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MessageSujet: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mer 20 Nov - 11:05

    L’orage avait cessé en fin d’après midi. J’avais voulu de suite aller explorer les sites du crash aérien dont j’avais été le témoin, mais empêché par une macabre découverte, d’autres problèmes avaient retenu mon attention. On avait finalement reçu des renforts, ce qui annonçait bel et bien que notre Etat fonctionnait toujours et que notre armée existait et combattait encore après plus de deux mois de combats. Ca, c’était la seule chose positive que je retirais de l’évènement du jour. Non, pas la seule. On avait un tank même si on ne savait pas s’en servir, et deux VBCI presque à court de carburant. Mais au-delà de ça, on avait fait le plein d’armes et de munitions, d’uniformes et d’équipements divers. Bertin essayait de réparer sa radio désormais, avec notamment la problématique de savoir si oui ou non les conditions atmosphériques allaient permettre à nouveau toute communication par satellite, ce qui n’avait rien de certain ou d’acquis. Comet essayait quant à lui de retrouver la trace des mystérieux agresseurs de la section massacrée auprès des véhicules en un temps record. Aucune trace, rien du tout à exploiter. Casse tête incroyable qui faisait souffler un nouveau vent de panique en ville ; les gens se claquemuraient dès à présent dans leurs maisons et s’enfermaient à double tour. Personne n’osait le dire tout haut, mais tout le monde pensait que nous étions les objets de plaisirs sadiques de détraqués mentaux, voir pire encore. Je devinais assez aisément que certains abrutis versaient déjà dans les explications surnaturelles, ce qui, quand on y réfléchissait, avait de quoi glacer le sang. La question demeurait entière. Comment pouvait on massacrer en toute impunité une trentaine d’hommes armés et entraînés sans que ceux-ci n’aient eu la moindre chance de résister ? On avait enterré les morts à la va-vite dans le sol détrempé, après qu’on ai recommandé à la population de ne plus sortir de chez elle sauf avec un foulard imprégné de teinture d’iode distribuée par la clinique. J’avais laissé Bandat superviser la récupération du matériel, et fais doubler la garde. Il était tard maintenant, et on entendait toujours le tonnerre tonner dans le lointain sud est. Je me surpris à trembler en grillant ma cigarette, mal stabilisée sur mes lèvres. J’espérais que ces pauvres bougres à l’horizon avait réussi à se mettre à l’abri. Après tout, nous serions nous même rapidement confrontés à ce genre de souci. Il allait falloir faire bouillir l’eau potable pour atténuer les empoisonnements potentiels, filtrer l’eau, la traiter avec ce qu’il nous restait d’agents chimiques. Retirer un bon demi mètre de terre contaminée pour semer sur un terreau moins contaminé. Un vrai casse tête organisationnel…


    Je jetais ma clope, n’ayant pas goût à la terminer, et rentrais dans la mairie, saluant négligemment Varlet qui faisait le piquet de garde en bas. Remontant dans mon bureau, je découvris une silhouette qui m’y attendait. J’allais à sa rencontre, inquiet. Je n’avais pas eu beaucoup le loisir de penser à elle au milieu de cette journée de fou. Je l’attirais contre moi.



    | Ca va ? Tu n’as pas été trop exposée ? |




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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 21 Nov - 10:47


    Je ne savais pas depuis combien de temps je tournais en rond. Je revoyais sans cesse les corps et ça me tuait littéralement de savoir et comprendre que ça me mettait dans un état de choc intense. Je n’étais pas restée bien longtemps sur les lieux. Déjà parce que je ne souhaitais guère rester assister à cette scène plus longtemps. Cela me faisait repenser à Cherbourg alors que je pensais que tout ça était derrière moi. J’avais laissé en plan les trois autres personnes mais je m’en fichais quelque peu. Je ne voulais pas rentrer chez Elena, mes jambes marchaient d’un pas las et j’errais dans les rues. Le vent me brûlait les joues et j’étais gelée mais cela ne suffisait pas pour me faire penser à autre chose. Mon manteau était resté dans l’épicerie et je ne comprenais absolument rien à la situation. Mes cheveux étaient humides, mes vêtements avaient la chance d’être assez sec. Je m’arrêtais dans une impasse et m’assis un moment alors dans un coin. Les rues étaient désertes, en tout cas je n’avais croisé personne. Je réfléchi un moment, même si mes pensées étaient plus anarchiques. Je restais presque une heure avant de me lever et de décider d’aller voir la seule personne qui pourrait m’apaiser, au moins un peu. J’espérais aussi qu’il ne lui ait rien arrivé, mais je ne m’en faisais pas pour ça.

    Je marchais de nouveau dans les rues, voyait quelques personnes mais ne pouvait leur demander s’ils avaient vu le lieutenant. J’essayais de rester discrète, et puis j’avais cette étrange impression que les gens me regardaient bizarrement. Je devais avoir une tête horrible, peut-être les lèvres violettes au vu du froid qui m’enveloppait totalement. Je n’avais pas pleuré étrangement, mais de toute façon j’avais l’impression que je n’avais plus de larmes depuis un moment. Après avoir cherché presque trente minutes je me disais que le mieux était de l’attendre à un endroit où il reviendrait très certainement.
    Allant vers la Mairie d’un pas décidée, je fus toutefois hésitante en voyant le garde à l’entrée. Je pénétrais finalement à l’intérieur en lui faisant un mince sourire comme office de bonjour, puis me faufilais mine de rien vers les escaliers pour monter au premier étage. Là, je trouvais la porte que je cherchais et entrais à l’intérieur, n’étant pas surprise que Philippe n’y soit pas. Je fis les cents pas presque avant de me planter devant la fenêtre et observer au dehors. Je n’avais pas conscience du temps qui défilait, étant totalement ailleurs. Je ne l’entendis que lorsqu’il me prit contre lui et qu’il me parla. Je frissonnais à son contact, mais j’étais contente qu’il soit là.

    « Ça va mieux… » lui répondis-je alors que je le serrais contre moi.

    « Je suis désolée, il fallait que je te vois. »

    Oui j’avais besoin de lui, même pour juste un instant, juste pour qu’il m’apaise un peu et que je me sente un moment en sécurité. Car oui, avec l’autre militaire, je ne m’étais pas du tout senti à l’aise et si je pouvais ne plus le recroiser se serait absolument formidable. Après un moment à apprécier ce contact, je décidais de lui répondre.

    « J’étais bloquée dans une épicerie avec d’autres personnes. J’ai pris un peu la pluie… »

    Je ne voulais pas lui faire un détail complet. Je repensais d’ailleurs à la fin de l’orage, où l’on avait découvert après les corps sans vie de nombreux soldats. Peut-être avait-il des réponses…

    « Qu’est-ce qu’il se passe Philippe ? Je n’y comprends rien. »

    Je le serrais un peu plus. Je m’étais un peu réchauffée, mais ma peau restait encore froide. Il fallait que je me retrouve un nouveau manteau. Mais pour le moment je n’y pensais plus, sa présence commençait à m’apaiser.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 21 Nov - 12:41

    Je la prends contre moi, et je constate que cela ne me laisse pas indifférent. Je ne suis pas fou d’Eléanore, je ne ressens pas la force de l’obsession que j’avais pour elle quand nous étions jeune. En fait, c’est la proximité qui me fait le plus de bien. Eléanore est quelqu’un de bien, et même si nous n’avons de fait plus grand-chose en commun, quelque chose continue malgré tout de nous rapprocher. Notre solitude réciproque. Le besoin que l’on a de se sentir proche de quelqu’un avant de peut être mourir à plus ou moins brève échéance. La jeune femme est ma bouffée d’air frais. Je sais que ça ne durera pas, elle ne sait finalement rien de moi, de ce que je suis devenu au fil des ans. Quelque chose sur lequel je ne peux pas revenir en arrière, pas même un seul instant. Je savais très bien que quand ma partenaire regarderait la couleur de mon âme, elle ne pourrait que s’enfuir en courant, en hurlant, en me vouant probablement à la damnation dont j’avais déjà conscience qu’elle m’attendait depuis un bon moment. Mais pour l’instant, je ne pensais pas au futur. J’avais des besoins physiques, et j’avais aussi besoin d’un peu d’humanité. Eléanore m’apportait ces deux choses en égale mesure, et notre lien passé permettait d’établir un semblant d’intimité. Je tirais les rideaux de la fenêtre d’une main, tandis que l’autre passait sur son dos, chaude et rassurante. Je la sentais choquée, et je savais combien sa psychée pouvait s’avérer fragile, tourmentée et malmenée comme elle l’avait été depuis le tout début du conflit. J’hochais la tête à sa prise de parole, un mince sourire aux lèvres. Dénué de joie, sans chaleur. De l’ironie qui montait s’exprimer sur mon visage, rien de plus.


    | Te voir ici et maintenant montre qu’au moins, tout n’a pas été foutu en l’air par cette désastreuse après midi. |


    Sans me lâcher, la belle blonde m’explique qu’elle s’est claquemurée dans une épicerie. Je suis déjà au courant, et je sais qu’elle a probablement vu des choses ou en tous cas qu’elle les a apprises, qu’elle aurait préféré ignorer. Gravement, avec sans doute un brin de désespoir, elle me dit qu’elle avait pris la pluie, et qu’elle ne comprenait rien. Je soupirais doucement. Je choisissais de lui confier des choses, car j’avais un trop plein de pensées, de soucis et de problèmes qui m’empoisonnaient l’esprit, et j’avais peur de repéter un boulon si je gardais tout pour moi en me refermant sur moi-même comme une coquille d’huïtre.


    | Moi aussi, je l’ai prise. J’étais avec Fontaine et deux autres civils, sur la Côte. On a pu s’abriter. On s’est un peu … Chahutés. Sur la marche à suivre. Au beau milieu de l’orage, un avion qui survolait la côte s’est écrasé. Ensuite, j’ai appris qu’une colonne de blindés avait été vue à l’horizon. Et que nos propres renforts s’étaient fait tailler en pièces. Pour tout te dire, je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe. Mais j’ai ordonné à mes hommes de patrouiller comme jamais, et de tirer à vue sur tout ce qui est extérieur à la ville et ne porte pas un uniforme français. Demain, j’irais avec une équipe explorer les lieux du crash, voir si on peut apprendre ou ramener quelque chose. |


    Je l’embrassais sur la joue, puis dans le cou.


    | Tu es gelée. Tu es encore un peu mouillée. On devrait te réchauffer ou tu vas attraper la mort ; je dois avoir la couette que j’ai piqué pour dormir. |




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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 21 Nov - 17:59

    Je ne pouvais le nier, j’étais mieux en sa présence. Je me calmais alors que mes tourments intérieurs me bouffaient littéralement. Je ne souhaitais guère lui montrer à quel point cela m’avait affecté. Je m’étais dit qu’il fallait que je sois plus forte, si en parallèle je me décomposais devant une telle scène – aussi horrible soit-elle – cela me prouvait une faiblesse encore présente et dont je ne savais comment la maîtriser. Devais-je être toujours une femme faible et démunie ? Je l’avais été en découvrant ces corps. J’avais peur, mais cachait tout cela en moi malgré les frissons qui me parcouraient de toute part. Je les sentais bien perceptiblement désormais, même si j’étais bien dans les bras de Philippe. Je voulais être égoïste à présent. J’étais égoïste et souhaitait le garder pour moi pendant toute la fin de la journée, de la nuit même ? Je ne me sentais pas apte à rentrer chez Elena et surtout à dormir seule, la peur au ventre suite aux événements qui pouvaient se reproduire à tout instant. Nous n’étions pas en sécurité dans cette ville, aucunement. Et plus le temps s’écoulait, plus j’en étais convaincue. La mort se rapprochait à grand pas, je me demandais seulement quand est-ce qu’elle allait frapper brutalement. Ce pourquoi je ne pouvais pas m’empêcher de profiter au maximum de lui. Je ne savais pas vraiment si c’était réciproque, si je n’étais qu’un plan cul pour lui, mais pour le moment je ne m’en formalisais pas. Je savais que notre relation était bien plus qu’officieuse, que nous avions un passé commun avec une coupure douloureuse. Mais c’était dorénavant l’instant présent qui importait le plus.

    Ses mots parvinrent à mes oreilles et je souris, observant qu’il avait fermé les rideaux derrière moi. Oui, désastreuse après-midi était le bon mot. Lui aussi avait dû voir quelque chose et devait être surchargé. Sauf que je n’aurais jamais cru que c’était un autre événement. Je sentis son soupire et décidais de plonger mon regard dans le sien alors qu’il m’inquiétait un peu. Je l’observais minutieusement alors qu’il me racontait tout un tas de choses. Enfin surtout concernant l’avion qui s’était écrasé. J’étais étonnée qu’il puisse y avoir un avion dans le ciel déjà et le fait qu’il s’était écrasé était une nouvelle atroce. Si du moins ce n’était pas nos ennemis. Comment savoir ? Il m’apprit aussi que des renforts s’étaient fait tailler en pièce. Même s’il me disait que ses hommes patrouillaient, il me serait plus difficile dorénavant de rester calme quand j’étais dehors. J’aurais toujours la peur au ventre, car tout le monde pouvait rentrer dans cette ville. Comment avait-fait ses hommes qui étaient tous morts ? J’arrêtais de penser, ça me tuait juste.

    « Ça veut dire que les troupes ennemis se rapprochent n’est-ce pas ? On ne survivra pas à une nouvelle vague. »

    Je ne survivrais pas. Je n’avais aucun moyen de défense, comme les autres civils d’ailleurs. J’en étais revenue au même stade qu’il y a quelque temps. La peur au ventre, de mourir déjà, mais de savoir aussi que nous ne pourrions pas fuir devant une nouvelle vague d’assaut. Je nous voyais déjà assailli, mes pensées étaient les pires ennemis que je puisse avoir. Mon imagination était bien trop grande et il fallait quelqu’un pour me canaliser. Je partais déjà sur une supposition de mort imminente. Je soufflais, pour essayer d’évacuer tout ce que j’avais en moi.

    « Vous serez nombreux demain ? »

    Un peu inquiète soit. J’espérais qu’il ne parte pas qu’à deux, en même temps il fallait qu’il garde des hommes ici. J’aimerais tellement savoir me battre et savoir me servir d’une arme, quelle qu’elle soit. Je me sens terriblement inutile pour lui que ça m’afflige complètement. J’ai envie de lui dire de rester en ville mais je sais que je n’en ai pas le droit. Je fuis son regard et me décale un peu de lui alors que je sens ses lèvres sur ma joue puis mon cou, me provoquant d’autres frissons que j’appréciais énormément.

    « Oui… je tuerais pour une douche brûlante. »

    Ses mots étaient sortis tout seul, sans aucune réflexion alors que c’était terriblement sincère. La crève ? Je l’avais déjà peut-être attrapé alors que je reniflais et prenait conscience que j’avais un peu mal au crâne. Je me décalais un peu pour pouvoir poser mes fesses sur son bureau et supporter mon poids que mes jambes ne supportaient plus.

    « Tu dors dans ton bureau ? »

    Aussitôt avais-je fait cette remarque que je me sentais terriblement ridicule. On avait pas le choix quant au logement. Et puis, je n’imaginais guère qu’il soit accepté par les habitants. Dans un sens, je regrettais un peu d’avoir quitté l’hôtel…


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 21 Nov - 21:05

    je sentais bien que notre proximité faisait aussi du bien à Eléanore. Un instant, je pris peur de ses sentiments. Je ne pourrais effectuer mon travail correctement avec une véritable relation ; j'espérais qu'elle ne raccrochait pas ses espoirs et son affection au personnage torturé et effroyablement abîmé que j'incarnais. Je l'espérais de tout cœur, car je savais qu'il ne pouvait y avoir de fin heureuse, pour tout un ensemble de raisons. J'étais soldat, dans un pays en guerre. Elle était civile. Elle avait aimé quelqu'un pendant longtemps, je n'aimais plus personne depuis longtemps. Pas même ma propre personne, loin de là. C'était peut être ça le fond du problème. Mais même en dehors de ça. J'étais un tueur de la pire espèce ; je ne tuais pas pour de mauvaises raisons comme un fumier de fachiste. Je tuais sans raison. C'était bien pire. J'étais capable de tuer arbitrairement quiconque symbolisait l'ennemi. Dans le passé, à plusieurs reprises, on avait provoqué des « croix noirs » avec mes fantômes. Des civils sur le champ de tir, qu'on n'avait pas pu ou pas voulu épargner pour différentes raisons. Et pire encore, lors d'un passage en Afghanistan, on avait même flingué des civils sciemment, pour venger des camarades massacrés dans une embuscade provoquée par les talebs. Killing Zone. Déposés en Hélicos, on avait tué tout ce qui vivait entre le lieu de l'embuscade et trois kilomètres derrière le village le plus proche. Bétail, chiens de garde faméliques. Femmes. Enfants. Vieillards. Rebelles et civils. On avait tué tout le monde, parce qu'il fallait envoyer un message. On n'avait pas gagné la guerre pour autant, mais la peur, maintenant l'ennemi la connaissait. On n'avait pas perdu non plus. Je me rappelais maintenant une réplique culte du cinéma français. Capitaine Conan, d'un groupe de corps franc durant la première guerre mondiale. Des nettoyeurs de tranchée. Des types qui se salissent les mains. Conan, incarné par Torreton, dit « on lui voyait le blanc des yeux au frère et on le crevait en foutant la verte à tout le régiment ». On avait fait pareil. Et ça, jamais quelqu'un d'aussi innocent et philanthrope qu'Eléanore pourrait le comprendre.


    Pour l'instant, je la gardais contre moi. Et elle parla de la guerre. La guerre, encore et toujours. Dans notre monde, il n'y avait plus que la guerre.



    | Si, on peut. On a récupéré du matériel, on va pouvoir mieux armer la milice de Fontaine. On va se défendre becs et ongles. Et tu n'as pas idée des talents particuliers de mes hommes, de mes Fantômes. |


    je souris lorsque la jeune femme me demanda si on serait nombreux le lendemain. Elle avait peur pour moi, pour Fontaine ou pour nous tous ? Elle n'avait pas tord. Fontaine était une vraie connasse, et elle était bien fichue de me tendre une embuscade. Encore que son attitude ambiguê aujourd'hui m'avait paru bien singulière. Y avait il moyen de coopérer ? Je n'allais pas me gêner pour faire main basse sur ses ressources en personnels pour agrandir mes effectifs. Mais ce serait MOI qui commanderait. Un point c'est tout.


    | Pas trop non. Avec les salopards qui rôdent dans le coin, on prend aucun risque. Je prends Comet avec moi, Bertin et Bandat. Mes meilleurs spécialistes. Et je laisse le reste du peloton ici, pour protéger le secteur. Fontaine ne prendra qu'un type ou deux je pense. On fera ça bien. Et vite, j'ai pas envie de m'attarder, si se déclenche un autre orage. |


    Oui parce que c'est bien beau de ne pas être irradié une première fois, mais qu'advientrait il de nous si nous nous prenions un deuxième round. Eléanore me parla de douche chaude, et me demanda où je dormais. Mon sourire s'accentua. J'allais sur le fauteuil et tirais de derrière l'amoncellement de couvertures qui me servait à dormir, me faire un lit à peu près douillet sur le sol, bien qu'un peu dur, et suffisamment chaud. De toute manière, la plupart du temps je dormais en tenue en cas de pépin qui requiert ma présence rapide et efficace sur le terrain, avec mes armes à portée de main.


    | Tu as sous les yeux mon petit palace à moi. Une sacrée épaisseur de couvertures, de vieux coussins, ma solitude et la lumière de la lune pour compagne. Et ça aussi. |


    Je lui montrais la bouteille de rhum piquée dans une cavé, que je rangeais dans le tiroir de mon bureau, et m'en buvait une lampée avant de lui proposer la bouteille.


    | Si tu veux dormir ici ce soir... On peut faire comme si je t'invitais monter boire un dernier verre. T'es déjà montée, on est au premier. J'ai de l'alcool et un lit. Il ne manque pas grand chose, si? |


    Pâle tentative de plaisanterie




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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Ven 22 Nov - 10:01

    Je ne savais pas s’il voulait me rassurer ou s’il était vraiment convaincu de ce qu’il me disait. Mais ça ne m’empêchait pas de repenser à la dernière et première attaque que l’on avait subi. Comment ne pas l’oublier ? Je faisais face depuis lors et essayais de ne rien extérioriser et de passer à autre chose mais quand j’avais l’impression que ça allait mieux un autre événement me barrait la route. Celui-ci pouvait paraître banal pour Philippe, mais c’était l’ignorance de ce qu’il s’était réellement passé qui me terrifiait. Pouvait-on mourir aussi rapidement ? Je laissais de côté ses pensées en imaginant un instant que cela pouvait être vrai. Il avait trouvé du matériel apparemment, c’était quelque chose de positif et il parla de Fontaine. Cette femme que j’avais déjà croisée et qui m’avait presque menacé. En y repensant je fus troublé encore par ses mots. Elle savait pour notre passé commun avec Philippe, était-il utile que je le lui fasse savoir ? Si elle découvrait tout, on s’écarterait l’un de l’autre et pour le moment ce n’était pas ce que je souhaitais. Egoïste ? Totalement. Mais je ne voulais plus y penser pour le moment.

    « En effet, je n’en ai pas idée. Je ne connais pas vraiment les tiens non plus… »

    J’en avais eu un aperçu pour tout dire, mais pas totalement. Je ne voulais pas qu’il me révèle quoi que ce soit, ce n’était pas un piège, juste une observation. Ça pouvait avoir l’air taquin aussi. En tout cas, j’essayais d’écarter mon souvenir des corps morts. Ce qui marchait bien en vérité lorsqu’il me parla de leur petite excursion du lendemain. Je ne pouvais pas cacher mon inquiétude. Je croisais les bras sur ma poitrine alors que j’inspirais profondément. Un frisson me parcourra une nouvelle fois et je me crispais.

    « Je pense que tu le sais déjà mais… méfie-toi de cette femme, je ne lui ferais absolument pas confiance. »

    Ben comme ça c’était dit, mais c’était sincère. Je ne savais pas comment il se positionnait par rapport à elle mais j’étais peut-être curieuse de savoir ce qu’il allait me répondre. Je la voyais très perfide, ne s’occupant que de ses propres intérêts. Non vraiment, c’était une des rares femmes dont je me méfiais, et puis il fallait dire qu’elle m’avait bien aidé pour ne pas bien l’apprécier. Mauvais départ et je n’avais guère aimé ce qu’elle m’avait sortie tout haut.
    Je souris alors qu’il me présentait son petit logis et en dernier lieu sa bouteille de rhum. J’avançais alors vers lui, très intéressée.

    « Ah ! Ça, ça va m’aider à me réchauffer ! » ajoutais-je d’un ton très enjouée soudainement.

    Je lui piquais la bouteille, bu une immense gorgée. Si ça ce n’était pas un cadeau, il me la laisserait que je la finirais bien volontiers. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas bu d’alcool que j’allais être littéralement bourrée avant même de finir la bouteille. Je souris à ces mots alors que j’avais l’impression qu’il lisait dans mes pensées. Je quittais le bureau pour m’avancer vers lui d’un pas chancelant, la bouteille à la main. Je me collais à lui en le regardant dans les yeux.

    « Non, pas grand-chose… » soufflais-je alors que je prenais possession de ses lèvres.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Ven 22 Nov - 12:19

    Bien entendu, si nous subissions une nouvelle attaque directe et frontale comme la fois précédente, on risquerait tous de manger les pissenlits par la racine. Trop peu nombreux, avec des professionnels de la guerre au bout du rouleau ou des civils inaptes au combat, sans équipement de soutien ni équipements lourds, on ne pourrait que retarder l’inévitable. C’était dans ce genre de situation où les capacités spécifiques de mes hommes pouvait battre son plein. Pour une majorité d’entre nous, rescapés de mon propre peloton de reconnaissance, la discrétion était une arme dangereuse et mortelle. Comet était le meilleur d’entre nous, mais nous étions tous capable en coupant par forêts, collines et ruisseaux, de tourner un ennemi en toute discrétion, de lui tendre embuscade sur embuscade et de le ralentir dans une succession de pièges simples, efficaces, traumatisants. En sus, cette particularité entraînait une certaine prédisposition à la survie en territoire hostile. Quiconque serait repéré en route pour nous attaquer devrait donc se préparer à subir de lourdes pertes. La situation présente ne le montrait pas vraiment. Statiques, impuissants, il me semblait qu’il était temps de se mettre en mouvement, d’organiser des patrouilles de combat, et de quitter le confort tout relatif de nos positions. Après tout, dans pareil environnement, l’ennemi ne s’attendrait sûrement pas à tomber sur une bande armée jusqu’aux dents sortie de nulle part, et se retirant dans les ténèbres dès que la situation tournait à son désavantage. Je souris aux paroles de ma compagne de ce soir.


    | Ah oui ? Pourtant, la dernière fois, t’en as eu comme qui dirait un avant goût. Si tu parlais du domaine militaire… Disons qu’on est mieux qualifiés que beaucoup pour pallier à cette situation. |


    Mon expédition du lendemain semblait inquiéter Eléanore, qui adoptait une posture assez fermée, comme pour se rassurer elle-même. La connaissant, j’imaginais sans mal le fait qu’il y avait des choses qui dehors l’épouvantaient, et qu’elle s’en faisait pour moi. Probablement par extension pour elle. Si je mourrais, qu’allait il advenir d’elle ? le cynisme si caractéristique de ma personnalité ressurgissait à tout moment, et même la présence de la jeune femme ne semblait rien y changer. On ne pouvait quand même pas dire qu’elle ne m’inspirait pas confiance, mais j’avais appris depuis longtemps que les personnes les plus proches pouvaient elles aussi compter en terme d’opportunité. Pour Lén, je n’étais pas qu’un amant. Même si elle n’en avait pas forcément conscience, j’étais aussi son protecteur, la seule chose qui la protégeait de viols, de vols, de plein de choses. Elle me mit en garde contre Fontaine, et je frottais sa joue avec mon pouce, ma main collée contre le côté de son cou.


    | T’en fais pas, je gères. Au moindre geste suspect, je la crève avec tous ses petits copains. |


    J’étais parfaitement sérieux, froid, détaché. Je le pensais vraiment. Si Mathilda pétait les couilles, je lui faisais bouffer les pissenlits par la racine. Mais étonnement, je ne voulus pas faire peur à Eléanore, aussi affichais je un sourire en coin pour me rattraper, genre j’ai fait de l’humour. Ce qui m’étonna le plus finalement, ce fut l’intérêt de Lén pour ma bouteille ; on aurait dit un papillon de nuit attiré par la lumière. Surpris mais amusé, je la regardais boire dans mes réserves. Doucement ! fallait qu’il m’en reste quand même ! Soufflant son approbation à mon idée, la jeune femme vint m’embrasser, la bouteille en main. Je répondais non sans passion à son attention.


    | Je suis sûr que je peux faire mieux que la bouteille… |


    Je me décollais d’elle, taquin, pour m’emparer du dit récipient pour en avaler une bonne rasade. Un peu trop grosse, et je manquais de m’étouffer. Je toussais violemment, et avalais, avant d’en reprendre une gorgée plus assumée.


    | Tu veux qu’on se fasse une soirée de jeun’s ? J’ai piqué du fromage et de la viande séchée dans une ferme abandonnée. Et du pinard, pas top, mais ça ferait bien l’affaire… J’ai pas très faim mais je veux pas non plus te voir tomber d’inanition. |




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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Ven 22 Nov - 18:30


    Oui bien sûr, je connaissais ses compétences physiques. Je connaissais la moindre parcelle de son corps musclé et parsemé de cicatrices. Un corps meurtri en somme mais tellement agréable à toucher malgré tout. J’en venais même à repenser à sa clavicule et j’espérais que tout soit réglé de ce côté-là, même si je savais que ça pouvait ne pas l’être totalement. J’avais moi-même une blessure. Je n’avais plus de fils et était cicatrisé en grande partie, mais elle était encore rouge et me démangeait encore un peu malgré tout. Pour autant, elle ne m’avait pas dérangé – ou plutôt l’avait vite écartée – lors de notre dernière rencontre pour faire l’amour à deux reprises. Je ne pouvais oublier ce moment et un sourire s’étalait sur mes lèvres depuis tout à l’heure en y repensant. Je ne pouvais pas direque j’étais soulagé de l’entendre me dire que lui et son équipe était plus que qualifiés, mais ils n’avaient jamais vécu de guerre pareille, me trompais-je ? Je ne voulais en rien partir sur une discussion militaire ou bien même parler de la guerre en personne. Je voulais pour un moment oublier tout ce qu’il s’était passé dans l’après-midi.

    « C’est bien de te l’entendre dire. As-tu ne serait-ce qu’une seule faille ? »

    J’avais un petit air taquin, discret mais tout de même présent. Je ne lui trouvais rien, ou peut-être l’accumulation en lui de tout un tas d’atrocité ? Je ne voulais pas y songer, mais j’avais eu un petit aperçu lorsque j’avais tenté de voler une arme. Parfois les choses ressurgissaient et on ne pouvait faire qu’avec. Tout comme moi avec cet événement très récent qui m’avait fait repenser à Cherbourg alors que je pensais l’avoir presque oublié. J’allais finir par me dire que c’était ancré en moi, et que je ne pouvais que vivre avec accompagné de haut et de bas. J’essayais de devenir plus forte. Pourquoi ? Pour éviter d’inquiéter tout le monde comme je l’avais un peu fait lors de ma tentative de suicide. Au final, il ne me restait plus personnes à part Philippe… et Sam que j’avais retrouvé miraculeusement. Et Emy aussi. Enfin, des rares personnes que je ne voulais perdre, tout comme Philippe que je ne pouvais pas me défaire pour le moment. Je voulais profiter des moments que nous avions avant que tout s’écroule, avant que la mort s’abatte brutalement sur nous.

    Mon allusion à Fontaine ne parut pas l’inquiéter le moins du monde. Apparemment il l’avait déjà bien cerné. J’appréciais sa main sur ma joue alors qu’il me répondait plutôt… radicalement. Bizarrement, ça ne me fit pas plus d’effet que cela. Je me disais que de toute façon il ferait ce qu’il y a à faire si jamais la situation prenait un tout autre chemin qu’il l’avait envisagé. J’en avais aussi un net aperçu durant notre parcours dans cette ville depuis mon arrivée. J’étais aussi persuadé qu’il pourrait me lâcher comme une vieille chaussette. J’arrêtais là mon imagination des plus débordantes, mais j’avais tout de même peur d’avoir raison. Avoir un militaire à ses côtés avait quelque chose de sécurisant. S’il n’était pas là, je crois bien que je serais déjà bien loin du monde vivant. Il me rattachait peut-être à la réalité, car je sais au combien je peux être impulsive et têtue. Je quittais ses lèvres et souris à ses mots en étouffant un rire nerveux.

    « Et si la compagnie de la bouteille me suffisait ? »

    Pas le temps de reprendre une gorgée qu’il me piqua la bouteille pour en boire lui aussi une grosse fois, sauf qu’il manqua de s’étouffer et moi je m’amusais de le voir ainsi. Il me proposa ensuite quelque chose qui m’intéressait tout particulièrement.

    « Comment refuser une telle offre ? J’accepte avec plaisir ! » ajoutais-je avant de m’avancer vers lui et lui prendre la bouteille d’un geste rapide et presser le goulot sur mes lèvres. Je m’avançais ensuite vers son petit nid douillet et m’installais en manquant de tomber en voulant juste m’assoir.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Dim 24 Nov - 11:06

    Il me semblait évident que la jeune femme avait saisi la vraie-fausse subtilité de ma vanne pourrie, puisque je vis un certain intérêt dans son regard. Je savais qu'elle avait une certaine idée de ce que j'étais capable de faire. En quelque sorte, nous dernière entrevue avait « réactualisé » ses connaissances de mes capacités, elle savait que j'étais assez endurant, elle connaissait mes forces et mes faiblesses. Mes blessures, les choses qui me plaisaient. Eléanore me connaissait mieux que quiconque, et c'était aussi pour ça que je me sentais proche d'elle. Je n'étais pas amoureux : je n'étais pas sûr de pouvoir l'être un jour. Mais il n'empêchait qu'Eléanore était quelqu'un de spécial pour moi, même peut être la plus importante qui soit, puisqu'elle me permettait d'évacuer mes problèmes, d'extérioriser toutes les choses qui me travaillaient, et de passer outre ce qui parfois me hantait un peu trop. Lén avait l'immense qualité d'être à l'écoute, et de se donner totalement en retour. Je savais que je n'avais pas la même honnêteté qu'elle, mais je savais aussi que je ne pouvais pas me permettre, psychologiquement et émotionnellement parlant, de trop me rapprocher d'elle pour finir une fois encore cruellement déçu quand tout serait terminé ; fin que j'anticipais comme inéluctable, il en avait toujours été ainsi et cela ne ferait que continuer avec le temps. Finalement, je me rendais compte que ma seule faille, c'était l'humanité que je refoulais. J'esquivais la question de la beauté qui se tenait sous mes yeux, parce que je ne voulais pas que la conversation ne se tourne vers quelque chose de pas forcément agréable. Pour moi, pour elle, pour tous les deux.


    | Laisses moi le léger avantage du mystère, jeune fille. |


    Plaisantant, je me tournais vers le bureau, réfléchissant à comment mettre en œuvre mon idée de repas improvisé. Savoir que ces choses que j'avais réquisitionnées auraient permis d'améliorer la qualité et la diversité des rations des citoyens de cette ville m'indifférait ; je jouissais sans aucun problème des avantages de porter l'uniforme et d'être armé. Ainsi allaient les choses, et je n'étais pas révolutionnaire dans l'âme. Aucun scrupules pour ce genre de situations... Quoiqu'il en soit, mon idée emballa Eléanore ; elle se jeta aussi avidement sur l'idée que sur la bouteille. Je la laissais aller vers le confort tout relatif de mon installation pour dormir la nuit. Je lui jetais un regard amusé en tirant le tiroir de mon bureau où je planquais une partie du fruit de mes larcins.


    | Si tu te casses avant que je ne m'en occupe moi même, tu vas me frustrer. |


    Je la prévenais, taquin. Je déballais un morceau de papier renfermé sur une masse de croûtes de fromage. Je ne savais pas ce que c'était ; un truc local dont la croûte sentait fort, un truc fort et fondant dans la bouche mais pas pâteaux. J'avais un quignon de très vieux pain préservé des moisissures dans un sachet plastique hermétique, et je tirais ensuite le paquet de vieux bœuf séché. Je ne savais même pas qu'on en faisait encore du comme ça en France. C'était pas du saucisson ; c'était moins gras, plus filandreux, plus sec, plus fort. Mais avec de l'alcool, ça ferait l'affaire. Je tirais de sous le bureau un dessous de travail, un espèce de grand carré de pastique rigide, et allais le poser avec cet attirail devant ma « couche ». je tirais dans un bruissement d'acier ma baïonnette de son fourreau, et la posais sur le côté du plat. Instrument de mort qui allait nous aider à nous nourrir. Je me laissais tomber à côté d'Eléanore, l'écartais de la bouteille, et l'embrassais presque sauvagement, m'abîmant les lèvres contre les siennes, prolongeant le baiser en laissant mes mains courir sur ses vêtements. Je me retirais, d'un air espiègle.


    | Tu devrais enlever tous ces vêtements, ou tu risques d'attraper la mort. |



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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Dim 24 Nov - 11:46


    Je devenais espiègle, ouverte, joyeuse et la bouteille n’allait faire que l’amplifier. J’étais à mille lieues des souvenirs affreux qui me hantaient encore alors que je l’attendais sagement. C’était cela que j’appréciais en sa compagnie, il me faisait oublier le reste, et j’essayais de faire perdurer le plus possible ce moment. Comme il l’avait fait si bien la dernière fois, même si ça s’était fini trop tôt pour moi. C’était toujours trop court, et là si je pouvais avoir toute la nuit à ses côtés je resterais avec plaisir. J’espérais que rien ne nous dérange, aucune personne, aucun imprévu, rien. Je le voulais à moi tout ce temps, et le fait qu’il me l’avait proposé ne m’avait fait que plus ravie. Cela voulait dire qu’il appréciait aussi ma compagnie. N’était-ce pas merveilleux ? Ca l’était, et toutes les pensées nocives s’en allaient. C’était un peu mon échappatoire. Il était mon échappatoire, et j’en profitais autant que je le pouvais. J’étais presque au bord des larmes alors que j’avais été impatiente de l’attendre ici-même. J’avais réussi à passer au-dessus dès lors que je l’avais senti près de moi. J’arrêtais de réfléchir et je souris alors qu’il me répondait. Il n’allait pas me déballer ses failles. Je m’étais douté qu’il ne répondrait pas à la réponse mais je m’en fichais. J’avais l’impression qu’on parlait un peu plus, qu’il me parlait un peu plus, sans pour autant que l’on se confit tout ce qu’on avait sur le cœur. C’était dangereux d’aller dans ce sens d’ailleurs. Je ne voulais pas le perdre tout simplement.

    « Je te le laisse dans ce cas. » lui répondis-je alors qu’un fin sourire étirait mes lèvres, sournoisement.

    Puis vint l’épreuve de l’installation où je faillis presque tomber au lieu de m’assoir. J’avais eu plus peur pour la bouteille qu’elle se renverse que moi m’étalant magistralement. Ce n’était pas plus mal s’il apportait de quoi manger, ça tamponnerait un peu l’alcool que je n’étais pas prête à laisser de côté. Et puis ici-même, je ne risquais rien, alors autant en profiter en charmante compagnie, non ? Je relevais la tête et étouffais un rire à sa remarque.

    « Si je le suis déjà, que vas-tu faire de cette… frustration ? »

    Une pointe d’humour alors que mes yeux reflétaient un air coquin. Je l’observais ensuite préparé notre espèce de mini-repas ou apéro au choix sans un bruit, totalement silencieuse. Je portais de nouveau le goulot à mes lèvres et essuyais avec ma main une goutte qui s’était faufilée dans le coin de mes lèvres. Mes yeux le suivaient du regard alors qu’il s’avança vers moi et le petit nid qu’il avait confectionné et posé le tout devant nous. Un bruit d’acier m’intrigua avant que je ne visualise le couteau qu’il positionna sur le plateau. Avant même que je ne puisse dire quoi que ce soit, il écarta la bouteille et posséda mes lèvres avec une frénésie absolue qui ne me déplu guère. Il s’écarta et à ses mots je ressentis soudainement le froid que j’avais presque oublié. J’étais encore gelée, un peu moins en effet que tout à l’heure, mais mes vêtements humides ne m’aidaient guère. Dans un sens, il n’avait pas tort sur le fait d’enlever mes vêtements…

    « As-tu quelque chose pour les remplacer ? Tu ne voudrais pas que je meurs de froid… »

    De nouveau, un sourire, alors que j’enlevais mon pull doucement, découvrant un instant mon ventre et ma cicatrice encore rouge. Je le laissais sur le côté alors qu’un frisson me parcourra entièrement, j’enlevais également mes chaussures rapidement puis m’approchais de Philippe. Ma main empoigna sa nuque alors que j’entamais un long baiser langoureux. Ce fut intense mais bref, alors que je quittais ses lèvres et jetais un œil au plateau qui nous attendait.

    « Je te laisse le soin de servir alors que je m’occupe de ma précieuse bouteille. »

    Ma main chercha à tâtons la bouteille et l’empoigna fermement une fois trouvée. L’alcool allait me réchauffer alors que j’étais à présent en tee-shirt.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Dim 24 Nov - 21:42


    Je ne voulais pas me dévoiler de trop à Eléanore pour la simple et bonne raison que je tenais à garder une distance, une protection supplémentaire face à ce monde vil et cruel, dénué de sens, engoncé dans une folie terrible. Je ne tenais pas à perdre l'avantage d'une objectivation de ma propre existence, d'une tendance à pouvoir laisser en avant mon propre pragmatisme. Une manière comme une autre d'être impartial, objectif, toujours prêt à l'action. Je savais que je ne pouvais décemment tout esquiver dans mon esprit, dans mon affect, mais j'essayais de me débarasser un maximum de tout pathos. Chose compliquée alors que j'étais en train de me compromettre auprès d'une très belle femme, et j'avais bien conscience que cette relation mettait en danger le respect que l'on portait à mon grade du côté de mes hommes, mais aussi que cette relation fragilisait grandement l'équilibre fragile atteint dans notre espèce de petit microcosme social à Louisville. Comme on en avait parlé la dernière fois, il y avait des chances pour que l'on se rebelle, que l'on se rebiffe, si je me mettais en quête de compagnie féminine c'était comme pointer les projecteurs sur ma compagne, sur le fait qu'au niveau éthique ce genre de rapprochement ne ferait que susciter des questions, des interrogations, sur cette même objectivité que je tenais à conserver par dessus tout. Peu importait. Pour le moment j'avais de l'alcool, de la bouffe, et une fille loin d'être dégueulasse qui me désirait autant que l'inverse. Je n'allais pas commencer à repenser au sang, à la mort, et à l'horreur de notre situation. Notre survie attendrait demain, en attendant, je voulais bien mourir ce soir, ici et maintenant, avec l'incurable sensation de bien être que je ressentais. Un sourire large et franc orna mes traits lorsque la belle me parla de frustration, et je pris l'air satisfait que je réservais à mes blagues les plus graveleuses, ce que je m'apprétais à sortir sans la moindre ambiguité.



    | Ben, j'aurais pas d'autre choix que d'y remédier moi même.... |



    Je mimais en même temps l'acte de masturbation, fan de ma connerie monumentale et stupide. Mais la légèreté de la conversation me permettait au moins de continuer à me détendre légèrement. Cela me faisait du bien, un point c'est tout. Je me léchais le pourtour des lèvres, à la recherche équivoque du goût de sa propre bouche. Délicieuse. Chaude. Pleine de promesses. Je la laissais me dire qu'elle allait avoir froid tandis que je l'observais en train de retirer une partie de ses vêtements. Son pull. Ses chaussures. Restait un haut plus léger, et son pantalon, agrandit par les éléments et par le travail physique qui avait étiré le tissu. Je la dévorais du regard, et je ne cherchais nullement à réprimer une réaction bien physique, qui ne devait de toute façon pas se voir sous mon équipement. A mon tour, je détachais le pare-balles que je laissais lourdement tomber sur le sol. Je retirais ma veste, dévoilan mon t shirt noir et usé. Elle m'embrassait fortement, avec un désir absolument pas caché ni restreint. E mêlais ma langue à la sienne, m'enivrait de son goût et de son odeur. Très vite, Lén arrêta notre échange et se mit à boire. Tirant ma Baïonnette, je coupais une lamelle de viande séchée, puis un bout de fromage que j'effeuillais en fine tranches, que je posais ensuite avec le bord de ma lame au milieu de la tranche. Je roulais le tout et le tendais à ma compagne. Je lui pris la bouteille des mains, en bu encore une bonne gorgée. Je commençais déjà à ressentir les effets de l'alcool, pris place derrière Lén pendant qu'elle grignotait et posais mes mains sur sa nuque, sur ses épaules et commençais à la masser. Taquin, je vins l'embrasser dans le cou.


    | Tu remarqueras que je te masse, moi. Ca me rappelle une promesse qui m'a été faite, tiens. Oh et puis ça ira mieux comme ça. |


    je lui retire son haut, un espèce de vieux T shirt usé. Comme tous nos vêtements d'ailleurs. Je laissais dévoiler sa chair nue, sa poitrine à l'air libre. Je l'embrassais sur la clavicule, massant avec force le bas de son dos, passant sur son ventre, repassant sur sa poitrine, l'attirant contre mon torse.


    | Ca fait un peu de bien, quand même, après une journée aussi... Merdique? |



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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Dim 24 Nov - 22:42

    Je ressentais tranquillement les effets de l’alcool dans mon sang. J’étais assise mais je percevais par mon regard que l’alcool se faisait tranquillement un chemin dans mon organisme. Je m’en fichais, je pouvais être complètement bourrée que ça n’avait pas grande importance. Ou peut-être que si, il fallait tout de même que je sois encore consciente des événements présents, de ce que je pouvais faire. Mon rire se fit entendre alors qu’il mimait assez extraordinairement bien ce qu’il avait en tête. Dans ce cas, je pouvais partir sur le champ ou m’endormir immédiatement. Il n’avait aucunement besoin de moi, si ? Je finis par lui faire un sourire aussi grand que je le pouvais. Un élan de joie remplissait mon cœur et mon dieu que c’était bon. Je ne pensais à rien d’autre, de toute façon je ne me le permettrais pas. Je voulais qu’il n’y ait que nous, et c’était le cas depuis tout à l’heure. Même lui évitait les sujets sensibles ou glauque. La guerre tout simplement et tout ce qu’elle impliquait. Non, nous étions là comme si nous étions dans notre chambre avec un plateau qui nous satisferait, qui me satisfaisais. Prêt pour une nuit de folie, à en profiter au maximum. D’ailleurs il suivit mon mouvement alors qu’il retirait son gilet pare-balles puis son gilet, dévoilant son tee-shirt noir usé, comme tous les vêtements qu’on avait. J’avais tout récupéré ici, et inutile de dire que je n’avais pas tout à fait ma taille. Pareillement pour les soutiens gorge. Je n’en avais pas actuellement, mais sous les couches que ‘j’avais ça ne se voyait absolument pas.

    Il apprécia mon baiser qui se voulait presque animal. J’aimais ce contact plutôt abrupt, même si j’aimais aussi la douceur… de ses mains notamment. J’appréciais tout venant de lui. Complètement amoureuse ? Peut-être, peut-être pas. Avec tout ce que nous avions vécu… je préférais ne pas y penser et juste… profiter. Ne penser à rien, absolument rien. Le plaisir était déjà présent. Il me tendit ce qu’il avait coupé et je le pris sans broncher même s’il me piquait la bouteille en parallèle. Alors que j’appréciais la viande séchée et le fromage, Philippe se décala pour se mettre derrière moi et appréciais le contact de ses mains sur mon cou, puis sur mes épaules où il me fit un aperçu de massage. Un « mmmh » sortit de ma bouche tandis que ses lèvres touchèrent mon cou doucement. Puis je ris doucement alors qu’il me rappelait ce que je lui avais promis.

    « Ne t’en fais pas, je n’ai pas oublié mes paroles. Mais pour le moment, tu me satisfais pleinement et j’apprécie avec envie… »

    De nouveau un sourire qui étira mes lèvres, alors qu’il enleva doucement mon tee-shirt dévoilant ma peau nue et ma poitrine également qui n’avait pas perdu d’ampleur malgré les quelques kilos que j’avais perdu. Il ne s’en était jamais plaint. En même temps, il avait tout fait pour me faire comprendre que mon corps était parfait, comme je l’avais fait également. Je sentais ses mains dans le bas de mon dos, ses lèvres également puis il arpenta tout mon corps alors qu’il m’attira à lui. Ses mots me firent de nouveau sourire.

    « C’est pire que ça… »

    Je penchais ma tête en arrière, ma main vint prendre sa nuque pour l’attirer à mes lèvres alors que je lui offrais de nouveau un baiser langoureux. Je ne pouvais pas le lâcher, j’appréciais trop son goût, sa langue… Je me retirais enfin, pour me pencher en avant et prendre une tranche de viande séchée. Je me retournais en face de lui, les jambes sur le côté et lui présentait devant sa bouche le morceau pour qu’il le prenne. Mon regard observa son tee-shirt.

    « Ce n’est pas équitable, d’autant plus que je suis gelée. N’as-tu pas eu des cours de survie ? »

    Je l’observais, l’air taquin, alors que je lui enlevais son tee-shirt. Je faisais référence au cours de survie sur le froid. La meilleure chose pour réchauffer une personne glaciale était de prendre son propre corps. N’était-ce pas cela ? En tous les cas, mes yeux se régalèrent ainsi que mes mains qui arpentaient son torse nu doucement avant de lui faire comprendre de s’allonger sur le ventre.

    « Une promesse est une promesse. » déclarais-je alors qu’il s’exécuta et s’allongea. Je l’enjambais alors, me mettant sur ses fesses, à califourchon, avant que mes mains n’entreprenne un massage du bas du dos vers le haut, puis de la zone centrale aux extrémités. Avec douceur et tendresse, pendant quelques minutes avant que je ne me penche complètement sur lui, ma poitrine frôlant son dos, et commençant à apprécier de mes lèvres la chair de son cou.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Lun 25 Nov - 14:37

    Je sentais bien que ma compagne appréciait ce qui composait cet instant, comme si elle était elle-même en demande de douceur, de tendresse, bien que ce que je faisais allait au-delà de ça, puisque notre vêture et notre manière de nous comporter et de nous regarder entrait bien plus dans le domaine de la sensualité que le reste. J’espérais bien sûr, que cela lui plaisait et que cela lui permettrait de se délasser au moins un petit peu. Après tout, la situation était explosive au dehors, et nous avions tous deux besoin de décompresser. C’était le risque en zone de guerre ; le burn out était bien entendu existant et était un risque qu’il ne fallait pas prendre à la légère, après tout il restait facilement accessible, cet état second que beaucoup appelaient folie meurtrière. Ca arrivairt parfois, quand on ne nourrissait plus espoir ni amour, que l’on s’enterrait tout seul dans le cimetière de ses émotions. Mes mains touchaient un corps chaud. Pas brûlant. Pas encore. A peine plus que tiède. Mais je le sentais déjà fébrile sous cette mince pellicule de peau, et je savais que je ne laissais pas la fille totalement indifférente, puisqu’elle me fit part d’un gémissement de satisfaction, visiblement ravie de la manière que j’avais de m’occuper d’elle. Je souris, satisfait de voir que malgré le drame de la situation j’étais encore capable de m’occuper d’elle de manière convenable, sachant très bien qu’elle mettrait rapidement la réciproque en place par pur souci de fierté. D’ailleurs, elle me confirma qu’elle n’avait pas oublié ce qu’elle m’avait promis, mais que pour l’instant elle profitait.


    | Tu cumules, Lén, il va falloir que tu m’en laisses un peu… |


    Ton faussement menaçant, alors que je ne tente rien ni ne fait la moindre chose tandis qu’elle savoure le peu de nourriture, diversifiée mais de mauvaise qualité, que je lui avais offert. Pour faire passer le tout je lui transmis la bouteille d’alcool, de sorte à pouvoir engloutir une généreuse rasade. Je savais qu’elle avait besoin d’alcool pour oublier, se déshiniber. Et si cela pouvait me la rendre un peu plus sauvage et imprévisible, je ne disais pas non. Oui, la souler, c’était dans mes cordes, et cela répondait à mon code moral bien particulier. Dans le fond, c’était pour son bien aussi non ? En plus il ne s’agissait que d’une vérité incomplète puisque je serais probablement saoul comme un pot à mon tour, et que je ne me rendrais pas plus compte qu’elle de ce que j’étais en train de faire. La belle m’embrassa, et cela ressemblait à une caresse savoureuse, pleine de chaleur et d’abandon, de confiance et de plaisir. Lorsqu’Eléanore me nourrit, je ne dis pas non, et déchiquetais le morceau de viande entre mes dents. Ca avait un goût fort, presque rance, mais cela calma les violentes contractions de mon estomac. Souriant franchement lorsqu’elle me jaugea du regard, je laissais tomber mon T-shirt, laissant dévoiler un torse poilu et de nombreuses cicatrices qui me lézardaient la peau. Je me laissais ensuite masser. C’était bon, de sentir ses douces mains pétrirent les muscles tendus comme des nerfs de bœuf de mon dos, tandis que je sentais sa poitrine contre ma chair, et ses lèvres contre mon cou. Je bus en biais, avant de lui proposer la bouteille en me retournant sous elle. Ma main vint encadrer sa joue droite.


    | Serais tu en train de m’aguicher, misérable tentatrice ? |


    Je me redressais, torse contre poitrine, et l’embrassais à pleine bouche alors que mes mains s’infiltraient dans son pantalon à la recherche de sa chair.


    | Tu vas t’effondrer, si tu ne manges pas plus… Et tu ne seras jamais à la hauteur, surtout | fis je, taquin




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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mar 26 Nov - 18:13


    Je cumulais ? Il me fit sourire alors que oui, c’était bien le cas. Comment ne pas apprécier ses mains abrupts mais tellement habile. J’avais besoin de ça, j’avais besoin d’attention et d’affection pour pouvoir supporter tout ce qu’il pouvait bien se passer, tout ce qu’il s’était passé. J’oubliais presque la vision d’horreur, ces flashs perpétuels. J’avais bien fait finalement de l’attendre dans son bureau. J’avais besoin de quelqu’un, et je ne me voyais pas me tourner vers quelqu’un d’autre que lui. Je ne m’y faisais toujours pas. Je savais pourtant que nous étions en guerre, qu’il y avait des morts partout. J’en avais eu conscience dès le départ en voyant des morts partout sur Cherbourg. Ça avait été trop brutal, trop rapide, trop imprévisible aussi. Jamais en sortant de ma conférence je n’aurai imaginé pareil chaos. Je voulais peut-être un peu trop croire que la situation s’arrangerait et lorsque j’oubliais presque cette guerre, il y avait toujours un événement pour me remettre dedans. D’abord mon fiancé, puis Cze, ma blessure qui avait failli m’emporter avec elle et puis maintenant ce qu’il était arrivé aujourd’hui même. La seule bonne chose, le point positif restait Philippe. J’espérais le garder encore un peu et n’essayait pas de penser à la suite. J’appréciais ce moment, un point c’est tout.

    J’inversais les rôles alors qu’il se plaignait plus tôt. J’espérais aussi que mes mains lui procureraient du plaisir, mais surtout que ça le détendrait un peu. Mes paumes sentaient son dos musclé bien sûr, mais aussi tout un tas de tension. Même s’il semblait assumer tout ce qu’il avait sur les épaules, toutes les responsabilités, son corps lui ne mentait pas. J’espérais que je n’étais pas cause de l’unes d’elles non plus. Ca me minerait un peu le moral, il fallait bien que je l’avoue. En même temps, je devais être pareil, avant tout ce que j’essayais de faire durant une seule et même journée. Je devais d’ailleurs peut-être envisager de laisser une ou deux tâches pour que mes journées soient plus souples. Mais je ne savais encore si j’en étais capable. Capable d’avoir les idées libres, de ne pas dévier d’un côté que je ne souhaitais aller. Mes lèvres parcouraient son cou, mon corps, sensuel, le frôlait. J’appréciais sa peau, sa chaleur, son odeur avant qu’il ne me coupe en se retournant. Je pris la bouteille qu’il m’avait proposé – je ne pouvais dire non – et étirais un fin sourire, plus que sournois, en entendant ses mots.

    « Absolument pas… »

    Mon sourire s’accentua alors qu’il se redressa et m’obligeais à faire de même, collant ma poitrine sur son torse tant j’appréciais ce contact. J’enroulais un bras autour de son cou alors que l’autre restait sur le côté, tenant toujours fermement la bouteille alors que je lui rendais son baiser absolument animal. Je sentais également ses mains se frayer un chemin en dessous de mon pantalon. Puis je me décalais de lui, l’air totalement mécontent de ses mots, les derniers surtouts.

    « Et toi alors ? Tu ne vas pas tenir non plus avec ta petite tranche de viande séchée ! J’ai maigrie, mais quand même… si tu me dis que tu n’apprécies plus mes formes, tu vas me vexer ! » ajoutais-je avant de porter le goulot de la bouteille à mes lèvres et ne pas arrêter de boire avant d’avoir enchainer au moins trois gorgées. Je m’arrêtais alors que j’avais affreusement bavé, le liquide coulait de ma bouche pour ensuite suivre mon cou et ma poitrine et suivre son petit chemin. Gâchis, soit, mais j’étais certaine qu’il avait un gros stock personnel. De plus en plus je sentais le liquide parcourir mon organisme et me sentir de plus en plus joyeuse.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mar 26 Nov - 20:21

    La jeune femme et moi jouions à ce moment précis un petit jeu absolument puéril qui impliquait notre reddition à tous les deux, notre abandon l'un envers l'autre, et l'abdication également de notre fierté. Parce que nous laissions de l'emprise à notre partenaire. Parce que nous faisions en sorte de nous accorder une certaine liberté, pas l'un envers l'autre, mais envers nous mêmes. Parce que nous étions contraints par la mort, par le danger. Il fallait que nous en prenions bien conscience, même si cela n'avait rien de facile ni d'aisé : tout notre bonheur, toute cette sensualité, n'étaient jamais qu'éphémères. Le FAMAS me dérangeait, j'avais besoin de tirer. De préférence sur un ennemi. Je ressentais le besoin d'en tuer un, ou plusieurs. Après une journée comme ça j'aurais sans doute accueilli avec joie la perspective d'un parachutage en plein sur les lignes ennemies, sous son feu. Une mort glorieuse dans la plus pure tradition du para français. Aucune concession, aucun répit. Seulement la mort de l'ennemi ou ma propre mort. C'était comme ça que je voyais les choses. Je n'étais ni né pour contrôler des provinces, pour jouer au petit gouverneur de contré. Je n'étais pas du coin, ces pequenauds qui habitaient le secteur me débectaient en même temps qu'ils me repoussaient, et je n'avais clairement rien à battre du fait que cette ville traverse la guerre intacte ou entièrement rasée. Tout ce qui comptait déjà pour moi. Lille, mes parents. Mon frère. Ma sœur et son mari. Mes amours éphémères. Tout ceci déjà déjà être mort. Consumé dans les attaques nucléaires, éradiqués dans les bombardements. Mourant de faim sur les routes. Je savais que je ne pouvais pour personne, hormis pour moi même. Je faisais donc en sorte que celui qui viendrait me faire la peau prenne cher. Et celui qui en voudrait après la vie de cette beauté que j'avais sous les yeux prendrait cher aussi.


    Eléanore n'était pas faite pour cette vie. Elle n'était pas faite pour ça. Même ici, à demie nue et à demie saoûl, elle n'était pas faite pour ça. Beauté de paix. Candeur à protéger. Elle ne faisait pas partie de ces gens mauvais, non au contraire. Accordant trop facilement sa confiance, y compris à moi même, elle allait se faire manger tout cru. Son dénuement le plus total à l'égard de la méchanceté et de la cruauté de ce monde m'encourageaient à la protéger. Si quelqu'un voudrait s'en prendre à elle. La baiser, la manipuler, la planter, il aurait affaire à moi. J'étais peut être un connard sans aucune culture et avec un esprit limité, mais je pouvais être vache quand je m'y mettais. Massacrer quelqu'un ne me faisait absolument pas peur. Ni ne m'émouvait. Je pouvais peler vif un homme le regard noir, froidement concentré. Faire souffrir sans tuer, jusqu'à finalement franchir l'ultime limite. C'est là où je me rendais compte que cette relation avait une échéance ; un jour ou l'autre quelqu'un s'en prendrait à elle. Et alors, soit je me loupais et elle finissait tuée, soit je ne le ratais pas et le mettais en pièces, et perdais Eléanore. C'était comme ça. Ici et maintenant, un peu d'alcool dans le sang je l'acceptais totalement. Elle m'aguiche, me séduit. Elle joue de moi. Et je suis bien trop faible pour ne pas m'en contenter, malgré la distance qu'elle creuse entre nous. Eléanore était ivre de mon alcool. Et moi, j'étais ivre d'elle même. Je me laissais retomber en arrière sur l'amoncellement de couvertures, qui ne sentaient pas toujours le frais.



    | Tu te rends compte que quand y'aura plus rien dans la bouteille, y'aura un peu moins de quoi rêver dans ce monde merdique? | la taquinais je.


    Me redressant, je l'attirais vers moi, alors qu'elle était à moitié nu. Mon corps délassé ressentait le désir du sien, mais je ne tentais rien ; je ne me satisferais de simplement la posséder. Je voulais qu'elle le veuille.


    | Est ce que j'ai dit ça ? T'es la femme la plus belle de tout ce petit de cloaque. Tu es la seule qui en vaille la peine. La peine d'être ici, de se foutre de demain, de se foutre de tout le reste. Laisses moi là où je suis ; je n'ai pas besoin de cette ration. J'ai beaucoup plus besoin de ton massage, de tes mains sur moi. |



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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 28 Nov - 20:42


    J’avais l’impression d’être revenue dix ans en arrière, comme si j’étais revenue à une époque qui était si lointaine, mais pourtant si proche dans ma tête. Je vivais ce moment comme s’il n’y avait rien d’autre au dehors, et j’espérais que c’était pareil pour Philippe aussi. De toute façon, la bouteille allait bien nous aider même si j’avais l’impression d’en avoir bu plus que lui. J’étais comme on pouvait le dire pompette, voire un peu plus ce qui me laissait sur le visage un sourire à chaque instant. L’alcool était bénéfique pour cela d’ailleurs, peut-être que je serais la meilleure compagne pour ce soir, ou pas si je m’endormais et m’écroulais littéralement. Je m’étais déjà emparée d’une bouteille d’alcool fort dans les premiers jours depuis mon arrivée dans cette ville. Seulement j’avais fait une rencontre qui m’avait obtenu une coupure assez profonde au bras à cause d’un gros connard qui avait cherché les emmerdes. Pas de bol, j’aurai préféré que la blessure tombe sur lui, mais malheureusement le sort s’était acharné dès le début sur moi, sans pour autant que je succombe à mes blessures. J’avais peur que ce ne soit un cercle vicieux et que je souffre physiquement beaucoup plus que psychologiquement. Je souris alors qu’il me ramenait à la réalité par ses paroles.

    « Mais j’ai déjà de quoi rêver… »

    Mon sourire s’accentua alors que mes mains parcourraient le bas de son ventre jusqu’à son torse alors qu’il s’était allongé de nouveau. Ma phrase voulait tout dire, mais en même temps je ne voulais pas pousser trop loin et dire une connerie que je regretterais. Son corps était fabuleux, je ne le niais pas et il devait sûrement le savoir. Sinon pourquoi accepter par deux fois qu’il puisse user de mon corps et m’exciter de la sorte ? J’aimais ses mains, j’aimais son regard, j’aimais cette partie intime où j’étais assise actuellement dessus et je n’étais en rien insensible à cela. Si je n’adorais pas autant que l’on prenne du temps, je l’aurais déshabillé et profiter de la seule partie qui me procurerait un bien fou. Mais j’étais du genre à aimer les p’tites choses avant, les préliminaires en quelque sorte. J’étais trop sensible et pas aussi animal que cela. J’aimais prendre le temps, surtout lorsqu’on en avait plus tellement et que notre futur n’était qu’incertain. Finalement, j’aimais sa présence aussi, il me faisait me sentir en sécurité. C’était vrai son statut de militaire me rassurait quelque peu.
    Il se redressa finalement, et j’écoutais ses mots avec une grande concentration alors que je ne me doutais pas un seul instant qu’il allait me sortir ça comme ça. Je pensais qu’il allait passer outre, et j’aurais bien rougi si je ne l’étais pas déjà un peu avec l’alcool. Je ne pouvais vérifier, mais de sa part ça m’étonnait un peu, même si j’étais agréablement surprise. J’aimais qu’il me fasse des compliments. Je restais presque coi avant que mon sourire ne refasse surface. Je me collais à lui alors que mes mains parcouraient son dos doucement.

    « C’est vrai ça ? … » Je m’avançais de ses lèvres avant de dévier et de me mettre à son oreille et de lui souffler « Que de mes mains ? »

    Je lui mordais son lobe d’oreille avant de posséder son cou de baiser et de léchouille quelque fois. Mes mains descendirent jusqu’à glisser en dessous de son pantalon, cherchant ses fesses musclées, les palpant très fermement avant de remonter. L’excitation commençait à naître en moi doucement mais sûrement. Je détachais mes lèvres de sa peau, mes mains se mirent sur sa nuque de part et d’autre et mon regard transperça le sien.

    « Et moi je suis folle de ton corps… de tes lèvres aussi… »

    Je m’avançais lentement, prenant soin de coller doucement mes lèvres aux siennes et à lui donner un baiser tendre, sensuel avant de prendre sa langue également. Quelque chose d’autre, une autre sensation que j’adorais finalement. J’aimais le goût de ses lèvres, chercher sa langue doucement. Une de mes mains restait collée à sa nuque tandis que l’autre s’infiltrait dans ses cheveux. Ma poitrine s’écrasait un peu plus sur son torse sentant un peu plus l’excitation venir et me réchauffer en plus de l’alcool dans mon sang. Je ne sentais plus le froid non, je m’ouvrais à toutes sensations que je pouvais avoir, surtout les sensations physiques pures. C’était vrai également pour moi, je me plaisais davantage dans les bras de Philippe que devant une conserve de je ne sais quel aliment dégueulasse.


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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Lun 2 Déc - 21:00

    Ca ne me ressemblait tout simplement pas de m'ouvrir de la sorte, de faire preuve d'autant d'honnêteté et aussi d'une certaine candeur que je ne me connaissais pas. Candeur n'était pas le mot, puisque je n'étais pas mignon ou précieux dans le choix de mots que je faisais. Non, rien de tout ça. Pourtant, je venais d'avouer à Eléanore que quelque part, j'avais besoin d'elle, et aussi que je faisais en sorte de pouvoir évacuer tout le mal issu de cette journée, tout ce qui me rongeait après avoir encore pu entrapercevoir le côté sombre de l'humanité. Le côté qui nous habitait tous et moi plus que personne. De la mort, du sang, du désespoir. Voilà ce qui m'attendait derrière cette porte. Pourtant, on ne pouvait nier que je n'irais pas la fleur au fusil combattre mes propres démons. Seulement, je ne le ferais pas ce soir. Peut être demain. En tous cas, ce soir, j'étais avec une femme, en train de remplir un estomac malmené par le stress et les privations, en train de me souler à petit feu, et en train de rêver d'une nuit de folie dans les bras d'une femme que je désirais et qui représentait pour moi une porte de sortie de tout ce que je subissais à Louisville au quotidien. Il ne m'en fallait pas beaucoup plus. Ce soir, j'étais à elle. Rien qu'à elle, et je ne penserais à rien ni à qui que ce soit d'autre. Elle était aussi dans cet état d'esprit. Peut être un peu plus, l'imaginais je. La belle vint se poser contre moi, me touchant le torse qui se gonflait sous ses caresses, signe d'une certaine fierté à ce qu'elle désire mon corps. Cela me changeait tellement de séduire quelqu'un plus que de lui faire peur, ou plaisir mais à grand renforts de billets. Cela restaurait quelque part une certaine forme d'égocentrisme purement physique que j'avais probablement perdu à l'adolescence. Pas que je me considère comme moche, loin de là. Simplement, mon physique n'était jamais pour moi que le moyen d'arriver à mes fins sur le terrain. En l'occurence, c'était son corps qui allait me permettre d'arriver à mes fins pour ce soir. Visiblement touchée par mes paroles, Lén me demanda de confirmer, ce que je fis d'un signe de tête et d'un sourire confiant, heureux, tandis qu'elle venait bien vite me taquiner la chair de ses baisers et de sa langue qui laissait autant de traînées brûlantes sur ma peau.


    | Tout bien considérer, tes mains ne sont pas forcément la meilleure partie de ton corps... |


    La fin de cette soirée, sa finalité, m'apparaissait plus que jamais comme étant inéluctable, souhaitable, profitable. Eléanore vint m'embrasser dans le cou, et cela ne fit qu'accentuer l'excitation dans laquelle je me sentais actuellement. La jeune femme vint, un peu ivre, encadrer mon cou de ses mains avant de me dire que je la rendais folle, physiquement parlant. Elle vint ensuite m'embrasser, doucement, avec langueur et précaution, mêlant ses lèvres aux miennes avant d'infiltrer sa langue dans ma bouche, la mienne venant très vite rejoindre son homologue dans ce ballet sensuel et plaisant, qui ne fit que me réchauffer. Sous un regain d'excitation purement physique, je sentais sa poitrine nue contre mon torse, et ce léger frottement ne fit que me faire basculer. Je lui tirais son pantalon après avoir glissé mes mains sur ses fesses. Le mouvement était rendu sec par l'alcool qui perdait mes sens, et je passais mes mains sur ses cuisses. Me baissant pour prendre appui, je finis par la soulever, passant ses jambes de chaque côté de mon corps. Malgré la fatigue, je la portais aisément ; elle avait perdu pas mal de poids. Tout à mon excitation, je vins me planter contre le mur, lui plaquant le dos contre avant de l'embrasser avec fougue à pleine bouche, embrassant son cou, sa poitrine, son cou à nouveau. Je me perdais contre elle, et j'en redemandais.


    | Putain de merde, tu restes avec moi, cette nuit. Je me fous si on nous surprend d'ici demain matin, je veux que tu restes. |



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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mar 3 Déc - 21:15


    Je sentais son corps réagir sous mes mains, sous mes doigts. Cela me donnait un certain plaisir, une certaine fierté que de lui provoquer ne serait-ce qu’un peu de plaisir. Nous avions un désir réciproque, je le sentais un peu moins renfermé et j’avais l’impression qu’il s’ouvrait un peu plus. Surtout aujourd’hui. En même temps cela ne faisait que notre deuxième rencontre. On pourrait dire la première étant donné que je n’étais pas du tout à l’aise la première fois. En tout cas, je ne m’étais jamais envisagé revenir aussi rapidement vers lui. J’avais tellement tenté de le fuir… peut-être avait-ce été ce refus trop catégorique qui m’avait poussé en plein dans ses bras. J’étais terriblement faible avec lui, je m’en étais rendu compte dès l’instant qu’il était apparu dans mon champ de vision. J’avais l’impression que je ne pouvais rien lui refuser. C’était horriblement gênant, terrifiant même. Et je ne savais dire si c’était les événements  qui nous tombaient dessus ou si c’était réellement quelque chose d’autre. Je ne pouvais penser comme ça, je voulais juste profiter, car je savais que rien ne serait officie entre nous. En même temps ça m’allait parfaitement, je pouvais l’avoir rien qu’à moi et je ne le voulais rien que pour moi. Une petite poussée possessive ? Peut-être, très certainement même. Mais comment ne pas l’être en regardant son corps, ses yeux, ses lèvres… Impossible de résister.

    Je l’avais taquiné, lui demandant ouvertement s’il n’y avait que mes mains. Oui, je voulais peut-être l’entendre me dire que j’étais juste magnifique. Cela me ferait du bien dans ce monde chaotique. Des compliments à droite à gauche, comme j’essayais de lui en faire, toujours aussi indirectement. Je ne voulais pas m’ouvrir totalement, de peur d’avoir un refus total et que je ne puisse plus profiter de lui. Cela ne m’empêchait guère de lui faire des compliments non plus. Sur son corps notamment, même s’il était parsemé de cicatrice. J’avais les mêmes, moins nombreuses soit, mais quand même, mon corps n’était pas parfait loin de là. Je m’emparais toujours de son cou et m’arrêtais alors que j’entendis ses mots. Mes lèvres s’étirèrent en un grand sourire, étouffant un rire alors que je ne cachais pas ma joie. Puis mes mains se faufilèrent dans son cou, dans son cuir chevelu. Je lui avais dit franchement qu’il me rendait folle. C’était le cas, je sentais en moi le même désir qui m’avait poussé la première fois, la seconde fois également, et désormais maintenant. Avec l’alcool plus rien ne me retenait, je me sentais heureuse et souhaitais le rester le plus longtemps possible. Je l’entrainais à moi alors que je prenais de nouveau ses lèvres. Oui j’étais folle de lui. Je me tortillais, collant mon ventre puis ma poitrine en ne voulant pas quitter sa langue que j’appréciais avec tant de ferveur. L’excitation ne faisait que croître en moi et je commençais à brûler de l’intérieur. Je voulais qu’il s’enflamme aussi, et pour preuve, il m’enleva mon pantalon et j’avais l’impression de n’être qu’une poupée pour lui. Il me soulevait sans aucune difficulté, son mouvement avait été sec, mais au moins j’étais nue. Ou presque. Il me restait encore un sous-vêtement. Mes jambes désormais découverte, je les enroulais autour du bassin de Philippe alors qu’il me plaqua contre un mur. Je crachais un gémissement et lui souris en découvrant toute son excitation. Il prit mes lèvres, mon cou, ma poitrine où je déclarais ouvertement que c’était une zone plus que sensible, mon cou de nouveau. Je ne faisais que profiter alors que mes mains parcouraient son dos, sa nuque et son cuir chevelu. J’adorais entremêler mes doigts dans ses cheveux.



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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mer 4 Déc - 19:08





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MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Sam 7 Déc - 9:55



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    MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Mer 11 Déc - 18:29




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    MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Déc - 13:45



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      MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Ven 13 Déc - 17:35




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      MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Ven 13 Déc - 20:27

        C’était le meilleur début de soirée depuis longtemps. On prenait le temps de prendre soin l’un de l’autre, même si l’alcool me fournissait un peu plus de vigueur à l’œuvre. Je n’étais toujours pas redescendu, sentant mes membres complètement vidés, mon corps épuré. La sueur ne perlait plus, le froid s’était déjà accaparé mon corps alors que je ne le sentais toujours pas. Mon cœur battait encore la chamade, je reprenais un peu ma respiration et j’étais assez satisfaite de ne pas lui avoir fait une crise où je crachais mes poumons. Ça m’arrivait de temps à autre, mais je ne préfèrerais pas lui refaire une crise, surtout devant lui. Surtout après que je lui en avais fait voir de toutes les couleurs. Il ne savait peut-être pas aussi que j’avais attenté à ma vie, que je ne serais pas là à l’heure qu’il est s’il n’y avait pas eu Annabelle, Cze aussi qui m’avait énormément soutenu. J’enlevais ses pensées pour éviter d’afficher un air triste alors que nous venions de baiser assez intensément et que j’avais doublement aimé. J’aimais toujours d’ailleurs, je ne me lassais guère de son corps, de ses lèvres, de sa langue et de son pénis. Oui car avouons-le, je pourrais recommencer autant de fois. Je préférais mourir dans ses bras que ceux d’un autre, d’un ennemi.

        Mes jambes étaient toujours enroulées autour de lui, mes mains se faisaient douces et sensuel sur ses cheveux coupés courts. Cela me faisait penser au miens qui ne cessaient de s’agrandir, de pousser sans que je m’en occupe réellement. Il atteignait presque ma poitrine, mais à l’inverse de Philippe, je ne pouvais pas me les raser complètement. Je l’aimais de toute façon avec ses cheveux courts. Un frisson me parcourra, avant qu’il lève la tête vers moi. Je plongeais mon regard dans le sien et ris de bon cœur en l’entendant. Il se relevant sur ses jambes, tandis que j’essayais de reprendre le contrôle sur ce rire qui ne finissait plus. Je sentis très perceptiblement son pénis entre mes cuisses, encore chaud alors que mon vagin l’était tout autant.

        « Mmmh… ce n’est pas à exclure non plus… si ? »

        J’enroulais mes bras autour de son cou, laissant mes avant-bras pendre alors que je me collais un peu plus à lui, ma poitrine touchant son torse et aimant terriblement ça. Je lui rendis son baiser, doucement et lentement, prenant soin d’être tendre et douce. J’aimais aussi ce côté chez lui. Il n’était pas brutal dans ses gestes, combien même nous avions été un peu brutaux dans notre union. J’avais l’impression qu’il me respectait en tant que femme et j’espérais que je ne me trompais pas. Je m’attachais à lui finalement. Il était mon point d’ancrage, ma petite pointe de folie, mon plaisir… mon bonheur. Oui car il m’apportait tout ce dont j’avais besoin. Cette tendresse, cette affection, je commençais à les désirer ardemment. Nos fronts se posèrent l’un sur l’autre, et je ne quittais pas ses yeux. Un large sourire étira mes lèvres, sincères et remplit de joie.

        « Oh non, je n’aimerais pas te tuer… Mais je ne refuserais pas non plus deux ou trois gorgées… »

        Il reprit la bouteille et je l’observais, toujours sourire aux lèvres. Je ne pensais plus à rien, j’essayais de profiter au maximum. Il me la tendit et j’en bu également une, deux grosses gorgées. A ses mots, je lui plaquais doucement la bouteille sur le torse pour qu’il la prenne mais aussi pour qu’il s’écarte tandis que je me mettais debout, quittant le bureau. Je sentais maintenant que j’étais sur mes jambes, mes muscles tendus et à chaque pas je ressentais toutes les parcelles de mon corps. J’avançais jusqu’au nid douillet constitué par Philippe et me baissa avant de m’assoir devant le plateau. Je pris le couteau pour couper des morceaux de viande, puis de pain avant d’en prendre de chaque et de m’installer confortablement. Jambe étendue, une main derrière où je m’appuyais et dans l’autre le morceau de pain et viande séchée. J’observais Philippe toujours debout.

        « Viens. Je n’aimerais pas te voir tomber d’inanition… »

        Toujours ce sourire, plus espiègle alors que je mordais dans cette viande et ce pain. J'étais entièrement nue mais ne m'en souciait guère. Il l'était également et je parcourrais son corps d'un coup d’œil lent et minutieux, me délectant de son corps, n'attendant seulement qu'il vienne me rejoindre.



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      MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Sam 14 Déc - 11:01

        La belle semblait apprécier mes cheveux, elle n'avait pas arrêté d'y passer ses mains. Pourtant, ces poils drus qui me poussaient sur le crâne étaient courts, mode militaire. Je les portais courts pour éviter que la vermine ne s'y installe, pour éviter ce que les soldats en zone de guerre subissaient depuis la nuit des temps ; poux, parasites de toutes sortes, infections cutanées dûes aux blessures liées au port quasi-permanent d'un casque lourd. Je les avais fait couper par Bertin en sortant de l'hopital, et ils étaient un peu repoussés depuis en restant courts, rêches, comme des poils de balais brosse. Je ne comprenais donc pas trop pourquoi Eléanore appréciait y passer ses mains, mais je me sentais de plus en plus détendu au fur et à mesure que j'avançais dans mon mouvement de décompression, dans la détente progressive que ses mains diffusaient dans mon corps. Comment ressentir une telle quiétude après une journée aussi atroce ? Je n'en savais rien, mais je présumais qu'il s'agissait de l'incroyable instinct communautaire de l'espèce humaine. On se sentait toujours mieux avec un de nos pareils qui instaure une vraie proximité, une intimité de la pensée comme du corps. Je ne pensais plus aux corps des renforts mutilés, pas plus que je ne pensais à cet avion massif qui s'était écrasé par delà les collines du nord. Mon corps toujours nu contre celui d'Eléanore, je l'écoutais rire ce qui continuait d'ailleurs de m'apaiser, de me faire un bien fou. Il fallait avouer que c'était un véritable bol d'oxygène que de l'écouter ainsi. Je répondais à son baiser, et je partais d'un petit rire amusé lorsqu'elle me demanda si une redite était à exclure. Bien sûr que non... J'arquais un sourcil, complètement taquin.


        | Non, pas du tout. Mais comme je l'ai dit, je te laisserais aux commandes, sinon tu auras ma peau, vile séductrice. |


        Je m'éloignais de son corps chaud et doux à regret, mais il fallait que je boive et que je mange. La belle voulait encore de moi, de mes attentions, de mon alcool, aussi. Je lui tendais la bouteille avec un rire aux lèvres.


        | Je n'ai pas besoin de te souler beaucoup pour que tu te jettes sur moi... |


        Taquin, encore une fois. Je la laisse venir à moi pour prendre la bouteille d'alcool. Je commence à avoir froid, petit à petit. Nus dans une pièce non chauffée, quelle drôle d'idée ! Nous allions finir par attraper la mort. Il allait bientôt falloir que l'on se mette un peu de plomb dans l'esprit, que je puisse survivre et elle aussi. Aller se réfugier sous les couettes n'était pas forcément une mauvaise idée. J'allais du coup rejoindre Eléanore sur le tas de couvertures pour avoir un peu plus chaud, et me jetais à mon tour sur la nourriture. Je prenais un peu de pain, un peu de fromage, un peu de cette viande séchée, qui ressemblait à de la charcuterie sans en être. Je me demandais le moment où nous n'aurions plus rien à nous mettre sous la dent... Je faisais un tout petit sandwich que je tendis à ma compagne.


        | tiens. Il faut reprendre des forces, ou on va mourir de froid et de faim. Tu restes avec moi cette nuit ? On viendra me lever demain matin, mais Bertin se contente de frapper à la porte. J'aimerais dormir avec toi, j'aimerais ne pas être seule ce soir. Si tu veux bien, bien sûr, ce n'est pas sans risques, on en a déjà discuté... |


        Désir de ne pas être seul, et quelque part nouvelle étape dans notre relation... Je ne me posais plus beaucoup de questions. J'avançais.



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      MessageSujet: Re: Time for Apocalypse [Livre I - Terminé]   Aujourd'hui à 12:46



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