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MessageSujet: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Dim 17 Nov - 23:27

« Lyra… Lyra ? » J’entendais une voix qui me tirait de mes rêves, comme si j’entendais celle de ma mère… Quelque chose d’étrange, je vis son visage me disant que c’était peut-être elle qui était revenue, je dormais encore car quand j’ouvris les yeux il était déjà treize heures, j’avais réussi à dormir tout ce temps ne comprenant pas trop comment pour être honnête. Mathilda aurait dû me réveiller depuis un moment.  Peut-être avait-elle essayé sans succès je n’en savais rien, je n’avais peut-être même pas réagi vu l’heure à laquelle j’avais dû m’endormir. Je ne savais pas trop. J’ouvrais rapidement mes volets voyant la rue déserte totalement. Je me souvenais qu’avant tout ça nous avions toujours de la vie dans ce quartier. Quand j’allais au lycée même si les jours où je pouvais y aller soit à pied, soit en prenant le bus, j’étais rarement la seule du quartier à m’y rendre. Bien au contraire, j’avais souvent quelqu’un qui était là pour discuter avec moi, ce qui nous faisait du bien. Le trajet nous semblait souvent moins long. M’habillant assez rapidement, la douche ? Je l’avais prise hier soir, tout allait bien, tout ira bien. J’en étais persuadée, je descendais rapidement, j’avais décidé ce matin même d’aller me réfugier sur la côte de Nacre. Oui cette même côte qui avait subi un débarquement dans les quelques semaines précédentes. J’avais beaucoup de mal à évaluer la durée du temps, je voulais aider, mais j’avais l’impression que l’on ne me voulait pas dans les rangs comme si une gamine de dix-sept ans mise à part embêter son monde, ça ne savait pas faire grand-chose. Bon j’étais, certes une grande spécialiste dans le cadre des emmerdeuses, mais bon, on ne pouvait pas m’en vouloir. La maison était déserte, je piquais un morceau de pain en guise de petit-déjeuner. Les rations commençaient à diminuer de telles manières que des scènes que l’on ne voit que dans des films de guerre commençaient à se produire devant les centres de distribution. Les gens avec des enfants encore en bas âge souhaitaient survivre du meilleur moyen qu’il pouvait alors forcément quand on donnait le strict minimum en nourriture on a l’impression d’être démuni. Surtout au vue de l’époque d’opulence où nous vivions avant ce qui nous arrive. Nous avions tout à porter de main, désormais il fallait réapprendre à faire beaucoup de choses. Suite à cela, je pensais à me couvrir correctement pour sortir et affronter la peur de l’extérieur. Parce que c’était ce qu’il y avait dehors finalement beaucoup de peur et de désarroi. J’avais de la chance d’avoir Mathilda mais moi aussi j’étais terrifiée à l’idée de l’évolution que pouvait prendre les événements.

J’avais laissé sur le bar du salon pour prévenir ma sœur dès qu’elle rentrait et puis je pris les clés un sac, une veste, une écharpe mon bonnet. Mes cheveux bruns laissaient à pendre dans mon dos. Il me fallut une bonne demi-heure pour rejoindre la côte de Nacre sur mon vélo, vélo auquel il serait bien temps que je regonfle les pneus. Je n’avais jamais été une rapide pour faire du sport. Même si j’étais plutôt bonne en danse et gymnastique (l’un allait souvent avec l’autre après plusieurs années d’expérience), le vélo avait toujours été mon moyen de transport en mode « ça va plus vite que les pieds, mais si on peut m’emmener en voiture je ne dis pas non ! » Oui j’avais une capacité à rendre les gens fous avec ma façon de répondre. Je n’étais jamais malpolie ou quoi d’autres je n’étais pas une fille comme ça, mes parents m’avaient bien appris à ne pas répondre et même que j’étais plutôt bien ancrée dans les bonnes manières et même une fois que ce fut ma sœur qui reprit la barre même si j’avais pu être impinable avec elle, rien ne changeait, les bonnes manières étaient ce qu’elles étaient et il fallait les garder. La côte de Nacre s’étendait rapidement face à moi, complètement déserte pour le coup. Je voyais quelques personnes qui marchaient le long de la plage très certainement des militaires. Nous étions samedi, il était quatorze heures trente et Dieu seul savait comme mes journées pouvaient me paraitre très longues depuis que la vie avait semblé s’arrêter dans notre petite ville de Louisville.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 27 Nov - 14:52

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


J’avais enfin fini le travail et j’étais en repos pour deux jours. Heureusement parce que là, je commençais vraiment à être fatiguée par mes nuits de garde. J’avais besoin de dormir et surtout il fallait vraiment que je parle avec ma sœur. Depuis le temps que je devais le faire… Et je ne pouvais plus repousser ce que j’avais à lui dire. J’étais rentrée assez vite chez nous. Passant la porte, je l’appelais et fut étonnée de ne pas la voir descendre les escaliers, le pas trainant, et la tête dans les vappes. Lyra, c’est une dormeuse et si elle peut passer sa journée au lit, elle le ferait. C’était vraiment un truc que je ne comprenais pas. Perdre son temps dans un lit alors qu’il y a tant à faire. Oui vraiment ce n’était pas mon truc de trainer et ne rien faire juste pour le plaisir de ne rien faire justement. Je n’avais pas été habituée à cela. J’avoue avoir souvent essayé de faire changer ma petite sœur, mais c’est une vraie lionne quand il s’agit de défendre ce qu’elle veut faire. Depuis toujours, elle a décidé qu’elle passerait du temps dans son lit, alors hors de question de faire autrement. J’avais fini par laisser tomber sur ce point-là. Ce n’était en soi pas si dérangeant que ça. Et tant qu’elle arrivait à se lever le matin pour aller en cours, je laissais filer.

J’attendis cinq bonnes minutes avant de me décider à monter dans sa chambre un peu furieuse de son absence de réaction. Je ne m’étais pas attendue à voir son lit vide. Ma première réaction ? M’inquiéter bien entendu. Je rejoignais comme une furie le salon, dévalant les marches très rapidement. Je suis soulagée de voir un billet trainer sur le bar et m’indiquer qu’elle avait décidé d’aller faire un tour. Bon au moins elle s’était décidée à faire quelque chose, même si cela ne m’arrangeait pas des masses. Et après plusieurs minutes à débattre avec moi-même, je décidais de la rejoindre. Il fallait vraiment qu’on puisse se parler et qu’on prenne le temps de tout mettre à plat. Je ne pouvais plus repousser…

Je ne mis pas beaucoup de temps à rejoindre la plage, mais plus pour la trouver. Le lieu était vaste et les silhouettes ne manquaient pas dans ce paysage devenu assez triste à mes yeux. Il me fallut une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir me caler derrière elle et lui frotter le haut de la tête comme je le faisais quand elle était petite. Elle détestait ça, mais moi j’adorais ça, même si c’était moins évident qu’avant de lui faire. Elle faisait à présent ma taille et n’était plus la petite fille dont j’avais récupéré la garde. Le temps passait si vite, oui vraiment et je prenais vraiment un coup de vieux à mesure qu’elle grandissait. Cela ne me rajeunissait pas, et je me rendais compte à quel point les années s’écoulaient vites. J’avais souvent tendance à oublier qu’elle était devenue une jeune femme, et qu’elle n’était plus la p’tiote’ qui avait si besoin de moi. Cela en était même un peu déprimant. Elle avait besoin de moins en moins de moi, alors qu’elle était toute ma vie. Me décrocher d’elle était franchement très dure. Je te savais pas si matinale. T’es tombée de ton lit ce matin ? Oui c’était ironique, mais j’avais toujours été taquine avec Lyra. Ma petote sœur ne prendrait pas cela comme une réflexion, mais pour ce que c’était : « une taquinerie » Tu te rappelles quand tu avais 11ans ? Tu refusais de venir ici parce que tu avais vu un crabe et que cela te faisait peur. Les choses ont beaucoup changées. Pourtant j'ai l'impression que c'était hier que tu piquais une colère ou que tu prétextais être malade pour que l'on reste à la maison.







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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 4 Déc - 13:04

Me lever le matin pour aller en cours avait toujours été une épreuve et c’était aussi une épreuve quand je voyais qu’il fallait que je fasse un choix entre la salle de bain et la cuisine pour pouvoir y être à l’heure. Généralement la salle de bain était mon choix premier, au pire c’était ce que je me disais à 10h il y avait une vente de pain au chocolat au niveau du forum des élèves. Conclusion j’allais beaucoup plus vite, qui plus est notre pacte avec ma sœur était que du moment j’étais à l’heure en cours ça le faisait, même si elle râlait quand je trainassais au lit, en particulier les weekends. Pour autant elle n’avait pas à se plaindre mes notes étaient plutôt bonnes et j’étais attentive en cours. C’était juste que j’avais une capacité à dormir 14heures quand elle dès que le réveil elle était aux aguets. A croire que l’on ne ment pas quand on dit tel père telle fille, même si les deux avaient plusieurs conflits encore à régler. Je parlais rarement de mes parents devant Mathilda, non pas à cause d’un deuil encore trop dur ou quoique ce soit, ça c’était bon j’avais fini par passer à autre chose, juste que je savais qu’elle avait encore beaucoup de rancune peut être, bref, je sentais bien que c’était un terrain dangereux. J’avais appris sur le tard, les raisons de la disparition de ma sœur, le silence de mes parents, leurs mensonges aussi… Pour me faire croire quand même qu’elle était malade, ne pas me dire qu’elle avait décidé de quitter la maison et quand à 10 ans j’avais découvert sur un lit d’hôpital que c’était elle ma tutrice légale après leurs décès bah forcément on a un peu de mal à s’en remettre. Disons que pendant les deux premières années ce ne fut pas la grande joie à la maison à son grand désespoir. Ne mentez pas aux enfants, ils vous le feront payer en grandissant. On ne peut pas tout dire certes, mais là ça avait quand même agi avec de lourdes conséquences.

Je me posais sur le sol regardant la mer, qui venait et se retirer en quelques secondes par des vagues. L’air iodé me faisait du bien dans mes poumons. J’avais l’impression de respirer un air sain, même si c’était très certainement la même chose qu’à Louisville. Bref, je restais plongée dans mes pensées, jusqu’à ce que je sente une main me secouer les cheveux. Deux choix s’offraient à moi : Benjamin ou Mathilda, en sachant que Benjamin n’était même pas au courant d’où j’avais fini par trouver refuge et que je lui avais pas adressé la parole depuis une éternité (c’est fou comme sans portable c’est moins cool la vie) mon choix se finit sur Mathilda et en relevant la tête avec une grimace mes doutes furent confirmés. Je remettais mes cheveux et mon bonnet en place tout en l’écoutant parler. Elle me fit rire avec sa petite remarque sur ma capacité à rester une éternité au lit : « Non je ne suis pas tombée, lui et moi nous nous sommes disputés ce matin, ce qui fait que je suis venue trouver le sommeil ailleurs, enfin le repos plutôt » dis-je en souriant. En même temps j’avais fini par comprendre que ça allait vite devenir compliqué de passer sa journée dans son lit. Puis elle me rappela une anecdote sur un crabe et nos souvenirs d’enfance et d’adolescence. « Elle était bien cette époque quand même, mais les choses ont beaucoup changé surtout depuis septembre. Et puis j’ai grandi, je ne suis plus la petite fille que tu as récupéré sur un lit d’hopital en pleurs et avec un bras dans le plâtre tu sais. »


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 18 Déc - 21:03

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


Lyra n’était plus une enfant. Il fallait vraiment que je me fasse à l’idée qu’en face de moi, j’avais une jeune femme, bientôt adulte. Cette pensée me glaçait, tout comme elle me réconfortait. J’étais arrivée à élever une jeune femme mature, et indépendante. Elle était ma plus grande fierté, ma plus belle réussite. Et la voir avancer de jour en jour, se détacher de moi n’était pas facile à vivre. J’avais du mal à la laisser s’en aller, car elle était toute ma vie. Mais ce n’était plus saint, ni pour elle, ni pour moi d’ailleurs. C’était dur à admettre et il me faudrait du temps pour arriver à la laisser totalement s’envoler. Malgré tout, je le devais. Il était temps de la laisser emprunter les voies qu’elle voulait et que j’en fasse de même de mon côté. Nous devions toutes les deux avancer, aussi difficile que cela puisse être. Je poussais un soupir, avant de la prendre dans mes bras, et de la serrer tout contre moi. Oui, elle avait bien grandit ma furie Je sais Lyra. Mais ne m’en veut pas de vouloir encore te garder juste pour moi, à mes côtés. Tu ne sais pas à quel point tu es important pour moi petite sœur   Je prenais son visage dans mes mains, et déposais un baiser sur son front, avant d’y coller le mien contre Je sais que je suis trop protectrice et que tu as besoin d’air… Et il est temps que je te fasse confiance. Je n’ai pas élevé une imbécile après tout Je lâchais un léger rire puis lui frotter les cheveux avec mes mains Mais tu resteras toujours la p’tiote que j’ai retrouvé en pleur, et ça ça ne changera jamais. Je serais toujours là pour toi Lyra, toujours là. Tu restes ce que j’ai de plus chère dans ma vie. Je m’écartais d’elle pour ne pas « l’étouffer » avec mes étreintes. Après tout, à son âge, c’est pas trop apprécier. C’est ringard, et puis « c’est plus une gamine qui a besoin d’être consolée » comme il lui arrivait de me le rappeler. Je reportais mon regard sur l’océan et les vagues qui s’échouaient sur la plage. En attendant que tu sois majeur, je t’ai désigné un tuteur au cas où il m’arriverait quelque chose. Et tu te doutes bien sur qui s’est porté mon choix. Je sais que tu ne l’aimes pas trop et que tu ne lui fais pas confiance. Malgré tout je vais te demander de me croire en moi et mon jugement. Jamais je ne ferais quelque chose qui pourrait te nuire. Micka apparait, en ce sens, le meilleur choix que je puisse t’offrir. Je sais qu’il fera tout pour toi, pour que tu sois heureuse. Ne t’en fait pas, je ne compte pas te laisser. Mais si cela doit arriver, je veux que tu me promette de l’écouter et de rester avec lui.






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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 25 Déc - 15:17

A l’origine, lors de mon enfance, le mot d’ordre concernant Mathilda était le silence, l’oubli jusqu’à ce que mes parents disparaissent dans l’accident de voiture, jusqu’à ce qu’elle vienne me chercher à l’hôpital. Ce n’est jamais très simple d’accepter quelqu’un qu’on a du oublier. Je me souvenais à peine de ma grande sœur, si ce n’est les crises entre elle et mon père, et puis sa fugue peu avant mon anniversaire. Je pensais que ma sœur ne m’aimait pas, et puis on avait appris à se connaitre. Aujourd’hui même si je n’avais pas eu la même adolescence que mes potes moi ce n’était pas contre  mon père que je me rebellais mais contre ma sœur. Que je ne prononçais plus la phrase « je rentre chez mes parents » ou « il faut que je demande à mon père ou à ma mère ». Et puis, quand on y pense, je n’avais pas été malheureuse. Bien au contraire, ma sœur avait tout fait pour que je garde une éducation normale. Et ça avait réussi, je ne m’étais jamais égarée bien au contraire. J’avais su me construire avec son aide, à devenir celle que j’étais aujourd’hui. Elle me prit dans ses bras, je savais qu’elle allait m’annoncer quelque chose qui allait me déplaire, il était rare qu’elle ait ce genre de geste de tendresse envers moi. Disons que je n’étais pas très expressive non plus de mon côté. « Tu es tout aussi importante pour moi, Mathilda. Si tu ne m’avais pas prise en charge, le jour de l’accident, je ne serai pas la même. Certainement encore plus chiante que je le suis déjà, tu penses le calvaire pour ceux qui auraient du m’élever ? » Je souriais, serrant fort ma sœur dans mes bras. Elle avait du faire des sacrifices pour me prendre en charge abandonner ses études premièrement et puis savoir faire des concessions, revenir vivre à Louisville par exemple. Ses dernières paroles eurent don de faire monter les larmes à mes yeux. J’étais consciente à l’époque où nous vivions, ce n’était pas simple de maintenir des relations. Je n’avais que 17 ans et j’étais consciente que tout pouvait s’arrêter du jour au lendemain. « Je serai toujours la p’tiote que t’es venue chercher en pleurs à l’hôpital. J’ai juste pris une vingtaine de centimètre, tu seras toujours importante pour moi Mathie » Son regard se perdit dans le vide, je rapprochais mes jambes près de mon corps, laissant mon regard partir dans le vide également. Tout en l’écoutant, je sentais les larmes montaient, je savais que ça pouvait arriver que je pouvais la perdre à tout moment avec cette époque de fou. Mais je ne voulais pas me faire à cette idée, en même temps, si je la perdais je perdais la seule personne de ma famille cette fois-ci. « Qu’est ce qu’il va se passer plus tard ? Je ne veux pas que… Je veux juste que ça se termine, mais j’ai l’impression que ça va de mal en pis. » Lui promettre que j’écouterai Micka, n’était pas encore à l’ordre du jour, je voulais être rassuré sur les actions qui étaient en train d’être menée. Ou entendre la vérité me ferait peut être du bien je n’en savais rien.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Jeu 26 Déc - 17:27

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


Lyra avait grandis sans que je m’en rendre réellement compte. J’étais trop occupée à prendre soin d’elle, à veiller à son bien être, pour m’en apercevoir. Je ne voyais à présent que trop bien ce qu’essayait de me faire comprendre Mickaël. Je m’étais sacrifiée si longtemps pour elle, que je ne savais vivre que pour elle. J’en devenais à être terrifier par tout autre chose, terrifier à l’idée de vivre moi-même ma vie, et de prendre des décisions pour moi-même. Parce que si j’étais sure de moi concernant ma petite sœur, ce n’était pas du tout le cas me concernant. Je me rattachais donc à ce que je connaissais, me fermant à toute autre perspective, à toute possibilité de changement. Et même en m’en rendant compte, je restais tout de même attachée au rôle que je tenais vis-à-vis de la p’tiote, qui ressemblait finalement plus à celui de mère que celui de grande sœur. Il fallait vraiment que je me fasse une raison, et que je reprenne la place qui était la mienne. Car j’étais en train de continuer à passer à côté de ma vie, et ce n’était plus possible de continuer ainsi. Je ne voulais plus avoir de regret d’avoir laissé passer ma chance. Parce ce j’avais vraiment envie de tenter l’expérience avec le garagiste. J’avais trouvé quelqu’un qui m’aimait pour ce qui j’étais, qui voulait prendre soin de moi, et que, finalement j’aimais aussi, même si j’avais encore du mal à me faire à cette idée-là. Il fallait que je laisse Lyra s’envoler. Autant pour elle que pour moi.

Je la serrais tout contre moi, pour lui annoncer le plus calmement possible cela. Je prenais soin de lui expliquer d’abord que je serais toujours là pour elle, peu importe ce qu’il pouvait se passer, qu’elle resterait toujours ma petite sœur et que sa place ne changerait jamais. Si je comptais passer moins de temps sur son dos, lui laisser gérer sa vie, je resterais toujours sa grande sœur et elle pourra toujours compter sur moi. Je la sentais un peu se tendre un peu, malgré ses paroles qu’elle prononçait de manière légère. Je la connaissais assez pour cela. Elle appréhendait sans doute mes propos, et ce qu’ils sous-entendaient. Je la laissais s’échapper de l’étreinte que je lui faisais, la laissant regarder dans le vide, et serrer ses jambes contre elle. Il fallait que j’apprenne à la laisser panser seule ses blessures et ses doutes. Il était temps que je la laisse vraiment grandir. Je ne sais pas Lyra ce qui va se passer, mais je ferais toujours tout pour te protéger. C’est pour ça qu’il me faut parait à l’éventualité la plus… difficile. Vraiment Lyra, il faut que tu m’écoutes concernant Mickaël. Il est vraiment celui en qui j’ai le plus de confiance, et je sais qu’il saura faire ce qu’il faut pour toi. Il le fera pour toi… Mais aussi pour moi ma chérie. Jamais il ne te laissera tomber, jamais. Parce que tu es ma petite sœur, ce que j’ai de plus précieux dans ma vie. Ce qui me faisait penser d’ailleurs à mettre les choses plus au clair… Tu t’en rendras compte ma Furie, plus tu grandis et plus les relations que tu noue sont compliquées. Je sais que tu imagines que Mickaël n’est pas un homme bien, qu’il s’est mal comporté envers moi… Mais tu ne sais pas tout Lyra. C’est… Compliqué. Comment t’expliquer ça ? C’était compliqué de parler de tout ça à Lyra, de parler de tout ça tout court d’ailleurs. J’avais du mal déjà à le faire avec le principal concerné. Alors avec ma petite sœur, à qui je ne disais jamais rien sur ma vie très privée ? Je n’étais pas très à l’aise, pas du tout. C’est compliqué, vraiment et tu comprendras quand tu seras grande… Prenons un exemple tiens. Quand je ne te laisse pas sortir en semaine ou le veille d’examen, ce n’est pas parce que je veux te punir ou t’embêter, mais c’est parce que c’est mieux pour toi. Ou encore que je refuse que tu manges entre les repas. Bah… c’est un peu pareil Oula, j’allais chercher loin, mais c’était plus simple et surement plus parlant. Enfin je l’espérais. Parce que je pataugeais un peu pour lui faire comprendre que jamais le renégat ne me fera du mal, juste pour le plaisir de me faire du mal. S’il me faisait si souvent pleurer, ce n’était pas par envie, mais parce qu’il essayait de me faire ouvrir les yeux, de me faire avancer. Il m’obligeait à faire face à mes peurs et mes craintes, pour que j’en sorte plus forte, même si cela signifiait se prendre la tête avec moi. Il tenait assez pour moi pour se mettre lui-même en danger. Et en tentant de l’expliquer à Lyra, j’en prenais vraiment conscience et combien j’avais du lui faire du mal en le rejetant, et ne m’en rendant pas compte.







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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Ven 27 Déc - 17:59

Je savais qu’elle essayait de me faire comprendre certaines choses sur Mickaël, mais ce n’était pas faute que je ne voulais pas comprendre. Je voulais juste savoir pourquoi du jour au lendemain il l’avait abandonné, j’étais bien consciente que je ne savais pas tout. Je ne pouvais pas tout savoir sur leur relation, en même temps il y avait des choses que je n’avais pas à savoir, c’était leur relation c’était leur histoire et c’était leurs affaires. Point barre. Mais ce que j’avais l’impression c’était que ma sœur semblait malheureuse et ce n’était pas ce que je souhaitais pour elle. Bien sûr après je l’avais bien vu agir une fois qu’elle s’était fait tirer dessus. Quand j’avais vu ça j’avais compris au moins une chose, tant bien que mal, il fallait que je reconnaisse qu’il tenait à elle autant que je tenais à Mathilda. Je ne pouvais pas nier ça, et tout comme il me tenait un peu dans son cœur, il n’aurait jamais été comme ça avec moi à ce moment-là. Même si je pouvais être insupportable, il avait été tout comme il fallait. Mais j’avais encore beaucoup à apprendre de lui, je ne pouvais pas comme ça lui faire confiance. C’était trop facile. J’étais là en train de peser le pour et le contre face à sa décision. Elle savait pertinemment ce qui était mieux pour moi, elle me connaissait mieux que quiconque après tout. Même si elle m’avait ignoré pendant que j’étais plus petite pendant qu’elle était encore à la maison, elle avait rattrapé plus ou moins ce temps passé depuis que nous étions toutes les deux. Depuis bientôt dix ans.

Je l’écoutais quand elle essayait de m’expliquer ce qui se passait. Après tout si elle considérait que Mickaël était le meilleur tuteur. Je serai majeur dans quelques mois après tout, ce n’était qu’une question de moi, que j’ai juste un adulte référent, personne qu’elle avait été depuis le décès de mes parents. J’avais rapproché mes jambes de mon corps une fois qu’elle avait desserré son étreinte de moi en tentant de me faire voir les bons côtés. De toute manière quoi que je dise elle aurait raison, comment pouvoir lui donner tort. Je savais pertinemment qu’elle faisait ça pour moi, pour m’aider, pour être sure que s’il arrivait quelque chose à Mathilda je sois entre de bonnes mains. C’était quelque chose de totalement louable. Mais je ne pouvais pas imaginer cette situation. Elle m’expliquait que les situations entre les grandes personnes étaient plus compliquées. Ca ce n’était pas une nouveauté, comme je voyais le je t’aime moi non plus depuis trois ans avec Benjamin et pourtant désormais ça semblait particulièrement claire, alors quand on grandissait ça devait être digne des Feux de l’Amour avec un mixte de Plus Belle la Vie. Oui, oui, j’avais déjà regardé ces deux trucs télévisés et je pouvais dire que devenir un adulte pour avoir autant d’emmerdes au niveau amoureux, bah très peu pour moi. C’était déjà suffisamment compliqué à mes yeux à 17 ans… « Je ne suis plus une enfant, Mathie. Je comprends bien que tu as fait tout ça pour mon bien, et si tel est ton désir et bah qu’il en soit ainsi, comme dirait le vieux prêtre. Après tout, c’est bien toi qui as pris en charge mon éducation depuis 8 ans, un truc du genre, tu sais ce qui est mieux pour moi. Et si tu fais confiance à Mickaël, je ferai un effort pour essayer de le tolérer au moins. Mais je te préviens qu’on ne risque pas de devenir grand pote du jour au lendemain non plus. » Dis-je avec un sourire pour détendre un peu l’atmosphère. Je ne sais pas si c’était la troisième guerre mondiale qui me faisait cet effet là, mais j’essayais d’être un peu plus conciliante avec ma sœur et essayer de voir que ses actions ne pouvaient être que bénéfique.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Dim 29 Déc - 14:42

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


Je savais que si Lyra n’aimait pas Mickael, c’était en partie de ma faute. Je ne lui avais jamais parlé du jeune homme, tenant vraiment mes relations amicales loin de notre foyer, pour me consacrer qu’à elle. De son point de vue, elle ne pouvait aimer un jeune homme qui me faisait souffrir, et avec qui j’avais des bas. Elle n’était pas bête, et elle avait très vite compris que lorsque j’avais des mines sombres, c’était parce qu’il s’était passé quelque chose vis-à-vis du renégat. Elle avait vite vu que c’était lié à lui et que le jeune homme arrivait à vraiment à influer sur mon état et mes émotions, de manière négative. Mais aussi de manière positif même si ça, elle ne pouvait pas le voir. Du coup j’imaginais que pour elle Mickael = mal. Cette vision était compréhensive, mais si réductrice et il n’avait jamais rien fait pour qu’elle soit amenée à penser le contraire. Par respect pour moi, il m’avait laissé gérer, se fichant de passer pour le méchant pour « préserver » ma propre image auprès de ma sœur. J’avais laissé couler. Cependant il était temps que cela change. C’était important pour moi que ma petite sœur accepte le garagiste. Je ne pourrais pas avancer avec lui sans cela, pas réellement en tout cas.

Je passais mon bras autour des épaules de ma sœur et colla nos flancs, même si nous regardions toute deux l’horizon. Je fus un peu soulagée par sa réponse. Elle avait vraiment grandis et j’étais vraiment fière de la jeune femme qu’elle devenait. Elle était ma plus grande réussite, et même si cela n’avait pas toujours été facile, je ne regrettais pas ma décision ce soir là, à l’hôpital, de tout plaquer pour elle. Si cela devait de nouveau être le cas, je le referais. Même si pour cela je devais renoncer à Mickaël. Et dieu sait que ce serait très douloureux et que je ne m’en remettrais pas vraiment. Mais pour elle, je le ferais. Je décrocherais la lune si cela pouvait la rendre heureuse. Je sais ma puce, mais je te l’ai dit, tu resteras toujours ma petite sœur sur qui je dois veiller… Et tu sais Micka est vraiment un homme bien. J’espère que tu me laisserais l’occasion de te le montrer. Je tiens vraiment à lui Lyra, et même si je ne sais pas vraiment où je mets les pieds, il en vaut la peine. Ou du moins, c’est ce qu’il n’arrête pas de me répéter et j’essaye vraiment de le croire et de lui faire confiance. Mais quoi qu’il puisse se passer, tu seras ma priorité. Et si un jour quelque chose est trop pesant pour toi, je compte sur ta franchise pour me le dire et nous remédierons à cela.








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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Lun 30 Déc - 16:23

Le raccourci Mickaël = le mal était une facilité pour moi dans le sens où ça m’évitait de devoir faire un quelconque effort envers lui. Mais après, j’avais l’impression que tout n’était pas forcément clair dans cette histoire. Pourquoi ? Je ne savais pas pourquoi exactement. Après si comme elle me l’assurait qu’il le rendait heureux, il était bien tant que je laisse ma sœur aussi vivre sa vie. Il était tant qu’elle vive un peu pour elle, bien que je ne fusse pas encore majeur, même si c’était une évolution pour moi. C’était quelque chose de nouveau pour moi, me dire que ma sœur ne serait plus exclusivement là pour moi. Je cessais de penser à ça en regardant l’horizon avec le bras de ma sœur autour de moi. Oui il était temps pour moi que je grandisse aussi, j’avais déjà bien changé. Jamais je ne lui aurais répondu aussi calmement, avec autant de raison, il y a de cela encore quelques semaines. Je lui aurai dit que c’était mort que je préférai vivre chez un oncle ou une tante à peine connue à l’autre bout de la France, que d’être la pupille de Mickaël au cas où il arrivait un quelconque accident à ma sœur.
« Un homme bien ? Il faudra que tu me le prouves encore ça, je n’en suis pas totalement convaincue. Mais du moment qu’il te rend heureuse, c’est le principal, après tout je n’ai pas tant mot à dire, tu t’es sacrifiée pendant presque dix ans en acceptant de venir vivre à Louisville alors que tu aurais pu me laisser à quelqu’un d’autres, tu as sacrifié beaucoup de choses après la mort… l’accident de voiture de papa et maman. Je pense que c’est à ton tour aussi de profiter. Mais, ne parle pas de malheur. Je ne veux pas te perdre c’est tout, dans les tourments qui sont actuels, j’ai déjà perdu un père et une mère, je n’ai aucune envie de me retrouver à nouveau sans famille. Mais je retiens ce que je dis, garde en tête qu’il faut aussi que tu profites, il est temps à mon avis. Surtout en cette période de guerre, ou de je ne sais pas comment appeler ce qui est en train de nous tomber sur la tête »

Je manquais de mots pour qualifier les événements actuels. Après tout je voyais juste que oui, il y avait un problème, une guerre, un temps d’apocalypse. Je ne savais pas trop comment qualifier cela, mais du moment qu’on était au moins à deux.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Lun 30 Déc - 18:15

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


C’était bien ce qu’il me semblait : ma sœur prenait de grands raccourcis concernant Mickaël. Je fronçais un peu les sourcils à ses mots. Je savais très bien que ce ne serait pas facile de lui faire accepter cette idée. Je la connaissais très bien et elle pouvait se montrer plus têtue que moi par moment et sur bien des aspects. Les chiens n’élèvent pas des chats après tout. J’espérais simplement qu’elle soit moins fermée que moi à son âge. Il n’y avait pas de raison. J’avais appris de mes erreurs et je ne lui avais transmis les côtés les moins reluisants de mon caractère. Il fallait juste qu’elle voit par elle-même qu’il était vraiment un homme adorable qui était certes loin d’être parfait, mais avec qui je m’accordais parfaitement. Les intérêts de Lyra étaient importants pour lui et pour eux, il se mettait beaucoup en retrait. Oui vraiment tous ceux que j’ai pu connaitre n’en aurait pas pu en faire de même. Si je n’avais jamais vraiment pas cherché à rencontrer quelqu’un, à chaque fois que j’évoquais que j’avais la garde de ma sœur, beaucoup faisaient demi-tour. Je ne pouvais pas leur en vouloir, parce que moi-même, je ne supporterais pas de pas être la priorité. Si Micka avait fait de moi sa priorité, il n’en attendait pas de même de ma part. Je pense que c’était là la plus grande marque d’affection qu’il pouvait me faire. En plus des autres. Tu te trompes Lyra, je n’ai rien sacrifié du tout pour toi. Au contraire, j’ai gagné plus de choses que tu ne le penses. Alors sorts-toi cela de ta petite caboche. Et je suis heureuse d’avoir ta garde et de pouvoir m’occuper de toi. Rien ne pourra me faire renoncer à toi. Je serais toujours là, et je ferais toujours tout pour rentrer à la maison. Je t’en fais la promesse Je m’étais glissée devant elle, pour lui dire cela bien droit dans les yeux. Elle devait savoir que je n’avais aucun regret et que si je devais le refaire, je le referais sans réfléchir. Même si on m’offrait une vie plus calme, avec un foyer, un époux, des enfants, je ne renoncerais jamais à ma petite sœur. Elle était mon foyer et ma famille et cela avait énormément de valeur à mes yeux, plus que n’importe quoi. Oui c’est un homme bien. Laisse lui un chance d’accord ? Et si ce n’est pas pour toi, fait le pour moi. Et si cela ne va pas, si cela ne marche pas, au moins, on aura essayé d’accord ? Parce que si Lyra ne pouvait pas accepter le renégat, je ne pourrais pas continuer avec lui, même si cela serait très difficile à vivre et à accepter. Elle était ma priorité et son bonheur et son bien être étaient plus importants que les miens. Si j’étais prête à faire ça pour elle, je refusais qu’elle le fasse pour moi. Je refusais qu’elle soit obligée de « supporter » Micka juste pour me faire plaisir. Mais il n’y avait pas de raison. Il avait su toucher mon cœur, et Lyra n’était pas si différente de moi. Il saurait aussi l’apprivoiser. Enfin, je l'espérais...







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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mar 31 Déc - 13:21

Ma sœur vint se mettre face à moi pour me faire comprendre que si elle avait à refaire ce choix elle le referait, me disait-elle. Bien sûr, j’avais du mal à ne pas la croire, c’était juste que… Je me sentais coupable de savoir qu’elle avait quitté toute la famille d’un coup pour vivre sa vie, et je l’avais en quelque sorte obligé à revenir sur Louisville, dans ce trou paumé. Pour une petite sœur qu’elle n’avait même pas connu, enfin pratiquement pas. Je n’avais pas de souvenirs d’avoir été proche de ma grande sœur pendant mon enfance, quand elle était encore à la maison. Les seuls souvenirs c’était les disputes qui se passaient avec mon père et elle. Ma mère en larmes. Et puis j’avais appris à la connaitre, à savoir qui elle était vraiment. Je parlais rarement de mon père, j’avais vite compris qu’entre elle et mon père, c’était plutôt une histoire qui ne me regardait pas. Parfois nous parlions de notre mère, comme ça ; un souvenir qui revenait. Un peu comme l’histoire des crabes sur la plage Belles-Vagues. Celle que je ne voulais plus approcher quand j’étais jeune par peur. Ah que j’avais grandi, même moi cette idée m’effrayait. J’avais l’impression que c’était hier que j’étais sur ce lit d’hôpital et qu’elle me récupérait. Et pourtant dix ans bientôt. Je lui souris et ne répondis rien à son aveu. Elle ne regrettait rien, c’était la seule chose que je devais retenir, et comme elle disait elle-même, me sortir de la caboche qu’elle avait du se sacrifier pour moi. Même si à mes yeux, ce serait toujours un sacrifice, j’aurai du mal à aboutir à une autre image.

Puis vint le sujet, Mickaël. Pourquoi j’étais aussi fermée ? Parce qu’il avait fait souffrir ma sœur. Voilà ce qui en arrivait là, oui je ferai des efforts, encore une fois je souhaitais voir ma sœur un minimum heureuse, mais j’avouerai qu’il aurait beaucoup plus de mal que prévu pour me convaincre. Après tout, je ne donnais pas ma confiance aussi facilement non plus. Je n’étais pas une idiote qui fermait les yeux. J’avais appris à grandir en suivant les conseils de ma sœur, et j’avais appris à me méfier de beaucoup de personnes avant de leur accorder ma confiance. Je pouvais être adorable mais la confiance était quelque chose qui se gagnait avant tout. « Oui, je lui donne une chance. Mathie, et si jamais il y a un truc qui ne marche pas, je t’en ferai part. Mais… S’il te rend heureuse, mon avis n’est que secondaire après tout. Regarde t’es pas forcément obligé de valider tous mes copains ? Enfin, si. Mais je sors quand même avec. Après ce que j’en pense, tu le sais très bien. Je suis sure dans cette caboche mais j’ai de qui tenir en même temps »


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Ven 10 Jan - 17:27

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


Si je savais que je ne pourrais pas convaincre Lyra d’aimer Mickael, je pouvais au moins la convaincre de lui laisse le bénéfice du doute. Si elle avait une dent contre lui j’avais bien conscience que c’était en partie de ma faute. J’avais oublié de la rendre bête lorsque je l’avais élevé. Elle n’était pas dupe et elle s’était bien rendu compte que quelque chose s’était passé entre nous et que cela m’avait particulièrement affecté pendant quelques jours. J’imagine qu’elle avait compris et fait le rapprochement lorsqu’elle avait croisé à Louisville le garagiste bras dessus bras dessous avec la blondinette, alors qu’elle avait appris par une de ses amies dont la grande sœur était à la fête d’anniversaire du renégat que nous nous étions embrassés. Oh bien sûr, elle ne savait pas tout. Elle ne savait pas que c’était moi qui avais repoussé le jeune homme parce que je ne voyais pas comment arriver à tout concilier et que pour éviter qu’il avait donc continuer sa vie indépendamment de ce qui s’était passé. Elle ne savait pas tout ça et elle n’avait jamais cherché à m’interroger sur le sujet, comprenant que ce n’était pas le genre de chose dont j’aimais parler. Elle avait dû se dire que Mickaël s’était joué de moi, même si elle avait bien vue que j’avais continué à le côtoyer. A son sens peut-être la preuve que j’étais vraiment attachée à lui, ne pouvant pas lui en vouloir et rester avec lui-même si cela m’avait fait souffrir ? Grand dieu, à bien y réfléchir, elle devait vraiment avoir une très mauvaise opinion de lui et mon silence n’avait faire que renforcer ça. Mais au moins acceptait-elle de lui donner une chance. Pour moi, je m’en doutais bien, mais elle avait accepté quand même et je fus un peu soulagée. Pour autant, je n’étais pas d’accord avec tout ce qu’elle venait de me dire Merci ma chérie… Cependant ton avis n’est pas secondaire et il ne le sera jamais Lyra. Tu es ma famille, ma petite sœur et jamais je ne me passerais de ton opinion sur un tel sujet. Parce que ce n’est pas seulement dans ma vie qu’il entre, c’est aussi par extension dans la tienne. Et je ne t’imposerais jamais personne que tu ne puisses pas supporter. Elle était sous ma responsabilité, elle dépendait de moi. Si je n’étais pas obligée en effet d’approuver les hommes qui pouvaient entrer dans sa vie – même si j’espérais vraiment qu’elle me permette de la conseiller et de l’aider – la réciproque n’était pas vraie. Parce qu’elle ne faisait rentrer personne dans mon existence, mais moi si comme je venais de lui dire. J’étais sa tutrice, et donc, tout ce qui me touchait moi la toucherait. C’était d’ailleurs pour cela que je faisais très attention aux décisions que je pouvais prendre. Je devais faire attention à elle, et m’arranger pour que jamais je ne lui nuise, même si je devais me restreindre pour ça. D’ailleurs je le faisais de bon cœur. Je ne m’étais pas sacrifié pour elle, j’avais fait ce que je voulais faire pour elle et c’est encore le cas. Si je devais renoncer à Mickael, aussi dur que cela pourrait être, je le ferais parce que lorsqu’elle est heureuse, je suis heureuse moi aussi. Elle dépendait de moi, mais je dépendais finalement beaucoup d’elle et j’avais à cœur en premier lieu ses intérêts à elle. Comme je lui avais dit, elle était ma priorité. Alors… Parles avec lui, apprends à le connaitre et seulement après ça, juge-le à ce que tu estimes sa juste valeur. Et ne te base pas sur la manière dont je peux le voir parce que sinon cela ne marchera jamais. Et s’il ne convient pas à ton sens, si cela te gêne d’une quelconque façon, te pose le moindre problème, nous aviserons. Parce que peu importe ce qui pourra se passer entre lui et moi, ou ce qui se passera jamais entre lui et moi, le plus important restera toujours la relation que j’ai avec toi. Si je ne sais absolument pas ou je vais avec lui et si cela peut vraiment mener quelque part, je sais absolument ce que je veux pour nous deux.








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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Dim 12 Jan - 22:29

Je ne pouvais que dire oui aux paroles de ma sœur. D’un côté, elle n’avait pas tort sur le fait que je ne lui imposerais au final aucun de mes petits amis. Disons qu’ils ne vivront pas sous notre toit, avant un bon moment. Moi c’était des amourettes, des moments anodins dans la vie d’une adolescente avant que j’ai quelqu’un de vraiment stable. Et je me doutais pertinemment aussi que ce n’était pas forcément à dix-sept ans que j’allais rencontrer l’homme de ma vie (même si j’espérai que le prince charmant débarque peut être jour nous sauver de cette galère monumentale). Non pour moi, même si j’avais déjà été amoureuse, une fois ou deux au collège, ce n’était rien de sérieux. Même avec Benjamin avant la fin de sa terminale, il ne savait pas où on allait tous les deux. On ne savait même pas exactement si l’on s’aimait, ou si l’on faisait ça juste pour une question d’amourette et que l’on se sentait bien. A y réfléchir, je pense plutôt c’était que cette situation nous convenait à tous les deux comme ça. Après tout, on était tous les deux populaires il était donc normal que l’on sorte ensemble. Par… Logique de lycéens. Bon d’accord j’avais mis la barre haut dès la rentrée en seconde à sortir directement avec un terminale. Enfin, bref. Vous avez compris la logique que l’on pouvait avoir à dix-sept ans au niveau amoureux. Et puis dans la situation actuelle, je me voyais mal me dire que j’allais rencontrer quelqu’un avec qui ça allait durer plus que deux heures ? Concrètement c’était inenvisageable et même moi, je n’étais pas prête à cette idée. Ma sœur par contre avait 30 ans, approximativement. Elle avait le droit de voir un avenir avec Mickaël, si c’était ce qu’elle voulait. Je n’étais pas en mesure de dire oui ou non, tant que leur relation ne me nuisait pas directement. Et je comptais sur ma sœur pour pas qu’elle me nuise. « Oui bon d’accord. Rho avec toutes ces histoires je n’arrive plus à mettre au clair mes idées c’est vraiment énervant. Ce que je veux juste dire, c’est que du moment qu’il entre dans ma vie parce que c’est ton copain, jusque-là je ne dirai rien, c’est au moment où il voudra se conduire avec moi comme si il avait de l’autorité, je ne le supporterai pas. C’est tout. Il entre dans notre famille c’est une chose, mais je ne veux pas qu’il croit que par extension il se prenne pour un autre tuteur pour moi, mais je ne pense pas que ça arrivera. Mais cela vaut pour tous les hommes qui rentreraient dans ta vie, en espérant que tu trouves le bon du premier coup, et si ça doit être Mickaël, ce sera Mickaël. Je lui parlerai, je ferai des efforts et je rangerai ma tête de mule au placard pendant quelques instants pour lui donner le bénéfice du doute. Marché conclu ? » C’était clair, je venais de mettre des mots sur ce dont j’avais peur. Oui, nos habitudes étaient telles qu’elles étaient. J’avais eu un peu de mal à dire oui à l’autorité de ma sœur, alors si une énième personne venait me dire quelque chose sur mon comportement… Mais je ne pensais pas que ça arriverait. Je voyais mal Mickaël prendre l’autorité sur moi, mon regard de tueuse en mode je vais te bouffer suffira à l’en dissuader croyez moi. « Mais une chose que je veux que tu comprennes Mathie c’est que ce que nous voulons pour deux, nous l’avons construit. Même si je n’imaginais pas avoir une grande sœur qui prendrait le rôle de ma mère aussi rapidement dans ma vie, ce n’était pas ce que j’imaginais. Quand j’étais petite, une fois que tu es partie, je disais quand on me demandait si j’avais une sœur, je répondais oui, mais elle est partie pour faire sa vie. Je n’imaginais pas tout ce qui se passait, je savais que j’avais une sœur, mais que je n’avais pas le droit d’en parler devant papa ou maman. Du coup je me taisais à la maison et le jour où tu as débarqué à l’hôpital que l’on m’a dit Lyra voilà ta grande sœur, je ne m’y attendais pas. Et bien sûr, j’aurai voulu avoir la relation que toutes les sœurs ont, mais après tout, nous avons une relation différente, celle que j’aurai avec à la fois avec une mère et une grande sœur. Et j’apprécie cette relation Mathilda, c’est juste autre chose que j’avais imaginé. La chose que je veux que tu vois aussi dans cette relation c’est que tu m’as élevé, mais un jour je risque de partir et je ne veux pas que tu penses à faire ta vie qu’avec ce que tu as fait pour moi, je veux que tu vives pour toi. Enfin vu la situation, c’est pas demain que j’irai faire des études supérieures crois-moi. » dis-je à la fin comme touche d’humour, après mon testament des sentiments.


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Mer 15 Jan - 19:21

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


J’étais contente et soulagée de pouvoir parler avec Lyra. Cela faisait longtemps que ça nous était pas arrivé. Avec tout ce qui s’était passé, nous n’avions pas vraiment pris le temps de le faire plus tôt. Je me rendais compte à quel point cela m’avait manqué. Il fallait vraiment bien que nous reprenions cette habitude. J’étais la fautive, je le savais. Je courrais partout pour la protéger, au point de ne plus prendre la peine de discuter avec elle. Je me rendais compte aussi que je faisais la même chose avec Mickaël, et toutes les autres personnes de mon entourage. A trop bien faire, j’allais me perdre, et il fallait que je me recentre sur le plus important, et je m’en faisais en cet instant la promesse. Je lui disais ce que j’avais un peu sur le cœur, et je la laissais en faire tout autant. Je voulais vraiment qu’elle comprenne qu’elle avait son mot à dire dans ce qu’était ma vie à l’heure actuelle. Elle faisait partie de cette première après tout et surtout ce qui pouvait m’arriver avait forcément un impact sur elle. Ma relation avec Mickaël, même si nous faisions très attention, aurait quand même une incidence sur elle. Je lui disais cela clairement vu qu’elle pensait qu’elle n’avait finalement pas vraiment quelque chose à dire sur ma vie. Je voulais vraiment que les choses soient claires entre nous. Comme je te l’ai dit, avec Micka, c’est plus compliqué que ça et je ne sais pas vraiment si on peut dire qu’on sort ensemble… C’est… Compliqué et franchement pour l’instant je ne préfère pas trop me prendre la tête à essayer de trouver un qualificatif sur notre relation. Je fais juste au jour le jour, même si je ne pense franchement pas que cela débouchera sur quelque chose de bon, mais ça c’est pour le coup, quelque chose qui ne concerne que moi et uniquement moi. Pour autant, rassures-toi. Il n’essayera jamais, au grand jamais, de se comporter avec toi comme moi je me comporte avec toi. Il resterait toujours à la place qu’est la sienne, ça je m’en suis bien assurée. Oui, s’il devint ton tuteur, il agira sans doute de manière plus directive car ce sera son rôle. Pour autant, tant que je suis là, - et je ne compte aller nulle part -, je ne le laisserais jamais essayé de contrôler la moindre chose de ta vie. Je pense que si d’ailleurs tu lui demandes par toi-même, il te répondra la même chose que moi. Par contre, tu ne pourras sans doute pas attendre de lui qu’il ne veuille pas du tout sur toi. Tu es importante pour moi, alors par extension, tu es importante pour lui aussi. De la même manière que s’il arrivait quelque chose à Micka, j’essayerais d’aider Rose, même si cette dernière ne pouvait plus ne saquer. D’ailleurs, il fallait vraiment que je me décide à lui parler, et si possible, en présence de son frère. Nous devions aussi mettre les choses à plat et clairement plutôt que de nous battre. Je ne lui volerais jamais sa place, ni même son frère. Après je ne pouvais pas lui promettre de ne pas le faire souffrir, comme lui ne pourrait jamais en faire de même avec Lyra. Des histoires, lorsqu’elles mêlent des sentiments, font forcément plus compliquées que toutes les autres. Si même avec ma petite sœur j’avais une relation qui n’était pas franchement simple, ça voulait tout dire. Je m’arrêtais d’ailleurs sur un des mots qu’elle employa et lui répondis Je ne suis pas maman Lyra, et je ne le serais jamais. Je veux vraiment que ce soit clair. Je n’ai pas pris sa place et je ne veux pas la prendre. Tes souvenirs d’elle doivent rester intacts et indépendants de mon attitude. Je me suis comportée avec toi à la fois comme une sœur et à la fois comme une tutrice, ce n’est pas la même chose. Je ne t’ai jamais considéré comme une fille que j’aurais pu avoir un jour Lyra. Tu es ma petite sœur, sur qui j’ai promis de veiller. Pour ce qui a pu se passer entre eux et moi, cela doit rester également entre eux et moi et ne doivent pas entacher, encore une fois, les moments que tu as partagé avec eux. Nous avons tous nos tords dans l’histoire, et je suis désolée si j’ai pu te faire de la peine sans vraiment m’en rendre compte. Je ne voulais pas te blesser ma chérie. Je voulais juste… me préserver. Ca n’a pas non plus était facile pour moi tu sais d’accepter au départ ta présence. Tu étais, quelque part, ce qui a permis au mariage de nos parents de se maintenir, leur espoir que cela puisse marcher de nouveau entre eux. Ce n’est pas de ta faute s’ils ont ensuite merdé avec moi, et si je leur en veux. Ils ont fait ce qu’ils jugeaient bons de faire à ce moment là. J’avais vraiment du mal à parler de ça. Je détestais ce sujet là, mais si Lyra l’avait abordé, je me doutais bien que ce n’était pas pour rien. J’avais ressenti une bouffé de colère lorsqu’elle avait dit qu’elle n’avait pas vraiment le droit de parler de moi. Cela renforçait ce que je savais déjà : ils m’avaient complètement exclu de leur vie, pour vivre dans un cocon familial sans moi. C’était toujours aussi dur à encaisser maintenant qu’avant. Je pense d’ailleurs que jamais je ne pourrais ses blessures, et ne plus ressentir autant de souffrances en me remémorant le passé. J’enchainais, pour qu’elle ne se rende pas vraiment compte de mon état. La préserver, encore et toujours… Et pour ce qui est du reste, je ne veux pas que tu t’en fasses pour moi. Je sais ce que je fais Lyra et comment vivre ma vie Faux mais peu importe Et si un jour tu viens à partir, je serais contente de cela, contente que tu puisses te construire à ton tour en dehors de moi, que tu fondes ta propre famille, et que tu trouves le bonheur. Et quand cela arrivera je serais là pour t’aider, te conseiller et me tenir à tes côtés, comme toute autre sœur le ferait. même si je serais sans doute très seule. Je ne lui disais pas, mais l’idée qu’elle parte, qu’elle n’ait plus besoin de moi me faisait souffrir. J’avais trouvé en Lyra une famille mais je n’étais que sa sœur comme je venais de lui dire, pas sa mère. J’aurais de moins en moins d’importance dans son cœur de ce fait là, même si je savais qu’elle ne n’aimerait pas moins. C’était un point d’ailleurs qu’avait évoqué Micka avec moi. Je devais apprendre aussi petit à petit à la laisser vivre et penser à moi, à l’après, cet après dont justement, je me refusais d’imaginer. Parce qu’au final, je savais ce qui arriverait : je me retrouverais de nouveau seule. Mais toutes ses pensées, il était hors de question que ma sœur n’en sache ne serait-ce qu’un dixième, même si pour cela, je devrais lui mentir. Je m’étais pas ça, mais pour autant je savais où étaient mes priorités.








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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Ven 17 Jan - 10:54

Avant l'apocalypse, je parlais beaucoup avec ma soeur. J'avais toujours partagé ce genre de relations même au moment de ma crise d'adolescence (qui s'était estompée depuis quelques mois). Mais j'appréciais ces moments que j'avais, c'était comme si j'avais toujours une amie à la maison au final. Et c'était une bonne chose, pour moi j'avais toujours quelqu'un à qui parlait. Cependant depuis quelques temps, j'avais l'impression que l'on s'éloignait de plus en plus, elle prenait beaucoup plus de temps pour agir dans la ville que dans ma vie. Même si par extension, je me doutais que si elle faisait tout cela, c'était aussi indirectement pour moi. Et pour chacun des habitants bien évidemment. Nous ne pouvions pas chacun vivre en autarcie dans nos maisons repliés sans agir avec les gens autour de nous. Je ne pouvais pas vivre en autarcie sans agir avec le monde extérieur. Déjà que nous vivions en autarcie à l'intérieur de Louisville, nous évoluions de notre manière avec les événements qui nous tombaient sur la gueule jour après jour. Et encore depuis quelques jours ça allait mieux. J'avais l'impression que l'on sortait enfin la tête un peu de l'eau, même si ce n'était pas toujours évident de voir clair dans la situation où nous étions. Mathilda confirmait en tout cas que Mickaël ne viendrait me dicter ma conduite que quand il deviendrait mon tuteur légal, ce qui n'était pas demain la veille je m'en assurais. "Certes, oui. Non, enfin si. Mais je n'espère qu'il n'aura jamais à tenir ce rôle en tout cas. Et je pense qu'il voudra veiller sur moi, si vraiment il tient à moi. Mais, c'est juste que... Enfin je t'ai déjà évoqué mon point de vue. J'ai l'impression de tourner en rond. Mais tu m'as comprise ?" Se prendre les pieds dans le fil ? Ma spécialité. Je commençais à jouer avec mes cheveux, montrant mon incompréhension accentuée par la deuxième partie qui parlait d'un tout autre souci. La deuxième partie de notre discussion dépendait d'un tout autre problème que les problèmes relationnels que j'avais avec ma soeur et son copain. Surtout son copain. En parlant comme ça, j'avais vraiment l'impression d'être complètement closed-mind, comme je disais souvent. Fermé d'esprit pour les fervents défenseurs de la langue de Molière. "Je valide leurs comportements envers moi. Enfin, mais je ne comprend pas pourquoi je n'avais pas le droit de t'évoquer. Tu étais malade tu ne reviendras pas, voilà ce qu'on m'avait dit quand j'étais petite. Ce n'était pas facile dans mon esprit, et je peux bien comprendre que le fait que je débarque à l'âge que tu avais n'était pas facile. Mais parfois, je me dis que... Ils sont partis trop tôt et que j'étais bien trop jeune pour comprendre les choses et qu'aujourd'hui c'est trop tard pour les comprendre. Tu me diras que ça ne me concerne pas, certes, ce sont vos histoires. Mais indépendamment de vos volontés à toi, à papa et à maman, ça a eut un impact aussi sur ma façon de voir les choses. J'avais 7 ans ? Je ne sais plus, je n'étais pas stupide, mais un peu trop jeune."


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Lun 27 Jan - 22:59

The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood


Je rigolais quand Lyra s’emmêla elle-même les pinceaux. C’était drole de la voir essayer de se dépatouiller, de me faire comprendre quelque chose que j’avais déjà saisie. Ce n’était pas pour me moquer, c’était juste que c’était drôle qu’elle n’arrive pas vraiment à s’exprimer. Et surtout… c’était peu commun. Dans le sens je dis ce que je pense, elle était la Reine, et me détrônait largement vu qu’elle n’avait pas encore cette réserve que l’on gagne en devenant un adulte responsable. Son insouciances guidaient pas mal son caractère et j’espérais vraiment que cela durerait encore longtemps, même si peu à peu je le voyais sombrer. Je ne pouvais pas la sauver de tout, je me faisais à cette raison, doucement mais surement J’ai compris tant fait pas. Tout comme toi tu m’as comprise concernant Mickaël Pas besoin de s’attarder plus de temps que ça sur le sujet. Nous avions fait le tour de la question et tant qu’elle n’avait pas pu discuter avec lui, elle ne pouvait pas émettre vraiment de jugement. Elle orienta le sujet sur un thème que je détestais, mais sur lequel j’acceptais de discuter avec elle uniquement parce qu’elle, elle en avait besoin même si moi, ça me faisait un mal fou. Je ne lui montrais pas l’effet de ses paroles, même si elle pouvait un peu s’en douter sans prendre conscience de l’étendue des « dégâts » que cela allait me faire. Tant pis pour moi. Ca me donnerait juste encore moins envie d’en parler. Ma gamine avait besoin de ça, d’évoquer ses parents qu’elle avait vraiment aimé, même si, plus elle grandissait, plus elle se rendait compte qu’ils avaient plus d’une fois merdé. Malgré tout, elle ne les jugeait pas, ni ne me jugeais moi. Elle était trop maline pour ça. Je vous l’ai dit, j’ai oublié de la rendre bête en l’élevant. Malade ?... Pourquoi pas. On peut voir les choses… Comme ça. Malade, comme s’ils n’y étaient pour rien, comme si ce n’était pas eux qui avaient décidé de me laisser. Comment avaient-ils pu. Je me retenais de serrer mon poing, faisant preuve d’un calme surprenant au vu de la situation. Mais tu n’aurais rien pu faire Lyra, même avec la meilleure volonté du monde. Oui, tes parents sont partis trop tôt de ta vie et je le regrette pour toi. Mais dis-toi que tu as pu avoir un père et une mère pendant plusieurs années de ta vie. C’était injuste de les enterrer si tôt et de ne pas en profiter plus. Mais au moins, ils étaient là et ils t’aimaient plus que tout. Tu étais leur trésor, et il n’était pas concevable qu’ils ne te laissent pas tout ce qu’il possédait Je me faisais rassurante pour elle. Car intérieurement je bouillonnais de rage. Je ne pouvais pas lui dire que moi j’avais grandi sans père, et que quand il était revenu, on m’avait éjecté parce que je n’avais pas été la petite fille parfaite qu’elle avait été ; qu’ils m’avaient déshérités, reniés, et traité comme si j’étais une étrangère qu’ils n’avaient jamais rencontrés. Tout ça je devais le garder pour moi. Et sentant la pente devenir de plus en plus savonneuses, je me relevais et lui tendis ma main. Nous ferions mieux de rentrer avant de tomber malade.








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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   Lun 3 Fév - 14:25

Je me doutais bien que mes parents m’avaient menti pendant un bon de temps quand j’étais jeune, mais voilà le problème c’était que j’étais trop jeune. Ma sœur et moi on parlait très rarement de cette situation que j’avais eue. J’étais la chouchoute de mon père, je le savais, j’avais bien compris ça quand j’étais petite, c’était quelque chose de basique, j’étais celle qu’il avait eu quand il était à la maison. Alors qu’il n’était pas très présent au moment de l’enfance de Mathilda, donc forcément ce n’était pas très facile de son côté. J’étais juste la petite qui avait un peu foutu le bordel dans l’ensemble du noyau familial d’une certaine manière, je savais parfaitement que Mathilda ne m’en voulait pas à moi mais à mes parents. Je ne voulais pas me poser en victime, mais j’avais vécu tellement cela d’un regard extérieur, celle à qui on n’en parle pas, mais à qui on fait quand même un peu subir le truc indirectement. Sans le vouloir bien sur, mais bon, les choses étaient ce qu’elles étaient et je ne pouvais pas nier l’idée d’ensemble. Le sujet Mickaël était en tout cas désormais clos et bientôt il ferait nuit, nous ne tarderons pas à rentrer pour que l’on puisse se poser au chaud à la maison et en sécurité plutôt que de rester dehors à l’œil de tous les dangers. Ce n’était pas une solution non plus. Je l’écoutais pourtant sur la suite de notre conversation qui se voulait tout de même intéressante, c’était je pense une des premières fois que je la forçais vraiment à en parler, parce que oui, j’avais besoin de réponses. Les réponses que l’on ne m’avait pas données pendant des années, que l’on passait sous silence. Et que moi, je n’osais pas demander. Parce que ce n’était pas mes affaires. Il n’y avait que récemment que je me rendais compte que ça m’affectait aussi cette idée bizarre. « Oui tu as raison. La vie est juste, injuste ! C’est tout, c’est la seule chose que j’ai du mal à accepter » Elle me tendait la main que l’on y aille, je lui souris l’attrapant. « Oui tu as raison, il va faire nuit prochainement »


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MessageSujet: Re: The faith makes grow up a man, the fear makes him back in the childhood[Livre I - Terminé]   



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