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MessageSujet: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Sam 4 Jan - 10:52

    L’aube se levait, désormais je n’avais plus trop conscience de l’heure, ou du moins je savais quand était le matin et quand était l’après-midi tout comme le soir. Ce n’était pas bien compliqué en réalité, mais n’ayant pas un soleil radieux on ne pouvait jamais prévoir quelle heure il était. Le temps restait inconstant et je ne voulais pas que l’on se retrouve sous la pluie comme la dernière fois. Je ne voulais pas me retrouver avec ce militaire complètement inexpérimenté et qui avait véritablement l’âge d’un gamin de huit ans. Je ne savais même pas comment il avait fait pour survivre jusqu’ici, mais j’espérais que Philippe le recadrais autant que possible. Juste pour me satisfaire, je me voyais très nettement une scène dans ma tête, avant de quitter mes pensées et de finalement me lever du canapé lit. Je ne faisais aucun bruit pour réveiller Elena, je me réveillais presque à chaque fois avant elle, même si elle se levait tôt également pour travailler. La salle de bain était à l’opposé de sa chambre est ce n’était pas plus mal, je m’habillais rapidement avant d’enfiler mon manteau, une écharpe et de partir en direction de la piscine. Lieu où je pourrais me rafraichir le visage et à cette heure-là il n’y avait absolument personne. Puis j’entamais une marche quotidienne histoire de rester en forme, et surtout parce qu’il fallait que je bouge et que je vois d’autres horizons. Je parcourais les alentours de la ville, ne faisant jamais le même tracé de chemin et profitant un maximum avant d’entamer mes tâches de la journée.

    Je passais par la Mairie pour prendre des clefs d’un local où était entreposé un nombre incalculable de vêtements qu’il fallait que je nettoie. J’en avais déjà fait pas mal la dernière fois, mais je faisais des pauses sinon mes mains ne tiendraient pas longtemps. Et puis j’avais été interrompue l’autre fois… agréablement interrompue si je puis dire même si au début la vue du militaire m’avait fortement déplu. A croire que m’acharner à l’éviter n’avait servi à rien. Etions-nous faits pour toujours nous retrouver ? Je souriais à cette pensée alors que je trouvais ça un poil ridicule, même s’il fallait l’avouer se retrouver ici après tant d’année relevait du miracle… ou de tout autre chose. Je me souvenais très nettement de notre première rencontre, la première fois que e l’avais vu aussi. Mais tout était différent maintenant. J’avais évolué, passer des capes où j’en étais ressortie de peu. Il m’arrivait de me demander s’il existait vraiment une bonne étoile au-dessus de ma tête. Comment ne pas être autrement ? J’avais l’impression de contourner la mort continuellement. Jouait-elle avec moi ? Je redescendis sur terre alors que je ramenais des affaires propres et plier correctement même si je ne les avais pas repassé, qui s’en préoccuperait ? Chaque personne était contente d’avoir des vêtements chauds pour l’hiver. Je les mis dans un sac et me dirigeais vers l’hôtel d’abord pour distribuer quelques-uns, et ensuite vers des maisons un peu plus éloignées qu’on oubliait souvent. En tant que réfugié, je savais où il ne fallait pas aller, la maison des Fontaine par exemple où je n’allais pas bien être accueillie. Je ne voulais nullement attirer les problèmes et c’est avec plaisir que je me dirigeais vers la dernière maison. C’était un homme assez âgé mais qui était plaisant car il avait toujours un petit mot gentil pour moi et il m’offrait toujours quelque chose en échange de mes services alors que je faisais cela bénévolement. Et là, ce fut une pièce des plus étranges. Il avait trouvé cela dans les environs et m’en faisait cadeau si je souhaitais faire du troc avec quelqu’un qui avait apparemment besoin de pièce de rechange pour une voiture. Je le remerciais alors qu’il m’empêchait de la lui rendre et quittait les lieux.

    Rentrant vers la Mairie, je passais devant le Garage Rouillot et m’arrêtait soudainement alors que je pensais à la pièce que j’avais dans mon chariot. Je pensais qu’il serait plus utile qu’elle soit dans ce garage plutôt que j’encombre la maison d’Elena que j’avais déjà bien désencombré et nettoyer de fond en comble. Je voulais éviter qu’elle ne tombe à cause de cette pièce même si je l’avais posé dans un coin. Inutile de préciser que je m’en voudrais énormément. Je me dirigeais donc vers le garage, vers les portes qui étaient grandes ouvertes. On devait être pas loin des midi alors que j’entrais discrètement. Mon regard passa au crible la pièce qui était assez grande et les voitures qui stationnaient, pour enfin apercevoir des pieds au moment même où j’allais appeler quelqu’un. Je me dirigeais donc vers cette personne qui était en dessous d’uen voiture et que je ne pouvais donc pas identifier.

    « Bonjour ! Euh… excusez-moi de vous déranger mais je pense que la pièce que j’ai peut vous servir, plus qu’à moi en réalité. » J’affichais un fin sourire alors que j’étais bien loin d’imaginer quelle tête allait sortir…


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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Sam 4 Jan - 15:15

De moins en moins de travail au garage, de moins en moins de chose à réparer... Je savais que je serais très bientôt dans l’obligation de me réorienter. Mais pour l’heure, j’avais encore la chance d’être occupé. Depuis ce matin, j’étais en plein démontage. Il fallait pouvoir récupérer un maximum de pièces pour ce qui pouvait encore être sauvé. J’étais devenu la terreur des mécaniques inutiles. Je ne réparais plus, je démontais, je classais, je rangeais, je triais. Je cherchais des solutions dans mon savoir mécanique, dans les manuels que j’avais pu me trouver. Bref, je faisais tout ce qui était possible pour me rendre utile. L’utilité était ma priorité.
Ma plus grande peur n’était pas la mort, c’était l’oisiveté, l’inutilité. Ainsi, depuis ce matin, je déboulonnais, je découpais, je désassemblais. La voiture qu’il y avait au dessus de moi finirait en morceau pour la fin de la journée si c’était possible... car la boîte de vitesse me résistait. Les fixations avaient été posées à la six-quatre-deux par un putain d’amateur qui croyait sans doute s’y connaître, ce qui me fit rager. Au moins avais-je pu déjà récupérer tout ce qui était simple à démonter. Un môme de quatre ans aurait pu le faire... mais cette putain de boîte de vitesse... L’abruti qui s’en était chargé aurait tout aussi bien pu la fixer avec des rivets, c’était pareil.
J’étais agacé, j’avais les mains totalement égratignées à force d’acharnement, j’étais dans un état lamentable et ça m’énervait d’autant plus que cette carcasse finirait de toute façon comme rempart ou que savais-je d’autre. Mais je devais en extraire un maximum, au cas où... Au cas où quoi ? Bonne question.

Je n’entendis pas que quelqu’un avait pénétré dans le garage puisque j’étais en train de pester et de jurer autant que possible sous le ventre de cette guimbarde, en profitant puis lui coller un coup de clef de rage. Moi, calme ? Dans une autre vie. Au moins, ça me défoulait... Mieux valait ça plutôt que je passe mes nerfs sur quelqu’un.
Je tendis finalement l’oreille quand j’entendis parler. J’haussais un sourcil perplexe. Quelqu’un avait trouvé quelque chose qui pourrait m’être utile ? Tiens donc... D’une poussée, je sortis de dessous la voiture et qu’elle ne fut pas ma surprise de trouver la voleuse d’alcool. Impassible, je me relevais et frottais mes mains sur un chiffon. « Montrez-moi ça ? » Un bonjour aurait été bien venu mais la politesse me faisait cruellement défaut quand il s’agissait de réfugiés. Cependant, un léger effort ne m’étoufferait pas. J’ajoutais donc ensuite malgré mon animosité manifeste un bonjour hésitant. « Hum... bonjour. » M’excuser ? Hors de question, j’étais ici dans mon fief, mon garage. Certes, il n’était pas à moi mais c’était tout comme depuis tout ce foutu merdier. J’en avais la charge, ça n’était pas par hasard. Que ça plaise ou non, j’étais là depuis tellement longtemps que je faisais partie des meubles. J’avais grandi dans ce bled et j’avais évolué dans ce garage pendant si longtemps que j’aurais pu y circuler les yeux fermés. « Vous avez trouvé ça où ? » Je n’avais pas encore la pièce entre les mains mais en connaître la provenance pouvait aider à savoir s’il y avait une chance que ce soit utile ou non bien avant de l’examiner.
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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Lun 6 Jan - 14:07

    Hj:
     

    Oui c’est vrai j’aurai pu garder la pièce pour moi, mais pour quelle utilité ? Je préférais la donner à celui qui en avait le plus besoin, et actuellement, le seul garagiste du coin. Je n’y aurais pas pensée tout de suite si je n’avais pas jeter un coup d’œil sur ma droite, fixant l’ensemble qui affichait « Garage Roullot ». Il y avait apparemment qu’une seule personne alors que j’avais observé presque tout le garage. Je ne m’attendais pas non plus à avoir beaucoup de personnes présentes, mais je m’étonnais de n’être encore guère allé lui rendre visite pour savoir s’il avait besoin d’un quelconque service ou d’une aide. Je reportais mon attention sur l’homme où je ne voyais pour le moment que ses chaussures, avant qu’il ne sorte finalement. En deux temps trois mouvements je m’étais crispée, presque figée sur place alors que je reconnaissais là le grand salopard qui m’avait valu une cicatrice au bras gauche. Et dès cet instant, je regrettais amèrement mes paroles, voulant me désister au plus vite et ne plus jamais remettre les pieds ici. Je lui vouais une grande haine en vérité, et je savais pertinemment qu’il n’aimait guère les réfugiés, j’en avais eu un très grand aperçu. Je le suivais des yeux alors qu’il se redressa et je ne lue aucune surprise dans ses yeux alors que pour ma part tout se lisait sur mon visage. Avant que je me reprenne et arbore un air plus sérieux, plus fuyant et beaucoup moins amical pour le coup ; quand bien même il s’était rattrapé sur la politesse en me saluant peu après.

    « Ah, j’avais peur que vous ayez oublié la politesse… »

    Je n’avais pu m’en empêcher, mais je ne pouvais pas être aussi gentille avec lui. Cela faisait quand même assez longtemps, ça remontait à quelques semaines, à mon arrivée dans cette ville à dire vrai. Je ne l’avais pas recroisé depuis, et je l’avais bien vite oublié après tout ce qu’il s’était passé. Mais le revoir en chair et en os, juste en face de moi remontait pas mal ma colère envers lui, même s’il m’avait aussi sauvé la vie ce soir-là.

    « J’ai trouvé ça… on me l’a échangé contre quelques services. Il y a des gens qui n’ont pas oubliés la gentillesse à l’égard des personnes, combien même elles ne soient pas d’ici… »

    J’avais changé d’avis, s’il voulait cette pièce j’aurais quelque chose en échange, je ne lui donnerais pas gratuitement. Je pouvais toujours lui montrer et si c’était une pièce qui en valait la peine, je serais plus que ravie de dialoguer, de marchander avec lui autan qu’il le faudrait. Je me retournais pour ouvrir mon chariot et de sortir la pièce qui était quand même assez imposante et pesait son poids. Elle dépassait bien de cinq fois la taille de ma main, je la sortais et la lui présentait alors que pour moi je ne l’identifiais absolument pas. J’imaginais que ce serait facile pour lui qui était dedans depuis peut-être bien longtemps.

    « Alors ? Qu’est-ce que c’est ? Une pièce utile ? »


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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Mer 8 Jan - 15:47

Retrouver des pièces ça et là devenait rare. On avait jamais autant recyclé qu’au jour d’aujourd’hui. Il y avait de quoi rire dans le fond. Ne nous avait-on pas dit qu’un geste sauverait la planète un jour ? La bonne blague. Cela dit, je m’étonnais surtout que les gens donnent ce genre de truc sans échanger autre chose. Quoi qu’il en soit, la monotonie de ma journée venait d’être rompue par un visage familier mais non apprécié, j’allais devoir composer, un minimum... n’avais-je pas dit que je ferai un effort ? Même si cela ne me servait qu’à avoir, au final, la paix. « Heureusement que je n’ai pas oublié de vous ramasser la dernière fois. » Gratuit, hostile. Je n’avais pas pu me retenir. Par moment, j’étais le dernier des enfoirés. Je me forçais à ne pas en rajouter. Non pas que j’étais particulièrement désagréable en temps normal, au mieux, j’étais aussi froid que le temps qu’il faisait dehors. Aujourd’hui, j’étais dans un sale moment et agacé par ce futur tas de ferrailles.
J’aurais presque pu ricaner du ton qu’elle employait mais ça ne me ressemblait pas. Je n’allais pas m’attirer des emmerdes pour si peu. Pas la peine. « C’est ce que je vois. Tentez avec la bouffe, on verra si la gentillesse est de mise. » Elle ne pouvait pas nier que j’avais raison. Chacun veillait sur sa bouffe avec l’acharnement d’un pitbull. Alors sa belle entraide... Enfin passons.

Je m’approchais pour voir ça et la soulevait sans lui demander son avis mais aussi sans répondre à ses questions dans un premier temps. Légèrement amochée mais utilisable pur une utilisation occasionnelle... Intéressant. « J’dirais que ça vient d’un compresseur. Ça pourrait servir en secours pour un remplacement de pièces. Les différentes pièces de ce machin pourraient sauver la mise en cas de pépin sur ce qui reste. » Non pas qu’il restait grand chose mais... on pouvait toujours rêver. « Pas dit que ça serve encore un jour cela dit. Et sinon, je suppose que le bon samaritain que vous êtes veut quelque chose en échange ? Alors c’est le moment de marchander. J’écoute. » Je terminais de frotter mes mains consciencieusement pour en désincruster la crasse qui pouvait encore s’y accrocher. Quand bien même, je n’aurais bientôt plus le choix que d’oublier mon métier de mécano sauf cas exceptionnels. Tant que je me rendais utile... ce que je faisais m’était égal, je l’avais bien fait comprendre à Mathie.

Souvent, je repensais à notre discussion sur ce que j’aurais voulu faire... et j’avais beau chercher, me creuser la tête, j’en étais au même point. Je n’avais jamais réfléchi sur le sujet, je n’en avais pas eu la possibilité. Quelque part, je m’étais enfermé dans ma vie tout seul. Peut-être était-il temps d’y réfléchir malgré l’apocalypse et en tenant compte des moyens du bord...

Je finis tout de même par ajouter un petit quelque chose. Histoire de mettre les choses aux claires tout de suite. « Inutile de préciser qu’il ne sera pas question de négocier tout et n’importe quoi. » En l’occurrence, je pensais à la bouffe et à tout ce qui pouvait nuire à la survie de quelqu’un. Plutôt se tirer une balle dans la tête que de céder quoi que ce soit de vital.
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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Sam 11 Jan - 17:37

    Devais-je retenir toutes mes pensées devant lui ? Je ne pensais pas. C’était un homme qui m’importait peu, je m’en fichais vraiment depuis le début où il m’avait emmerdé dans cette ruelle alors que je ne faisais chier absolument personne. J’avais eu besoin de décompresser alors que je venais d’arriver dans cette ville, seule et désemparée, perdue et terrifier. Je voulais un petit moment, me détendre et surtout oublier. Pour ce qui est d’oublier c’était gagné, je ne repensais qu’à ce connard qui m’avait juste emmerdé tout du long et qui m’avait valu cette coupure au bras presque mortelle s’il ne m’avait pas emmené voir un médecin. On avait eu de la chance de croiser un militaire médecin, sinon j’aurai été dans un bien piteux état. Oui, ça restait toujours dans ma mémoire et tout ressortait alors que cela faisait bien longtemps désormais. Je ne l’avais plus vu depuis ce soir-là, et le voir devant moi n’arrangeait pas les émotions de haine que j’éprouvais pour lui.

    « Dommage que vous m’ayez emmerdé oui… » Je fis une pause, mon ton était calme et posée pour le moment. « Si vous pensez que je vais vous remercier, vous vous trompez. »

    Ben oui, autant lui dire la vérité. Je ne voulais pas lui dire ouvertement qu’il m’avait sauvé en effet, sauf que le militaire à ce moment-là y était pour beaucoup. Il avait été la cause du problème, alors encore heureux qu’il m’ait conduite à un médecin, sinon j’aurais fini morte dans la ruelle, dans une mare de sang. Heureusement que je ne le croisais que maintenant, car je lui aurais bien collé mon poing dans la tronche. En ce moment ça allait mieux, j’étais un peu moins instable car j’avais retrouvé Philippe. Je m’étais retrouvée un peu également et il était mon pilier. Malgré les événements récents où j’avais pu voir de mes propres yeux un tas de morts étalés par terre, il avait su me rassurer en quelque sorte.

    « Je parlais de la politesse entre personnes, vous avez mal compris. Et détrompez-vous il y a encore de bonnes personnes dans cette ville… »

    Il pensait quoi ? Que parce que nous étions en guerre et que la situation dans la ville ne pouvait pas s’améliorer il fallait oublier la politesse envers les autres ? Il ne comprenait rien. Moi je voyais un groupe entier, une solidarité alors que lui ne voyait qu’un tout petit nombre, il excluait les gens comme moi. Comme si je m’enfilais des buffets tous les jours, alors qu’en réalité je ne mangeais que très peu même si j’avais quelques réserves. Je savais qu’à un moment donné nous serions à sec, et que d’autres ne le seront absolument pas. Je ne voulais pas être de ceux qui seront à secs, ou du moins je voulais continuer jusqu’au bout, me battre le plus longtemps possible.
    Il regarda enfin ma pièce que je lui tendais pour qu’il l’inspecte. Ce qu’il fit après m’avoir balancé quelques phrases piquantes. Je ne voulais pas qu’il ait le dernier mot, alors je ripostais autant que je le pouvais. Il me parla de la pièce par la suite et je n’y comprenais absolument rien. Je n’y fis rien paraître et l’écoutait attentivement. J’affichais un léger sourire alors qu’il avait dit vrai. Il ne l’aurait pas s’il n’y avait pas un échange.

    « C’est vrai, je ne l’échangerais que si vous avez quelque chose à m’offrir en retour. Si du moins ça m’intéresse… » Je fis une pause, réfléchissant à ce que je souhaitais pour finalement lui demander. « Qu’avez-vous donc à offrir ? Peut-être pourrais-je trouver mon bonheur dans ce que vous avez… »

    Je ne m’attendais pas à ce qu’il me dévoile tout ce qu’il avait, mais je voulais un objet qui me serait utile, pas qu’i m’échange contre une autre pièce de bagnole dont je me foutais royalement. Il finit par me dire qu’il n’échangerait pas tout et n’importe quoi. Bien, en même temps je pouvais m’y attendre, je ne le pensais pas niais et idiot non plus. Tout comme moi.

    « Bien, mais il faut que cet échange me soit utile. » finissais-je alors pour que tout soit claire. Je n’allais pas non plus accepter tout et n’importe quoi.


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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Sam 11 Jan - 19:54

On ne pouvait pas dire que j’étais heureux d’avoir cette femme devant moi mais ça ne me mettait pas non plus de mauvaise humeur. Les circonstances faisaient juste qu’elle tombait au mauvais moment. L’accueil n’aurait pas été transcendant mais disons que j’aurais sans doute été moins désagréable bien que fort peu aimable.
Je n’aurais pas dû pousser la « politesse » aussi loin mais qui disait mauvais moment, disait mauvaise réaction de ma part. Je retins de justesse une parole mauvaise qui consistait, entre autre, à lui faire remarquer que se descendre une bouteille d’alcool en pleine apocalypse, c’était s’attirer des emmerdes à coup sûr. Je devais malgré mon agacement me montrer au minimum aussi aimable qu’une porte. « Y a pas de quoi. » Je n’avais pas pu m’en empêcher... mais cette mauvaise parole prononcée me fit me sentir légèrement moins hargneux.
Si elle s’attendait à me voir m’excuser pour ce soir-là, elle attendrait longtemps. Ça n’était pas mon genre de m’excuser pour des réactions que je trouvais justifiée sauf en cas de nécessité. Ce qui c’était passé n’avait été que la suite logique de son action de départ, de laquelle la mienne avait découlé.

Je levais les yeux au ciel en l’entendant parler de politesse entre personnes. Je n’étais pas qu’un sale con impoli, je choisissais juste mes gens précieusement, là était la différence mais elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait. Qu’elle me voit comme une mauvaise personne ne me gênait pas non plus. J’avais acquis un certain entraînement avec Lyra et j’avais fini par me faire à l’idée que l’on pouvait se faire de moi. Ce qu’elle pensait m’était égal au final, ça n’était pas elle que je retrouvais une fois mon temps libre arrivé. « Je préfère ne pas connaître votre définition de ce qu'est une bonne personne. » Car quoi que l’on pouvait en dire, malgré tout, je n’étais pas un mauvais gars. J’avais un caractère particulier et j’avais du mal à accepter que des étrangers, des touristes ou que savais-je encore réduise les chances de survies de certains des habitants de la ville. Cette ville m’avait vu naître, elle avait une importance capitale à mes yeux. J’y avais grandi, j’y avais été retenu et c’était devenu... Bref. Je tenais à cette ville malgré le fait que nous étions en pleine apocalypse.
Je n’avais pas à me justifier de mes pensées et mes actes auprès d’une femme que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam. On ne pouvait pas plaire à tout le monde, point barre. Au moins avait-elle amené quelque chose qui pourrait être utile mais rien n’était moins sûr. Peu de machines, de mécaniques et de pneumatiques tournaient encore. Cela valait-il la peine ? Aucune idée, on pouvait être surpris. Aussi, je réfléchis à ce que je pourrais bien échanger contre ça. Le pire étant que je devrais faire un échange avec mes propres ressources et pas celle du garage. Je ne pouvais pas me permettre de donner des fringues, pas avec le métier que j’exerçais et pas avec l’activité vers laquelle j’allais me rediriger. Celui qui se gèlerait le cul dehors, c’était moi. La bouffe ? Même pas en rêve, je l’économisais déjà trop pour mon bien. Sans vouloir me jeter des fleurs, je vivais déjà largement en dessous de l’agréable et de ce qui était généralement accepté pour économiser toutes mes ressources.
Pour mon plus grand déplaisir, je me mis à envisager une solution qui ne me plaisait pas le moins du monde mais qui était à mes yeux la meilleure. « Je ne peux pas me permettre d’échanger des vêtements et encore moins des ressources de premières nécessités. Que diriez-vous d’un service ? Ce service, ce sera n’importe quoi tant qu’il n’atteint la dignité ou la vie de personne, cela va de soi. » Il fallait toujours se méfier des services. « Si cela ne vous convient pas, j’écoute vos propositions et vos suggestions. »
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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Lun 13 Jan - 17:54

    J’avais presque envie de lui foutre une baffe presque aussitôt avoir entendu ses paroles. Je me contentais de serrer les poings, ou plutôt de serrer fermement cette pièce. J’aurais bien fait demi-tour si je l’avais vu avant, de loin, sauf que maintenant c’était trop tard. Et si je pouvais profiter de cet échange, autant aller jusqu’au bout et voir ce qui pourrait m’être utile. Sinon je garderais la pièce, même si elle m’était totalement inutile. Je l’emmerderais jusqu’au bout, car même s’il pensait que j’étais la cause de la tournure qu’avait pris la situation ce soir-là, je n’étais pas du tout d’accord avec lui. S’i m’avait laissé avec pour compagnie ma seule bouteille, je serais restée dans cette ruelle, rentré chez moi très certainement, dans cette chambre d’hôtel où j’avais vécu un moment en arrivant ici. Avant qu’Elena ne m’accueille bien chaleureusement dans sa maison. Elle qui était privé de sa vue… je lui en étais infiniment reconnaissante, car à sa place je ne savais guère si j’aurais fait confiance aussi facilement à une personne rencontrée quelques fois seulement. Au final je m’en accommodais bien et je n’avais pas l’impression de la décevoir. J’avais entièrement rangé sa maison, évitant de faire trainer les objets pour qu’elle tombe et ne se blesse. Je m’égarais dans mes pensées, mais cela m’avait permis de me décrisper un peu. Tout du moins avant que j’entende ses autres paroles.

    « Oh pourtant ça vous serait peut-être utile, vous vous coucherez moins con ce soir. »

    Tout à fait minable et gratuit, mais je ne réfléchissais plus tellement mon exaspération montait en flèche. Les mots sortaient et j’espérais finir bien vite cet échange en vérité. Il trouvait qu’il était une bonne personne peut-être ? Peut-être qu’au fond il n’était pas bien méchant, il m’avait sauvé en effet alors que je me vidais de mon sang. N’était-ce parce que je n’étais qu’une simple réfugié ? Si c’était cela, je l’imaginais bien être à ma place, ne plus avoir sa ville natale ou au moins la ville où il habitait. Je n’aurais pas été comme ça si j’étais resté à Saint-Malo, avec mon fiancé. A cette pensée je fus un brin nostalgique, repensant à ma ville de ma seconde vie, même si j’avais fait un passage ailleurs avec Sam qui m’avait aidé et que j’avais retrouvé ici. C’était une agréable surprise d’ailleurs. Je serais restée à Saint-Malo, et j’aurais préféré car je connaissais pas mal de monde. Je me disais finalement que tout le monde devait être mort. Je me demandais comment on pouvait encore vivre gentiment dans cette ville. Il y avait bien eut cet événement étrange avec ses hommes qui étaient morts. Sans un bruit, sans rien du tout. Après la pluie, la mort. Qu’en penser ? Je n’en savais rien du tout.
    Je quittais de nouveau mes pensées alors qu’il me faisait des propositions. Un service ? Intéressant… Je savais aussi que parler de nourriture ou de vêtements ne mènerait à rien, moi-même je ne l’aurais pas permis. Non il fallait partir sur autre chose, mais son service me dérangeait quelque peu. Je posais la pièce qui me paraissait de plus en plus lourde sur une voiture à côté de moi, avant de me tourner de nouveau vers lui et lui répondre.

    « Oh non, moi-même je n’échangerais pas ses précieuses choses. Je ne suis pas aussi niaise voyez-vous. » Histoire qu’il soit un peu plus au courant s’il en doutait. « Considérant votre service, je ne peux pas m’empêcher de ne pas vous faire confiance. Qui me dit que vous tiendriez parole ? Ce dit service, une fois la pièce en votre possession, tiendra-t-il toujours même si je tarde à vous le demandez ? »

    Je voulais être certaine, sauf que très certainement je n’accepterais pas cette proposition. A voir avec ce qu’il allait me répondre, mais je doutais qu’il puisse me faire changer d’avis. Je ne l’aimais pas, ça n’allait pas changer de sitôt. En attendant, je réfléchissais à une autre possibilité, à une autre proposition que je pouvais lui faire. J’avais des choses dans ma tête, mais c’était impossible, alors j’essayais de faire le tri dans ma tête.


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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Mer 15 Jan - 21:30

La gentillesse même, la grandeur d’âme incarnée, votre serviteur... Mickaël Blanchet. Non, vraiment non. La bonne poire qui pardonnait ou oubliait dans le coin, c’était pas moi. J’étais peut-être pas le type le plus sympa des environs mais j’avais mes bons côtés, j’étais conscient de ça malgré quantité de défauts. Elle pouvait bien sous-entendre tout ce qu’elle voulait, je n’allais pas me foutre en rogne pour le plaisir de lui offrir un spectacle gratos. Je ne lui ferai même pas le plaisir de tenter de lui prouver le contraire. Son regard m’indifférait prodigieusement.
La situation aurait été toute autre si j’avais eu un homme en face de moi. J’aurais pu lui coller mon poing sur la gueule. Quoi que les choses se seraient passées très différemment. Pour commencer, je lui aurais fait bouffer le capot de la première caisse venue mais c’était un détail.

Tout à mon aplomb et à mon expérience en matière de réflexion moisie, j’eus un large sourire qui en disait long : « Je me fiche bien de votre avis sur la question. ». Je ne la connaissais ni d’Eve ni d’Adam, qu’elle se permettre de me juger était déjà bien assez. Je n’avais pas lui raconter ma vie pour lui prouver que je pouvais être un brave gars. Je n’avais rien à prouver à personne, ou du moins, plus depuis longtemps. Dépenser de l’énergie à cette tache aurait été du gâchis et surtout, c’aurait été totalement inutile.
Ce qui était arrivé à mon père resterait strictement privé ainsi que le comportement que j’avais adopté à cette époque. Je n’utiliserai pas sa mémoire comme une arme pour me défendre de l’estime que l’on pouvait avoir de moi. J’avais justement assez confiance en moi pour ne pas devoir me rabaisser à ça.

De justesse, je retins un commentaire déplacé quand elle m’annonça qu’elle n’était pas niaise. Bordel que je pouvais être rapidement désagréable quand j’étais contrarié. En revanche, la suite me mit clairement sur les nerfs. « Alors écoutez-moi bien. Ouvrez bien parce que j’vais pas le dire deux fois. Je n’ai qu’une parole, une seule. J’vous ai peut-être pas fait fameuse impression mais j’en ai, j’dois bien l’avouer, rien à secouer. Seulement voilà, ma parole est d’or, je tiens mes promesses. Je ne fais d’ailleurs jamais de promesses que je ne peux pas tenir. Alors si ça ne vous convient pas, remballez votre tas de pièces et tirez-vous. Moi, c’que j’en dis, c’est que c’est votre problème, pas le mien. La moitié si pas les trois quart de la mécanique de cette ville ne sont qu’un tas de ferraille en attente. Une pièce de plus ou de moins, perso j’m’en tape, d’autant que le garage est pas à moi. Le mec qui répondra au service, c’est moi, pas un autre. Vous pouvez remettre ce que vous voulez en doute me concernant, mais certainement pas ça. » Là oui, j’étais piqué au vif parce qu’on pouvait me reprocher vraiment un sacré paquet de trucs mais certainement pas de manquer à ma parole. J’avais été un coureur, un goujat, un égoïste, un menteur même et un véritable trou du cul mais je ne me débinais pas. Jamais.


HRP : C'est pas top, j'suis désolée. J'ai le cerveau qui rame grave en ce moment. Si tu veux que je change quelque chose, n'hésite pas.
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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Dim 19 Jan - 12:22

    Oui, j’avais l’impression qu’il me prenait pour une femme des plus niaises, ne sachant pas quoi faire de sa vie, même si cette dernière partie était un peu vraie. J’essayais de faire de mon mieux pour aider les gens, leur rendre des services en échange d’autres services ou tout simplement des petits quelque chose. Cela dépendait de ce qu’ils avaient, parfois rien que leur parole me suffisait. Discuter avec eux me faisait du bien, mais pour les autres qui étaient un peu moins poli, tout comme cet homme devant moi, c’était une autre affaire. Je ne devenais pas cette gentille femme, non, j’arborais un autre masque. N’était-ce pas cela la survie ? Evoluer et savoir s’adapter à toutes circonstances, je n’étais pas experte, après tout je n’étais qu’une citoyenne de Saint-Malo, je n’avais jamais été militaire ou former pour un quelconque self défense. Peut-être devrais-je trouver quelqu’un pour d’ailleurs. Car je ne savais pas me défendre et cela pourrait m’être utile dans d’autres circonstances. Est-ce que Philippe le voudrait ? Et surtout, accepterait-il si je lui demandais ? Comme quand il m’avait dit que je pouvais avoir une arme si je le lui demandais. La fois où j’avais voulu en voler une pour m’évader de cette ville et aller chercher mon fiancé. Finalement, rien de tout cela n’avait eu lieu, Philippe avait toujours été dans mon chemin. Et même si je l’avais braqué, jamais je n’aurais pu appuyer sur la détente, combien même il m’avait pris à la gorge. Désormais… tout avait changé. J’avais changé.

    Je constatais en observant son visage que mes paroles ne l’avaient guère plu, peut-être l’énervais-je. C’était bien, moi aussi. Il prit la parole et j’étais certaine qu’il avait plus qu’une dose d’exaspération, cependant je pensais ce que j’avais dit concernant le jugement qu’il avait sur moi ou même sa remise en cause de sa confiance, de sa parole. Je ne le connaissais pas, tout ce qu’il me dirait ne ferait rien pour changer la situation ou même mes opinions. Sa parole ne valait rien, quand bien même il me disait le contraire. Je failli sortir un rire qui était plus nerveux qu’autre chose mais je le laissais s’étouffer. Vraiment… qu’est-ce que je foutais là.

    « Ben si justement, je la remets en cause, va falloir vous y habituer. »

    Ben oui, car je ne donnais pas ma confiance à qui voulait. Si je lui disais qu’également je tenais mes paroles, que me dira-t-il ? Sûrement ne me ferait-il pas confiance par de simples mots, ou alors me dirait-il que si, tout simplement pour me contrarier. En tous les cas, ça ne changeait rien et j’étais désormais plus apte à tourner les talons qu’à continuer avec lui.

    « Très bien. Je trouverais quelqu’un d’autre pour cette pièce, de plus aimable… » Je me retournais pour prendre la pièce que j’avais mis sur le capot d’une voiture et soufflais « … ce ne sera pas difficile… » Ben oui, il y avait des gens bien plus cordiale, je ne m’attarderais pas plus longtemps ici-même. Mais au moment de me retourner alors que je portais la pièce, elle m’échappa des mains suite à une violente douleur à mon flanc gauche. Elle atterri direct sur les pieds de Mickaël, même si pour le moment j’étais plus inquiète par rapport à cette douleur brutale et violente qui m’avait pris tout à coup. Mes deux mains étaient au niveau de mon flanc tandis que mon bassin heurtait la voiture à côté, m'empêchant de tomber par la même occasion. Ma respiration s’était bloquée sous l’effet de la douleur et je repris peu à peu contrôle alors que la douleur se dissipa.


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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Dim 19 Jan - 17:59

Je tentais de raisonner un mur concernant ma parole ou plutôt, mes promesses. En même temps, je n’allais certainement pas me plaindre de ne rien devoir à cette pimbèche. J’avais agi comme je devais agir et les événements s’étaient enchaînés. Je n’avais à me sentir coupable de rien concernant ce qui lui était arrivé et si elle voulait m’en vouloir, elle le pouvait. J’avais le dos large et les épaules solides. Elle me haïssait ? Bien. Elle ne me faisait pas confiance ? Qu’elle m’évite auquel cas la façon dont j’avais réagi serait bien pire la prochaine fois. Je m’adaptais un peu trop bien aux situations désagréables et je ne donnais pas cher du résultat si je me laissais aller à ma mauvaise humeur.
Nous étions tous affecté et je n’échappais pas à la règle. J’étais irritable, désagréable, de mauvais humeur et c’était encore pire depuis que j’envisageais très sérieusement de trouver une autre occupation utile. Si elle avait réagi de travers à mes paroles, j’aurais bien été capable de la sortir de force des lieux mais fort heureusement, elle ne fit que parler ce qui eut au moins le don de ne pas en rajouter à mon agacement. « M’y habituer ? Encore faut-il que je vous considère suffisamment pour que vous ayez assez d’importance à me yeux pour engendrer une habitude. »
Elle m’annonça donc qu’elle trouverait quelqu’un d’autre pour la pièce, je souris. Elle était drôle quand elle voulait. « Bon courage dans ce cas. C’est pas gagné quoi que vous en pensiez. » Je grimaçais à nouveau quand elle reprit la pièce qu’elle avait mis sur le capot. Fichu connasse. Comme si on déposait une pièce sur un capot. Tas de ferrailles ou pas. Sauf que bien entendu, elle n’en resta pas là et lâcha la pièce alors qu’elle se tenait le côté. Pièce qui atterrit sur mon pied, n’ayant pas eut le temps de décaler l’autre. La douleur fut immédiate et fulgurante. Je jurais comme un parfait charretier, l’insultant copieusement au passage. « En plus de coller cette putain de pièce sur le capot vous êtes assez conne pour la soulever en étant blessée. Vous avez vraiment pas deux sous de jugeote. La réflexion a dû vous déserter. Une véritable plaie vivante, voilà c’que vous êtes ! » Je marmonnais encore quelque chose qui ressembler à « Mais qu’est-ce qui m’a fichu une connasse pareille. »

J’inspirais à fond avant de soulever la pièce et de la relâcher plus loin de rage non sans l’abîmer un peu plus au passage. Mon pied me faisait un mal de chien, en particulier certains de mes orteils. Toujours furieux, j’allais ramasser l’objet du délit avant de le refoutre à sa place initiale : le chariot de cette imbécile finie qui semblait toujours souffrir. Grommelant comme un beau diable, je l’aidais à se redresser en passant le bras opposé à sa douleur autour de mon cou et poussais son foutu chariot vers la sortie. À chaque pas, la douleur m’était renvoyée à la gueule. Aussi, m’assurant qu’elle tenait bien debout toute seule, je la relâchais. « Comptez pas sur moi pour rembourser les dégâts par quoi que ce soit et ne foutez plus jamais un pied dans ce garage ! Et allez vous faire ausculter par un toubib, imbécile ! » Je hurlais comme un diable. L’hôpital n’était pas à côté, le trajet allait être pénible. Je m’étais déjà péter un doigt et la douleur était relativement semblable sauf que j’étais bien forcer d’utiliser mon pied.
Pestant comme jamais, je bouclais le garage sans me soucier de savoir si elle était encore dans les parages. Je clopinais à moitié, serrant les dents et en ne posant que le talon de mon pied droit au sol à chaque pas. Mieux valait que je ne la recroise pas, sans quoi, je serais bien plus désagréable encore.
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MessageSujet: Re: Rendre service... jusqu'à quel point ? [Livre I - Terminé]   Mar 21 Jan - 10:51

    Et hop là, une autre pique, il répliquait le salaud ! Je n’en attendais pas moins de lui en tout cas. J’étais gentille, mais je cachais en moi un côté fort sombre et fort combattif. Je ne le considérais pas plus que lui ne me considérait, au moins nous avions cela en commun. Lui qui avait l’air de croire que c’était absurde d’envisager qu’il y ait de bonnes personnes, il voulait que je lui fasse confiance alors qu’il n’avait une quelconque importance à mes yeux si ce n’est la haine que je pouvais éprouver pour lui. Alors quoi ? Il fallait que je vois qu’il était adorable, charmant, attentif ? Il n’avait aucune de ses qualités, par à travers mes yeux en tout cas. Et il ne faisait aucun effort, alors je n’en ferais aucun également. Je m’étais refermée à la minute où j’avais aperçu et reconnu son visage quand il était sortie de sous la voiture. Aurais-je pu agir différemment ? Peut-être, s’il m’avait un peu plus considérée, mais ce n’était pas là son but. Soit, on ne pouvait pas plaire à tout le monde dans la ville, et je savais qu’un petit groupe de personne était du même avis concernant les réfugiés et tous ceux venant de l’extérieur.

    « C’est réciproque. » Au cas où il douterait que ce qu’il venait de dire était exactement ce que je pensais. Sauf que je ne lui avais pas dit directement. Nous parlions de toute façon contre un mur, l’un et l’autre. Je savais que je ne pourrais rien faire avec lui, le marchandage allait prendre peut-être une éternité et je doutais qu’il ait ce que je voudrais réellement. Et puis parler avec lui m’insupportait et dégradait mon humeur. C’était pour protéger aussi ma santé mentale que je mettais fin à cette discussion et pour éviter de faire un geste déplacé sous le coup de l’impulsivité. Je repris la pièce et c’est à ce moment-là que la douleur me fit lâcher prise. Je compris tout de suite par les injures de Mickaël qu’elle avait dû atterrir sur ses pieds. Je m’en fichais, pour le moment c’était cette douleur qui m’inquiétait et qui m’avait fait vaciller suffisamment pour me retrouver à me rattraper à la carcasse de la bagnole à côté de moi. Ma paume de main était sur ma cicatrice, comme pour être sûre que je ne saignais pas, que je ne sentirais pas un liquide chaud entre mes doigts. Finalement, je ne sentis rien de tout cela, me remettant peu à peu à la réalité, alors que petit à petit je réentendais les paroles de Mickaël, ou plutôt la fin de ses injures. Pour autant, même si j’aurais pu lui coller mon poing dans son visage, j’étais tellement déboussolé que je n’en fis rien. J’avais eu tellement peur, cru qu’il m’arrivait de nouveau quelque chose alors que ce n’était peut-être pas grand-chose. Je l’espérais en tous les cas.

    Je n’entendis qu’un bruit sourd alors que je n’avais pas compris qu’il avait ramassé la pièce pour la jeter plus loin, l’abîmant un peu plus de ce fait. Je ne compris que lorsqu’il la ramassa pour la remettre dans mon chariot. Je me demandais ce qu’il lui prenait, après tout, je le voyais bien me foutre dehors, me laisser toute seule avec ma pièce et mon chariot. Mon hypothèse fut vraie alors qu’il s’avança vers moi pour m’aider. Je refusais son aide catégoriquement, le repoussant alors que je pouvais très bien marcher toute seule. Il tira mon chariot jusqu’au dehors et je suivis, de toute façon avec cette douleur impossible de lui coller un pain. J’essayais de marcher lentement, ne voulant pas que cette douleur réapparaisse. Il cria une nouvelle fois et je fronçais les sourcils alors que je l’observais.

    « Vous en faites pas, je compte pas sur vous ! » répliquais-je alors que je l’injuriais entre mes dents avant de prendre mon chariot. Et après il me parlait de confiance ? J'allais presque rire aux éclats. Ce n’était pas lui qui allait me dicter ce que j’allais faire. Le toubib ? Je l’avais déjà vu, qu’est-ce qu’il me dirait de plus que ce que je ne sais déjà ? Mais qu’il aille se faire foutre ! Je continuais ma route alors que mon humeur était plus qu’exécrable. Au moins j’avais la satisfaction de lui avoir détruit plusieurs orteils.


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