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MessageSujet: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Jeu 2 Jan - 14:07

Le jardin sans grande vie, la maison silencieuse, je poussais la porte après ma promenade journalière autour du quartier. Je revenais me poser sur le canapé du salon avec un verre d'eau. Je fermais les yeux quelques instants, ne pensant à rien. Enfin si. Ma discussion avec ma soeur sur le bord de l'océan m'avait un peu retourné. Elle s'était donc remise avec Mickaël, j'avais pris la nouvelle comme je l'aurai toujours pris. Avec méfiance. Je me méfiais de Mickaël, normalement on fait une fois l'erreur, pas deux fois, normalement on comprend. Et pourtant elle l'avait fait. A ses yeux ça ne semblait pas une erreur, bien au contraire, elle semblait même essayer de me convaincre que Mickaël était un homme bien. Ma méfiance et le fait que j'étais une tête de mule, je n'avais pas été élevée par la personne, le plus docile à ce niveau-là. Si j'avais fini par accepter de lui laisser une chance c'était vraiment parce que je ne pouvais pas dire à ma soeur que non elle n'avait pas le droit de sortir avec. Sous prétexte que j'étais une gamine égoïste qui ne tenait absolument pas à partager ma grande soeur avec lui. Même si pour de vrai c'était ça. Je ne voulais pas vraiment me dire qu'il y avait quelqu'un d'autres. Mais il était temps que je grandisse un peu, un jour quoiqu'on en dise ma soeur ne pourra pas me garder sous son aile toute sa vie et un jour je devrai voler de mes propres ailes.

Je me réveillais en sursaut, je m'étais endormie sur le canapé sans m'en rendre compte et je venais de me faire réveiller par la sonnette. Qui donc pouvait me rendre visite un vendredi à quinze heures ? Bon d'accord seize heures désormais. J'avais donc dormi une bonne heure sans même m'en rendre compte. Je frottais rapidement mes yeux, cela faisait un moment que j'avais renoncé à me maquiller en dehors des jours où je sortais pour voir des gens. J'allais regarder par le Judas, et je vis Mickaël. Pourquoi maintenant ? J'ouvrais la porte. "Bonjour. Enfin bonsoir. Je peux t'aider ?" J'avais pris l'habitude de le tutoyer depuis la première fois où il était sorti avec ma soeur. Je retenais un truc, il fallait faire un effort, un unique effort, lui donner une chance.


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Jeu 2 Jan - 23:43

Je m’étais arrangé pour esquiver le maximum de choses aujourd’hui, ou du moins, faire de tri entre ce qui était important ou ce qui ne l’était pas. Ça n’était pas mon genre mais aujourd’hui, j’avais décidé de prendre du temps pour moi, un peu, rien qu’un peu. La saturation guettait comme on dit et péter un plomb dans le contexte actuel était impensable. Je me ménageais donc.
Cependant, j’avais quelque chose à faire, quelque chose qui n’était pas la meilleure idée de tous les temps mais ça devait être fait. Je devais parler à Lyra. Mathie lui avait parlé et il me semblait juste d’avoir une discussion entre quatre yeux avec sa sœur. Ça me perturbait pas mal de devoir défendre mon cas auprès d’une ado qui me haïssait prodigieusement. Ironie du sort, j’avais fait en sorte qu’elle ne me voit que comme une ordure. Les choses étaient parfois mal faites.

En temps normal, il y a de ça des mois, j’aurais probablement allumé une cigarette, tourné en rond devant la porte et rebroussé chemin mais aujourd’hui... Et bien j’aurais trouvé mon ancien moi passablement ridicule bien que je lui enviais la surabondance de clopes. Je sonnais donc, bien conscient ou presque que Mathie ne serait pas là. Quelque part, je me demandais dans quelle mesure je n’aurais pas pu prier pour qu’elle soit là.
Planté sur le perron, il était hors de question que je tergiverse plus longtemps. Je sonnais à la porte, porte qui s’ouvrit quelques instants plus tard. Bordel, j’aurais été plus à l’aise dans la visite d’un sous-marin nucléaire échoué, ça en disait long sur moi. « Bonsoir Lyra. J’te dérange pas ? » Répondre à sa question, c’aurait été pas mal, j’me rattrapais vite fait histoire d’éviter l’incident diplomatique. J’étais pas là pour empirer mon cas. « En fait oui, tu peux m’aider je crois, j’aimerai te parler. Seul à seul quoi. Mathie est pas là dis-moi ? » Il fallait que je m’en assure, sinon ma résolution de redorer un quart de poil mon blason pouvait finir aux oubliettes tout de suite. Si j’avais son regard posé sur moi, j’étais cuit, je n’aurais jamais trouvé mes mots. Je n’étais pas exactement le connard que Lyra pensait que j’étais, mais j’étais pas non plus le mec bien que Mathie pensait que j’étais. J’allais marcher sur une corde au dessus d’un précipice, sans filet et sans sécurité.
Bon, pour discuter, il fallait déjà que Lyra me laisse entrer et en soi, c’était pas tout à fait gagné, pas gagné du tout même.


HRP : C'est un peu court, désolé. J'me rattraperai la prochaine fois.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 3 Jan - 13:19

Ouvrir la porte et voir une personne qu'on ne peut pas se voir comme ça après un réveil surpris, je vous jure qu'il y a mieux. Et pourtant je me disais à l'intérieur de ma tête, être polie, je n'avais pas dit que je changerai de comportement envers Mickaël en deux jours, j'avais dit que je ferai des efforts. Et lui ouvrir la porte alors que j'aurai pu continuer à faire la morte sur le canapé, consisté en un effort. Encore un et j'aurai fait deux efforts, soit des efforts. Soit remplis mon objectif. Et je sentais que le deuxième serait un cercle vicieux, je le voyais venir comme une grosse maison qui débarquait chez moi en essayant de passer par la fenêtre du vestibule. Autant vous dire que ce n'était pas du tout ce qu'il y avait de plus discret, et quand j'ouvris la porte, je m'autoflagellais d'avoir demandé si je pouvais l'aider. La blague, moi l'aider. Non mais pourquoi j'avais dit ça. J'avais encore eu la bonne idée d'être trop prévoyante n'est ce pas. Ca voulait bien dire que j'avais encore aussi le cerveau embrumé par la sieste que j'avais fait contre mon gré. Ce n'était pas encore ma faute si je m'endormais sans vraiment m'en rendre compte. La nuit avait été un peu agitée pour moi, ce qui m'avait empêché donc de récupérer de la journée précédente qui n'avait pourtant pas tant d'épreuves que ça à faire. La fatigue devait être due à la saison qui se profilait. Après tout nous étions en fin d'automne bientôt l'hiver pointerait son nez, les jours raccourcissaient rapidement ce qui n'arrangeait en rien mes affaires de fatigue.

"Non tu penses." S'il me dérangeait, bien sur que non il devait être au courant que mise à part essayer d'étudier pour ne pas trop être en retard sur le programme scolaire, je ne faisais pas grand chose de mes journées. En fait, je commençais sérieusement à avoir du mal à continuer mes journées. Et même si on avait encore quelques cours ce n'était pas tout à fait, l'idéal comme je disais. "Non, elle doit être sur Louisville, elle m'a dit qu'elle rentrerait tard. Tu veux rentrer ? Ma soeur me tuera si elle sait que je t'ai laissé sur le pied de la porte. Et puis on sera mieux à l'intérieur pour parler" dis-je en m'écartant de la porte pour le laisser passer. Sachant qu'il allait falloir que l'on discute un moment je n'avais aucune idée de rester à la porte dans le froid. Oui c'était pour mon confort personnel, mais en même temps on ne pouvait pas m'en vouloir éternellement. Une fois qu'il fut rentré, je fermais la porte à clé, et j'allais m'installer autour de la table du salon. "Donc, tu voulais me parler ?"


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 3 Jan - 16:09

J’aurais pu rester à distance, laisser les choses se faire mais j’étais réellement convaincu qu’il fallait qu’on discute. Que l’on mette les choses à plat. Lyra ne m’aimait pas et je devais savoir précisément quelle image elle avait de moi. J’étais prêt à tout entendre, pourvu évidement qu’elle ne me demande pas de m’éloigner de sa sœur. J’en étais incapable, je l’avais déjà démontré.
Elles avaient discuté, maintenant, c’était notre tour, si elle était d’accord du moins. Je ne comptais pas m’enfoncer, du moins, pas intentionnellement. On ne pouvait jamais savoir à l’avance ce qui allait nous tomber dessus. Tout ce qu’il fallait, c’était avancer lentement, prudemment... comme sur un champ de mine. L’image était très actuelle finalement.

Comme je m’y attendais, elle n’était pas ravie de me voir. J’avais même réussi à me prendre une remarque acerbe d’entrée de jeu, je faisais très fort. Après tout, elle aurait très bien pu être en train de faire quelque chose, quelque chose d’autre qu’à son habitude. Que pouvais-je en savoir ? Je ne me mêlais pas de leur vie, autant que faire se peut. Je leur laissais tout l’espace dont elle avait besoin et de fait, je n’étais pas réellement au courant de leur dynamique de vie dans son ensemble. « Elle me tuera probablement avant si elle apprend que je suis venu te parler. » L’invitation à entrer, bien que faite par obligation était déjà un pas de géant. Elle n’aurait sans doute pas hésité à me laisser à la porte auparavant.
J’entrais donc et attendis qu’elle ferme la porte et s’installe avant d’en faire autant. Je hochais la tête à sa remarque. « Je pense que ce serait une bonne chose. Je ne vais pas tourner autour du pot, tu ne m’aimes pas, j’en suis parfaitement conscient et je pense qu’il est temps que tu me dises clairement ce que tu me reproches, que tu me donnes la vision que tu as de moi. Je compte sur toi pour ne pas y aller à demi-mot. J’aimerai que l’on s’entende un minimum alors autant commencer là où le bas blesse. » Oh... j’allais en prendre plein la gueule, c’était couru d’avance ou presque. Car si Lyra refusait d’y aller franc jeu, on n’avancerait pas et ça n’était pas mon but de stagner. Je sortais avec sa sœur, j’aimais sa sœur et j’aurais sacrifié autant pour elle deux que pour Rose. La demi-mesure, ça n’était plus mon truc. Tout ou rien, pas de juste milieu réel... c’était devenu un problème autant qu’une force.

Bordel... j’aurais volontiers fumé une cigarette. On veut toujours ce qu’on ne pouvait pas avoir et le restant de mes cigarettes se trouvait chez moi, dans un tiroir avec un briquet. Un trésor de guerre autour duquel je tournais comme un vautour. Quand bien même, Mathie m’aurait fait une tronche d’enfer si j’osais ne fut-ce qu’allumer ça devant son nez. Avec tous les problèmes pulmonaires qui couraient, c’était presque suicidaire, je le savais. Mais bon Dieu, j’étais un fumeur d’occasions, ce qui suffisait largement à me tenter encore.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 3 Jan - 23:20

Ah tiens donc, ma soeur ne voulait pas qu'il me parle du fait qu'on ne pouvait pas se supporter, plus de cinq minutes quand nous étions dans la même pièce. Avait-elle peur qu'on démolisse le salon de la maison, tellement j'avais de choses à lui dire ? Peut-être bien. Il aurait peut-être mieux fait que je le laisse à la porte, ça aurait été plus sur pour le salon dans l'idée. Mais peu m'importe. Il n'avait pas tort sur une chose (oui je pouvais lui accorder quelques bons points tout de même), il fallait qu'on mette au clair les raisons qui m'avaient amenée à le détester. En l'occurrence, le fait qu'il ait lâché ma soeur comme ça, du jour au lendemain. Et puis, c'était par principe, je ne voulais pas qu'il fasse de mal à ma grande soeur, c'était bien simple à comprendre non. M'installant dans le salon, je m'attendais donc à avoir cette fameuse discussion que je ne pensais jamais avoir avec mon potentiel beau-frère (et rien que de penser comme ça, me donnait la nausée). Normalement, c'était plutôt le rôle de Mathilda de faire peur à mes petits copains, ce n'était pas du haut de mon mètre soixante (à tout casser et sans talons !) que j'allais lui montrer de quel bois je me chauffais. Et pourtant la tornade Lyra était en marche. Fermez vos fenêtres, avis de tempête dans le quartier des Fontaines. La côte de Nacre est agitée ce soir.

"Je t'aime pas ? Ah bon ? J'en doutais encore un peu. En même temps, tu voudrais peut être que je te jette des fleurs pour le comportement que tu as eu avec Mathilda quand tu es sorti avec elle la première fois. Tout se passait bien, et du jour au lendemain, basta, j'te quitte et je sors avec une autre ? Ou j'en sais rien de ce qui aurait pu te décider de quitter ma soeur comme ça du jour au lendemain. Bref, tu te désintéresses de celle à qui tu tenais ? Tu as blessé ma soeur. Et tu voudrais que je t'apprécie ? C'est un peu m'en demander trop. Alors j'ai promis que pour ce coup ci je te redonnais une chance, une chance entre toi et moi qu'on puisse au moins s'entendre sur quelques points. Mais sache que si tu blesses une nouvelle fois Mathilda, tu n'auras aucune chance de pouvoir avoir un minime de ce que je pourrais témoigner comme de l'indifférence envers toi. Maintenant dis-moi pourquoi cette fois-ci je devrai croire que tu as changé et que tu ne laisseras pas ma soeur tombée du jour au lendemain ? Pourquoi ?" Je l'avais regardé dans les yeux du début à la fin, je savais pertinemment qu'il voyait que j'étais sincère envers lui. En même temps comment lui mentir sur ce que je pensais de lui. Tout était clair cette fois-ci, il n'y aurait pas de non-dit, et de rumeurs. Tout était dit et clair, et mis sur table. Il m'avait dit d'être franche, c'était ce que je faisais de mieux.


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Sam 4 Jan - 14:06

L’idée en elle-même n’était pas mauvaise... L’application de l’idée était plus risquée. Je ne savais pas comment Lyra accueillerait cette envie de discussion. Elle m’avait haï pour de bonnes raisons et je ne l’avais jamais détrompée, en avais-je le droit aujourd’hui ? Probablement pas mais il fallait quand même que j’arrondisse un peu les angles ou nous n’irions nul part et ça n’aiderait en rien Mathie. Il fallait bien que je prenne un minimum de risques. Voilà pourquoi j’avais insisté pour qu’elle y aille franco et sans détour. Il fallait qu’on avance et donc, c’était nécessaire. J’allais droit au casse-pipe, j’en étais bien conscient. Oui, vraiment, j’aurais préféré affronter n’importer quoi sauf ça mais... je ne pouvais plus faire demi tour. Parfois, j’étais un vrai con.
J’écoutais donc Lyra me déballer tout ce qu’elle avait à me reprocher et il y avait matière. Lui expliquer sans pour autant dire la totalité de la vérité allait être compliqué. Je réclamais de la franchise et je ne le serais pas le moins du monde. Voilà qui commençait très fort. « Je comprends, je comprends parfaitement et je suis conscient d’avoir blessé Mathie. Seulement... crois-le ou non mais ni elle ni moi n’étions prêt pour ça. Mais sache que pour moi, il n’y a qu’elle et il n’y aura jamais qu’elle malgré tout et envers et contre tout. C’est difficile à croire mais ni elle ni moi n’agissons sans réfléchir. J’agis pour le bien de ma sœur et du vôtre et Mathie agit pour ton bien à toi, ce qu’elle fera toujours, quoi qu’il arrive. Je ne te demande pas de m’apprécier, je ne l’ai jamais réclamé mais sache une chose... je crèverai volontiers à sa place. Si cela servait à quelque chose, je donnerais tout ce que j’ai pour vous mettre à l’abri vous et Rose. J’aime ta sœur et je ferai absolument tout et n’importe quoi pour qu’il ne lui arrive rien, même si pour cela, je dois y laisser ma peau. » Je soupirais. « Si tu pouvais éviter de lui dire ça, je t’en remercie car jamais elle n’acceptera que j’agisse comme je le fais. Tu sais que tu es sa priorité, elle est la mienne ainsi que Rose. Par extension, tu es aussi une priorité pour moi. » Oh, ça n’allait pas lui plaire mais là, j’y allais franc jeu contrairement à l’histoire concernant notre première rupture. « Je ne suis pas parfait et je ne le serai jamais. Mathie et moi avons des caractères compliqués et les disputent seront encore légion. Nous sommes ce que nous sommes et nous fonctionnons ainsi. Jamais je ne la blesserai volontairement. Je ne veux pas la perdre Lyra, sous aucun prétexte, à aucun prix. » Pourtant, si un jour Mathie me réclamait de sortir de sa vie pour sa sœur... je le ferai... Quoi que cela puisse me coûter, je m’étais fait la promesse de ne jamais me mettre entre elles. Je ne pouvais évidement pas promettre que la chose passerait bien mais je le ferais, c’était couru d’avance. Quand il s’agissait d’elle, je n’avais pas les idées claires et peut-être était-ce bien de là que venait l’animosité qu’il y avait entre Rose et elle. Pour elles deux, elles trois même par extension... jamais rien n’était clair et net. J’étais parfaitement capable d’agir de façon stupide et inconsidérée.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Dim 5 Jan - 0:02

Psychologiquement aussi, je pense que je n'étais pas encore tout à fait prête à me dire qu'un autre homme que mon père viendrait vivre dans cette maison peut-être un jour. Et même si je savais que cette maison m'appartenait, disons jusqu'à ce que la tutelle de ma soeur prenne fin, les papiers du notaire diraient que j'étais propriétaire de la maison. Un jour je savais pertinemment qu'il serait temps pour moi aussi de vivre ma vie peut-être à l'intérieur et de redonner vie aux trois chambres (pour le moment une inoccupée). Et ce que j'avais peur c'est qu'un jour Mickaël vienne s'installer ici avec ma soeur. Et que tout mon quotidien en soit bouleversé. J'avais vécu huit ans seule avec Mathilda ce n'était pas le moment qu'on m'impose une présence masculine, j'étais très bien qu'avec elle. Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre fasse irruption dans notre vie. Je préférai me dire que tout irait bien que nous deux, jusqu'au bout. Même si je savais que cette idéal ne serait pas éternel, et même si je savais que jamais elle n'aurait l'audace de m'imposer quelqu'un avant même de m'en parler. Elle avait toujours été comme ça. Je reprenais ma respiration, cherchant mes mots. Je venais de tout lui déballer d'un coup, j'avais un peu de mal à remettre mes idées en place pour être honnête. "Oui je sais que je suis sa priorité. Mais sais-tu qu'elle t'a nommé en tant que tuteur disons pour les 10 prochains mois qu'il me reste en tant que mineur, un peu moins maintenant ? Elle tient à toi, elle n'oserait jamais me confier à quelqu'un en qui elle n'aurait pas confiance si jamais il lui arriverait quelque chose. J'espère que tu t'en rends bien compte ! Je lui ai promis de faire des efforts, envers toi, pour ne pas être un frein, un obstacle même à vôtre relation. Ce n'est pas la question, elle est grande, elle fait ce qu'elle veut au final. C'est pas sa bécasse de gamine de soeur, qui pourtant en connait un rayon quand même sur les garçons qui va lui dicter sa conduite. Je ne veux juste pas qu'elle soit blessée. Je ne veux pas que tu lui brises le coeur. Ma soeur c'est tout ce que j'ai, c'est l'unique personne sur qui je me tiens en ce moment. Mise à part elle, je n'ai plus personne autour de moi, j'espère que tu le comprends bien." Tout comme il n'avait que Rose lui. Il devait bien comprendre comment je me sentais du coup, j'espérai que ce n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Mon ton était moins froid qu'auparavant même si ce n'était pas la joie non plus. "Les paroles sont belles. Je me méfie de toi, Mickaël, et pour le moment je ne peux que dire ça. Je te connais peut être moins que ma soeur, mais il est vrai que tu ne m'as pas laissé sur une bonne impression pour commencer." Après j'étais du genre à suivre ce que disait ma soeur, je lui donnerai une unique autre chance.


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Mer 8 Jan - 13:13

Je pouvais parfaitement comprendre que Lyra avait bien du mal à m’encaisser. Après tout, à sa place, en y réfléchissant bien -ce que j’avais fait-, je n’aurais pas forcément bien réagi dans une position similaire non plus. Je n’étais pas une référence en matière relationnelle ni réactionnelle. J’étais franchement mal placé pour juger.
Quand bien même sa sœur et moi arriverions à construire quelque chose, il fallait que ça tienne et qu’on s’en sorte. J’étais pas le plus pessimiste des hommes, mais de mon point de vue, on était quand même mal embarqués.

Cela dit, je n’apprenais rien à Lyra en lui disant que Mathie faisait d’elle une priorité. Elle le savait et s’en était probablement rendue compte toute seule. Mais voilà, elle savait aussi autre chose. Je n’avais pas prévu d’aborder ce terrain-là mais je n’avais plus trop le choix. « Oui, je sais que je suis ton tuteur en cas de pépin. Elle me l’a demandé et j’ai accepté. J’espère vraiment qu’on en arrivera jamais là. Mais oui, je m’en rends compte. Je te l’ai dit, elle et moi sommes compliqués mais on arrive à se comprendre malgré les difficultés. J’ai moi aussi pris quelques dispositions en cas de problème. » Je prenais le risque qu’elle aille dire ça à sa sœur mais tant pis. J’évitais d’en parler, je ne comptais pas crever de si tôt même si j’étais prêt à me sacrifier pour Rose et elles. Quant au cœur de Mathie, ça n’était pas dans mes intentions de foirer. Ça n’aurait rien de facile mais quoi de mieux qu’un défi en période d’apocalypse, ça réchaufferait le cœur et l’âme. « Bien sûr que je comprends. Je comprends même très bien. » Au moins, les angles étaient moins menaçants qu’en début de conversation, nous avancions. Je souriais un peu, amusé mais pas moqueur. « Tu as tout à fait le droit de me juger mai à l’époque... j’ai fait ce que je croyais devoir faire. Et je le paie encore, tu peux me croire. Ce serait pas mal que ta sœur me voit parfois un peu plus comme toi et qu’elle se voit un peu plus comme nous la voyons. Histoire de rééquilibré les forces. Je ne supporte pas de la voir se sous-estimer ou de mésestimer son bonheur. Ce serait pas mal qu’elle se détente, au moins un peu quand elle n’a pas à me supporter. » Je n’étai pas dupe, il y avait un semblant de progrès mais le jour Mathie prendrait soin d’elle un peu avant de penser à Lyra ou moi alors que nous allions bien, il y aurait du soleil sous cette grisaille permanente.

« Sinon, comment tu... gères. » Aller... ça n’allait bien pour personne, aussi, la question réorientée était une bien meilleure idée. Ça m’inquiétait réellement. Vivre l’apocalypse à dix-sept, c’était pas exactement ce qu’on souhaiterait affronter. Certes, personne ne le voudrait mais... j’me comprenais.


HRP : C'est assez minable, j'suis désolée... T_T
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Jeu 9 Jan - 21:21

Je commençais à jouer avec mes cheveux qui étaient aujourd'hui lâchés sur mes épaules, pour me donner ? Je ne savais même pas, j'essayais juste de m'occuper les mains. Vous pouvez imaginer ce que vous voulez, non je n'avais pas envie de tuer Mickaël, en fait, j'étais dans ma phase d'indifférence. Nous étions tous les deux d'accord pour dire qu'on n'avait pas envie que ça arrive, qu'il en arrive à devenir mon tuteur légal. Alors dans ce cas là pour moi, je tomberai bien loin de toutes mes aspirations d'avenir. Moi qui voulais faire une fac à Caen, pour ensuite devenir professeur. Je ne savais pas quoi exactement, mais j'allais choisir au mois de janvier. Tout était préparé, je me rappelais alors à ce moment-là de la discussion que j'avais eu avec Mathilda au diner avant la rentrée. J'étais tellement fière de lui dire mes projets d'avenir. Et même si elle se réjouissait de mes projets d'avenir, elle me disait d'abord de réussir ma terminale avant de penser à une licence ou un master. Je ne m'étais pas rendue compte que deux semaines plus tard à peine, je disais au revoir à plusieurs rêves. Alors forcément je n'étais pas d'une bonne humeur de me rendre dans l'avenir. J'avais l'impression que cette apocalypse, cette guerre, ce combat, on ne s'en sortirait pas. Un peu comme si nous étions dans une seconde dimension, un autre monde. Mais non.

"Des dispositions ? Quelle genre de dispositions ?"

Je souhaitais en apprendre plus. Ce qui me rassurait au moins deux pensaient à mon avenir, et à celui de Rose. Nous étions leurs deux soeurs après tout, s'il fallait que l'on se serre les coudes, je voulais savoir ce qu'il avait prévu. Quand le sujet en revint sur ma soeur et son comportement. Je gardais en idée qu'elle s'était sacrifiée pour moi, même si elle m'assurait du contraire. Comment voir autrement aussi, une soeur partie précipitamment du jour au lendemain et qui avait comme contrainte de revenir à Louisville. Pour s'occuper de moi, parce que mon père avait fait une bêtise. "Le jour où elle pensera à elle avant de penser à nos bonheurs, je pense que ce ne sera plus de l'apocalypse qui nous tombera sur la tête. Mais que veux-tu j'ai renoncé à vouloir la changer, et je m'étais dit que le jour où je pourrais partir étudier à Caen, elle aurait pu profiter un peu de sa vie sans se préoccuper 24/7 de moi. Mais c'est foutu vu la tête que ça prend, elle me laissera plus sans surveillance crois moi." Je finis par sourire quand même et eut un petit rire quand il me demanda comment je gérais "Je sais pas trop. Au jour le jour, un jour je vais bien, l'autre jour je me dis que ce n'est pas possible. Ca dépend, j'avance, j'essaye de pas y penser, et de me dire que ça passera un jour peut-être non ?"


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 10 Jan - 15:32

J’avais, je ne sais pas trop comment, réussi à avoir une conversation calme et posée avec Lyra et ça n’était pas une bataille vaine. C’était nécessaire, pour elle comme pour moi mais surtout pour Mathie. Je n’étais pas le genre à m’enorgueillir mais j’avais un effet bénéfique sur Mathie, et l’inverse était vrai également. J’espérais de tout mon cœur que malgré nos caractères explosifs, nous arriverions à construire quelque chose malgré le chaos.
S’apprivoiser prenait déjà pas mal de temps et puis il nous fallait trouver un équilibre. Je ne considérais pas que j’avais gagné non. Trop de choses pouvaient mettre en péril ce fragile équilibre que nous avions trouvé ensemble et il me fallait être prudent. Le fait de parler de mes propres dispositions ne me plaisaient pas plus que ça mais... lui refuser une réponse n’était pas tout à fait la chose à faire. Ça la regardait autant que ça regardait Mathie mais à elle, je n’avais pas voulu en parler, pour je ne savais quelles raisons. Je me frottais les yeux et me pinçais un peu l’arrête du nez avant de soupirer. « Tout ce qui m’appartient vous reviendra à Mathie et toi, à part ma montre qui reviendra à Arthur, ma chaîne avec l’anneau de mariage de mon père et une partie des photos que j’ai conservées reviendront à Rose. Vous aurez donc tout le reste. L’appartement et mes biens. Rose à la maison de nos parents, aussi, j’ai préféré cette solution même si vous aussi avez la vôtre. » C’était ma décision et après une très longue discussion avec Rose, j’avais fait faire le nécessaire. Elle n’avait pas apprécié, mais je ne lui avais pas demandé son avis. Je n’avais pas baissé les bras, j’avais été prévoyant. Je ne possédais pas grand chose et je n’avais pas réellement su comment partager ce que j’avais mais j’étais persuadé que s’il m’arrivait un pépin, elles feraient toutes les trois ce qu’il fallait avec l’aide d’Arthur. Mais il était évident que j’avais voulu laisser quelque chose qui comptait à Mathie, mon chez moi. « Mathie n’est pas au courant, j’aimerai autant que tu ne lui en parles pas. Je ne suis pas défaitiste mais par les temps qui courent, il vaut mieux être prévoyant n’est-ce pas ? » Et puis si elle l’apprenait, ça allait chauffer pour moi. Je n’étais pas suicidaire.

En entendant parler Lyra, je ne pu que soupirer un accord total. Sa sœur était plus têtue qu’une mule. « Je ne suis pas certain qu’elle aurait pu profiter de sa vie. Je me demande parfois si elle est capable de vivre pour elle seule. » Et je redoutais fortement que la réponse soit non. Je m’étais fait à l’idée de ne pas être une priorité, je l’avais accepté. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça m’allait, que ça ne me touchait pas mais on faisait ce qu’on voulait, devait... et moi, j’acceptais la situation telle qu’elle était.

Je souris en l’écoutant. « C’est une bonne tactique. Un but à atteindre, même minime permet d’avancer. Il ne faut jamais renoncer, jamais abandonner. Plus aujourd’hui. » Les buts, je connaissais bien. J’avais usé de cette technique pendant l’hospitalisation de mon père. À cette époque, même sortir du lit avait été pénible. Réussir à mettre un pied au sol avait parfois été une grande victoire. Jusqu’à ce que je sois obligé d’arrêter de penser à moi. Et finalement, quand je l’avais fait, ça c’était avéré plus compliqué que prévu. La vérité, c’était que j’avais besoin de m’occuper, c’était vital. « Il faut avancer, c’est tout ce qu’il nous reste à faire. » Je refusais de lui servir des espoirs inutiles. Nous étions dans la merde, je pouvais juste l’aider à mettre un pied devant l’autre. Je maîtrisais le sujet.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 10 Jan - 23:01

Quand il dit par contre, ce qu'il avait prévu comme solution au cas où, il venait en disparaitre, j'en vins à faire une grimace. Heureusement que ma soeur n'était pas encore au courant parce qu'il était sur qu'elle allait refuser, même si je voyais en cette proposition une façon de Mickaël de dire qu'il était prêt à se racheter au moins à mes yeux. Il me prouvait une chose en tout, même si j'avais un peu de mal à y croire, il tenait autant à Mathie, qu'à Arthur ou Rose. C'était quelque chose de certain. "Elle va te tuer ? En l'apprenant et ça ne sera pas de moi, crois moi, elle va te tuer, c'est la seule chose que je peux te dire."

En septembre dernier, pour en revenir à mes projets d'avenir, quand je songeais aller à Caen ou au Havre suivant les études que je souhaitais faire, je m'imaginais déjà pour le master. Même si comme me disait ma soeur, il me faudrait quand même du travail. De l'assiduité et du travail, ne pas me laisser prendre au jeu de la liberté des études et de la vie seule. Je me doutais bien que ce n'était pas quelque chose de facile, mais je me pensais suffisamment mature pour pouvoir lutter contre ça. Mais d'un autre côté plus les mois défilaient, plus j'avais l'impression que c'était belle illusion. Caen ou le Havre étaient deux villes que je ne verrai plus, mes espoirs d'étude là bas, n'étaient très certainement pas pour l'année prochaine. J'aurai aimé naitre plus tôt, peut être que j'aurai pu connaitre ça, peut être que je n'aurai pas été la même. Peut être que notre histoire aurait été différente après tout, et je n'aurai pas eu la chance de connaitre Mathilda. C'était peut être ça qui me faisait au final relativiser la situation, dans mon malheur je me souvenais de ce que j'avais vécu avec ma grande soeur. Tout n'avait pas été facile, accepter l'autorité d'une personne que l'on redécouvrait, que l'on ne connaissait que par les mots de son père et de sa mère. Je ne la voyais que comme celle qui m'avait laissé toute seule en laissant ma mère en pleurs et un père désemparé. Et puis trois ans plus tard, un peu plus, quatre ans peut être. Je l'avais vu réapparaitre, alors que l'on m'annonçait dans la foulée que ma mère était décédée des suites de ses blessures. On avait voulu prendre des pincettes en m'expliquant les choses comme si j'avais trois ans à l'époque, mais sans comprendre que ça me faisait d'autant plus mal d'entendre ça, et de me dire c'est ma grande soeur qui allait s'occuper de moi "Elle l'a déjà fait. Quand elle a quitté la maison quand j'avais six ans ou sept, je ne sais plus. Elle a su montrer à mon père qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, elle a su prendre sa vie en main, et suivre son bonheur. Pourquoi ne pourrait-elle pas recommencer ? Non pas en m'abandonnant une deuxième fois, mais en se donnant une autre chance de profiter de la vie. Elle est partie à cause de mes parents, ou je ne sais pas trop pourquoi, mais une chose de sure c'est qu'elle a du revenir à cause de moi dans ce bled de Louisville. Et ça, je n'ai pas envie, même si elle me dit le contraire, qu'elle le regrette un jour."

J'avais l'impression d'être crue avec lui d'un coup, mais je n'avais pas envie que ma soeur me reproche cela. Un jour elle verra qu'elle a loupé quelque chose j'en étais sure. Puis on en vint à comment je prenais les événements : "Ouais c'est sure, mais parfois j'aimerai me sentir utile, me dire que je sers à quelque chose. Ce n'est pas en lisant mon bouquin d'économie que j'obtiendrai mon bac de toute manière. De toute façon vu les circonstances j'ai l'impression que nos examens on les passera pas. Alors autant que je me rende utile pour la communauté, mais vu la position de Mathilda, elle n'aimerait pas trop je pense. Donc je fais ce qu'elle me dit en me taisant, je fais des tours au cimetière parfois, voir mes parents, et puis je repasse à l'Eglise, je vois la misère des réfugiés, je vois des amis aussi des gens que j'ai vu au lycée. Et je me dis que je suis bien lotie, bien qu'on soit un peu isolées où l'on habite on est pas plus mal je pense. Comment vois-tu l'avenir ?"


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Sam 11 Jan - 18:20

Je souris clairement quand Lyra me dit que Mathie allait me tuer si elle l’apprenait. Comme si je ne m’en doutais pas. Elle n’était pas au courant pour cette raison justement. Je savais qu’une telle démarche de ma part ne lui plairait pas le moins du monde et je la lui avais cachée volontairement. Je savais que je ne pourrais pas tenir ça éternellement pour moi mais pour l’instant, disons que ceux qui devait le savoir et avait besoin de savoir étaient au courant. Nom de Dieu, elle me tuerait vraiment quand elle l’apprendrait parce que je ne me leurrais pas, elle le saurait. J’espérais juste que ce serait de ma bouche et pas de celle de quelqu’un d’autre. « Je sais... Je le sais même mieux que bien. Pourquoi crois-tu que je ne lui ai pas dit avoir pris cette décision ? »

En attendant, je me demandais sincèrement comment elle encaissait. Comment ça se passait pour elle... Comme nous tous, elle avait eu des rêves, des aspirations, des envies. Tout avait volé en éclat en un rien de temps. Pas simple pour se faire à l’idée dans ces cas-là. J’avais, quelque part, eu un peu plus de facilité. J’avais eu, dans une mesure nettement moins radicale, à m’adapter à une situation que je n’avais pas demandée. Comme je l’avais dit à Mathie, j’en étais même arrivé à oublier ce dont j’avais rêvé à l’époque et ce qui me ferait rêver aujourd’hui. Je ne savais pas si c’était un manque d’ambition ou une bonne capacité d’adaptation mais je faisais avec ce que j’avais. Sans me laisser porter par la vie, je ne me laissais pas non plus emmerder par elle. Mais j’étais certain d’une chose dans cette conversation, Lyra sous-estimait l’attachement de Mathie à son égard et pourtant, elle l’avait quand même très bien saisi. « Oui, dans le passé. Je ne parierai pas sur ce qu’elle ferait aujourd’hui. Tu resteras sa priorité, quoi qu’il arrive. Elle ne cessera jamais de s’inquiéter pour toi et avant de penser à elle, elle pensera à toi. C’est ainsi. Elle a bien trop peur de ne pas être là pour toi quand tu en as besoin. Crois-moi quand je te dis qu’elle ne regrettera jamais d’être revenue pour toi. Elle s’est faite une promesse à laquelle elle ne dérogera pour rien ni personne au monde. » Je savais pertinemment bien que je ne serai jamais une priorité et ce qui poussait Mathie à s’accrocher ainsi au bien être de sa sœur. Elle était attachée à moi mais elle craignait toujours que je ne l’abandonne. C’était une phobie qui faisait intimement partie d’elle, elle avait peur d’être abandonnée alors, elle faisait en sorte de ne pas s’attacher. Voilà pourquoi nous nous disputerions encore souvent. « Et Lyra... ce n’est pas toi qu’elle a abandonné... Je pense que tu devrais en parler avec elle. » Mon rôle n’était pas celui de confier les ressentis de Mathie à sa place mais il fallait qu’elles en parlent, ça me semblait plus essentiel que jamais.
Je soupirais, sachant parfaitement où elle voulait en venir, voyant ce qu’elle voulait dire. « Il faut aussi que tu lui parles de ça. Dis-lui que tu veux t’occuper, que tu veux être utile malgré les cours. Je ne te dis pas de te confronter à elle mais tu dois lui dire ce dont tu as besoin, c’est primordial. Nous devons tous nous occuper par les temps qui courent. Tous. Regarde-moi... j’ai retapé tout ce que j’ai pu, démonté tout ce que j’ai pu, récupéré tout ce que j’ai pu. Mais je sais que ça n’est plus suffisant. Je dois me trouver une autre occupation, un autre emploi. » J’inspirais profondément. « C’est une bonne question. On est mal barré, c’est un fait. Je ne suis pas un fan des espoirs vains, tu dois sûrement savoir pourquoi. Mais, il faut... se motiver à avancer coûte que coûte car une chose est sûre... ça n’est pas en restant assis le cul par terre à regarder passer le temps et les événements que ça s’arrangera. En essayant, on a une chance de peut-être améliorer notre situation. » Mathie n’aimerait sans doute pas que je parle ainsi à sa sœur mais Lyra était à mes yeux bien assez mature pour encaisser. Je le lui avais dit, couver ses proches n’étaient pas une façon de les aider.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Dim 12 Jan - 12:01

Je n'étais pas très positive avec le caractère de ma soeur, mais je savais pertinemment comment elle était, comment elle pensait, comment elle agissait. Je ne pouvais pas être positive en la connaissant par coeur. Je vivais avec elle, je l'avais vu m'élever, elle m'avait aidée quand ça n'allait pas, et elle m'avait eu à la pire période d'une fille. Celle de l'adolescence, celle où je n'avais pas eu la vie d'une petite fille parfaite. J'avais mon caractère et autant dire que parfois je laissais bien les gens parlaient mais jamais on ne me dicterait ma conduite. En même temps, je n'avais jamais été comme ça. La seule qui avait le droit à me dire comment me conduire c'était ma soeur, les reproches je ne les acceptais que de ma soeur, c'était la seule qui me connaissait réellement. En même temps, on ne pouvait pas réellement me reprocher d'être mal à l'école. J'avais toujours été dans le premier quart de la classe sans problème de comportement, en dehors j'avais eu des copains, je n'étais pas désaimée bien au contraire. J'étais populaire, je n'avais pas eu de problèmes bien au contraire. J'avais eu de la chance à l'époque où des lycéens venaient au lycée avec la boule au ventre, moi j'étais heureuse, je savais que tout allait bien, j'étais bien dans ma peau. Je ne regrettais rien, j'approuvais juste ses paroles quant au fait que ma soeur allait le tuer dès qu'elle allait apprendre cette nouvelle. "Ah mais j'aurai fait la même à ta place. Mais autant te dire que tu vas mourir prématurément dès qu'elle l'apprendra." Et j'étais sincère, non pas qu'elle allait le tuer pour avoir ses biens, mais bien pour sa décision."Je sais bien. C'est juste que... Enfin c'est compliqué à expliquer, je ne suis pas sure. Enfin, bref. Je m'en perds moi même. Je sais qu'elle est partie à cause de mes parents, voire de mon père. Et elle a du revenir par sa faute, je ne suis pas naïve, elle ne m'en parle jamais peut-être mais j'étais suffisamment grande pour entendre leurs disputes et tout. J'en ai déjà parlé avec elle, mais tu dois te douter de comment elle est dès qu'on atteint ce stade de conversation non ?"

J'étais sincère en lui disant ça, je ne pouvais pas dire beaucoup de choses supplémentaires. Je savais bien que dès que je prononçais papa, elle changeait de sujet. Alors j'avais vite compris que ce n'était pas le moment pour aborder le sujet. Je savais aussi que si ma mère était morte c'était à cause de lui, un manque de chance certes, mais quand même à cause de lui. J'avais eu beaucoup de chance de m'en sortir avec un bras cassé vu la place que j'avais dans la voiture, juste un bras cassé. Juste parce qu'il avait trop bu ce soir-là. Une faute qui fut fatale à eux-deux. Et si j'avais fait un travail de pardon, ma soeur ce n'était pas le cas. "J'ai vu Raulne il y a quelques jours, j'étais à l'Eglise. Il m'a dit qu'ils avaient besoin de l'aide de chacun. Je sais que je pourrais aider, mais très sincèrement on a l'image d'une gamine de 17 ans en me voyant, rien d'autres après tout." dis-je un peu désolée "Une chance d'améliorer notre situation ? Comment ça ?"


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Mer 15 Jan - 19:52

La conversation que j’avais voulu avoir avec Lyra tournait de façon très étrange. On était en train d’avoir une conversation presque normale si ce n’était sa teneur. En même temps, dans une période telle que celle-ci, difficile d’avoir un sujet de conversation plus joyeux. J’aurais aimé pouvoir offrir une distraction bienvenue à Lyra mais ça n’était pas possible, j’avais déjà moi-même beaucoup de mal à laisser à mon cerveau le loisir de se distraire. Entre le couvre-feu, le temps et le reste, il n’y avait pas des masses de possibilités pour moi, mes anciennes activités étant tout simplement tombées à l’eau. Mais peut-être apportais-je à la sœur de Mathie un quelconque réconfort même si elle aurait sans doute préféré quelqu’un d’autre que moi pour discuter.

Je soupirais avec une une moitié de sourire accroché aux lèvres en me passant une main dans les yeux. Comme si je ne m’en doutais pas... « Si elle pouvait éviter de me tuer, ce serait pas mal. Non pas que je ne lui en offre pas l’occasion au moins une fois à chaque fois qu’on se voit. » Je n’aurais peut-être pas dû dire ça mais c’était la stricte vérité, je ne me souvenais pas vraiment d’un seul jour passé sans un mot plus haut que l’autre même si c’était mineur.
En en revenant sur un des sujets de discussion les plus sensibles de Mathie, je grommelais à moitié. « Je sais et je vois parfaitement comment elle est. C’est pour ça qu’il vaut mieux que tu y ailles molo sur le sujet même si vous devriez vraiment en parler. » La dernière fois, ça avait tourné au vinaigre entre nous sur ce sujet précis. Je ne voulais pas que Lyra s’embrouille avec sa sœur mais bel et bien qu’elles en parlent. Mathie n’avait pas fini de régler ses comptes et Lyra pourrait peut-être l’y aider. Moi, je n’étais clairement pas indiqué pour ça. « La dernière fois, elle s’est sacrément mise en rogne contre moi. Elle réagira peut-être mieux avec toi mais je n’ai pas envie d’être responsable d’une dispute entre vous parce que je t’ai encouragé à lui parler de ça. » Pour le coup, on ne pouvait pas me reprocher mon honnêteté même si ça n’allait pas redorer mon blason auprès d’elle. Je venais clairement de lui dire que sa sœur et moi, on se prenait la tête assez souvent. En même temps, je ne pouvais pas prétendre que c’était rose et violette tous les jours. Je savais dans quoi je m’étais embarqué.

Puis, sans trop savoir pourquoi ni comment, j’entendis le nom de Raulne tomber dans la discussion. J’aurais pu grincer des dents par réflexes. « Il ne tient qu’à toi de faire changer cette image. Ce n’est pas à moi de te donner des conseils là-dessus. Il faut que tu parles de ça avec Mathie également. C’est tout ce que je peux te dire. Elle me tuera déjà bien assez pour l’histoire du testament ou si elle apprend que je t’ai encouragé à discuter de vos... ennuis familiaux. Si elle sait qu’en plus je t’encourage à voler de tes ailes, elle me fracassera le crâne avec mon propre pied de biche. Ne va pas croire que je veux vous éloigner. Très loin de moi cette idée mais je sais ce que c’est, de se sentir coincé. » J’étais passé par bien des stades pendant la maladie de mon père et me sentir prisonnier et enfermé par ma propre vie en avait fait partie. Pendant un bout de temps, je m’étais senti piégé malgré le fait que j’agissais pour le bien des miens. Ça n’était pas le cas de Mathie mais ça pourrait devenir celui de Lyra par la force des choses. Je voulais leur éviter ça... à toutes les deux. Même si pour ça, je devais pousser un peu Lyra hors du nid.

Hélas, pour notre situation, je ne voyais pas trop comment lui exposer mon point de vue. « On est pas vraiment dans la meilleure période de l’humanité mais ça peut être pire. Faut juste faire ce qu’on peut pour améliorer la situation. Chercher des solutions, même provisoires. Il faut continuer à y croire sans forcément mettre la tête dans le sable en attendant que ça passe. Ça passera pas tout seul. » À côté de ça, oui, je méprisais presque tout à fait ouvertement les étrangers et les réfugiés... Un peu les militaire aussi.


HRP : Désolé du temps que j'ai mis à te répondre... J'ai un peu les neurones en vrac ces temps-ci. J'espère que l'attente en valait la peine.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Ven 17 Jan - 9:23

Cette conversation tournait à l'extraordinaire, je n'étais pas en train de lui crier dessus bien que j'avais commencé dans cette lancée. En me mettant en mode tyrannosaure prête à tout pour protéger ses petits. En même temps, un tyrannosaure n'est rien d'autre qu'un tyran en mode dinosaure. Imaginez un peu le désastre quand je me mettais en Lyranosaure c'était une catastrophe pour tout ce qui se trouvait dans mon entourage. En l'occurrence ma soeur, dans la plupart du temps. Mais alors quand j'étais face à Micka, j'avais l'impression qu'il était une petite bestiole au sol qu'il fallait que je mange mais que j'avais pas le droit parce qu'en plus ma soeur l'aimait bien. Ce n'était pas vraiment facile, voire pas du tout. Je devais y mettre les formes, alors que pour moi tout semblait évident, il était allé avec une pimbêche blonde à peine quelques jours après avoir rompu avec ma soeur. Et non, je ne me rappelle plus si elle était vraiment blonde, mais pour l'image, ça me préservait l'image de l'imbécile qu'elle aurait pu être, et ça lui mettait un tort supplémentaire. Non pas que toutes les blondes soient stupides (disons que les moeurs nationales contribuaient beaucoup à cette idée) bien au contraire, mais bon pour moi, c'était quelque chose, s'il était sortie avec une stupide, ça me permettait de me dire qu'il était vraiment tombé bien bas, et qu'il ne méritait pas ma soeur. Et oui, je vous rappelle que j'étais une gamine de 17 ans. "Donc vous vous disputez pratiquement à chaque fois que vous vous voyez ? Et tu voudrais me faire croire que votre relation est bonne ? Avec moi, elle s'énerve pas sur ce sujet, même si... Enfin je sais que, enfin elle, disons que vu que j'ai quand même eu une enfance avec eux, et que ça s'est toujours bien passé avec eux. Disons que je me sens coupable oui, d'avoir eu une très bonne relation parfois avec mon père, et que je sais qu'elle le déteste. Mais après ce sont des histoires de famille tu me diras, l'herbe est toujours plus verte ailleurs, du moins dans le jardin." Ce que je voulais dire au final c'était que l'on ne connaissait pas tous les problèmes de nos voisins aux alentours, tout était tu. Bien évidemment, l'homme face à moi en savait beaucoup plus à propos de Mathie et de moi. Mais il était une exception à la règle au final.

Par contre, il avait raison sur un point, je ne pouvais pas rester bloquée dans cette maison une éternité. Je devais voler un peu de mes propres ailes, sans pour autant abandonner le tout qui me rattachait ici. Bien sur que non, mais j'avais l'impression qu'elle voulait me laisser à l'écart de tout. Elle faisait ses affaires mais sans moi, en me laissant de côté. En prétendant que j'étais peut être trop jeune à ses yeux. Mais ça je le saurais toujours, je ne pouvais pas lui montrer autre chose, j'étais une gamine à ses yeux, je serai toujours une petite fille, je serai toujours sa petite soeur. "Oui je sais que ça ne tient qu'à moi. Enfin, je verrai, il m'a dit d'aller voir quelqu'un, un militaire, Alexandre Reh à la mairie, je verrai bien ce qu'il a à me proposer. Mais j'ai peur que Mathie m'en veuille un peu aussi. Enfin, tu as raison, il faut que je lui en parle plus longuement. Face à face et calmement." La dernière phrase me semblait la plus dure à réaliser au final. "La solution de l'autruche me semblait quand même la meilleure. Mais... trouver une solution quand j'ai l'impression que beaucoup de gens cherchent à fuir leurs endroits, les réfugiés qui sont arrivés, et les étrangers. Et d'autres qui ont quitté Louisville. J'ai l'impression que la solution qu'ils trouvent la meilleure c'est l'exode."


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Sam 18 Jan - 12:24

Je n’aurais jamais cru qu’il serait un jour possible de pouvoir discuter avec Lyra calmement. Elle m’avait toujours détesté et pour Mathie à l’époque, je n’avais pas cherché à arranger les choses. Je n’étais pas un saint mais j’étais loin d’être un sale type. Elle avait une image de moi relativement exécrable même si elle avait de bonnes raisons de m’en vouloir. Cette histoire me retomberait encore dessus pendant un moment, c’était un fait.

Je soupirais quand elle insista sur nos disputes. Elle marquait un point et pourtant Mathie et moi n’avions pas une mauvaise relation. Je n’étais juste pas doué quand il s’agissait de nous. « Notre relation n’est pas parfaite mais elle est bonne. Je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est personnel, mais il me faut du temps tout comme il lui en faut à elle. » Jamais ça ne serait simple. Je l’avais bien compris la dernière fois. Il fallait que je m’accroche, que je fasse face mais surtout que je sois patient. Je n’avais pas oublié notre dispute au sujet de ses parents ou plutôt, quand le sujet était tombé sur le tapis. Je grimaçais malgré moi. « Disons que le passé lui est douloureux et que pour son bien, je n’évoquerai plus ce sujet avec elle. Si tu le fais, que tu veux le faire, je ne te garantis pas le moins du monde que ça se passera bien. Si tu en as besoin, elle le comprendra mais je ne suis pas sûr du résultat que ça aura sur elle. » C’était on ne peut plus clair mais je savais qu’elle ne réagirait pas avec sa sœur comme elle l’avait fait avec moi.
Pour le reste, je ne pouvais pas faire de miracle. Juste l’encourager à parler avec Mathie, à voir avec elle ce qu’elle voulait faire, lui faire comprendre ce dont elle avait besoin. Je n’avais aucun droit de m’immiscer dans ce genre de discussions. Tout ce que je pouvais, c’était encourager la discussion et lui donner des trucs pour éviter le terrain miné que pouvait parfois être sa sœur sans même s’en rendre compte. « Tout ce que je peux te dire, c’est que tu ne dois pas accepter de faire quoi que ce soit par dépit. Et puis reste sur tes gardes, on ne sait jamais. » Je n’avais aucune confiance envers les militaires, c’était plus fort que moi, je les voyais quelque part comme des ennemis aussi dangereux que ce qui pouvait roder dehors. Pourtant, si j’en arrivais à ne plus rien trouver à faire... Oui, j’aurais été capable de trouver Raulne. M’occuper m’était vital, Mathie le savait bien.

Je la regardais finalement, très étonné par la suite de la conversation. Je ne m’attendais pas à entendre un truc pareil. J’étais perplexe. « Je ne suis pas sûr que l’exode soit une solution, pas du tout même. On est peut-être mal loti mais on est vivant, avec quelques petites solutions provisoires. On essaie. Ces gens fuient. Penses-tu réellement que la fuite soit la meilleure solution ? Que sortir de la ville soit une bonne idée alors que les gens sont presque soulagés quand ils débarquent ici ? » Je n’aimais pas voir arriver de nouvelles bouches à nourrir, c’était un fait. Mais je savais que ce qu’ils avaient traverser pour débarquer ici n’était pas une randonnée de vacances.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Lun 27 Jan - 10:13

J’écoutais attentivement Mickaël, le ton montait un peu à chaque fois que je parlais. Mais en même temps, ce n’était pas ma faute, j’étais comme ça, de manière à toujours avoir le dernier mot. C’était ma façon de voir les choses, je ne pouvais pas être différente. Et puis, je ne pouvais pas non changer mon a priori sur l’homme en face de moi. Je pouvais faire des efforts mais ce n’était pas non plus un miracle, pour ça il aurait fallu au moins aller à Lourdes ou Jérusalem. MINIMUM. Mais bon ce n’était pas le cas, du coup on prenait le mal en patience et on attendait, on faisait avancer les choses. De toute manière vu les circonstances je ne pouvais plus me conduire comme je le faisais depuis le début. Ma soeur sortait avec, et quoique je disais, il fallait que je lui laisse une chance. Même si ça m'écorchait l'esprit de penser ainsi, mais j'étais qui pour faire en sorte que ces deux personnes rompent, je ne pouvais pas et je me ferais détester immédiatement par tous les autres. Donc bon, est ce que c'était vraiment ce que je voulais ? Non bien sur que non. Pour moi, je voulais le bonheur de ma soeur et même si cela passait par qu'elle soit avec Mickaël, je ne pouvais même plus concurrencer. "J'essaye de me dire que ça finira par passer, mais il est vrai que j'évite ce sujet... Même si j'en ai besoin."

Il fallait se méfier, quelle drôle d'idée. Le militaire avait été le premier à me proposer une solution pour que je puisse enfin m'occuper, et ce n'était pas peu dire, je n'en pouvais plus. Je voulais que ça cesse mais apparemment ce n'était pas demain la veille. "Je ne le fais par dépit, mais par besoin, c'est nécessaire de m'occuper l'esprit, je ne peux pas continuer à tourner en rond, je vais finir par plaider la folie à la fin de ce délire apocalyptique." Et c'était pas faux, j'étais bien connue pour toujours être en mode hyperactive, toujours en train de bouger partout. Même si je dormais beaucoup c'était ce qui maintenait ma force. "Non c'est sur que ce n'est pas la solution. Tu.. as raison oui. Je dis des bêtises, mais je ne sais plus vraiment ce que je veux. C'est tellement quelque chose qu'on ne veut pas, qu'on imagine pas. Qu'au moment où ça nous tombe dessus, on espère qu'une chose c'est que ça se dépêche de se terminer, très rapidement."


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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Lun 27 Jan - 17:39

Je ne savais pas quoi faire pour que Lyra finisse par m’accepter. Aussi, je me dis que justement, je ne devais rien faire. Je devais attendre qu’elle se forge son opinion, je n’avais aucun droit d’intervenir. Le meilleur moyen de lui prouver que j’étais digne de sa sœur, c’était de le lui montrer, de le lui prouver. Je ne pouvais pas me résoudre à perdre Mathie parce que Lyra ne m’aimait pas.
Il était devenu très clair à mes yeux que je ne pourrai pas être pleinement heureux sans elle et que son absence dans ma vie me causerait bien des torts. Encore une fois, je n’aurais rien fait de stupide, je n’étais pas égoïste à ce point mais c’était comme ça. J’avais besoin d’elle. Il me fallait juste faire attention, ne pas déclencher de stupides disputes que l’on aurait pu éviter facilement, comme elles éclataient aussi souvent...
Concernant leur parent, il était primordial que je me montre prudent. J’avais bien failli perdre Mathie la dernière fois à cause d’une insistance trop grande à son égard, aussi préférais-je prévenir Lyra même si je savais pertinemment que Mathie ne réagirait pas aussi vivement avec sa sœur qu’avec moi. « Alors dis lui que tu as besoin d’en parler, au moins un peu. La discussion n’aura peut-être pas lieu tout de suite mais elle pourra s’y préparer. » Sujet hautement épineux que la famille.

Si j’étais sûr d’une chose, c’est que la plupart de mes conseils ou avis lui passeraient par dessus la tête parce que j’étais celui que j’étais. J’avais fait du mal à sa sœur. J’aurais aimé pouvoir lui faire comprendre que ça ne faisait pas de moi un menteur ou un mauvais conseiller mais je ne pouvais pas. Je pouvais juste espérer qu’elle y réfléchirait tout de même un peu. Suffisamment en tout cas pour qu’elle ne prenne pas de décision qu’elle regrettera. Certes, j’étai incapable de faire confiance aux militaires mais ça ne faisait pas d’eux des monstres, pas tous en tout cas. « Alors soit, il faut que tu le fasses, que tu le demandes clairement à ta sœur en lui expliquant pourquoi tu as fait ce choix. Dis-toi qu’un choix argumenté sera plus facile à faire avaler. » Je savais de quoi je parlais, j’avais argumenté très, très souvent avec mes parents pour parvenir à certains de mes buts. Argumenter était une règle à la maison quand j’étais gamin, ça m’était resté.

Enfin, elle me dit que fuir n’était pas une solution. Je fus soulagé de l’entendre. Non pas que je craignais qu’elle batte la campagne à pied... Non seulement on l’empêcherait de sortir mais en plus, Mathie lui tomberait dessus aussi rapidement qu’une tornade. Et l’œil du cyclone chez elle... il n’était pas calme. Pas calme du tout ! « Je comprends ce que tu veux dire. Personne ne veut vivre ça mais c’est ainsi. Quant à ce que tu veux, tu es la seule à pouvoir le savoir. Personne ne peut trouver ça à ta place. Ça ira Lyra. Tu ne manques pas de soutien et tu n’en manqueras jamais. C’est bien la seule chose que je peux te jurer sans avoir peur de me planter. »
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Lun 3 Fév - 22:29

Pour accepter Mickaël, il me faudrait du temps, il faudra que je me fasse à l'idée, je commençais à me faire psychologiquement à la possibilité et ça fait beaucoup de si que je pouvais dire que ce ne serait pas la veille et que c'était une idée qu'il fallait que je m'y fasse mais dont je n'avais pas envie. Mais bon, ma soeur semblait bien avec, enfin c'était ce qu'il était en train de me faire comprendre. Je le savais qu'il faudrait l'assumer un jour, même si j'aurai du mal, même si je prendrai mon mal en patience. Ca passera au bout d'un moment c'était ce que je me disais en ce moment-même. Je commençais à avoir une discussion sans pour autant se crier dessus j'avais déjà commencé de bonne augure en lui disant ses quatre vérités à mes yeux. Et puis ça m'avait fait du bien, il savait trouver les mots quand même pour que je puisse trouver ensuite ceux que j'allais dire à ma soeur. Il fallait que je lui fasse comprendre ça, Mickaël avait raison, avec la difficulté d'en parler avec elle, c'était un sujet tellement épineux, mais c'était un sujet qu'il était temps d'aborder, j'avais déjà réussi à lui en parler un peu il y avait peu. Il était désormais temps que l'on s'installe autour de la table et qu'elle ne pouvait plus s'enfuir et qu'elle finisse par me dire ce qu'il y avait à dire. "Elle pourra s'y préparer, et plus s'enfuir surtout" Il me montrait ensuite le pourquoi du comment qu'il fallait que je m'occupe, le fait que j'argumente mes propos allait m'aider c'était sur et certain. "C'est sur, mais mes idées sont claires. Et puis si elle a mieux à me proposer, je prend c'est tout, mais pour le moment et même si elle n'aime pas les militaires, Raulne reste le seul qui m'a proposé une solution. Ca ne marchera pas peut-être, ils me prendront encore pour une gamine et voilà."

Il était vrai qu'à dix-sept ans on a beaucoup de rêves et d'ambition, on se dit qu'on a la vie devant soi, et puis. Ca, ça nous tombe dessus. "Je sais c'est ce qui nous fait tenir. C'est qu'on a des gens sur qui comptaient, j'ai des gens qui me protègent c'est ce qui me rassure, mais bon. Ca ne change pas que cette situation est stable pour le moment, mais c'est pour le moment qui me dérange, j'ai l'impression que tout est éphémère, comme si... Enfin bon on verra, j'espère que ça restera comme ça encore quelques mois..."


have you ever imagined your life during war times ? now, we can say it.
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MessageSujet: Re: - i gave you a chance. [Livre I - Terminé]   Mar 4 Fév - 16:33

Je ne voulais pas que Lyra s’embrouille avec Mathie parce qu’elle voulait parler de ses parents. Car si je savais que Lyra était ne priorité absolue pour elle, je savais aussi que c’était un sujet plus qu’épineux. Il lui était douloureux, très douloureux, à un point que je n’avais qu’entrevu à la va vite la dernière fois. J’osais à peine imaginer l’ampleur des dégâts. Un jour peut-être saurais-je mais ça n’était pas à l’ordre du jour, j’avais décidé de renoncer à aborder le sujet, à le contourner.
Je commençais à apprendre à la comprendre, je n’allais pas tout foutre en l’air en lançant sa sœur sur un sujet scabreux. Je lui donnais donc le mode d’emploi, insistant bien sur le fait d’y aller doucement car faire comme je l’avais fait était juste une idée tout simplement débile. C’était un coup à la braquer et la faire se refermer comme une huître. La galère pour avoir une discussion après ça. Enfin... Je ne pouvais pas non plus tout épargner aux sœurs, la très grande majorité de leurs problèmes ne me concernaient pas le moins du monde. Je me tiendrai à bonne distance de chez les Fontaine si j’apprenais que la conversation devait avoir lieu.
Malgré tout, je mis à nouveau en garde Lyra. « Ne la brusque pas, elle risque de ne jamais vouloir aborder le sujet sinon. » Les deux sœurs étaient de vraies têtes de bois, j’espérais sincèrement que la discussion se passerait du mieux possible quand elle aurait lieu mais j’avais de sérieux doutes sur la question.

Il ne tenait qu’à Lyra de prouver qu’elle n’était pas une gamine. Personne ne pourrait le faire à sa place. Tout comme Mathie, je n’étais pas fan de Raulne mais s’il lui avait effectivement proposé une solution pour utiliser son temps libre à bon escient, pourquoi pas ? Tant que ça ne la mettait pas en danger, je ne voyais pas le problème. Le tout, c’était qu’elle explique correctement son choix, ça prouverait qu’elle y avait réfléchi. J’avais dû avoir recours à ce procédé plus d’une fois quand j’étais plus jeune et ça n’avait pas toujours été évident. Je manquais d’ailleurs cruellement de pratique dans le domaine de l’argumentation. Je n’était pas sûr pour autant que ça m’aide. J’étais bien plus impulsif qu’autrefois, il n’était plus vraiment dans ma nature de tergiverser cent sept ans sur mes choix. Je les faisais, point. Il était toujours temps de regretter en temps voulu.

Je soupirais, plus blasé qu’autre chose. « Malheureusement, on est obligé de vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête. Tout peut péter n’importe quand et on y peut pas grand chose mais il ne faut pas s’arrêter de vivre pour autant. À quoi bon vivre si c’est pour attendre. Il faut profiter de ce qu’on a tant qu’on l’a. Les choses sont ainsi faites, les situations sont éphémères, c’est vrai. Mais il est important de ne pas s’empêcher de vivre. C’est le plus important. »
Tout en m’étirant, je me levais. « Il va falloir que je rentre et puis... n’abusons pas trop. J’espère que je t’aurais quand même laissé une meilleure impression que l’initiale. » Je ne lui demandais pas de m’aimer évidement. Ni même de m’accepter. Juste de réfléchir à tout ce dont nous avions parlé. Sa sœur, ce qu’elle voulait faire, leur parent, son ressenti... Nous avions parlé de pas mal de choses et nous ne nous étions pas bouffés le nez. Je trouvais quand même qu’on avait sacrément progressé personnellement.


HRP : Je me voyais mal tirer ça en longueur, alors j'ai préféré lancer la conclusion. Si tu vois des choses à rajouter, n'hésite pas !
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