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MessageSujet: Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter [Livre I - Terminé]   Mar 28 Jan - 21:08

Fearless on my breath gentle impulsion shakes me makes me lighter


Je venais enfin de fini la moitié de ma longue garde et j’étais complètement creuvée. J’avais des cernes comme pas possible et des poches sous les yeux. Bref, j’avais une mine affreuse. J’étais de plus en plus facilement lessivé depuis que j’avais moins d’apport nutritif. C’était indéniable, cela jouait de plus en plus sur mon état de santé et mon endurance en règle générale. Heureusement, j’avais eu le droit à une pause. Deux heures. Cela me permettrait de décompresser un peu et surtout de récupérer. A peine avais-je posé ma tête sur le lit en salle de pause que j’avais sombré. Mais pas pour bien longtemps, car on en décida autrement. On me secoua et m’appela. C’est plus le premier qui me réveilla et d’ailleurs je me débattis comme une tarée, donnant des coups dans tous les sens. Pur réflexe de défense. J’entendis un de mes collègues médecins diplôme jurer et me demande de me calmer, qu’il ne comptait rien me faire. Mais c’était inutile. J’avais déjà sauté hors du lit et m’étais aperçue que ce n’était que « lui ». Regardant ma montre, je jurais et le dévisageais. Bon sang, trente minutes, trente petites minutes de repos. Je m’avançais vers lui prêt à en découdre. Non mais pour qui s’était-il pris pour me réveiller ? Il tenu ses mains devant lui, paume en face de moi comme s’il se rendait et me supplier de pas le tuer Hé me regarde pas comme ça, j’y suis pour rien moi. On te demande, spécifiquement, toi. On a essayé de lui proposer quelqu’un d’autre, mais il s’est énervé et vu le grabuge qu’il commençait à faire, on a préféré te réveiller. Et j’ai perdu à la courte paille Je soufflais de lassitude. T’as vraiment une sale gueule Fontaine quand même Ouais bah t’as qu’à t’occuper de mes gardes et les enchainer et ensuite on verra si toi aussi t’as pas une sale gueule. Qui me demande ?Je sais pas moi, il a pas donné son nom. Il est vraiment du genre pas commode… Non mais sérieux t’as vraiment une sale tronche. Ca fait combien de temps que t’as pas pis un vrai repas et dormir plus de sept heure d’affilé Je ne répondais pas. Déjà parce que cela ne le regardait pas et qu’en plus, je n’avais pas envie de me justifier devant lui. J’étais obligée d’en faire plus qu’eux. Vu que je n’étais qu’en « remplacement », tous les horaires dont personne ne voulait, toutes les gardes, et bien je me les tapais. Je remettais mes cheveux en place les accrocha en queue de cheval, puis enfila ma blouse. Je passais devant un miroir et en effet, j’avais vraiment l’air lessivé. Je quittais la pièce en laissant le petit fils du gérant de la clinique derrière moi, sans lui dire la moindre chose.

J’avançais dans le couloir quelques mètres avant qu’il vienne me retenir par le bras Ecoute Mathilda Ah parce que maintenant c’était Mathilda ? Et bah dit-donc. Et en plus il me touchait. Je me dégageais un peu violemment le bras Hé moi j’essaye juste de t’aider, ne passes pas tes nerfs sur moi s’il te plait. Tu devrais vraiment rentrer chez toi et te reposer. Oh mais quelle bonne idée, je n’y avais pas pensé… Ah mais attends. Zut, je suis obligée de rester parce que vous ne voulez pas bosser plus et que je suis la moins qualifiée. Parce que c’est logique de laisser « celle qui sait moins faire » comme vous le dites en faire plus. Maintenant si tu le permets Je repris ma marche, à présent crevée et énervée. Le deuxième était l’effet du premier. J’étais plutôt calme normalement, mais là je m’en pouvais plus et j’avais juste envie d’aller rapidement me recoucher. Il m’arrêta de nouveau, cette fois devant la salle ou je devais ausculter mon « patient pas commode ». Arrête de mordre, je te propose mon aide là. Je vais faire ta garde. Occupes-toi de ce patient et ensuite rentre chez toi. Tu n’arriveras à rien dans un état pareil et même si on te le dit pas, t’es loin d’être minable. On a besoin de gens en forme. De toute façon, je te laisse pas le choix. Avant que je réponde, il s’éloignait faisant le chemin que nous avions pris à l’envers. Et tu me devras une faveur Fontaine. Et pourquoi pas un diner ? Je le fusillais du regard jusqu’à ce qu’il tourne au bout du couloir. Bien entendu rien n’était gratuit avec lui. Pas pour rien qu’il était connu pour être un connard fini. Mais je devais bien reconnaitre que j’étais soulagée de ne pas embrayer sur un nouveau service et de pouvoir rentrer chez moi. Et du coup, je lui devais belle et bien une faveur même si ça me plaisait pas. Ne restait-il plus que ce dernier patient.

Je soufflais un bon coup pour me calmer, chassa ma colère de mon visage, et entra dans la pièce en déclarant Bonjour, je suis le Docteur Fontaine. Que puis-je pour vous… Micka ? Qu’est-ce que tu fais ici ? En posant les yeux sur l’homme assis dans notre salle de consultation, je me rendais compte qu’il s’agissait de mon garagiste. Et passé la surprise je fus inquiète. S’il venait ici c’était qu’il lui était arrivé quelque chose de grave. Je marchais un peu rapidement jusqu’à lui, et posa ma main sur son front pour voir s’il avait de la fièvre, sans même attendre qu’il me réponde. Il se passe quoi ? T’as mal où ? Tu souffres de quoi ? Oui, j’étais vraiment fatiguée pour réagir aussi excessivement. Quoi que non. Pour rien au monde, mise à part s’il y était vraiment obligé, il ne viendrait jamais dans cette foutue clinique. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs et je le savais parfaitement. Donc mise à part si c’était vraiment hyper grave, il ne serait pas là. Au moins avait-il demandé après moi. Tant mieux. D’ailleurs je me rendais compte que dire que le garagiste était « pas commode » était vraiment un euphémisme. Pas étonnant qu’ils aient préféré me réveiller plutôt que de s’occuper de lui. Il avait du leur en faire voir de toutes les couleurs et entendre peut-être de nombreux noms d’oiseaux…