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MessageSujet: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Lun 3 Juin - 15:25





Le coma, un état merveilleux
Raulne & Asling
«Le monde est, décidément, trop petit pour moi »






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« 26 jours, 10 heures, 12 minutes, une poignée de secondes et de découvertes plus tard ; mon frère n’était toujours pas de retour.

Je me trouvai aux abords de la ville. Je regardai le chemin de terre qui m’avait amené ici. Du moins, c’est ce qu’elle m’avait dit, Annabelle. Elle m’avait retrouvé là, à l’endroit où je me trouvai. Je me vidais d’une partie de mon pauvre sang. C’est un chien qui l’a attiré ici, ma chienne. Qui l’aurait-cru ? Moi, adopter un chien. C’était le genre d’idée de mon frère, pas l’une des miennes. Je n’en crus mots au début mais je n’ai pas mi longtemps à le croire. Il me suffit de revoir cet animal alors que j’errai dans la ville devenue lugubre et terne. Je l’avais tout de suite reconnu comme si je ne l’avais jamais oublié ni quitté. Sally. Elle m’avait sauvé la vie pendant mon périple et ne m’avait plus quitté. Je n’aimais pas avoir des dettes envers des humains alors envers des animaux, ce n’était pas du tout dans mes habitudes mais c’était fait. Voila une nouvelle première à mon actif. Je me demandai alors qu’elles autre premières j’avais pu faire pendant ces 17 jours d’errances entre Cherbourg et Louisville.

Certains flash m’indiquèrent des actes barbares infligés par les autres mais aussi par moi, je savais que ma mémoire revenue, j’aurai du mal à me reconnaitre. Mon bras se leva tout seul. Je tournai la tête et vit le museau de Sally. Elle me reniflait assise près de moi. Elle semblait vouloir me tirer de mes réflexions qui ne me menaient nulle part. Nous avions autre chose à faire. Je la caressai un instant puis me relevai pour rejoindre le centre et l’hôtel de ville. J’avais des affaires à récupérer et à transporter jusqu’à la maison de Benoit.

Cette maison. Alors que je marchais jusqu’à la mairie, je repensai à la rencontre impensable que j’y avais fait quelque jour plus tôt. Le monde était petit. Mickaël puis Elle. Qui retrouverais-je de mon passé ? Je n’espérai personne. Personne de trop important. Personne de déterminant. Je songeai à l’échange que nous avions partagé sans trouver de véritable solution à tout ce méli-mélo cérébral. Je ne trouvai aucune idée de génie et me trouvais déjà devant les marches de ce bâtiment sans âge. L’intérieur n’avait pas plus changé que cela malgré le chaos qui y était né quelque temps auparavant. Le calme semblait avoir repris ses droits et je m’avançai avec mon chien, qui s’asseyait, vers la réceptionniste.

Bonjour, je cherche le responsable … on m’a dit qu’il gardait les affaires des réfugiés jusqu’à ce qu’ils aillent mieux…. ?

Je souris et fus le plus aimable possible pourtant lorsqu’elle comprit que je faisais parti des réfugiés son visage se rembrunit et c’est avec un pur dédain qu’elle me demanda d’aller m’asseoir plus loin comme si j’étais un pestiféré. Vous pensez bien, cela m’énerva mais, pourtant, je ne montrai pas mon côté « mauvais-garçon » et allai m’asseoir dans l’attente de l’arrivée de Mr Le-grand-manitou. Je n’allai pas être triste du voyage… pas du tout… »




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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Lun 3 Juin - 22:57

[Hj je suis déphasé, j'ai fait encore plus court >>]


    J'étudiais les cartes, une fois encore. Essayant de réfléchir, de trouver une réponse, une solution à ces problèmes qui m'apparaissaient comme insolubles. Il fallait bien avouer qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. On aurait déjà dû se trouver sur la ligne de front, c'était un fait. Je n'avais pas le droit de me laisser aller à cette absence totale de réponses. Je devais trouver quelque chose. J'entendais clairement les détonations occasionnelles de l'autre côté des collines au nord, et Comet n'avait pourtant rien trouvé durant ses reconnaissances. Difficile de se dire qu'un crack pareil n'avait rien trouvé. Aucune trace d'ennemis ou d'alliés, et encore moins des combats qui avaient lieu et dont on entendait les bruits dans la nuit. Je ne comprenais pas. Si les bruits se rapprochaient, on aurait forcément déjà dû voir quelque chose, non ? Avions de combat, hélicoptères, convois, éclaireurs ou autres ! Mais là, rien. J'allumais la bougie qui me servait de lampe de bureau. J'avais réquisitionné ce bureau de paperasse administrative de la ville pour en faire mon propre espace. Pour autant, passer toutes ces heures à compiler les rapports de Comet et les comparer aux cartes en ma possession ne suffisait pas pour trouver une solution. Le fait était que je n'avais pas assez d'hommes et pour maintenir la paix civile en ville, et pour éclairer les environs. Nous étions dans le noir, avec un ennemi suffisamment implacable pour nous avoir atomisé la gueule pour lancer les préliminaires. Sympathique. On toqua à la porte, et je soupirais. La personne insista et je lâchais un juron. Pas envie de parler à tous ces péquenauds, pas maintenant en tous cas. Je me replongeais dans mes cartes. Me demandant ce qu'il se passait au delà de notre champ de vision. Etait ce aussi moche que ça en avait l'air ? J'avais la funeste impression de me trouver dans l'oeil du cyclone, et que bientôt tout la merde allait nous retomber dessus. On toqua encore. Je lâchais cette fois ci une exclamation colérique. Bordel, on pouvait pas me laisser le moindre instant de paix ? Je n'y croyais pas !


    J'ouvrais brutalement la porte, et tombais sur la secrétaire de direction, totalement déboussolée. D'un travail pépère à préparer les rendez vous du maire elle était arrivée finalement à devoir gérer une grande partie du cauchemar qui régnait en ville, que ce soit pour les approvisionnements ou encore pour les désaccords. Parce que la côte de notre cher Martin n'avait pas été si basse depuis bien longtemps, qu'il y avait des gens dehors qui avaient froid, qui avaient faim, qui faisaient leur possible pour survivre sans que cela ne donne quelque résultat probant. Ma mine patibulaire l'effraya encore plus, et je finis par me laisser convaincre de descendre pour voir les gens qui me réclamaient. Des réfugiés pour la plupart, mais aussi des citoyens qui se disputaient avec leurs voisins pour telle ou telle raison. J'en venais à espérer que la guerre nous rattraperait très vite, autrement les choses deviendraient vite compliquées. La secrétaire m'indiqua un type, et je crus que j'allais tomber sur le cul lorsque je le reconnaissais. Merde alors, Asling ? Ou plutôt, son petit frère ? Je m'avançais droit vers lui. Je ne gardais pas un excellent souvenir de notre dernière rencontre et j'avais encore bien en tête tout ce qu'il se disait sur lui. Je ne lui tendis pas la main en arrivant à son niveau.



    | Qu'est ce que tu fous là, toi ? Tu devrais pas être genre... N'importe où sauf ici? |


    Ok, il y avait franchement plus aimable comme entrée en matière. Mais j'en avais ma claque des soldats renvoyés pour manquement ; je venais moi même de prendre pareille décision quelques jours plus tôt.


    | Cette putain de guerre réserve de sacrées surprises. Comment t'es arrivé ici? |



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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Mar 4 Juin - 14:09





Le coma, un état merveilleux
Raulne & Asling
«Le monde est, décidément, trop petit pour moi »






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« 26 jours, 10 heures, 23 minutes et une poignée de secondes plus tard, je me retrouvai face à un parasite en uniforme….

Philippe Raulne s’il y en avait bien un que j’aurai presque espérer voir périr dans ce chaos monumentale c’était bien lui. Je précise bien le « presque » étant donné que même à ce moment-là, je ne pouvais espérer la mort à qui que ce soit, parasite ou non. Raulne ou non. Je ne savais comment voir sa présence devant moi. J’hésite entre dégout, désespoir, et soulagement de voir un autre militaire de ma connaissance ayant survécu. Certes ce n’était pas forcement l’homme que j’aurai voulu recroiser dans ma vie mais s’il faisait partie de mon top 3 des gens à ne plus respecter, il restait tout de même un bon soldat et, ça me coutait de le penser, un bon lieutenant quand il était dans ses bons jours. Rarement. Je le dévisageai un instant me demandant si je n’étais pas en pleine hallucination ou tout autre coup de ma perte de mémoire, peut-être une sorte de flash ? Mais non, je savais bien que ce n’était pas un mirage. La vie avait vraiment décidé de me foutre toutes les personnes avec qui j’avais des comptes à régler sur la route. Dans cette ville. Dans cette microscopique petite ville perdue sur la côte Normande. Non mais. J’étais en plein cauchemar. D’abord Mickaël, en soi, nos retrouvailles étaient plutôt bonnes, Louise, là je vous raconte pas le chamboulement personnel et maintenant Raulne. J’aurai pu tomber sur n’importe quel trou-du-cul en uniforme de cette planète mais il avait fallu que ce soit la tête méprisable de Raulne qui apparaisse dans mon champ de vision. Bref. Je ne l’aimais. Il ne m’aimait pas. Nous nous aimions pas. Loin de là. C’était physique voire viscérale. La raison ? Chaque chose en son temps. Je le voyais comme la fois précédente, près de 3 ans plus tôt, absolument abjecte. Ses airs supérieurs me faisaient toujours le même effet et le regard qu’il me porta lorsqu’il me reconnut, ne m’aida pas à partir sur le bon pied. Je me redressai doucement laissant volontairement ma béquille (et oui je n’étais toujours pas guéri) sur le côté de la chaise.

Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Tu devrais pas être genre... N'importe où sauf ici?


« Bonjour, comment ça va ? Je suis content que tu te sois pas faire exploser la gueule même-si-c’est-pas-vrai-crève-sale-chien » Non ? Ca ne lui disait rien ? Il n’avait jamais su mettre les formes en s’adressant au gens pas étonnant que la population Louisvilienne soit à bout. Je comprenais d’autant plus la réaction excessive de Mickaël lorsqu’il vit le médaillon de mon frère. Je crois même, qu’à sa place, j’aurai cogné avant de lire l’inscription ne serait-que pour passer mes nerfs. Raulne. Il n’avait pas changé. C’était bien dommage. J’aurai apprécié un changement d’attitude, un pétard lui ayant fait chavirer le cerveau ou quelque chose de ce gout-là. Mais non.

Cette putain de guerre réserve de sacrées surprises. Comment t'es arrivé ici?

A qui le disait-il ? Je me retrouvai face à l’un des militaires que je répugnai le plus de croiser depuis ma mission avec lui alors que nous étions plus ou moins nul part. Vous pouvez parler d’une surprise ! Je le détestai et cette surprise également. J’en venais presque a oublié mes premières pensées trop roses et positives pour être associé à un autre aussi terne que Raulne. Cette surprise avait le même gout amer, en pire surement, que ce cadeau tout pourri que l’on reçoit à notre anniversaire au lieu du super-méga-cadeau dont on rêvait. Le réveil était dur. Je le regardai un instant sans rien dire comprenant qu’il avait avec lui mes affaires, mon armement et que cela signifiait des explications. Il devait être le seul ici à savoir que je n’étais plus vraiment un militaire, que je n’aurai jamais du posséder cet équipement et… et puis mince, je n’aimais pas du tout l’idée qu’il ait mes affaires. Je ne lui avais jamais fait confiance (ou presque) et ce n’était pas ce jour-là que ça devait commencer.

Je vois que tu es toujours aussi chaleureux… D’après toi pourquoi je suis ici ? Pour voir ton joli p’tit cul !

Je marquai une légère pause.

Je suis arrivé il y 8 jours comme un grand, une jeune femme, Annabelle, m’a trouvé et amené à l’hôpital… On t’a apporté mes affaires d’après ce qu’on m’a dit… J’aimerai bien les récupérer si ça ne dérange pas le grand-manitou- que tu es aujourd’hui ?


Je souris et m’arrêtai à nouveau. Devais-je tout lui expliquer ? Non. Il était clair qu’il s’en fichait et ne tenais pas particulièrement à lui avouer que je ne me souvenais de rien. Ma mémoire me rappelait à elle de temps durant la nuit et même, parfois, en pleine journée selon ce que je pouvais voir ou entendre. L’autre jour, un vase brisé me pétrifia sur place, me replongeant au milieu d’un magasin en feu. Ça, il n’était pas censé le savoir et si c’était pour recevoir le-regard-qui-tu-tout-et-juge-tout, ça ne valait pas le coup. Il ne méritait même pas de savoir pourquoi Louisville. Je m’arrêtai. Mon frère. Raulne le connaissait bien, ils étaient même amis en fin… comme on pouvait être ami avec Raulne. Je me pris alors à croire qu’il aurait des informations à son sujet. Si moi je ne savais rien ou, ne me souvenais de rien, lui, peut être saurait.

Tu as des nouvelles des unités de Cherbourg, de la base de Cherbourg ?






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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Mer 5 Juin - 18:08

    Je voyais presque immédiatement le visage de l'homme devant lequel je me tenais se décomposer, ou en tous cas se montrer sous un jour autrement plus dur que précédemment. Je savais pourtant que son air de paumé ne pouvait pas rester in aeternam, mais je n'y étais pas pour autant énormément préparé. Je devais faire face. Je ne pouvais pas penser qu'il s'agisse d'un hasard ; pas lui, pas ici. Et pas non plus avec Eléanore aussi, et tous ces reflets de mon passé. Je savais bien que les choses ne pouvaient pas être optimales, pas dans notre situation. Pour autant, il fallait bien avouer que le sort semblait s'acharner sur moi. Difficile dans l'état actuel des choses de ne pas penser à une malédiction. Peut être étais je déjà mort. Parfois, cela me semblait être l'explication la plus logique, notamment du fait que j'étais constamment confronté à de nouveaux problèmes comme en plein cauchemar. Il fallait bien que je me change les idées, que je me repose. Sinon, j'allais fatalement risquer l'overdose de tout. Et je ne voulais pas en arriver jusque là. Cela dit, si j'étais bel et bien déjà mort et que je naviguais en plein cauchemar, il pouvait s'avérer que cela ne changerait rien. Peu importait. Je n'étais pas du genre à rendre les armes sans me battre, ce n'était donc pas ce que j'allais faire. Pas ici, pas maintenant, jamais. Il ne fallait pas que je me laisse avoir. En plus, Asling semblait autant halluciner que moi que l'on se retrouve encore, et qui plus est en ces circonstances. Je ne voulais pas qu'il pense que j'avais besoin de lui. Cela flatterait bien trop son esprit qu'on m'avait dit rebelle. Ensuite, son visage mua doucement. Pas encore de la colère, mais je pouvais clairement voir la haine ou en tous cas le dégoût que je lui inspirais. Au moins, nous n'avions pas à faire semblant, à faire dans la dentelle... Et le voilà qui commence. Ma mâchoire se contracta sous l'effet de la colère et je me retenais de le cogner. Je n'avais plus aucune patience avec personne depuis l'affaire Reh, depuis que cet autre connard m'avait poussé dans mes derniers retranchements. Je savais que je n'avais pas à me donner en spectacle, pas ici, pas devant tous ces civils. Pourtant, ça me démangeait méchamment de lui expliquer ma façon de penser. Il me parla de la façon dont il était arrivé ici. Annabelle ? Dubois ? La même que je connaissais, qui s'était fait violer ? Mince alors... Si je devais en croire ce putain de hasard!


    | Tu veux dire tes armes et tout le reste ? Niet camarade. T'es plus soldat que je me rappelle ; tu t'es fait lourder. Je ne vais pas te les rendre. Par contre, tu vas répondre à quelques questions. Comment ça se fait que toi, un des rares types suffisamment à côté de ses pompes pour se faire lourder de l'armée, est en possession de documents officiels et d'équipement ? Parce que ça m'intéresse, un civil qui se balade armé jusqu'aux dents comme rambo. |


    Je retenais un éclat de rire lorsqu'il continua.


    | Pourquoi je partagerai mes informations avec un type comme toi ? Réponds à mes questions, et je répondrais aux tiennes. |



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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Mer 5 Juin - 21:15





Le coma, un état merveilleux
Raulne & Asling
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« 26 jours, 10 heures, 25 minutes et une poignée de secondes plus tard, je restai ébété face au parasite en uniforme….

Raulne. J’avais du mal à ce moment-là à me concentrer sur autre chose qu’à l’impossibilité d’une situation telle que celle-ci. Son visage aussi sévère qu’un lampadaire pouvait l’être me ramenait quatre ans en arrière alors que nous travaillons sur une affaire de prime importance. A l’époque je faisais partie d’une des meilleures équipes du GIGN et lui de l’armée de terre. Nous étions tous deux du même grade bien que dans des unités et spécialités différentes. Il devait sécuriser la zone, je devais rapatrier des ressortissants français, pour faire simple. L’idée était de lier nos deux unités envoyées, par erreur, au même endroit. Nos premiers mots furent rapidement les mauvais nous embarquant dans une relation bien plus que conflictuelle. C’est l’unité de Raulne qui eut la primeur me rendant sous ses ordres : erreur monumentale. Nous n’étions d’accord sur rien et je ne faisais prier pour le lui faire remarquer lors de nos entredeux. C’est lors de cette mission que nous nous fîmes un avis défavorable l’un de l’autre. Ma grande gueule et… sa gueule tout simplement, ne pouvaient trouver un terrain d’entente. La seule chose qui nous permis de faire notre boulot fut notre désir de ramener tous les hommes chez nous ainsi que le plus de civile possible. Après moult difficultés, le résultat fut plutôt bon. Celui de la mission. Celui de notre relation, lui, pouvait être pointé d’un beau zéro en gras, rouge et surligné. Ce ne fut pas notre dernière mission ensembles, à notre grand malheur.

Je le regardai alors que les souvenirs emplissaient mon visage d’un savoureux mélange de colère et de dégout alors que je venais d’entendre ses premiers mots. J’avais l’impression de revivre ces situations de confrontation perpétuelles. Je connaissais son opinion de moi-même comme il connaissait la mienne de lui sans pour autant avoir eu vent des compliments que j’avais lâché à mon frère un soir où je n’étais plus tout à fait moi-même. Mon frère, le seul qui arrivait à nous défendre tous les deux tout en nous envoyant tous nos défauts dans la tête. Il appréciait Raulne et son travail pour avoir travaillé avec lui dans les mêmes unités à plusieurs reprises. Il estimait qu’il avait vu beaucoup trop de chose pour en être sorti indemne et que proportionnellement à ce qu’il avait vu, il semblait relativement sain d’esprit. Je m’étais alors demandé ce qu’il fallait pour ne plus être sain d’esprit… Connaissant Thomas, il avait surement tenté la même approche avec Raulne mais quant à savoir si cela avait marché, ça… en vue du regard que celui-ci m’envoyait, la réponse était surement négative. Sa voix m’irrita comme jamais alors que j’intégrai le moindre son de sa bouche. Je serai le poing sans m’en rendre compte et manquai de lui refaire le portrait alors qu’il enonçait ma « retraite-anticipé ». Je ne supportai pas l’idée qu’il puisse juger ce qu’il métait arrivé alors qu’il n’avait aucune information probante. Je ne considérai pas les racontards des officiers supérieurs comme des informations de premières mains étant donné que ceux-ci inventaient leur vie comme cela pouvait les arranger. S’ils pouvaient difficilement mentir sur leur état de service, ils se faisaient une joie lorsqu’ils pouvaient en faire dix fois trop et le problème avec mon manquement c’est que j’avais touché à l’un d’entre eux. C’est que ça se soutien entre vermines. Bref. Raulne n’avait pas à me balancer ça au visage alors qu’il n’était qu’un ignorant. De plus, qu’est ce que ça pouvait bien lui foutre que je me sois fait virer deux ans plus tôt de l’armée alors qu’aujourd’hui l’armée fuyait la queue entre les jambes ? Sérieux. Il n’avait que ça à faire de me jeter du flan au visage ?

Le « camarade » me fit doucement rire. Venant de lui ça sentait comme un cracha de serpent hybride et mal créé. Non je n’appréciai pas son ton. Non je n’appréciai pas son refus de me rendre mes affaires qu’il n’aurait pu avoir si je n’avais pas sauvé mes miches comme un VRAI soldat, non je n’appréciai pas ses remarques sur ma retraite et non, je n’appréciais encore moins le fait qu’il se permette de me poser des questions sur mon périple. Certes cela m’agaçait principalement parce que ça venait de lui. Je ne voulais rien lui devoir et rien lui expliquer. Je percutai alors qu’il se mettait à pouffer comme le gros débile qu’il était, qu’il mentionnait des documents officiels. J’haussai légèrement un sourcil me demandant ce qu’il avait bien pu consommer dans sa fortification personnelle. Les armes et l’équipement, je me souvenais et puis je me doutais que sans eux, je ne serai plus de ce monde mais des documents, là… je séchai et grave en plus.

C’est là qu’il décida de reprendre la parole. Je vis rouge, verte, violet, noir. Bref l’arc-en-ciel avant d’arriver à la conclusion que, quoi qu’il arrive, je finirai par lui mettre mon poing dans le lampadaire qui lui servait de visage. Pourquoi ? Mais parce que je te le demande ! Si je lui demandai ça c’était pour une raison précise. Il n’arrivait même pas à faire 1+1 , à un moment, je ne pouvais plus rien faire pour lui. Ma colère monta d’un cran en même temps que mon impatience. L’espoir additionné à son refus ne donna pas un résultat positif. Je ne fis même pas attention aux habitants qui se trouvaient là ni même à l’éventualité de la présence d’autre militaire que le parasite. Je voulais des réponses tout de suite, immédiatement et il faisait exprès de ne pas me les donner. Il ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre et en réalité, je ne lui laissai pas le temps de comprendre. Je lançai mes mains sur lui et le projeta non sans ménagement contre le mur à ma gauche. Je savais le retour tout aussi rapide pour mettre déjà battu contre lui (égalité, ça la fou mal pour mon égo).

MON FRERE CRETIN ! MON FRERE ! DONNE MOI TES INFO ! MON FRERE ETAIT DANS CETTE BASE ! J AI BESOIN DE SAVOIR TU PEUX COMPRENDRE CA OU JE TE FAIS UN DESSIN ! ? PUTAIN RAULNE THOMAS S EST PEUT ETRE FAIT TROUER LE CUL ET TOI TU ME FAIS CHIE POUR DES CONNERIES !!

Je savais pertinemment qu’il ne pouvait pas deviner mais quelque part je lui en voulais. Je lui en voulais de ne pas faire le rapprochement. Je lui en voulais d’être là alors que Thomas ne l’était pas. Pourquoi ce n’était pas Thomas, là en face de moi ? Pourquoi c’était Raulne ? Pourquoi lui ? Surtout lui.






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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Jeu 6 Juin - 22:17

[HJ je fais court encore une fois, j'en suis bien désolé mais j'ai la tête gros comme un ballon, pas du tout la tête à rp mais j'essaie d'avancer pour la mission]


    Dans un monde idéal, on ne lève pas la main sur son officier supérieur. Dans un monde idéal, je serais à Bora-Bora en train de déguster un whisky de vingt ans d'âge avec une donzelle à califourchon sur moi. Mais on était pas dans une putain de vie idéale. Là, c'était la réalité. Ca pue, la réalité. Ca fait mal. Mon corps tout entier frémit sous le choc du mur que je rencontre en étant plaqué contre sans ménagement par l'homme qui me fait face. J'ai la tête dure, j'en prends plein la gueule mais j'encaisse, et je n'oublie jamais. Non mais bordel c'était quoi leur problème, à tous ! Mieux, dans un monde idéal où il existait encore un haut commandement en état de donner des directives précises et efficaces aux hommes sur le terrain, on m'aurait autorisé à fusiller ce sale con en même temps que Reh, pour l'exemple. Et aussi pour mes nerfs. Asling me maintenait fermement. Ivre de rage, irradiant de haine. Encore un dont je ne serais jamais le meilleur copain. Cela me faisait une belle jambe, cela dit. Des copains, j'en avais jamais eu beaucoup. Pour autant, j'avais une famille. Mes hommes. Oui oui, les mêmes qui me détestaient en règle générale. Moi, je ne les détestais pas. Je faisais mon possible pour eux, et si je me retrouvais à me montrer aussi dur et inflexible c'était aussi et surtout parce que je voulais les maintenir en vie. Drôle de logique, qui ne marchait pas à tous les coups. Je faisais mon possible. C'était déjà ça. Je comprenais d'après les hurlements d'Asling la détresse dans laquelle il se trouvait. Mais j'avais des hommes. Bertin et Comet vinrent aligner leur fusil au pas de charge contre mon agresseur, mais je leur fis signe de se retenir de tirer. D'un regard, Comet comprit, et demanda aux civils d'aller attendre dans une autre pièce le temps que je termine cette drôle de petite conversation. Comet et Bertin étaient depuis longtemps avec moi, ils savaient comment je fonctionnais. Ils me faisaient confiance pour gérer cette merde, en bon officier salopard comme pas deux que j'étais. Je retournais un regard de plomb vers mon agresseur.


    | Je vais te répondre. Et ensuite, tu t'excuseras. Tu te rends pas compte de ta connerie. Ici, on risque tous nos vies. Et pas qu'à cause de l'ennemi. A la moindre étincelle, les gens de cette ville vont tous nous démolir par pure terreur. Ils ne savent pas comment gérer la situation, et quelques... Impondérables, ont envenimé les choses. Alors on va reprendre à zéro, ensuite tu me remercieras.E t quand on retraversera le hall devant tous ces braves gens, tu feras comme si tout cela n'était qu'une lamentable méprise. Pas de quoi s'inquiéter. |


    Ton autoritaire ; je ne m'attends pas à ce qu'il fasse autre chose que s'exécuter. A moins qu'il ne soit un fou dangereux, ce dont je doute sérieusement. Je me dégage de sa prise.


    | Le 22 septembre, on a été mis en alerte maximale alors qu'on était en manœuvres interarmes autour de Caen. Danger maximum d'escalade. On s'est équipés et on a attendu. Le lendemain, le colonel Raimbot, chef d'opérations, a reçu des ordres nous demandant de faire mouvement sur Cherbourg, bombardée par un ennemi inconnu. On n'a jamais atteint l'objectif, et toutes ces saloperies rejetées dans l'atmosphère empêchent nos communications par satellite. Les lignes fixes ne fonctionnent plus non plus. On n'a aucune info. On est là depuis des semaines, et on ne sait rien. Ou presque. Il y a quelques jours, on a reçu une transmission avec un vieux code de la guerre froide, nous mettant sur nos gardes en indiquant que la normandie était toujours attaquée. Je crois que Cerbourg est tombée maintenant, et qu'une ligne de front se dessine à l'est d'ici. La guerre va bientôt rattraper Louisville ; l'un des deux camps va forcément essayer de déborder l'autre par l'ouest, même si les routes sont mauvaises ici, et largement impraticables avec ces centaines de véhicules abandonnés. Pour ton frère... Je ne sais pas. Comme pour tout le reste. |



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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Ven 7 Juin - 13:44





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« 26 jours, 10 heures, 26 minutes et une poignée de secondes plus tard, je retenais le parasite en uniforme….

Je lui en voulais d’être là alors que Thomas ne l’était pas. Je lui en voulais de respirer alors que mon frère n’avait peut-être pas cette chance. Je lui en voulais de ce qu’il ne pouvait décider. Je lui en voulais de ce que je ressentais. En un instant, il était devenu la cause de toutes mes craintes tout en étant le réceptacle de tous mes espoirs. S’il y en avait bien un qui pourrait avoir des informations sur mon frère et son unité, c’était bien lui. Il se devait de me répondre. Il se devait de savoir. Il se devait de me libérer de cette peur. Il le devait. Qui pourrait le faire à sa place ? Personne. Personne ne pourrait me dire ce qu’il est advenu de mon frère. Personne sauf lui, mon frère. Personne sauf moi. Au fond c’est à moi que j’en voulais. Je m’en voulais de ne pas me souvenir ou, du moins, de trop peu de chose pour pouvoir me faire une idée juste des choses. Je m’en voulais d’être en vie, encore, alors que lui ne l’était peut-être plus. Et puis, j’en avais marre d’être encore debout alors que les autres ne l’étaient pas, ne l’étaient plus. Si mon frère ne respirait plus, je serai seul et définitivement seul. Peut-être alors, je deviendrais comme Raulne. Ce qu’il dégageait n’était qu’impassibilité et dureté. Il fallait ça pour un bon lieutenant et je n’avais jamais douté de ses capacités de meneurs d’hommes. C’était bien une chose qu’on pouvait lui accorder mais au fond, on le savait tous, mis à part son uniforme et ses hommes, il n’avait rien. Du moins, à mes derniers souvenirs. C’est ça, quelque part, qui le rendait si implacable, dure et méprisant. Plus rien ne semblait le rattacher à un monde extérieur à l’armée. C’était peut-être ce qu’il lui manquait pour aider au mieux cette ville… ou peut-être pas.

Je sentais le poids des armes dans mon dos et le picotement de leur point de mir. J’étais la cible de mes anciennes armes. J’étais la cible de mon ancienne vie. J’étais passé d’allié à ennemi en une fraction de seconde. En un geste. En un simple geste de colère, de désespoir et d’impatience. La haine n’était pas loin mais emprunte à un autre lieu, à une autre histoire, à un autre souvenir qui n’aurait pas dû interférer mon jugement ni mes actes. Je le savais. Pourtant, le tenir comme ça malgré les cibles dessinées dans mon dos, me satisfaisait au plus haut point. J’avais cette impression fantastique, et dangereuse, d’avoir le pouvoir. J’avais le pouvoir en cet instant même sans arme. Même si je pouvais mourir dès le moment où Raulne donnerait l’ordre, dès le moment où le soldat appuierait sur la détente. J’avais le pouvoir. Ce n’était qu’une impression mais dieu qu’elle était bonne. Vous savez ce doux sentiment d’agir par son propre chef, d’influencer soi-même sur son destin. Depuis mon réveil je n’avais fait que subir et suivre un chemin qui ne me donnait pas l’impression d’être celui que j’aurai choisi. Mon amnésie devait en être la cause. Elle me donnait l’impression d’être dans un rêve ou plutôt un cauchemar dont je ne trouvais pas l’issu. Un labyrinthe sans fin.

Je n’aimais pas la manière qu’il avait de me parler mais je comprenais très bien le sens de parole. J’eu presque un sourire lorsqu’il énonça les « impondérables », pensant immédiatement à Mickaël toutefois, je n’en fis rien. Il parlait encore pour ne rien dire. Je me foutais de ces paroles. J’en voulais d’autre. Je voulais qu’il me dise « l’unité de Cherbourg a pu fuir, elle arrive ici » mais ce ne fut pas le discours qu’il me fit. Il se dégagea sans que j’impose une résistance, concentré sur les paroles qui allaient venir. J’espérai puis je me souvins. Ma tête me lança violement comme si une nuée d’abeille avait pris refuge dans mon cerveau. Je rouvris les yeux après un temps qui me parut bien long. La terre tremblait sous mes pieds et je manquai de tomber. J’étais lourd, le poids de mon équipement était conséquent mais j’avais gardé la forme depuis mon renvoi. Je me déplaçai tant bien que mal entre les décombres d’une ville à feu et à sang. Un homme cria « Grenade », je la vis à mes pieds et n’eus à peine le temps de donner un coup de pied dedans, quelle explosa pas bien loin de moi. Je me sentis voler contre une épave. Sonné je me remis debout et pris conscience du désastre. Nous courions à la catastrophe. Nous n’étions plus que la moitié de notre effectif, le groupe que je semblais commander, ne ressemblait plus du tout à une unité cohérente malgré mes efforts. Les mort pleuvaient civiles et militaires confondus. Nous nous faisions prendre de toute part comme si l’ennemi se trouvait de partout et aucune de mes idées folles et désespérées n’avaient fonctionné pour nous permettre une percée conséquente. Nous étions foutus c’est lorsque j’ordonnai le repli avec le plus possible de civile encore en vie que je vis les avions. Ce n’était plus les nôtres. Ils foncèrent droit vers la base et une intense fumée se dégagea à l’horizon. Nous courûmes. La base était presque en ruine, le QG n’existait plus qu’à moitié. Il fallait partir et vite. La main sur le crâne, je me penchai comme pour absorber les flashes qui me brulaient les connexions. Je finis par me redresser et regardai Raulne. Je restai un instant sans rien dire. J’étais perdu entre la réalité de ces souvenirs et les paroles du Lieutenant. Pourquoi avais-je cru, un instant, qu’il pourrait m’aider ? Cet homme ne m’avait jamais aidé sauf peut –être sur le terrain. Pourquoi avais-je cru en sa survie ? Pourquoi ma tête ne me criait pas, maintenant, toute la vérité ? Tous mes souvenirs ? tout ce que j’avais pu faire ou dire pour arriver dans cette maudite ville ? Pourquoi ? Pourquoi me faisait-elle ça maintenant ? J’avais envie de hurler. De hurler sur Raulne. Sur ses soldats. Sur la population. Sur moi et principalement sur moi. Je voulais frapper. Je voulais détruire. Je voulais tomber et abandonner mais je voulais aussi me battre. Me battre contre cet ennemi invisible. Je regardai ainsi Raulne pendant plusieurs secondes avant de réaliser que j’étais face à lui. Raulne. Mes faiblesses. Mes craintes. Mon amnésie. Autant de chose que je voulais lui cacher. Je me souvins de ses paroles passées et présentes. Je comparai le pour et le contre. L’idée de rabaisser à écouter ses ordres ne me plaisait guère mais j’acceptai mes erreurs sans sourciller en général et ce n’était pas le jour pour changer la personne que j’étais.

Merci.

Ceci était déjà trop venant de moi, il le savait aussi bien que moi.

Je ferai le mec sympa en sortant d’ici, je ne veux pas créer plus d’ennuie qu’il y en a dans cette ville… Ce n’était pas mon but. Cela dit, si tu commençais par traiter les habitants comme des alliés plutôt que comme des demeurés et des nuisibles peut être que cela marcherait mieux… De ce que j’ai vu et entendu depuis que je suis là, ils semblent plus s’inquiéter de ce que vous faites que de ce qu’il peut arriver de l’extérieur…

Je m’arrêtai conscient qu’il se fichait éperdument de mon avis et de l’avis de la population. Certains se demandaient pourquoi les soldats s’organisaient si férocement ces derniers temps, la réponse était toute simple : la guerre frapperait bientôt à notre porte et les réfugiés seraient leur dernier soucis. D’après moi, tout le monde devra prendre part d’une manière ou d’une autre à cette guerre. Si l’ennemi arrivait, l’unité de Raulne ne sera pas assez nombreuse pour la contenir mais peut être qu’après la population ? Certes elle pouvait parfois être plus dangereuse qu’autre chose mais si on touchait à quelque chose d’important, elle se trouvait souvent beaucoup de courage au moment fatidique.







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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Sam 8 Juin - 22:53

    Désolé de casser l'ambiance et de piétiner un homme à terre, mais en fait pas vraiment. Asling a demandé à ce qu'il lui arrive des bricoles. Il l'a demandé, en me manquant de respect et en fonçant tête brûlée contre ce qu'il identifie à tord comme étant son ennemi. J'ai bien conscience qu'il réagit avec impétuosité, et que même si dans le fond nous ne serons jamais amis il n'en reste pas moins quelqu'un de relativement pragmatique, et il pensait bien faire, ou en tous cas agir avec foi. Je ne lui jetais pas la pierre. Je ne l'aimais pas, et ne l'apprécierais peut être jamais. Pourtant, il fallait bien avouer que l'on n'avait pas encore trouvé de terrain d'entente, et je faisais en sorte de lui faire comprendre que je n'étais pas là pour des raisons personnelles, appréciant ou non la situation à sa juste valeur. Je n'étais pas ici l'individu que je devais être dans la vraie vie, j'étais ici comme le lieutenant Raulne, l'un des plus grands salopards de toute l'armée. Peut être l'homme de la situation, ou bien pas. Si je l'étais, la poigne de fer et mon degré de tolérance très limité allait nous sortir rapidement de ce mauvais pas. Ou alors, je risquais de partir en flammes tout seul, d'exploser sans l'aide de personne. Peu importait, le résultat ne tardera plus à se faire savoir. Je soutenais le regard d'Asling alors qu'il commençait à me faire la leçon sur ma gestion de la ville et de ses problèmes, de la situation de merde dans laquelle nous nous trouvions. Difficile, vraiment, de savoir comment faire. Je n'étais pas formé à ça, pas préparé du tout. On pensait toujours que dans chaque militaire se trouvait une âme rigide, impropre à éprouver remords ou sentiments humains. Cette image était depuis longtemps combattue dans les médias où l'on exacerbait une image très particulière du combattant moderne, immanquablement traumatisé par ses actes en zone de guerre et profondément changé par ce qu'il avait vécu. J'étais un soldat d'expérience, sur le terrain depuis longtemps. Je ne croyais ni à l'une ni à l'autre de ces versions.


    | Ils s'inquiètent de ce qu'on fait parce que tout le monde pète un boulon. Une gamine a été violée et un de mes hommes accusé. Enfin, un de mes hommes... Un légionnaire, sous mon commandement puisque de tout le groupe ad hoc, je suis le soldat le plus gradé ayant survécu aux bombardements sur la route qui menait à Cherbourg. Bref. Ce n'était pas lui, mais on nous voit plus comme des occupants que comme des protecteurs. Pourtant, tout ce que nous faisons est pour eux. On les protège, on s'enterre et on se fortifie en attendant l'ennemi, on constitue des stocks pour l'hiver et on rationne les ressources. Sans nous, tous ces connards seraient morts dans trois semaines. Mais on n'est pas dans un putain de monde idéal où on est récompensé pour ses actions. |


    Je le regardais, et soupirais. Je ne voulais pas prolonger cette conversation plus longtemps que nécessaire. Maintenant plus que jamais, je me sentais seul au monde. Seul, et incompris. En temps normal cela ne me posait aucun problème, mais j'en venais à douter de mes propres capacités à accomplir ma mission et je n'avais personne au dessus de moi pour s'assurer de la bonne poursuite des opérations.


    | Je te rendrais pas tes armes parce que tu as été saqué de l'armée. Pourquoi, je m'en tape, c'est pas mon problème. On n'en est pas encore à former des milices civiles. Tes armes restent avec les nôtres, tes affaires aussi. On rationne et on contrôle le matériel pour tout le monde. Tu comprendras peut être mieux que les autres... Sinon, je m'en fous. C'est pas mon problème. |


    Je me sentais pourtant obligé de poursuivre.


    | Lorsque la ville sera en sécurité, on irait à Cherbourg, et on apprendra ce qui est arrivé là bas. Maintenant, tires toi. |



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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Dim 9 Juin - 12:42





Le coma, un état merveilleux
Raulne & Asling
«Le monde est, décidément, trop petit pour moi »






Spoiler:
 

« 26 jours, 10 heures, 29 minutes et une poignée de secondes plus tard, j'écoutai le bigboss

Le courage. Enfant nous en rêvons en nous imaginant des aventures épiques dans notre chambre, dans notre jardin ou dans la cour de récré. On se voit soulever des montagnes rien qu’avec la force de nos petits doigts, voler des objets par notre simple volonté, traverser les murs, projeter des éclairs et faire tant d’autres choses incroyables. On associe ces compétences à la nécessité d’être un héros, d’utiliser tout ceci pour une bonne cause, pour sauver la veuve et l’orphelin. On se voit incompris mais admirer et on finit par s’imaginer dans la peau de quelque personnages connus de séries ou comics tel que superman, spiderman ou tout autre bonhomme incroyable finissant en « man ». Personnellement j’avais toujours apprécié Peter Parker parce que de tous les héros c’était celui dont l’histoire était la plus plausible dans notre monde. Superman et Thor venaient d’autres mondes, Hulk était gros et vert, l’homme fourmi était trop petit et Iron man trop intelligent pour que je puisse arriver ne serait-ce qu’à sa cheville. Peter, lui, était relativement accessible. Je pouvais très bien me faire mordre par une araignée en jouant dehors, du moins c’est ce que je m’imaginais petit. Il avait du courage et de superbes capacités, tout pour plaire et favoriser mon imaginaire. On était tous baigné la dedans quand nous étions enfants. Nous sommes plus ou moins tous passé par là avant de comprendre que le courage ce n’était pas quelque chose d’évident à acquérir. Il ne fallait pas seulement foncer droit vers les ennuies et leur rire au nez avec dédain et aucune crainte, non. Le courage fallait bien le mesurer et c’était dans de vrai situation qu’on pouvait voir l’homme courageux de celui qui se voilait la face. Je n’étais pas courageux. J’étais entêté. Et enfant, je l’étais encore moins, je m’en étais rendu compte à la mort de mon père. Le courage n’était pas donné à tous et c’était souvent les plus fragiles qui nous scotchaient le plus tout simplement parce qu’on s’attaquait à quelque chose de précieux. Combien de fois j’avais eu l’occasion de voir des personnes étonnantes se battre pour une idée ou, surtout, pour une personne ? Certes cette foi en sa propre force pouvait finir de nous achever dans un geste complètement stupide mais dès fois, je l’espérai souvent, cette force en nous, pouvait réellement déplacer des montagnes et pouvait faire la différence.

Je le vis réfléchir un instant. Je ne pensai pas que mes paroles pouvaient le heurter d’une quelconque manière mais je le devinai lorsqu’il me répondit d’un ton las. J’écoutai les nouvelles récentes et fut démoraliser par ses propos. Je fus navré pour la jeune femme et suspicieux envers l’homme accusé et je comprenais que cette affaire était à elle seule un vrai casse-tête pour Raulne. Les questions sécuritaires et alimentaires n’étaient pas meilleures et je fus assez content de ne pas avoir été à sa place tout ce temps. Il était toujours plus facile de critiquer l’autre lorsqu’on n’était pas à sa place. Je m’en rendais compte bien tristement alors qu’il soufflait apriori fatigué de ces conflits et de cette situation qu’il ne pouvait de toute façon expliquer. Raulne venait de me dire qu’il n’avait aucune information et donc aucune directive. Il ne connaissait pas plus que moi nos ennemis mais devait tout de même se préparer au pire. Pour avoir été également Lieutenant et responsable d’unité, je connaissais très bien ce sentiment. Nous n’étions que des hommes après tout sous nos uniformes. Il fallait jouer un rôle. La situation actuelle faisait que j’acceptai davantage les travers de Raulne, plus que je ne l’avais jamais encore fait. J’écoutai ses dires et me contractai une nouvelle fois lorsqu’il me refusa mon équipement. Oui, je le savais, je n’étais plus membre de l’armée. Oui, j’avais été viré. Oui, j’étais au courant. Etrange non ? Mais non je ne comprenais pas cette partie de son message. Ce n’était pas comme ci j’étais qu’un simple civile. Je possédai un bagage non négligeable en moi. Je serrai le poing et je manquai de perdre l’équilibre lorsque ma chienne me donna un coup de tête dans le genou. Je baissai la tête. Je l’avais oublié et n’avais pas fait attention à ses réactions durant notre altercation. Je caressai son museau et sa tête ce qui m’apaisa très rapidement.

Bon, Raulne, je comprends bien l’utilité du rationnement mais oui, c’est pas au gout de tout le monde ici. Vous êtes, on est en fait, des bouches de plus à nourrir. Nous sommes des dangers qui pillions leur ressource que ce soit toi et ton armée ou moi et les autres réfugiés. Le concept de solidarité française à ses limites comme de partout faut pas en être étonné. Ta place est encore plus critiquée vu que tu es le chef de toute cette meute et qui plus est, tu prends le pouvoir dans cette ville. Avec vos joujou vous êtes forcement mal vu telle une milice qui prend ce dont elle a besoin par la force… C’est assez compréhensible. Je ne dis pas que je suis pas d’accord avec le fond, et puis je sais que tu t’en fous de ce que je peux dire de ça, mais la forme … Ils ont l’impression d’être inutile et d’être mené à la baguette par un soldat complétement abruti par les détonations. Faut leur trouver une utilité. Ça me fait penser à nos missions groupées. On se marchait dessus sans aller dans le même sens. On voulait juste faire notre taff correctement sans se faire spoiler dès qu’on avait le dos tourné.

Je souris légèrement puis repris

Par contre, ce que je trouve aberrant c’est que tu t’obstines à ne pas vouloir me rendre les armes. Il est clair que je ne suis plus membre de l’armée et ce n’est pas comme si j’ai envie de finir sous les ordres de qui que ce soit en particulier de toi tu t’en doutes bien mais je suis pas un simple putain de civile ! Mon entrainement fut le même que le tien voir plus poussé sur certaines notions de déminages et autres, je ne pense pas que les civiles aient le même palmarès.

Je m’arrêtai, me souvenant de cette journée là… je fronçai les sourcils et revins à la conversation.

Putain Raulne ! Je suis un soldat avec ou sans médaillon ! Tu viens de me sortir que ces fils de pu** sont à nos portes et tu veux pas d’un homme armé ? Tu me fais chié ! S’ils montrent leur cul de chien et que quelqu’un meurt parce que je n’avais pas d’arme autre qu’une friteuse je peux t’assurer que je viendrais personnellement te trouer le cul ! Je le ferai et tu le sais parfaitement !

Ma chienne me donna un nouveau coup dans le genou. Je me ressaisis.

J’ai pas envie de me battre encore avec toi et de me faire plomber comme un chien errant mais tu fais une erreur. Tu peux pas te permettre de me mettre hors-jeu pour des histoires passées. T’as pas compris que l’armée c’est toi ? Tu crois quoi ? Que le messie de l’armée va arriver et sauver ton joli petit cul ? Les plus hauts commandements ont sauté en même temps que les villes… Mon manquement n’est plus d’actualité, nos désaccords non plus. Là, sur la table, il n’y a que les vies des habitants qui te détestent peut être mais bon, tes hommes, et la tienne. Il n’y a que nos compétences. On dit qu’il vaut mieux deux hommes avisés plutôt qu’un, ici c’est vaut mieux deux hommes avisés et armés plutôt que deux guignols en tutu devant une armée ennemie…

Les plus hauts commandements ont sauté. Je me répétai ma propre phrase prenant conscience de cette réalité encore plus sombre que jamais et comprenant dans le même temps, que je venais de faire sauter mon frère avec eux. Je me souvins alors d’une enveloppe sur un coffre…







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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Jeu 4 Juil - 13:10

[HJ sachant que la mission a déjà bien commencé et pour ne pas créer un truc chelou avec la révélation de l'enveloppe, je te propose qu'on en reste là pour le moment et qu'on reprenne après la mission:p]


    J'en avais assez. Assez de toujours devoir m'expliquer, assez de toujours devoir faire face à de nouveaux problèmes. Il semblait qu'il n'y en avait jamais qu'un peu plus à régler et jamais un peu moins. C'était vraiment quelque chose que je voulais arrêter. J'étais soldat, et pas élu ou directeur de je ne sais quel truc important. J'étais un soldat. Ca avait son importance, puisqu'en tant que tel j'avais des prérogatives qui ne ressemblaient en rien dans tout ce qu'on pouvait trouver comme autres types de postes à responsabilités. Je vis le clebs d'Asling se frotter contre lui, et lui se mit à la caresser. Nan mais ils avaient quoi avec leur chien, tous ces gens ? Reh, puis maintenant lui. C'était une vraie maladie, un effet de mode que se balader avec Médor en pleine fin du monde ! Je ne comprendrais jamais l'attachement de ces gens envers un animal. C'était de toute façon compliqué pour moi d'admettre que l'on pouvait aimer qui que ce soit, puisque ça ne m'était plus arrivé depuis des lustres. L'attachement est une faiblesse que je ne savais pas combler ou compenser, alors je préférais autant me concentrer sur moi, et mon équipe. Il s'agissait de toute façon des seules personnes qui étaient importantes pour la réussite de ma mission, aussi obscure soit elle. Je serrais encore les dents alors qu'Asling, avec son caractère rebelle, ne vienne encore me demander des explications ou des informations. Je n'avais plus aucune patience, puisque je passais mon temps dans cette foutue ville à essayer d'encenser ma propre action. Allez comprendre pourquoi ! J'avais dû faire face à la sédition dans nos rangs, à une affaire terrible compromettant l'un de mes hommes, sans compter tout ce qu'il y avait eu avec Fontaine, ou encore avec Valiosky. Trop, c'était trop. Tout simplement. Je ne cherchais pas à comprendre. Si Asling voulait des réponses, il n'avait qu'à se rendre à Cherbourg par ses propres moyens. Il me parla des missions collectives, de la place des civils, puis critiqua à nouveau ma décision de ne pas lui remettre ses armes. Je le laissais venir, sachant pertinemment qu'avec sa grande gueule il n'arriverait pas à faire autrement. J'avais raison. Il commença à s'emporter, à propos de tout et de n'importe quoi, mais surtout ma gestion de l'affaire. Il voulait le commandement. Peut être que ça n'aurait pas été plus mal. Mais voilà, c'était MA tâche, que cela me plaise ou non.


    | Tu l'as dit. L'armée, c'est moi. C'est moi qui décide. Et dans ce putain de trou paumé, il se passera quoi à ton avis si je commence à armer une partie des civils ? Que vont penser les autres ? J'ai déjà bien du mal à les amener à l'élaboration d'ouvrages défensifs autour de la zone qu'on a sécurisé, encore plus à les faire se rationner pour éviter le gaspillage de ressources ! Il se passera quoi, après ? Je perdrais tout ce que j'ai gagné ici. Tu n'es pas un soldat, et j'ai de toute façon pas assez d'équipement pour recruter des civils à tour de bras. Il y a du danger dehors, mais tant que je serais pas convaincu qu'il n'y en a PLUS dedans, je n'armerais personne de plus. C'est comme ça que ça se passera. Mais t'en fais pas. Si j'ai besoin de foutus héros, je saurais où te trouver. Maintenant, fous moi la paix, Asling, et tu vas retourner à tes petites affaires. J'ai du travail. |


    Je ne le saluais pas, mais me retournais avant de partir.


    | Pour l'instant, je garde tes affaires. On ne rend les choses qu'une fois contrôlées ; on ne sait jamais, vu qu'on ne peut savoir avec certitude qui entre et qui sort, et quelles sont les intentions de chacun. |


    Je me détournais de lui, et repartais à mes autres soucis.



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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Dim 14 Juil - 14:23

Je me répétai ma propre phrase prenant conscience de cette réalité encore plus sombre que jamais et comprenant dans le même temps, que je venais de faire sauter mon frère avec eux. Je me souvins alors d’une enveloppe sur un coffre… L’image était vague. Je devinai une inscription sur celle-ci sans forcément la décrypter. Je fronçai les sourcils et agitai la tête décidant que ce n’était pas le moment d’essayer de comprendre ce que je ne pouvais encore comprendre. Préférant également me concentrer sur Raulne et notre conversation que je jugeai plus utile. Mon frère faisait partie des commandements depuis peu et cela m’affligea. Je me souvenais de sa promotion, j’étais heureux et fière de lui. Il l’avait mérité lui et son cerveau. Il avait toujours su bien faire avec la hiérarchie sans pour autant se laisser trop faire. Il avait hérité du cerveau et moi… moi, du reste en plus modéré mais l’essentiel était que je savais sauver mes miches non ? Fin, les sauver, tout était relatif étant donné que j’ai tout de même été viré. Faut le faire. Alors pour ce qui est de sauver mes miches…. Je devais repasser l’exam. Bref. Je regardai Raulne attendant sa réponse qui fut sans appel là non plus.
Je l’écoutai attentivement et fulminai à l’intérieur ne lui offrant pas l’occasion de donner l’ordre de me tuer pour le frapper à nouveau. J’avais l’impression qu’il ne m’écoutait pas. J’avais besoin de mon équipement comme un soldat en a besoin en particulier dans ce genre de situation. C’était vital. Un moyen de ne pas perdre pied et de se sentir inutile. J’étais bien meilleur soldat que mécanicien et même s’il était trop borné pour l’avouer, il le savait aussi bien que moi. Oui donner les armes à tout le monde ne pouvait se faire qu’en cas de force majeur, et je trouvai que cela l’était mais il ‘était vrai que les civiles, certains n’étaient pas encore près à avoir des armes entre leurs mains. Quand bien même je ne demandai pas expressément d’armer tout le monde mais de m’armer moi. Il n’avait même pas l’excuse de l’équipement général pour moi étant donné que j’en avais apporté un. Il gardait mes armes et mon matériel pour lui et ses hommes ne pensant pas une seconde que cette décision pouvait tout aussi bien coûter la vie à d’autres personnes. La mienne pour commencer mais ça je savais qu’il s’en foutait et celle de civiles qui pourraient se trouver avec moi dans une salle situation. Raulne s’éloigna et comme s’il lisait dans mes pensées, il ajouta.

Pour l'instant, je garde tes affaires. On ne rend les choses qu'une fois contrôlées ; on ne sait jamais, vu qu'on ne peut savoir avec certitude qui entre et qui sort, et quelles sont les intentions de chacun.

J’eu alors envie de rire. Comme si j’étais un terroriste. Je m’étais battu pour arriver jusqu’ici, je cherchai mon frère et lui, lui il trouvait le moyen de me mettre dans même sac que de potentiel ennemi. Si on ne s’était jamais entendu, on était pourtant dans le même quand et ma mise à pied ne changeai rien à cela. Comment pouvait-il imaginer que j’ai pu tomber du côté des mercenaires ou je ne sais quel groupe à la con. Je manquai de m’éclater la main contre le mur mais me retint. Je me retournai vers les chiens-chiens de Raulne et les saluèrent d’un hochement de tête. Je sortis. Cette conversation ne m’avait mené à rien. Si ce lieutenant n’avait pas été raulne j’aurai eu mes armes, j’en étais convaincu. Personne ne savait pour ma mise à pied, en fin je l’espérai. De plus j’aurai très bien pu me faire passer pour mon frère mais là, non. Cela m’avait été impossible. J’étais un civile.

Fin

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MessageSujet: Re: Le coma, un état merveilleux | [Livre I - Terminé]   Aujourd'hui à 15:40



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