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MessageSujet: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mer 16 Oct - 15:38



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évident que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup.

Lucas, Eléanore, Alexandre et Emy ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une petite épicerie depuis longtemps pillé. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement le militaire s’est rappelé des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mer 16 Oct - 20:31

La tempête approche


 

« I’m siiiiinging in the rain, I’m dyiiiiiiing in the rain."

C’était la seule chose que je trouvais à chanter pour le coup. Parce que là, la seule solution en dehors de me pendre ou de pendre les gens qui étaient avec moi, c’était de… de… et ben tiens, c’était de les pendre pardi. Parce que je n’allais pas supporter de rester enfermer avec eux, et que ressortir dehors était aussi stupide que de faire le cochon pendu sur un fil à linge sans avoir vérifié qu’il était toujours bien accroché. Sincèrement.

Pourtant, la journée avait commencé merveilleusement. J’avais dormi six heures d’affilées, sans m’arrêter, comme un bébé (un bébé qui fait ses nuits, ne chipotons pas !). Ensuite, je m’étais réveillé avec Valentine dans les bras, et ça aussi c’était génial. Je fermai les yeux un instant pour sentir à nouveau Valentine dans mes bras. Mais les plic et ploc de la pluie qui tombait m’empêchait de me concentrer suffisamment sur mes souvenirs. La journée, donc, avait bien commencé. Mais là, pour le coup, ça tournait légèrement au glauque. Un orage, un foutu orage de naze. Et en plus, on n’avait même pas le droit de sortir. C’était moi d’ailleurs qui avait violement rapatrié les nuls autour de moi vers cet truc de m#rde. Parce que j’étais stupide et absolument crétin, mais j’avais fait mon truc de secourisme, j’avais eu mon badge de super secoureur, et en plus j’avais eu une boite de playmobil Urgence pour mes sept ans : en gros, j’étais trop calé pour les alertes nucléaires et les guerres qui n’avaient pour unique but que de faire exploser la planète à coup d’armes atomiques.

« P#tain de b#rdel de m#rde de c#nnards de m#rde. P#tain de pluie à la c#n. »

Je frappai contre la porte de l’épicerie que j’avais pris le parti de bloquer légèrement. J’avais aussi pris le parti de jeter à terre une serpillière pour un peu isoler si de l’eau avait l’idée étrange de se glisser à l’intérieur. Et enfin, j’avais pris le parti de m’énerver contre le mur. Ce n’était tout de même pas ma faute si je n’aimais pas plus que ça d’être obligé de rester enfermer dans une épicerie pourrie avec des glandus pas possibles. Je n’avais qu’une envie : sortir dans la rue pour dire aux gens de se mettre à l’abri, et de rester, moi, à l’extérieur à respirer librement en plein air. Je lançai un regard assassin à la pluie qui tombait, à l’extérieur, avant de faire volte face et de considérer les autres gens.

Tout était allé si vite.

J’étais tranquille, j’étais peinard. J’avais bien dormi, je me promenais dans Louisville avec un autre mec histoire de faire la ronde correctement, j’étais même sérieux et relativement sensé. Vraiment. Et là, sbam, crac, badaboum, un éclair d’abord, puis la pluie. Réflexe de base ? Courir. Lancer des « A l’abri, mettez vous à l’abri, et fissa » sur un ton suffisamment calme pour qu’il m’étonne moi-même. Dire à l’autre de quadriller un côté du quartier ou nous étions et me confier à moi-même l’autre quartier. Essayer de se protéger le plus possible la peau, couvrir une gamine pour la mener à l’abri, demander aux gens de se barrer encore plus fissa que fissa… et… et voilà. Je m’étais retrouvé à m’auto-coincer dans cette p#tain d’épicerie qui héritait de tous les noms d’oiseaux. Je détestais être enfermé. C’était physique. Ce n’était pas de la claustrophobie, j’aimais juste pas être… limité dans mes mouvements. A l’école, il me fallait absolument une pause toutes les heures pour aller courir dans la cours de récréation pour me décharger de la pression d’une si longue période immobilisé dans un coin. Dans une pièce. Dans un magasin même. Je ne supportais pas l’école pour la débilité du prof, et pour l’immobilisme qu’on nous imposait. A Autun j’avais un punching-ball rien que pour moi. Là, malheureusement, j’avais juste trois autres glandus et un mur pour passer mes nerfs. Baxter, aussi, qui s’ébrouaient dans un coin depuis que je lui avais passé un savon dans les deux sens du terme et de l’expression, pour enlever de ses poils la moindre trace d’eau.  Mais ça avait été mon premier réflexe, ça. Après l’avoir foutu de force dans l’épicerie, avant de ressortir aller aider les gens à rentrer. Ce n’était pas compliquer de faire la chronologie des évènements avec moi : patrouille, éclair, pluie, abri, Baxter, le sécher, prendre toutes les couvertes du magasin, ressortir, faire rentrer les gens chez eux, donner de quoi se protéger aux autres, ramener les gens, se réfugier en définitive dans l’épicerie de Baxter avant, juste avant, que tout s’amplifie.

Et là, je venais de fermer la porte, de g#euler, de pester, de jurer. Et de considérer d’un air sauvage les autres glandus présents avec moi dans l’antre de la mort. Je leur fis un sourire crispé:

« Quelqu’un à un jeu de carte ? Ca vous dit un poker ? »

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Jeu 17 Oct - 21:40

La tempête approche


 

Aujourd’hui le temps était sinistre ! Les nuages qui s’étaient amoncelés durant la nuit n’annonçaient rien de bon et j’espérais qu’il n’allait pas tomber une nouvelle fois des cendres… Cependant, j’étais d’assez bonne humeur car j’allais reprendre le boulot ! Enfin ! Fini les journées à ne rien faire et à tenter de s’occuper en nettoyant ou en effectuant de petits travaux. Non ! Aujourd’hui j’allais reprendre mon boulot de serveuse et c’était une excellente raison pour être de bonne humeur. Motivée, je m’étais vêtue d’un jean’s plus ou moins clair, d’un top blanc et d’un gilet gris. J’avais ensuite enfilé ma veste et avais filé dehors afin de me rendre à la mairie encore une fois.
Je ne sais pas pourquoi mais j’avais choisi de faire un détour et de passer du côté des commerces ! L’envie de me balader sûrement… Et puis ce n’était pas parce que le temps était pourri et la guerre trop présente qu’il fallait rester enfermer ! C’était donc avec ses pensées que je cheminais dans les rues et ruelles de la ville. Je n’étais pas la seule à avoir choisi de sortir et je saluais les gens que je reconnaissais ! Bah oui, on m’avait appris à être polie et même maintenant je ne dérogeais pas à cette règle de courtoisie.

Aussi j’eus le plaisir d’apercevoir Eléanore un peu plus loin… Je ne savais pas si elle avait remarqué ma présence et je prenais sa direction quand quelque chose m’interrompit dans mon élan ! Un éclair venait de zébrer le ciel et m’avait fait lever la tête… C’est à ce moment que je constatais qu’il commençait à pleuvoir ! Rapidement, je finissais de traverser la rue pour me mettre à l’abri mais déjà un militaire hurlait aux gens de se mettre à l’abri ! Je ne compris pas vraiment pourquoi mais s’il agissait ainsi c’est qu’il devait y avoir une bonne raison. Je ne prenais pas le temps de réfléchir et entrais, comme Eléanore, dans ce qui avait été autrefois une magnifique épicerie. Aujourd’hui ce n’était qu’un lieu de plus complètement dépouillé.
Une fois à l’intérieur je ne su pas trop quoi faire et décidais de m’approcher de la vitrine pour regarder dehors. Deux autres personnes arrivaient en direction de l’abri où je me trouvais mais je ne m’attardais pas vraiment à cette observation. Je me tournais vers ma sauveuse pour la saluer…



- Bonjour Eléanore ! Comment vas-tu ? dis-je pour engager la conversation.


Je ne savais pas combien de temps on allait être bloqué ici et je n’aimais pas forcément les silences de mort ! A peine avais-je terminé de parler que Lucas nous avait rejoint. Je le saluais également mais ne rajoutais rien d’autre car mon attention s’était porté sur le militaire qui nous avait dit de nous mettre à l’abri. Ce dernier semblait on ne peut plus énervé et je préférais alors ne plus parler. Du moins, pour le moment ! Le militaire m’était complètement inconnu et n’était visiblement pas abordable puisqu’il ne cessait de pousser des injures.
Il se démenait cependant pour rendre la porte bien étanche et lorsque ce fut chose faite, il nous observa tour à tour avant de tenter un sourire et de demander si quelqu’un avec un jeu de cartes pour un poker. Je n’en avais pas ! Et franchement, pourquoi j’en aurais eu un ?



- Non, je n’en ai pas ! répondis-je simplement.


De nouveau je jetais un coup d’œil vers l’extérieur pour remarquer qu’il pleuvait de plus en plus ! Combien de temps allions-nous rester bloqué ici ? Moi qui m’étais fait une joie de reprendre le boulot… C’était bien mal parti ! Cela me mit alors un léger coup au moral. Finalement, je n’aurais pas dû sortir aussi tôt… J’aurais été mieux chez Sam !

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Sam 19 Oct - 16:17


    Ni vent, ni bourrasque, ni même le changement de couleur du ciel car il était souvent de la même obscurité chaque jour. Rien, aucun signe pour nous prévenir. Juste un éclair, un seul, puis les gouttes tombèrent brusquement. Je n’avais pas eu le temps de réaliser ce qu’il se passait. J’avais vu au loin Emy alors que nous étions sur la même rue. J’entendis une voix nous dicter de nous abriter, et je me doutais que l’eau ne devait en rien être pure à l’heure actuelle. J’avais donc écouter sans rechigner, sans observer que c’était un militaire que j’avais déjà croisé et que je détestais au plus au point. J’essayais avec mon sac de me protéger la tête et rentrait dans l’épicerie. Celle-ci ne ressemblait plus à rien. Sûrement pillée, elle ne servait plus à rien désormais. J’avançais un peu plus et senti des débris se briser sous mes chaussures. Beaucoup d’objets cassés jonchaient le sol et mes yeux traversèrent la pièce de toute sa largeur avant de me retourner alors qu’une voix m’interpelait.

    « Oh bonjour. »

    Je m’essuyais le visage avec le revers de ma manche de veste et passait une main dans mes cheveux comme pour les remettre en place, même si je savais que c’était inutile. Je lui fis un léger sourire.

    « Ben, disons que j’aurais préféré rentrer chez Elena avant que cet orage ne se mette en place… » avouais-je alors que mes yeux se posèrent sur le militaire qui jurait.

    Je soufflais, était déjà presque énervée. Je me souvenais très bien de lui, de notre première rencontre, ou plutôt avec son chien qui était vraiment très gentil. Il n’avait pas accepté le fait que son chien soit venu me voir pour me consoler. Nous n’avions pas parlé et franchement je n’en n’avais pas eu envie. La seconde fois, il m’avait poussé intentionnellement dans l’eau gelé alors que j’étais tranquille sur un quai. Un gros con en réalité, et ma colère n’était toujours pas passée. Et à voir son comportement, il n’avait décidemment pas changer. Je devais donc rester avec lui dans cette pièce ? Génial… vraiment parfait. Je soufflais une nouvelle fois, mon front vint se poser sur ma main et je secouais la tête lentement. Rien que le fait de l’entendre parler m’horripilait. Comment était-ce possible ? Je ne pouvais pas m’amuser à le chercher, mais en même temps je suis certaine qu’il fera le premier pas. J’entendis la réponse d’Emy quant à sa question et je relevais la tête.

    « Sans compter que je n’en ai pas envie… » soufflais-je plus pour moi-même d’ailleurs que pour qu’il entende.

    Je me dirigeais vers un coin où je pouvais bien apercevoir les vitrines et donc le temps qu’il faisait dehors. Je m’assis sur une table et posait mon dos sur le mur. Nous n’étions pas nombreux, mais j’espérais vraiment que ça passe vite. Fort heureusement, il y avait Emy que e connaissais déjà et qui était gentille. Elle allait tempérée avec l’abruti à côté de la porte. Il ne fallait guère que cet orage s’éternise…


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mer 23 Oct - 17:21



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évident que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Lucas, Eléanore, Alexandre et Emy ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une petite épicerie depuis longtemps pillé. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement le militaire s’est rappelé des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Concernant ce nouvel ordre de passage, vous avez tous une semaine pour répondre :) Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte What a Face Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois :)
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Jeu 24 Oct - 21:10

La tempête approche


 

Je n’avais pas à me plaindre quant au sujet des personnes avec qui je me retrouvais bloqué pour une durée indéterminée… excepté concernant le militaire peut-être ! Il semblait être sur les nerfs et ce n’était pas ce qui allait nous aidé. Loin de là ! Je détournais alors mon attention de lui pour sourire à Eléanore lorsqu’elle me rendit mon salut. Elle répondit à ma question en m’expliquant qu’elle aurait préféré se trouver chez Elena en ce moment même. Je hochais la tête en signe de compréhension et d’approbation… Moi-même j’aurais préféré être ailleurs que dans cette épicerie vandalisée par ce temps devenu exécrable ! Cependant, nous avions la chance d’être à l’abri donc nous n’étions pas vraiment pas plaindre.


- Pour ma part je regrette d’être parti aussi tôt de chez Sam alors que je n’avais rien à faire dehors, répondis-je à ma sauveuse. Je me serais bien vu confortablement installée dans un fauteuil avec un bon livre en ce moment…


Je n’avais ensuite pas continué la conversation et m’étais concentrer sur le militaire qui semblait… comment dire… nerveux ? Instable ? Intenable ? Je ne savais pas mais le voir s’agiter de la sorte me rendait nerveuse et je pris la décision de le lâcher du regard une nouvelle fois. Je me mis alors à réfléchir sur le pourquoi du comment il brassait autant alors qu’il ne faisait que pleuvoir. Ce n’était pas la mort si ? Et là, je me souvins… J’avais surpris une conversation à la mairie ! Les pluies, si elles venaient à tomber, seraient sûrement radioactives. Comment avais-je pu oublier ça ? Il fallait donc agir vite…
Le militaire qui s’était calmé et qui avait assuré l’étanchéité de la porte demanda alors si nous avions de cartes pour un poker. Ma réponse fut donnée sur un ton amical et fut un non. J’entendis également Eléanore rajouter que de toute façon elle n’en aurait pas eu envie et je lui souris. C’est vrai que le moment était mal choisi pour jouer aux cartes… D’ailleurs, j’en revins à penser qu’il nous fallait agir ! Je m’adressais alors aux personnes présentes…



- Les pluies peuvent être radioactives, expliquais-je. Nous devrions enlever nos vêtements mouillés, nous sécher et nous laver.


Ainsi j’enlevais ma veste humide et la posais vers l’entrée, non loin du militaire. Mes cheveux ne semblaient pas trop mouillés ; cependant il aurait été préférable que je les sèche… mais avec quoi ? Je regardais autour de moi et ne vis rien qui pourrait me servir. Je décidais alors de retirer le gilet que je portais et me séchais les cheveux avec ! On faisait avec les moyens du bord… Cependant, j’espérais que les températures ne chuteraient pas trop car mon top blanc n’allait pas me tenir bien . Mais peut-être y avait-il ici des couvertures et de quoi se laver…
Dans l’arrière-boutique par exemple ! Il devait bien rester deux trois trucs utiles ? Du moins je l’espérais… Je me dirigeais alors vers la porte qui donnait accès à celle-ci ! En temps normal elle aurait dû être verrouillée mais visiblement la porte avait été fracturée pendant les actes de vandalismes. Je la poussais légèrement afin de pouvoir y entrer et m’adressais avant aux autres…



- Il doit peut-être rester quelques trucs utiles par là…


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Ven 25 Oct - 9:15

La tempête approche


 

Bon ben on était d’accord. Les gens étaient désagréables juste pour le plaisir de l’être, en fait. A croire que si jamais je voulais faire dans l’originalité, il me fallait être sympathique maintenant : c’était totalement n’importe quoi. Bon d’accord, il fallait faire avec, et c’était un tout petit peu compréhensible que celle à qui j’avais offert un bain gratuit il y avait de cela plus d’un mois ne m’apprécie pas tellement. Mais je pensais juste à détendre l’atmosphère en proposant un poker, sérieux ! Rien de plus ! Elles, qu’est-ce qu’elles trouvaient à se raconter ? Oh mon brushing, j’aurai mieux fait de rester faire sécher mon vernis chez l’esthéticienne, oh lala !. Non mais les filles, quoi, youhou ! Qu’est ce que vous voulez faire ? Remonter le temps ? Génial, parfait, montrez-moi comment on fait, moi je veux remonter vingt ans en arrière. Je poussai un énième soupir, avant de jeter un regard à l’autre mec présent dans la salle, mais sans avoir de soutien en retour. Trop bien. Coincé avec deux glandus et une autruche. Vraiment : trop bien. Il fallait que je me calme, histoire de ne pas trop exploser et risquer de passer mes nerfs sur mes punching-balls vivants que le hasard m’avait offert. Il fallait que je me calme. Que m’avait dit Valentine ? Qu’il fallait que le changement vienne de moi ?

- Les pluies peuvent être radioactives. Nous devrions enlever nos vêtements mouillés, nous sécher et nous laver.

J’arquai un sourcil. Non mais elle se prenait pour qui, là ? Un génie en physique ? Je sautai sur l’occasion pour tenter de ne pas l’agresser en faisant remarquer le plus posément possible :

« Salut, j’ai loupé le fait qu’on avait une expert en physique nucléaire ici ? Les pluies peuvent être radioactives, oui, c’est une évidence très chère. L’air est chargé de déchets, les nuages encore plus parce qu’ils ont traversé la planète. Mais tu proposes quoi là ? Oh oui, déshabillons nous, j’suis pas contre. Séchons nous, excellente idée. Lavons nous ? Bien sûr. On a plein d’eau qui nous attend à l’extérieur, allons prendre une douche naturiste sous la pluie, ce sera super classe. » Comment ça, je me foutais de sa g#eule ? Je détestais juste les gens qui se croyaient intéressant en sortant des bêtises qu’ils avaient dû entendre en allant pisser. Trop bien. Sauf que là, j’étais enfermé avec eux, ils avaient autant d’humour des rats morts alors il fallait essayer de ménager un peu leur sensibilité. Comment ça, c’était inattendu de ma part ? Et bien… ce n’était pas compliqué : tout le monde avait décidé d’être idiot, il fallait bien que quelqu’un réfléchisse. J’enlevai ma veste trempée pour la poser dans un coin tout en me débarrassant de mes armes lourdes et autres équipements gênants. Je bloquai dans un mouvement la sécurité, histoire que les clampins qui n’avaient jamais tenu d’armes ne fassent pas de bêtise, et avant de me retourner vers les autres.

- Il doit peut-être rester quelques trucs utiles par là…

Je l’arrêtai dans un Stop. Reste là. péremptoire. Qui ne souffrait aucune réplique. Je croisai les bras et essayai de capter leur regard :

« Bon, écoutez, j’vais essayer d’être clair : on est pas encore dans la m#rde mais on le sera rapidement si on ne se met pas d’accord. Bon déjà même si j’ai râlé, elle a pas tort sur le fond, je désignai Miss-je-pense-tout-savoir. Enlevez vos habits les plus trempés, et si tout est mouillé, on va tâcher de vous trouver une couverture. J’dois avoir une serviette pour sécher vos cheveux. En revanche, pas question d’utiliser de l’eau pour vous rincer : l’eau des canalisations et des nappes phréatiques sera bientôt peut être contaminée, et sans geiger, je peux pas savoir si c’est okay ou non. Et pas question d’utiliser l’eau potable. »

Je pris mon inspiration, et repartis rapidement pour éviter d’être coupé par les glandus, juste après avoir sifflé Baxter donc le poil était devenu rêche lorsque je l’avais séché intensivement.

« J’imagine que vous m’aimez pas, tant mieux, c’est réciproque. Théoriquement, on risque rien ici, en dehors de nous étriper ce que j’aimerai bien éviter pour le moment. Alors on fait pas de c#nnerie, on s’énerve pas et on passe le temps. Si vous avez faim,… »

Je m’arrêtai. J’avais l’impression de me retrouver devant un chenil en train de me renseigner auprès des autres maîtres-chiens de ce qu’avaient fait mes amis canins depuis mon absence et de l’état du chenil. Qu’est ce qu’on m’avait déjà dit ? Tu pourrais être un leader si tu t’occupais des hommes et si tu te souciais d’eux autant que de tes chiens. C’était peut être ça la clé, pour le moment, alors. J’assignai mentalement le surnom de Tusto à celui qui ne parlait pas – parce qu’il me semblait menaçant – celui de Diego à la Miss-je-crois-tout-savoir et enfin je réservais Radis, un berger allemand, une femelle, dont j’avais eu la charge lors de ma formation de dresseur et qui était particulièrement douce (peut être que ça allait l’inspirer ?), je réservais Radis, donc à ma meilleure amie la chieuse. Donc, Alexandre, mets toi dans la tête que tu n’essayes pas de ne pas étrangler d’autres personnes mais tu as quatre chiens incapables dont tu dois te soucier.

« Si vous avez faim, dites le moi, on va regarder ce qui reste. Ca a visiblement été pillé par ici, mais y’a toujours des glandus qui oublient de vérifier les endroits stratégiques, parole d’apprenti voleur. Et je précise que le premier qui me prend la tête je l’encastre dans le mur, okay ? »

Bah, oui. Si je les considérais comme des chiens dont j’étais responsable, il fallait aussi ne pas oublier tout le côté dressage de la manœuvre. Et donc préciser aussi que si y’en a un qui oublie que je suis censé être le plus qualifier pour gérer la situation – censé, hein, c’est pas forcément le cas même s’ils ne sont pas obligés de le savoir – et bien… comme je l’avais si bien dit, j’allais l’encastrer dans le mur. Proprement. Je me dirigeai vers la caisse du magasin, histoire de forcer les tiroirs qui contenaient généralement les kits de secours – et donc les couvertures de survie – si jamais y’en avait besoin. Ca faisait partie des endroits stratégiques que les glandus n’avaient pas intérêt à avoir fracturés.




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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Ven 25 Oct - 15:38

    Emy pensait comme moi apparemment. Et franchement ça me rassurait de ne pas être la seule à ne pas aimer être enfermée ici. J’aurai préféré être dans la maison d’Elena. Je ne me serais pas soucié des personnes présentes et n’aurais surtout pas entendu les paroles de ce militaire. Je me demandais toujours comment il faisait pour garder son statut. Il lui fallait une personne qui lui clou le bec. En y repensant, Philippe saurait le maintenir en place, j’étais certaine. Sauf que là, il était tout seul. Il pouvait péter un câble et nous nous n’étions que de simples civils coincés avec lui. J’espérais juste qu’il n’allait pas la ramener à tout bout de champ et qu’il allait juste être poli. Car oui, ce n’était tout ce que je lui demandais. Et apparemment, il n’avait pas changé du tout. Alors que j’étais toujours assise sur ma table, j’entendis Emy nous expliquer pour la radioactivité. Je n’eu guère le temps de réfléchir que d’entrée ce militaire ouvrait la bouche et ce foutait ouvertement de sa gueule. Impossible que je ne laisse passer cela, je ne pouvais pas et les mots sortirent tous seuls de ma bouche.

    « Non mais c’est quoi ton problème ? Elle nous informe, ce que tu aurais dû entreprendre depuis que nous sommes tous coincés ici. Mais vas-y, suis ton absurdité et va te laver dehors pendant qu’on te regarde ! »

    Ce n’était pas de la colère, j’étais juste exaspérée par son ton et son sarcasme qui n’avait pas lieu d’être, point final. Je soufflais avant d’ajouter

    « Alors sois poli c’est juste ce que je te demande, c’est pas trop compliqué pour toi ? »

    Je restais alors silencieuse et espérait qu’il ait compris le message. Si nous devions cohabiter ensemble, le respect s’imposait, et le fait qu’il soit militaire ne l’indisposait guère. Il nous avait montré sa joie d’être parmi nous dès le départ, alors il fallait qu’il sache que ça c’était vu depuis que nous étions rentrés. En tout cas, moi je l’avais très nettement perçu. Je n’avais rien dit car je lui avais laissé le bénéfice du doute, mais il n’avait en rien changé de celui que j’avais pu croiser par deux fois.
    Emy voulait se rendre utile et elle se dirigea vers l’arrière-boutique. Alex l’en empêcha, la confrontant de nouveau. Je me contentais de l’observer alors qu’il tentait un petit discours. Etait-il calme ? Je ne pensais pas, il voulait mettre les choses au clair et je l’avais fait plus tôt avec lui d’ailleurs. Ce que j’avais agréablement bien aimé, c’était qu’il avait reconnu qu’Emy n’avait pas eu tort. Ah bien, à quoi cela lui servait-il de se foutre d’elle il y a de ça pas moins de quelques minutes ? Il était juste très con en fait.

    J’avais de la chance, je n’avais pas été trempé. Mes cheveux étaient mouillés par endroit mais ça allait, tandis que mon manteau était mouillé juste sur les épaules. Je décidais de l’enlever et de la jeter au sol près de la fenêtre. J’espérais que la température n’allait pas plus baisser sinon je pensais bien être frigorifié d’ici quelques heures. Je m’étais pourtant bien couverte avec un pull et un tee-shirt à manche longue. Mais le temps changeait et l’hiver s’installait. Je n’avais toujours pas bouger de ma table alors que le militaire parla de nouveau après avoir frotter vigoureusement son chien que j’appréciais. S’il pensait que la franchise concernant la réciprocité qu’il avait évoquée était une bonne idée, je ne pensais pas. En même temps, je me demandais qui il appréciait vraiment. Avait-il au moins un ami dans cette ville ? Il proposait son aide à qui avait faim. Ou du moins nous devions nous démerder pour trouver quelque chose qui resterait intact et potable dans cette épicerie pillée depuis bien longtemps. Je me levais alors d’un bond pour atterrir sur mes pieds.

    « Ca c’est de la démocratie… mais c’est réciproque. » soufflais-je en n’étant pas sûr qu’il m’ait entendu mais j’en étais quand même à moitié certaine. Inutile de vous dire que je n’avais encore pas digéré mon bain dans l’antarctique et que son humeur me déplaisait grandement, interférant à mon humeur également. Ça m’insupportait ce genre de personne, tout simplement. Je me dirigeais alors vers un coin de la pièce pour commencer à farfouiller un peu partout à la recherche de quoi que ce soit qui nous serait utile. J’espérais trouver quelque chose, histoire d’apaiser un peu l’atmosphère. Sinon j’espérais un miracle pour que l’orage cesse et que je reparte chez Elena.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mer 30 Oct - 11:52

Quand il fait chaud on se dit que la pluie est la bienvenue. Quand il fait déjà froid on se dit qu’elle est très mal venue surtout si nous n’avons pas de parapluie. Quand il fait chaud, le vent est apprécié pour vu qu’il soit d’air frais. Quand il fait froid, on le déteste. Quand la pluie et le vent se mêlent et qu'il fait chaud, on se dit que c’est bien chiant mais que ça a le mérite de rafraichir l’atmosphère. Quand il fait froid on se dit tout simplement que le bon dieu est contre nous et que nous allons forcement attraper une pneumonie. Mais quand nous sommes au beau milieu d’une guerre nucléaire, la pluie et le vent sont juste vus comme la prochaine arme de notre mort. Comme si l’attaque du mois passé n’avait pas suffi nous voilà avec un autre problème contre lequel nous ne pouvions absolument rien faire. Dame Nature avait libre court sur les évènements et il m’était difficile d’estimer le temps que cela durerait. J’espérai avec une dose conséquente de positive attitude que cela passerait en quelque heures mais cela pouvait tout autant durer des jours auquel cas… nous étions dans la merde. Je regardai par la fenêtre ce nouvel épisode de l’apocalypse sans prêter la moindre attention aux personnes m’entourant. Je n’écoutais pas leur conversation ou qu’à moitié. Je ne voulais qu’une chose : sortir. Je devais la trouver et m’assurer qu’elle était en sécurité. Je ne pouvais pas l’abandonner.

Une demi heure plus tôt j’étais aux abords de la forêt derrière mon domicile avec ma chienne pour vérifier les alentours et surtout trouver des traces de potentiels gibiers. Mes réserves personnelles, absolument pas dissimulées aux militaires dans mon grenier, étaient assez conséquentes mais pas assez pour trois et même, je me sentais redevable pour le reste de la ville. Bref, je m’improvisai chasseur depuis un moment. Depuis qu’Annabelle était sortie de l’hôpital pour finir chez moi et que je n’allais plus rendre visite à Louise. Mes journées étaient donc un peu moins chargées. La départementale et différents lieux des combats avaient été déblayé au maximum et là aussi, j’avais perdu ma plus grande occupation. Je m’occupai du mieux que je le pouvais n’ayant toujours pas obtenu l’autorisation de rejoindre les militaires de manière officielle. Vous me direz, cela ne m’empêchait en rien de les aider mais passons. Des oiseaux, peu, mais assez pour que je le remarque s’envolèrent vers le sud. L’air se fit lourd soudainement. Je restai un moment sans bouger pendant que la chienne grognait. Je n’aimais pas ça, j’entendais presque mon père me dire « ça va peter dans 10 minutes… ». L’instinct. Toujours l’instinct dans ces situations. Je me mis à courir comme un dératé à travers les hautes herbes pour rejoindre la maison.

Anna ! Anna !
Oui je suis là, qu’est ce qui se passe ?
Ne sors surtout pas, sous aucun prétexte ok ? Je t’ai montré la cachette, si y a un souci t’y va avec le fusil de mon oncle et hadiya ok ?
Euh oui.. ok… mais….

J’attrapai la vieille et utile parka de mon oncle puis sorti en courant de la maison. Je l’entendis me demander ce qu’il se passait ce à quoi je lui répondis de faire ce que je lui demandais. Deux étaient à l’abri. Je supposai que je n’étais pas le seul à avoir senti le roussi mais même si je faisais un minimum confiance aux militaires je me devais de vérifier si Louise et sa mère (tout de même) resteraient en sécurité. Lorsque j’arrivai, le ciel nous tombait presque au-dessus de la tête. Certains militaires levaient la tête vers le ciel tout en ordonnant à tout le monde de rentrer chez soi et de ne pas en sortir sans leur ordre. Je faisais de même dès que je voyais des andouilles rester pétrifiés en attendant le messie. J’arrivai chez elle et frappai la porte comme un fou me renvoyant à un souvenir que je m’obligeai d’éradiquer de mon cerveau depuis 10 jours. Sa mère. J'effectuai un pas de recule en même temps qu'elle me fusilla du regard. il était évident qu'elle aurait préféré que je crève dès le début de cette histoire. J'hochai la tête, lui demandai si Louise était là puis lui assurai que je la retrouverai tout en lui ordonnant de ne pas sortir. La mairie. Je m’élançai de nouveau alors que les premières gouttes touchèrent le sol timidement, cela ne durerait pas, malheureusement. Dans la mairie, une mini guérillas, personne ne comprenait rien et personne ne répondit à mon appel. Je repartis donc vers chez elle. La pluie battait maintenant son plein. Je m'arrêtai un moment sous un porche dans l’hésitation avant de rejoindre un militaire.

Devant la fenêtre j’attendais la fin de mes débats intérieurs. Où était-elle ? Le problème c’était que j’en avais pas la moindre idée auquel je l’aurai rejoint. Je l’avais croisé juste assez de fois pour voir qu’elle ne s’était pas tuée depuis notre dernière rencontre. Juste assez pour voir qu’elle semblait tenir me promesse. Mais là, contre dame nature, qu’est-ce que je pouvais espérer d’elle ? Elle survivrait juste pour me tuer surement… Je secouai la tête acceptant le fait que pour le moment j’étais piégé ici avec 3 personnes. Deux femmes d’après les voix et un homme, le militaire qui ne semblait pas des plus à l’aise dans la situation et dont la manière de parler me rappelait vaguement quelque chose. Je me tournai donc vers la petite troupe sur le point de s’étrangler avant la fin de l’épisode et ôtai ma capuche.

Il a raison… on est cloitré ici… et…

Je remarquai enfin la présence du chien, celui de la clinique qui avait fait la gueule à ma chienne durant toute la rencontre. Un sourire s’afficha malgré moi sur mon visage en pensant à ma chienne abandonnée chez mon Oncle ; elle venait de rater l’occasion de dragouiller encore un peu. Le propriétaire était à côté. Il semblait toujours avoir du mal à s’exprimer correctement devant des personnes civilisées. Je me tournai vers les deux jeunes femmes et me surpris à les reconnaitre. L’une, dont j’avais oublié momentanément le nom, était une habituée de la mairie et l’autre, Eleanor, était la femme que j’avais failli tuer en voulant la protéger. Belle ironie du sort non ? J’avais suivi son rétablissement de loin mais n’avais jamais osé passer les portes de sa chambre. A quoi bon ? Je n’étais rien si ce n’est le type qui lui avait presque foutu l’éclat dans le dos. Je fronçais les sourcils perturbé par cette culpabilité très mal placée et parfaitement inutile. Je n’étais pas bien sûr que les deux me reconnaissent en particulier Eleanore. Je décidai de me présenter tout en enlevant ma veste et la faire sécher. L’envie de taquiner le militaire me prit mais je l’évacuai bien rapidement jugeant qu’il avait déjà du mal à instaurer son autorité et sa légitimité dans la pièce.

Je suis Lucas Asling, enchanté, malgré la situation… Alex a raison, je tapai sson épaule vaut mieux pas toucher à la flotte, j’ai pas envie de ressembler à un bonhomme vert ayant avalé un néon… Parcontre on devrait fouiller de partout et faire un tas de tout ce qu’on trouve d’intéressant devant nous. Priorité à l’eau, la bouffe, la lumière et chaleur, ça vous semble bien ?
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Jeu 31 Oct - 22:03



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évident que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Lucas, Eléanore, Alexandre et Emy ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une petite épicerie depuis longtemps pillé. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement le militaire s’est rappelé des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.

Emy arrive à ouvrir la porte qui n'était pas fermée. Elle tombe sur une pièce saccagée, avec des morceaux de carton et de plastique partout. La pièce est cependant plongée dans la pénombre, et ce n'est pas facile d'y voir grand chose ou de trouver quelque chose. Eléanore trouve une barre de céréale encore emballé et une bouteille d'eau à moitié vide. Personne n'a vu sa trouvaille. Alexandre trouve, quand à lui, une liasse de billets tachés de sang. Mais pas le temps de savourer. Dehors des bruits se font entendre. Bruit de moteur d'avion? De voiture? Du vent? Impossible à savoir...

Concernant ce nouvel ordre de passage, vous avez tous une semaine pour répondre :) Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte :face:Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois  :)
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mar 5 Nov - 10:40

La tempête approche


 

En soi, c’était un exploit. Un véritable exploit : j’avais envie d’étrangler Radis. C’était un exploit, parce qu’en seize semaines de formation – que j’avais réitérées les semaines dans des centres de plus en plus spécialisés ces dernières années – je n’avais pas eu une seule fois envie de m’en prendre à Radis, mais, d’après mon formateur, c’était elle qui avait du avoir envie de m’étrangler à plusieurs reprises, ou plutôt, à la mode canine, elle avait du envie de me prendre à la gorge. Dans tous les cas, un fait était certain : Radis ne m’avait jamais poussé autant à bout que la grosse chieuse. Grosse, parce qu’elle était maigre comme un clou, chieuse parce qu’elle l’était vraiment. Une sorte d’oxymore, vous voyez ? Et Diego qui essayait de me mordre, tout en allant fouiller dans un coin de la pièce, poussant sur une porte déjà ouverte en étalant tout la supériorité de son esprit de Miss-je-sais-tout. Non mais sérieux, quoi. Pour ma part, là maintenant tout de suite, j’étais accroupis derrière la caisse, à fouiller dans tous les tiroirs possibles et inimaginables. Je suis Lucas Asling, enchanté, malgré la situation… Alex a raison. Vaut mieux pas toucher à la flotte, j’ai pas envie de ressembler à un bonhomme vert ayant avalé un néon… Par contre on devrait fouiller de partout et faire un tas de tout ce qu’on trouve d’intéressant devant nous. Priorité à l’eau, la bouffe, la lumière et chaleur, ça vous semble bien ? Pardon ? What the f#ck ? Quelqu’un était d’accord avec Alex ? Je ne savais pas ce que c’était, ça, mais j’étais certain que ce n’était pas logique. Normalement, les gens réagissaient comme Radis, pas comme Tusto. Ce Lucas Asling n’était pas très futé, mais bon pour le coup, il venait de gagner mon amitié. Une deuxième fois. Parce que, sérieux, ce mec, je le connaissais. Je fronçais les sourcils en relevant la tête de derrière la caisse. « De quoi ? Qu’est ce que tu… euuh… oui, oui, sérieux, oui, faut trouver de la bouffe. » Okay, là ça commençait réellement à devenir flippant ; Parce qu’il venait de dire que j’avais raison et d’appuyer en plus mon raisonnement et ce que je venais de dire. C’était trop la classe, à mon avis. Je secouai la tête en me relevant, et en me cognant au passage contre le meuble, ayant oublié qu’il était à côté de moi, juste au dessus de moi très exactement. « Aïe, p#tain, j’suis c#n. » En me frottant le crâne, je me relevai. Histoire de. Bon bon bon. Voilà voilà. J’observai ma trouvaille, pas vraiment convaincue de son utilité. De l’argent, youhou, vachement utile lorsque c’est l’apocalypse. Ce qui était plus intrigant en fait, c’était le sang qui le maculait. Passionnant. Plus qu’à inviter les experts Miami et on allait pouvoir se faire une petite fiesta police judiciaire, retrouvons le coupable avec une rognure d’ongle. Ou un cluedo, pour faire un peu plus commun. C’était bien saoulant, tout ça, en fait. Je m’aperçus alors que la trouvaille de Radis était un peu plus pertinente pour la communauté.

« Jolie trouvaille, Ariel, comment ça l’allusion à la petite sirène n’était pas la chose la plus futée à faire lorsqu’on avait balancé, ou du moins un peu aidé à la chute, de ladite sirène dans l’Atlantique des semaines plus tôt ?, comme tu vas jouer à ta radine et tout garder pour toi, je vais pas te demander de mettre ça dans un pot commun en faisant usage de mon autorité de militaire suite à l’instauration de la loi martiale dans cette épicerie délabrée et aussi passionnante qu’un spectacle de poulets affamés et unijambistes dans un cirque de bas étage. »

Normal. Tout à fait normal venant d’un Alexandre qui était en train de faire un travail de malade pour ne pas tout foirer, surtout vu comme il était aidé par des chiens aussi réticents qu’inexpérimentés qui avaient, ou peu s’en fallait, un orgueil aussi gros que celui dudit Alexandre. Normal, donc, venant de moi. Après, je me doutais bien aussi que Radis allait encore faire sa mauvaise tête et même pas daigner sourire, et que Diego allait garder son petit air sérieux sans accepter de me faire le moindre sourire non plus. Tous mes espoirs reposaient sur Tusto, en fait, et sur Baxter même si ce dernier était hors jeu. J’avais l’impression que, de toute manière, tous mes efforts pour gérer la situation – ou plutôt éviter qu’elle ne se détériore trop – étaient voués à l’échec. Comme toujours. Pourquoi est ce que ça m’étonnait, d’ailleurs ? J’avais toujours tout foutu en l’air. Toujours. C’était une constante désagréable, mais une constante quand même et j’avais un peu trop tendance à l’oublier depuis que je sortais avec Valentine. Elle avait le don de réveiller ce qu’il y avait de meilleur en moi, et de me faire oublier que j’étais un mec pourri jusqu’à la moelle, et qu’un pouce de bonté ne suffisait pas à rattraper plus d’un mètre soixante dix de c#nnerie.

Parce qu’il le fallait, et parce que bon voilà j’avais envie de donner des ordres juste pour le fun et pas du tout histoire tenter de gérer la situation – après tout, pourquoi en aurais-je eu envie, je n’étais tout de même pas un gradé ou un mec de base qui avait été formé pour gérer des unités, non ? – je m’adressai à Diego – Miss-je-sais-tout – et à Tusto – mon meilleur soutien actuellement :

« Bon, Lucas, et Trucmuche, vous pouvez me trouver le moindre truc électronique s’il vous plait ? »

Qu’est ce que j’avais dans la tête, en sortant mon couteau et en entreprenant de dévisser les panneaux de la caisse enregistreuse pour atteindre le système électronique, et au passage récupérer un peu du papier des tickets de caisse qui patientait depuis l’apocalypse en attendant que vienne son heure de gloire. Et elle venait, si mon idée arrivait à son terme. Encore fallait il pour cela qu’on mette la main sur ce que je voulais, et sur ce que mes souvenirs m’indiquaient. Je me laissai tomber au sol pour réfléchir activement, jouant pour cela avec mon couteau ouvert comme on pouvait jouer à l’école avec des stylos. Il fallait quoi, il me fallait quoi ? Un circuit, de base. Un amplificateur. Quelque chose du genre de transistor, il fallait que je prenne le temps de mettre en marche mes neurones rouillés pour tout remettre en position. Tu n’as que ça à faire ? Oui, et non. De toute manière, si je commençais à parler, je m’en prenais plein la figure, et j’avais pas envie de devoir répondre de la seule façon qui me paraissait envisageable – foutre un pain dans la figure. J’avais besoin de quoi écrire, pour mettre sur papier mes calculs de physique. Diode, fils, pile, transistor, résistance. Il me fallait un circuit imprimé, quelconque, et j’allais pouvoir le bidouiller pour orienter le circuit dans la direction que je voulais. Mais avant ça, il me fallait un stylo. « Un stylo, b#rdel de m#rde. » Récapitulons, Alexandre, ne nous éparpillons pas. Je voulais fabriquer mon compteur geiger de poche. Normal. Rien de plus saugrenue comme idée. Au moins ça avait un net avantage : me donner un objectif, me rendre sourd aux provocations dans une certaine mesure, et les laisser tranquille. Un compteur geiger, donc, vu que j’en avais pas sur moi. Qu’est ce qu’il me fallait ? Un système d’amplification, un système d’enregistrement – fallait juste que ça me fasse des grésillement, je n’avais pas besoin d’avoir plus – et un tube Geiger-Müller qui allait passablement me poser problème. Et c’est quoi l’intérêt ? L’intérêt, c’était de m’occuper. L’esprit, les mains. Je n’étais pas claustrophobe, ça non, mais j’avais de très gros soucis lorsqu’il s’agissait de gérer le stress et la tension, et encore plus lorsque ma liberté de mouvement se trouvait tronquée. Tube Geiger-Müller. Vas-y, Alexandre, déballe nous tes connaissances. Je parlai tout seul, maugréant dans ma barbe : « L’experte en physique thermonucléaire, tu peux pas me dire le gaz qu’il y a dans ce p#tain de tube ? » Gaz. Je claquai des doigts en me levant après avoir rangé mon couteau. « Il me faut un stylo. »


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mar 5 Nov - 20:13

    Ce putain de militaire me tapait déjà sur le système et j’espérais qu’il m’ignore jusqu’à la fin du déluge pour au moins que mon agressivité sous forme de poing n’aille dans sa figure. Je n’étais guère d’humeur, ne dormait pas spécialement bien depuis mon séjour à l’hôpital, donc avait les nerfs à vif. S’il continuait à me barrer la route avec ses phrases d’une profonde débilité, je crois bien que ma main ne résisterait pas longtemps, tout comme ma patience envers lui. J’entendis un autre homme parler tandis que je cherchais toujours dans la pièce ce qui pouvait bien être utile. J’entendais ses conseils sans vraiment qu’ils rentrent dans ma tête. Mes yeux avaient peut-être trouvés quelque chose d’intéressant. Et en effet, j’avais trouvé quelque chose. Je pris la bouteille et la barre céréales alors que je les observais. Ce n’était pas grand-chose, mais au moins c’était un bon début. Peut-être y en avait-il éparpillé ailleurs. C’est alors qu’au moment de me redresser, j’entendis une voix toute proche. Déjà rien que le début me piqua presque à vif. Ariel ? Il voulait se rendre intéressant peut-être ? Plus débile que tout le monde ? Ben c’était déjà fait depuis qu’il avait dit ses premiers mots dans cette pièce. Je me retournais pour lui faire face.

    « Dis-moi, quand est-ce que tu ouvres la bouche pour dire quelque chose de plus utile ? »

    Je fis une pause avant de passé à côté de lui.

    « Figure toi que j’ai le sens du partage, mais pour toi en effet ça va être plus que difficile. »

    C’était vrai, quitte à partager, je partagerais pour trois et non pour quatre. IL y aurait toujours plus de part et franchement j’en n’avais rien à faire de ce militaire à deux balles. Où avait-il eu son uniforme bon dieu ? Il y en avait pourtant pas beaucoup des personnes qui savaient autant m’énerver, mais lui il en tenait une bonne couche. Depuis le début il avait été violent, pourquoi lui laisserais-je le plaisir d’être gentille avec lui ? Impossible pour moi. J’étais éreintée et il ne fallait pas qu’il insiste. Il n’avait toujours pas compris apparemment. Je me dirigeais alors vers Emy qui avait réussi à ouvrir la porte et m’écartait de ce fait de l’inutile pseudo militaire et en ne l’écoutant même plus. Je lui fis un sourire qui parut faux après mon exaspération qui n’était pas redescendu.

    « Tu as besoin d’un coup de main pour tout ce foutoir ? » lui demandais-je en m’apercevant du réel barda qu’il y avait là-dedans. Peut-être pourrions-nous trouver quelque chose de mieux qu’une bouteille à moitié vide et une barre de céréales. Puis soudain, de gros bruits étrange que je n’identifiais absolument pas. C’était très fort et sourd et je me retournais alors pour observer l’extérieur à travers les vitrines histoire de constater l’origine de ce bruit. Si au moins nous pouvions l’apercevoir d’où nous étions.

    Hj:
     


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Jeu 7 Nov - 23:57

La tempête approche


 

Je me souvenais que le militaire avait dit à un moment qu’il savait déjà que nous ne l’aimions pas ! Sur le coup j’allais lui répondre que je ne me serais jamais permise de dire ça puisque je ne le connaissais pas. Mais maintenant qu’il ne cessait de parler soit pour tailler les personnes qui tentaient de réfléchir soit pour se plaindre ou raconter n’importe quoi, je pouvais dire qu’il avait eu raison ! Cette espèce d’agité n’allait pas faire partie des gens que j’appréciais. Je décidais donc de me concentrer sur les alentours et je ne remarquais même pas que le deuxième homme semblait soutenir les propos du militaire. D’ailleurs qu’avait dit ce dernier exactement ? Je n’en savais rien ! A vrai dire, j’avais pris le parti d’ignorer ses propos après qu’il se soit ouvertement foutu de moi.
Je revenais un peu à la réalité lorsque ma sauveuse Eléanore s’adressa de nouveau au militaire. Ses paroles me firent sourire ! Elle venait de dire à voix haute ce que je pensais tout bas. Cependant, je n’étais pas certaine que cela allait clouer le bec du militaire… Loin de là ! C’est aussi à cet instant que je remarquais que la blonde avait trouvé de quoi manger. Cela semblait être une barre de céréales ou un truc dans le genre… La partager ? On aurait quoi ? Une bouchée chacun ! Je ne savais pas si c’était bien ou déprimant mais je n’eus pas le loisir de réfléchir plus amplement à cela car la porte sur laquelle je m’étais attardée n’était pas verrouillée. Elle s’ouvrit facilement et m’offrit comme vue une pièce saccagée, avec des morceaux de carton et de plastique partout. La pièce était cependant plongée dans la pénombre et il m’était quasiment impossible de voir s’il y avait de trucs récupérables.



- La porte est ouverte, dis-je en tentant de voir quelque chose à l’intérieur. Mais impossible de voir quoique ce soit, répondis-je à Eléanore qui me demandait si j’avais besoin d’aide. Il faudrait que l’on trouve de quoi s’éclairer.


Je regardais autour de nous et ne distinguais rien qui pourrait nous servir. Un peu plus loin le militaire semblait se parler à lui-même et j’ignorais toujours ce qu’il disait. Je l’observais tout de même ! Mais qu’était-il en train de faire ? Je ne voyais pas et de toute façon, il s’arrêta. Il se redressa, claqua des doigts et demanda un stylo. Je jetais un coup d’œil exaspéré en direction de l’autre blonde. Je savais qu’elle n’apprécierait pas non plus le comportement outrageux de l’homme en uniforme. Mais était-ce une raison pour ignorer sa demande ? Peut-être… peut-être pas ! Et puis il ne demandait pas ça pour rien ?
Je fis un pas dans sa direction et choisissais d’aller, avant ça, chercher ce qu’il avait demandé. Je savais que j’en avais un dans mon sac… Voir même deux ! Une fois le stylo en main je lui tendais.



- Voilà un stylo ! dis-je simplement. Et pour information, moi c’est Emy… Emy Renault.


A peine me taisais-je qu’un bruit étrange se fit entendre. Je tendis l’oreille ! Cela venait de l’extérieur et je n’arrivais pas à savoir s’il s’agissait du bruit de moteur d'avion, de voiture ou autre ! Aussi je regardais les autres tour à tour et mon regard finit par se poser sur le militaire. Il devait être capable d’identifier n’importe quel bruit selon sa formation non ?!


- Qu’est-ce que c’est que ça encore ? demandais-je en regardant ensuite vers l’extérieur.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Lun 11 Nov - 14:32

La lumière et la chaleur, deux élément vitaux dans un contexte qui nous étaient, pour le moment, défavorable et qui ne risquait pas forcement de s’arranger. La température extérieur avait déjà chuté depuis plusieurs jours voire semaines, la pluie ne ferait qu’aggraver cette chute vertigineuse vers le pôle nord. Nos couches de vêtements trempées en moins permettraient à notre amie, la congélation, de faire son œuvre sur nos pauvres petits corps. Si nous étions à l’abri du vent qui sévices à l’extérieur, la pièce restait incroyablement fraiche. Une boite de conserve, du papier journal, quelque chose en faire et un truc en bois permettrait de faire un petite source de chaleur le moment venu. Le tout, au final, était plus d’espérer que cette satanée pluie cesse vite même si cela m’étonnerait beaucoup depuis le temps qu’on attendait ce contrecoup de la guerre. Bref, il fallait faire avec. Avec un chien, un militaire peu aimé et capable de communiquer, et deux jeunes femmes que je ne saurai encore qualifier. Je jetai un œil à l’extérieur avant de me concentrer sur les propos et actions du moment. Je secouai la tête, complètement dépité, face à la connerie de mon camarade et m’éloignai du groupe pour aller à l’autre bout de l’épicerie. Celle-ci avait mal vécu la guerre et plus grand-chose d’utilisable n’était encore présent. Un stylo fut demandé puis apporté pendant que la jeune femme dont j’avais oublié le nom se présenta à Eleanor. Emy. Je m’en souvenais à présent, elle passait son temps à la mairie pour récupérer son domicile et nous nous étions rentrés dedans devant les marches de l’hôtel de ville. Une chic fille qui voulait faire bien. So, un truc électronique. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il comptait faire mais voulait bien lui laisser une chance de prouver qu’il était doté d’un cerveau un peu plus développé que celui d’une huitre déjà gobée. Je fouillai donc un peu partout jusqu’à trouver un téléphone jeté sous un meuble. Je sortis mon fidèle couteau, seul vestige de ma carrière avortée et entrepris de démonter l’appareil où je trouvai un circuit électronique. Je me dirigeai vers Alexandre et tapais son épaule.

Tiens Einstein ! Fais nous rêver…

Je lui souris et lui adressai un clin d’œil avant de rejoindre Emy dans l’arrière salle. A présent, le matériel pour se réchauffer était le bienvenu. Je m’excusai auprès d’Eleanor que je bousculai. Nos regards se croisèrent un instant avant que je ne détourne le mien. Non, je n’étais pas sûr de savoir quoi lui dire si jamais elle me reconnaissait.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Lun 11 Nov - 18:40



La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évident que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Lucas, Eléanore, Alexandre et Emy ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une petite épicerie depuis longtemps pillé. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement le militaire s’est rappelé des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.


MERCI DE LIRE ATTENTIVEMENT CE QUI SUIT ! Alex, les trouvailles de Lénor étaient "privées", comme indiqué dans l'ordre de passage précédent. Merci d'avance de faire attention la prochaine fois. Eléanore, encore une fois se met à fouiller, mais cette fois à taton dans la pièce. Elle passe à côté d'une lampe de poche, et de quelques vivres, le local étant plus dense qu'il n'y parait. Son absence de fenêtre pose le problème de l'obscurité mais au mieux, le lieu est sécurisé.

Dehors les bruits se font de plus en plus forts. Quelque chose se rapproche des survivants, et il leur est impossible de voir quoi sans s'exposer et sortir dehors.

Concernant ce nouvel ordre de passage, vous avez tous une semaine pour répondre :) Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte :face:Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois  :)
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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Sam 16 Nov - 0:02

La tempête approche


 

Toute cette situation devenait de plus en plus angoissante et l’autre militaire n’arrangeait rien avec toute son ironie ! C’est sûrement pour cela que j’avais fait le choix de ne pas répliquer à ses propos et au contraire, de l’aider quand je pouvais. C’est pour ça que je lui donnais ce dont il avait besoin puisque j’avais bel et bien un stylo à ma disposition. Je ne restais cependant pas très longtemps à ses côtés car je n’avais pas envie d’entendre de nouvelles critiques et puis j’avais une salle à fouiller en compagnie d’Eléanore.
C’était plus facile à dire ou penser qu’à faire puisqu’on ne voyait absolument rien dans la pièce sans éclairage. Je n’aimais pas ça et les bruits venant de l’extérieur n’arrangèrent rien ! J’entrais donc à la suite de l’autre blonde, trouvant soudainement la petite pièce plus rassurante que l’épicerie elle-même. Je m’adressais à Eléanore dans un murmure…



- On devrait peut-être dire aux garçons de venir ici ! Ces bruits ne me disent rien de bon et si on s’enfermait ici on serait moins visible depuis l’extérieur.


Tout en parlant, mes mains fouillaient les étagères à tâtons en priant pour que je ne tombe pas sur quelque chose de pointu ou tranchant. Il ne serait pas très malin que je me blesse maintenant que ma main avait totalement guérie depuis ma blessure faite chez mon ex. D’ailleurs, en pensant à Mickaël, je vins à me demander s’il était dehors quand tout avait commencé et si cela était le cas, s’il avait pu se mettre à l’abri. Oui ! Je m’inquiétais pour lui même si j’avais toujours un ressentiment immense à son encontre.
Je chassais rapidement ces pensées de mon esprit et continuais de chercher… Pour trouver quoi ? Je n’en savais rien mais je ne pouvais pas rester à ne rien faire car j’allais devenir folle ! Déjà que les bruits à l’extérieur semblaient se rapprocher de plus en plus… cela ne m’aidait pas à rester calme. Pour ne pas sombrer dans de sinistres pensées je reprenais la parole à l’attention de ma sauveuse.



- Tu crois que ces bruits… dehors ! Tu pense que ça pourrait être les secours ? demandais-je en faisant sorte qu’elle seule ne m’entende. C’est possible non ?


Je n’avais pas parlé trop fort car je voyais déjà le militaire en train de me démontrer de façon ironique que ma question était stupide parce que ci ou parce que ça ! Car même si j’avais posé la question, j’avais de gros doute quand à la possibilité que cela soit les secours qui venaient nous mettre dans des abris plus sûrs… Mais si c’était des ennemis il fallait vraiment que les deux hommes ne soient pas visibles depuis l’extérieur.
Je m’arrêtais dans mes recherches et je repris une nouvelle fois la parole. Comme je comptais hausser le ton, je prévenais avant tout Eléanore.



- Je vais leur dire de nous rejoindre, expliquais-je. Même si je pense que je vais encore me ramasser une vague de critique de la part de Monsieur le Militaire. Je marquais une pause avant de reprendre la parole en faisant en sorte que les deux hommes m’entendent. Je pense que vous devriez venir ici ! Ces bruits dehors n’indiquent rien de bon.


Allaient-ils suivre mon conseil ? Je n’en savais absolument rien mais j’avais dit ce qui me semblait être le plus logique de mon point de vue.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Sam 16 Nov - 11:21

    J’avais fourré ce que j’avais trouvé dans la poche de ma veste en attendant de voir combien de temps nous resterions enfermés ici. Je ne voulais pas non plus les confier au militaire qui m’exaspérait plus que je ne l’aurais pensé. En même temps, il m’avait pris en grippe depuis le début avant même que je ne puisse simplement lui parler ou le connaître un peu. Désormais c’était certain, je ne voulais rien avoir à faire avec lui. J’avais aussi l’impression qu’il énervait que moi, mais c’était peut-être aussi le fait que j’avais les nerfs à vif. Je dormais très peu et était donc moins patiente. Fort heureusement, tout le monde ne réagissait pas comme moi et j’espérais vraiment qu’il se taise ou au moins qu’il sorte quelque chose d’utile à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Tout n’était pas faux, mais déjà rien que les surnoms ça prouvait à quel point il était juste puéril. Le fait de s’être engagé ne l’avait en rien fait murir. Mon attention fut détournée alors que j’avais proposé mon aide à Emy qui avait réussi à ouvrir la porte. Il était évident que c’était l’arrière-boutique, il n’y avait aucune fenêtre pour que l’on voit quelque chose. On apercevait quand même un peu grâce à l’ouverture de porte ce qui se trouvait juste devant nous et c’était un vrai bazar. J’essayais de fouillé par mon regard ce qu’il pourrait nous être utile sans grande conviction. Puis une idée, très simple en réalité.

    « C’est vrai tu as raison, mais… »

    Je m’avançais un peu et ma main tâtonna pour trouver un interrupteur. Qui sait ? Peut-être qu’en appuyant dessus la lumière ferait son apparition. Je trouvais donc ce qui pourrait ressembler fortement et appuya dessus sans grand résultat. Puis mon attention fut détournée alors qu’Emy s’avança pour donner un stylo au militaire qui l’avait si gentiment demandé. Je ne savais guère si j’étais aussi gentille qu’Emy. En même temps, peut-être était-ce sa première rencontre avec lui ? Moi j’avais déjà deux anciennes rencontres très négative, encore plus la dernière où il m’avait poussé alors que j’étais sur le quai, m’offrant un bain glacial. Non vraiment, je ne pense pas lui pardonner si lui-même s’en fichait royalement.
    Soudain les bruits attirèrent toute notre attention, alors que l’origine nous était totalement inconnu. J’aurai bien voulu inciter le militaire à voir dehors ce qu’il se passait, mais je gardais pour moi toute la haine que je pouvais avoir pour lui et attendit qu’il réponde de lui-même. Peut-être ferait-il quelque chose de bien ? C’est là qu’un homme me poussa en s’excusant, et c’est sa voix qui me fit m’interroger sur lui. J’avais l’impression de le connaître, de connaître sa voix alors que son visage ne me disait encore rien. Je le stoppais un peu dans ce qu’il voulait entreprendre en lui posant directement la question.

    « On ne se serait pas déjà rencontré quelque part ? »

    C’était plutôt direct et cela était sûrement moins important que de fouiller pour chercher n’importe quoi qui pouvait nous être utile, mais je voulais savoir. De plus, il avait l’air d’être plus intelligent et plus sympa que l’autre abruti qui nous servait de soldat.
    Emy revint vers moi et me chuchota quelques mots. Elle n’avait peut-être pas tort, surtout qu’il y avait qu’une vitrine et donc s’il y avait le moindre bombardement ou je ne sais quoi d’autre, nous étions tout à fait vulnérables. Valait mieux être prudent, j’étais d’accord avec elle.

    « Tu as peut-être raison, mais il faudrait quand même trouver de quoi nous éclairer là-dedans, sinon nous allons devenir fou. »

    Moi la première. Être enfermée dans le noir sans savoir ce qu’il y avait dehors, c’était plus que flippant. Je ne voulais pas être la première à faire une crise d’angoisse. Je m’arrêtais dans mon entreprise de trouver quelque chose et m’assis par terre alors que j’observais Emy persévérer dans ses recherches. Je toussais plusieurs fois, une forte toux qui me prenait soudainement. Toute la poussière dans la salle ne m’aidait en rien, mes poumons n’aimaient guère c’était certain. Puis je restais bloqué sur ce qu’elle venait de me dire. Les secours ? Jamais je n’aurai envisagé qu’il pouvait y avoir des secours, pas même une seule seconde. Y croyait-elle vraiment ? Nous aurions eu des nouvelles plus tôt non ? En tout cas, je n’y avais jamais pensé. Peut-être au début oui, mais plus maintenant. C’était presque éphémère. Je me contentais de lui répondre que je ne savais pas, qu’il valait mieux être prudent. Si c’était les secours, il viendrait d’eux-mêmes non ? Si c’était autre chose, il fallait qu’on se prépare à tout. J’eu une pensée pour Philippe. J’aurai aimé qu’il soit coincé ici avec moi. Je ne m’inquiétais pas pour lui. De nous deux, j’imaginais que c’était lui qui allait survivre plus que moi. Je souris à Emy alors qu’elle souhaitait indiquer aux deux autres de nous rejoindre.

    « Ignore-le, c’est pas lui qui va nous sauver si nous avons un problème. »

    Cette phrase était sortie toute seule. Je pris mon visage entre mes mains avant de glisser mes mains et de le lâcher en soupirant et toussant encore une fois. Je restais assise alors que j’entendais Emy les appeler. En réalité, j’aurai préféré que le militaire aille voir de lui-même ce qu’il arrivait au dehors. L’ignorance m’était toujours insupportable. On ne savait pas à quoi nous étions exposés, on se cachait juste en attendant que ça passe. Ma concentration était mise à rude épreuve pour éviter de sombrer dans la panique.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Lun 18 Nov - 13:35

La tempête approche


 

J’étais concentré sur ce que je faisais. J’avais trouvé un vieux circuit électrique, et ça me donnait des idées. Je n’étais pas quelqu’un de stupide, intellectuellement parlant. J’avais juste tendance à laisser croupir mes neurones dans leur coin en espérant aller mieux. - Voilà un stylo ! Et pour information, moi c’est Emy… Emy Renault. Je levai à peine la tête, grommelant un merci dans ma langue, ce qui sonna comme « Parfait, ça me sauve la vie. Merci euuuh… Sally. » Je n’avais pas bien entendu son prénom, Emy, c’est pour ça que tu le connais et de toute manière, ça m’importait peu. Le stylo en main, j’essayai de le faire marcher sur ma main, râlai, et soupirai lorsqu’il laissa enfin une longue trace sur ma paume. Parfait. Je commençai à couvrir le papier trouvé de symboles d’électronique, avec mon écriture tassée qui m’avait valu tant de reproches de mes professeurs – Reh, c’est votre frère qui est médecin, pas vous : essayez d’écrire lisiblement ! – et de remarques de la part de mes supérieurs lorsque je devais remplir de la paperasse. Dans tous les cas, je noircissais le papier, et comme toujours, la réflexion me calmait avec une efficacité stupéfiante. Ca n’était pas instantané, mais c’était bien la vérité. Les maths, la physique, les calculs complexes et de plus en plus abstraits, c’étaient les meilleurs calmants que l’on avait pu créer pour moi.

Quelqu’un me tapa sur l’épaule, je ne sursautai même pas, je ne lui sautai même pas à la gorge en lui foutant mon poing dans la figure. Calmant efficace, disais-je. Tiens Einstein ! Fais nous rêver… Einstein ? Là, je le foudroyai du regard. Si je pouvais faire mon intéressant avec mon habileté aux armes, ou à la boxe, ce n’était pas vraiment le cas avec mon intelligence. « Va te faire,… » J’attrapai le circuit électrique pour le poser à côté de celui que j’avais déjà trouvé et je me remis à mes dessins, dans mon coin. Je n’avais que très vaguement conscience de ce qu’il se passait autour de nous, concentré comme je l’étais à faire des choses inutiles à première vue. Dans un monde où une guerre nucléaire avait éclaté, savoir construire des compteurs geiger à partir de rien pouvait s’avérer intéressant, non ? - Qu’est-ce que c’est que ça encore ? De quoi, ça ? J’haussai un sourcil et revins à mes circuits sur papier. Mes doigts firent tourner le circuit et se posèrent sur les composants soudés. Résistants, transfos, il y avait de tout, mais pas ce que je voulais, exactement. Je fis la moue. C’était moins facile que ce que j’avais pensé en ayant ma si géniale idée, au final. Surtout si Sally, Gary, Ali ou Emy m’interrompait, d’ailleurs. Je pense que vous devriez venir ici ! Ces bruits dehors n’indiquent rien de bon. « Quoi, encore ! » Ses mots parvinrent avec quelques secondes de décalage à mon cerveau. Je fronçai automatiquement les sourcils, en posant stylo, papier, circuit, sur le côté pour rejoindre la fenêtre. « P#tain, on ne voit rien. » La pluie tombait – fort – et rendait totalement impossible la moindre tentative d’y voir à travers. Quelques jurons s’échappèrent de ma bouche, avant que je fasse un tour sur moi-même en ordonnant d’un claquement de langue à Baxter d’aller rejoindre les autres. « Bien entendu, la civile. » Oui, je venais de lui faire un compliment. Parce qu’on venait de passer de « déluge digne de Noé » à « attaque du troisième type ». Et c’était suffisamment inquiétant pour que j’ai l’idiotie de faire un compliment à Gary-Sally-Emy ou quelque fusse son nom. J’attrapai une des vestes mouillées qui avaient été posées dans un coin de la pièce, et choisis la moins trempée pour la passer en essayant que la surface trempée ne touche pas ma peau. J’en passai une deuxième, cherchai une capuche pour protéger mes cheveux. « Quelqu’un aurait une écharpe, histoire de protéger mon visage ? Je vais sortir histoire de voir si je peux apercevoir quelque chose. Inutile de vous dire d’aller vous calfeutrer dans une mini pièce à grignoter des carottes histoire qu’un coup de vent ne vous emmène pas au pays des petits bonhommes verts, compris ? »

J’essayai de me calfeutrer le plus possible, moi aussi, dans les manteaux passés, cherchant à envelopper mes mains, avant de saisir mon arme et de sortir mes lunettes de soleil. Changer la couleur de mes yeux n’était pas au programme, et de poser ma main sur la poignée. Pour tenter d’ouvrir la porte et d’apercevoir quelque chose d’autre qu’un rideau d’eau. Je jetai un coup d’œil derrière moi pour m’assurer que tous étaient hors du champ de la porte. Et surtout pour vérifier que Baxter avait obéi et était assis gentiment à tirer la langue et agiter la queue. D’ailleurs, en parlant de Baxter, autant qu’il serve à quelque chose : « Vas-y mon gros cochon, dégotte des truffes ! » Oui, toujours mes ordres étranges. Après tout, les ordres étaient uniquement de simples mots associés à des actions. Et au moins, c’était difficile de retourner mon chien contre moi. Baxter agita un peu plus la queue avant d’humer l’air autour de lui à la recherche de truffes, autrement dit de bouffe. Il était un piètre chien lorsqu’il s’agissait de dénicher de la drogue mais c’était aussi un goinfre.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mar 19 Nov - 10:59

[quote="La Chute"]


La tempête approche


Personne ne pouvait prédire que cela arriverait. Et pourtant, c’était si évident. Alors même si la période ne s’y prête pas, il était évident que cela arriverait. Si, jusque-là, Louisville a été épargnée, ce n’est plus le cas à présent. En quelques heures, la situation a complètement dégénéré. Heures ? Minutes plutôt. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Pas de tonnerre, pas d’éclair, ni de bourrasque de vent. Tout est arrivé d’un seul coup. A présent, c'est le déluge totale dehors, et le ciel ne laisse passer aucune lumière, si ce n'est celle dégagée des éclairs.

Lucas, Eléanore, Alexandre et Emy ne pensaient pas se retrouver enfermés dans une petite épicerie depuis longtemps pillé. Un éclair a éclaté et la pluie s’est tout de suite mise à tomber. Heureusement le militaire s’est rappelé des consignes en cas de pluie : se mettre à l’abri et au plus vite. Pourquoi ? L’eau pourrait être gorgée de radioactivité. Alors en attendant que tout cesse, que le temps soit de nouveau propice à circuler dehors, les quatre citoyens vont devoir prendre leur mal en patience… Et prier, prier pour tout que s’arrête le plus vite possible.


Dehors les bruits se font de plus en plus forts. Quelque chose se rapproche des survivants, et il leur est impossible de voir quoi sans s'exposer et sortir dehors.

Lorsque Alexandre prend son courage à deux mains et regarde dehors en ouvrant la porte, il tombe des nues. Les secours! Deux VBCI, des blindés légers, sont apparemment en train de tester les pompes de la station tandis que la silhouette massive d'un char leclerc se découpe dans l'obscurité, garé sur la route. Dès que les survivants essaieront de s'approcher, ils se rendront compte que les équipages des véhicules et leur escorte de fantassins (qu'Alex peut identifier du 2ème Dragons, un régiment spécialisé dans la guerre nucléaire/bactériologique/chimique de la Région Centre) gisent sur le sol, leurs corps affreusement mutilés. Que s'est il passé en à peine quelques minutes? Les premiers bruits de moteurs ont été entendus une dizaine de minutes plus tôt. Aucun coup de feu, rien. Comment....? Pendant l'heure qui suit qui voit la tempête se calmer puis s'arrêter, les survivants peuvent commencer leurs spéculations sur le drame ahurissant qui vient de se passer.

Attention vous pouvez parler ET faire UNE ACTION : soit fouiller la pièce, OU soit ouvrir une porte OU passer par une porte si elle a été ouverte :face:Soit vous faites au fur et à mesure, en coopération, soit vous faites chacun de votre côté. Et enfin, vous ne pouvez poster qu'une fois  :)
Cette fois ci, c'est le dernier ordre de passage. Vous pouvez discuter de ce que vous venez de voir, de l'attitude de chacun, et de ce que vous faites dans l'heure qui suit, heure durant laquelle la tempête se calme peu à peu pour laisser finalement place à une maigre éclaircie. Votre post doit donc clotûrer votre participation, et on vous demandera dans la mesure du possible de poster avant dimanche :p

Si vous avez des questions, hésitez surtout pas!


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Mar 19 Nov - 20:10

    Je ne savais pas depuis combien de temps nous étions enfermés dans cet épicerie mais j’avais l’impression que cela faisait des heures. Je ne pouvais dire des jours, je n’avais plus beaucoup de notion du temps et encore moins lorsqu’une pluie démentielle s’abattait sur la ville empêchant un peu plus la lumière naturelle de passer. Je voulais revoir le soleil, rien qu’une après-midi, pour bien en profiter. Au moins j’aurai une raison de ne rien faire, je serais juste étalé sous le soleil. Pourtant je n’étais pas du genre à rester pendant des heures au soleil, mais ça ferait tellement de bien ! J’avais l’impression que le temps s’était arrêté le jour où tout avait basculé à Cherbourg. Là où j’avais difficilement comprit ce qu’il arrivait. En même temps, comment tout comprendre lorsqu’on se fait écraser par la foule, qu’on se fait attaquer et bombardé. J’avais l’impression de vivre un cauchemar, sauf que je ne m’étais pas réveillée…
    Toujours assise contre le mur de la pièce où l’on n’y voyait absolument rien, j’essayais de calmer ma respiration qui avait pris un rythme irrégulier depuis mes toux répétitives et soudaines. J’avais fait en sorte qu’on ne se soucie pas de moi, de toute façon s’était chronique, je vivais avec désormais. Cela faisait un petit moment qu’ils ne m’avaient pas dérangés, donc ça m’était un peu surprenant. Quoiqu’il en soit, je me levais enfin alors que j’entendis le militaire parler de nouveau. J’avais loupé une partie quant à son stylo et ce qu’il voulait faire avec mais cela ne me perturba point. Ce que je comprenais alors que je m’avançais et sortait de l’arrière-boutique, c’était qu’il s’était décidé à sortir pour savoir ce qu’il se passait. En effet c’était quelque chose qu pouvait être utile. S’il était tué, nous resterions ici à se calfeutrer. Si par contre il voyait vraiment ce que c’était et que ça n’avait rien d’ennemi, ça permettrait à l’atmosphère d’être moins pesante et inquiétante. On avait déjà l’orage qui ne s’arrêtait plus et nous empêchait de sortir, si en plus c’était dehors une situation des plus critiques, je ne savais guère comment prendre la nouvelle.

    Je restais donc quelques pas devant la porte, observait le militaire franchir la porte alors que j’avais l’impression que je voyais un peu plus à travers la pluie. Cesserait-elle un peu ? Ce serait une bonne nouvelle. Je m’avançais de nouveau, la curiosité et le fait de vouloir simplement savoir m’incitait à m’approcher des vitres. Je ne savais guère ce que faisaient les deux autres derrière moi, mais je ne m’y souciais guère. Je supposais aussi que s’il y avait eu le moindre souci, ce militaire serait déjà mort, non ? Que supposition, mais cela ne m’empêchait pas de continuer jusqu’à arriver à la vitrine. En effet, l’orage se dissipait, la pluie se faisait de moins en moins dense. Les bruits étaient toujours là et j’aperçu à travers la vitrine de gros engins. L’origine était donc celle-là ? Voyant qu’il n’y avait rien d’agressif, je sortis directement dehors rejoindre le militaire. Geste impulsif de surcroit, mais je repensais à Emy qui avait supposé à haute voix des secours. Et si c’était le cas ? Le froid me brûla les joues et je sentais qu’il me manquait un manteau sur le dos. Mais je ne pensais pas à ça, ni même les quelques gouttes qui tombaient encore. Je commençais à être presque soulager. Je m’arrêtais à un mètre du militaire avant d’ajouter

    « Les secours ? »

    Avant que mon regard ne tombe irrémédiablement vers des corps étalés sur le sol. Mon cœur rata un battement, puis un deuxième, avant que tout devienne anarchique en moi. Ma respiration se coupa pendant ce qui me semblait une éternité et mon cœur subissait une arythmie très complexe. Je ne savais quoi dire que faire. Je voulais m’avancer pour voir si certains étaient vivants, mais me ravisait. Je restais un moment figée, alors que les gouttes cessaient et qu’une légère éclaircie fit son apparition. Illuminant un peu plus les corps dont on n’avait aucune information. Ni comment ils étaient morts, ni bien pourquoi ils étaient venus ici-même. Mon cerveau déraillait et mes yeux ne se détournèrent pas avant qu’un bruit ne me fasse sursauter et que j’observe les alentours. Les informations venaient à mon cerveau mais je n’arrivais plus à les retranscrire correctement. C’était certain qu’une fois que j’aurai repris conscience et contrôle de mon propre corps, je m’en irais aussitôt d’ici. Je pensais à Philippe, j’aurais aimé qu’il soit là, comme depuis le début. Mais je pensais aussi à rentrer chez Elena, savoir si elle allait bien tout simplement.


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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Ven 22 Nov - 8:31

La tempête approche


 

J'avais légèrement l'impression d'être un M Bibendum lorsque j'ouvris la porte pour jeter un coup d'oeil à l'extérieur, et pourtant je remerciais mes quinze épaisseurs lorsque les gouttelettes d'eau rebondir contre les vestes que j'avais entassées L'instant d'adaptation requis passé, je me concentrai sur ce qui était devant moi, et sur ce que mes oreilles dont la portée était atrophiée par la capuche captaient malgré tout. Des bruits. De plus en plus forts. Mes yeux se plissèrent, et je distinguai au travers du rideau d'eau des blindés, deux, juste à côté de nous. D'un mouvement de main, j'intimai au reste des gens le silence, même si les hommes en train de s'affairer autour de la station essence n'étaient pas tout proches. Un char un peut plus loin, de facture française apparemment, me fit froncer les sourcils, mais je doutais encore de l'attitude à tenir. Amis ? Ennemis ? Français ? Etrangers ? J'avais beau tenter d'en voir plus, c'était toujours insuffisant. Le rythme des gouttelettes sur ma carapace vestimentaire se perturba un moment, et je sentis un infléchissement de la vitesse de chute. Et une raréfaction des gouttes. La tempête se calmait, s'éloignait et s'il pleuvait encore, c'était tout de même plus agréable. « Bon, les cocos, y'a des gens dehors, mais tant qu'on sait pas si ce sont des potes ou des c#nnards, vous vous la fermez et vous restez dans le bâtiment. » J'espérais sincèrement que l'épisode de la plage, simultané à celui de la départementale avait mis deux sous de jugeote dans le crâne des crétins qui étaient avec moi. Histoire qu'ils ne courent pas comme des dératés en hurlant « On est sauvé, on est sauvé ». Parce qu'il fallait bien se le dire : si nous on avait flingué des civils pour se tracer un chemin avant de venir ici, nous n'allions pas être les seuls à le faire. Et si des crétins commençaient à courir vers la troupe qui se ravitaillait, ils risquaient de leur foutre la trouille et de se faire descendre. Oui, mais tu ne peux pas les laisser piquer l'essence de Louisville, mec! Non, je ne le pouvais pas. Fichtre que c'était compliqué comme situation. Parle pour toi. « Les secours ? » « C'est ce que je vais voir. Rentrez à l'abri, Radis, j'préfère que si ça tourne mal la dernière chose que je vois ce ne soit pas votre tronche. » Comment ça, ce n'était pas très sympa comme formulation ? Et bien à quoi vous attendiez vous ? Je n'allais tout de même pas lui dire que je préférai être le seul à crever plutôt que d'avoir encore un autre cadavre sur la conscience ? J'enlevai une veste, pour être plus libre de mes mouvements, et j'armai mon arme, sur mes gardes. Avant d'approcher du groupe, prêt à sauter à plat ventre si les mecs se mettaient en tête de me liquider. « Je vais tâcher de voir de qui il s'agit. Vous restez à l'abri, civils, et vous faites pas les c#ns. Pigé ? »

Je m'approchai du groupe, conscient que le pire de la tempête était certes passé, mais que les risques de radioactivité étaient encore présents. Osef, fais ton job, mec! Mes mains étaient crispés sur mon arme, mais je tâchais de paraître très détendu, tâche dans laquelle j'étais expert. A croire, sérieux, qu'être un ancien plus-ou-moins délinquant pouvait toujours servir. « Hey ! Vous, là ! Déclinez votre identité, nationalité, régiment et dentifrice préféré ! » Je n'avais pas pu m'en empêcher. J'hésitais une fraction de seconde, avant de dire approximativement la même chose en anglais, histoire de paraître international. Avant de répéter une nouvelle fois ma question en français, d'une voix plus crispée. Et sans parler de dentifrice. Je m'aperçus un peu tard qu'il n'y avait pas de mecs debout. B#rdel. En revanche, il y en avait un tas pas croyable par terre. Re-b#rdel. Je m'accroupis près du corps le plus proche, et j'identifiai le 2ème Dragons. Ca sentait pas bon tout ça. Même si, dans un sens, ils devaient pour le coup avoir du bon matériel dans leurs affaires. Régiment spécialisé dans la guerre nucléaire/bactériologique. Je lâchai une nouvelle série de jurons. « Quelqu'un peut me trouver Raulnes, ou un quelconque gradé ? Y'a un p#tain de survivant ici ? Un doc ? » Pourquoi est ce que ce c#n de lieutenant était toujours planqué au mauvais endroit, hein ? Je n'avais pas du tout envie d'être responsable de qui que ce soit, moi, et ce n'était pas pour rien que j'étais pas un gradé. C'était une situation que je m'appliquais à éviter soigneusement depuis pas mal de temps. En attendant, il allait me falloir regarder rapidement ce qu'il y avait dans les camions, faire gaffe à ne pas me retrouver face à une émeute à la c#n dans l'espoir de trouver de la bouffe, et surtout, il fallait que je sécurise tout ce b#rdel jusqu'à l'arrivée de Raulnes. Et que je fouille les cadavres à la recherche d'éventuelles informations confidentielles qui ne devaient pas tomber dans les mains des civils. Histoire de. Je cherchais le cadavre le plus au gradé du regard, en poussant un soupir. Youhou. Programme sympa en prévision, en attendant les autres cocos avec un flingue. « Vous restez à distance, jusqu'à ce que la mairie et le contingent aient sécurisé la zone. » lançai-je à la cantonade.

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MessageSujet: Re: La tempête approche [Livre I - Terminé]   Sam 23 Nov - 23:41

La tempête approche


 

L’idée de trouver de quoi s’éclairer était bonne mais encore fallait-il avoir quelque chose servant à cela et ce n’était pas le cas. Je soupirais légèrement ! Il fallait que je reconnaisse que je n’avais pas forcément envie de me retrouver dans une pièce totalement plongée dans le noir. On ne savait pas ce que pouvait dissimuler l’obscurité par les temps qui courraient ! J’avais ensuite dit à Eléanore qu’il nous faudrait peut-être dire aux hommes de nous rejoindre et sa réplique si directe et sincère me fit sourire. C’est vrai qu’il n’avait pas fait grand-chose d’utile pour le moment à part brasser de l’air. Cependant, je tentais tout de même de les faire venir se mettre à l’abri.
Bien évidemment, le militaire décida d’en faire autrement et prit la décision de sortir. J’allais lui dire qu’il était fou mais j’en vins à penser que c’était sa vie et puis je n’avais pas forcément envie de me faire rembarrer une nouvelle fois. Je lui tendis mon écharpe sans rien dire et le regardais ensuite se couvrir le maximum possible. J’espérais tout de même qu’il ne lui arriverait rien. C’est vrai que je trouvais qu’il était pénible et impoli mais cela ne voulait pas dire que c’était au point de lui souhaiter la mort. Lorsqu’il fut sorti je ne pouvais pas rester en retrait en avançait en direction de la porte pour tenter de voir quelque chose. Mon cœur fit même un bond dans ma poitrine lorsque j’entendis la blonde parler de secours. C’est à peine si j’entendis les propos du militaire qui suivirent ! Je compris juste que nous ne devions pas sortir de suite et le fait qu’il prenne son arme en main me motiva à suivre ses consignes. Notre allié en uniforme héla le convoi à l’arrêt mais aucune réponse ne vint… d’ailleurs, rien ne se passa
.


- Pourquoi personne ne répond ? Et pourquoi il ne se passe rien ? murmurais-je angoissée.


C’est en observant le visage qu’affichait Eléanore que je compris que quelque chose clochait. Toute son attitude me le prouvait ! Je suivais alors son regard pour voir ce qui l’avait mis dans cet état… Je plaquais ma main contre ma bouche, les yeux écarquillés… Morts ! Voilà ce qui expliquait la réaction de ma sauveuse. Les militaires que nous avions pris pour les secours étaient tous au sol.
Le militaire se mit alors à pousser des jurons que je n’arrivais pas à saisir. Il parla aussi de trouver un certain Raulne ou un gradé ! Pour les survivants, je pense que c’était raté… Aucun médecin n’aurait pu faire quoi que ce soit. Je jetais un nouveau coup d’œil à Eléanore qui visiblement n’irait pas à la recherche d’un gradé. Moi non plus je ne comptais pas le faire. Partir seule, de nuit, après avoir vu le corps de plusieurs militaires massacrés n’était pas une idée que j’envisageais. Finalement, je tenais encore un chouia à ma vie ! Et surtout je n’avais pas envie de me faire tuer par on ne sait qui ! Je hochais alors la tête lorsque le militaire nous demanda de rester à l’écart. Je ne comptais pas vraiment m’approcher des morts à vrai dire. Je saisis doucement le bras d’Eléanore et lui dis doucement…



- Je pense qu’on devrait retourner à l’intérieur. On ne peut plus rien faire pour eux !


Je retournais à l’intérieur et entraînais la blonde avec moi. Mieux valait pour nous d’être dedans que dehors, entourées de cadavres et en ayant le risque qu’il se remette à pleuvoir.

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