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MessageSujet: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 16 Oct - 15:42



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évidant que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup.

Emmanuel, Mickaël, Antonin et Natalya
ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une Station-service hors d’usage. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement la russe s’est rappelée des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.



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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Ven 18 Oct - 14:46

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



J'avais maintenant l'impression que cela faisait des heures que je tournais en rond dans la maison qui me servait de logement pour le moment ! Cet hébergement gratuit allait peut-être bientôt prendre fin. Voilà pourquoi je n'avais pas vraiment bien dormi et que je m'étais réveillé aux alentours de trois heures du matin ! En effet, j'avais entendu certaines rumeurs qui disaient que la propriétaire de la maison, Emy Renault, était toujours en vie et qui plus est en ville ! Il fallait donc à tout prix que je sache si cela était vrai ou non car il était impensable que je continue à vivre dans cette maison au détriment de sa propriétaire. Le mieux à faire était donc que j'aille me renseigner à la mairie. J'espérais que si toute cette histoire était vraie cela ne faisait que très peu de temps que Mademoiselle Renault était revenue !
J'avais donc fait mes projets pour la journée à venir... Aller courir, me rendre à la mairie et passer voir si je pouvais commencer le plus vite possible à la clinique. Si je devais quitter mon abri, il me faudrait sûrement prendre une chambre à l'hôtel et donc il me fallait des revenus ! Je jetais un coup d'œil à la montre pour constater qu'il était à peine cinq heure trente... J'aurais volontiers été courir à cette heure matinale mais c'était impossible ! J'avais donc saisi le premier livre qui m'était tombé sous la main et avait commencer à lire l'histoire d'un tueur en série... Le livre était plutôt intéressant et je ne vis pas filer les minutes ! Lorsque j'émergeais, il était sept heures passées et je pus enfin aller courir. Une fois dehors, je constatais que les nuages noirs qui s'amoncelaient au-dessus de ma tête étaient encore plus nombreux que ces derniers jours. Cela me fit soupirer mais j'allais tout de même courir !
Le temps passa et je ne savais pas combien de temps j'avais couru lorsque je rentrais me changer... Il fallait maintenant que je tire toute cette histoire de revenante au clair ! Il m'avait à peine fallu une dizaine de minutes pour me retrouver dehors et prendre la direction de la mairie. Le trajet ne serait pas long car personne ne m'interpellerait pour me dire bonjour. Aux yeux de pas mal de monde je n'étais qu'un réfugié, un squatteur ou un parasite ! Cela dépendait... Mais je n'étais pas le bienvenu et ça, c'était clair !

Je traçais donc ma route sans réellement prêté attention aux personnes qui m'entouraient... J'arrivais au niveau de station-service lorsqu'un éclair me fit m'arrêter et lever la tête ! Je savais que ces nuages ne présageait rien de bon... Je hâtais alors le pas sans sentir les premières gouttes de pluie mais j'entendis clairement la jeune femme nous sommer de nous mettre à l'abri. Je me tournais en direction de la voix pour découvrir une brune au niveau de l'entrée de la station-service. Ne cherchant pas vraiment à comprendre, j'obtempérais et entrais à l'intérieur des locaux. Je sentais d'ores et déjà que cette journée allait être longue, très longue ! Très vite, nous fûmes rejoint par deux autres personnes... Deux hommes ! Je ne les connaissais pas et il en allait de même pour la femme qui avait attiré mon attention et fait venir ici.
Je ne leur prêtais pas vraiment attention et cherchais dans ma mémoire le pourquoi du comment il avait fallu se mettre à l'abri. Cela me revint enfin ! Les risques de radioactivité au niveau de l'eau de pluie était très importants, trop dangereux pour s'exposer à cette dernière. La brune avait eu un bon réflexe ! Je posais mon regard sur elle avant de lui adresser la parole...



- C'est un bon réflexe que vous avez eu... Merci ! D'avoir prévenu, dis-je simplement.


Je me tournais ensuite vers la baie vitrée et observait l'extérieur. Où est-ce qu'Alexandre pouvait bien se trouver ? J'espérais qu'il avait pu se mettre à l'abri et qu'il ne ferait pas le con ! Enfin, il n'allait pas jouer avec sa propre vie et aller se balader dehors ? Cette question me fit tiquer... Je faisais allusion à mon cadet là ! Et il n'avait aucune logique et pour ce qui était de se mettre en danger... Il était doué !
Le pire c'est que la pluie fine se transformait en véritable averse et que cela ne semblait pas près de se calmer. Toujours planté devant la baie vitrée, j'enrageais intérieurement...



- Quelle merde ! murmurais-je.




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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Sam 19 Oct - 10:32

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Bon voilà, en fait dès que je me déplace pour fouiner du côté des carcasses de bagnole, il se passe un truc improbable. La dernière fois, j’ai atterri sur un champ de bataille et cette fois-ci ? Bah apparemment, un orage a décidé d’emmerder le peuple. J’ai passé quelques heures à chipoter aux voitures abandonnées, à les démonter en veillant à surveiller mes avants et arrières. Entre les militaires d’en face et les nôtres, il y a de quoi finir parano.  Les pièces au garage commencent à manquer et je n’ai rien trouvé de plus intelligent que ça pour le moment. Quand j’en ai marre de me tuer la rétine et le dos au milieu de ce cimetière métallique, je fais marche arrière pour retourner vers Louisville. J’ai plus vraiment eu l’occasion de parler avec Mathie depuis sept jours. Enfin, du moins, pas des choses « essentielles » et c’est peut-être mieux comme ça. Prendre de la distance s’avère être une bonne solution – nerveusement parlant. Je cesse ma rêverie en reprenant la route avec mon maigre butin. Au bout d’un certain temps, je réalise que le ciel s’est soudainement chargé de nuages épais et impressionnants. Merde. Il va pleuvoir et pas qu’un peu. Mon premier réflexe, c’est de courir comme un dératé jusqu’à la station-service proche quand les premières gouttes chutent au sol. Et c’est bien ma veine de tomber sur trois pecnots qui ne viennent même pas d’ici au même endroit. Bah tiens, ils faisaient quoi dans le coin ? Un piquenique entre étrangers ? Cette journée se révèle encore mémorable décidemment. Je me dis que ça devrait vite passer, non ? J’observe l’ondée et grimace. Ou pas hein, ou pas. Quand je commence à atteindre le lieu convoité, la gonzesse arrive à pénétrer dans la station. Mouais, elle a pas tort. Autant pas finir trempé. J’observe l’un des gars entrer alors que je viens d’arriver. Je me retourne une dernière fois pour constater que le grand abruti au regard hagard reste là, le nez en l’air. Encore un débile de plus.

Un débile qui me fait franchement pitié et vu qu’ils nous attendent en tenant la porte les autres, j’hurle à son attention. « Qu’est-ce tu fous ? » Je lui laisse pas le temps de réagir et l’attrape par le col avant de le traîner de force à l’intérieur, en l’étranglant un petit peu peut-être dans la manœuvre. On a pas le temps de jouer avec les idiots du village. Je le relâche une fois à couvert et referme derrière nous. Avoir prévenu ? Réflexe ? Putain qu’est-ce que j’ai raté moi encore.  Déjà vaguement irrité par tout ça, je balance un « Qu’est-ce qui se passe ici ? » suivi d’un regard peu amène vers le mec qui s’est exprimé. Bloqué avec des réfugiés… Quelle situation de merde en effet. Il m’ôte les mots de la bouche ce petit. Je reviens poser mon attention sur la nana. J’ai l’impression de l’avoir déjà vu mais c’est sûrement le cas, je l’ai peut-être croisée dans la rue quelques fois. Allez savoir ! « Vous avez fait comment pour entrer ? Je croyais que c’était verrouillé ! » Suspicieux ? Y a de quoi l’être avec ces fichus étrangers. Si elle a réussi à pénétrer ici, c’est qu’elle est douée pour entrer par effraction. Toujours se méfier de ces gens avec leurs mauvaises intentions, ils veulent vraiment tout nous piquer.  En attendant d’obtenir des réponses, je fais le tour des environs. J’ai besoin de bouger parce que tout ça m’énerve. Je m’arrête un instant pour voir où en est l’averse. De pire en pire. Heureusement qu’on est pas resté dehors à se les geler. Je me retourne vers le trio d’enfer pour les détailler. J’en connais pas un seul de nom. C’est suffisant-, largement suffisant pour rester méfiant le temps que durera le déluge. Je pose mon sac à terre et m’accole au mur, les bras croisés sur la poitrine. Cette fois-ci, j’ai au moins eu l’intelligence d’emporter un flingue. Bon réflexe pour le coup.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mar 22 Oct - 8:13

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]




« Qu’est-ce tu fous ? »

Qu’est ce que je fous ? La voix du mec, assez mécontente visiblement, me tira de mes pensées. De quoi ? Qu’est ce que je fous ? Je ne comprenais pas son interrogation, et avant que j’aie pu la comprendre, je me retrouvai dans une station service avec trois autres personnes. La pluie que je regardais posément quelques minutes plutôt avait laissé des traces dans mes cheveux que tombaient, mouillés, dans ma nuque, les gouttes d’eau maculant mon sweat un peu partout sans toucher ma peau. Je fis un tour sur moi-même, pour observer la pièce dans laquelle nous nous étions tous échoués.
Que faisions-nous tous ici ?
J’observai le mec qui m’avait forcé à entrer dans la station service, m’étranglant à moitié d’ailleurs, et je  cherchai à voir où je l’avais déjà rencontré. Si je l’avais déjà rencontré, d’ailleurs. Ma mémoire n’était pas une mémoire de compétition. Elle était égale à moi-même, avec des hauts et des bas. C’était drôle de voir que je pouvais être très attentif par moment, et totalement dans la lune quelques secondes plus tard. De la même manière, je pouvais retenir des détails, mais oublier ce que j’avais mangé la veille. Ce n’était pas une question de mauvaise volonté, non, c’était simplement lié à ma concentration à un moment donné. Et j’étais quelqu’un qui avait, par moment, du mal à se concentrer. Bref. Je ne connaissais pas celui qui m’avait traîné de force dans cet endroit. Je ne connaissais pas non plus les deux autres personnes enfermées avec nous. Ah. Si. L’autre homme, avec une légère barbe, je le connaissais. Ou du moins, je l’avais déjà vu, tourner autour de l’hôtel de ville. Un réfugié, lui aussi ? Je l’ignorai. Dans tous les cas, à cet instant, nous étions tous des réfugiés. Nous avions fui la pluie, phénomène météorologique des plus courants en Europe.
Que faisions-nous tous ici ?
Je murmurai un rapide « Bonjour » avant de secouer la tête pour en faire partir les gouttelettes prises au piège dans mes fins cheveux châtains. Une évidence me frappa de plein fouet, alors que j’essayai de voir ce que nous allions pouvoir faire. Il n’y avait pas de militaires avec nous. je n’avais parlé à personne de mon altercation avec le militaire, à l’hôtel de ville. Il m’avait dit de ne pas en parler, et j’avais parfaitement assimilé ce concept. Ne pas en parler. Pas même à Louise. Je ne lui en avais rien dit, je n’avais pas menti en disant que je m’étais perdu, et que je n’avais pas trouvé le bureau que je cherchai. Et depuis, j’évitais l’hôtel de ville comme la peste, ou peu s’en fallait. J’étais retourné aux abords de la forêt, pour prêter mes muscles et mes connaissances à ceux qui coupaient du bois, et maintenant j’avais décidé d’y aller tous les jours, sans passer par la case hôtel de ville. J’avais peur de recroiser celui qui m’avait menacé. Je lui trouvais sans difficulté un bon nombre de raison pour justifier son comportement, mais… j’avais peur de lui, aussi. Il n’y avait pas de militaire avec nous. Etrangement, ça me perturbait légèrement. Parce qu’il m’avait dit qu’il allait m’avoir à l’œil, que j’allais avoir une ombre, que je n’allais rien pouvoir faire sans qu’il ne me voie. Et là, j’étais seul. J’avais la désagréable impression de désobéir à quelque chose qui n’était pas un ordre, et ce n’était pas pour me plaire. Après tout… je n’aimais pas faire du tort à qui que ce fusse, et là, le militaire risquait d’être mécontent. De moi, de ceux qui étaient censés m’avoir à l’œil. Je me tournai vers celui qui m’avait amené là de force.

« Je crois qu’il faut que j’aille dehors. On doit me chercher. »

On. Louise, les militaires, Arthur. Je jetai un regard à la fenêtre qui nous donnait une vision parfaite du déluge à l’extérieur. J’allais être mouillé. J’haussai mentalement les épaules : j’avais bien plus que l’habitude d’être mouillé. J’avais l’habitude souffrir toutes les taquineries de la nature, jusqu’aux tremblements de terre qui ravissaient temps mes parents. Ce n’était pas une sensation agréable que d’être trempé jusqu’aux os, mais j’avais un sweat, et j’avais un pantalon épais. Et puis, si j’étais mouillé, j’allais sécher, tout simplement. La pluie n’avait jamais tué après tout. En dehors des pluies acides, à la rigueur, ou des pluies diluviennes qui entraînaient des inondations.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mar 22 Oct - 16:50

La tempête approche.


Lorsque le vent s’était levé et le ciel s’était assombris, j’avais couru vers l’endroit le plus proche de moi. Je remerciais mon entrainement silencieusement alors que je me mettais à couvert juste au bon moment, avant de me retrouver sous la pluie qui tombait à grosses goute. Retirant ma veste, je l’avais enroulé autour de ma main, et de mon avant-bras, et j’avais cassé le carreau juste au-dessus de la serrure pour ouvrir la porte et m’engouffrer dans un endroit bien au sec. Virant mes chaussures qui avaient été légèrement mouillées le temps que je rentre, je les balançais dehors, en prenant soin de ne pas être touchée par la pluie. Pourquoi ? Elle pouvait être radioactive. Je m’étais renseignée dès mon arrivée et je savais que Louisville n’avait pas vraiment connu d’épisode de tempête ou de pluie intense. C’était un problème, un gros problème, qui finalement allait être dissipée plus vite que je ne le pensais. Alors que je refermais la porte derrière moi, je vis des silhouettes au loin. Un instant j’hésitais à les prévenir, à partager mon abris de fortune avec eux. Après tout, pourquoi devrais-je me mettre en danger pour eux ? Et face à la réponse la plus évidente, je décidais de leur crier Vite ! Dépêchez-vous de rentrer et de vous mettre à l’abri, tout en m’écartant de la porte pour les laisser passer. Trois personnes s’engouffrèrent, trois hommes, dont un que je connaissais pour ne pas être très futé. Le « copain pas copain » de Fontaine, celle à surveiller. Un garagiste assez populaire auprès des habitants, fils de l’ancien maire de la ville. Un allié de poids si je pouvais me le mettre dans la poche…

Si je les avais laissé rentrer, je m’étais écartée d’eux, et de la porte, par laquelle la pluie commençait à elle aussi s’engouffrer. Ils semblaient tous un peu perdus, un peu confus par ce qui était en train de se produire. Ils ne devaient pas se rendre compte du danger qu’ils pouvaient courir et leurs propos confirmèrent ce que je pensais. Si j’avais répondu d’un vague signe de tête au merci d’un des trois hommes, j’avais ignoré la question de Blanchet sur la manière dont j’étais entrée. C’était plus qu’évident après tout. Lorsque le troisième émit l’hypothèse de partir je lui fis tout de suite non de la tête des bras, tout en lui expliquant, avec mon bel accent russe à couper au couteau Je crains que vous n’ayez pas conscience du danger dehors. La pluie peut-être… радиоактивный… Comment dire… « Radioactive » J’avais prononcé ce dernier mot en anglais. Je le connaissais en français, mais cela aurait été suspect de connaitre un telle terme, ainsi avais-je bafouée, cherchée mes mots, avant de le prononcer en anglais. Vous n’avez pas vu cela à l’école ? Il faut enlever ce qui est mouillé, et se laver la peau. Je remerciais mon pays pour instruire ses citoyens à des toutes possibilités d’attaques lors de quelques journées à thème dans les établissements scolaires. Quelqu’un connait-il le lieu ? Il faut aller dans une pièce isolée, et laisser vos vêtements mouillées ici. Il faut que vous vous laviez c’est important pour votre santé J’interrogeais les habitants en face de moi, ne connaissant pas le lieu et essayant de ne pas me montrer trop directives non plus. Je devais passer pour une civile, certes instruite, mais pour une civile russe étrangère quand même



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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 23 Oct - 17:21



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évidant que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Emmanuel, Mickaël, Antonin et Natalya ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une Station-service hors d’usage. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement la russe s’est rappelée des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Concernant ce nouvel ordre de passage, vous avez tous une semaine pour répondre :) Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte What a Face Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois :)
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Jeu 24 Oct - 20:22

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Après mettre plaint dans un murmure j’avais délaissé ma contemplation de l’extérieur pour adresser un signe de tête amical à l’homme qui venait de dire bonjour. Les gens poli se faisait rare alors autant en profiter… Et puis si mes souvenirs étaient justes, je l’avais déjà aperçu mais je ne savais plus trop où… Cependant, je ne prenais pas la peine d’y réfléchir car l’autre homme avait pris la parole pour poser une question débile d’un air suspicieux. Je le dévisageais et je me rendais compte que je l’avais déjà croisé à de nombreuses reprises mais il ne faisait pas parti des gens amicaux… A croire qu’un bonjour allait lui écorché la gu#ule !
La femme qui avait réussi à nous faire entrer ne répondit rien et c’est pourquoi je choisissais de le faire moi ! Le ton du brun avait été trop méfiant pour que je laisse passer ça… Après tout, c’était mieux ainsi non ?! Mais il préférait peut-être affronter cette pluie qui risquait d’être radioactive à souhait ! Sans le lâcher du regard je m’adressais alors d’un ton calme mais glacial…



- Comme si c’était important… Le principal c’est que nous soyons à l’abri non ?!


Abandonnant du regard ce débile qui devait sûrement faire parti des personnes qui ne supportaient pas les réfugiés, je me mis à observer les lieux… Au même moment, le gars qui nous avait salué à son arrivée annonça qu’il allait devoir sortir. Je me tournais dans sa direction surpris ! Il était fou ? Avec les trombes d’eau qui tombaient dehors pourquoi voulait-il quitter notre abri ? J’allais lui déconseiller de mettre en application ce qu’il venait de dire mais la femme fut plus rapide que moi ! Elle chercha ensuite un mot qu’elle prononça en ce qui me sembla être du russe puis en anglais ! J’acquiesçais d’une sign de tête en disant simplement « Ouais, cette fichue pluie doit être radioactive » J’ôtais d’ailleurs ma veste qui avait reçu quelques gouttes seulement.
Au même moment, l’étrangère reprit la parole pour savoir ce que l’on avait appris à l’école… Il fallait que nous enlevions nos habits mouillés, que nous nous lavions le visage et que nous nous mettions à l’abri dans une pièce isolée. Pour ma part, je n’avais pas été de trop arrosé par la pluie et avait reçu quelques gouttes seulement. Une chance mais je vérifiais tout de même les vêtements que je portais en déclarant



- Non, on n’apprend pas ce genre de chose à l’école… Mais les programmes vont sûrement changer maintenant que tout est différent.


Pour ce qui était de la pièce isolée, je tournais sur moi-même pour voir plusieurs portes. Certaines indiquaient les toilettes et deux autres portaient la mention « privé ». Une devait donner sur un bureau et l’autre sur un stock ou un truc dans le genre et surtout sans fenêtre ! Du moins c’est ce qui me semblait le plus logique… Je prenais donc la direction de la première porte passant tout près du brun que je n’appréciais guère.


- Il doit y avoir une pièce de stockage entre ces deux là, déclarais-je en indiquant les portes. Ce serait pas mal une pièce sans fenêtre pour s’isoler.


Surtout que le vent soufflait fortement et que la pluie ne se calmait absolument pas ! J’arrivais devant la première porte et je tournais la poignée de cette dernière en me demandant ce que j’allais trouver derrière. Cependant, je jetais un nouveau coup d’œil au brun en me remémorant les paroles de mon frangin... « Tu es Mickaël si je ne me trompe pas ? »




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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Ven 25 Oct - 8:07

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]




Lorsque j’émis l’idée de ressortir, en fait ce n’était pas seulement une idée, mais un besoin et une obligation que je ne pouvais ignorer, les autres réagirent. Une femme surtout, qui m’expliqua avec un accent russe bien marqué pourquoi je ne pouvais pas franchir le pas de la porte :

Je crains que vous n’ayez pas conscience du danger dehors. La pluie peut-être… радиоактивный… Comment dire… « Radioactive » Vous n’avez pas vu cela à l’école ? Il faut enlever ce qui est mouillé, et se laver la peau. Quelqu’un connait-il le lieu ? Il faut aller dans une pièce isolée, et laisser vos vêtements mouillées ici. Il faut que vous vous laviez c’est important pour votre santé

Avais-je bien tout entendu, tout compris ? Le sentiment de soulagement en entendant une langue étrangère, en entendant ma langue maternelle, fut indescriptible. J’avais beau parler aussi bien français et espagnol qu’anglais, c’était toujours agréable d’entendre sa langue. Sa langue à soi, même si elle était teintée (incroyablement peu d’ailleurs) d’un accent étranger. Même si ce n’était qu’un mot. Je bondis sur l’occasion, revenant en arrière, coupant presque la parole à celui qui avait déjà parlé une fois. - Non, on n’apprend pas ce genre de chose à l’école… Mais les programmes vont sûrement changer maintenant que tout est diffé…

« Serious, do you speak english ? », m’exclamai-je dans ma langue maternelle. Elle parlait anglais, vraiment ? Elle n’était clairement pas française, et ce simple fait me soulagea. Je n’étais donc pas le seul étranger, même si je ne l’étais qu’à demi, en ville. Sauf qu’elle n’était très clairement pas anglaise. Je fronçais les sourcils, pour me souvenir de mes restes russes, avant de reprendre, hésitant dans un premier temps puis assurant de plus en plus mon accent, dans la langue de Tolstoï. « О, ты русский, вы, вероятно, предпочитают русский язык. Вы не можете знать, сколько я рад встретиться с другим иностранцем. » Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux de rencontrer un autre étranger.

J’avais passé deux ans en Russie, pour mes premières années scolarisés et j’avais appris la langue du pays, la raffermissant quatre ans après avec les cours particuliers donnés par Lilie. Je ne parlais pas russe couramment, loin de là, mais mon enfance de globetrotteur m’avait formé l’oreille aux autres langues, et j’avais d’excellents restes de nombreuses langues. Généralement, surtout pour le russe et le portugais en fait, il ne me fallait que peu de temps pour reprendre mes marques. Je n’allais pas jusqu’à penser dans ces langues, mais j’avais un excellent niveau pour quelqu’un qui ne les avait pas étudiées à l’école. En fait, j’avais appris à la dure, et le fait d’avoir parlé russe même après mon départ du pays avait bien affermi cette langue dans ma mémoire. Je n’avais pas un don pour les langues, c’était une capacité que j’avais acquise à la dure par mes multiples voyages. S’adapter vite, intégrer tout aussi rapidement les bases de la langue du pays hôte… c’étaient des réflexes qui ne m’avaient jamais quitté puisque j’avais grandi avec. Je m’aperçus un peu tard que les deux autres hommes coincés dans la pièce ne parlaient très certainement pas russe. Il valait mieux ne pas s’afficher comme étranger m’avait dit Arthur. J’avais compris l’utilité de son conseil lorsque je m’étais heurté au militaire, et je venais de l’oublier. Encore une fois. Qu’avait elle demandé ? Je suivis du regard les autres, avant d’ôter mon sweat, me souvenant de ce qu’elle avait dit. D’ailleurs, à nouveau, je repensais à mes deux années dans le froid sibérien.
« Excusez moi, vous avez appris ça en quelle classe, en Russie ? Parce que j’y ai vécu deux ans, il y a de cela quelques années, et nous n’avons jamais rien appris de tel. Je ne pensais pas que les risques d’attaque nucléaire avaient grandi depuis, au point qu’il y ait des formations de prévention. »

Je me souvenais rapidement des formations pour les avalanches, les risques de tempête de neige et autres glissements de terrain les années où la pellicule blanche n’en était plus vraiment une, mais bien un large manteau posé sur les épaules de la Russie, mais rien sur les attaques et risques nucléaires. Après, aussi, ma mémoire pouvait me faire défaut, ce n’était en rien un risque négligeable.

- Il doit y avoir une pièce de stockage entre ces deux là. Ce serait pas mal une pièce sans fenêtre pour s’isoler.

Je regardai l’homme qui venait de parler, et enhardi par la découverte d’une autre étrangère à Louisville et dans la pièce, je me hasardai à prendre une nouvelle fois la parole, après avoir séché mes cheveux à l’aide de mon sweat et avoir posé ledit vêtement dans un coin de la pièce.

« Qu’est ce que vous cherchez ? »


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 30 Oct - 15:00

La tempête approche.


J’avais beau commencer à connaitre la société française, je restais étonnée par leur méconnaissance on ne peut plus importante. En dehors de leur cocon douillet, fait de Télévision, de téléphone portable ou d’internet, ils ne connaissaient rien. Ni à la vie, ni même à les bases même de toute existence. Sans les militaires, ils ne seraient pas capables de survivre plus de deux jours tout seul. Malgré leur situation actuelle, ils ne cherchaient pas à en savoir plus, à essayer de se débrouiller seuls. Ils dépendaient plus qu’ils n’en avaient conscience des autres et c’était un véritable problème dans leur cas. Ils ne pourront pas compter indéfiniment sur une assistance extérieure et un jour, ils devront faire face tout seul. Entre les Louisvillois et les réfugiés, je donnais ma main à couper que les seconds pourraient survivre plus longtemps que les premiers. Après tout, ils avaient connus l’adversité, la dure réalité de ce nouveau monde. Ils s’étaient battus pour arriver à trouver un endroit sûre, même s’il ne l’était que temporairement. Ils avaient dû parcourir de nombreux kilomètres, ressentir la faim leur tiraillant les entrailles, la soif les rendant de plus en plus faible. Ils avaient connu la grâce, la poussière, la mort, le sang. Quant était-il des pauvres petits villageois ? Eux avaient toujours eu leur maison, leurs affaires personnelles, de la nourriture et de l’eau pour les sustenter. Ils n’avaient manqué de rien, ou alors avaient vu juste leur dose quotidienne de calorie diminuer. Le pire c’était qu’ils osaient se plaindre… Pauvres petits civils.

Je reportais mon attention sur les hommes que j’avais choisi d’aider, ou lieu d’abandonner à leur triste sort. Je les mettais un peu au courant de la situation sans trop en dire pour ne pas paraitre trop suspecte. Je ne faisais que répéter ce que j’avais appris pendant ma « vie civile », gardant le reste sous silence. Après tout ce n’était pas le moment de me montrer telle que j’étais réellement. Je me tournais d’ailleurs vers le premier homme qui prit la parole, et lui fit un signe affirmatif de la tête. Oui. Il faut un abris. puis me détourna de lui quand il s’adressa au louisvillois. Je parcourais la pièce du regard, essayant de repérer ce qui pourrait éventuellement me servir lorsque l’on s’adressa à moi en anglais. Ah, finalement je n’étais pas la seule étrangère. Et je souris lorsqu’il essaya de parler russe. Finalement j’avais peut-être bien fait de les tirer de leur mauvais pas. « Je parle beaucoup mieux le français que l’anglais, mais oui, je connais un peu cette langue. Comme la plupart des personnes dans ce monde. » Je suis plus étonnée que quelqu’un parle ma langue Je lui avais répondu dans un anglais un peu approximatif. Ce n’était pas le moment de mettre en avant ma maitrise des différentes langues. J’avais d’ailleurs écorché quelques mots avec un accent très prononcé. J’étais sensée être une ancienne athlète reconverti en professeur de sport et non pas une enseignante de langue étrangère. J’arquais un sourcil lorsqu’il me questionna. Encore et toujours des questions pas vrai Je n’étais pas pour autant déconcertée. Je vous l’ai dis, je m’inspire toujours de ma vraie vie, et de mes vraies expériences lorsque je suis sous couverture. C’est le meilleur moyen de ne pas s’emmêler les pinceaux. Offensée, je lui dis Ais-je l’air si suspecte que cela à vos yeux ? En 8ième année en cours de sciences. Et il y a trois mois, lors d’une semaine à thème dans l’établissement dans lequel j’exerce. Maintenant si vous en avez fini avec vos questions, j’aimerais me mettre à l’abri. Je gardais un air vexé, alors que je m’éloignais de lui. Je pris la peine de fouiller dans les rayons, à la recherche de choses utiles pour les prochaines minutes, voir heures, voir jours. Hors de questions que je me risque à sortir par un temps pareil, ni même que je meurs dans cet endroit. Je ne savais pas encore ce que je pouvais trouver dans un tel endroit, pour autant, je ne me privais pas de chercher.



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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 30 Oct - 16:41

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Ok. Je confirme que je suis vraiment dans une merde pas possible, coincé avec emmerdeur, nana louche et débile du coin. Quand le premier se met à me faire à demi la morale, je ricane directement. « C’est peut-être pas ton problème de savoir si t’es enfermé avec une criminelle. Mais moi, c’est le mien. » Crétin. Il serait du genre à tendre sa joue pour qu’on le frappe. Ah les gens naïfs, ils me saoulent. La gonzesse a ignoré ma question ce qui amplifie ma suspicion à son égard. Une russe apparemment. Super. Une vraie étrangère, c’est pire que les réfugiés. Mon animosité s’efface l’espace d’un instant quand ils nous expliquent que la pluie est apparemment radioactive. Je remets en doute bien entendu leurs dires. Toujours se méfier de ce que le premier venu raconte. Je les regarde à tour de rôle. « Vous êtes en train de nous dire qu’on va être irradié là ? Comment ça se fait qu’on est pas au courant de ça hein ? Pas de séance d’infos à la mairie ? Alors que c’est prévisible depuis le début de la guerre ? » Ca me semble aberrant quand même. Je fronce toujours plus durement les sourcils. Mathilda m’en aurait parlé, non ? Ou j’ai oublié ? Non, définitivement, ça me semble louche.

Ma méfiance triple quand le grand benêt – non seulement se range dans la catégorie des immigrés – annonce qu’il n’a pas appris ça lui en Russie. Quoi ils ont fait un débarquement en masse là ? ‘Tain, je suis vraiment dans la merde là. En tout cas, je les ai à l’œil. Après il me semble tellement à la masse, que c’est possible qu’elle ait vraiment appris ça. Qu’est-ce que ce que j’en sais ce qu’on apprend dans ce pays hein ? Peu importe. Enfin ouais et non. Je reste sur mes gardes, c’est tout. Elle se casse en faisant la vexée. Ah punaise, les gonzesses ! Je vous jure ! Je fais pas comme eux, je garde mes fringues. Moi, je crois pas leurs histoires. L’autre mec revient me parler quand je me décolle du mur. « Ouais, comment tu me connais ? Je pense pas t’avoir déjà rencontré ! » Je roule des épaules pour me calmer un peu parce que si je m’écoute, je crois que j’en tuerai un. Enfin, tuer… Disons amocher. Je suis sur les nerfs. Je crie en direction de la nana qui fouine dans tous les coins. « Ca a déjà été pillé, je vous signale ! Pas la peine d’espérer ! » Je soupire lourdement avant d’ajouter sarcastiquement. « Et quoi donc, dans l’hypothèse que c’est radioactif, on est pas déjà tous foutu là ? » C’est complétement con. Pendant qu’ils sont tous là à s’agiter, je m’assieds à terre et j’attends. Peut-être la fin de la pluie, peut-être la fin de ma vie pour ce que j’en sais.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Jeu 31 Oct - 22:06



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évidant que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Emmanuel, Mickaël, Antonin et Natalya ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une Station-service hors d’usage. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement la russe s’est rappelée des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Emmanuel se retrouve devant une porte qu'il faut forcer pour ouvrir. Cette dernière semble fermée à clef. Natalya, de son côté, trouve deux piles. Impossible de savoir si elles fonctionnent ou non, ni à quoi elles pourront servir. Dehors, le vent se lève et entraine de nombreuses branches avec lui. L'une d'elle s'écrase sur la porte d'entrée et brise le verre fragilisé en plusieurs morceaux dans un grand fracas. La pluie engouffre dans la pièce principale.


Concernant ce nouvel ordre de passage, vous avez tous une semaine pour répondre :) Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte :face:Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois  :)
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Sam 2 Nov - 14:27

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Je laissais les deux étrangers discuter entre eux sans m’apercevoir que l’homme avait vexé la femme… Je le compris lorsque je la vis s’éloigner mais je ne m’attardais pas plus longtemps sur eux. Nous avions d’autres soucis plus urgents à régler ! Voilà pourquoi je posais un regard exaspéré sur le garagiste lorsqu’il s’adressa à moi… Je fronçais légèrement les sourcils quand il m’expliqua que celle qui nous avait sauvés était une criminelle. Je jetais un coup d’œil à la femme et ne lui demandais rien… Comment pouvais-je être sûr que le brun disait la vérité ? Et puis, je ne me serais pas mis si vite à l’abri si elle n’avait pas été là !
Je reportais alors toute mon attention sur l’énervé de service. Je ne comptais pas lui faire confiance ! Il était tellement sur les nerfs que j’en venais à trouver ça louche. Les mains dans les poches, je choisis de lui répondre de la même façon dont il nous parlait…



- Je ne la connais pas mais de mon point de vue elle m’a sauvé la mise là ! Et puis qui me dit que tu n’es pas un criminel toi aussi ? Et lui ? demandais-je en indiquant l’autre homme. Y’a de quoi devenir paranoïaque non ? Sauf si on arrive à se supporter le temps que cette p’tain de pluie s’arrête.


Le brun continua alors à remettre ce qui venait d’être dit en doute. Apparemment, comme la mairie n’avait pas parlé des risques de radioactivité de la pluie, il ne voulait pas y croire ! Je soupirais… Ce type était vraiment con comme pas permis. Mais s’il ne voulait pas croire le fait que l’eau tombant du ciel était dangereuse c’était sa vie… et s’il voulait se tirer ce n’était pas moi qui allais le retenir ! Bien au contraire ! Ce serait avec plaisir que je lui ouvrirais la porte pour qu’il se tire vite fait, bien fait !


- Et bien personne ne te retient tu sais, ajoutais-je à l’attention du garagiste. Chacun choisi de faire ou non une confiance aveugle au maire ! Pour ma part, je vais faire comme si le danger était réel. J’ai rien à perdre et tout à gagner…


Je me re-concentrais ensuite sur une porte tandis que l’énervé me confirmait qui il était… A ce moment précis je sus que mon cadet c’était foutu de ma gueule l’autre jour ! Jamais il n’aurait pu supporter ce type… Et j’étais certain qu’il lui aurait déjà sauté dessus s’il avait été ici. « Mais il est pas là ! » Je souris lorsque cette pensée me traversa l’esprit. Car là, j’aurais volontiers laissé mon frangin remettre l’autre à sa place.
Sans lui accord un autre regard, je m’adressais à Mickaël pour lui répondre… uniquement parce que l’on m’avait appris à être poli.



- On m’a parlé de toi ! Et non, on ne s’était jamais croisé jusque là… Je marquais une pause et ajoutais à l’attention de tous. Je suis Emmanuel Reh, habitant de Bricquebec. Par le passé on aurait dit un voisin mais apparemment le terme de nos jours est beaucoup plus péjoratif !


Oui, j’étais sûr qu’aux yeux du garagiste nous n’étions que des parasites… Deux étrangers et un non-natif de Louisville ! Je commençais à comprendre pourquoi il était sur les nerfs ! Il faisait parti des cons de citoyens qui voulaient se garder leur ville.
Je reportais alors mon attention sur la porte alors qu’il déclarait que tout avait été pillé. Je haussais les épaules sans savoir s’il verrait mon geste de m’en-foutisme ! Qui ne tente rien n’a rien. Je constatais alors que la porte était verrouillée. Elle n’avait peut-être pas été pillée après tout. Je regardais autour de moi pour voir si quelque chose pourrait me servir… Rien ! Je récupérais alors une épingle à cheveux dans ma poche. Nous nous étions autre fois amusé à crocheter les serrures avec les autres internes en fac de médecine. Je n’étais pas trop mauvais à l’époque ! Je me concentrais donc sur le forçage de la serrure en parlant une dernière fois…



- Les pilleurs sont loin d’être des gens organisés et l’espoir n’a jamais tué personne ! Je marquais une pause avant de rajouter une dernière parole. Mais si t’as envie de te croire foutu, vas-y !


C’est à ce même moment que la porte d’entrée se brisa laissant alors libre accès à la pluie. Après m’être tourné l’espace d’un instant en direction de l’ouverture je retournais à ma serrure pour la forcer au plus vite !




    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 6 Nov - 10:41

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]


« Je parle beaucoup mieux le français que l’anglais, mais oui, je connais un peu cette langue. Comme la plupart des personnes dans ce monde. » Je suis plus étonnée que quelqu’un parle ma langue Elle parlait ma langue maternelle, elle parlait anglais, et visiblement, le français n’était pas une langue dans laquelle elle n’avait pas l’habitude de s’exprimer. Je n’étais plus seul parmi les habitants de Louisville à faire partie des étrangers, et ce simple fait avait sur moi un effet hautement positif. Je m’empressai de m’exprimer en russe, puisqu’elle n’avait à ses mots pas un anglais courant et que j’avais forcément d’excellents restes de russe. J’avais déjà naturellement une oreille affinée pour les différentes langues, malgré ma déficience auditive, et le simple fait d’avoir refait du russe avec Lilie après avoir quitté la Russie avait renforcé ma connaissance de cette langue. Le simple fait d’être bilingue avait parachevé la construction d’un troisième – ou plutôt quatrième – lexique en tête.

Ma question quant à ses informations sur la radioactivité de la pluie sembla l’offenser, ce qui était bien loin d’être mon but. Sous sa réponse vexée je me sentis les joues rougir de gêne, et la furieuse envie de disparaître et de retrouver la tranquillité des bois où ma maladresse avec les gens n’était plus visible, et seule mon adresse lorsqu’il s’agissait de se repérer et de saluer d’un toucher délicat les écorces si doucement rugueuse devait primordiale. Ai-je l’air si suspecte que cela à vos yeux ? « Non, non, je… » En 8ième année en cours de sciences. Et il y a trois mois, lors d’une semaine à thème dans l’établissement dans lequel j’exerce. Maintenant si vous en avez fini avec vos questions, j’aimerais me mettre à l’abri. Je reculai dans un coin de la pièce, me recroquevillant sous son air vexé et essayai de demander à celui qui s’était présenté comme étant un certain Emmanuel Reh – français donc – dans un murmure qui resta sans réponse – il n’avait très certainement pas porté, vu comme j’avais eu le malheur de manger mes mots dans mon malaise.

Je n’étais pas le bienvenu, que ce fusse parmi les citoyens ou parmi les étrangers visiblement Ma maladresse et moi n’étions pas les bienvenus, très exactement, et je restai plusieurs poignées de secondes les bras ballants, dans un coin de la pièce, à regarder les autres. Qu’est ce qu’ils attendaient de moi ? Je ne voulais pas commencer à fouiller, de peur d’être mal vu par celui qui semblait si agressif, mais j’avais peur de ce fait d’être mal vu par l’Etrangère que j’avais déjà blessée, sans compter ce que Emmanuel pouvait bien penser de moi puisqu’il était visiblement d’accord avec la Russe, ou du moins la tenait en grand respect. J’étais incertain quant à l’attitude à tenir, parce que je ne pouvais décemment pas choisir un quelconque camp dans cette situation. Je n’aimais pas les conflits, je n’étais pas fait pour vivre au cœur d’un conflit, faisant partie des plus purs pacifiques que l’on pouvait trouver dans la monde. La violence m’était incompréhensible, la méchanceté encore moins concevable, et dans des situations comme celle dans laquelle nous nous retrouvions tous les quatre avec une tension que je ne pouvais pas supporter, j’étais tout à fait perdu. Mal à l’aise. Pas le moins du monde à ma place. Ma bonté naturelle – il fallait bien se le dire – me poussait à apaiser les tensions mais ma tendance à la discrétion me supplier de ne pas me faire remarquer et de gêner le moins possible en restant dans le coin où je m’étais réfugié. Je n’étais pas fait pour les conflits alors qu’au moins deux des trois autres semblaient s’épanouir dans la méfiance, la vexation et l’individualisme. De ce point de vu là, comment pouvais-je espérer ne pas les déranger ? Je ne pouvais tout simplement pas entrer dans leur jeu de méfiance, et je ne pouvais pas non plus prendre parti sans me rendre malade. Un léger mordillement de ma lèvre indiquait que j’étais indécis. Lou, Lou savait elle que j’avais besoin d’un rempart entre moi et ces gens. Louise seule – et peut être Arthur – pouvait me protéger de telles situations. Mes yeux bleu-vert glissèrent sur la vitre et sur la pluie qui tombait en déluge à l’extérieur. Sans un mot – j’imaginai sans mal que si je voulais en prononcer un, mes glandes lacrymales allaient vouloir être de la partie – je croisais les bras sur la poitrine, comme Louise le faisait si souvent, pour m’enfermer dans un cocon protecteur et m’isoler du reste du monde. La pluie frappait contre les vitres, en rempart inattaquable selon la russe, entre moi et Louise. Bon sang, j’avais besoin d’elle, j’avais besoin de son soutien, j’avais besoin de sa protection. Les gouttes ruisselaient le long de la paroi de verre, et j’en surpris une qui ruisselait le long de ma joue légèrement rugueuse d’une barbe naissante. Elle n’était pas radioactive, elle, elle s’était juste égarée sur la joue d’une personne qui n’avait rien à faire ici, sur la joue d’une personne qui avait envie d’être seul au milieu d’une forêt, sans personne à blesser, gêner, sans personne pour le blesser, même. Ma main passa sur ma joue pour étaler la petite gouttelette, et mes doigts commencèrent à leur tour à se balader sur les étagères adossées aux murs de la pièce, à la recherche – sans grande conviction – de je ne savais trop quoi.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Jeu 7 Nov - 23:47

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Un moralisateur. De mieux en mieux, voici le plus grand prophète de tous les temps, il va prêcher l’amour, l’amitié, tendre l’autre joue et tout ça. Il sera au moins le premier à crever à la prochaine merde qui nous tombera dessus avec ce genre de raisonnement. Bien, tant mieux. Je réplique pas à ses conneries, si il veut croire que le Monde est merveilleux et qu’il faut pas se méfier, c’est son problème. Je ricane néanmoins quand il parle de confiance au Maire. « Au cas où tu serais pas au courant, y a pas que Huygues à la mairie. On serait déjà tous à la rue en train de crever si c’était le cas. » Je songe à Mathilda. Mathie est peut-être quelque part sous cette pluie. Bon admettons que ça soit dangereux, elle, elle le saurait pas vrai ? Je me mords l’intérieur de la joue plusieurs fois et jette un œil distrait vers la fenêtre la plus proche. Toute manière, si c’est vraiment radioactif, je vois pas ce qu’on peut faire à ce stade. Je soupire lourdement alors que l’autre gugusse reprend la parole. Je le regarde alors et le détaille. Emmanuel Reh ? Ce connard qui squatte la maison d’Emy ? Et le frère de l’autre idiot au clébard ? Ah ben, pas étonnant qu’il me casse les pieds. Mon opinion pour cet énergumène passe de mauvaise à abominable en l’espace d’une seconde néanmoins. Je me relève pour me rapprocher de lui alors qu’il est parti vers notre – apparemment – seule chance et lui coule un regard menaçant. « J’aime pas que « mes voisins » squattent des baraques qui leur appartiennent pas. Y a une nana qui est à la rue à cause de toi. » Et de moi en partie mais ça, c’est une autre histoire. Je croise les bras sur ma poitrine et bien que l’envie de lui parler de son frangin me titille – la connerie est bien une histoire de famille dans leur cas, j’ajoute rien et préfère marcher sans but derrière lui pour évacuer ma nervosité.

Je jette un vague coup d’œil au benêt – potentiellement russe et puis à la gonzesse horripilante. Je sais pas ce qu’ils cherchent sérieux mais c’est stupide. Y a plus rien de potable ici, tout a été pris. Et v’là encore Moïse qui reprend avec sa grande foi en l’humanité. Manque plus que l’arc-en-ciel au-dessus de sa tête et  une petite licorne sur sa droite. Il me fait rire, vraiment. Je me crois pas foutu, je me crois juste maudit. Enfermé avec ces trois étrangers qui sont convaincus que des conserves ou je sais pas quoi vont tomber du ciel pour eux… Je roule des yeux à cette pensée en ne cessant pas de faire les cents pas. Parce qu’en plus, Reh sait crocheter des serrures. Waouh en dehors de ses sermons, il sait aussi jouer à Superman et Arsène Lupin. J’applaudis, je tire mon chapeau et ma révérence. « C’est comme ça que t’es entré chez Emy peut-être ? Ou peut-être que tu pilles d’autres endroits… Pour ce que j’en sais des voleurs dans le coin, c'est pas ça qui manque. » Je peux pas m’arrêter de le provoquer, non. Deux personnes dans cette pièce savent de toute évidence comment pénétrer par effraction n'importe où. Ça a de quoi éveiller ma suspicion, non ? Je n’ai pas le temps d’émettre un autre commentaire qu’un éclair éclate, quelque chose se brise et la pluie s’engouffre. C’est plus la foudre que la menace nucléaire qui me font réagir assez vite. Je me jette sur Reh et le bouscule sans ménagement. « Putain vas-y pousse-toi. » Je donne un coup de coude dans les côtes du débile du jour en y mettant toute ma force et essaie de forcer l’entrée de mon pied à la suite. Je suis peut-être pas doué avec une arme mais je suis doué avec mes poings et mes pieds. Des années d’entraînement et de bagarre, j'aurai jamais cru que ça me servira à ça un jour...


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Lun 11 Nov - 18:30



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évidant que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Emmanuel, Mickaël, Antonin et Natalya ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une Station-service hors d’usage. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement la russe s’est rappelée des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Emmanuel et Mickaël arrive à ouvrir la porte, mais tombe sur une pièce contenant un corps mort en train de pourrir depuis plusieurs semaines. Il est lacéré à de nombreux endroits. Sans doute le propriétaire qui a été tué par un pillard. Antonin trouve un petit canif sur une des étagères, sans que les autres ne voient sa "trouvaille". La pluie avance peu à peu dans la pièce, et pour que cela ne suffise pas, des bruits de moteurs se font entendre dehors. Véhicule aérien ou terrestre? Impossible à savoir sans sortir...


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mar 12 Nov - 15:56

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Il était clair et net que le garagiste ne m'appréciait pas et c'était réciproque ! Je détestais les gens qui avaient des préjugés et il en faisait partie. Il n'avait pas essayé de faire connaissance et m'avait déjà classé dans les personnes à ne pas fréquenter. Du coup, autant dire que je n'allais pas faire d'effort pour tenter d'apprendre à le connaître. Il me répondit sur un ton plein d'ironie concernant sa confiance au maire... A cet instant, c'est moi qui eu un sourire narquois et je disais simplement...


- Y'a peut-être d'autres personnes à la Mairie mais ça ne change rien au fait qu'ils n'aient pas prévenu la population du danger !


Car oui, j'étais persuadé que le danger concernant la radioactivité de la pluie était réel. Il suffisait de réfléchir un instant pour ce rendre compte qu'il ne pouvait pas en être autrement. Les bombes avaient libéré dans l'air des particules radioactives qui avaient forcément du se retrouver dans les nuages qui nous menaçaient chaque jour. Maintenant, avec ce temps, le ''danger'' devait bel et bien nous retomber dessus sous forme de pluie !
Perdu dans mes pensées, je fus brutalement ramené à la réalité par l'autre c#n aux airs supérieurs ! Je me tournais dans sa direction avec surprise. On m'avait déjà dit que j'étais un squatteur mais lui me précisais que la rumeur était fondée. La propriétaire de la demeure où je logeais était bel et bien en vie ! Le pire c'est qu'elle se trouvait sans logement par ma faute... Je restais je ne sais pas combien de temps le regard dans le vide ! Pour le coup, je ne savais pas quoi dire. Je n'avais aucune excuse si ce n'était que le personnel de la Mairie m'avait induit en erreur. J'émergeais enfin, déstabilisé par la nouvelle, certes, mais aussi énervé ! Il l'ouvrait mais était-il au courant de toute l'histoire ?



- C'est impossible ! dis-je avant de rectifier. Ils ont pas pu se tromper à ce point à la Mairie !  Je leur ai demandé si la maison appartenait à quelqu'un et ils m'ont répondu qu'elle était morte. Je pouvais même débarrasser ses affaires selon eux mais j'ai préféré ne toucher à rien ! Je m'arrêtais avant de rajouter. Bien que je préfère que les choses soient claires...  en quoi ça te regarde toi d'abord ?


Je m'étais ensuite attelé à essayer de déverrouiller la porte avec les moyens du bord. C'est à dire une épingle pour cheveux qu'une petite patiente m'avait offert. Cependant, ma concentration laissait à désirer car je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser ! Je vivais dans la demeure d'une personne qui attendait sûrement de la retrouver... Tout un tas de questions ne venait alors à l'esprit ! Pourquoi n'était-elle pas venue frapper à la porte ou carrément entrer puisqu'elle était chez elle ? Pourquoi ne lui avaient-ils rien dit à la Mairie ? Je n'en savais rien mais tout cela aurait été plus logique. Cela ne m'aurait pas gêné de retourner sur le campement de fortune ou même d'aller à l'hôtel maintenant que j'allais bosser... Je tentais cependant de chasser mes pensées pour me concentrer sur ce que je faisais.
Mais, pour ma plus grande malchance, Mickaël reprit la parole pour de nouveau m'attaquer verbalement. Je me tournais de nouveau vers l'accusateur...



- T'en as pas marre de l'ouvrir pour accuser les gens à tort ? répliquais-je froidement. Ils m'ont filé les clés à la Mairie pour info et dès que je pourrais sortir d'ici j'irais leur rendre à eux ou à la proprio. Je marquais une pause et je reprenais ensuite. Et pour ce qui concerne ce que je suis en train de faire cela ne veut pas dire que j'ai été ou que je suis un voleur ! C'était une façon comme une autre de rentrer étudier dans les salles de pratique à la fac de médecine.


Le temps joua ensuite contre nous puisque la foudre brisa les vitres de notre abri, permettant à la pluie de pénétrer dans la station-service. Je tentais d'accélérer le mouvement pour déverrouiller la porte mais le c#n de service débarqua ! Cependant, je n'allais pas m'en plaindre puisque la porte fut ouverte. Mais la découverte que nous y fîmes n'eut rien d'agréable ! Un cadavre était en déposition et depuis un bon moment déjà... A vue d'œil et de nez, j'aurais dit qu'il était évident qu'il s'agissait d'un homme et que ce dernier avait été assassiné il y avait plusieurs semaines déjà. L'odeur régnant dans la pièce était intenable et je reprenais mes anciennes habitudes apprises en médecine. Je recouvrais ma bouche et mon nez de mon pull avant de me mettre à respirer par la bouche. Observant les autres personnes je prenais quand même la peine de les conseiller... Je n'allais pas devenir aussi c#n que Monsieur Citoyen !


- L'odeur est plus supportable quand on se couvre le visage et que l'on respire par la bouche, dis-je en me saisissant d'une espèce de bâche mitée que je déposais sur le corps. Repose en paix ! murmurais-je doucement.


Le pauvre gars n'avait pas eu de chance et les blessures infligées ne lui en aurait laissé aucune. Il avait du se vider très rapidement de son sang mais je n'étais pas certain qu'il ait été assassiné ici car il y avait peu de sang autour du corps.
Au même moment un bruit sourd me fit me redresser. Il ne faisait aucun doute qu'un ou des moteurs faisaient ce bourdonnement mais je ne pouvais pas en savoir plus. J'observais les autres avant de demander.



- Faudrait peut-être qu'on s'enferme tous ici... Non ? La porte semble pouvoir se fermer de l'intérieur, dis-je en indiquant ce qui semblait être un verrou.


Je m'attendais déjà à recevoir une critique de la part du brun mais je restais sûr que mon idée était bonne. Les bruits de moteur à l'extérieur n'annonçaient rien de bon selon moi.




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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Dim 17 Nov - 21:51

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]




Arrêtez, arrêtez ! Arrêtez donc de vous critiquez, arrêtez de vous battre, de vous noyer, de vous étrangler avec les mots. Arrêtez de parler, arrêtez de m’agresser. Je n’en pouvais plus. J’essayais d’ignorer les piques que se lançaient Reh et l’autre homme agressif mais l’exigüité même la pièce et sa fermeture totale m’en empêchaient. J’étais contraint de les entendre, et chaque mot me tuait davantage à petit feu. J’avais envie de me recroqueviller dans un coin, de me cacher dans mes bras et d’appuyer mes mains sur mes oreilles pour ne plus les entendre, mais je ne pouvais décemment pas le faire. Parce que ça ne se faisait tout simplement pas. Alors que je me crispais toujours davantage, alors que je commençais à me sentir à chantonner dans ma tête pour ne pas entendre leurs mouvements, les jurons de l’homme aux cheveux noirs, ma main qui se promenait sur les étagères se posa sur une lame froide et humide en même temps. Non. Pas humide. C’était piquant. Non, ce n’était pas piquant. C’était tranchant. Et ça m’avait entaillé le doigt qui saignait et humidifiait maintenant la lame. « Ouille. » Je pris le petit canif et le rangeai dans la poche en suçotant mon doigt esquinté. Je n’étais pas très doué moi. Un plouch sur mon épaule me fit lever la tête, et je considérais la goutte d’eau qui infiltrait la pièce. Je me tournais vers les gens qui venaient d’ouvrir une porte, mais ma voix resta coincée dans ma gorge. L’odeur affreuse qui avait envahi la pièce à son ouverture venait de bloquer mes cordes vocales. Déjà que je n’étais pas un grand bavard… si en plus je n’arrivais pas à parler lorsque j’en avais l’idée saugrenue, ça n’allait pas être vivable. J’essayai une nouvelle fois mais le doc me devança en nous donnant des conseils. L'odeur est plus supportable quand on se couvre le visage et que l'on respire par la bouche. Je vis ses lèvres bouger, l’avantage de les avoir rejoints, sans entendre ce qu’il racontait. Déjà que je lisais à moitié sur les lèvres depuis plusieurs minutes, le bruit d’un orage de plus en plus violent – bruit confus s’il fallait le préciser – m’empêchant de tout  faire dissocier les sons les uns des autres, là j’avais été complètement perdu. - Faudrait peut-être qu'on s'enferme tous ici... Non ? La porte semble pouvoir se fermer de l'intérieur, Je frémis. Comment ? S’enfermer ? Je frissonnai. L’enfermement, ça me gênait. J’avais bien trop souvent été dans la nature pour aimer être enfermé. Je ne pouvais pas être décris comme claustrophobe, je ne faisais pas de peur panique face aux pièces de taille réduite, mais… je croisai les bras, je fis un pas en arrière sans dissimuler – en aurais-je été capable ? – ma crainte de la proposition d’Emmanuel. « Oh… no, no, I don’t think that. Why… pour… pourquoi s’en… s’enfermer ? » Je saisis l’occasion pour dire ce que je tentais de dire depuis plusieurs minutes. Ce que j’avais tenté de dire, ce que je n’avais pas pu dire. « Je… je crois que… qu’il… qu’il pleut. ‘Fin, je veux dire. Dedans. » J’haussai les épaules, me mordillai la lèvre, avant de rajouter en direction de la russe. « Vous…, je me souvins qu’elle devait mieux maîtriser le russe que le français. Je rajoutai maladroitement dans la langue de Tolstoï. « Vous pensez que… que c’est normal ? Enfin, qu’on risque d’avoir des problèmes avec la… à mon tour, le mot russe pour radioactivité m’échappait. Ce n’était pas un terme qu’on utilisait très fréquemment lorsqu’on habitait en Russie, ou lorsqu’on discutait en russe avec sa baby-sitter. Je le dis donc en anglais avec un sourire gêné : « radioactivité de l’eau ? » Je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait, pourquoi le brun m’avait amené de force ici, pourquoi personne ne s’appréciait, pourquoi est ce qu’on trouvait des cadavres dans des pièces et que des mecs nous proposaient de s’enfermer avec. Je ne comprenais pas tout, mais je faisais des efforts. Lou, elle, elle voyait que j’essayais d’apprendre, de comprendre. Parfois. Je préférais être dans mon monde, y rester, m’allonger sur des rochers et contempler le ciel ou grimper dans un arbre et caresser son écorce. Je préférais nettement rester en tête à tête avec des mygales grosses comme ma main, dans les jungles et forêts tropicales. Je préférais observer des heures durant la marée monter, descendre, et suivre le cycle de la Lune. Je préférais tout cela, et pourtant, j’essayai de comprendre l’humanité qui partageait le même monde que moi. Elle était une énigme. Il y avait Lou, il y avait Arthur, mais il y avait aussi ceux qui ne respiraient que la violence. Ils ne comprenaient donc pas que le monde était bien plus beau lorsqu’on percevait son rythme calme, lorsqu’on entendait sa respiration profonde, lorsqu’on refusait de s’abaisser à la dénaturer en s’enfonçant dans une spirale inutile d’agression.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Lun 18 Nov - 22:17

La tempête approche.


J’avais pris un air outrée vis-à-vis des deux hommes qui n’arrêtaient pas de me questionner. Au moins n’étaient-ils pas aussi naïfs que pour les autres… Pour autant ils étaient d’une impolitesse sans borne et rien que pour cela, ils ne méritaient absolument pas mon respect. J’avais décidé d’aller « bouder dans mon coin », ou du moins d’en faire mine, pour fouiller un peu dans la pièce et essayer de trouver des choses utiles. D’ailleurs, je tombais sur deux piles que je rangeais discrètement dans mon soutien-gorge. Je comptais bien garder cette trouvaille juste pour moi. Et pendant ce temps-là, deux hommes commençaient à se disputer. Le ton montait peu à peu, et même si je faisais mine d’être concentrée sur autre chose. J’écoutais attentivement l’objet de leur querelle, notant bien le sujet de discorde. Toutes les informations étaient bonnes à prendre. Et plus j’en saurais sur eux, mieux je pourrais mener à bien ma missions et aboutir aux résultats que j’aspirais. Alors que l’un d’eux finit par laisser tomber, il ouvrit une porte qui eut pour effet d’envahir la pièce d’une odeur à réveiller les morts. Car c’était le cas de le dire d’ailleurs. Cette odeur, ce n’était pas la première fois que je la sentais, et sans doute pas la dernière fois. Si les hommes étaient en train de débattre si nous devions tous ou non nous enfermer dans la pièce afin d’échapper à la pluie qui s’engouffrait dans la pièce – la porte ayant été balayée par une branche -. Mon attention à moi était portée sur tout autre chose : le bruit de moteur dehors. Si je ne voulais pas me mouiller, je ne voulais pas non plus me retrouver sous le feu ennemi ou piégée dans une pièce sans issu avec un mort et trois hommes qui étaient sur le point de se battre et d’en venir aux mains. Je glissais vers les vitres, faisant attention à ne pas trop marcher dans l’eau. Il fallait que je sache ce qui était en train de se passer dehors, il le fallait. Je tournais donc la tête vers le dehors, en essayant de discerner ce qui était en train d’arriver sur nous…


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mar 19 Nov - 11:00



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évidant que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Emmanuel, Mickaël, Antonin et Natalya ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une Station-service hors d’usage. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement la russe s’est rappelée des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Emmanuel et Mickaël arrivent à ouvrir la porte, mais tombent sur une pièce contenant un corps mort en train de pourrir depuis plusieurs semaines. Il est lacéré à de nombreux endroits. Sans doute le propriétaire qui a été tué par un pillard. Antonin trouve un petit canif sur une des étagères, sans que les autres ne voient sa "trouvaille". La pluie avance peu à peu dans la pièce, et pour que cela ne suffise pas, des bruits de moteurs se font entendre dehors. Véhicule aérien ou terrestre? Impossible à savoir sans sortir...

Lorsque Natalya ouvre la porte, elle peut apercevoir loin à l'horizon, au delà des limites de la ville, une importante colonne de véhicules d'assez grande taille (qu'elle identifie comme étant des véhicules militaires) qui passent sur la nationale qui contourne la ville. Cette colonne avance tous feux allumés. En se retournant pour regarder de l'autre côté de la rue, Natalya a tout juste le temps d'apercevoir une haute silhouette sombre se glisser entre deux bâtiments. Elle en est sûre, la personne portait à la main une arme blanche, dont l'acier froid s'est reflété sur la lame lorsqu'un éclair a illuminé le ciel. Une demie seconde plus tard, l'ombre n'est plus là et a disparu. La tempête redouble un temps, forçant les survivants à s'abriter, mais au final le grain se calme au bout d'une heure environ. Qui était dans cette colonne, pourquoi évitaient ils la ville? Un mystère de plus dans la ville des mystères...


Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte :face:Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois  :)
Cette fois ci, c'est le dernier ordre de passage. Vous pouvez discuter de ce que vous venez de voir, de l'attitude de chacun, et de ce que vous faites dans l'heure qui suit, heure durant laquelle la tempête se calme peu à peu pour laisser finalement place à une maigre éclaircie. Votre post doit donc clotûrer votre participation, et on vous demandera dans la mesure du possible de poster avant dimanche :p
Si vous avez des questions, hésitez surtout pas!
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Sam 23 Nov - 13:23

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]



Impossible ? Il me traite de menteur en plus cet abruti bien heureux. Je ricane encore une fois. Blablabla, je suis un mec à la rue qui fait confiance à des idiots incompétents. Blablabla, je me gêne pas pour squatter et après j’en rajoute encore une couche du genre je suis la victime. Blablabla, pauvre moi. En quoi ça me concerne ? « C’est ma ville imbécile. Je connais les habitants, alors quand t’investis une baraque et que je sais qui vivait là … La nana avait disparue, ouais mais elle est revenue. Donc mec, viens pas faire tes grands airs. T’avais juste rien à foutre là. » Pauvre abruti. Je le suis quand il crochète cette putain de serrure. Je dois passer mes nerfs, il est tout indiqué. Parce que Catwoman et benêt, ils ont pas assez de répondant. C’est plutôt ennuyeux quand on a décidé d’emmerder le peuple, ça. Il continue à se justifier, c’est ça qui est tordant. Au fond, il sait qu’il en tort à tout niveau. Si au moins, il l’avouait plutôt que de faire son malheureux à deux francs. « Pourquoi tu fais que te justifier alors hein ? La méfiance c’est ce qui te garde en vie au cas où t’aurais pas encore percuté. » Un médecin ? De mieux en mieux… Je comprends d’où ça lui vient cet air suffisant du coup. Sa réponse bidon me fit rire jaune. Quel con, ce mec. « Ah ouais ? Tu devais être soit très doué et t’emmerder ou bien t’apprenais rien alors fallait tuer le temps. L’un dans l’autre, j’en ai rien à foutre. » J’ai pas le temps d’en rajouter parce que la vitre se brise et que pour faire bonne mesure, j’explose la porte comme je pus d’un coup de pied.

« Putain de merde. » Un macchabé. Super. Le pire, je le reconnais. Merde. Il méritait pas une fin pareil, pauvre mec. Je m’accroupis pour le détailler et identifier les causes de sa mort. C’est pas évident de soutenir une carcasse en décomposition mais ça va, je gère. C’est là que docteur Mario y va son petit commentaire. Affligeant. « Tu nous prends pour des cons ? Genre, on a jamais su comme respirer autrement que par le nez devant des odeurs nauséabondes. Réveille-toi mec ! » Devant son repose en paix, je lève les yeux au ciel. Il veut jouer les Saints pour nous amadouer ou quoi ? Je vous jure. Un brouhaha déchire alors notre atmosphère déjà bien chaotique. Je balaie les environs du regard pour voir Arsène Lupin version féminine ouvrir la porte. Intelligent, une menace potentielle se pointe et elle fout le nez dehors. Ils ont tous décidés d’être stupide ou quoi ? L’autre russe qui lui parle, je sais pas ce qu’il lui raconte. J’ai commencé à mettre le filtre à con. Sauf que malheureusement ça marche pas pour le toubib à côté de moi. « Parce que tu crois qu’on va rentrer à l’intérieur ? Vas y je t’en prie… Embrasse Dracula pour moi si ça te chante. Moi, c’est pas mon délire la nécrophilie. » Le vacarme s’estompe pas de suite. On est peut-être attaqué. Je hèle en direction de la suicidaire. « Hey la russe, il se passe quoi exactement dehors ? » Puis je regarde l’autre chiant et lui indique le cadavre d’un coup de tête. « Vas –y attrape l’autre pied, on le dégage de là alors. » Histoire de s’enfermer dans le cagibi tranquillement. Une fois à l’abri, je veille à plus trop l’ouvrir. Ça serait con de se battre dans un endroit exigu hein ? J’aurais sûrement d’autres occasions de lui en foutre une. Là, j’espère juste que Mathilda ait bien réagi – ce dont je ne doute pas. Elle est bien plus intelligente que moi et que tous les idiots qui m’entourent. Je sais que ça va bien pour elle. Rose par contre… Dès que l’accalmie me le permet, je cours la retrouver.





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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Sam 23 Nov - 22:18

La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]




Cela faisait un bout de temps que j’étais arrivé en ville et j’étais toujours parvenu à ne pas me faire d’ennemi. Du moins, je ne m’étais pris la tête avec personne, sauf mon frère mais c’était une exception. En bref, j’avais toujours réussi à éviter les personnes dont je savais que ma présence en ville ne leur plaisait pas. Mais pour le coup, je n’avais pas eu de chance en me retrouvant coincé avec Mickaël ! Il devait être le citoyen qui détestait le plus les personnes non-natives de Louisville. Il ne cessait de m’envoyer des piques et j’étais forcé de répondre ! Il était hors de question que je me laisse marcher sur les pieds par un gars qui pensait tout savoir.
Le pire étant qu’il sous-entendait que j’avais squatté la maison d’une personne se retrouvant à la rue en connaissance de cause. Ce n’était pas le cas ! Si j’avais su que cette Emy était en vie, je serais allé lui rendre ses clés illico. Je serrais le poing et ma mâchoire se contracta en l’entendant déblatérer de nouveau à ce sujet. « L’imbécile » était de trop ! Je ne l’avais pas insulté même si je l’avais pensé très fortement.



- Oui ! C’est ta ville… C’est bon, j’ai compris, répliquais-je froidement. Et pour ton amie, je peux même te donner les clés de suite si tu veux. D’ailleurs, tiens, répliquais-je en lui balançant les clés de la fameuse demeure que je squattais. Je suppose que tu traineras moins que le personnel de la mairie à les lui rendre.


Pour mes affaires, je me dém#rderais ! J’irais frapper à la porte de cette Emy et je pourrais également m’excuser de la situation dans laquelle elle s’était retrouvée ‘‘par ma faute’’. Je croisais juste les doigts pour que la propriétaire de la maison soit moins débile que le garagiste.
Je constatais ensuite que quoique je puisse dire le garagiste trouvais quelque chose à répliquer. Je levais les yeux au ciel en l’entendant dire que la méfiance nous gardait en vie. Dans un sens il avait raison mais lui était carrément paranoïaque ! Je gardais cette pensée pour moi car le moment aurait été très mal choisi pour se mettre sur la gu#ule avec quelqu’un. Concernant le pourquoi du comment je savais déverrouiller une porte il eut aussi quelque chose à répliquer ! Je le fixais sans rien dire… Il n’y avait aucun moyen de parler avec ce type. Et puis comme il l’avait si bien dit, il se foutait de ce que je pourrais répondre ! Et je n’avais plus envie de me justifier car rien ne sert de tenter de ramener des fous à la raison, surtout dans ce genre de situation. Je me contentais de soupirer… et j’observais le vide. Je commençais à en avoir ras-le-bol de cette façon de vivre, de cette ville, de tout ! La seule chose qui me faisait tenir c’était le fait que mon frère était toujours en vie car je commençais à perdre espoir concernant l’éventualité de retrouver un jour Blandine et sa famille.

Je donnais ensuite un simple conseil à la découverte du cadavre dans la petite pièce ce qui me donna le droit à de nouvelles critiques. Je me relevais et m’adossais mon l’étagère, lassé par tant d’agressivité… Je ne prenais même pas la peine d’écouter ce que le brun racontait ! Il n’y avait rien de bon à prendre dans ses paroles… Je reportais tout de même mon attention sur lui lorsqu’il s’adressa à la russe. Je secouais la tête en l’entendant parler ! Il s’adressait aux autres comme s’ils étaient de la m#rde. J’espérais pour lui qu’il n’aurait jamais à avoir besoin de mes services en tant que médecin car je commençais à me dire que je le laisserais crever avec plaisir ! Je chassais cette idée et me disais que je pourrais simplement ne pas le soigner avec autant de professionnalisme que je le devrais. Bah oui ! Je n’étais pas du genre à laisser mourir une personne juste parce qu’elle m’insupportait.
Je captais alors qu’il s’adressait de nouveau à moi. Apparemment, il voulait sortir le mort du cagibi avant que nous nous y installions. Logique ! J’aurais pu lui répondre que c’était ce à quoi j’avais pensé. Jamais nous n’aurions pu nous installé avec un mort mais je ne l’avais pas précisé car cela semblait logique. Cependant, maintenant que l’aide m’était demandé par ce type, je n’avais plus trop envie de me bouger.
« L’imbécile tu sais ce qu’il te répond ? D’aller te faire f#utre ! ». Je le fixais avec cette pensée mais me décidais finalement à aller l’aider. De nouveau à l’abri, je m’adossais contre le mur et remerciais le ciel que l’autre ait décidé de ne plus parler. Il n’y avait plus qu’à espérer que j’allais bientôt pouvoir sortir d’ici. Pour aller où ? Je ne le savais absolument pas mais loin de ce c#n était ma priorité !




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MessageSujet: Re: La tempête approche [Mini-Intrigue n°1]   Mer 27 Nov - 13:25

La tempête approche.


Face à la fenêtre, je regardais un endroit bien précis, de manière fixe. Avais-je rêvé? Non ce n'était pas possible. J'avais bel et bien vu cette ombre. Je n'avais pas halluciné, c'était sûr. Je ne pouvais pas imaginer cette silhouette que je n'avais pas pu identifier comme masculine ou féminine. Ce qui était inquiétant c'était surtout qu'elle était armée. Je réprimais un grand frisson en me rappelant les différents massacres et corps qui avaient été trouvés les semaines précédents. J’étais peut-être une tueuse, mais je n’étais pas aussi « sadique » ou encore aussi "perfide" que l’ombre qui venait de se réfugier de nouveau dans la forêt. En plusieurs nuits et même journées, elle était arriver à venir à bout de plusieurs personnes, dont certains hommes de grande corpulence, sans qu’ils ne puissent vraiment réagir. S’il y avait une personne capable de faire ça c’était bien mon « mari ». Pourtant, il tenait trop à sa petite personne, il n’aurait pas pris le risque de se retrouver sous une pluie éventuellement radioactive. Non cela ne pouvait pas être mon compagnon de fortune. Mais dans ce cas-là qui ? J’essayais de passer en revue dans ma tête toutes les informations que j’avais glané par ci par là. Cependant je n’arrivais pas à trouver la solution à cette énigme. Qui pourrait-être capable d’une telle chose ? Quel ennemi est-ce et surtout que pouvais-je faire pour le stopper. Non pas que je voulais sauver les habitants, mais je voulais surtout me sauver moi. Je sortais de mes pensées quand l’un des hommes s’adressa à moi. Je laissais passer un frisson et plaquais mes mains sur ma bouche. Je fis mine d’avoir besoin de quelques minutes pour me reprendre, avant de leur décrire ce que j’avais crû voir. Je ne doutais pas qu’ils viendraient eux même vérifier par eux même, même s'ils ne verraient rien. J’ajoutais que nous ferions mieux de trouver une pièce dans laquelle se réfugier et vite. Au loin, je pouvais voir des colonnes. Elles semblaient s'approcher, mais pas tant que ça. Comme si... C'était comme si elles évitaient la bourgade, qui pourtant, avaient été attaquées déjà par le passé. Avions-nous gagner le droit de survivre? Quoi qu'il en soit, il fallait que j'en parle à Raulne. Les militaires devaient être au courant pour pouvoir réellement agir et revoir leur stratégie de défense, à la fois pour les colonnes que pour "cette ombre". Si nous avions un potentiel tueur au sein même de la ville, le débusquer était la priorité. En tout cas, à présent, cela sera la mienne. Mais pas seulement. Nous devions aussi découvrir pourquoi ses colonnes ? . En attendant il me fallait attendre que la pluie cesse pour pouvoir remettre un pied dehors. Je finis par rejoindre les hommes qui avaient déplacés le corps, nous terrant pendant plusieurs heures avant de pouvoir, enfin, nous séparer...


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