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Nous sommes actuellement, en jeu, pendant la DEUXIEME QUINZAINE de FEVRIER 2013.
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MessageSujet: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Lun 19 Aoû - 9:52


« Au revoir Mickaël »… Mes propres paroles résonnaient sans cesse dans mon esprit ! Elles avaient signé mon arrêt de mort et la fin d’une vie que j’aurais aimée pour voir poursuivre. Mais sans Micka, cela n’était plus envisageable ! Mon avenir s’était alors assombrit autant que le ciel chargé de lourds nuages au dessus de ma tête. J’aurais largement préféré être morte et même si je l’étais en partie, ce n’était pas assez pour moi ! Je détournais le regard lorsque je passais près du garage, je ne voulais pas voir la moindre chose me le rappelant et c’est pour cette raison que je me mis à observer le sol tout en avançant au hasard.
Tout en marchant, je me mis à réfléchir sur le moment présent car il y avait urgence. Je n’avais nulle part pour dormir et n’avais aucun papier sur moi, ni même le moindre centime. Autant dire qu’en plus d’être une morte ambulante, j’étais une SDF. Durant l’espace d’une seconde je pensais à Rose avant de me souvenir que Micka allait justement se rendre chez elle. J’aurais dû prendre cette satanée clef, au moins pour la nuit. Cela aurait peut-être dur mais j’aurais eu un endroit où passer la nuit. Je soupirais et relevais la tête pour me rendre compte que j’étais arrivée aux abords de la Côte de Nacre. Je m’arrêtais et observais les lieux pour me souvenir que je n’y étais pas revenue depuis mon retour.

Ce paysage que j’aimais tant avant la chute des bombes avait tellement changé… Trop changé pour que cela me laisse indifférente. Des larmes coulèrent tandis que mon regard se perdait à l’horizon où seule la désolation persistait. La beauté du paysage d’antan avait été gâchée et ne semblait pas prête à cicatriser rapidement. Préférant ne pas prolonger cette observation déprimante, je repris ma marche hasardeuse. Qu’est-ce que je devais faire ? Où est-ce que je devais aller ? Je me souvenais alors mon refuge de fortune, celui qui m’avait servi d’abri la nuit de mon retour, lors de l’attaque de Louisville. Je tournais sur moi-même pour me rendre compte que cet asile se trouvait dans la direction opposée de celle vers laquelle je m’orientais. Avec un haussement d’épaules je fis demi-tour ! Après tout, j’avais le temps, je n’étais attendue nulle part.
C’est en marchant dans la direction opposée à celle que j’avais eu jusqu’à présent que je remarquais que je n’étais pas la seule à être dehors. Et c’est aussi à ce même moment que je percevais le bruit répétitif qui résonnait jusqu’à se perdre au loin. La vie existait donc toujours ? L’homme réparant sa palissade le prouvait. J’allais continuer mon chemin et alors que je faisais un pas je me rendis compte d’une chose. L’homme ! Je le connaissais…



- Sam ? dis-je plus pour moi-même qu’à l’attention du brun.


Hésitante dans un premier temps, je finis par m’avancer en direction de la clôture. Chaque pas me confirmait qu’il s’agit bien de l’homme que je connaissais. Sam était bel et bien là. L’ex petit-ami de ma meilleure avait donc lui aussi survécu à tout ça contrairement à elle. Brusquement, j’eus envie d’être sûre et certaine que mon existence était bien réelle. Rapidement mais discrètement, je fis en sorte d’effacer les traces des larmes ayant coulées quelques instants plus tôt.
Je m’approchais alors de Sam… J’avais toujours trouvé ce dernier sympathique et même sa rupture avec Andreia n’avait pas changé son comportement envers moi. J’espérais alors qu’il était resté le même et que cette fichue guerre ne l’avait pas changé. Car je ne pourrais sûrement pas gérer le fait de m’être encore trompée au sujet de quelqu’un. Ma déception, et encore le mot était faible, concernant Micka continuait à bourdonner en moi sous forme d’une douleur sourde et continue. Secouant légèrement la tête pour effacer l’image naissante du brun que j’aimais tant je m’arrêtais à moins d’un mètre de la palissade. Je ne rêvais pas, Sam était bien là. L’une des rares personnes que je connaissais était bien là, devant moi.



- Sam ? m’exclamais-je comme si je me réveillais d’une longue sieste. Oh mon dieu, j’y crois pas ! Comment vas-tu ? Cela fait si longtemps que je ne t’ai pas croisé… Je suis tellement contente de te voir.


Cela me fit bizarre de prononcer de nouveau ces quelques mots car je n’avais plus ouvert la bouche depuis mon départ de l’appartement de Mickaël. Et autant dire que je préférais oublier tout ce qui s’était dit là-bas ! Pour le moment c’était possible car ma douleur se fit légèrement plus discrète… Sûrement le temps de ces retrouvailles ! J’attendis que le brun me réponde et posais ma main bandée sur la palissade en esquissant un sourire bien discret. Aussi réservé soit-il, le sourire était là... Mais je me rendais compte qu'à l'intérieur, il manquait quelque chose. J'avais toujours cet étrange vide au fond de moi. Néant qui ne semblait pas vouloir être comblé alors même que je retrouvais un ami en vie.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Lun 19 Aoû - 14:34


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Alors que la guerre était tombée sur la France, l'usine automobile avait fermé ses portes et Sam se retrouvait à ne plus rien avoir à faire de ses journées. Une fois de plus, il était au chômage et le contexte des bombardements ne lui semblait qu'une excuse pour se faire mettre à la porte. Ne pouvait-il pas garder un travail convenablement ? Pour avoir une situation stable et un avenir tout tracé. A croire qu'il ne pourrait jamais entrer dans le moule de la société. Il lui fallait toujours être à côté de la plaque.

Sa sœur semblait heureuse de le voir disponible du matin au soir, et s'empressait de lui donner tout un tas de choses à faire. Aujourd'hui, elle lui avait demandé de réparer, entre autres, la clôture en bois qui était autour de sa maison. Il n'avait pas eu de répit jusqu'au soir, et maintenant que le couvre-feu allait tomber, il devait faire ça. Il n'avait plus qu'une dizaine de minutes pour tout finir, et il ne s'en sentait pas capable. Déjà la fatigue s'accumulait, abaissant ses épaules et rendant sa respiration un peu plus difficile.

Le brun sursauta en entendant son prénom, et le marteau qu'il tenait en main rata de peu un de ses doigts. Par précaution, il préféra le poser à terre, il n'était pas le plus adroit des hommes, et il ne voulait blesser personne. En se déroulant, son dos émit un craquement de protestation qui libéra une vague de douleur le long de sa colonne vertébrale. Il était bien temps d'arrêter de bosser et de prendre une pause.
Sam n'en revenait toujours pas d'avoir été interpellé par une femme, qu'il devait certainement connaître. Il fut un peu troublé par son débit de paroles à la seconde, et leva donc le regard. L'étonnement écarquilla ses yeux. Il avait devant lui Emy, une amie d'une de ses ex. Il avait toujours pris soin de la saluer dans la rue, et sa rupture n'avait pas changé ça. Elle n'avait pas été une de ses amies, mais il l'appréciait tout de même. Pourquoi, sous prétexte qu'il s'était brouillé avec son ex, devait-il ignorer la meilleure amie de cette dernière ? Non, ça lui paraissait idiot. Elle ne lui avait fait aucun mal après tout. ► Emy ? Je vais bien, mais... tout va bien pour toi ?

Il se rappelait bien l'avoir souvent croisée dans la rue. Elle habitait Louisville après tout. Mais plus encore, il avait été choqué de la boucle infernale qu'ils exécutaient. Lui, il était sorti quelques temps avec la meilleure amie d'Emy, et elle, elle était sortie avec son ami d'enfance. C'était une coïncidence particulièrement perturbante, et hilarante. Il se souvenait aussi ne pas l'avoir vue depuis le début des bombardements. Elle n'avait pas été dans la ville alors que les bombes tombaient un peu partout. Il en avait presque perdu l'espoir de la revoir marcher dans les rues, et de pouvoir la saluer une fois encore. ► Tu étais partie, non ? Tu viens juste de revenir ?

Il jeta un coup d'œil à sa montre, constatant que le couvre-feu allait tomber dans une poignée de minutes. Il n'avait pas le souvenir d'avoir déjà vu Emy dans ce coin-là, ou du moins pas pour entrer dans une maison. A moins qu'elle n'ait une amie qui habitait par là, il n'y avait vraiment rien à y faire juste avant le couvre-feu. Il ne pouvait pas la retenir longtemps, ou elle pourrait se faire mal accueillir par les militaires de patrouille. ► Qu'est-ce que tu fais dans le coin, Emy ? C'est bientôt l'heure du couvre-feu, tu sais ?
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Lun 19 Aoû - 21:22


Pour le coup, j’avais vraiment débarqué comme une fleur… Je me mordis légèrement la lèvre inférieure lorsque le marteau qu’utilisait Sam rata de peu ses doigts. Il n’aurait plus manqué qu’il se blesse par ma faute tient ! Est-ce le fait que je n’avais pas prononcé le moindre mot depuis un moment ou parce que ma dernière conversation avait été une dispute mais mon débit de parole m’impressionna. Je remarquais d’ailleurs trop tard que Sam m’observais d’un air étonné ! Forcément qu’il était étonné… Je me plantais devant lui pour déverser un flot de parole alors que nous ne nous étions pas vu depuis des mois. Pour le coup, j’eus envie de me transformer en souris et disparaitre au fond d’un trou !
J’eus de nouveau un léger sourire lorsque le bosseur me dit qu’il allait bien mais la question qui suivie estompa un peu ce semblant de joie. Pouvait-on aller bien lorsque l’on était mort à l’intérieur ? Lorsque notre propre cœur avait été remplacé par un vide immense. Néant qui s’emplissait parfois d’une douleur sourde et quasi insupportable. Je chassais ces pensées morbides en jetant un coup d’œil à l’horizon. Je n’allais pas imposer cette tristesse à Sam et il ne me connaissait pas assez pour savoir que ma réponse ne serait que mensonge.



- Oui, ça va, dis-je rapidement. Je suis contente que ça aille pour toi aussi !


Bien sûr, la dernière partie de ma phrase avait été plus que sincère. J’avais apprécié Sam dès qu’Andreia me l’avait présenté. Il avait toujours été sympa avec moi même après sa rupture avec ma meilleure amie. Mais pourquoi cela aurait-il changé ? Après tout, ils s’étaient séparés car ils ne s’entendaient plus. Si j’avais recroisé Sam plusieurs fois après la séparation, je me rendis compte qu’Andreia ne m’avait plus jamais reparlé de lui. Ils n’avaient pas du rester en contact. Je fronçais légèrement les sourcils… Sam ne devait pas être au courant, il ne devait sûrement savoir qu’Andreia était morte lors de la première attaque qu’avait subie Cherbourg. Repenser à cela m’attrista et les mots de Sam n’arrangèrent rien.
Cependant, je gardais une mine sereine même si mon regard devait être triste. Mais comment ne pouvais-je pas l’être en repensant à la disparition de ma meilleure amie. Je me décidais à répondre à Sam…



- Non, je n’étais pas là quand tout a commencé. J’étais à Cherbourg chez Andreia, elle voulait me parler de quelque chose d’important. Sinon, je suis rentrée il y a seulement une semaine. Je reprends petit à petit mes repères !


La vérité était presque semblable à ce que je venais dire, je n’avais donc presque pas menti. La différence était juste que je n’avais plus aucun repère et que je devais m’en refaire de tout neuf ! Facile à penser mais à faire… C’était une autre histoire. La preuve était que je ne savais même pas où j’allais dormir cette nuit et cela m’inquiétais. Cette angoisse prit une toute autre ampleur lorsque Sam s’adressa de nouveau à moi. J’allais lui mentir que je me promenais mais lorsqu’il parla du règlement j’oubliais mon mensonge avant même de l’avoir prononcé. Comment avais-je pu omettre ce fichu couvre-feu ? Et surtout qu’est-ce que j’allais faire ? Et à Sam… Qu’est-ce que je pouvais bien lui répondre ? J’entrouvris légèrement la bouche mais rien ne vint.
Une idée… Il fallait que je trouve quelque chose à dire ! J’observais brièvement les alentours pour constater que je ne connaissais personne dans le coin. Et si je jouais à l’idiote qui a oublié les lois en vigueur ! ça le ferait ? Mouais… Pas top l’idée.



- Je me promenais en fait et j’ai complètement zappé ce fichu couvre-feu, mentis-je pitoyablement. Je soupirais ensuite et ajoutais de façon dépitée. Et je suis complètement à la rue ! C’est pathétique…


Pitoyable oui… Il ne me restait plus qu’à partir en espérant tomber sur des militaires ! Au mieux, ils me tueraient en pensant que je représentais un danger ou, au pire, ils me mettraient en cellule et m’offriraient ainsi un toit pour la nuit.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mer 21 Aoû - 13:06


❝After the death ... The nothingness ?!❞
Feat. Emy Renault


Sam avait toujours su mentir à ce genre de personnes qui ne représente rien pour lui, ou pas assez pour être considéré. De ce fait, il avait toujours su écarter le vrai et installer le faux avec ses parents, alors que sa sœur semblait sonder la vérité avant même qu’il ne mente. En revanche, découvrir le mensonge chez quelqu’un dépassait de loin ses capacités, ou plutôt, dépassait sa volonté. Il était de ces personnes qui pensent qu’aucun mensonge n’a pas de raison d’être. Sinon, à quoi bon s’embêter à mentir ? Et dans cet instant, peu lui importait qu’elle mente ou non, seul l’intéressait qu’elle ait la force de répondre.
Un sourire étira ses lèvres. Il ne répondit pas à la dernière partie de sa réponse. Il était lui aussi content de savoir qu’elle allait bien, ou du moins qu’elle disait aller bien. Bien qu’il ne pouvait plus supporter Andreia quelques mois seulement après s’être mis ensemble, Emy lui avait toujours semblé sympathique. Son ex avait même réussi à lui reprocher d’être différent de ce qu’il était lors de leur scolarité commune. Ce qui l’avait particulièrement énervé, et qui avait précipité leur rupture. Regretter, aussi cruel que ça puisse être, ne semblait pas faire partie de son vocabulaire. Du moins pas en ce qui concernait Andreia.
Une semaine ? Elle était rentrée si tard ? En vue de son poignet bandé, il se douta qu’elle avait dû passer cette semaine à l’hôpital, comme beaucoup d’autres depuis le début des bombardements. Lui avait eu la chance d’éviter les affrontements récents et la réunion du mois dernier. Il lui semblait s’être trouvé un don certain pour éviter les problèmes. Ce qui ne le dérangeait nullement, dans un sens, puisqu’il n’appréciait guère les hôpitaux.

► Chez Andreia ? Elle va bien ? Il se demanda ce qu’il y avait d’important pour obliger Emy à faire le voyage jusqu’à Cherbourg. Qu’est-ce que les filles avaient bien à se raconter ? Enceinte, peut-être ? Elle ne l’était pas de lui, c’était la seule chose qui lui importait vraiment. Puis, soudain, il se sentit mal. Il lui semblait avoir dit des mots de travers, de ne pas avoir posé les bonnes questions. Sam était resté à Louisville tout ce temps, mais il savait, comme tout le monde, que les bombes avaient touché Cherbourg. Et Andreia habitait Cherbourg. Si Emy était revenue, mais pas sa meilleure amie, peut-être était-ce que tout ne s’était pas passé au mieux. Il redoutait un instant qu’elle lui en veuille, ou pire, qu’elle essaie de le frapper du genre : c’est que maintenant que tu t’inquiètes de ça ?!

Pour le coup, il ne savait plus quoi dire. Il n’avait jamais été très doué, il le savait bien, et il vivait dans la maladresse. Mais à ce point-là… Il n’y avait aucun retour en arrière possible, et tout ce qu’il pouvait ajouter n’allait sûrement que l’enfoncer un peu plus. Au pire, elle partirait et il n’aurait plus qu’à s’excuser une prochainement. Il ne pensait pas à mal, est-ce qu’on pouvait réellement lui en vouloir ?
Il releva la tête, fixant Emy sous le coup de la surprise. Il s’était penché pour ramasser son marteau quand elle avait enchaîné sur une phrase plus ou moins inquiétante. Elle était à la rue ? Et Mickaël alors ? Que faisait-il en cet instant, n’était-il pas censé prendre soin de sa petite-amie ? A moins que ce ne soit plus compliqué que ça… Les histoires d’amour ont toujours été compliquées, et ce n’était pas pour lui plaire. Néanmoins, elle soulevait un problème plus important. Elle n’avait pas de toit pour s’abriter, et se promenait dans le coin à quelques minutes du couvre-feu… N’était-il pas piégé en cet instant ? ► Et ta maison ? Laisse-moi deviner, les réfugiés, c’est ça ? Une habitante de Louisville se retrouvait à la rue parce qu’on avait donné sa maison à des réfugiés ? Ca lui paraissait complètement fou. Et Mickaël alors ? Qu’est-ce qu’il fout ? En cet instant, la colère l’avait poussé à dire ce qu’il pensait ne pas devoir dire. Il semblait bien plus maladroit qu’il ne l’avait jamais été, et resserra donc son emprise sur le marteau. Il serait idiot de le faire tomber sur son pied, ou sur ceux d’Emy, qui n’avait rien demandé.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mer 21 Aoû - 21:30


Il était étrange que voir à quel point l’être humain pouvait changer d’avis rapidement. Et l’être humain en question n’était autre que moi ! En effet, lorsque j’avais quitté l’appartement de Mickaël, j’avais voulu fuir le contact avec d’autres personnes. Je voulais fuir tout risque de discussion car je n’aurais pas eu la force de parler avec qui que ce soit en ville. Voilà pourquoi j’avais erré jusqu’à me retrouver à la Côte de Nacre. Si j’avais pu échapper à un quelconque conciliabule, mes pensées, elles, ne m’avaient pas quittée. Elles étaient même devenues de plus en plus présentes, angoissantes et douloureuses. C’est sûrement ce qui m’avait fait changer mon fusil d’épaule en voyant l’ex petit ami d’Andreia. Soudainement, j’avais eu envie de discuter, de me changer les idées et d’oublier mes lugubres pensées.
Cependant, je n’avais pas raisonné comme il fallait ! J’aurais dû me souvenir immédiatement de son lien avec mon amie décédée et rebrousser chemin avant même qu’il ne me voit. Cela m’aurait évité d’avoir à lui annoncer le décès d’Andreia… J’étais venu lui taper la causette pour oublié mes pensées et en une interrogation, il venait de me les balancer de nouveau à la figure. Je me concentrais donc, pris une légère inspiration et annonçait d’un trait…



- Andreia a été tuée lors de la première attaque faite sur Cherbourg !


Alors… Non ! Pas de larme ?! Apparemment non, je ne versais aucune larme en annonçant cela. Je vins alors à me demander si le néant qui avait remplacé mon cœur n’était pas également en train de me priver de mes émotions. A vrai dire, je n’allais pas m’en plaindre ! Je préférais ça à la douleur que j’avais ressentie à plusieurs reprises pendant la rupture tumultueuse que je venais de vivre. Je n’eus ensuite pas l’occasion de m’interroger plus longuement sur la disparition de mes sentiments car Sam venait de me rappeler que le couvre-feu approchait et que je n’avais donc rien à foutre ici. Bien sûr, il ne me l’avait pas déclaré de cette façon… c’est ce que moi j’avais pensé.
Dans un premier temps j’avais cherché une échappatoire en observant l’horizon et n’en n’avait trouvé aucune. Je ne connaissais absolument personne qui vivait dans le coin. J’avais alors prétexté que je m’étais égarée dans mes pensée en oubliant le couvre feu ce qui était en partie vrai. Puis, j’avais ajouté être complètement à la rue et avais très vite regretté mes mots. J’aurais dû dire qu’il était justement l’heure que je rentre et filer. Sam sembla étonné et me demanda pour ma maison mais il trouva la réponse tout seul. J’hochais la tête en guise de confirmation…



- J’ai appris que j’avais été déclarée morte et comme tu l’as deviné ma maison a été réquisitionnée pour loger certains réfugiés. J’attends de pouvoir la récupérer.


Et apparemment ça avait l’air de trainer en longueur. Bref ! Je n’allais pas me plaindre au pauvre Sam car j’en avais déjà assez dit lorsque je m’étais plainte d’être à la rue. Je me voyais donc déjà en train de lui dire que j’allais me dépêcher d’aller dans le centre prendre une chambre ou squatter chez Rose quand il reprit la parole d’une façon légèrement brutale. Mickaël ! Qu’est-ce qu’il foutait ? Lorsque Sam avait prononcé le prénom du brun, le vide de mon cœur m’avait entièrement enveloppée. Qu’est-ce que je pouvais lui répondre ? Que le brun m’avait enterrée trop tôt, refait sa vie et ne pouvait, à présent, plus supporter ma présence. Qu’il avait été trop lâche pour me le dire dès mon retour et qu’il avait, au contraire, préféré jouer avec mon cœur. Qu’une fois qu’il s’était lassé, il avait choisi de le briser pour ensuite le jeter. C’est ça que je devais dire à Sam alors que, si me souvenirs étaient bons, lui et Micka étaient amis ! Non, je ne pouvais pas lui dire le fond de ma pensée. Mon cœur avait peut-être disparu mais il n’avait pas été remplacé par de la cruauté ou une quelconque envie de vengeance. Non, il y avait seulement le néant.


- Mickaël avait fini par croire que je ne m’en étais pas sortie, expliquais-je. Il vient de me l’avouer ce qui fait que je n’avais plus trop de raison de squatter son appartement. Enfin, c’est la vie ! Et comme tu l’as dit un peu plus tôt, je n’ai pas intérêt à trainer, je vais te laisser finir et filer, ajoutais-je avec un léger sourire.


Où ? Je n’en savais rien mais Monsieur-Les-Deux-Pieds-Dans-Le-Plat risquait de me poser d’autres questions auxquelles je n’avais pas forcément envie de réfléchir.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mer 28 Aoû - 13:28


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Ses yeux s'écarquillèrent, ses paupières essayant de se frayer un chemin dans ses orbites. Il aurait pu le savoir de quelqu'un d'autre et ne pas y croire, ou n'en avoir pas grand chose à faire. Mais ces mots sortaient bien de la bouche d'Emy, il ne pouvait qu'y croire et en être choqué, profondément perturbé. Certes, ils s'étaient mal quittés, mais ils s'étaient aimés. Et surtout, elle était la deuxième qu'il berça dans ses bras et qui connut une mort bien avancée. Etait-il maudit ou malchanceux ? Est-ce que ça ne revenait pas au même, quand on y pensait bien ? Devait-il cesser de s'approcher de qui que ce soit, s'il ne voulait pas précipiter la fin d'une autre ? Ca semblait bien idiot, mais assez déstabilisant pour qu'il s'en inquiète. Sûrement allait-il passer sous la colère de sa sœur, quand il lui ferait part de ses peurs, et de la barrière toujours cassée...

► Je suis désolé. C'est tout ce qu'il avait à dire, alors même que trop de larmes avaient coulé sur ses joues, à ce point qu'elle n'en avait plus à donner. Sa main libre se posa sur son épaule quelques instants, dans un geste qui se voulait réconfortant, mais qui tremblait légèrement. Il n'était pas sans-cœur, comme on avait voulu le faire croire, et cette nouvelle ne l'aidait pas à s'accrocher à notre vie de plus en plus misérable. Il pouvait simplement se dire égoïstement qu'il n'était pas plus mal qu'elle ne semblait le montrer par moment.

Il siffla entre ses dents à l'écoute de cette histoire de maison. Il savait bien qu'elles avaient été données aux réfugiés, mais à ce point-là... Qui pouvait déclarer mort quelqu'un qu'il n'avait pas vu mourir ? C'était idiot, vraiment idiot. Complètement inconcevable. D'ailleurs, il ne se rappelait pas avoir entendu dire qu'Emy était morte. Non, il en aurait été attristé sinon. Qui avait bien pu dire une chose pareille. Ca cause toujours des ennuis les morts qui reviennent à la vie. Ou qui ne sont jamais décédés. ► Je verrai s'il n'y a pas un moyen de booster un peu les choses. Il pouvait bien faire ça pour elle, ça ne lui couterait rien. Il espérait juste que la mairie se magne le c...

Il eut envie d'aller chercher une corde au garage et de se pendre à un arbre. N'y avait-il pas plus maladroit que lui, en cet instant ? Remuer le couteau dans la plaie n'était pas un geste amical... Que pouvait-il faire pour se faire pardonner, maintenant ? Il ne pensait pas que ce serait aussi grave, et il n'avait pas voulu la blesser. Comment pouvait-il être autant idiot ? Ses parents n'avaient peut-être pas eu tort en se désintéressant de lui et de sa vie. Il n'était qu'un boulet à pattes, bon à donner aux bombes. Et encore.

Son envie de suicide passagère lui amena en tête qu'elle avait peut-être pensé à la même chose. Il n'était pas bon d'être suicidaire, il paraît que c'est dangereux. Et maintenant qu'il avait fait une telle bourde, deux fois d'ailleurs, il devait lui venir en aide. Mais que pouvait-il faire sans risquer de l'enfoncer dans la dépression qui devait l'habiter. Habiter... c'était peut-être la seule chose qu'il pouvait faire pour elle dans l'immédiat.
Sa main revint se poser sur son épaule, tandis qu'il la fixa dans les yeux. Il devait d'abord s'excuser. ► Je suis vraiment désolé, j'étais loin de m'imaginer ça. Les mots lui manquaient pour exprimer son malaise et son envie de s'enterrer profondément. Il n'était pas le plus doué, et il le savait, mais à ce point-là... ► Le couvre-feu est tombé Emy, qui sait ce que passe par la tête des militaires en patrouille. J'ai une chambre, si tu veux, le temps de reprendre ta maison. Et là... n'avait-il pas l'air d'un pervers ? D'un profiteur ? Alors qu'il ne voulait faire que le bien, et que sa gentillesse le poussait à l'aider, à l'héberger dans son seul bien. Avait-il été intelligente, une seule fois dans sa vie ?
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Jeu 29 Aoû - 22:38


Est-ce que j’avais perdu mon humanité en même que mon amour ? C’est la question qui me frappa de plein fouet lorsque je vis la réaction de Sam à l’annonce de la mort d’Andreia. Comment avais-je pu être aussi directe ? J’aurais dû lui faire part de cette triste nouvelle plus en douceur. Quel monstre j’avais été ! Sam et Andreia avaient peut-être rompu et coupé tout contact mais cela n’effaçait pas ce qu’il y avait eu avant. Ils s’étaient aimés, cela ne faisait aucun doute. Et voilà que je déclarais au brun et ce, sans prendre de gant, que son ex était morte. Je m’en voulais d’avoir été aussi peu sensible et surtout, j’en voulais à Mickaël !
C’était de sa faute tout ça ! Notre rupture avait créée ce vide en moi et c’est l’envie de fuir loin de mon ex qui m’avait conduite ici. Je baissais légèrement les yeux lorsque Sam se dit désolé et qu’il posa sa main sur mon épaule. Ce simple geste me culpabilisa et m’obligea à me justifier…



- Merci Sam… C’est moi qui suis désolée ! J’aurais pu t’annoncer ça avec plus de… de… Enfin, d’une façon moins brutale.


Ce contact avec le brun, aussi éphémère soit-il, m’avait semblé étrange sans que je n’arrive à savoir pourquoi. Je n’eus pas le temps d’y réfléchir car il me demanda pour ma maison… Brièvement, je lui avais parlé de ma prétendue mort, de la réquisition de la demeure léguée par ma tante et de la difficulté à récupérer mon bien. J’eus un léger sourire sincère à l’attention du brun lorsqu’il me dit qu’il essaierait de voir s’il pouvait faire quelque chose pour accélérer les démarches.


- C’est gentil, je comptais aller leur mettre la pression un peu tous les jours… Du moins pendant que je n’aurais pas encore repris le boulot, ajoutais-je. Ils finiront peut-être par en avoir marre de me voir quotidiennement.


Oui, c’était une des idées que j’avais eu pendant que je marchais au hasard un peu plus tôt. Mickaël avait dit qu’il m’aiderait mais à présent je préférais me débrouiller. C’est d’ailleurs ce que je fis comprendre à Sam lorsqu’il parla de son ami ! Car oui, mon interlocuteur venait une nouvelle fois de m’interroger sur un sujet que j’aurais préféré éviter… Ma rupture avec Mickaël ! Cette dernière datait de quelques heures à peine alors j’aurais aimé ne pas avoir à en parlé tout de suite et surtout pas avec un ami de mon ex. Mais la vie était faite ainsi et je n’avais pas le choix. J’expliquais mon cas…
Je fus navrée de voir à quel point Sam paraissait mal à l’aise vis-à-vis de mes réponses. Visiblement, il ne s’attendait pas à ce genre d’aveux et il me le dit clairement après avoir de nouveau posé sa main sur mon épaule.



- C’n’est pas grave… Tu ne pouvais pas savoir ! D’ailleurs tu détiens un scoop, dis-je avec une légère pointe d’ironie.


La main de Sam sur mon épaule produisit le même effet que la première fois… Mais à cet instant, je pris le temps de tenter de l’analyser et je constatais rapidement qu’il s’agissait d’une sorte d’apaisement. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas ressenti ça, que je ne l’avais pas reconnu. Et il était si infime ! Bien sûr, j’aurais pu ressentir cela lorsque Mickaël me réconfortait après mes cauchemars mais j’étais trop angoissée par l’idée de le perdre et n’avais jamais pleinement profité de ces instants. Je me rendais compte maintenant que tout était fini que j’aurais dû apprécier chaque seconde passées dans les bras de celui que j’aimais.
Sam, le regard toujours plongé dans le mien, me sortit de mes pensées en m’annonçant que le couvre-feu avait débuté. Il parla ensuite des militaires en sous-entendant qu’ils pourraient s’avérer dangereux pour une « rôdeuse » et finit par me dire qu’il avait une chambre. J’ouvris la bouche mais rien ne sortit. Je le fixais quelques instants avant de reprendre en hésitant…



- Je ne sais pas quoi te dire… Je ne voudrais pas te déranger… Toi et les personnes qui vivent avec toi ! avouais-je.  


Je mourrais d’envie de dire oui… Mais j’ignorais si le brun vivait avec une petite-amie ou de sa famille. Je ne savais pas si ma présence dérangerait ou non. En bref, je ne voulais pas m’imposer alors que je commençais à avoir froid et un léger frisson me parcourut.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mar 3 Sep - 14:42


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Certes, elle aurait pu faire preuve de plus de tact, mais le brun ne lui en voulait pas. Il avait lui-même précipité les choses en ce sens, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui. S'il avait su fermer la bouche au bon moment, et juste comprendre ce qui était évident sans qu'elle n'ait à le dire, alors elle ne se sentirait pas mal pour lui. Sam se trouvait bien idiot et maladroit, et même si ça n'était pas une surprise, il ne pouvait pas penser plus mal de lui qu'en cet instant. Il était le seul coupable après tout.

Il ne sut quoi répondre et décida donc de n'en rien faire. Il ne voulait plus enfoncer la situation. Il pouvait tout juste la rattraper, autant essayer de le faire pour l'instant, il improviserait ensuite. Sam tapota un instant le marteau qu'il tenait en main, ne cachant pas la colère qu'il ressentait à l'idée du retard administratif. Ne pouvaient-ils pas simplement jeter les réfugiés dehors, comme le ferait tout autre ville française ou étrangère dans cette situation. Les décisions du maire ne semblait vraiment pas bonnes pour l'ouvrier. ► Ca devrait les aider, en effet. Je passerai moi-même à la mairie de temps en temps, ils commencent à avoir l'habitude de me voir frapper à la porte. Il lui offrit un petit clin d'œil qu'il voulait complice et consolant. L'usine ne voulait plus de lui, après tout, il profiterait donc des moments où sa sœur ne s'intéresse pas à lui, pour venir squatter l'hôtel de ville.

Le trentenaire se mordit la lèvre en apprenant qu'il « détenait un scoop », comme elle venait de le dire. Il ne put que s'en vouloir plus, comprenant que la rupture devait être toute fraiche. Comment avait-il pu être aussi peu compréhensif de la situation ? Elle ne devait certainement pas avoir envie d'en parler, et lui ne faisait que l'enfoncer un peu plus dans ses souvenirs, aussi récents puissent-ils être. Il empoigna nerveusement le marteau à deux mains, incapable de savoir quoi faire pour effacer, ou du moins alléger, les erreurs qu'il venait de faire. Il ne put que baisser la tête et murmure un simple : je suis désolé, presque inaudible.

C'est alors que vint la question de sa maison, et de la disponibilité de ses chambres. Il se pinça les lèvres cette fois-ci, les sourcils légèrement froncés, et ne sut pas quoi ajouter sur le coup. Il n'y avait plus que lui pour prendre soin de cette maison, qui était loin d'être petite. Plus personne pour animer ses pièces froides. Seule sa sœur passait régulièrement, plus pour échapper à ses parents que pour s'inquiéter de son état. Bien qu'elle prenne un malin plaisir à donner toute sorte de taches au jeune homme. Mais il savait plus que quiconque ce qu'elle cachait réellement. Il le gardait simplement pour lui, n'ayant pas envie de recevoir une gifle pour son « insolence ».

Sam prit une grande inspiration, fit rouler une fois le marteau entre ses doigts, et déclara soudain : ► Il n'y a plus que moi. Et ça ne me dérange pas, si ça peut t'aider, Emy. Rien ne lui coûtait d'être sincère, et si il passait pour une mauvaise personne, il ne l'empêcherait pas de fuir chez quelqu'un d'autre. Il pensa tout de même qu'il devrait l'avertir, plus tard, du passage de Lilie, presque tous les matins. Surtout qu'elle s'imposait souvent le soir, et prenait le couvre-feu comme excuse pour rester la nuit. Du moins si la blonde acceptait sa proposition. ► Vraiment, il n'y a personne à déranger. Peut-être que sa sœur allait le frapper pour ça, mais il n'en avait rien à faire. Il avait su en prendre l'habitude.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mar 3 Sep - 22:48


Heureusement pour moi et pour Sam également, le sujet concernant le décès d’Andreia semblait clôt. Non pas que je voulais oublier ma meilleure amie mais son souvenir était encore trop douloureux ! De plus, je me posais un tas de questions concernant ma dernière visite chez elle. Qu’avait-elle de si important à me dire ? Elle n’avait pas eu le temps d’évoquer les raisons qui l’avait poussé à me faire venir. Le pire, c’est que je ne pourrais jamais le savoir ! Son « secret » était mort avec elle. C’est ce qui me gênait le plus dans cette disparition soudaine… Ne pas savoir !

Je fus touchée de voir que Sam semblait se soucier du fait que la paperasse administrative faisait tarder la restitution de ma maison. Pourtant je ne savais pas si son « implication » venait du simple fait qu’il m’appréciait ou bien, si comme beaucoup d’autres, Sam en avait marre des décisions qui étaient celles de notre maire. Pour ma part, cela faisait un moment que je ne supportais plus cet arrogant Huygues… avant même la chute des premières bombes ! Il était malhonnête et à entendre parler certaines personnes, son caractère ne s’était pas bonifier avec cette fichue guerre !
Sam sembla trouver mon idée de « harcèlement » assez bonne et il me dit qu’il passerait lui aussi à la mairie. Je souris légèrement en remarquant son clin d’œil. Je n’allais pas refuser son aide car retrouver ma maison me ferait sûrement du bien. Je pourrais tenter de retrouver de vrais repères et c’est ce dont j’avais le plus besoin si je ne voulais pas sombrer dans une douce folie.



- Je ne vais pas refuser ton aide, dis-je légèrement amusée. A force de voir des gens débarquer pour qu’ils me rendent ma maison, ils finiront peut-être par en avoir marre ! En tout cas, c’est gentil de ta part.


Arriva ensuite un nouveau sujet qui fâche… Mais le brun ne pouvait pas savoir que je n’étais plus avec Micka ! La rupture datait de quelques heures à peine. Je sentis son malaise et tentais donc de dissimuler le mien. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable de quoique ce soit ! Des couples se formaient et se brisaient tous les jours et ce n’est pas la guerre qui pouvait changer ça. D’ailleurs, bien que j’ai d’abord cru que les bombardement avaient précipité la fin de mon histoire avec Micka, ce dernier m’avait avoué que non. Car notre histoire était factice, un mensonge dont j’avais été la victime.
Bien qu’il se dit désolé dans un murmure, j’entendis parfaitement le brun mais préférais ne rien dire de plus. En parler ne changerait rien ! Micka ne me serait pas rendu, le néant m’habitant ne serait pas comblé… L’ancienne Emy, celle de l’avant-guerre ne reviendrait pas à la vie même si elle était morte en décalé !

L’heure du couvre-feu avait maintenant commencé et j’étais hors-la-loi puisque je me trouvais dans la rue. Près de la clôture de la demeure de Sam certes, mais dans la rue tout de même ! Cependant, après un bref coup d’œil aux alentours, je n’aperçus aucun militaire. J’avais ensuite reporté toute mon attention sur Sam, légère surprise et peut-être même un peu gênée. Il m’offrait la possibilité de m’héberger ! J’aurais pu accepter de suite tandis que le temps se rafraichissait… mais je ne voulais pas le déranger lui et sa famille ! Et puis, il était l’ami de Micka et je ne savais pas si c’était une bonne idée.
Mais mon ex avait-il pensé à moi lorsqu’il jouait avec mes sentiments ? Non, absolument pas ! C’est alors que Sam me rassura qu’il n’y avait plus que lui ici. Je regardais la maison et la trouvais immense pour une seule personne. De nouveau, mon regard plongea dans celui de mon interlocuteur qui insista sur le fait qu’il n’y avait personne à déranger ici.



- Je ne sais pas comment te remercier Sam, dis-je simplement en guise d’acceptation. En tout cas, je te promets que je ne te dérangerais pas. Je sais me faire toute petite, ajoutais-je avec un petit sourire.


Oui, j’avais appris à me faire discrète ces derniers temps… Mais c’était uniquement pour éviter de voir la réalité en face ! A présent ce serait différent. Je ferais en sorte de ne pas déranger le quotidien de cette âme charitable qu’était Sam. Et puis, je pourrais toujours l’aider en attendant. Je m’étais toujours assez bien débrouillée en bricolage. Pas pour les gros travaux mais pour les petits oui…
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Ven 6 Sep - 20:31


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Sam avait choisi de ne pas répondre à Emy, concernant la mort d’Andreia et le manque de tact qu’elle avait eu, pour ne pas continuer à enfoncer le couteau dans la plaie. Il avait déjà assez mal géré la situation comme ça. Il n’était pas bon pour la blonde d’y penser de trop en cet instant. Certes, Sam n’était pas naïf au point de croire que de ne plus en parler cesserait toutes pensées négatives. Elles pourraient même augmenter en nombre, il le savait bien. Mais voilà, la seule chose qu’il pouvait faire en l’instant était de lui dispenser la souffrance de s’entendre parler de sa meilleure amie. Lui-même n’avait plus envie d’écouter la mort de son ex. Il n’était pas sûr de l’assimiler entièrement, et de ne pas perdre pied très prochainement. C’était donc aussi une façon de se protéger lui-même, tout en étant plus ou moins bénéfique pour Emy.

La voir esquisser un sourire, aussi léger fut-il, raviva ses convictions : il devait faire son possible pour qu’elle ne sombre pas dans la dépression. Certes, ce ne serait pas chose facile, et il ne s’attendait pas à réussir. Il n’était pas le plus doué des hommes en ce qui concernait les relations humaines, et lui-même avait sombré sans avoir besoin de quelqu’un pour l’y pousser. Il devait faire quelque chose mais n’avait aucun pouvoir, aucune force en la matière. Mais qu’y avait-il à faire ? Sa simplicité n’aiderait sûrement pas la jeune femme, bien qu’elle l’aide lui. Faire simplement ce qu’on lui demande, s’occuper l’esprit à autre chose, et toujours le garder léger. Ce n’était pas facile à faire tous les jours, mais c’était efficace au moins.

► C’est tout normal, Emy. Une question le dérangea alors, n’était-ce pas trop ? Etait-il abusé de faire tout ça ? Pouvait-il la considérer comme une très bonne connaissance, voire une amie en devenir ? N’était-il pas dérangeant ? Il était ami avec Mickaël, et depuis trop longtemps pour que cette rupture, ou quoique ce soit d’autre pour l’instant, change ça. Alors n’était-ce pas un problème de sympathiser avec elle ? Mais Sam n’avait pas envie de devoir régler sa conduite à cause des problèmes amoureux du garagiste. Ce dernier avait fait des erreurs, et le brun n’avait rien à voir là-dedans, il était donc libre de faire ce qu’il voulait, non ? Il n’y avait aucun intérêt à ce que Mickaël lui en veuille pour héberger la blonde, elle n’était pas bien, il ne pouvait pas simplement la laisser partir comme ça. Et puis, il se poserait ce genre de question en temps et en heure, pour l’instant il fallait seulement se concentrer sur Emy et sa situation critique.

Sam sembla tout de même surpris par la réponse de la blonde. Il avait proposé par pure gentillesse, espérant qu’un toit puisse au moins lui faire un peu de bien, ne serait-ce que pour une nuit. Ensuite, elle ferait bien ce qu’elle voulait, il n’était pas là pour la kidnapper, ce n’était pas dans ses habitudes. Il ne la retiendrait pas si elle voulait partir, retourner dans sa maison ou trouver autre chose en centre-ville. Après tout, ça pourrait être gênant pour elle. Il ne savait pas trop, et verrait bien plus tard. ► Pas besoin, Emy. Il esquissa un léger sourire, refusant tout remerciement, qu’importe la forme qu’il pouvait prendre. Ils n’avaient plus grand-chose à offrir depuis le début de la guerre. Il ne voulait pas qu’elle sacrifie le peu qui lui restait pour lui, et son temps comptait dans ses derniers biens, aux yeux du brun.

► On devrait rentrer, il commence à faire froid, il serait bête de tomber malade. Sam esquissa un rictus plus qu’un sourire. Ca lui paraissait bien ironique en temps de guerre, de s’inquiéter de la santé, et de celle de quelqu’un d’autre en plus de ça. Il n’arrivait simplement pas à s’inquiéter de la sienne, lui qui était rarement tombé malade, surtout qu’il plutôt crever sous une bombe que sous le vent, mais c’était certainement ce que tout le monde pensait de toute façon. Avec la guerre, on ne pensait plus vraiment pouvoir mourir d’autre chose qu’une balle perdue ou un avion ennemi. Et c’était tout naturel, c’était sûrement ça le plus effrayant.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Sam 7 Sep - 20:55


C’est dans les pires moments que l’on trouve parfois une lueur d’espoir ! C’est peut-être ce qui était en train de m’arriver… enfin, j’ai bien dit peut-être. Mais il y avait quelques heures j’étais encore en couple avec Mickaël et tout avait été détruit. Lorsque j’avais quitté l’appartement je pensais à fuir, partir le plus loin… Mais pour aller où ? Je n’avais plus de maison, la seule personne chez qui j’aurais pu me réfugier allait justement héberger mon ex et je ne me voyais absolument pas aller frapper chez une de mes vagues connaissances. J’étais donc à la rue à quelques minutes du couvre-feu et je m’étais mise à espérer que des militaires me trouvent et me tue par erreur !
Cependant, le destin en avait décidé autrement et mes pas m’avaient conduit auprès de Sam. En le voyant, j’avais commencé par oublier mes pensées négatives même si la discussion m’en avait rappelé certaines. Mais c’était un réel plaisir de voir qu’une personne que j’appréciais avait elle aussi survécu à toute cette horreur. Et puis le fait qu’il veuille m’aider à récupérer ma maison me toucha et je lui fis savoir. Il avait beau dire que ce n’était rien, pour moi ça représentait beaucoup. Après tout cette maison était un héritage familial, une trace de mon passé disparu.



- La normalité est variable en tant de guerre et l’individualisme a tendance à l’emporter, dis-je pensive. Le fait que tu me propose ton aide représente donc beaucoup pour moi. Car tu n’as rien à gagner à m’aider à récupérer ma maison, terminais-je en le fixant.


J’osais de nouveau un léger sourire. Je voulais qu’il comprenne que j’étais sincère et que son aide était la bienvenue. A l’époque où l’on vivait il fallait savoir apprécier une main tendue car beaucoup de personnes avaient oublié la générosité et ce que signifiait l’entraide. Tous ces beaux principes commençaient à devenir rares et étaient en passe de devenir des mythes ! Moi ? Pessimiste ? Un peu, je vous l’accorde mais qui ne l’aurait pas été en ayant un statut de SDF à quelques minutes du couvre-feu.
Cependant, une nouvelle fois, Sam eut les bons mots. Il m’avait parlé de Micka mais sa proposition d’hébergement effaça le gout amer de la discussion qui avait précédé. J’avais été surprise par cette proposition mais je l’avais accepté. J’avais dit à Sam que je ne savais pas comment le remercier tout en sachant que je trouverais une idée à un moment où un autre. D’ailleurs je secouais la tête en signe de négation lorsqu’il ne dit que je n’avais pas besoin de le remercier.



- Si, j’insiste ! Je ne travaille pas encore alors je pourrais t’aider ici, je vois que t’as l’air d’être occupé avec cette maison. Je ne suis pas douée pour les gros travaux mais je bricole très bien, expliquais-je. Il le fallait bien quand je vivais toute seule dans ma maison.


Oui, c’est là que j’avais appris à vraiment devenir débrouillarde ! Je n’avais pas d’homme vivant avec moi et j’avais donc appris à m’occuper toute seule de l’entretien de la demeure dont j’avais hérité. D’ailleurs j’espérais que les réfugiés logés là-bas étaient des gens respectueux et qu’ils auraient pris soin de ce qui m’appartenait.
Sam me sortit de mes pensées en me disant qu’il valait mieux rentrer car il commençait à faire froid. Un nouveau frisson me prouva que le brun avait raison. J’hochais la tête en l’entendant dire qu’il ne faudrait pas tomber malade ! Il avait raison, en temps de guerre même les maladies les plus banales devaient très dangereuses. Car mal soignées elles pouvaient empirer.



- C’est vrai qu’il commence à faire froid, déclarais-je en fourrant les mains dans les poches de mon jeans. Et c’est sûr que ce n’est pas le moment de tombé malade car les médicaments sont en passe de devenir un produit de luxe.


Je fis quelques pas en arrière pour pouvoir passer le portillon d’entrée et rejoindre Sam. Arrivée près du brun, j’eu un léger sourire malicieux.


- Et voilà, je ne suis plus une hors-la-loi puisque je ne suis plus dans la rue, déclarais-je. Mais de ce que j’ai entendu des militaires, il faut que l’on soit entre quatre murs pour être de braves gens obéissants. Je te suis Sam.


J’attendais alors que le brun passa devant.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Dim 8 Sep - 22:41


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En l’espace de quelques jours, Sam avait retrouvé deux amies dont l’une, certes, habitait très loin de Louisville normalement, mais elles avaient été toutes deux à Cherbourg quand les bombes étaient tombées, alors ça revenait au même. Le monde semblait bien petit. Il était maintenant prêt à retrouver, un de ces jours, un ami parti dans un autre pays depuis quelques années, si toutefois il avait eu un jour une connaissance envolée pour l’étranger. Et ce n’était pas le cas, ou alors il n’était pas au courant. Ce qui ramenait donc cette personne au rang d’inconnue, et ne présentait plus aucun intérêt. Mais ne nous égarons pas.

Sam comprenait ce qu’elle voulait dire, dans un sens. D’un autre, il n’avait jamais été égoïste, et même son adolescence « difficile » ne l’avait pas influencé dans ce sens. S’il l’avait un jour été, sa sœur aurait pris grand soin de lui taper sur les doigts. Le contexte de guerre ne l’invitait pas non plus à le devenir. Il était persuadé que seul l’entraide pouvait les aider à s’en sortir, ou du moins à survivre quelques jours de plus que ceux qui voudraient rester dans leur coin. C’était un peu naïf, certes, mais c’était ainsi qu’il voyait les choses. ► J’y gagne une amie, et c’est bien assez pour moi. Il défia son regard, un sourire aux lèvres. Il avait tendance à tout prendre à la légère, à ne pas se casser la tête sur quoique ce soit. On lui avait bien dit qu’il était idiot, mais il s’en fichait. On lui avait aussi dit que sa gentillesse le mènerait à se perte, mais il n’en avait pas grand-chose à faire.

Le brun fronça légèrement les sourcils, quelque peu amusé par le comportement de la blonde. Il ne la savait pas aussi têtue qu’il pouvait l’être, et il trouvait ça marrant. Jusqu’au jour où ils se disputeront pour x raisons, et ne voudront pour rien au monde avouer qui a réellement tort et raison. Mais ça, ça ne lui faisait pas vraiment peur. Il lui arrivait souvent ce genre de conflits avec sa sœur, et devait avouer que le plus souvent il était le seul à se tromper. Après tout, elle avait l’intelligence qu’il n’avait pas. ► Je ne te demanderai certainement jamais de m’aider à faire quoique ce soit, je ne voudrais pas que tu te blesses. Mais si ça te tient tant à cœur, ma sœur passe parfois le matin, tu pourras voir avec elle. Surtout qu’il y avait certaines tâches qu’elle prenait soin de ne pas lui confier, bien que ce ne soit pas sa maison, Lilie ne voulait pas que son frère casse la moindre chose.

Pour sa part, il lui semblait avoir appris beaucoup plus en habitant avec quelqu’un. Bien que cette personne soit en réalité un vrai démon, capable d’exploiter les plus faibles, ou du moins son jeune frère. En réalité, il n’y avait que pour lui qu’elle agissait comme ça. Il paraissait qu’elle était un véritable « ange » avec n’importe qui d’autre, ou presque. Mais passons, si Sam avait appris à être débrouillard, c’était bien parce qu’il y avait été obligé par une tierce personne. S’il s’était retrouvé seul, il aurait fini allongé dans un canapé, à glander toute la journée et pourtant dormir jusqu’au midi suivant. Une larve, tout simplement.

Le brun n’avait pas poussé le raisonnement jusque-là, mais ne put que remarquer à quel point elle avait raison. Il ne doutait pas une seconde que les médicaments finiraient par se vendre aussi chers, voire même plus, que la nourriture. Alors il n’était vraiment pas temps de prendre froid, mieux valait rentrer en vitesse. Il paraissait que l’hiver allait certainement être rude, et Sam préférait de loin attendre qu’il arrive avant de tomber malade. Bien qu’il ne soit pas contre attendre celui qui viendrait dans dix ans. ► Autant leur faire croire que nous le sommes alors. Il lui offrit un clin d’œil complice avant d’empoigner le marteau fermement, et de se diriger vers la maison, en suivant le petit chemin qui allait du portillon à la porte d’entrée, à quelques mètres derrière.

Arrivée devant la porte, il dû sortir ses clés pour déverrouiller, et se battre avec son trousseau, qui n’était pourtant pas si encombré que ça. Il ne fermerait pas sa porte si cette maison n’avait pas appartenu à Amelie, et s’il était capable de se concentrer à la fois sur la barrière à réparer, et sur les potentiels curieux qui tenteraient d’entrer. Il prenait donc soin de verrouiller à chaque fois qu’il sortait, et d’ailleurs aussi quand il était à l’intérieur et que le couvre-feu était tombé. Par précaution. Une fois la porte ouverte, ce qui dura trop de temps à son goût, il recula d’un pas pour laisser entrer Emy, et n’oublia pas de faire tourner la clé une fois qu’ils furent tous deux à l’intérieur.

Un grand salon se présenta à eux, confortablement meublé et richement décoré, prouvant son appartenance à un amoureux de la mer, de par les divers objets accrochés aux murs. Personne ne s’était donné la peine de modifier l’intérieur, parce que personne n’en avait eu l’envie. Même Lilie, qui n’était pas fane de la mer, semblait préférer cette maison dans son état actuel. ► Tu pourras choisir la chambre que tu veux, du moment qu’il ne s’agit pas de la mienne, bien entendu. Dans les deux tu trouveras tout ce dont tu devrais avoir besoin, normalement. Ma sœur a l’habitude de venir squatter, alors elle y laisse des affaires. Il était inutile de parler ou même mentionner Amelie, et il n’en avait vraiment pas envie. Fais comme chez toi. Il sourit une nouvelle fois, posant son marteau sur la commode dans l’entrée. Il ne voulait blesser personne, et l’avoir en main était bien trop dangereux pour eux deux.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Lun 9 Sep - 11:06


La guerre rendait les gens différents, plus individualistes, plus méfiants et surtout plus dangereux pour eux-même et autrui. Enfin, c'est ce que je pensais ! J'avais tiré ce genre de conclusions après ce que j'avais vécu à Cherbourg et sur la route de l'exil. Le chaos provoqué par la chute des bombes avait annihilé la conscience humaine de beaucoup de personnes s'étant trouvées sur les lieux ! Chacun voulait vivre, survivre coute que coute, et peut lui importait de voler ou blesser son prochain ! J'avais vu sûrement l'une des pires faces de la guerre. Et voilà pourquoi j'étais reconnaissante face au comportement et à l'aide proposés par Sam.
Les paroles du brun me firent plaisir. Oui ! Il était sûr et certain qu'il y gagnerait une amie. Et nous l'étions déjà en quelque sorte. Des connaissances du passé et à présent, des amis réunis par cette guerre, par la perte d'un être proche commun.



- C'est sûr, lui confirmais-je. L'amitié, la vraie, va devenir une véritable rareté au fil du temps je pense. Le manque de vivres a tendance à faire grimper l'individualisme. Pourtant, nous devrions nous soutenir davantage selon moi... Mais tout le monde ne pense pas de cette façon ! C'est dommage.


Oui, c'était dommage que l'entraide ne l'emporte pas sur la haine... Cependant, je venais de trouver quelqu'un qui semblait penser comme moi ! Je pourrais donc compter sur lui comme il pourrait compter sur moi. Je n'avais plus vraiment envie de me battre pour ma survie mais cela ne m'empêcherait pas d'aider les personnes que j'appréciais et qui en aurait besoin. Non ! Je ne serais pas du genre de personne à se foutre en l'air mais pas non plus de celle qui se batte vraiment pour garder espoir, pour rester en vie.
En parlant d'aide, j'en proposais à Sam en guise de remerciement pour l'hébergement. Il avait refusé dans un premier temps mais j'étais têtue et il était hors de question que je profite de sa maison sans rien donner en échange. Je savais bricoler et je pourrais lui donner un coup de main. Il ne me demanderait jamais rien de peur que je me blesse ! J'eus un vrai sourire à cet instant... J'étais blonde mais quand même, j'étais loin d'être empotée. Tant pis, sa sœur se chargerait de me donner des tâches à effectuer avant que je ne reprenne le travail au restaurant. Je n'y étais pas retourner mais avait vu le patron. Je me demandais alors comment cela pouvait ce passer maintenant qu'il y avait le rationnement. Mon rôle ne consisterait-il plus qu'à distribuer des vivres ? Peut-être.



- Me blesser ? Je suis peut-être blonde mais je ne suis pas empotée ! Je pourrais même t'étonner Sam, dis-je amusée. Et pas de soucis, je verrais ça avec ta sœur.


Je ne connaissais pas cette dernière et cela ferait l'occasion de la rencontrer. J'espérais que ma présence, comme l'avait si bien dit Sam, ne la dérangerait pas. Je n'aimais pas imposer ma présence à qui que ce soit et encore moins à des personnes que je ne connaissais pas. Bien sûr, c'était différent car la sœur de Sam ne vivait pas là mais quand même.
L'heure de rentrer était alors arrivée en même temps que le froid. Sam déclara qu'il était temps de rentrer et plaisanta même au sujet de ce que je venais de dire par rapport aux gentils citoyens obéissants ! Avec un clin d'œil, il me dit que nous avions qu'à leur faire croire que c'est ce que nous étions. Pourquoi ? Il ne l'était pas vraiment ? Je ne posais pas la question. Rare étaient les personnes qui aimaient se voir imposer un couvre-feu. J'étais moi-même du genre à ne pas apprécier ce genre de règle.



- Leur faire croire ça ne doit pas être trop difficile... On rentre et hop, ils s'imaginent que nous sommes de bons petits soldats obéissants, tout comme eux, répondis-je au brun en l'accompagnant jusqu'à l'entrée de la demeure.


Je remarquais qu'il avait fermé sa porte même en étant resté dans la cour. C'était un comportement prudent et utile ! Les vols n'allaient pas tardé à devenir un passe-temps courant selon moi. Une fois que nous fûmes à l'intérieur, Sam verrouilla de nouveau la porte et je le regardais faire. Je reportais ensuite mon attention sur le grand salon qui s'offrait à nous... La décoration me fit sourire ! La personne qui s'en était chargée aimait de toute évidence la mer. C'était loin de ressembler à chez moi qui aimait les décorations zen de type asiatique. Cependant, ce salon là semblait accueillant, confortable. J'écoutais Sam me dire que je pouvais choisir la chambre que je voulais excepté la sienne. J'eus de nouveau un léger sourire... Je n'avais pas dormi seule depuis mon retour et j'espérais qu'aucun cauchemar ne viendrait perturber ma nuit et surtout celle du brun.


- Merci Sam, dis-je en ôtant ma veste et en la gardant en main. Et t'inquiète pas, je te volerais pas ta chambre, ajoutais-je en souriant.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Sam 14 Sep - 21:52


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Gagner une amie avait surtout été une excuse, un prétexte pour qu'elle cesse de le remercier. Il ne se sentait pas bien avec les compliments, surtout quand il voulait juste faire ce qu'il pensait juste. Bien sûr, il n'était pas contre un remerciement, mais un seul suffisait, surtout qu'il ne voulait absolument rien en échange. Non, il aimait rendre service. Pourquoi aurait-il besoin qu'on lui rende la pareille ? Il n'en avait vraiment pas besoin. Il ne voulait pas bouffer du temps et des forces aux autres. Ils avaient mieux à faire par cette guerre, que de se tuer le cerveau à trouver une occasion de payer leur dette.
Il n'y avait aucune dette à payer.

Il se rendait bien compte que la guerre rendait le monde égoïste, mais il n'y pouvait rien. Chaque personne, sous la peur, ne pensait plus qu'à sauver sa peau, et la sienne seulement. Ils voulaient juste survivre le plus longtemps possible, et il pouvait bien comprendre ça. Mais il avait de toute façon, toujours pensé que les gens étaient égoïstes. Il était le premier à accepter volontiers de donner la moitié de sa nourriture à un citoyen dans le besoin, et sûrement le seul. Néanmoins, il ne pouvait s'empêcher de mal voir les réfugiés – qu'importe qui ils soient. Certes, il serait certainement capable de donner la moitié de sa portion à l'un d'eux, mais il comprenait bien que leur présence amoindrissait les ressources de la ville. Et beaucoup d'entre eux ne faisaient que profiter sans rien donner en retour. C'était là le problème principal selon lui. C'était cela qui l'empêchait de penser en bien à ce genre de personnes. Il ne doutait pas que certaines devaient être de bonnes gens, mais il n'aimait déjà pas les louisvillois profiteurs, ce n'était pas pour accepter ce comportement de la part d'étrangers.

Un large sourire étira les lèvres de Sam aux paroles de la blonde. Il ne doutait pas qu'elle ne soit pas empotée, ce n'était pas ce qu'il voulait sous-entendre. ► Je n'en doute pas. En revanche, je doute que moi je ne sois pas capable de te blesser. Je suis du genre maladroit. Elle aurait bien tout le temps de s'en rendre compte, mais Sam avait l'habitude de laisser échapper ce qu'il avait en main. Comme tout à l'heure, quand Emy est venue l'interpeller. Il préférait travailler seul pour cette raison, il ne se sentirait pas bien de provoquer des blessures physiques à la blonde. Il lui avait déjà assez fait de mal comme ça. Son sourire s'élargit quand elle dit « voir ça » avec sa sœur. Il ne pensait pas qu'elle ait le droit de discuter une quelconque décision de son aînée. Il n'y aurait certainement pas place au dialogue, une fois les tâches données. Elle aurait tout le temps de s'en rendre compte.

Il n’avait pas réfléchi à ce qui allait se passer une fois à l’intérieur. Recevoir n’était pas une de ses spécialités, et héberger encore moins. Il avait simplement pensé pouvoir faire comme d’habitude, juste vivre normalement. Mais ce n’était pas la solution, sinon quoi. Il allait la laisser au milieu de son salon, prendre un truc à grignoter puis partir dans la chambre ? C’était pourtant ce qu’il faisait, avant qu’elle n’accepte de vivre sous le même toit que lui. Il n’avait rien d’autre à faire de toute façon, à part quelques petits gestes ménagers en début ou en fin de journée, cela dépendait. Mais là, en cet instant, il n’allait vraiment pas sortir un balaie et s’amuser à nettoyer. Ca paraissait débile.

Sam n'était pas du genre à se prendre la tête trop longtemps. Réfléchir ne semblait pas une bonne idée, et faisait très certainement surchauffer son cerveau rapidement. Alors il cessa de s'interroger, et fit simplement ce qui lui passait, la moindre idée idiote qu'il pouvait avoir. C'est ainsi qu'il se retrouva à ouvrir un placard près de la porte, indiquer à Emy d'y pendre sa veste si elle le souhaitait, et d'attraper un jeu de clé. Un fin sourire étira ses lèvres en voyant le petit homme fait de fil qui y pendait. Il avait toujours trouvé le petit objet ridicule, avec son regard mauvais et son sourire en coin. En réalité, il le trouvait particulièrement amusant. ► Tiens. Ce sera plus simple comme ça, mais oublie pas de fermer à chaque fois. Même si ça n'arrête pas les pilleurs, au moins ça les ralentit.

Il garda un sourire aux lèvres en entendant Emy. Il n'avait pas vraiment peur de changer de chambre, c'était juste qu'il avait prit l'habitude de dormir dans celle-ci, et ceux depuis son emménagement. Il se voyait mal débarquer un soir dans la chambre qui fut la sienne, et réveiller une blonde qui avait besoin de repos. Imaginez un peu le malaise. Non, non, il ne fallait vraiment pas qu'il bouge ses affaires dans une autre. C'était bien le seul point dérangeant, étant donné qu'elles étaient toutes trois pareilles à ses yeux. Mais ce n'était vraiment pas la question pour le moment.

Sam laissa de côté ses interrogations idiotes et ses inquiétudes inutiles, pour se concentrer sur Emy. Il avait bien compris qu'aujourd'hui, et les jours précédents ne semblaient pas avoir été tout roses pour la jeune femme. Il s'avança de quelques pas, assez pour pouvoir poser sa main sur l'épaule de la blonde, et plongea son regard compatissant dans ses yeux. ► Ca n'a pas été facile pour toi, ces derniers temps. Je comprendrais que tu veuilles rester seule maintenant. Mais si tu veux en parler, n'hésite pas, je suis là pour ça, tu sais. Il ne lui en voudrait pas de la voir fuir directement vers une chambre dans laquelle elle s'installerait jusqu'à récupération de sa propre maison. Il savait quel mal pouvait faire la mort et les ruptures. A sa place, il serait même déjà effondré, ou recroquevillé au fond du lui à ruminer de sombres pensées. Il la trouvait bien forte de ne pas avoir déjà fondu en larmes à cause de ses propres paroles déplacées. Et ce par deux fois, en plus. Il trouvait ça vraiment admirable, et digne d'une grande force mentale. Il ne doutait pas qu'elle se remette de ses blessures. Il lui faudrait juste un peu de temps. En espérant qu'elle en ait assez.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Jeu 19 Sep - 20:38


Le vent tournait mais dans le bon sens ! Apparemment, je n'avais pas complètement la poisse et j'avais même eu de la chance de tomber sur le brun qui était sorti avec ma meilleure amie. D'accord, il avait mis, à plusieurs reprises, les pieds dans le plat en me parlant d'Andreia et aussi de Mickaël... Mais comment aurait-il pu savoir ? Après tout, il n'était pas devin et peut-être avait-il seulement essayé de lancer la conversation. En bref, je ne lui en voulais pas et je devais reconnaître de sa présence me faisait légèrement oublier ce vide que je ressentais.
Après les échanges basiques puis les explications du pourquoi j'étais à la rue, Sam m'avait proposé de me loger. Il ne m'avait rien demandé en échange car mon amitié lui suffisait. Mais de mon point de vue il était impensable que je ne le remercie pas ! L'aider à bricoler était selon moi un bon compromis et j'accepterais avec plaisir les tâches que sa sœur me donnerait. Cependant, il faudrait que j'explique à cette dernière ce que je savais faire de mes deux mains.

Alors que ces pensées me traversaient l'esprit Sam reprit la parole concernant ce que je venais de lui dire. Il ne doutait pas de mes compétences mais ne voulait pas me blesser ! Je souris en l'entendant dire qu'il était maladroit... Il m'arrivait parfois de l'être ; lorsque je pensais à Micka ! Mais j'avais choisi de faire en sorte que mon ex ne soit plus dans mes pensées... du coup, je serais sûrement moins rêveuse et plus habile !
Après, concernant Sam, je n'aurais pas pensé qu'il puisse être maladroit... Je l'avais bien trouvé en train de réparer la clôture non ? Donc, il devait ne pas être si maladroit que ça !



– J'suis sûre que tu exagère, répondis-je. Après tout, tu étais bien en train de réparer la clôture à l'instant... et tu n'es visiblement pas blessé. Je fis mine de me regarder. Et je ne le suis pas non plus excepté ma main mais tu n'es pas le responsable !


Le temps passant, nous avions du rentrer car le couvre-feu avait débuté depuis plusieurs minutes. Nous étions peut-être dans la cour mais les militaires ne verraient sûrement pas d'un bon œil de nous voir dehors. J'avais donc suivi Sam à l'intérieur de son domicile et observé le décor marin. J'avais ensuite ôté ma veste sans trop savoir quoi en faire et avais rassuré le brun que je ne lui volerais pas sa chambre.
A ce moment, Sam ouvrit un placard et me fit signer d'y accrocher mon vêtement après avoir récupérer ce qui me semblait être un trousseau de clés. Je me débarrassais donc de la veste devenue encombrante en l'accrochant à sur un porte manteau et reportais mon attention sur mon hôte qui mes tendait les clés. Je les pris en main sans les regarder et acquiesçais d'un signe de tête.



– Je n'oublierais pas, dis-je sérieusement. Déjà avant cette guerre, je ne quittais jamais la maison sans l'avoir fermé même lorsque je me trouvais dans le jardin. Ça devait sûrement venir du fait que j'habitais seule ! Je marquais une pause. J'espère que cette prudence suffira ! Mais avec ce qui nous attend il est vrai que les effractions risquent de devenir monnaie courante !


Non, je n'étais pas pessimiste ! Juste réaliste... A un moment, si le rationnement devenait trop drastique, il était obligé que les gens tentent de subvenir à leurs besoins sans se soucier des lois en vigueur. C'était dans la nature des choses ! J'espérais juste que ce moment arriverait le plus tard possible. Je souhaitais même ne pas à avoir à vivre ce genre de choses. Bah quoi ? Un accident est si vite arrivé ?!
Perdue dans mes pensées, je fus un peu surprise par le geste de Sam. La main posée sur mon épaule, il plongea son regard dans le mien. Il voulait savoir si je désirais être seule ou si j’avais envie de discuter. A vrai dire, je n’en savais trop rien. J’étais souvent restée seule alors que je vivais sous le même toit que Mickaël… J’aurais bien eu envie de discuter cette fois mais pour parler de quoi ? De moi ? Je ne savais pas si l’idée me plaisait…



- Merci Sam ! Je ne voudrais pas perturber tes habitudes avec ma présence, répondis-je légèrement gêné. Tu as peux être des choses à faire.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mar 24 Sep - 13:20


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Elle n'avait pas tort, bien sûr que non. Il n'était pas maladroit à ce point-là, ni réellement dans ce sens-là d'ailleurs. Il se pensait plutôt trop « concentré » sur ce qu'il faisait. N'ayant pas une intelligence hors-norme, et restant tout de même un homme, il ne savait faire deux choses à la fois que très difficilement. Il devait donc généralement choisir entre s'inquiéter de son entourage, et s'inquiéter de ses tâches à accomplir dans la journée. Voilà donc pourquoi il était capable de réparer la clôture autour de la maison, mais aussi le pourquoi du marteau qui lui avait frôlé les doigts quand elle l'avait interpellé. Faire toujours attention à tout était beaucoup trop lui en demander. Il ne doutait donc pas de l'efficacité de la blonde, mais de la portée de son propre bras.

Il ne trouva simplement pas nécessaire de l'expliquer à Emy. Il ne voulait pas se prendre la tête avec elle pour savoir qui avait raison ou non. Il était maladroit. Il n'était pas maladroit. Ca paraissait vrai dans tous les cas, et ça n'avait que très peu d'importance à ses yeux. Il n'y avait même plus réfléchi le temps d'atteindre la porte d'entrée, et encore moins une fois à l'intérieur. Dans son esprit il n'y avait plus la place que se poser une question : avait-il tout dit ce qu'il fallait, ou restait-il autre chose à faire ? Il ne savait pas vraiment, mais pensait que la blonde n'hésiterait pas à lui faire remarquer quoique ce soit de ce genre-là. Après tout, elle n'était pas muette, et le connaissait juste assez pour ne pas être timide, non ? Elle pouvait donc lui poser toutes les questions qu'elle voulait. Il n'y voyait pas de dérangement.

Il garda un œil sur les gestes d'Emy, quand elle rangea sa veste dans le placard prévu à cet effet, plus parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre, que pour la surveiller. ► C'est un bon réflexe à avoir. Surtout pour une femme seule. Les cambrioleurs pensent qu'elles sont plus vulnérables. Et ils n'ont pas toujours raison. Un fin sourire étira ses lèvres alors qu'il s'imaginait déjà sa sœur face à des voleurs. Ils auraient certainement bien plus peur qu'elle. Elle n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et avait tendance à mépriser tout ce qui s'approchait de près ou de loin à des « voyous ». Surtout si c'était pour lui faire comprendre qu'elle passait pour une « femme seule et vulnérable ». Elle avait ce genre de mauvais caractère, oui. Effrayante. ► Qu'ils viennent ! Je me ferai un plaisir de les accueillir. Il rit un court instant, bien conscient que sa blague était limite... Mais bon.

Il la sentit gênée sous sa main et son regard. Ajoutant à tout ça des paroles qui ne firent qu'affirmer ses soupçons. Il aurait simplement dû éviter, comme souvent. Mais maintenant que c'était fait, il ne regrettait pas vraiment. Au moins, il savait à quoi s'en tenir. Il lâcha donc Emy, et plongea ses mains dans ses poches. Il n'y avait plus rien qu'il ne pouvait faire pour elle si elle ne désirait pas parler de tout ça. Il était paumé, en quelques sortes, et n'avait pas l'habitude de devoir réconforter qui que ce soit. ► Comme tu voudras. Mais n'hésite pas à venir me déranger surtout ! Il est préférable d'aider une amie que de travailler, non ? Il fit un léger clin d'œil pour appuyer ses paroles. Tu devrais aller te reposer. Tu en as bien besoin. Je vais rester ici un moment, si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mar 1 Oct - 13:41


Je n'avais pas toujours eu de bons réflexes concernant la sécurité. Mais j'avais oublié mes mauvaises habitudes lorsque je vivais à Paris et j'avais appris à toujours verrouiller la porte de mon appartement. Ce ''tic'' ne m'avait pas quitté même après mon arrivée à Louisville qui était pourtant une ville tranquille où il faisait bon vivre. Mais maintenant, tout était différent et cette manie était un excellent réflexe. D'ailleurs, Sam me le confirma et je lui souris lorsqu'il ajouta que toutes les femmes seules n'étaient cependant pas vulnérables. Je ne savais pas s'il faisait allusion à une personne en particulier. Sûrement ! Mais je ne l'interrogeais pas car c'était le genre de question dangereuses. Pourquoi ? Parce qu'il faisait peut-être référence à quelqu'un de disparu.
Je n'eus pas le loisir de dire quoique ce soit car le brun reprit la parole pour déclarer qu'il attendait de pied ferme les éventuels cambrioleurs. J'arquais légèrement un sourcil avant de laisser échapper un rire léger. Étonnant n'est-ce pas ? Sam arrivait à me faire rire avec ses bêtises ! Je ne le savais pas bagarreur mais je ne le connaissais pas assez pour prenser qu'il ne l'était pas. En le fixant, je l'interrogeais à ce sujet...



- Tu es du genre bagarreur toi ? Si c'est le cas, au moins je serais certaine d'être en sécurité, ajoutais-je avec un léger sourire.


Sam eu ensuite un geste auquel je ne m'attendais pas et j'avais été gênée. Je remarquais que le brun avait du le remarquer tandis qu'il plongeait ses mains dans ses poches ! C'était malin ça... J'espérais que je ne l'avais pas vexé ou qu'il ne l'avait pas mal pris. Il faut dire qu'après les premières chutes de bombes j'avais été toute seule et pendant longtemps. Après ça, l'attitude de Mickaël ne m'avait absolument pas aidé à me sociabiliser de nouveau. Je me doutais que je n'avais pas à me justifier mais je le fis tout de même.


- Ce n'est pas contre toi si je suis distante hein ? déclarais-je. C'est juste que j'ai passer tellement de temps seule que je n'aie plus l'habitude. J'suis devenue une vraie sauvage, c'est pitoyable ! Va falloir que je réapprenne à me sociabiliser.


J'avais ensuite prétendu à mon hôte que je ne voulais pas le déranger dans ses habitudes alors que j'aurais aimé discuter. Peu importe le sujet ! Le temps, le passé, cette guerre, je m'en fichais... J'avais juste envie d'être sûre d'être toujours en vie. Et quoi de mieux qu'une discussion pour me le prouver. Sam déclara que je pouvais faire comme je le souhaitais mais que de son point de vue il était préférable d'aider une amie plutôt que de bosser ! Je souris à son clin d'œil, il était vraiment charmant. Je ne m'en étais jamais rendu compte avant. Enfin si, mais pas autant !
Mon hôte déclara ensuite que j'avais l'air d'avoir besoin de repos. Il avait sûrement raison mais il était trop tôt pour que je monte m'isoler. Je ne savais pas de quoi je pourrais discuter avec Sam. Les deux points communs que nous avions étaient des sujets douloureux. Celui d'Andreia le serait pour lui comme pour moi ; mais concernant Micka, c'était différent. Le brun était ami avec mon ex et peut-être qu'il pourrait m'en apprendre plus sur ce que je n'avais pas vu, pas compris. Alors que je m'étais tournée en direction des chambres, je fis volte-face...



- Sam ? Tu connais bien Mickaël ?


Oui ! Ma question allait sûrement le surprendre... Mais j'avais vraiment besoin de savoir si mon ex s'était joué de moi dès le début comme il me l'avait avoué ! Si mes doutes s'avéraient exacts j'imaginais qu'il me serait alors plus facile de détester l'homme que j'aimais tant.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Oct - 22:12


❝After the death ... The nothingness ?!❞
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Comme il l’avait espéré, ses paroles arrachèrent un rire, aussi fut-il, à la jeune femme. Il était de ces gens qui se devaient d’être drôles la moitié du temps, et desquels dépendaient donc tous les autres. Bien que personne ne se l’avoue, s’il n’y avait pas sur terre un idiot pour déconner, la vie serait moins attrayante qu’elle ne pouvait l’être. Et certainement bien moins supportable, même en temps de guerre ça ne dérogeait pas à la règle. C’était simplement quelque chose que les gens ne voulaient pas croire. Non, les personnes trop sérieuses ne pouvaient pas s’imaginer un instant dépendre du premier débile qui viendrait jouer les idiots à côté d’eux. Où irait le monde sinon ? ► Les hommes sont prêts à tout pour les demoiselles en détresse, tu ne savais pas ? Il y avait sûrement une limite à l’humour en temps de guerre, aussi décida-t-il d’ajouter quelques mots plus sérieux pour répondre à sa question. Il n’était pas du genre à aller au combat. S’il pouvait s’éviter le moindre effort, il serait bien heureux. Mais, dans le cas de voleur, il serait étonné de rester passif et de simplement les regarder faire. ► Disons que ce qui est à moi est à moi, et qu’il serait bien malheureux que quelques voyous posent leurs sales pattes sur cette maison. Surtout qu’elle ne lui appartenait pas à la base, et qu’il n’avait nullement participé à sa décoration et son ameublement. Il n’y avait rien entre ces murs, à part les vêtements à la limite, qui lui appartienne vraiment. Il se sentait comme un squatteur profitant d’une maison abandonnée.

Sam fut étonné par la réaction de la blonde. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle se justifie, il aurait très bien compris qu’elle ne le fasse pas. La guerre était une excuse suffisante à ses yeux, et il était toujours bon de rester distant en temps de crise. A ce qu’il parait. Le brun était quelqu’un de « trop gentil pour son propre bien » d’après sa sœur et avait tendance à aller au contact pour appuyer ses propos, et prouve qu’il pensait réellement ses paroles. Ca ne lui causait généralement pas de soucis, et serait bien pris au dépourvu qu’on lui en veuille pour si peu. ► Ce n’est pas un problème, Emy. Il avait accompagné ses mots d’un geste de la main, comme pour chasser l’idée qu’elle puisse s’excuser pour ça. Ce n’était rien de grave. En soit, qu’elle rejette sa main n’allait pas faire de mal à une mouche, qu’on soit bien d’accord. Il y avait plus important que ça.

Il lui avait proposé d’aller se reposer, et bien que ça puisse paraître un peu brutal, ou expéditif, il pensait vraiment que ce serait une bonne chose pour elle. En la voyant se retourner vers les chambres, il avait lui-même tourné les talons, ayant tout juste le temps de faire un pas vers un canapé qu’Emy le retenait de nouveau, avec quelques mots pour le moins… particuliers. Il prit donc le temps de réfléchir à sa réponse. Il était vrai qu’à une époque, ils n’avaient presque eu aucun secret l’un pour l’autre, mais qu’en était-il aujourd’hui ? Les deux amis avaient été séparés un certain temps, et ne s’étaient reparlés que récemment, en réalité. ► Eh bien, il y a un certain temps où je t’aurais répondu « comme si je l’avais fait ». On s’est recontacté que récemment, alors j’imagine que je ne le connais plus aussi bien qu’avant. Assez pour lui faire confiance en tout cas. Il avait l’impression de marcher sur des œufs en cet instant, et était quasiment certain d’en avoir brisé plus d’un. C'était comme demander à un éléphant de le faire, en réalité il ne voyait pas quand il devait s'arrêter. La blonde venait de se faire lâcher par Mickaël, alors il ne savait pas ce qu’il devait dire et ne pas mentionner. C’était bien trop compliqué pour lui.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Dim 6 Oct - 21:08


J’avais fini par considérer Sam comme un magicien… En effet, alors que de sombres pensées m’envahissaient par vagues, il était arrivé à me faire rire et je ne m’étais pas forcé qui plus est ! Je ne savais pas depuis combien de temps cela ne m’était pas arrivé. Déjà pas depuis la chute des bombes ! Non, depuis que cette guerre avait commencé je n’avais plus jamais ri… Le sentiment qui résultat de ça fut ambigu. J’étais à la fois heureuse et triste ! Heureuse car j’avais toujours aimé rire et triste car je savais que cela allait devenir rare. La vie qui m’attendait ne me plaisait pas car je n’avais plus vraiment de but ! Pourtant, il en fallait pour avancer non ? Je n’en savais rien mais je n’avais pas envie de réfléchir à ça maintenant… Non ! J’avais envie de profiter de cet instant de joie sincère.
Et de nouveau, Sam me fit sourire en me disant que les hommes étaient prêts à tout pour une demoiselle en détresse ! Etait-ce vrai même en temps de guerre ? Si j’en croyais le brun, la réponse était oui ! Mais peut-être cela était-il son avis à lui et non pas celui de tous les hommes. Après tout, Mickaël n’avait pas été des plus attentionnés avec la demoiselle que j’étais ! Mais non, je ne devais pas pensé à lui… Et puis Sam était des plus agréables. Je lui souris…



- Non, je ne le savais pas ! Mais peut-être que tous les hommes ne pense pas de la même manière que toi… déclarais-je. Cela étant dit, c’est toi qui m’héberge donc je peux dire que j’ai de la chance !


Il m’expliqua ensuite qu’il ne compterait pas se laisser faire si quelques voyous tentaient de prendre possession de ses biens ! Il avait raison selon moi… Ce n’est pas parce que la guerre était là qu’il fallait se croire tout permis ! Pourquoi les gens oubliaient-ils le respect dès que les choses tournaient mal ? Je n’avais jamais compris et je ne comprendrais sûrement jamais.


- Tu as raison ! Pour ma part, je trouve dommage d’en arriver là… de voir que les gens deviennent fous dès la vie devient difficile ! Je pense que c’est à ce moment là qu’il faudrait s’entraider… Mais peut-être que je suis utopiste !


Perdue dans mes pensées, j’avais ensuite été gênée par le contact avec Sam. Non pas parce qu’il m’avait dérangé mais parce que j’avais perdu l’habitude de ce genre de proximité… Je m’étais donc excuser car je trouvais cela normal ! Sam avait fait preuve de gentillesses et je ne voulais pas qu’il prenne mal ma gêne !
Le brun m’avait alors dit qu’il n’y avait pas de problème et je trouvais adorable qu’il ne m’en veuille pas. Cependant, je trouvais dommage le fait que je n’ai pas su apprécié de geste attentionné à sa juste valeur. D’ailleurs, je me rendais compte que cela me manquait… Je veux dire les gestes d’affection ! Cela me manquait vraiment. Mais qui pourrait m’en offrir à présent ? Personne je suppose !



- La chaleur humaine va devenir rare, expliquais-je. Alors autant profiter des gestes affectueux que l’on nous offre, non ?


La conversation avait ensuite presque pris fin puisque mon hôte m’avait conseillé d’aller me reposer. C’est ce que j’allais faire mais j’avais changé d’avis et l’avait interrogé sur mon ex ! A vrai dire, je ne savais pas si la réponse m’intéressait vraiment… C’est surtout que je n’avais pas envie de me retrouver enfermée, seule, dans une chambre dans une maison inconnue.
Sam choisit alors de me répondre mais d’une façon très vague… Il me précisa cependant qu’il faisait confiance à mon ex ! J’eus un léger sourire un peu triste. Moi aussi je lui avais fait confiance et j’avais eu tort…



- Je pense qu’il vaut mieux être un de ses amis plutôt que sa petite-amie ! dis-je avec une pointe d’ironie. Désolée de t’avoir posé cette question Sam. Après tout, tu es son ami ! C’est juste que j’aurais aimé savoir quand ce petit manège a commencé avec Mathilda. Mais je pense que je n’aurais jamais de réponse… Je marquais une pause. Et puis, j’suis pas très sûre d’avoir envie d’aller m’enfermer seule dans une chambre tout de suite, avouais-je en regardant Sam dans les yeux.


Je le fixais pour guetter une réaction… Si je voyais que je le dérangeais, j’irais tout simplement dormir ! D’ailleurs, en parlant de dormir, il faudrait peut-être que je prévienne Sam concernant mes cauchemars… Je n’avais pas envie qu’il pense à une agression si jamais je venais à hurler en pleine nuit.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Sam 12 Oct - 22:49


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Il ne savait pas si tous les hommes pensaient comme lui, mais pensait sincèrement que ce ne devait pas être le cas, sinon la guerre n'aurait pas éclaté. Il n'était pas quelqu'un qui cherchait le combat. S'il pouvait éviter tout effort physique ou mental, ça l'arrangeait en réalité. Trop se prendre la tête pour rien ne lui semblait pas une bonne idée, surtout qu'il n'était pas le plus intelligent des hommes et qu'il le savait bien, ou du moins en ce qui concernait les résultats que les professeurs attendaient d'un élève. Ce qu'il n'était plus depuis longtemps. Alors peut-être n'était-il pas si idiot que ce qu'on voulait bien lui faire croire, et pour ce que ça pouvait bien lui importer et lui apporter dans la vie...
Il sourit tout de même à la jeune femme, sans prendre la peine de lui répondre. Il ne voyait pas quoi ajouter, et il ne pensait la blonde capable de lui en vouloir pour si peu. La discussion du comment il comptait accueillir les voleurs et pourquoi, était close, il n'y avait rien à ajouter. A part peut-être la véritable raison de son comportement, ce qu'il expliqua d'ailleurs à Emy. Il ne comptait pas laisser qui que ce soit voler le moindre objet de cette maison. A ses yeux, rien ne lui appartenait vraiment, mais il en était responsable. Il ne pouvait simplement pas penser perdre ou casser quelque chose qu'il ne possédait pas. Ca paraissait normal pour tout le monde, non ? ► Certains ont des circonstances atténuantes, disons. Mais ça ne les excuse pas tous. La fuite est plus agréable que de faire face, alors le monde préfère devenir égoïste. C'est bien dommage.

S'en suivit une nouvelle bourde de sa part, pour laquelle la blonde voulut s'excuser. Il était en faute, non ? Il n'avait qu'à pas tendre la main pour agripper son épaule de la sorte. Il savait que tout le monde n'appréciait pas ça, et surtout pas en temps de guerre. Qui sait ce que les hommes sont capables de faire alors que le monde tombe ? Il n'était pas dupe. Il était presque normal, à ses yeux, que les femmes – et même les hommes finalement – se méfient de leur congénère masculin. Lui-même n'était pas certain de pouvoir faire confiance à tout ceux qu'il croiserait désormais. Et il n'était pourtant pas du genre à douter de tout et de tout le monde. ► En effet. En restant prudent quand même. On ne sait jamais...

Alors qu'il pensait que tout était fini pour ce soir, la blonde l'avait retenu une dernière fois, avec une question pour le moins déroutante. Il n'avait pas pour habitude de se questionner de cette manière, et ça lui avait ramené au visage une vérité pour le moins troublante, en un sens. Il avait connu son ami, c'était un fait incontournable. Ils avaient passé leur enfance l'un avec l'autre, ne se lâchant pas d'un pouce, jusqu'à son entrée au lycée. Et surtout, jusqu'à ce que sa sœur vienne bouleverser sa misérable vie. Après quoi ils s'étaient quittés, Sam prenant ses distances avec Louisville. Il s'était longtemps demandé s'il devait rester loin de son passé, ou s'il devait renouer avec son ami, qu'il n'avait certainement pas oublié. Il était parfois même nostalgique de l'époque où ils traînaient ensemble, insouciants. ► Sûr que je ne voudrais pas être sa petite-amie ! Le brun croisa les bras sur son torse un instant, espérant que sa petite blague ne fasse pas l'effet d'une bombe, mais qu'elle déclenche plutôt un nouveau rire d'Emy. La suite de ses paroles le laissèrent sans voix un instant. Il ne savait pas vraiment de quoi elle parlait. Comme il l'avait dit, il ne reparlait à Mickaël que depuis peu, il n'était pas sûr de saisir tout ce qui concernait son ami. Surtout s'il s'agissait d'histoire d'amour, de rivalité, de trahison ou quoique ce soit d'autre. Tout ça n'était vraiment pas fait pour lui.

Il fit tout de même un petit geste de la main, comme pour chasser ces excuses qui passaient encore ses lèvres. ► Ca ne me pose aucun problème, Emy. Ses yeux ne quittèrent pas la blonde, alors qu'elle lui avouait qu'elle ne voulait pas s'enfermer dans une chambre. Il n'y voyait pas d'inconvénient pour le moment, mais il n'était en revanche pas certain de tenir toute la nuit éveillé pour tenir compagnie à la jeune femme. C'est qu'il avait travaillé toute la journée, et qu'il devrait faire la même chose le lendemain. Mais ils n'en étaient pas encore là. Sam comprenait un peu, seulement, ce que ressentait Emy. Il avait connu plusieurs ruptures difficiles, et à chaque fois il avait préféré sortir avec ses amis pour s'occuper l'esprit et ne plus y penser. Il se doutait que ça ne devait pas être la même chose pour elle. En réalité, il n'était pas sûr de comprendre... Tout ce qui se rapprochait de près ou de loin aux émotions et sentiments, lui semblait tout à fait incompréhensible. Et il ne cherchait pas à savoir le pourquoi du comment de toute façon. Ca n'avait aucun intérêt. Et ne pas savoir ne l'empêchait pas de voir qu'Emy n'était certainement pas bien, et qu'il devait trouver quelque chose. N'importe quoi qui puisse faire l'affaire. Sauf qu'il n'avait qu'une idée potable en tête. Il ouvrit les bras, sourire compatissant aux lèvres. ► Tonton Sam t'offre un câlin si ça peut te réconforter un petit peu. En vrai il n'est pas très doué, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Dim 13 Oct - 20:45


Le monde devenait égoïste ? Je n’en étais pas sûre car à vrai dire j’avais toujours pensé qu’il l’était déjà… Même avant cette fichue guerre les gens avaient tendance à faire passer leur propre intérêt avant celui d’autrui ! C’était devenu depuis bien longtemps une sorte de réflexe commun à quasiment tous les êtres humains. Heureusement, il existait un certain nombre d’exception, de personnes qui savaient donner sans rien recevoir en échange. Mais y avait-il encore beaucoup d’individus qui pensaient de cette façon maintenant que la guerre avait frappé et faisait rage ? Je l’ignorais et je n’avais pas forcément envie de connaître la réponse que je devinais bien triste… Je ne pus m’attarder plus longtemps sur ces pensées négatives car Sam s’était tut et cela impliquait en quelque sorte une réponse de ma part.
Je l’observais avant de me décider à reprendre la parole. Évoquer la noirceur qui allait naître de notre enfer n’était pas attrayant… même pour quelqu’un comme moi, qui avait perdu espoir en l’avenir. Je ne voulais pas qu’il prenne conscience de mes pensées alors j’esquissais un doux sourire.



- Le monde a toujours été égoïste en quelque sorte… disons qu’il le devient encore plus et c’est ça qui est dommage ! confirmais-je. Après, il est vrai que certaines personnes ont de vraies excuses. Je ne condamnerai jamais des parents qui volent pour nourrir leurs enfants par exemple.


Pour moi, ce genre d’agissement ne pouvait pas être puni ! Comment jeter la pierre à un homme ou une femme désirant protéger et assurer la survie de ce qu’il avait de plus cher, son enfant ? C’était impossible car moi-même, si j’avais eu des enfants, j’aurais agi de sorte à ce que ma descendance est de quoi survivre.
Nous en étions ensuite venus à parler des rapports humains et cette discussion avait pris naissance dans la gêne que j’avais ressentie lorsque Sam avait posé sa main sur mon épaule. J’en étais venue à lui expliquer que ce n’était pas contre lui et j’avais été sincère ! Je n’avais tout simplement plus l’habitude mais je savais qu’il fallait profiter de ces rares échanges chaleureux car ils risquaient de devenir très rares. Sam évoqua le fait qu’il fallait tout de même rester prudent et je savais qu’il avait raison. Je hochais la tête…



- Oui, c’est sûr ! Enfin, j’ose espérer qu’il ne va pas falloir que je me mette à me méfier de mes amis… parce que là, ça deviendrait franchement déprimant. Je marquais une pause et souriait ensuite au brun. Et pour que les choses soient claires, je ne te veux aucun mal !


J’avais ensuite failli m’isoler mais j’avais changé d’avis et trouvé comme excuse un interrogatoire sur mon ex. Je m’étais très vite rendu compte que cela était loin d’être une bonne idée et que je ne voulais pas mettre mon hôte mal à l’aise. J’avais donc décidé de clore la discussion mais Sam rajouta quelques mots. Au départ, je le regardais sans rien dire, surprise !
Puis, j’éclatais de rire… Je m’étais attendue à tout sauf à ce genre de réponse ! C’est à peine si j’avais entendu la phrase qu’il avait ensuite prononcé. Une fois mon rire passé, je repris la parole sur un ton plus léger et plus amusé.



- Et puis je crois que tu ne serais pas son genre de toute façon, dis-je avec un clin d’œil.


Qu’il était bon de rire… Je me rappelais à quel point cela était agréable et combien j’appréciais entendre ce son ! J’avais ensuite avoué que mon interrogatoire avait en réalité dissimulé une envie de ne pas me retrouver seule… Dis comme ça, je trouvais mon angoisse légèrement stupide mais c’était pourtant la simple et pure vérité. J’avais alors décidé d’observer mon hôte pour guetter une quelconque réaction. Je ne voulais pas le déranger et son attitude me prouva que ce n’était apparemment pas le cas… Une nouvelle fois, il me surprit mais ce coup-ci je ne fis rien qui pourrait laisser voir ça. Au contraire ! Je m’étais approchée et avais accepté de me blottir contre lui, comme pour me souvenir à quel point il était agréable de profiter d’un peu de chaleur humaine.


- Tu es adorable Sam, dis-je contre lui.

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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Jeu 17 Oct - 20:32


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Lui qui était du genre « gentil et généreux », comme le lui répétait sa sœur, se rendait compte de l’égoïsme des autres, sans arriver à savoir s’il n’était pas lui-même « trop bon pour son propre bien ». Il est difficile de comprendre qui est dans le mal quand on est soi-même trop penché de l’autre côté. Etait-il de ces gens qui en font trop ? Il ne le savait pas, et s’en fichait complètement, en réalité. Il savait en revanche qu’il ne pouvait pas condamner un parent qui vole pour son enfant. Lui-même était du genre à donner sa part aux gosses, à jouer avec eux dans la rue. Ah non, ça ce n’était pas par générosité, mais par gaminerie. Enfin bon, il était de l’avis d’Emy, mais il pensait aussi à ces gens qui devenaient fous après les affrontements, parce que leur propre vie n’était pas rose, bien avant les bombes. Il aurait pu être l’une de ces personnes, mais sa vie n’était pas aussi misérable, et il s’imaginait mal avoir des enfants. Alors il était en quelques sortes sauvé, non ?

Il était sûr que ce n’était pas non plus ce qu’il lui souhaitait. Il n’espérait pas non plus être de ce cas-là, en arriver à se méfier de ses amis. Il était du genre à se lier facilement, alors ça voudrait dire qu’il devait douter de tout le monde, non ? Certes, il avait beau être du genre à parler à n’importe qui, mais pas au point de faire confiance au premier venu. Ou alors ne s’en rendait-il pas compte ? Non, il aurait reçu des claques sinon. Mais la blonde ne lui laissa pas le loisir de réfléchir plus, alors qu’elle avouait ne pas lui vouloir de mal. Il fut plutôt pris au dépourvu par ses paroles. Il ne s’attendait pas le moins du monde à quelque chose du genre. ► Ouf, tu m’enlèves un poids du cœur, j’avais peur que tu ne m’attaques avec les petites cuillères ! Un sourire sur les lèvres, il ne voulait certainement pas la blesser avec de si petites paroles. Ca ne devait pas être le cas de toute façon, il disait ça juste pour déconner. S’il avait vraiment eu peur qu’elle ne lui fasse du mal, alors il ne lui aurait jamais proposé le même toit que le sien. Il était certainement idiot mais pas inconscient, et pas au point de ne plus avoir d’instinct. Enfin bon...

S’en suivit un dialogue pour le moins bancal, gênant dans un sens et pour eux deux. Ils s’en étaient rendus compte à peine avaient-ils commencé à parler, aussi la conversation avait-elle tourné à la rigolade, par une seule phrase du brun. Il n’était pas peu fier du rire qu’il entendait sortir de sa gorge. Elle qui venait de faire face à un choc plutôt extrême, il arrivait à alléger assez son esprit pour qu’elle se permette de ne plus penser à rien qu’à l’amusement que ses propres idioties pouvaient provoquer chez elle, et chez lui aussi d’ailleurs. ► Même en robe et maquillé il n’est pas le mien non plus ! Eh bien, ce n’était pas faux dans un sens. En fait il n’y avait jamais pensé. Ca lui paraissait bizarre de penser, ne serait-ce qu’une fois à un de ses amis comme à un petit-ami potentiel. Bien qu’il n’ait rien contre l’homosexualité, il n’était clairement pas attiré par ce penchant-là.

A sa proposition, la blonde n’hésita pas longtemps à venir se blottir contre lui. Il n’en fut que légèrement étonné compte-tenu du rejet dont elle avait fait preuve quelques minutes auparavant. Mais il la savait bouleversée, et il connaissait aussi les bienfaits d’un simple câlin, qu’il ne voyait d’ailleurs que comme un service qu’il lui rendait, en quelques sortes. Adorable n’était sûrement pas le mot qu’il entendait le plus souvent. On le disait gentil et généreux, certes, idiot, irresponsable et parfaitement immature aussi. Mais c’était rare qu’on le qualifie d’adorable. Ce n’était pas qu’il comptait partir dans des questions plus farfelues les unes que les autres pour savoir si c’était vraiment le cas. Juste qu’il trouvait ça intéressant. Amusant aussi en quelques sortes. Il referma donc ses bras dans son dos, tapotant gentiment ses cheveux – qu’il trouva agréablement doux d’ailleurs, comme la plupart des femmes. ► Ma popularité en prendrait un coup si ce n’était pas le cas. Le beau et séduisant Sam, qui serait en réalité un petit démon. Ca a son côté attirant, mais on me haïrait plus qu’autre chose, tu ne penses pas ? Bien entendu, il ne pensait pas un seul de ses mots. Il était peut-être idiot mais il connaissait la modestie, et il n’était pas du genre vaniteux. Surtout pas de ce genre-là. Il faisait simplement tout son possible pour que les mauvaises pensées quittent l’esprit d’Emy pour quelques temps. Il n’était pas bon de toujours ruminer et de voir l’ombre là où on pourrait voir de la belle et chaude lumière.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Ven 18 Oct - 23:17


Plus la discussion avançait et plus ma douleur se mettait entre parenthèses… Car je n’étais pas dupe ! Je me doutais bien qu’une fois que je me retrouverais seule elle reprendrait le dessus et me submergerait. La rupture était trop récente pour qu’il en soit autrement. D’ailleurs, le simple fait d’y repenser me donnait l’impression qu’on m’arrachait le cœur. C’est sûrement pour cela que j’aimais le comportement de Sam… Il était gentil, faisait preuve de compassion à mon égard mais aussi d’humour dans le même temps ! Cela donnait un résultat sur ma personne qui me surprenait… En effet, alors que je n’aurais jamais cru en être capable à cet instant, après ce que je venais de vivre, il arrivait à me faire rire ! Grâce à lui je me souvenais que j’étais encore vivante et que c’était une chance.
Nous en étions venus à parler de tout et de rien et cela me faisait le plus grand bien même si c’était pour évoquer les points négatifs de la guerre. Moi non plus je n’avais pas envie de me méfier de tout le monde mais les choses feraient que je me comporterais forcément avec prudence en présence des nouvelles personnes que je rencontrerais à l’avenir. C’était les méfaits de la guerre qui voulaient ça ! Cependant, comme le non-sérieux était de mise avec Sam, j’avais tenu à lui dire que je ne m’en prendrais pas à lui. Ce dernier m’offrit une réplique qui me fit de nouveau sourire !



- Ravie de t’avoir rassuré, déclarais-je. Concernant les petites cuillères je ne m’en servirais donc pas d’armes mais je suis sûre que ça peut-être très dangereux !


Je plaisantais bien sûr ! Je ne pensais pas que ce genre d’ustensiles pouvaient être dangereux… En prison, des détenus pourraient sûrement en faire des armes mais je n’avais, pour ma part, pas assez d’imagination pour en faire de même !
Lorsque nous avions abordé le sujet de mon ex cela avait été, dans un premier temps, une source de souffrance mentale ! Mais la discussion avait pris une tournure tellement étrange que cela en devenait comique. Non, il était clair que Sam ne serait jamais le type de Mickaël ! Pour le simple fait que ce dernier n’était pas de ce bord là… Enfin, de ce que j’en savais mais je ne pensais pas me tromper. Le brun me déclara alors que même déguisé en femme, Mickaël n’était pas son genre ! Je le regardais amusée avant de lui répondre avec spontanéité…



- A t’entendre, on pourrait presque croire que tu l’as déjà vu dans ce genre de tenue ! Pour ma part je préfère ne même pas l’imaginer dans ce genre d’accoutrement !


D’ailleurs je préférais même ne pas me l’imaginer du tout ! Ces dernières minutes avaient été une petite exception à la règle et une bonne excuse de rester auprès de Sam… D’ailleurs je lui avais même avoué que je n’avais pas envie de me retrouver seule et c’est à ce moment qu’il avait proposé de me réconforter en m’ouvrant ses bras ! Cette fois-ci je n’avais pas été gênée et je n’avais pas hésité… Voilà pourquoi j’étais blottie contre lui ! Je me rendis compte à quel point ce genre de contact humain m’avait manqué et j’avais l’impression que je n’arriverais pas à m’en détacher de suite ! Est-ce que je profitais de la situation ? Je n’en savais rien et avouais à mon hôte que je le trouvais adorable.
Tandis qu’il me répondait, je souriais mais je ne le lâchais pas. C’est vrai que les mauvais garçons attiraient les filles ! J’étais bien placée pour le savoir puisque certains de mes ex petits amis entraient dans cette catégorie… Je m’écartais légèrement du brun sans pour autant le lâcher, le regardais et constatais qu’il avait en raison concernant le fait qu’il était séduisant ! Je l’avais déjà remarqué à l’époque où il était avec Andreia et je le redécouvrais maintenant.



- Les petits démons ont effectivement du succès et gagnent certaines batailles, avouais-je. Mais la plupart du temps, ce sont les « adorables » qui remportent la guerre, ajoutais-je en souriant.

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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Dim 20 Oct - 21:19


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Il était persuadé que les petites cuillères pouvaient se montrer extrêmement dangereuses ! Il se souvenait parfaitement de ces matins où, plus jeune, il avait tenté d'attirer l'attention du diable qu'il avait pour sœur, en piochant dans son bol, par exemple. Elle avait alors pris cette habitude de punir son petit frère en le frappant du dos de sa cuillère sur son front. Et plusieurs fois de suite ! Ca faisait un mal de chien pour le gamin qu'il était à l'époque, et il ne doutait pas que ça lui serait toujours douloureux. Il était bien tenté d'essayer de nouveau, il n'était en revanche pas sûr d'être reçu avec un couvert mais plutôt avec ce qui les tient... ► J'en suis sûr également. Beaucoup n'ont pas encore conscience du danger qu'elles représentent. Aah... que c'est bon d'être ignorant...

Il s'accorda un instant pour imaginer ce que la vie pouvait être pour ermite que tout le monde aurait oublié. Un tel homme qui vivrait secrètement dans la plus belle montagne, à côté de son petit lac et en bordure de la gentille forêt. En temps de guerre, il continuerait à marcher en sautillant et à discuter avec les animaux. Tant d'insouciance ferait mal au cœur en vérité, non ? Les asociaux doivent bien s'ennuyer dans leur pauvre vie, s'ils n'ont pour seule compagnie que la grandeur de leur esprit, qui les mènera petit à petit à la folie. Le brun s'imaginait mal enfermé à vie dans sa maison, à ne plus parler à personne d'autre qu'à lui-même. Cette pensée lui faisait froid dans le dos, et quant à devoir parler aux mauvaises personnes, au moins ne se sentirait-il pas seul. Il détestait la solitude plus que tout autre chose au monde, et était bien content, contrairement à ce qu'il pouvait bien dire la plupart du tout, que sa sœur vienne lui rendre visite si souvent. Bien que côtoyer une personne intelligente ne le faisait paraître que plus c#n, au moins ça avait le mérite de le cultiver. Parfois.

Oui, oui, le brun s'imaginait très bien son ami porter robe, perruque et maquillage. Il le voyait marcher, hésitant, avec ces talons aiguilles indomptables. C'était un spectacle duquel il aurait très certainement gardé une photo, s'il avait pu le contempler de ses propres yeux. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on voit quelqu'un se travestir, surtout si ce n'est pas ancré dans ses habitudes. Il se souviendrait à l'avenir de parier – lors d'un pari qu'il serait certain de gagner, bien entendu – ce genre de gage. Ca allait illuminer les matins sombres de chacun. ► Qui sait ce que peuvent faire des adolescents en délire, n'est-ce pas ? Il avait connu cette époque incroyable où il n'avait eu aucune limite, ou très peu. A vrai dire, il n'avait pas forcément aimé ça, même s'il ne l'avait pas détesté. Il se voyait bien plus à courir dans les rues que cloué à son bureau, à essayer de résoudre des exercices de maths qui lui semblaient une tout autre langue. On avait essayé de lui faire croire qu'il avait raté sa vie, à une certaine époque, parce qu'il passait plus de temps à draguer les filles qu'à apprendre ses cours. L'anglais était bien la seule matière qu'il avait toujours essayé de suivre, du mieux qu'il pouvait. Comprenez qu'on lui avait dit à plusieurs reprises que les femmes étaient toujours plus belles à l'étranger. Tant d'idiotie dans le corps d'un gamin, dites-vous ? C'est la nature des hommes d'être bêtes, s'ils ne l'étaient pas les femmes seraient bien moins joyeuses, vous ne pensez pas ? Elles ne pourraient pas assouvir leur domination intellectuelle, vous comprenez.

Il savait bien que les mauvais garçons attiraient les filles. Andreia en avait été la preuve la plus évidente quand elle avait osé lui dire qu'il n'était plus le même qu'à l'époque où ils s'étaient connus. Ca avait été la mauvaise blague, la blague de trop entre eux d'ailleurs. Surtout quand on avait conscience du soutien qu'avait été sa sœur, et du temps qu'elle avait accordé au brun pour qu'il devienne ce qu'il était aujourd'hui. Il avait toujours su, au fond de lui, qu'on lui reprocherait de ne plus être le mauvais élève de la classe, celui qui met les pieds sur la table et qui s'entête à vouloir vanner les professeurs. Celui-là même qui passait ses jours d'exclusion devant le lycée pour pouvoir flâner avec sa petite bande dans les rues de la ville. Ou cet autre qui échangeait des coups de poing avec un idiot assez fou pour l'avoir bousculé ou insulté. Ce parfait imbécile qu'il avait été, et qu'il avait cessé d'être sous les gifles douloureuses et les larmes de sa sœur qui lui avaient déchiré le cœur. Comment pouvait-on le lui reprocher ? Etait-il mieux qu'il soit méchant, stupide et violent ? Ou gentil, généreux et un peu idiot ? La logique du monde lui échapperait toujours. ► Eh bien, les femmes ont tendance à préférer les petits anges innocents, puisque ce sont elles les véritables démons, n'est-ce pas ? Laissa-t-il échappé avec un haussement de sourcils et un grand sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: After the death ... The nothingness ?! [Livre I - Terminé]   Mar 22 Oct - 13:59


Il était amusant de voir qu'il était possible de délirer sur tout et n'importe quoi ! Notre sujet, avec Sam, portait sur la dangerosité des petites cuillères. Rien que d'y penser, j'avais envie de rire et cela me plu... Il y avait quelques heures à peine j'étais au bord du gouffre alors autant dire que je profitais de ces minutes de rigolade ! Et puis, en temps de guerre, chaque seconde de joie est un trésor non ? Pour ma part, c'est ce que je pensais mais je n'arrivais pas à être heureuse lorsque j'étais seule ! Trop de souvenirs tristes ou de pensées négatives envahissaient mon esprit et il m'était alors impossible de positiver.
Je souris au brun lorsqu'il déclara que peu de personnes savaient à quel point les petits couverts dont nous parlions pouvaient être dangereux ! Il ajouta même qu'il était bon d'être ignorant... Pour ce, je ne savais pas ! Il était vrai qu'un écrivain dont j'ai oublié le nom avait écrit que l'ignorance préservait de la peur... mais cela ne protégeait pas d'éventuels dangers. Pour ma part, je pensais qu'il valait mieux avoir connaissances des risques pour pouvoir se préparer...



- L'ignorance peut être très dangereuse aussi, car si elle préserve de la peur, elle n'annule cependant pas les risques, déclarais-je avec un léger sourire.


Après, il était certain que plusieurs sortes de dangers étaient inévitables. J'aurais, par exemple, préféré ignorer le fait que des bombes pouvaient tomber à tout instant... car j'avais beau avoir conscience de ce risque, je ne pourrais malheureusement rien faire pour empêcher ça. Non ! Je devrais subir l'attaque et prier pour rester en vie ou mourir vite ! Et voilà que mes lugubres pensées me reprenaient … Mais pas pour très longtemps car nous venions d'évoquer mon ex qui était un ami d'enfance de Sam.
Ce sujet aurait pu être douloureux et il l'avait été au départ... Mais la tournure qu'il avait pris était devenue tellement comique que cela ne me faisait plus rien d'en parler ! Je n'étais pas triste mais je n'étais pas émue non plus. C'était comme parler de la pluie et du beau temps à vrai dire. Sam me parla alors des délires que les adolescents pouvaient parfois avoir entre eux... J'arquais un sourcil ! Il n'allait quand même pas me dire qu'il avait déjà vu Mickaël déguisé en fille ? Parce que je n'arrivais vraiment pas à me l'imaginé portant une robe, des talons et une perruque ! D'ailleurs, je n'essayais même pas mais j'interrogeais tout de même mon hôte à ce sujet...



- Des délires d'adolescents ! répétais-je. Et tu vas me dire que vous en avez eu de ce genre étant plus jeunes ? Dans un tel cas, tu casserais un peu l'image viril que je m'étais faite de mon ex ! plaisantais-je malgré moi.


Oui, pour moi Mickaël était un vrai mec et aussi un vrai c#n ! Mais ça, c'était une toute autre histoire... D'ailleurs je cessais de penser à lui lorsque je me retrouvais dans les bras de Sam... Je profitais de cet instant en chassant toutes les pensées négatives qui pouvaient se présenter aux portes de mon esprit. Je ne sais pas combien de temps s'écoula avant que je m'écarte légèrement du brun pour m'adresser à lui. Je l'observais, le regardant dans les yeux, tandis qu'il m'expliqua que les femmes préféraient les anges car c'étaient elles les petits démons.
Je me mis alors à réfléchir à cette hypothèse ! Pour ma part, je ne me considérais pas comme tel mais je ne pouvais pas parler au nom de toutes les femmes de la planète non plus. Il était sûr et certain que certaines d'entre elles devaient être le diable incarné ! Sans m'écarter davantage du brun, je le regardais et répondais avec un sourire...



- Pour ma part, je ne pense pas être un démon, déclarais-je. Mais j'imagine que certaines femmes doivent l'être, et pas qu'un peu ! Je marquais une pause. T'as l'air de parler en connaissance de cause... Tu es déjà tombé sur une diablesse ?


Je décidais enfin de m'écarter du brun pour lui rendre sa liberté de mouvement et continuais de l'observer...
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