AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous sommes actuellement, en jeu, pendant la DEUXIEME QUINZAINE de FEVRIER 2013.
[La météo ici ]


Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude
Invité
Invité



MessageSujet: Seules les montagnes ne se rencontrent pas ! [Livre I - Terminé]   Ven 13 Déc - 13:21

Seules les montagnes ne se rencontrent pas !




L’instinct de survie accomplit parfois des miracles… Sinon, je ne serais pas là à marcher d’un pas rapide en direction de la Côte de Nacre. Je serais en train de me morfondre chez moi, sous une couette à me poser tout un tas de questions commençant par ‘‘Pourquoi si… ?’’, ‘‘Pourquoi ça… ?’’. J’avais été comme cela pendant un certain temps mais est-ce que j’avais obtenu des réponses quant au comportement de Mickaël à mon égard ? au sujet de pourquoi j’étais en vie alors que toute ma famille avait péri ? Non… Rien ! Alors tant bien que mal, je m’étais ressaisi et cela avait été possible par l’intermédiaire de rencontres imprévues. J’allais d’ailleurs chez une des personnes que j’avais eu la joie de retrouver par hasard, Sam ! Il avait eu la gentillesse de m’héberger après ma rupture avec Mickaël et le temps que je récupère la demeure que m’avait légué ma tante. Aussi, depuis, il était un peu devenu mon bibliothécaire personnel puisque je venais régulièrement lui emprunter des livres. Je souris à cette pensée et accélérais un peu plus le pas tout en réajustant la capuche dissimulant mes cheveux blonds que j’avais décidé de couper. Un peu de changement ne faisait de mal à personne !
Tout en marchant, je me demandais quel bouquin j’allais emprunter au brun une fois que je lui aurais rendu celui qui se trouvait dans mon sac à main blanc et qui grisonnait à cause des légères cendres présentes dans l’air. Il y avait peu, j’aurais essayé de les chasser de la main mais je savais maintenant que cela était à éviter… Je soupirais donc tout en continuant d’avancer. Un policier ! Voilà quel genre de livre j’allais choisir… Ma pensée n’alla pas plus loin car ma rêverie m’avait conduit à percuter quelque chose… enfin quelqu’un ! Je manquais de me retrouver sur les fesses et me rattrapais de justesse à la clôture ce qui eut pour effet de noircir mon gant blanc et dans le même temps, ma capuche glissa, révélant ainsi mon visage. Je relevais la tête et mon cœur manqua un battement lorsque je reconnus la vieille bâtisse…

Je savais d’ores et déjà que la personne que j’avais percutée faisait partie de celle que je ne souhaitais pas croiser. La maison appartenait à celle qui m’avait volé la personne à qui je tenais le plus… Je priais alors pour que la personne soit sa sœur mais je constatais, lorsque mes yeux se posèrent sur elle, que je n’avais pas eu cette chance. Je restais silencieuse pendant plusieurs secondes et observais Mathilda ! A vrai dire, j’aurais voulu l’éviter et regagner la maison de mon ami sans lui dire un mot mais ce n’était pas dans mon caractère…
Et je savais qu’au fond je n’avais pas assez de preuve pour la détester. Elle avait peut-être eu une relation avec Mickaël mais j’étais censée être morte. Cette pensée me déclencha un douloureux pincement au cœur mais je n’en laissais rien paraître. Cependant, je me posais encore et toujours la même question. Elle et mon ex avaient-ils commencé à flirter avant la guerre ? Je n’avais jamais demandé au brun ce qu’il faisait lorsque j’allais voir Andreia les week-ends… Malgré ce débordement d’interrogations, j’esquissais un léger et bref sourire d’excuse.



- Désolée Mathilda, j’étais ailleurs et je ne t’avais pas vu, expliquais-je en me rendant que prononcer son prénom était une véritable torture. Ça va ? Je ne t’ai pas fait mal ?


« Contrairement à toi ! » me dit une petite voix perverse… Je la chassais d’une gifle mentale tout en me rendant compte que j’avais rajouté la dernière question car on demande à ses amis s’ils vont bien… pas aux personnes qui vous ont foutu votre vie en l’air… de manière volontaire ou non !
Je plongeais alors mon regard dans celui de la brune tout en réajustant la bandoulière de mon sac et en attendant une réponse qui aurait pour effet de me libérer de cette entrevue imprévue. Car je ne pensais pas que Malthila est l’envie de me parler. Qu’aurait-elle eu à me dire ?





Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude
avatar

Passeport
Possessions:
Chances: 2
Richesses: 48
Messages : 1940
Membre du mois : 32
Célébrité : Odette Yustman
Localisation : Fidèle au poste qui n'est autre que Louisville
Age : 29
Crédit : (c)Kanala pour l'avatar (c) Nanami pour le gif dans mon profil
Emploi : Je suis hotesse de caisse dans un supermarché. Je suis aussi conseillère municipale de la mairie de Louisville, et "parent" d'élèves au Lycée de Lyra
Caractère : Calme - Patiente - Taciturne - Cynique - Meneuse - Rancunière




MessageSujet: Re: Seules les montagnes ne se rencontrent pas ! [Livre I - Terminé]   Dim 19 Jan - 17:44

Seules les montagnes ne se rencontrent pas


Je ne pense pas que je serais allée courir si j’avais su que je croiserais Emy Renault non loin de chez moi. Ou alors, j’aurais fait un nouveau tour et gagner du temps. Le temps que je m’en aperçoive, il était trop tard, beaucoup trop tard pour faire demi-tour. Et dire que pendant plusieurs semaines nous étions arrivés à ne jamais se croiser. C’était déjà merveilleux vu la petite taille de Louisville. Je ne m’en étais jamais plainte, bien au contraire. Je n’avais pas envie de croiser la louisvilloise. En même temps pourquoi en aurais-je eu envie. Je n’avais rien à lui dire, vraiment rien et surtout je n’avais pas spécialement envie de me taper ses regards haineux et ses propos colériques. Ce n’était pas de ma faute si Mickaël l’avait plaqué. Il avait pris sa décision lui-même, sans me consulter. Et pourtant cela n’avait pas été faute de lui dire justement, qu’il serait largement plus heureux avec la blonde si simple à vivre et qui semblait savoir comment l’aimer. Je n’avais rien à me reprocher, rien du tout…

Sauf que j’avais couché avec lui alors qu’elle était disparue et qu’il la pensait morte. Cela n’avait pas été prémédité, pas du tout. C’était venu tout simplement, alors même que nous passion notre temps à nous disputer et nous déchirer. Ni lui ni moi ne l’avions prévu. C’était arrivé c’est tout. Oui, si j’avais eu la certitude qu’elle était toujours en vie, je n’aurais jamais embrassé le renégat et encore moins partagé mon lit avec lui. Je n’étais pas ce genre de femme, et je ne le serais jamais. Seulement elle s’imaginait sans doute que je l’avais séduit, profitant de son absence pour me l’accaparer. Si elle savait vraiment de quoi il en retournerait, sans doute déchanterait-elle. Si avec Micka nous avions décidé de sortir ensembles – et croyez-moi ce n’était pas du tout une promenade de santé - c’était bien après qu’il est rompu avec elle et surtout de son initiative. D’ailleurs je ne savais pas vraiment combien de temps cela durerait. Advienne que pourra comme le dirait ma mère…

Je n’avais pas cherché à aller parler à Emy. Je n’avais rien à lui dire de toute façon. Personne n’était au courant pour le renégat et moi mise à part nous deux et Lyra, et je doutais qu’elle l’ait crié sur tous les toits. Je ne pensais pas non plus que l’homme en ait parlé tout autour de lui. Vu que nous ne savions pas où nous en étions vraiment, il ne se serait pas avancé. Je ne comprenais donc pas pourquoi elle trainait autour de chez moi. Est-elle venu pour m’insulter, me faire du mal, m’espionner ? Allez savoir. J’étais méfiante, encore plus lorsqu’elle se montra aimable. Cela cachait quelque chose. Que me voulez-vous Emy ? Elle m’avait tutoyé comme lorsque nous nous étions rencontré quand Micka me l’avait présenté, mais je n’en avais pas fait de même. J’étais méfiante et je n’allais pas sympathiser avec elle, alors qu’elle rêvait de me brûler vive sur un buché…