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MessageSujet: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mar 28 Jan - 21:08

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Je venais enfin de fini la moitié de ma longue garde et j’étais complètement creuvée. J’avais des cernes comme pas possible et des poches sous les yeux. Bref, j’avais une mine affreuse. J’étais de plus en plus facilement lessivé depuis que j’avais moins d’apport nutritif. C’était indéniable, cela jouait de plus en plus sur mon état de santé et mon endurance en règle générale. Heureusement, j’avais eu le droit à une pause. Deux heures. Cela me permettrait de décompresser un peu et surtout de récupérer. A peine avais-je posé ma tête sur le lit en salle de pause que j’avais sombré. Mais pas pour bien longtemps, car on en décida autrement. On me secoua et m’appela. C’est plus le premier qui me réveilla et d’ailleurs je me débattis comme une tarée, donnant des coups dans tous les sens. Pur réflexe de défense. J’entendis un de mes collègues médecins diplôme jurer et me demande de me calmer, qu’il ne comptait rien me faire. Mais c’était inutile. J’avais déjà sauté hors du lit et m’étais aperçue que ce n’était que « lui ». Regardant ma montre, je jurais et le dévisageais. Bon sang, trente minutes, trente petites minutes de repos. Je m’avançais vers lui prêt à en découdre. Non mais pour qui s’était-il pris pour me réveiller ? Il tenu ses mains devant lui, paume en face de moi comme s’il se rendait et me supplier de pas le tuer Hé me regarde pas comme ça, j’y suis pour rien moi. On te demande, spécifiquement, toi. On a essayé de lui proposer quelqu’un d’autre, mais il s’est énervé et vu le grabuge qu’il commençait à faire, on a préféré te réveiller. Et j’ai perdu à la courte paille Je soufflais de lassitude. T’as vraiment une sale gueule Fontaine quand même Ouais bah t’as qu’à t’occuper de mes gardes et les enchainer et ensuite on verra si toi aussi t’as pas une sale gueule. Qui me demande ?Je sais pas moi, il a pas donné son nom. Il est vraiment du genre pas commode… Non mais sérieux t’as vraiment une sale tronche. Ca fait combien de temps que t’as pas pis un vrai repas et dormir plus de sept heure d’affilé Je ne répondais pas. Déjà parce que cela ne le regardait pas et qu’en plus, je n’avais pas envie de me justifier devant lui. J’étais obligée d’en faire plus qu’eux. Vu que je n’étais qu’en « remplacement », tous les horaires dont personne ne voulait, toutes les gardes, et bien je me les tapais. Je remettais mes cheveux en place les accrocha en queue de cheval, puis enfila ma blouse. Je passais devant un miroir et en effet, j’avais vraiment l’air lessivé. Je quittais la pièce en laissant le petit fils du gérant de la clinique derrière moi, sans lui dire la moindre chose.

J’avançais dans le couloir quelques mètres avant qu’il vienne me retenir par le bras Ecoute Mathilda Ah parce que maintenant c’était Mathilda ? Et bah dit-donc. Et en plus il me touchait. Je me dégageais un peu violemment le bras Hé moi j’essaye juste de t’aider, ne passes pas tes nerfs sur moi s’il te plait. Tu devrais vraiment rentrer chez toi et te reposer. Oh mais quelle bonne idée, je n’y avais pas pensé… Ah mais attends. Zut, je suis obligée de rester parce que vous ne voulez pas bosser plus et que je suis la moins qualifiée. Parce que c’est logique de laisser « celle qui sait moins faire » comme vous le dites en faire plus. Maintenant si tu le permets Je repris ma marche, à présent crevée et énervée. Le deuxième était l’effet du premier. J’étais plutôt calme normalement, mais là je m’en pouvais plus et j’avais juste envie d’aller rapidement me recoucher. Il m’arrêta de nouveau, cette fois devant la salle ou je devais ausculter mon « patient pas commode ». Arrête de mordre, je te propose mon aide là. Je vais faire ta garde. Occupes-toi de ce patient et ensuite rentre chez toi. Tu n’arriveras à rien dans un état pareil et même si on te le dit pas, t’es loin d’être minable. On a besoin de gens en forme. De toute façon, je te laisse pas le choix. Avant que je réponde, il s’éloignait faisant le chemin que nous avions pris à l’envers. Et tu me devras une faveur Fontaine. Et pourquoi pas un diner ? Je le fusillais du regard jusqu’à ce qu’il tourne au bout du couloir. Bien entendu rien n’était gratuit avec lui. Pas pour rien qu’il était connu pour être un connard fini. Mais je devais bien reconnaitre que j’étais soulagée de ne pas embrayer sur un nouveau service et de pouvoir rentrer chez moi. Et du coup, je lui devais belle et bien une faveur même si ça me plaisait pas. Ne restait-il plus que ce dernier patient.

Je soufflais un bon coup pour me calmer, chassa ma colère de mon visage, et entra dans la pièce en déclarant Bonjour, je suis le Docteur Fontaine. Que puis-je pour vous… Micka ? Qu’est-ce que tu fais ici ? En posant les yeux sur l’homme assis dans notre salle de consultation, je me rendais compte qu’il s’agissait de mon garagiste. Et passé la surprise je fus inquiète. S’il venait ici c’était qu’il lui était arrivé quelque chose de grave. Je marchais un peu rapidement jusqu’à lui, et posa ma main sur son front pour voir s’il avait de la fièvre, sans même attendre qu’il me réponde. Il se passe quoi ? T’as mal où ? Tu souffres de quoi ? Oui, j’étais vraiment fatiguée pour réagir aussi excessivement. Quoi que non. Pour rien au monde, mise à part s’il y était vraiment obligé, il ne viendrait jamais dans cette foutue clinique. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs et je le savais parfaitement. Donc mise à part si c’était vraiment hyper grave, il ne serait pas là. Au moins avait-il demandé après moi. Tant mieux. D’ailleurs je me rendais compte que dire que le garagiste était « pas commode » était vraiment un euphémisme. Pas étonnant qu’ils aient préféré me réveiller plutôt que de s’occuper de lui. Il avait du leur en faire voir de toutes les couleurs et entendre peut-être de nombreux noms d’oiseaux…







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mar 28 Jan - 22:21

Tu parlais d’une journée à la con ! J’étais déjà passablement énervé de devoir me faire à l’idée très claire et nette que le garage pour moi, c’était fini. Y avait plus de boulot et quand il y en avait, ça me prenait en général peu de temps avec le nombre de pièces récupérées, si toutefois, c’était réparable. J’étais mécano, pas Dieu. J’avais tout intérêt à très vite me recycler sous peine de quoi, j’allais sévèrement me faire chier et rapidement devenir dingue. Du moins, plus que je ne l’étais maintenant. Cette fichue gonzesse n’avait rien trouvé de mieux que de me fracasser la moitié du pied avec l’ensemble de pièces qu’elle avait ramenée et je devais la sauvegarde de mon pied à mes chaussures de sécurité. Qui avait parlé d’inutilité ? J’étais pas prêt de les quitter vu ce qu’elles avaient encaissé pour moi... Quand bien même, j’en avais deux paires, louée soit ma providentielle aptitude à garder en stock ce dont je n’avais à priori plus besoin.
J’avais claudiqué jusqu’à l’hosto, ça m’avait déjà pris un temps considérable et j’avais pesté et incendié toute personne s’étant trouvée sur mon chemin sauf exceptions rares. Arrivé sur place, j’avais refusé de m’expliquer sur les circonstances de mon accident, j’avais réclamé Mathie. J’étais loin de me douter qu’elle se reposait. Je m’en étais pris à, à peu près, chacune des personnes qui avait tenté d’en savoir plus ou de me refiler un autre toubib. Le fait de me retrouver ici m’enrageait déjà, l’événement fâcheux qui m’avait obligé à venir m’avait déjà énervé et le fait que l’on me casse les burnes à tenter de me faire entendre raison en rajoutait des couches. C’est quand j’avais hurlé comme un beau diable que je me démerderais qu’on avait finalement daigné me foutre la paix et me faire patienter dans une salle dans laquelle je n’avais pas pu m’empêcher de faire les cent pas malgré la douleur toujours plus importante qui se diffusait.

J’avais quand même fini par rester immobile, assis, faisant preuve d’une patience rare et inédite. Mais au première loge, je ne perdis rien de la conversation et me relevais aussi sec me faisant grogner comme un ours mal léché. Il se prenait pour qui celui-là à proposer un dîner à MA Mathie. Il allait voir ce qu’il allait voir quand je lui mettrai la main dessus et pied amoché ou pas, il courrait jamais assez vite. Moi, jaloux ? Si peu... D’ailleurs, j’allais sortir lui mettre la main dessus quand Mathie me coupa dans mon élan en entrant, déclinant son identité avant de se rendre compte que c’était moi.
J’ouvrais la bouche pour lui répondre quand elle s’assura que je n’avais pas de fièvre. J’avais chaud, c’était un fait mais je ne pensais pas franchement que ça pouvait être lié, enfin... moi, j’étais pas médecin. Elle enchaîna avec un flot de questions. Elle avait l’air vraiment crevée et je venais la stresser. Cela dit, elle n’aurait pas apprécié que je ne la réclame pas elle. « Une blondasse a lâché involontairement une charge sur mon pied. Louées soient mes pompes de sécurité mais je crève de mal dès que je fous le pied au sol... » J’allais déjà me faire bien voir d’avoir fait le trajet seul jusqu’ici... mais qu’est-ce que j’en savais moi que des os cassés pouvaient causer des dégâts à eux tout seul ? Je lui volais quand même un baiser entre temps, merveilleux calmant si vous voulez mon avis.
J’allais poser une question plus cruciale, à savoir, la suite de notre folle nuit et de notre imprudence mais j’eus un frisson violent alors que je n’avais pas froid. Je me trompais finalement de question. « Dis donc, c’est qui monsieur dîner ? » Que je lui passe l’envie d’inviter ma moitié... Au moins, ce type avait un effet bénéfique sur moi, j’oubliais de penser à mon pied.
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 29 Jan - 9:27

(présa à venir ! Je suis en cours donc Razz )

Je m’étais un peu jetée sur Micka pour savoir ce qu’il avait. Je savais très bien qu’il n’était pas venu juste pour me voir, ou pour voir quelqu’un ici. Ce n’était pas anodin, je le savais pertinemment et c’est ce qui m’avait tout de suite inquiété. Heureusement qu’il m’avait demandé moi, spécifiquement, et avait assez insisté pour que l’on vienne me tirer de ma salle de pause. J’avais beau être fatiguée je préférais largement être ici en cet instant plutôt qu’ailleurs. Sans attendre qu’il me réponde, j’avais commencé à toucher son front, pour voir s’il avait un peu de température. Heureusement, ce n’était pas le cas, ce qui excluait pas mal des maladies mortelles qui trainaient en ce moment. Je fus soulagée par ce simple geste, et encore plus par ses paroles, même si je fronçais un peu les sourcils. Une blondasse ? Etait-ce une manière de me sous-entendre qu’il s’agissait d’Emy ? Avait-elle fait cela parce qu’elle voulait se venger ? Oui mon esprit allait un peu loin dans les suppositions, mais à ma décharge j’étais fatiguée, vraiment fatiguée et j’imaginais un peu le pire.

Je me gardais cependant de l’interroger sur le sujet. S’il ne m’en avait pas dit plus c’est qu’il ne voulait pas le faire, donc je n’insistais pas. C’était une sorte de contrat tacite que nous avions pris la dernière fois que nous nous étions vus. Nous accordions à l’un et à l’autre une sorte de droit de réserve pour ne pas pousser l’autre sur un sujet qu’il ne voulait pas évoquer. Cela nous permettrait peut-être de ne pas s’engueuler tout le temps, et nous n’avions rien à perdre à essayer alors je l’appliquais tout de suite. Quelle charge à peu près et depuis combien de temps. Enlève ta chemise et ta chaussette pour que je regarde. Il me vola un baiser, sur lequel je ne m’attardais pas. Je devais d’abord le soigner et ensuite nous en viendrons aux gestes de tendresse. En tout cas dans ma tête c’était ainsi. Je lui avais tourné le dos pour aller passer sur mes mains un désinfectant. Je récupérais ensuite une paire de gants en latex propre, que j’enfilais tout de suite. Je récupérais ensuite une bassine alors qu’il me demandait qui était « monsieur diner ». Hein ? De quoi tu parles Micka ? Je ne le suivais absolument pas du tout pour le coup. Mais de qui voulait-il que je lui parle ? Monsieur diner, monsieur diner… Ah. Il avait dû entendre ce que Matthieu m’avait dit. Je me retournais vers lui, appuyant mon dos contre le meuble dans lequel se trouvait tous ce qui pouvait me servir de premiers soins. Je le regardais non sans étonnement et lui dit Un collègue supérieur. Mais rassures-toi, je ne compte pas accepter, à moins d’en retirer vraiment quelque chose d’utile. Tu le sais, il n’y a que toi qui compte Micka. Maintenant occupons-nous de toi ok ? On en reparle après si tu y tiens vraiment. Je changeais le sujet, bien entendu, mais en lui laissant quand même la possibilité de l’évoquer de nouveau plus tard. Pour l’instant, je devais d’abord lui donner des soins. Après, je pourrais lui détailler un peu s’il le voulait, vu que je n’avais rien à cacher et que je n’étais vraiment pas du tout intéressée. Je me fichais bien de lui, vraiment, même si je lui étais redevable pour son acte. C’était bien la première fois que l’on tenait un peu en compte ma personne, et que je n’étais pas juste « un bras supplémentaire que l’on veut user jusqu’à la corde ». J’étais un peu touchée par son geste, c’était indéniable. Sans aucune surprise, l’invitation demandée en compensation ne lui plaisait pas, je le connaissais assez pour m’en rendre compte. Il était assez jaloux, même si je préférais voir ça comme une possessivité importante. C’est plus « joliment dit » et moins connoté péjorativement. Pour autant, il ne pouvait pas en vouloir vraiment à l’homme, mais plutôt à moi : il ne m’aurait jamais proposé ça s’il savait que je fréquentais quelqu’un.

Je poussais la porte de la salle sans la toucher et appela une des infirmières, pour lui demandait de me ramener de l’eau tiède. J’attendis quelques minutes avant qu’elle ne revienne avec ma bassine que je récupérais. Je la posais à terre, aux pieds de Micka, et lui fit mettre son membre blessé. Je fis couler de la Bétadine dedans pour que tout soit « plus saint ». Ensuite, je séchais son pied à l’aide d’une serviette propre et m’attela à regarder ce qu’il avait. Ca avait… Une sale tronche. Ok, je vais appuyer dessus. Si ça te fait mal, tu me le dis… Et laisse ta fierté de côté pour le coup. Pas besoin d’amoindrir ta douleur, sinon je ne vais pas arriver à voir ce que tu as réellement. On ne peut plus faire de radio donc il faut que tu sois entièrement sincère. Je vins passer du coup ma main sur la plante de son pied, son talon, le haut, puis sur chaque phalange d’orteil, une par une, un par un, pour arriver à vraiment déceler si c’était foulé, cassé, ou déboité.






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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 29 Jan - 13:39

Mathie s’était inquiétée cash. Me voir ici, elle savait très bien ce que ça voulait dire. Il avait fallu me traîné de force chez le toubib plus d’une fois après la mort de mon père. Heureusement, je n’avais jamais eu la santé fragile. Si j’étais là aujourd’hui, c’était parce que je n’avais pas trouvé de solution par moi-même. Car si j’avais songé à venir quand c’était arrivé, j’avais quand même tenté de faire quelque chose avant d’être convaincu que je ne pouvais absolument rien y faire seule et que je ne fermerai pas un œil avant longtemps si je ne faisais rien. Je m’étais martyrisé seul ne fut-ce que pour renfiler des godasses. Et maintenant, j’allais devoir rester tranquille... heureusement que c’était elle qui se chargerait de moi, j’étais obligé de me contenir au moins et je ne ferai pas fuir la moitié du personnel hospitalier en leur hurlant dessus et en les insultant de tous les noms qui me passaient par la tête.
Quand je lui expliquais le comment du pourquoi, elle fronça les sourcils. Blondasse... merde. « Nan, pas Emy, une autre blondasse. » J’avais tout intérêt à être plus précis. « Eléonore ou je ne sais pas trop. La nana que j’ai ramassée à terre un soir. » Je lui en avais parlé, il me semblait du moins, j’avais un peu de mal à réfléchir dans l’immédiat. Je n’avais juste pas pensé à préciser ma pesée sur le coup, appeler ce fléau par son prénom était trop aimable de ma part.

Je réfléchis à sa question. Quelle charge... C’était du vieux matos, solide et très lourds, ça devait peser entre quinze et vingt kilos. Plus proche des vingt. « Une vingtaine de kilos environ, c’est arrivé hier dans la matinée. » Oui, j’avais attendu un peu beaucoup en fait mais rien d’étonnant venant de moi. J’enlevais ensuite ma chaussure et ma chaussette non sans grimacer et serrer des dents. Mon pied avait eu le temps de légèrement gonfler, j’avais un hématome en bonne voie de formation, ce qui était logique vu la charge qui était tombée dessus et un de mes ongles étaient tenté de se taper une balade en solitaire. C’était pas beau à voir.
Mathie ne s’éternisa pas à mon baiser. Je ne la détournerai pas de son boulot. Il était clair dans son attitude qu’elle attendrait d’avoir fait le nécessaire avant de m’octroyer son attention personnelle. Ce qui amena sur le tapis le Don Juan du dîner alors que je me tapais un sale frisson, conséquence de je ne savais quoi. Au début, elle ne comprit pas et puis si. J’hochais simplement la tête. J’avais tout à fait confiance en elle. C’était juste... Un autre type l’avait invité, j’en aurais bien grincé des dents. On y reviendrait plus tard, je n’arriverai pas à m’en empêcher, c’était couru d’avance mais il faudrait que je sois prudent dans le choix de mes mots. C’était ce type que je voulais crucifier, pas elle. Elle n’avait pas répondu et en plus, elle l’avait envoyé bouler un peu plus tôt.

Grimaçant, je fis ce que Mathie me demandait et plongeait mon pied dedans, m’accrochant comme un diable à la chaise, fauteuil ou je ne savais quoi quand elle l’essuya. Je relâchais ma prise, pas prêt pour autant à me faire tâter le pied.
Je haussais un sourcil quand elle ajouta que je pouvais laisser ma fierté au vestiaire. En toute sincérité, ça n’aurait rien de difficile. Prêt à écraser la mousse de mon siège, je ne bougeais pas quand elle passa sur mon talon et pas non plus sur l’extérieur de la plante du pied. En revanche, je lâchais un juron quand elle passa sur l’intérieur puis en se rapprochant des orteils pour carrément crier de douleur au milieu d’un flot de jurons tous plus imagé les un que les autres et ça, plus précisément le gros orteil et celui d’à côté et d’encore à côté bien que ça restait nettement plus supportable que les deux premiers. Je serrais les dents, le temps qu’elle me libère. « Désolé. » Pour le flot de jurons évidement, même s’ils ne lui avaient pas été adressé. « C’est que ça fait quand même sacrément mal. ».
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Ven 31 Jan - 15:35

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Je me retournais vers lui quand il me dit que ce n’était pas Emy qui lui avait fait ça, mais Eléanore. Une réfugiée…. Je ne savais laquelle était le pire en fait. A la limite la première blonde aurait pu avoir une raison. La deuxième elle n’en avait aucune. Je ne comptais pas aller la trouver pour lui dire ma manière de penser. Mickaël était assez grand pour gérer à sa façon cette situation. Il n’avait pas besoin de moi, vraiment pas besoin de moi pour cela alors je ne m’en mêlerais pas. Je le soignerais comme il le désirait et mon implication s’arrêterait là. Il enchaina pour me dire le poids qui lui était tombé dessus, ainsi que le jour où cela s’était produit. Je fronçais les sourcils et pris un air sévère. Et ce n’est que maintenant que tu viens ? Tu pensais quoi ? Que cela allait se soigner tout seul ? Et qu’en gros, nous autres, médecins, ne servions à rien. J’étais un peu fâchée qu’il est trainé autant, fâchée contre lui bien entendu. Cela aurait pu être grave, très grave même et il n’en aurait fait qu’à sa tête, comme d’habitude. Que pensait-il ? Que sa santé ne m’importait pas et que cela valait le coup de se mettre un peu en danger du coup ? Tu n’es qu’un idiot Mickaël Blanchet Voilà le fond de ma pensée dont il devait prendre conscience. Tant pis pour lui si cette réflexion, non cette réalité, ne lui plaisait pas. Je m’en fichais totalement. Il s’était conduit bêtement, et je n’allais pas le féliciter pour ça.

Je détournais le sujet de conversation vers sa santé et non par envers mon collègue qui m’avait invité à diner, même si je savais que le renégat remettrait plus tard le sujet sur le tapis. Pour l’instant ma priorité était de le soigner. J’avais nettoyé son pied, avant de le toucher pour qu’il puisse me dire où il avait mal et que j’identifie les zones touchées. Oh bien sûr, les marques bleutés et violettes étaient de bon indicateur, mais j’avais besoin de me rendre compte de la gravité de sa blessure. Au moins n’eus-je pas à le réprimander une seconde fois de me cacher quelque chose concernant sa santé. Sa douleur était assez forte, et il ne sut pas la contenir. Tant mieux. Je passais outre les différents jurons et noms d’oiseaux qu’il balança. Et quand j’arrêtais, je rigolais à ses excuses. Si tu veux que je t’excuse, il va vraiment falloir que allonger la monnaie mon cher Micka Je n’étais pas sérieuse… Enfin un petit peu quand même. Il avait tardé, ce qui était la cause d’ailleurs du degré de sa souffrance. Je repris son pied entre mes mains et l’avertie histoire de pas me prendre un coup Ok, tu as des orteils qui se sont déboités, et vu que tu n’es pas venu tout de suite, cela n’a fait qu’aggraver la situation. Je vais devoir les remettre en place et ça va te faire un mal de chien. A trois. Un… Deux… et je m’attendis pas trois pour lui remettre en place l’un des deux orteils qui n’était plus à la bonne place. Je m’étais écartée aussitôt pour éviter que, sans se rendre compte, il ne vienne à me donner des coups. Je n’avais pas attendu trois, vieille technique que l’on m’avait enseignée. A trois, il s’y serait attendu et aurait anticipé la douleur, la rendant plus importante. Là à deux, et bien il aurait toujours mal, mais moins que si j’avais attendu plus longtemps. Quand il se reprit un peu, je me réavançais. Le second maintenant. Toujours à trois Je ne comptais pas, et le fis juste après lui avoir annoncé, toujours pour la même raison.

Je m’étais encore écartée, mais cette fois pour revenir vers le meuble derrière loin. Je le laissais encaisser et se calmer pendant que je récupérais ce dont j’avais besoin pour finir mes soins. Je prenais du ruban adhésif, deux bandes bien épaisses et deux spatules que l’on utilise pour regarder la gorge des patients que je cassais en deux pour obtenir quatre morceaux, puis une paire de ciseau. Je me retournais et allas vers lui. Le plus dur est fait. Maintenant je vais les maintenir en place pour qu’ils puissent bien se soigner. Regarde bien comment je fais. Tu devras le faire tous les jours, après avoir lavé ton pied pour le garder bien saint Précaution importante vu qui trainaient ces derniers temps, et surtout avec le froid qui envahissait peu à peu la ville. Avec la bande, je fis un premier tour autour de son orteil le plus abimé. Ensuite je plaçais de part et d’autres les spatules, puis refis quelques tours. Sans couper la bande, je fis un huit, et passais autour de son deuxième orteil, puis remis les morceaux de bois rigide autour, et lui fis une petite poupée. Je finis par faire plusieurs tours de bandes en forme de zéro de telle manière à ce que ses deux orteils soient pris ensemble. Je serrais mais pas trop la poupée, juste assez pour qu’elle reste en place, sans couper la circulation du sang vers eux. Mon dernier geste fut de couper un morceau de ruban adhésif rose – dont les motifs représentaient des chats et des cœurs – et bloqua l’extrémité de la bande. Pendant à peu près trois semaines, tu devras limiter tes appuis dessus. Essaye de rester tranquille et de te reposer. Contacte Rose et demande lui d’aller récupérer ta part de rationnement pour toi, et reste un maximum chez toi sans te servir de ton pied. C’est un ordre du médecin d’accord ? Sinon j’irais moi-même la trouver pour lui demander et il savait aussi bien que moi que cette idée n’était pas la meilleure. Sa sœur ne pouvait plus me blairer depuis le jour ou Mickaël m’avait embrassé à son anniversaire. Elle voyait en moi une sorte de croqueuse d’homme qui allait manger tout cru son frère. Et elle n’avait pas tort sur la seconde partie du moins de sa pensée. Il allait souffrir avec moi, c’était indéniable. Mais elle comme moi n’y pouvions rien. C’était sa décision à lui, ses sentiments, et nous ne pouvions pas les changer.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Ven 31 Jan - 19:45

Si je lui avais donné le nom de la responsable, ça n’était pas pour qu’elle s’en occupe mais bien pour... la rassurer au sujet d’Emy ? Non, je voulais juste le lui dire, tout simplement. Je n’avais pas besoin d’ange gardien, c’était un fait. Je pensais simplement à ne pas lui cacher des choses aussi... futiles. Elle ne s’en ferait pas pour ça, j’en étais certain. En revanche, le regard qu’elle me lança était clair comme de l’eau de roche, elle était en colère contre moi parce que j’avais attendu avant de me faire soigner. Elle savait pourtant que je haïssais les hôpitaux. Cela dit, j’avais joué au con et je devais bien l’admettre même si j’y mettrai une mauvaise foi manifeste. « J’ai... essayé d’esquiver la case hosto. J’pensais pas que ça serait aussi moche si j’attendais. J’avais bon espoir que ça passe. » Typiquement moi et surtout pas nouveau, j’avais fait pareil avec mon doigt cassé, puis la coupure que je m’étais faite sur la disqueuse. À chaque fois, on avait dû me traîner à l’hôpital parce que j’avais joué au con en essayant de me soigner moi-même. Non pas que je prenais les médecins pour des incapables mais les hôpitaux étaient ma plus grande peur, au même titre que les toubibs, sauf Mathie. Quoi que là... elle aurait pu me faire peur. « Je sais. J’suis au courant mais tu sais que j’aime pas être ici et que je suis venu uniquement parce que tu bosses ici. Et même si tu n’étais pas ici, tu aurais fini par m’y traîner toi-même, exploit que personne d’autre n’a jamais réussi à faire, j’te rappelle. » Et nous n’étions qu’ami, ça voulait tout dire.

Elle était en colère contre moi, encore et c’était encore de ma faute. J’étais brillant comme mec et carrément pas doué. Au moins aurait-elle l’occasion de se venger sur mes orteils. J’étais pas maso, loin de là, j’me serais bien passé d’avoir un pied dans un état pareil dans le merdier ambiant mais c’était comme ça. Je balançais dont un tas de jurons très imagés qui auraient fait pâlir ma mère et mon père de honte alors qu’elle s’assurait des dégâts que la pièce mécanique avait causés à mon pied. Elle rigola quand je m’excusais, je grognais. « Quand tu veux. Je t’invite à dîner ? » Léger sous-entendu concernant monsieur Dîner... Mais c’est le moment qu’elle choisit pour se saisir de mon pied et me donner des explications. « Déboîter ? Mais comment on peut se déb... » J’avais cru avoir du temps avant qu’elle ne s’y mette sauf que pas du tout, elle se mit à compter et n’alla pas jusqu’au bout. Je jurais... encore en retenant de justesse un geste malheureux préférant de loin martyriser mon siège. « Putain de bordel de Nom de Dieu ! Fais chier ! » Je finis pas me calmer un peu après une bonne minute quand elle reprit mon pied. Je serrais les dents et les poings. « À trois hein ? » Je la regardais d’un air soupçonneux, la mâchoire verrouillée. J’étais pas du genre douillet mais là, j’avais la larme à l’œil et je tremblais quand même pas mal. Au moins n’avais-je pas juré tout haut, j’avais eu la présence d’esprit de retenir mes insultes alors qu’une infirmière passait la tête à la porte pour s’assurer que tout allait bien. Avais-je fait autant de boucan ? Probablement. Hargneux, je la regardais de travers. « QUOI ?! » Elle dégagea vite fait, je m’en voulus aussi tôt. Elle n’y était pour rien. « Et merde. » Et j’pouvais même pas offrir des fleurs à cette pauvre femme, la barbe.

Mathie revint finalement vers moi non sans me regarder de travers en me parlant de mes soins. Je hochais la tête. « Ok. » Regarde noir bis. « Je te jure que je regarde et que je fais gaffe à ce que tu fais. Promis ! » Je n’avais pas envie de me retrouver avec des orteils en moins parce que j’avais fait n’importe quoi. Mine de rien, des orteils, c’est pratique.
Attentif, je regardais donc chaque geste minutieusement. J’avais des orteils bien emballés, pas de doute. On ne se rendait compte de l’utilité de ces petits machins que lorsqu’ils étaient bloqués. L’équilibre en prenait un petit coup mais mon orgueil aussi vu la gueule du ruban adhésif. Elle enchaîna avant que je n’ai le temps d’ouvrir ma grande gueule sous couvert d’une plaisanterie. Rester tranquille chez moi... Elle était sérieuse ? Oui. Elle était sérieuse et d’autant plus quand elle menaça d’aller voir Rose elle-même. Ouch. C’était triché que de retarder le moment où je devrai le dire à ma sœur ? Techniquement pas... « Noté. Je lui dirais. » En espérant que Mathie ne s’assure pas que je l’ai fait ou non. « Dis, j’dois attacher les bandes avec du papier rose bariolé aussi ou bien de l’adhésif de base ça marche aussi ? Non parce que... » Micka ta gueule... « Même pas un petit peu de boulot ? » Micka... ta gueule on a dit.
Trois semaines à me tenir tranquille... j’allais devenir complètement frapadingue. Comment j’allais tenir ? « Est-ce que j’ai droit à un baiser maintenant ? Même tout petit ? » Mais oui... joue au con Micka, pourquoi pas après tout. « J’étais sérieux pour le dîner au fait. J’ai de quoi faire. » Ça, j’aurais peut-être pas dû le mentionner puisque ça voulait tout simplement dire que je jouais au jeu de la conservation maximale. J’ignorais que Mathie jouait au même jeu mais elle me le reprocherait sûrement.
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Dim 2 Fév - 20:46

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Micka avait beau dire ce qu’il voulait, j’étais quand même fâchée contre lui quant au fait qu’il ne soit pas se faire soigner plus tôt. Il n’avait aucune excuse pour son imprudence et je lui fis bien sentir que je n’étais pas du tout d’accord avec sa manière de faire. Surtout que s’il voulait éviter la case clinique comme il venait si bien de le dire il aurait très bien pu venir me voir directement chez moi, ou envoyer quelqu’un me chercher, chose qu’il n’avait pas fait non plus. Non, je ne pouvais pas m’empêcher de lui en vouloir pour cela. Il ne s’était pas du tout préservé alors qu’il serait le premier à râler si j’avais un rhume que je ne ferais pas soigner. D’ailleurs cela était déjà arrivé par le passé, quand, sans le vouloir, il m’avait un peu trop bousculé et que je m’étais mangée un méchant lampadaire. Je n’avais rien eu de plus qu’un bleu, mais il avait pourtant tenu à me payer le médecin et tout le tralala. Juste pour un bleu. Alors bon, vraiment, là, il n’avait aucune excuse valable. Il avait beau ne pas aimer venir ici, quelque fois il devait vraiment apprendre à grandir même si je me gardais bien de lui dire aussi crûment. Tu as tort et tu le sais très bien Micka. Je ne rajoutais rien de plus. C’était une évidence et lui-même s’en rendrait compte s’il y réfléchissait un tant soit peu. En attendant, je lui procurais les soins dont il avait besoin.

Je ne répondais d’ailleurs pas à son invitation à dîner, pour lui remettre les orteils en place, un par un, le laissant entre temps avec sa souffrance et ce qui en découlait. Je ne faisais pas du tout attention à ce qu’il pouvait dire, vu que je savais que cela était le fruit de sa douleur. Il me reprocha de ne pas attendre trois, mais cela ne provoqua en moi qu’un visage on ne peut plus inexpressif. Je faisais ce que je devais faire. Je le laissais rouspéter sur l’infirmière qui avait passé sa tête par elle. Tant pis pour elle, cela lui apprendra à fourrer son nez là où il ne devrait pas se trouver. Elle l’avait cherché, et je n’allais pas aller la trouver pour la rassurer ou excuser le jeune homme. Elle était en tort, elle devait assumer. Tout comme Mickaël d’ailleurs qui avait finalement repris un peu plus maitrise de lui-même. Je lui donnais quelques instructions avant de lui faire une poupée autour des orteils, pas trop serrée, mais assez pour qu’elle maintienne bien le tout en place. Et sans lui laissait de temps de parler d’autre chose, je le mis en garde sur la suite des évènements, bien consciente que cela ne lui plairait pas. Tant pis. J’étais là pour soigner son corps et non sa tête. Et franchement s’il n’était pas capable de demander de l’aide à sa sœur, c’était la jeune femme que j’étais et non le médecin qui se mettrait sévèrement en colère, chose qu’il savait parfaitement. Je fus contente qu’il me réponde que c’était noté, même si je me doutais bien que la victoire ne pouvait pas être aussi facile que ça. Je lâchais par contre un rire quand il vit avec quoi j’avais attaché la bande. Par contre je retrouvais tout de suite mon sérieux quand il parla de travailler Il y a quelque chose que tu n’as pas compris quand je t’ai dit du repos et de faire TOUT ce que j’ai fait à l’identique ? Tu as peut-être un problème au niveau des oreilles. Tu veux que je regarde ? Non je n’étais pas du tout compatissante et même un peu cassante, mais il l’avait cherché en même temps. Alors oui j’allais l’obliger à avoir des petits chats sur ses orteils. C’était sa punition, que je trouvais forte amusante au passage. Et je comptais bien vérifier qu’il la suive jusqu’au bout, chose dont il se douter parfaitement. Je lâchais de nouveau un rire quand il me demanda qu’il avait à présent le droit à un bisou, embrayant sur le fait qu’il était sérieux pour le diner. Je lui fis un signe négatif de la tête, en lui disant Tu ne l’as pas mérité. Ni l’un ni l’autre d’ailleurs. Et je te rappelle que tu n’es pas obligée de m’inviter à dîner juste parce qu’un autre la fait. Je ne suis pas une babiole que l’on doit absolument avoir dans sa collection Si le premier pouvait s’arranger, le second non. Je n’aimais pas du tout l’idée qu’il me propose un dîner juste parce qu’un autre homme l’avait fait avant lui. Ce n’était pas une course et puis bon sang… Il lui fallait quoi pour qu’il comprenne que personne d’autre ne m’intéressait mise à part lui ? Je lui avais dit que je l’aimais, et que Matthieu ne m’intéressait pas du tout. Et pourtant ce n’était pas suffisant. Je m’adossais contre le meuble derrière moi et me pinça légèrement l’arête du nez. J’étais fatiguée, vraiment fatiguée. Poussant un soupir, j’ajoutais Que faut-il que je fasse pour que tu arrêtes de douter de mes sentiments envers toi Micka ?







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Lun 3 Fév - 15:31

Je ne m’en sortirai clairement pas avec mon explication. Je n’avais pas été me faire soigner directement, j’étais en tort et je le savais. J’aurais aussi très bien pu me rendre chez elle pour éviter l’hosto et je ne l’avais pas fait, est-ce que c’était ça qui la dérangeait ? Probablement. Elle m’en voulait et il faudrait que je fasse avec. Me faire pardonner n’allait pas être aisé et j’étais d’ailleurs très mal parti pour ça. Elle clôt le sujet brusquement ce qui m’encouragea à ne pas m’enliser dans une explication futile.
Ma tentative d’humour passa à la trappe et elle ne répondit pas, restant de marbre. Je ne savais pas si c’était le rôle du médecin qui jouait à ce point mais j’étais profondément mal à l’aise. J’avais pourtant cru, visiblement à tort, qu’après notre discussion, ce serait un peu plus facile mais ça ne l’était pas. Je m’enlisais.

Je me laissais finalement soigner, torturer en réalité, sans un mot en dehors de mes réactions à chaque replacement d’orteil, envoyant bouler vertement l’infirmière. Je m’en voulais mais je n’avais aucun moyen de réparer ça et puis j’avais autre chose à foutre à l’instant précis, comme écouter et regarder Mathie faire mes soins, soins que je devrais reproduire.
Ma plaisanterie sur l’adhésif fit mouche mais la suivante... pas du tout. Mathie s’énerva direct, me clouant sur place. Bordel, même si j’avais dit ça à moitié en déconnant, elle n’était pas obligée de réagir aussi vivement. Oui, j’avais merdé en ne me magnant pas le cul à me faire soigner mais elle n’était pas obligée d’être aussi désagréable que ça. Je pouvais aussi comprendre qu’elle était fatiguée mais merde ! Heureusement, je n’eus pas le temps de réagir de travers puisqu’elle rit à nouveau quand je lui demandais si j’avais le droit à un baiser. Manque de pot, mon début de sourire mit les voiles. Est-ce qu’elle pensait sérieusement que je la voyais comme une babiole ? J’étais... vexé mais n’en montrait rien. J’avais au moins la chance de pouvoir focaliser mon attention sur autre chose.

Restant assis, je soupirais, adieu sourire. « Je ne doute pas Mathie, je n’ai pas dit ça dans ce sens-là ou dans le but de remettre tes sentiments en cause. Et je te vois encore moins comme une babiole à ajouter à une collection. J’ai essayé de plaisanter un peu mais visiblement, je m’y prends mal, comme toujours. Oui, je suis jaloux, c’est un fait. Je n’aime pas qu’un autre t’invite, c’est un autre fait. Mais je ne doute pas de toi. En revanche, j’ai l’impression de me prendre ma propre façon d’avoir vécu dans la tronche. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour que tu en arrives à te considérer comme un trophée à mon tableau de chasse ? » La vérité, c’était que j’étais blessé. Je voulais bien reconnaître que j’avais agi comme un con en ne venant pas me faire soigner plus tôt, que j’étais jaloux, légèrement possessif aussi mais depuis qu’on était ensemble... Non, je ne voyais pas ce que j’avais pu faire qui puisse l’amener à croire une chose pareille et à le faire sonner comme un reproche dans sa bouche. L’évidence me frappa de plein fouet... je savais qu’elle avait peur et que sa confiance était relative mais c’était pire. Du moins, j’en étais convaincu. Elle n’avait, à mes yeux, aucune confiance en moi, vraiment aucune et je ne pouvais rien faire contre ça à part continuer à m’accrocher. J’étais manifestement en train de payer cher mon ancien comportement. Mange-toi ça Micka et fais avec. Je ne dis rien à ce sujet, pas la peine, j’allais le prendre en retour de bâton et je n’étais pas tout à fait sûr d’être en état de supporter une énième prise de bec. Je m’écrasais. Encore. « Oui, j’ai pensé à t’inviter parce qu’il t’a invité... mais aussi parce qu’on a pas partagé un repas depuis des lustres et que la dernière fois, on a fait l’impasse. Je ferai attention de choisir mon moment à l’avenir. » J’étais bêtement blessé par ce qui était en train de se passer. J’étais vraiment convaincu qu’elle ne me faisait pas confiance. J’avais bien eu raison de douter de moi au final.
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 5 Fév - 14:15

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


J’en étais de nouveau venue au sujet qui fâche. Mais cela me semblait important de le faire. Je n’avais pas vraiment apprécié que le renégat insiste autant pour un diner. Pourquoi ? Parce que j’étais certaine qu’il ne l’aurait pas fait sur Matthieu ne l’avait pas proposé plus tôt. Comment ne pas être agacée dans de telles circonstances ? J’avais conscience qu’il était jaloux, pour autant, il devait arrêter de penser que je ne l’aimais pas ou que je n’étais pas bien avec lui. Il semblait comme douter de l’affection que je pouvais lui porter, et cela était blessant. Je lui en fis part, même si je savais que cela pourrait déboucher sur une énième dispute. Cependant nous devions mettre les choses aux claires, au fur et à mesure qu’elles se présentaient à nous et voir si nous étions capables de les gérer et d’avancer vraiment l’un avec l’autre. Je ne le quittais pas des yeux en lui posant ma question, pas plus à sa réponse. Il ne comprit pas vraiment ce que je voulais dire, pensant que je lui faisais des reproches vis-à-vis de son passé. Nous avions autant l’un que l’autre une histoire singulière et c’était elle qui nous avait permis d’avancer, et de nous construire tel que nous sommes aujourd’hui. Je ne voulais pas d’un Mickaël sans passé, car finalement, ce Mickaël serait fade et insipide. Il n’avait pas besoin d’être sans défaut, ou de ne trainer aucune casserole derrière lui. Ce n’était pas ce que je lui demandais, ni ce que je voulais. Ainsi lui dis-je Je m’en fiche bien de tout ça Micka, c’est pas le problème. Seulement aurais-tu lancé cette invitation s’il ne l’avait pas fait ? C’est de ça que je te parle, et de rien d’autre. Tu peux ne pas aimer qu’il l’ait fait, ça je peux le comprendre. Mais pas le reste. Tout de suite, tu t’es comme senti obligé de le faire toi aussi. Je ne vais pas partir simplement parce que tu ne me proposes pas un dîner. Je sais que je suis souvent partie en courant, mais je ne le ferais plus. Je pensais que c’était clair pour toi mais je me suis trompée. Alors, je te le redemande, qu’est-ce que je dois faire pour que tu ne doutes plus de moi ? Je savais très bien que le problème venait de moi, et uniquement de moi. Comme je venais de lui exposer, j’avais passé plusieurs mois à le fuir, et à faire un pas en avant, deux pas en arrière. Mais c’était finit à présent. Et même si je ne savais toujours pas où je mettais les pieds et ou tout cela déboucherait, je continuerais avec lui. Si notre relation devait se stopper, et bien ce serait une décision commune et non pas juste la mienne ou juste la sienne. Il me fallait lui faire comprendre totalement cela, et je pensais que cela avait été le cas lors de notre dernière nuit, même je me rendais compte que non. Alors, ne sachant pas ce dont il avait besoin pour ça, je lui demandais tout simplement, même si, je l’avoue, je n’étais pas prête à ce qu’il me coupe les ailes ou ne contrôle ma vie de A à Z. J’étais indépendante, et je le serais toujours, chose qu’il savait très bien. Mais cela ne m’empêchait pas d’être attachée à lui. Lui-même reconnaissait d’ailleurs par la suite qu’il ne m’avait invité que parce que mon collègue l’avait fait, même s’il rajouta une autre explication derrière. Seulement… Comment voulait-il que je devine que derrière son invitation il y avait plus que de la jalousie ? Je m’étais peut-être un peu emballée, mais il n’avait pas été le plus délicat possible non plus. Si c’est justement parce que tu en as envie et uniquement ça, alors j’accepte avec plaisir Micka. Et cela me fera très plaisir de diner avec toi, ça ne fait aucun doute. Par contre, il n’est pas question que tu manques de nourriture à cause de ça, alors je ramènerais aussi quelque chose. Tu n’auras qu’à me dire quoi. Mais ça me ferait vraiment plaisir. Cela attendra cependant que tu sois de nouveau en forme. Nous ne sommes pas à quelques semaines près Bon et bah finalement la tempête avait été plutôt calme. Aucun de nous n’avait haussé la voix, ni n’avait crié sur l’autre. Ouais, intérieurement, nous n’avons pas encore pris des gants l’un envers l’autre et surement, on s’était blessé et vexé. Mais au moins, nous étions arrivés à parler, comme des adultes. Et comme je venais de lui dire, si ce n’était pas pour tout de suite, ce n’était que partie remise. Car oui, dans quelques semaines je nous voyais encore ensembles et cela n’était plus un problème de me projeter un peu plus loin que le lendemain. Je vins vers lui et déposa un léger baiser sur son front, avant de récupérer la bassine, la vider dans l’évier, puis jeter dans cette première mes gants, ainsi que le tube encore plein de Bétadine. Les infirmières se chargeront de tout désinfecter, cela faisant partie de leurs tâches.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Jeu 6 Fév - 19:45

Je n’étais décidément pas doué. Il fallait quand même être sacrément fortiche pour réussir à agacer encore et toujours la femme que l’on aime, même sans le faire exprès. Je ne voyais pas où était réellement problème dans cette invitation. Que je le fasse après lui. Je ne pensais pas à mal bordel ! Je voulais juste qu’on puisse manger. J’sais pas vous, mais moi, j’trouve ça intime de regarder une femme manger. A mes yeux, ça fait partie de ces petits trucs du quotidien, pas toujours classe, genre la salade coincée entre les dents ou la sauce tomate sur le menton. Mais c’est ça qui fait des souvenirs et j’en voulais de nouveaux des souvenirs avec Mathie. Les additionnés avec les anciens, en faire une superbe collection. Pouvait-on m’en vouloir si j’avais envie de remplir l’album de ma vie avec elle ? Oui, ça sonnait méchamment cucul mais là, j’en avais franchement rien à carrer.

L’ennui dans tout ça, c’est que j’avais l’impression que mon passé, ma façon de m’être comporté avec les filles me revenait tout droit dans la gueule. J’avais la sensation d’être fautif pour ça et c’était une situation particulièrement inconfortable. Je n’avais jamais regretté ces moments-là, vraiment jamais. Tout ce que je pouvais regretter, c’était d’avoir agi trop tard avec Emy. Mais Mathie me détrompa, encore.
Est-ce que j’avais peur qu’elle fuit encore ? Certainement. Combien de fois l’avais-je retenue au juste ? Je ne savais même plus. Peut-être que je craignais un peu qu’elle prenne encore la fuite, c’est vrai mais je ne doutais pas de ses sentiments, ça, c’était clair et net. Seulement entre sentiments, raison et nécessité, il y avait une marge énorme, une marge dangereuse et je ne savais pas où elle était. Je posais mes mains sur ses joues. « Je t’aime Mathie et je ne doute pas que ce soit la même chose de ton côté et il n’y a aucun mais. Que tu fuis ou non ne change rien et de toute manière, je suis endurant. Pardonne-moi si je te donne l’impression de ne pas avoir confiance. C’est faux. » Je ne me rendais pas vraiment compte que j’avais effectivement le réflexe de me demander si je n’allais pas encore devoir lui courir après et la persuader d’essayer. Je l’avais fait pendant tellement de temps que c’était ancré en moi.
J’aurais pu ajouter une petite phrase amusante, un détour à la con mais ça ne faisait pas mouche du tout aujourd’hui. Mieux valait donc que je m’en tienne au sérieux de la discussion avant de commettre un nouvel impair.

Je ne me défendais pas si mal... pour un mec pas doué. J’avais quand même réussi à lui faire comprendre que j’en avais vraiment envie de ce dîner. Qu’elle veuille amener de la nourriture ne me surprit pas bien que... très honnêtement, mes provisions ne tiraient pas la gueule. Un peu trop économique peut-être. « Ne t’inquiète pas pour les provisions... mais si tu y tiens réellement, et bien on fera comme ça. On parviendra bien à se concocter un truc sympa. » Avec de l’imagination, y avait moyen nan ?
Je n’avais pas tellement envie d’attendre tout ce temps mais quelque chose me disait qu’il ne valait mieux pas insister là-dessus. Je la soupçonnais de voir si oui ou non, je me souviendrai de ce que j’avais dit. Mais croyez-moi, j’allais m’en souvenir. Je n’étais pas un grand romantique même si j’étais capable de quelques gestes par-ci par-là, pour lui faire plaisir. Seulement, ce dîner, c’était un peu aussi ma façon à moi de faire des efforts. Je n’étais pas une quiche en cuisine mais presque. J’allais devoir y mettre du mien et ça, ça n’était justement pas rien. Mes connaissances étaient heureusement assez suffisantes pour nous éviter une intoxication alimentaire.
Tout ça, ce délai, ça me donnait quand même une belle raison de me réjouir. Elle s’était projetée, avec moi. Ça n’était jamais arrivé auparavant, on faisait quand même de beaux progrès et sans intermédiaire qui plus est. Je profitais de mon baiser avant de la laisser faire son travail.

« Tu dois encore faire quelque chose ou bien tu peux rentrer ? » J’avais envie de rentrer avec elle, ou qu’elle rentre avec moi mais elle avait l’air crevée. Moi aussi... je n’avais quand même pas envie de ne pas profiter de sa présence, même si je devais attendre qu’on soit en privé de nouveau pour ça.
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Jeu 6 Fév - 23:39

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Nous y allions à tâtons, l’un comme l’autre, mais nous avancions quand même. On prenait le temps de s’expliquer, de se parler vraiment plutôt que de se braquer. Ce n’était pas du tout facile et quelque fois, on dérapait. Mais nous arrivions à nous reprendre à temps et rééquilibrer les choses, les orienter vers le droit chemin. Est-ce du à notre état de fatigue ou à une réelle avancée de notre couple ? J’osais croire que c’était la seconde option, même si je me doutais que la première y était aussi pour quelque chose. Nous n’avions clairement pas la force de nous battre mutuellement et de repartir dans de nouvelles engueulades. Encore moins ici, sur mon lieu de travail. Malgré tout, il n’y avait pas que ça. Nous arrivions tant bien que mal à mettre de l’eau dans notre vin, et a écouté l’autre, et lui exposer clairement notre point de vu. Ce n’était pas que j’étais contre son invitation, pas du tout. C’était juste que je n’étais pas pour la raison qui l’avait poussé à la poser. La nuance était importante à mes yeux, comme je lui fis comprendre. Il devait avoir conscience que je n’allais plus partir, et que j’avais vraiment décidé de rester. Je savais qu’il faudrait du temps beaucoup de temps sans doute pour qu’il soit rassuré de ce côté-là, chose que je ne lui reprochais pas du tout. Je ne l’avais pas vraiment mis en confiance et c’était ce que je voulais aussi rectifier ici. Il posa ses mains sur mes joues, et me dit une nouvelle fois qu’il m’aimait, ce qui fit louper un battement à mon cœur. Vraiment, jamais je ne pourrais me lasser qu’il me le dise à moi, et qu’il soit sincère en le faisant de surcroit. La suite de ses paroles étaient un peu moins plaisantes, mais je l’embrassais tendrement avant de lui répondre Ce n’est pas qui doit t’excuser tout le temps Micka. Je vais faire du mieux que je peux et… te prouver que je ne partirais plus. Je sais qu’il faudra du temps avant que tu n’arrêtes de t’en inquiéter. Mais Micka, Je t’aime toi, et personne d’autre. Cela ne me plaisait toujours pas vraiment de lui dire, de m’exposer ainsi, mais je savais qu’il avait besoin de l’entendre, que cela le rassurerait, donc je l’avais fait. Je ne partirais plus, et je faisais même des projets un peu plus lointains avec lui, comme ce diner d’ailleurs. Il s’en rendait compte, j’en étais certaine, même s’il ne le releva – fort heureusement – pas explicitement à l’oral. Pas besoin pour le coup d’en dire autant, le message était passé, j’en étais certaine. Et c’était un gros pas en avant vers lui. Ca marche alors… lui répondis-je simplement quand il insista sur le fait que je n’avais pas besoin de ramener quelque chose en « contribution ». Je n’allais pas me battre avec lui pour si peu, même si ce n’était pas vraiment ce que je voulais. C’était lui qui m’invitait, et je n’avais pas vraiment mon mot à dire. Et même si j’avais repoussé, j’avais hâte de voir ce qu’il pourrait me préparer. La cuisine et lui, ce n’était pas vraiment une histoire d’amour avouons-le. Mais j’étais quand même persuadée qu’il se plierait en quatre pour moi. En attendant, je rangeais un peu ce que j’avais utilisé, ou du moins, je les rassemblais tous dans un même récipient pour faciliter un peu le travail des infirmières. J’étais attelée à cela lorsqu’il me demanda si je devais encore faire quelque chose ou si nous pouvions partir. Je me pinçais légèrement la lèvre inférieure, tout en me retournant vers lui Je dois faire un rapport sur tes soins, les détailler, et remplir de la paperasse. Je vais en avoir pour au moins une vingtaine de minutes. J’aurais pu rajouter que s’il voulait partir, il le pouvait, cependant ce n’était pas ce qu’il avait envie d’entendre, donc je me tus. Je n’aurais pas aimé qu’il me le dise, cela m’aurait trop donné l’impression qu’il me chassait d’ici. Hors je ne voulais pas le chasser, mais profiter un peu de sa présence, même si les conditions n’étaient pas les meilleures. Je me dirigeais vers la porte que j’ouvris et interpella l’infirmière non loin. Faites préparer les papiers de sortie pour M. Blanchet B L A N C H E T., que je n’ai pu qu’à les signer. Apportez moi aussi les formulaires que je les remplisse. Avez-vous eu les directives de Matt… du docteur Marcelin-Brunet ? Il prend votre relai oui, il nous l’a dit, en rajoutant que je devais vous rappeler que… Enfin… Bref, que vous lui deviez un repas… me regardez pas comme ça Docteur Fontaine, je ne suis que le messager. Je vous apporte tout ça tout de suite. J’avais poussé un soupir quand elle avait évoqué le fait que ce cher Matthieu avait informé « tout le monde » de son invitation. Mickaël n’allait vraiment pas être content. Je refermais la porte derrière moi, et lui dis Je suis désolée… Ce n’est qu’un idiot, ça lui passera. . Je fis un tour de verrou pour être sûr d’entendre Alexandra l’infirmière revenir, et rejoint Micka. Je passais mes mains autour de sa taille, me rapprochant beaucoup de lui. Tout aussi, tu es un idiot. Mais un idiot que j’affectionne particulièrement alors je crois que je vais plutôt accepter ton invitation. Surtout si… Tu honores ta promesse de l’autre fois Lui dis-je très malicieusement. Je faisais référence bien entendu à sa tenue de garagiste qui était on ne peut plus à mon gout. On a quelques minutes devant nous avant qu’elle ne revienne… Qu’est-ce qui te pourrais te soulager un peu ? Gros sous-entendu de proposition en effet. Et bien que fatiguée, mon visage en disait très long sur l’idée de distraction que je pouvais avoir. Pas question de s’éterniser bien sûr, mais question de lui faire penser quand même à autre chose qu’à son pied douloureux.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Ven 7 Fév - 19:55

On avait réussi à s’embrouiller et pourtant, pas d’orage à l’horizon. C’était rare. Très rare. Ça n’était jamais arrivé en vérité. Du moins, pas que je me souvienne. C’était dire. C’était étonnant et très agréable même si on s’était disputé ou plutôt... que nous avions discuté. Je n’étais certes pas au top de ma forme, surtout maintenant que la douleur était maîtrisée, concentrée et non plus diffuse et affreusement désagréable. J’étais passablement crever et ça jouait sans doute certainement un rôle dans le fait que nous n’avions pas haussé la voix. Peut-être aussi parce que nous n’étions pas tout à fait, pas vraiment, en privé.
Toujours était-il qu’on avait quand même réussi à gérer notre bordel tout seul et sans gueuler. Finalement, on se débrouillait pas si mal tous les deux, quand on ne s’emballait pas dès les premières paroles de l’autre. On s’adaptait petit à petit. Et si ma jalousie avait mis à jour ce problème, ça n’était rien en comparaison de ce qui était arrivé il y avait quelques jours. Au fond, j’avais juste envie de dîner avec elle et que ce type fasse cette proposition m’avait fait me rendre compte que j’en avais envie.

Je ne me lassais pas de lui dire ce que j’éprouvais pour elle mais je n’irais pas non plus le crier sur tous les toits ou le scander plein poumon. Je ne le disais que lorsque c’était important. Non pas que j’avais peur que ces mots s’usent mais trop de gens les utilisaient sans réfléchir. Je m’excusais aussi au passage de lui donner l’impression de ne pas avoir confiance en elle puisque ça n’était pas le cas. Ça me semblait indispensable qu’elle le sache. Elle n’était pas un objet de collection, loin, très loin de là. On était tout simplement en train de se rassurer tous les deux. Je savais qu’elle n’était pas encore tout à fait prête à me dire qu’elle m’aimait et je le savais parce que la première fois qu’elle me l’avait dit avait été accidentelle. J’hésitais à le relever mais je le fis, pour son confort à elle. L’avoir entendu une fois, de façon totalement spontanée et irréfléchie m’avait très largement convaincu que c’était la plus stricte vérité. « Tout ce qu’il faut, c’est qu’on y aille à notre aise, comme on l’a dit et ça se passera bien. Je sais que tu m’aimes, je le sens et même si j’aime l’entendre, je sais que c’est dur pour toi. Je n’ai pas besoin de l’entendre pour le savoir, il te faut du temps, j’en suis tout à fait conscient. » Je caressais ses joues avant de relâcher son visage... Elle s’était projetée, elle m’aimait, je n’étais pas gourmand et c’était un pas de géant, je n’allais pas réclamer plus, toujours plus au risque de la braquer, c’était hors de question.
Du reste, elle avait accepté de capituler pour la nourriture, ce qui me fit plaisir. Je savais qu’elle ne l’avait pas fait de gaieté de cœur, avouons-le. Elle était du genre à faire dans la contrepartie mais pas là. Quand je vous le disais qu’on avançait tranquillement. Et puis elle avait accepté de se risquer à manger un repas préparé par moi, c’était quasi suicidaire mais courageux. Ou stupide. Ou les deux. Fallait vraiment que j’assure sur ce coup, je ne pourrais pas régler la catastrophe en commandant une pizza ou un chinois. Bordel, ça aussi ça me manquait.

Mathie avait encore du boulot, je m’en étais douté en posant la question mais elle ne me dit pas que je pouvais y aller, qu’il ne fallait pas l’attendre. J’étais un peu surpris en fait même si c’était agréable. Je pouvais l’attendre ici ou même dans un couloir. C’était dire ! Moi, traîner dans un hosto... on aurait tout vu. Louisville aurait tout vu.
Quand elle demanda qu’on prépare mes papiers, je m’apprêtais à me lever, tout en saisissant au vol bien malgré moi le nom du doc. Matt quelque chose Marcelin-Brunet. J’eus un léger sourire que je ravalais vite. Au cas où il ne lâchait pas l’affaire, je lui ferai manger son acte de naissance et sa blouse. J’entendis Mathie soupirer quand l’infirmière évoqua le dîner et moi, je me sentis grimacer mais elle ferma la porte avant que je ne me décide à le trouver, pied bloqué ou pas, j’étais prêt à gambader joyeusement après le médecin. Croyez-moi. « J’espère... Je jure que j’essaierai de ne rien faire s’il ne lâche pas l’affaire. J’te laisserai gérer. » J’aurais pas du jurer... vraiment pas dû ! Mais c’était trop tard, faudrait que je tienne parole. Crétin que j’étais. Et voilà qu’elle me le confirmait après avoir mis le verrou et s’être rapprochée de moi. J’allais finir par aimer les hôpitaux et les toubibs. Enfin non. Elle seulement en toubib.
J’haussais un sourcil. La prom... Ah oui ! Ma tenue de travail. « Alors ce sera un dîner en compagnie du garage le plus sexy en diable de tout Louisville. Tu mettras ta blouse ? Je commence à l’apprécier. » Je l’enlaçais, la collant à moi. « Je crois que si j’avais droit à un des baisers dont toi seul à le secret, j’irais vraiment beaucoup mieux. » En fait, je n’attendis pas et je l’embrassais, ces petits baisers étaient bien insuffisant et on ne pouvait décemment pas faire des galipettes ici et puis je n’en avais aucune envie, pas ici en tout cas. Oui, je trouvais le moyen de penser à son corps nu contre le mien et alors ?
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Dim 9 Fév - 0:32

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Mickaël constatait les efforts que je faisais, et les reconnaissait. J’étais contente de cela, parce qu’il se rendait compte que pour lui, j’entreprenais des choses que je ne voulais peut-être pas spécialement faire. Mais parce que c’était pour lui, je le faisais. Alors c’était rassurant de voir que tout n’était pas vain, même si le contraire m’aurait étonné venant du Renegat. Je n’étais pas avec le premier venu. Nous parlons de mon garagiste là et c’est un des aspects de lui que je connaissais déjà lorsque j’étais amie avec elle, et que j’étais toujours heureuse de retrouver encore. Je n’aurais pas aimé qu’il change de toute façon. J’étais tombée amoureuse du vrai Micka, celui qu’il m’avait laissé voir en tant qu’étrangère, puis connaissance, amie et meilleure amie. A « chaque » étape de notre relation, j’avais appris à voir en lui une nouvelle facette et je ne le regrettais pas. Il n’était pas parfait, mais il n’avait pas besoin de l’être. Et pour rien au monde, je ne voulais le rendre irréprochable. Bon sang que ce serait plat et ennuyeux s’il n’était pas lui. Il était celui que je voulais, sans besoin de superflu. Ce n’était peut-être pas beau tous les jours, mais je m’en foutais. Il tenait à moi, et je tenais à lui. Pour l’instant, cela suffisait la majorité du temps. Merci Micka. Je n’avais rien de plus à ajouter que ça. Aucun intérêt d’en faire des tonnes, il saurait que j’étais sincère et que j’appréciais sa sollicitude. Il ne me forçait pas à lui déclarer ma flamme constamment ni même à ce que l’on montre à tout le monde qu’on sortait ensembles. Il respectait ce que je voulais, ce dont j’avais besoin. Ce n’était pas que je ne l’aimais pas ou que je n’assumais pas. Il le savait très bien et prenait cela pour ce que c’était : de la prudence et de la pudeur. Et rien n’était inéluctable. Si pour l’instant la situation actuelle était ainsi, demain elle pourrait changer. La preuve, nous arrivions enfin à de nouveau nous parler, comme avant, à écouter l’autre même si cela ne nous plaisait pas spécialement et de faire avec. C’était important et le plus gros pas de ses derniers mois. J’étais soulagée, soulagée de retrouver un peu de calme entre nous.

Je ne pus d’ailleurs pas m’empêcher d’être très étonnée quand il me promit de lâcher l’affaire avec mon collègue entreprenant. Je le regardais non sans cacher ma surprise, ni ma satisfaction vis-à-vis de ses propos. Il faisait un gros effort c’était certain et je l’appréciais pour la valeur que cela avait. Cela n’avait pas du être du tout facile pour lui de lâcher une telle promesse, surtout qu’il ne les rompait jamais. Il avait tous les défauts que vous voulez, mais il était assez honnête et n’avait qu’une seule parole. Encore une chose que j’aimais particulièrement chez lui Je saurais gérer ça très vite et très facilement. Et je ne dinerais jamais avec lui. Je te l’ai dit, je ne suis pas intéressée. Je m’en débarrasserais autrement. Il devra bien se faire une raison, il n’est pas du tout mon genre du mec. Oh bien sur, il a un beau portefeuille, et une immense maison. Il est le successeur du grand boss, et il est plutôt beau gosse, il faut l’admettre. Mais bon, tu vois, je préfère un peu les lascars, les bagarreurs et les fougueux, même si, malheureusement ils sont fauchés comme les blés. On peut pas tout avoir après tout… . Je lui fis un sourire qui en disait très long sur ce que je venais de lui dire. Je ne brossais pas du tout le portrait complet de Mickaël, mais en partie, lui faisant comprendre que je n’étais pas spécialement contre ses aspects là de sa personne. Ce n’était pas ce que je préférais, mais ça faisait partie du charme qu’il avait et de ce qui m’attirait chez lui. Ensemble, on ne s’ennuyait pas, et c’était vraiment important à mes yeux. Je ne voulais pas d’une relation monotone et assommante. J’avais besoin d’aventures, et de vibrer, de m’envoler et d’être en constant mouvement. Tout ça, il me l’apportait, et bien avant qu’on sorte ensembles. Je rigolais à ses paroles et ajouta en me rapprochant de lui Ah ? Tu commences à finalement bien aimer ma tenue… On peut arranger ça… Mais ça va se monnayer cher, très cher même Après tout, tout était bon pour avoir ses faveurs et ses attentions particulières. Tout était bon à prendre et je ne lui avais pas fait de promesses de mon côté, donc je pouvais exiger quelque chose en retour et imposer mon prix, même si je le laisserais justement me faire des propositions et les accepter ou non. En attendant, je lui demandais ce qu’il voulait pour soulager un peu sa douleur, chose à quoi il répondit et par des mots et par des gestes. Il m’avait enlacé, pour mieux venir cueillir un baiser sur mes lèvres. Je passais mes mains autour de son dos et me perdait, me noyait dans cette étreinte. Je laissais ma bouche trouver la sienne et lui répondre, adorant pouvoir l’embrasser. Un des nombreux avantages à sortir avec lui et non plus être simplement son ami. Pour rien au monde je n’échangerais ma place pour une autre. Je lui donnais un véritable baiser français, dont beaucoup d’étranger voulait connaitre le secret et toutes les finalités. Je ne faisais pas les choses à moitié. Je me détachais pourtant rapidement de lui, et lui glissa à l’oreille Le jour où tu songeras, ne serait-ce qu’une seconde à me quitter, souviens-toi que personne d’autre ne t’embrasserais aussi bien que moi… Prétentieuse ? Sans doute un peu, mais je savais que j’avais manière à affirmer cela. Je passais mes mains sous son tee-shirt pour toucher sa peau et ajouta Ou de la dernière nuit que nous avons passé ensembles… Et encore, je ne t’ai pas tout montré. Et sur ses paroles, je me détachais de lui pour venir rouvrir la porte à peine quelques secondes avant que l’infirmière ne vienne me donner les papiers que je lui avais demandé.

Je m’installais sur le bureau pour les remplir, laissant le renégat méditer sur mes propos. Je me concentrais de nouveau sur ma tâche professionnelle, ne relevant le nez qu’une fois qu’il fut finie, une bonne dizaine de minutes après. Je rassemblais ensuite le dossier, et lui tendis en lui indiquant où signer et que s’il voulait lire pour vérifier ce que j’avais écrit, il pouvait le faire avant d’apposer son autographe. Une fois ces formalités faites, je redonnais le tout à l’infirmière. Avant de quitter la pièce, je lui dis Je vais aller chercher mes affaires et me changer. Rejoints moi sur le parking de derrière disons dans dix minutes ? Il fallait que je repasse en salle de pause puis aux vestiaires avant de partir. Je déposais un baiser sur son front après avoir vérifié que personne n’était en train de nous regarder et je partis faire mes affaires. Dix minutes plus tard, je l’attendais adossée au mur du bâtiment, en train d’allumer une cigarette. Ce n’était pas saint, mais de temps en temps après le travail à la clinique, j’avais besoin de m’allumer une dose de « drogue », pour me calmer et souffler un bon coup. Avouons-le, ma vie était stressante et ça me permettait de faire redescendre un peu la pression.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Dim 9 Fév - 19:53

Il aurait été stupide de ne pas montrer à Mathie que je comprenais ce qu’elle ressentait. Je ne voulais pas qu’elle se force, qu’elle se sente piégée par un comportement qu’elle pensait devoir adopter pour me tranquilliser. Elle n’avait pas besoin de me dire qu’elle m’aimait sans arrêt, je le savais, ça e suffisait. Ça ne rendrait ces mots que plus agréable à entendre. Nous nous connaissions bien, nous n’avions pas souvent besoin de nous exprimer réellement pour savoir ce qui se cacher derrière un regard ou une moue. C’était les nouveautés qu’il nous fallait découvrir.
Oh, ça n’était pas simple et ça ne le serait sans doute jamais. Nous avions des caractères de merde et il fallait que l’on fasse avec. Ça péterait encore, c’était l’évidence mais pour l’instant, on arrivait à faire avec et on se débrouillait mieux que bien. Je ne voulais pas d’une biche avec de beaux yeux et le caractère inexistant. Je n’étais pas intéressé et au moins, on ne risquait pas de s’enliser dans la monotonie.
Je lui souris et lui fis un clin d’œil. Mathie n’était pas démonstrative, elle gardait son bonheur pour elle et je pouvais facilement le lui concéder. Après tout, quelque part, j’appréciais aussi cette intimité, cette façon que nous avions de jouer avec ce que savaient les autres. Ils étaient peu nombreux à le savoir et ça m’allait. Même si j’étais jaloux, je n’avais pas envie de répondre aux sempiternelles questions idiotes. « Comment ça c’est passé ? » « Quand c’est arrivé ? » « J’aurais dû m’en rendre compte. » Etc... etc... etc... Non, vraiment, je ne voulais pas.

Le fait de promettre que je laisserai le médecin tranquille n’était pas prévu. Les mots avaient dépassé ma pensée mais ce qui était dit était dit. Je ne reviendrai pas là-dessus. Je mettais un point d’honneur à tenir mes promesses, en toutes circonstances. Sauf cas exceptionnel évidement. Elle avait voulu l’entendre, je l’avais dit et c’était donc trop tard. Seigneur, j’allais en chier et en prendre plein les lattes. Pourtant, je ne pus m’empêcher de rire. « L’argent, c’est très surfait après tout. Et puis tout le monde ne porte pas aussi bien que moi une tenue de garagiste. Il n’a aucune chance de gagner. » Je souriais, d’un air canaille et totalement enjôleur. Même pas de la provoc, je ne pensais déjà plus à ce type mais bel et bien à notre dîner. Et puis je savais que Mathie m’appréciait pour ce que j’étais, à savoir bagarreur et emporté. Parler de sa tenue après la mienne n’avait rien d’illogique, je souriais encore. « C’est bête... je suis fauché. Payer en nature, ce serait possible ? Il paraît que le banquier refuse les chèques en bois. » Aaah... j’allais encore me faire plumer. Mais par elle, c’était un plaisir, croyez-moi. C’est fou ce qu’on supporte de la part d’une femme qu’on aime et celle-là me menait par le bout du nez.

Bien entendu, quand elle m’offrit de soulager la douleur, il fallait que ça reste dans le même ton. Non pas parce que je me sentais obligé mais bien parce que je voulais profiter de notre tête à tête au maximum.
Son baiser était un vrai plaisir et elle seule était capable d’embrasser comme ça. J’en étais convaincu. « Comme si j’étais capable de vouloir te quitter et puis personne n’embrasse comme toi. Pas besoin de preuve. » La suite me rappela évidement de très bons souvenirs qui me donnèrent tout un tas d’idées que je ne pouvais pas du tout mettre en pratique ici. Monde de merde. « Il va falloir que je découvre tes petits secrets alors... Que je me montre véritablement infernal et très imaginatif. Je relève le défi. »
Hélas... elle me glissa entre les doigts, m’emmenant presque à me casser la figure tant j’avais été tout proche d’elle. Fichue paperasse. En croisant mon regard, l’infirmière détala. Je n’avais rien fait pourtant... Ah si. Je lui avais crié dessus tout à l’heure. « Hum. Je crois que j’ai traumatisé cette pauvre femme. » Je devais reconnaître que ça ne m’attristait plus vraiment. Mes pensées vagabondaient ailleurs.

Je m’étalais sur mon siège, sachant parfaitement qu’il ne valait mieux pas la distraire. J’avais des idées agréables plein la tête et j’étais crevé comme pas deux. Un peu plus longtemps et j’étais parti pour piqué un roupillon sur place. J’ouvrais heureusement les yeux peu avant qu’elle me tende le dossier que je signais en vitesse, me redressant. « Pas de souci. » Je mis du temps à me faufiler et à trouver une technique pour éviter de me faire trop mal en marchant. Avant de sortir, je me fis refiler une béquille vieille comme les chemins de Rome par une infirmière qui avait soigné mon père à l’époque. Bon gré mal gré, je la remerciais, évitant le sujet. Je lui fus d’ailleurs reconnaissant de ne pas l’aborder. Ma politesse à son égard fit sourciller quelques autres personnes qui m’avaient entendu jurer tous mes dieux en arrivant.
Je fus surpris de la voir fumer en sortant. « Il paraît que c’est mauvais pour la santé de fumer, c’est mon médecin qui me l’a dit, vous le saviez ? » J’eus un sourire. Dire que j’évitais de le faire pour qu’elle ne me trucide pas. J’pouvais repasser. Mais elle était intriguée par ma béquille. « Je suis tombée sur une infirmière qui a passé beaucoup de temps à soigner mon père... » J’aimais autant qu’elle n’en demande pas plus. « Où veux-tu aller ? »
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Dim 9 Fév - 21:32

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


J’étais vraiment contente que nous soyons arrivés à nous parler et régler nos problèmes calmement. C’était ce que je pensais alors que j’étais adossée au mur en train d’allumer une cigarette. La première bouffée me dit un bien fou. Je ne fumais pas souvent, pas depuis très longtemps non plus. Depuis que j’étais fatiguée en fait et que j’avais du mal à dormir à cause du stress. La nicotine me permettait de calmer un peu cette tension qui pesait si lourd sur mes épaules, chose qu’arrivait aussi à faire Mickaël, mais je n’avais pas le renégat toujours à portée de main. J’avais pris l’habitude de me fumer une demi-cigarette après une longue garde, pour être détendue en rentrant chez moi et ne pas inquiéter Lyra sur mon état d’esprit et de sante, même si je savais qu’elle n’était pas aussi dupe que ça. Je le répète sans cesse, mais c’est vrai, j’ai vraiment oublié de la rendre bête et stupide comme ses pieds. Je pouvais vraiment être fière d’elle et de l’éducation que je lui avais donné. Je n’avais pas réussi beaucoup de choses dans la vie, mais je pouvais au moins me vanter de ça. Ma petite sœur s’en sortirait, c’était indéniable. Elle avait la niack pour ça, et elle était assez rusée pour toujours arriver à trouver des solutions. Si je ne lui avais jamais dit cela, je le pensais tout de même. Je continuerais toujours à veiller sur elle, la protégeant un maximum, et la préservant des dangers. C’était ce pour quoi j’étais faite en fait, la chose que je savais très bien faire. Je ne me posais jamais de questions, ne réfléchissais jamais à l’avance. C’était comme si j’avais un sixième sens avec Lyra. Je n’étais pas sa mère, mais je l’avais aimé autant que je l’avais pu et je lui avais donné tout ce que j’avais dans le ventre. Si je me refusais à la considérer autrement que ma sœur, je n’en restais pas moins comblée par elle. C’était aussi pour ça que l’idée de fonder un foyer, de vivre avec un homme et d’avoir des enfants avec lui ne m’avait pas vraiment effleuré l’esprit.

Jusqu’à l’anniversaire de Mickaël. Il avait tout chamboulé, il fallait le reconnaitre. Et si souvent je le détestais pour ça, je me rendais compte que je devais à présent me construire en dehors de ma sœur. Même si je ne l’aimerais pas moins, j’avais besoin aussi d’avoir ma vie à moi, et me laisser dorloter. J’aimais le jeune homme, et cela depuis quelques années finalement. Si ce n’était pas facile entre nous, ça en valait le coup. J’en étais maintenant complétement convaincue et persuadée à présent. Je voulais avancer avec lui, et qu’on puisse construire quelque chose tous les deux. Je ne parlais pas de mariage ou d’enfants. Non, je n’étais pas du tout prête pour ça. Il fallait que nous y allions petit à petit sans nous presser, sans nous forcer, sans nous brusquer. Lui comme moi en avions besoin. Et si je lui demandais une certaine pudeur vis-à-vis des autres, je savais que cela ne le dérangeait pas tant que ça. Ca ne concernait que nous deux, juste nous deux. La seule personne qui était au courant de mon côté était Lyra. Personne d’autre ne savait et cela m’allait. Après je ne savais pas vraiment si le renégat en avait parlé à quelqu’un, même si je me doutais bien qu’il ne l’avait pas fait. Il aurait prévenu Rose et elle aurait surement débarquée chez moi pour me trainer dans la boue et me demander de me tenir loin de son frère. Peut-être était-ce pour cela qu’il ne l’avait pas fait ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, j’avais les épaules assez solides à présent pour le supporter. Elle ne me ferait pas fuir, plus maintenant en tout cas.

Je sortais de mes pensées et tournais la tête en entendant Mickaël venir me lancer une pique. Je tirais une nouvelle taffe, la voulant dans la direction opposé, avant d’éteindre mon mégot. Quelqu’un de très sensé votre médecin. Il faudra me le présenter un jour ! Je le regardais avec un sourire au bord des lèvres et m’approcha de lui avant de me rendre compte que quelque chose clochait. Ah oui, la béquille. Il dut le lire sur mon visage vu qu’il ajouta qu’une infirmière lui avait donné. Je ne cherchais pas plus loin, ne creusant pas. Pas besoin, et il ne le voulait pas, sinon il m’aurait livré la version longue et non la condensée. Je ramassais mon sac que j’avais laissé par terre, et rangea la cigarette à moitié entamé. Je le mis sur mon dos et quand je fus à sa hauteur, il me demanda où je voulais aller. Je te raccompagne chez toi. J’ai eu des instructions claires te concernant. Repos et calme. Hors avec ta popularité auprès de la gente féminine, elles risquent de te sauter toute dessus pour prendre soin de toi. Va donc falloir que je te ramène moi-même pour m’assurer aucune ne vienne t’épuiser d’une quelconque façon. C’est vraiment chiant d’être ta pote, tu t’en rends compte j’espère ? J’ai jamais signé pour jouer la nounou… Je le regardais un peu hautainement en lui disant cela, puis vint le soutenir pour l’aider à marcher. J’adoptais un rythme très lent, le forçant à y aller molo, moins rapidement qu’il ne l’aurait fait sans moi. Je le connaissais assez bien pour savoir qu’il ne prendrait pas soin de lui sauf si on le lui obligeait. Et cela tombait bien, j’étais là pour ça. On marcha quelques minutes, avant que je lui dise Au fait, tu devrais vraiment parler à Rose tu sais… Ce sera compliqué, et elle ne sera pas contente mais… C’est ta petite sœur Micka et elle aimera pas l’apprendre par quelque d’autre. Je parlais de nous bien entendu. Je n’étais pas spécialement emballée par cette idée, loin de là. Mais c’était sa petite sœur comme je venais de lui dire, et elle avait le droit de le savoir. Je voulais pas qu’il s’éloigne d’elle par ma faute, et qu’il soit obligé de lui cacher des choses. Je ne le ferais pas pour Lyra, il n’avait donc pas à le faire avec elle, même si Rose était plus dangereuse que ma petite sœur mineur et encore « innocente ». J’espérais juste qu’il me préviendra quand ce sera fait, histoire que je vois la tornade arriver, même si je me gardais de lui dire à voix haute. Pas besoin, il le saurait très bien de toute façon.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Lun 10 Fév - 17:02

J’aurais pu être un peu boudeur pour cette histoire de clope. Je me contenais, uniquement pour qu’elle ne m’assassine pas. Certes, elle semblait l’utiliser comme catalyseur de sa fatigue et de son énervement... moi, j’étais tout simplement accroc à la nicotine. C’était peut-être bien pour ça que j’évitais de les allumer maintenant... Après la petite dizaine restante, je n’en aurai plus. Que dalle, nada et adieu nicotine.
Bon, la réaction de ma sœur jouait aussi. J’étais fumeur depuis que notre père avait choppé un cancer. En cachette d’abord puis librement. Je craignais qu’elle ne me reproche de m’empoisonner. Quoi que ça n’était pas le plus important sujet de discorde qu’on aurait pu avoir elle et moi. Il fallait vraiment que j’aille la voir. Ça faisait quand même un moment que nous n’avions pas parlé. J’avais pris des décisions que personne n’apprécieraient vraiment si ça devait arriver après tout. D’autant que même si on avait eu une discussion sur les dispositions que j’avais prises... je pensais que Rose restait persuadée que je n’en avais rien fait. C’était à voir.
Qu’elle soit d’accord ou pas n’y changerait rien puisqu’au final la décision me revenait à moi seul et que je ne comptais pas changer le moins du monde ma paperasse. Tout ce qu’il fallait, c’était que Mathie ne l’apprenne pas ou j’étais mort prématurément.

Mathie plaisanta sur le médecin, je souris. « Vous l’avez déjà rencontrée je crois. Un regard de tueur quand elle est contrariée, une voix qui porte, un caractère de cochon et une poigne d’enfer mais avec un cœur gros comme ça. Et vous devriez voir ses yeux et ses lèvres... ! » J’étais un vrai comique ! Mais je ne faisais que citer tout ce que j’aimais chez elle, y compris sa moue contrariée. Bon, je n’allais pas parlé de son corps sur le parking mais l’idée y était.
Elle ne posa pas plus de question concernant la béquille. Ce truc m’emmerdait déjà, j’en avais pas besoin mais je n’aurais pas pu contrarier cette femme, même avec la meilleure volonté du monde. S’il y avait bien une personne que j’étais incapable d’incendier, c’était elle.

Je ris aux paroles de Mathie alors que nous nous étions déjà mis en route, pour quelques pas à peine. « Mon médecin a osé me cafter ? Ce traître ! Et le secret médical alors ? » Oui, ok, on en parle pas pour ce genre de connerie et alors ? Mais cette conversation n’avait franchement rien de sérieux. « En plus, je suis certain qu’il a oublié de te dire que j’ai besoin d’un antidouleur très particulier et unique. Ça ne m’aide pas ! Et tu sais que c’est chiant d’être ton pote et d’être le pote de ton petit copain. Sans blague, avec ces mecs qui t’invitent à dîner et dire qu’il m’a fait promettre de ne rien faire. Y a pas de justice. » Je plaisantais évidement, je ne remettais pas ça sur le tapis pour l’emmerder mais bien pour rire. Le rythme de marche qu’elle m’imposait allait me tuer, j’avais besoin de ça.
« Cette béquille est plus emmerdante qu’autre chose. Comment ça marche ? » Oui, ça m’emmerdait prodigieusement ! J’arrivais pas à marcher avec ce truc. Sauf que je m’en fichais pas mal vu ce qu’elle me dit ensuite. « Je... si tu veux. Qu’elle soit contente ou non ne change rien de toute façon. Mais tu as raison, c’est ma sœur et je ne peux pas lui cacher ça. Elle m’en voudra déjà sûrement de ne rien avoir dit plus tôt mais elle devra s’y faire. » Bon, elle avait raison. Je ne pouvais pas ne pas dire à Rose que j’étais avec Mathie et que je comptais bien faire en sorte qu’elle et moi, ça dure. Seulement, j’allais faire promettre à ma sœur de foutre la paix à Mathie. Car si Rose se doutait de ce que j’avais fait comme paperasse, elle ne se doutait pas du pourquoi je l’avais fait. « Prépare-toi à un cataclysme supplémentaire. Sait-on jamais. »
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 12 Fév - 18:50

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Sortie de la clinique avec toutes mes affaires, j’en avais profité pour fumer la moitié d’une cigarette en attendant le renégat. Quand il arriva, notre conversation se fit très légère et très amicale. C’était un soulagement de voir que, malgré toutes nos dernières prises de bec, nous pouvions rester un ami et une amie pour l’autre. J’avais besoin de ça avec lui. Il n’avait jamais été question de perdre mon meilleur ami, et mon confident. Comme je lui avais dit quelques jours plus tôt, nous n’avions fait que rajouter une option dans notre relation. Alors c’est sûr qu’elle changeait beaucoup de choses, mais je voulais quand même garder cette part de complicité qui nous liait depuis tant d’année. J’avais besoin de ça pour aller bien dans ma tête en fait. Un moment calme passait en compagnie de Micka qui me changeait les idées, il ne m’en fallait pas plus pour me sentir mieux. Et j’aimais à penser que c’était aussi son cas. Tout en discutant, je l’avais laissé prendre appuis sur moi pour marcher doucement, adoptant un rythme très lent pour qu’il préserve le pied que je venais de lui soigner. Je lâchais un rire quand il me décrit. Je lui mis un léger coup dans le ventre avec mon coude, avant d’ajouter Ah oui je vois ! En même temps la pauvre ! Quand on voit ses fréquentations… Vous n’avez pas vu son petit-ami ? Une vraie tête de mule qui crie sur toute personne osant ouvrir la bouche devant lui. Il est du genre assez possessif, et il parait qu’il est toujours là, dans un coin, à épier ses moindres faits et gestes et je jetais sur le moindre homme qui ose l’approcher. C’est un vrai diable si vous voulez mon avis, même si quand on le voit, on a bien envie de se laisser tenter si vous voyez ce que je veux dire. Vu le physique qu’il a, c’est sûr et certain qu’il ne peut pas être humain ! Je lui répondais sur le même ton que lui, et je savais très bien qu’il ne prendrait pas du tout mal ce que je venais de dire. Nous faisions justes que taquiner tous les aspects de l’autre, comme si nous étions deux petits vieux racontant les derniers commérages du quartier. D’ailleurs, je nous voyais bien dans quelques années, jouant toujours aux mêmes jeux. C’était réconfortant et ce qui jusque-là me faisait peur me rassurait à présent. Micka était une constante dans ma vie et je voulais qu’il le reste.

J’haussais les épaules, non sans un sourire quand il évoqua le secret médical. J’adorais la tournure que prenait cette journée. Je pouffais à ses paroles suivantes, consciente qu’il s’agissait d’une boutade et pas du tout d’une méchanceté cachée. Nous n’étions pas là pour nous en mettre plein la figure mais pour tout simplement nous détendre et nous amuser l’un de l’autre. Ce sont des valeurs qui se perdent ! Cette fin du monde, quel clavaire quand même ! Et non elle m’a rien dit de telle, pas étonnant venant de ses charlatans de médecins. Et c’est clair, que tu t’es fait toi aussi couilloné dans l’histoire mon cher ami. Et si on faisait une pétition contre ses amis si ingrats envers nous ? Oui cette conversation n’avait ni queue ni tête, sauf pour nous bien entendu. J’avais un sourire au bord des lèvres, signe de mon amusement certain. Je repenais un peu mon sérieux quand il me demanda comment se servir de sa béquille. Je nous arrêtais, la prenais et lui montrer comme s’appuyer dessus et éviter que son pied ne pose par terre. Cela soulagerait sa douleur. Je l’enjouais d’essayer et ne le lâcha qu’une fois qu’il y arriva. Je lui déposais un léger baiser sur le front en lui disant Te voilà maintenant un grand garçon Non sans le taquiner. Et puis j’enchainais sur un sujet beaucoup moins léger. Je lui faisais part du fait qu’il devrait peut-être parler à sa sœur de nous deux, comme je l’avais fait avec Lyra. Je ne voulais pas qu’il se sente obligé de lui cacher ce pan de sa vie, même si cela allait me poser problème à moi, et compliqué vraisemblablement ma tranquillité d’esprit. Enfin faudrait-il encore que j’en ai une… Si Lyra n’était pas enthousiaste, je pense que Rose va vraiment pas aimer la nouvelle mais… Cela ne changera rien de toute façon. C’est notre vie, et on en fait ce que l’on veut. Elle doit elle aussi le comprendre. Et je veux pas l’évincer de ta vie, c’est hors de question, mais ce n’est pas à toi que j’ai besoin de dire ça. Pour autant, il faut que tu lui en parles et plus tu attendras, plus ce sera dur et moins elle encaissera la nouvelle… Arranges-toi juste pour que je sois pas dans les parages, je tiens à la vie ! Je lachais un rire, même si j’étais assez sérieuse. Cela me stressait un peu, je n’allais pas vous le cacher. Rose avait aussi un tempérament de feu, surtout quand il s’agissait de défendre l’honneur de son frère. Sur ce point-là nous nous ressemblions beaucoup. Tu as affronté Lyrazilla, je pourrais affronter Rosezilla aussi. Ce que j’étais quand même prête à faire pour lui… Vraiment, j’avais fait de grands pas dans sa direction et j’espérais qu’il s’en rendait compte.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Dim 16 Fév - 20:58

Je n’avais pas du tout prévu de me retrouver à la clinique aujourd’hui. Tout ce qui s’apparentait de près ou de loin à un truc médical, j’avais une grosse tendance à le fuir et j’étais en train de payer ma connerie. Ça aurait sans doute été moins grave et moins douloureux si je n’avais pas attendu. Clopiner comme un couillon n’était pas du tout prévu au programme. J’avais des envies de meurtres sur une certaine blondasse, d’autant plus maintenant que j’avais -en prime- envie de nicotine. Putain d’apocalypse. La cancerette quitta heureusement très vite mon champ de vision avant qu’on ne se mette à parler sur un ton de plaisanterie sans se moquer pour autant. J’aimais vraiment la relation que nous étions en train de développer. C’était beaucoup plus sain qu’avant et puis on ne s’arrachait plus la tête ce qui était une énorme avancée.
Je n’avais par contre pas d’autre choix que de m’appuyer un peu sur elle pour avancer n’état pas capable de me servir correctement de la béquille qu’on m’avait collé de force entre les pattes. Ce qui ne m’empêcha pas de me prendre un léger coup de coude dans le ventre. « Que voulez-vous, l’apocalypse, ça tape sur les nerfs de tout le monde et il n’était déjà pas réputé très patient avec les gens avant d’après ce que j’ai entendu. Et puis, il faut le comprendre, une jolie fille comme elle, ça attire les regards. En plus, il a du temps à perdre ce pauvre garçon avec le manque de travail au garage. Il va devoir se trouver une autre occupation cette fois, c’est sûr. » Si je parlais de ça comme ça, ça n’était pas par hasard. On en avait déjà parlé mais j’aurais aimé que l’on revienne sur le sujet. J’avais besoin de ses conseils, du repos forcé, ça me donnait tout le temps d’y penser. « Par contre, il est on ne peut plus humain, avec un caractère pareil, c’est sûr ! »
J’appréciais beaucoup cette petite conversation badine. C’était du grand n’importe quoi, mais ça faisait franchement du bien. Si on en était là, c’était que notre couple allait mieux que jamais. On n’aurait jamais pu avoir ce genre de discussion avant. On aurait fini par s’emporter pour une connerie ou une autre. Ça prouvait bien qu’on était capable de progresser nan ?

Aborder le médical sous cet angle me plaisait bien, ça allégeait un peu tout ce foutoir. Sérieusement, comme si c’était le moment pour se blesser ? Pas qu’il y en avait de plus intéressants en particulier mais merde ! « À qui le dis-tu ?! Tous une bande d’incapables. Un peu comme tous ces garagistes. Que des voleurs ! J’vais aller lui dire moi, à ton petit copain qu’on se balade, on verra sa tête. » J’étais très con parfois. Quoi qu’il en soit, c’était sympa, ça nous permettait d’oublier un moment qu’on était dans une merde noire. Ça faisait un bien fou.

Il fallut quand même que je nous arrête pour demander très sérieusement comment on se servait d’une béquille sinon, j’aurai été foutu capable de m’amocher le pied plus encore parce que je m’en servais comme un pied. Je me soumis donc de bonne foi à l’exercice même si ma patience n’en menait pas large mais je finis par maîtriser la chose. Hallelujah. Je me redressais pour essayer de chopper ses lèvres, en vain, elle parvint quand même à m’embrasser le front. Que d’injustices en ce bas monde. « Chouette, je pourrais arrêter de piquer l’argent des bonbecs dans le bocal du haut. »
Il fallait au moins plaisanter un peu avant, vu le sujet qui suivait. Parler à ma sœur... tout un programme. « Je crois aussi qu’elle ne va pas apprécier beaucoup mais tant pis. Je n’ai pas à lui demander la permission. J’espère juste qu’elle comprendra que je suis heureux comme ça et que ça n’y changera rien qu’elle soit d’accord avec ça ou non. Je ne pourrai pas renoncer à Rose. C’est ma sœur. Je l’adore même si j’ai tendance à passer pour un véritable emmerdeur. Mais tu as raison, elle doit savoir. Il est temps. Surtout qu’on arrive à se parler maintenant, toi et moi. T’inquiète, je la garderai à distance de toute façon. Enfin... j’essaierai. » Que je dise qu’on arrivait enfin à se parler n’était qu’une simple constatation, un grand bond en avant pour nous, pas une provocation. Je ris finalement quand elle compara nos sœurs à des monstres. Tellement vrai. « Reste à espérer qu’elles ne se liguent pas où on est mal très chère. » Je disais ça pour déconner car ça ne changerait rien. J’étais parfaitement conscient qu’elle et moi, c’était du solide maintenant. Mathie avait fait plus d’efforts que jamais et je savais que je pouvais avoir foi en nous, sans me planter.
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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 26 Fév - 20:11

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Nous rigolions comme les amis que nous étions depuis tant de temps. C’était très réconfortant de voir que ça, ça n’avait pas changé. J’avais besoin de cet ami dans ma vie. Il me remontait le moral et me donner un peu plus d’espoir. Et tout cela en étant lui-même. Je n’avais pas voulu sacrifier notre amitié sur l’autel de l’amour et si, en effet, nous devions apprendre à nous connaitre en tant que couple, j’étais heureuse de voir que nous pouvions rester l’ami l’un de l’autre. On rigolait comme de grands enfants, dans un dialogue ni n’avait quelque part ni queue ni tête. On se taquinait, et se cherchait, sans prendre mal les propos de l’autre. C’était aussi efficace d’une bonne nuit de sommeil. En tout cas pour moi. Je pouffais et rajoutais à sa suite Oui c’est vrai. Elle doit pas être humaine elle non plus. Vous pensez qu’ils viennent d’un autre monde ? Si ça se trouve, ce sont eux les fautifs ! Brûlons les sur un buché, comme on le faisait avant avec les sorciers. Brandissez vos fourches braves gens, nous partons en guerre contre l’ennemi Je fis mine de m’adresser à une peuplade qui n’existait que dans mon esprit. J’avais fait mine de brandir un objet long à trois ou quatre dent, tel un chef ralliant ses troupes à sa cause et partant se battre en première ligne avec eux. Oui vraiment, pire que des gosses. Qui a dit que les adultes perdaient leur âme d’enfance ? Pas moi, surtout en ce moment où je faisais mine d’être un grand commandant.

On maudit les médecins et les garagistes, rigolant de plus belle, puis je lui montrais comment utiliser sa béquille. Une fois fait, je lui déposais un baiser sur son front, en lui affirmant qu’à présent, il était un grand garçon. Il essaya plusieurs fois avant de trouver le truc, et je l’applaudis face à sa réussite. Demain on enlèvera les petits roues de ton vélo ! Oui, je me moquais une nouvelle fois de lui, mais de manière gentille. Et puis, il avait continué sur cette lancée en affirmant qu’il se mettrait à présent à voler. Je ne faisais donc que continuer, non sans un grand sourire aux lèvres, qui démontrait bien mon humeur.

Nous finîmes par redevenir beaucoup plus sérieux. Je lui faisais comprendre qu’il devait parler à sa sœur et la tenir au courant. S’il n’avait pas à lui rendre des comptes comme je le devais à Lyra, il restait proche de lui. Plus il tarderait et plus la tempête serait terrible. Et c’était comme pour une épilation à la cire : plus vite c’était tiré, plus vite on encaissait et digérait la douleur. Ce n’est pas question de demander sa permission, mais de la tenir au courant. Je préfèrerais que nous nous entendions comme avant, seulement si je veux attendre sa bénédiction nous concernant, je peux toujours attendre. Explique-lui. Qui sait, elle comprendra peut-être, même si elle n’approuvera pas. Elle me voit comme une croqueuse d’homme, un danger pour toi. Du coup, elle essaye de te protéger. Tu en ferais de même avec elle. Je rigolais quand il signalait qu’il valait mieux pour nous que Rosezilla et Lyrazilla ne se loguent pas contre nous. Je jetais un discret coup d’œil aux alentours avant de me mettre à genou devant lui et lui dire Brandon, ne me quitte pas, je t’en supplie. Je suis prête à te partager avec elle s’il le faut. Tu es mon rayon chaud de lune Brandon et si j’ai couché avec ta sœur ce n’était que pour qu’elle m’aime elle aussi et que nous puissions te partager. Je l’ai fais dans notre intérêt… Et… Si tu me quittes je… Je… Je… Je regardais autour de moi, avant de saisir un caillou et de l’approcher de mon cœur Je plante ce caillou rond dans ma poitrine ! Un beau scénario, digne des feux de l’amour que les ménagères et les vieilles filles adoraient regarder quand la télévision fonctionnait encore. Je lui faisais des yeux d’amour, m’accrochant avec une main à son pantalon comme une noyée avec une bouée. C’était ridicule, mais ridiculement marrant.







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MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Jeu 27 Fév - 13:21

On était de vrais gamins, là, tout de suite. Je crois que si on nous avait vus, on nous aurait enfermés directement sans se poser de questions. Chacun évacuait le stress comme il pouvait non ? Notre amitié restait belle et bien là et c’est justement ce qu’on voulait conserver. C’était important pour notre équilibre, qu’on n’oublie pas, qu’on sache ce qu’on a déjà.

Face à la tirade de Mathie sur les sorcières, je me mis à rire. Pour le coup, on était vraiment tarés. Ça détendait vachement et puis ça me faisait oublier mon pied et les semaines à venir, des semaines qui allaient me faire grincer les dents.
Là-dessus, je m’inclinais comme si on venait de faire un spectacle alors qu’on s’était juste donner en spectacle, sauf qu’il n’y avait eu personne pour voir ça et heureusement. Bon, j’avais l’air bien con avec ma béquille en saluant mais c’était tout le truc. Et j’avais même réussi à ne pas me casser la figure.

La suite était tout aussi surréaliste puisqu’on se critiquait mutuellement mais sur le ton de la plaisanterie. Tout y passait et c’était assez drôle. Nos métiers étaient quand même chargé d’un tas de stéréotypes assez débiles mais c’était sympa de se détendre comme ça. Et le fait de m’apprendre à me servir de mes béquilles ne nous empêchait pas de continuer à plaisanter comme deux idiots à peine pubères. [color:6a6a=#steelblue]« Ah non, pas les petites roues, je les aime moi les petites roues. C’est plus joli ! » Moi ? Au bord du crétinisme ? À peine. « Mais je veux bien enlever les petites roues si tu roules avec moi. » Bah tient... J’étais doué en analogie quand même par moment. Même si je ne le faisais pas exprès.

Le sujet abordé ensuite était nettement moins léger mais tout de même indispensable. Je redevenais sérieux. « Rose a un caractère aussi pourri que le mien à sa façon. J’espère que sa rancune passera, j’avoue ne pas trop savoir d’où ça lui vient. » Parfois, je n’étais clairement pas doué pour comprendre les choses telles qu’elles étaient. « J’essaierai de lui parler, de lui faire comprendre. Et entre nous, si je veux être totalement honnête, je suis celui de qui il faut se méfier dans cette relation. S’il y a quelqu’un à protéger, c’est toi, pas moi. Je sais qu’elle veut veiller sur moi mais là encore, de nous deux, c’est sur elle qu’il faut veiller, pas sur moi. Elle oublie parfois que je n’ai plus rien du gamin qui attendait des nouvelles de son père en restant muré dans le silence. » J’étais réaliste et je n’aimais pas tellement ça mais tant qu’à être sérieux, il valait mieux que je le sois jusqu’au bout. Mathie n’avait rien d’une croqueuse d’hommes, moi en revanche, j’avais tout du coureur de jupons.
Il n’aurait plus manqué que nos frangines s’y mettent à deux et on était cuit, l’un comme l’autre et mûrs pour la crise de nerfs. Sur ces joyeuses pensées, on revint à nos conneries précédentes et j’éclatais de rire, me stoppant tout net. J’en avais les larmes aux yeux. « Brenda, même si tu as couché avec ma sœur, tu es mon cœur. Sans toi, il n’est plus ! Je sais pourquoi tu as fait ça. Ton âme est pure Brenda. Je t’en supplie, n’en fais rien ! Que serais-je sans toi ! Que serait Romeo sans Juliette ?! » Et je posais ma main sur sa joue, l’autre, je ne pouvais rien en faire, puisque je m’en servais pour me reposer sur ma béquille... Digne d’un soap américain, on était quand même vachement doués. « Relève-toi maintenant mon aimée. Soyons égaux toi et moi. » Dégoulinant de conneries. Fallait pas demander les tensions qu’on avait accumulées pour partir dans un tel flot de n’importe quoi.
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Age : 29
Crédit : (c)Kanala pour l'avatar (c) Nanami pour le gif dans mon profil
Emploi : Je suis hotesse de caisse dans un supermarché. Je suis aussi conseillère municipale de la mairie de Louisville, et "parent" d'élèves au Lycée de Lyra
Caractère : Calme - Patiente - Taciturne - Cynique - Meneuse - Rancunière




MessageSujet: Re: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mer 12 Mar - 8:35

Nous étions partis, Micka et moi, dans des délires complètement fous. Tant mieux. Nous en avions besoin tous les deux. Nos instants de détente étaient rares, de même que nos instants de complicité. Je le savais très bien, j’en étais la première fautive. Je courrais partout, et je n’avais plus autant de temps qu’avant. Je délaissais Lyra, et je délaissais aussi Mickaël, même si, ni l’un ni l’autre ne m’en tenait rigueur. Ils étaient adorables sur ce point. Personnellement, je ne sais pas si je pourrais le supporter. Je me rendais bien compte que je devais lever le pied et passer plus de temps avec eux. Plus que jamais, je devais profiter de leur présence et partager des moments avec eux. Nous ne savions pas de quoi était fait demain. Et puis… Cela me manquait. Je m’en rendais compte à cet instant. Je ne pouvais pas sauver tout le monde, ni être partout. Le plus important était le garagiste et ma petite sœur. Si j’avais été plus disponible, j’aurais pu remarquer plus tôt qu’il avait été blessé, et j’aurais pu prendre plus rapidement soin de lui.

Je rigolais à chacune de ses réponses, non sans être contente qu’il me suive dans ma lignée un peu folle. Je ne cachais pas du tout mon contentement. Je me relevais et l’embrassais alors qu’il me demandait le premier et m’indiquer que nous étions égaux tous deux. Je n’avais pas pris la peine de regarder autour de nous s’il y avait du monde. Je m’en fichais pour le coup. J’avais juste fait quelque chose de spontanée dont j’avais envie. Je me pressais légèrement contre lui, adorant être dans ses bras. Je restais ainsi quelques bonnes minutes, avant de lui prendre la main et de nous faire aller dans la direction de son appartement Je te ramène chez toi, et ensuite, je rentrerais. Tu as besoin de repos et tu n’as pas le choix Micka Lui dis-je, l’empêchant de rouspéter s’il en avait l’idée. Je le conduisais jusqu’à chez lui, parlant de tout et n’importe quoi jusqu’à arriver à son immeuble. Sortant les clefs qu’il m’avait donné, je lui ouvrais la voie, sachant très bien que le fait que j’utilise le trousseau lui ferait plaisir. Lorsqu’il fut installé sur son canapé, je le recouvrais d’une couverture bien chaude et déposa un dernier baiser sur son front avant de le laisser. J’avais moi aussi besoin de me reposer. Quitte à avoir finis ma garde plus tôt, autant en profiter pour dormir. Je repassais à la clinique pour récupérer mon vélo et filer jusqu’à chez moi. A peine avais-je posé ma tête sur mon oreiller que je sombrais dans les bras de Morphée



(toujours en couuuuurs ! la présa vient plus tard et le rp est fini pour moi :) )






Si simple et si sérieuse, si belle et si rêveuse, quand je l'embrasse et l'écoute. Je te rejoins sur la route. Si grande et si fragile la force mais pas tranquille. L'orage est passé les gouttes coulent le long de ma route. Du haut de là haut de l'au-delà. Si courte et si sensible la loi la plus terrible. Et si quelques fois je doute je te regarde sur la route
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