontracté, sans contrainte et sans envie de futur commun pour l’un ou l’autre, donc s’il pensait que je le considérais comme une gros dégueulasse, bah... C’était son problème. « Et pour l’intelligence, je peux pas te dire, pas vraiment la principale qualité des gens que je fréquente. » Je sonnais peut-être cynique, mais c’était vrai – fallait pas être Einstein pour entrer à l’armée. Fallait pas être le premier bouseux, mais quand même… J’étais parfaitement lucide que j’étais pas non plus un modèle d’intelligence, parfois.

« Mais si je t’interromps, je peux retourner à ma paperasse, c’est pas grave. Ou alors je peux aller faire se balader Baxter… Hein, ça te plairait, mon beau ? dis-je en m’agenouillant à nouveau à sa hauteur. Non bon j’déconne, il aura sa promenade après, allons-y ! Tu continues la boxe ? »


I'm waking up to ash and dust,
I wipe my brow and I sweat my rust, I'm breathing in the chemicals, I'm breaking in, shaping up, then checking out on the prison bus, This is it, the apocalypse.

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MessageSujet: Re: « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » [Livre I - Terminé]   Mer 16 Avr - 12:42

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.  »




Je ne sais pas si ça se voit, mais je me la ferme à moitié depuis quelques minutes. Enfin… si ça se voit, façon de parler. Si ça se sent plutôt. Bref, si Marielle l’entend, le remarque, et le note. Pace que je sais pas si elle sait, mais la discrétion et moi on s’entend aussi bien qu’un cafard et une semelle : j’apprécie tout particulièrement entre le craquement de sa carapace écrasée sous mon poids et le mouvement délicat de cheville qui amène à sa mort. Dans tous les cas, même si elle ne l’a pas remarqué, j’observe qu’elle a le même amour que moi pour le silence. Elle ne laisse pas vraiment de blanc, rebondissant sur la moindre pause pour continuer à m’offrir ses réflexions tout à fait inutiles et futiles et chiantes. Moi ? De mauvaise foi ? Bien sûr que oui, c’est l’une de mes marques de fabrique, parmi tant d’autres de ces qualités que l’on nomme si souvent défauts sans que je ne comprenne réellement pourquoi. Donc bref. Je parle moins. Et pour cause : je réfléchis. J’encaisse, accessoirement. J’essaye d’étrangler la pointe de vexation et la blessure qui se creuse devant ses mots à elle, sans qu’elle le remarque, ce qui n’est pas des plus évidents. Et qui est un échec total vu ce qu’elle me dit : « Tire pas la tronche, je te charie, c’est toi qui as commencé en disant que t’étais indispensable à ma vie alors qu’on s’est pas vus depuis un bout de temps… » Ouais, je sais, mais bon. J’apprécie quand même pas des masses, parce que je n’aime pas vraiment me remettre en question, et que là, je suis en plein dedans. Dans tous les cas, je dévie le sujet, et on part du côté de Raulnichou et de la hiérarchie, chose que j’adore parmi tant d’autre. Ironie ? Sans blague… Je hais l’autorité, c’est bien pour ça que je me suis retrouvé avec cet uniforme : poussant l’esprit de contradiction à son maximum je suis partie dans la branche qui me correspondait presque le moins. Pire, y’aurait eu un truc qui demande de la patience, du genre psy ou des c#nneries dans le genre. Mais là, sérieux, ça aurait été totalement stupide. Parce qu’entrer dans l’armée, ce n’est pas stupide comme décision ? Non, c’est parfaitement et logiquement illogique, il faut me croire. Et voilà que je suis encore parti très loin, et que je raccroche les wagons que lorsqu’elle décide de me prendre la tête avec les grades. « Eh, tu sais quoi, je suis officier aussi, donc tu te mets dans le crâne que tu m’obéis, et je saurai te botter le cul quand il faut, et aussi te donner ta récompense comme à Baxter quand il fait du bon travail. Et tu serais doué en parapente comme tu l’es pour râler et gueuler, que ça m’étonnerait pas beaucoup. » J’arque un sourcil. C’est quoi, ça ? Un… compliment ? Ou un truc dans le genre ? Par réflexe, je m’apprête à lui balancer un Ouais, normal, j’suis un génie j’te rappelle aussi sérieux que l’accent provençal puisse l’être, mais je modifie in extremis mes propos, en combattant mes réflexes défensifs. « C’est que niveau saut, j’ai eu un bon instructeur. » Le clin d’œil qui va avec me semble de trop, aussi rajoute-je une petite pique concernant son pseudo-mec (ouais, je suis toujours sceptique) et la drogue. Et à sa réponse, je précise que je préfère la c#nnerie à toutes substances illicites, que j’ai l’intelligence d’éviter depuis mes quatorze ans, histoire de ne pas aggraver mon cas, parce que de doute manière, c’est plus glamour. Ouais. « Le summum du glamour, ouais. Moi perso, un mec teubé, je me l’imagine à se gratter les bijoux devant la télé, à faire des commentaires de gros beauf sur toutes les meufs un peu dénudées qui lui passent devant les yeux, parce qu’il a la vie sexuelle d’une moule accrochée seule à son rocher et qui arrive pas à s’en détacher. Mais bon, hein, si ça te convient… » J’éclate de rire, profitant de l’opportunité pour évacuer toute la tension que j’ai pu accumuler depuis plusieurs minutes. J’adore l’image, et ça me rappelle pourquoi je l’ai direct appréciée. « J’savais pas que tu m’espionnais le samedi soir ! T’as juste oublié la bière et les vestiges d’une pizza pour compléter le tableau… » Mon rire s’accentue légèrement lorsque je me représente la scène, et que je me dis qu’il me faudrait des années de travail acharné pour arriver à un tel niveau de c#nnerie. Un objectif à atteindre, à n’en pas douter. « Et pour l’intelligence, je peux pas te dire, pas vraiment la principale qualité des gens que je fréquente. » Mon rire n’est pas près de s’arrêter de toute évidence, mais ça fait du bien. Parce que c’est un moyen comme un autre de décompresser. « C’est sûr que vu la bande de limace qu’on se traîne, si tu cherches dans le high level, tu vas être vite limitée ! » Ca me faire rire qu’elle considère les autres comme pas forcément très intelligents. Qu’ai-je dit à Manu déjà ? Que je vis dans un monde de poissons rouges ? Et bien, qu’elle expérimente la chose à son niveau, pour peut être, plus tard, conceptualiser ce que je ressens lorsque je pars dans des explications un peu techniques, et que je me retrouve vite solo. Une nouvelle fois, je saute du coq à l’âne pour changer de sujet, et lui proposer de s’entraîner avec moi. Si elle a pas envie de faire autre chose. « Mais si je t’interromps, je peux retourner à ma paperasse, c’est pas grave. Ou alors je peux aller faire se balader Baxter… Hein, ça te plairait, mon beau ? Non bon j’déconne, il aura sa promenade après, allons-y ! Tu continues la boxe ? » J’ai automatiquement froncé les sourcils lorsqu’elle a parlé de promener Baxter. Ma possessivité n’a pas beaucoup de limites en général lorsqu’on parle de mon chien. C’est le mien, à moi, et il n’y a guère que moi qui ai le droit de décider qui peut le promener. Heureusement qu’elle s’est reprise, d’ailleurs, désenclenchant la bombe avant que le décompte n’ait sérieusement commencé. J’hausse les épaules devant sa dernière question, en commençant à remettre mes bandes autour de mes poignets, montant dans la paume de ma main, couvrant mes articulations. « Ouaip, toujours. Ca me permet de me détendre et d’éviter de frapper quelqu’un d’autre. » D’un mouvement de tête et un claquement de langue, j’indique à Baxter qu’il peut se recoucher, et je le vois du coin de l’œil s’exécuter, posant sa grosse tête sur ses pattes avant. Je fouille dans mes poches, cherchant des bandes à prêter à Marielle. Forcément, j’en ai pas cinquante mille, aussi avant de les fixer totalement, je les déroule et les lui tends. « Tiens, mets ça, ça t’évitera de t’esquinter les poignets vu que t’es pas méga échauffée, tu risques plus que moi. » Pas de condescendance dans mes propos, étrangement. La boxe, faut pas croire, c’est mon truc. J’ai commencé à en fait vers mes huit ans, j’ai cessé d’en faire en club à mes seize ans lorsque je suis rentré à Autun, mais j’avais des sacs de sable à disposition là bas. Et toujours depuis. Y’en a qui se passionnent pour le tennis, les jeux de rôle ou d’autres c#nneries, moi c’est la boxe, les maths et la balistique. Chacun son truc, quoi. Et le mieux, c’est que j’ai le droit d’être un crack en boxe, vu que j’en ai fait longtemps. L’intelligence ne rentre en rien dans l’équation, alors c’est pas grave si on se doute de quelque chose… « J’sais plus si t’as déjà eu des cours de boxe. J’ai du t’en donner, quand on était ensemble mais bon on va dire que t’as tout oublié, c’plus simple pour la limace que je suis. » Je lui tire la langue, sur un ton rieur. Et gamin. Mais je suis un gamin, alors ce n’est pas grave. « Comme on n’a pas de sac de sable, et que j’ai bien envie de te foutre un gnon, je te propose qu’on s’échauffe tranquillou sans adversaire, et ensuite on se fait un micro combat sans bobo et juste à coups dosés. » Et donc elle n’a aucune chance de m’atteindre, parce que même si je la sous estime pas des masses, j’ai l’expérience avec moi. Et je sais que je suis plus rapide qu’elle. Plus petit, moins précis, mais quand j’envoie un direct ou un uppercut dans la gueule d’un adversaire, il a généralement pas le temps de le voir venir et surtout pas la foi de s’en remettre cash-pistache. « Tu veux que je te montre les trucs de base ? » Avant qu'elle ne puisse répondre, toutefois, une voix s'élève à l'embrasure de la porte: « Reh, arrête de draguer, t'as des comptes à faire je te rappelle » L'un des mecs de l'unité avec qui j'ai un peu sympathisé. Je lève les yeux au ciel en me tournant vers lui. « Fais pas chier Christophe, tu peux très bien le faire si tu penses que c'est important ! Faut pas être superman pour multiplier deux chiffres... » Je sens le coup foireux venir, rien qu'en remarquant son petit sourire et en le voyant s'adosser au mur et croiser les bras. « Sérieux ? 473 fois 15 divisé par 5 » Je le regarde sans comprendre, m'écartant de Marielle que j'ai déjà oubliée. « 1419 pourquoi ? A quoi tu joues, mec ?» Je le vois ricaner et je comprends avec un temps de retard que je me suis foutu dans le piège comme un gros blaireau. « Nan, c'était juste pour confirmer ce que je pensais. Allez, Calculator, retourne donc à tes papiers et laisse les débiles comme moi draguer des meufs comme elle. » Je le déteste et je le lui fais comprendre en lui foutant mon poing dans la tronche, sans y mettre toute ma puissance pour autant. Il fait partie de ceux qui ont compris rapidement que j'étais un genre de phénomène dès qu'on parlait sciences brutes comme maths ou physiques. « Pȝtain t'es trop cȝn. » lui fais-je en secouant la tête et en récupérant mes affaires, tapotant au passage la tête de mon chien avant de me tourner vers Marielle. Mȝrde. J'espère qu'elle a été sourde ces dernières minutes. « En fait, faut que je file. Passe mes bandes à Christophe, il me les rendra. »

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