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MessageSujet: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Dim 17 Nov - 23:27

« Lyra… Lyra ? » J’entendais une voix qui me tirait de mes rêves, comme si j’entendais celle de ma mère… Quelque chose d’étrange, je vis son visage me disant que c’était peut-être elle qui était revenue, je dormais encore car quand j’ouvris les yeux il était déjà treize heures, j’avais réussi à dormir tout ce temps ne comprenant pas trop comment pour être honnête. Mathilda aurait dû me réveiller depuis un moment.  Peut-être avait-elle essayé sans succès je n’en savais rien, je n’avais peut-être même pas réagi vu l’heure à laquelle j’avais dû m’endormir. Je ne savais pas trop. J’ouvrais rapidement mes volets voyant la rue déserte totalement. Je me souvenais qu’avant tout ça nous avions toujours de la vie dans ce quartier. Quand j’allais au lycée même si les jours où je pouvais y aller soit à pied, soit en prenant le bus, j’étais rarement la seule du quartier à m’y rendre. Bien au contraire, j’avais souvent quelqu’un qui était là pour discuter avec moi, ce qui nous faisait du bien. Le trajet nous semblait souvent moins long. M’habillant assez rapidement, la douche ? Je l’avais prise hier soir, tout allait bien, tout ira bien. J’en étais persuadée, je descendais rapidement, j’avais décidé ce matin même d’aller me réfugier sur la côte de Nacre. Oui cette même côte qui avait subi un débarquement dans les quelques semaines précédentes. J’avais beaucoup de mal à évaluer la durée du temps, je voulais aider, mais j’avais l’impression que l’on ne me voulait pas dans les rangs comme si une gamine de dix-sept ans mise à part embêter son monde, ça ne savait pas faire grand-chose. Bon j’étais, certes une grande spécialiste dans le cadre des emmerdeuses, mais bon, on ne pouvait pas m’en vouloir. La maison était déserte, je piquais un morceau de pain en guise de petit-déjeuner. Les rations commençaient à diminuer de telles manières que des scènes que l’on ne voit que dans des films de guerre commençaient à se produire devant les centres de distribution. Les gens avec des enfants encore en bas âge souhaitaient survivre du meilleur moyen qu’il pouvait alors forcément quand on donnait le strict minimum en nourriture on a l’impression d’être démuni. Surtout au vue de l’époque d’opulence où nous vivions avant ce qui nous arrive. Nous avions tout à porter de main, désormais il fallait réapprendre à faire beaucoup de choses. Suite à cela, je pensais à me couvrir correctement pour sortir et affronter la peur de l’extérieur. Parce que c’était ce qu’il y avait dehors finalement beaucoup de peur et de désarroi. J’avais de la chance d’avoir Mathilda mais moi aussi j’étais terrifiée à l’idée de l’évolution que pouvait prendre les événements.

J’avais laissé sur le bar du salon pour prévenir ma sœur dès qu’elle rentrait et puis je pris les clés un sac, une veste, une écharpe mon bonnet. Mes cheveux bruns laissaient à pendre dans mon dos. Il me fallut une bonne demi-heure pour rejoindre la côte de Nacre sur mon vélo, vélo auquel il serait bien temps que je regonfle les pneus. Je n’avais jamais été une rapide pour faire du sport. Même si j’étais plutôt bonne en danse et gymnastique (l’un allait souvent avec l’autre après plusieurs années d’expérience), le vélo avait toujours été mon moyen de transport en mode « ça va plus vite que les pieds, mais si on peut m’emmener en voiture je ne dis pas non ! » Oui j’avais une capacité à rendre les gens fous avec ma façon de répondre. Je n’étais jamais malpolie ou quoi d’autres je n’étais pas une fille comme ça, mes parents m’avaient bien appris à ne pas répondre et même que j’étais plutôt bien ancrée dans les bonnes manières et même une fois que ce fut ma sœur qui reprit la barre même si j’avais pu être impinable avec elle, rien ne changeait, les bonnes manières étaient ce qu’elles étaient et il fallait les garder. La côte de Nacre s’étendait rapidement face à moi, complètement déserte pour le coup. Je voyais quelques personnes qui marchaient le long de la plage très certainement des militaires. Nous étions samedi, il était quatorze heures trente et Dieu seul savait comme mes journées pouvaient me paraitre très longues depuis que la vie avait semblé s’arrêter dans notre petite ville de Louisville.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 27 Nov - 14:52

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


J’avais enfin fini le travail et j’étais en repos pour deux jours. Heureusement parce que là, je commençais vraiment à être fatiguée par mes nuits de garde. J’avais besoin de dormir et surtout il fallait vraiment que je parle avec ma sœur. Depuis le temps que je devais le faire… Et je ne pouvais plus repousser ce que j’avais à lui dire. J’étais rentrée assez vite chez nous. Passant la porte, je l’appelais et fut étonnée de ne pas la voir descendre les escaliers, le pas trainant, et la tête dans les vappes. Lyra, c’est une dormeuse et si elle peut passer sa journée au lit, elle le ferait. C’était vraiment un truc que je ne comprenais pas. Perdre son temps dans un lit alors qu’il y a tant à faire. Oui vraiment ce n’était pas mon truc de trainer et ne rien faire juste pour le plaisir de ne rien faire justement. Je n’avais pas été habituée à cela. J’avoue avoir souvent essayé de faire changer ma petite sœur, mais c’est une vraie lionne quand il s’agit de défendre ce qu’elle veut faire. Depuis toujours, elle a décidé qu’elle passerait du temps dans son lit, alors hors de question de faire autrement. J’avais fini par laisser tomber sur ce point-là. Ce n’était en soi pas si dérangeant que ça. Et tant qu’elle arrivait à se lever le matin pour aller en cours, je laissais filer.

J’attendis cinq bonnes minutes avant de me décider à monter dans sa chambre un peu furieuse de son absence de réaction. Je ne m’étais pas attendue à voir son lit vide. Ma première réaction ? M’inquiéter bien entendu. Je rejoignais comme une furie le salon, dévalant les marches très rapidement. Je suis soulagée de voir un billet trainer sur le bar et m’indiquer qu’elle avait décidé d’aller faire un tour. Bon au moins elle s’était décidée à faire quelque chose, même si cela ne m’arrangeait pas des masses. Et après plusieurs minutes à débattre avec moi-même, je décidais de la rejoindre. Il fallait vraiment qu’on puisse se parler et qu’on prenne le temps de tout mettre à plat. Je ne pouvais plus repousser…

Je ne mis pas beaucoup de temps à rejoindre la plage, mais plus pour la trouver. Le lieu était vaste et les silhouettes ne manquaient pas dans ce paysage devenu assez triste à mes yeux. Il me fallut une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir me caler derrière elle et lui frotter le haut de la tête comme je le faisais quand elle était petite. Elle détestait ça, mais moi j’adorais ça, même si c’était moins évident qu’avant de lui faire. Elle faisait à présent ma taille et n’était plus la petite fille dont j’avais récupéré la garde. Le temps passait si vite, oui vraiment et je prenais vraiment un coup de vieux à mesure qu’elle grandissait. Cela ne me rajeunissait pas, et je me rendais compte à quel point les années s’écoulaient vites. J’avais souvent tendance à oublier qu’elle était devenue une jeune femme, et qu’elle n’était plus la p’tiote’ qui avait si besoin de moi. Cela en était même un peu déprimant. Elle avait besoin de moins en moins de moi, alors qu’elle était toute ma vie. Me décrocher d’elle était franchement très dure. Je te savais pas si matinale. T’es tombée de ton lit ce matin ? Oui c’était ironique, mais j’avais toujours été taquine avec Lyra. Ma petote sœur ne prendrait pas cela comme une réflexion, mais pour ce que c’était : « une taquinerie » Tu te rappelles quand tu avais 11ans ? Tu refusais de venir ici parce que tu avais vu un crabe et que cela te faisait peur. Les choses ont beaucoup changées. Pourtant j'ai l'impression que c'était hier que tu piquais une colère ou que tu prétextais être malade pour que l'on reste à la maison.