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Nous sommes actuellement, en jeu, pendant la DEUXIEME QUINZAINE de FEVRIER 2013.
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MessageSujet: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Mer 10 Avr - 21:19

Les prémices de l’hiver se dessinaient dans l’air frais et redoubler de vigilance ne semblait pas excessif. Ce n’était pas le moment de jouer avec le feu – ou plutôt le froid dans ce cas-ci. Mickaël tombait rarement malade mais bon… Il suffisait d’un mauvais rhume pour que ça dégénère rapidement. Surtout qu’il avait beau être rarement malade, quand il l’était, il ne faisait pas les choses à moitié. Rose avait juste une migraine flottante mais ça ne l’avait pas empêché de s’inquiéter pour elle. Après une longue argumentation, il avait obtenu d’aller chercher pour elle son chèque au supermarché. De toute manière, il avait du temps à tuer. Son regard « tu es tellement obstiné que ça m’énerve » roula sur son épiderme et lui extirpa un sourire bienvenu qui dérida un peu son visage un peu crispé. Il chiffonna les cheveux de sa cadette à la suite et lui recommanda de ne pas en faire de trop, d’aller se reposer. C’est pas qu’il la prenait encore pour une fillette de cinq ans mais… En fait, si et ça serait toujours le cas. Heureusement pour lui, il n’avait pas encore croisé de futur potentiel petit ami pour sa frangine. Il savait bien que le jour où ça arriverait, il allait jouer son rôle de grand frère à la perfection, au grand daim de la jeune Blanchet. Après, elle avait peut-être un mec et qu’elle en gardait le secret. Mais ça l’étonnerait quand même franchement. Enfin, lui-même ne lui avait jamais reparlé de Mathilda et encore moins des récents événements… Il déposa un baiser sur le front de la blondinette avant de sortir. Il lui apporterait le fameux chèque le lendemain matin parce qu’il comptait sur elle pour aller se coucher là – oui, à cette heure-là.

Le trentenaire prit le temps de profiter de sa marche, le col de sa veste bien calé sur sa nuque pour éviter la rencontre désagréable d’une brise mal venue. Ses pensées s’éparpillaient comme toujours lorsqu’il se promenait. Les choses n’allaient franchement pas en s’améliorant à Louisville. En même temps, tant que la guerre n’était pas terminée, ça ne pouvait pas aller mieux. Les vivres manquaient, les militaires restaient là pour son plus grand malheur et il y avait toujours trop de réfugiés, pas assez d’espace. Le Louisvillois se demandait sincèrement ce qu’ils allaient devenir maintenant plus que jamais avec la chute des températures et la joie des épidémies saisonnières de grippe. Ça finira en gros massacre cette histoire avant qu’il y ait des bombes sur la ville ou Dieu seul sait quoi. Et non, il ne pensait pas que le Maire et toute la suite d’idiots bien heureux soient préparés à ça. Ses appréhensions étaient justifiées, il le savait bien. Pour l’instant, il ne pouvait pas faire grand-chose. Il verrait ça en temps voulu. Un problème à la fois, sa devise. Le bâtiment convoité commençait à apparaitre dans son angle de vue et il avait soudainement hâte d’aller se réfugier à l’intérieur, de se réchauffer un peu avant de repartir. Ca faisait un petit moment qu’il errait comme ça.

Quand il arriva face à la façade, une silhouette douloureusement familière s’en extirpa. Il n’avait pas pensé la croiser ici même si c’était tout à fait logique en fait. Il eut un instant étrange de presque panique durant lequel, il se demanda comment réagir. Il ne l’avait plus revu depuis leur fameux mélodrame et surtout depuis leur fameuse nuit. Pas que l’envie n’ait pas été là mais il avait jugé nécessaire pour elle comme pour lui d’espacer un peu leur prochaine rencontre. Oui, il avait quand même réussi à atteindre cette conclusion. Tout ce qui s’était passé l’avait bien trop chamboulé et il craignait un peu la réaction de son amie. Puis surtout, il avait repris le boulot, enchaîné des heures supp’. Elle n’avait pas non plus cherché à le revoir qui plus est. Peut-être qu’ils devaient faire le point tous les deux. Ou peut-être pas. Ca semblait simple pourtant de prendre les choses comme elles venaient, non ? Pourquoi il éprouvait un peu plus de difficultés dans ce cas-ci ? Question piège, il savait bien pourquoi. De toute façon avec elle, c’était quitte ou double, c’était comme ça que ça se présentait depuis le début.

Une fois l’effet de surprise passé – c’est-à-dire une seconde, deux tout au plus, un rictus trouva le chemin de sa bouche à ses yeux et il s’approcha de la conseillère municipale réussissant tout aussi facilement à masquer son trouble furtif. Beaucoup de choses se bousculaient déjà en lui et il essaya de les faire taire instantanément.

« Hey ! Je ne pensais pas te croiser ici. Mais jour de paie oblige. »

Aussi détendu et naturel qu’il pouvait sembler être, intérieurement, il était complétement à l’ouest. Ca passerait sûrement, il ne s’attendait juste pas à la retrouver ici comme ça. Le hasard fait bien les choses. Il l’observa attentivement, conscient qu’elle devait encore se reposer techniquement avec sa blessure. S’était-elle surmenée ces derniers jours ? Connaissant l’animal, oui sûrement. Il ajouta très rapidement pour justifier sa présence ici.

« Je passe prendre le chèque de Rose à sa place. »

Ça lui faisait vraiment plaisir de la revoir, elle lui avait manqué - vraiment. Cinq jours s’étaient écoulés depuis qu’ils s’étaient vus mais il avait l’impression que c’était une éternité. Il se garda bien de le dire cependant...
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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Jeu 18 Avr - 21:16



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

J’aimais l’hiver. L’air froid et pur qui caressait mon visage. Cette saison annonçait toujours un renouveau à venir, un nettoyage quelque part de ce qui n’allait pas avant. A choisir entre un soleil brulant et une neige douce, je préférais la seconde. J’adorais me rouler dans cette dernière, rester allonger à regarder le ciel, enfoncé dans une pluie gelée qui n’avait pas encore foulée. Je pouvais rester des heures ainsi à penser, et j’en avais attrapé des coups de froid plus jeune au grand dam de ma mère qui avait fini par investi dans une combinaison de ski et des bottes faites pour que je ne prenne pas froid. Je souriais tristement en repensant à elle, et chassais aussitôt ces souvenirs de ma tête. J’accélérais le pas et arrivais rapidement au magasin. Même si ce dernier s’était séparé de beaucoup d’entre nous, il nous restait encore un salaire à récupérer. Deux semaines de travail, ce n’était pas rien, surtout dans la situation actuelle. La banque me donnerait du liquide que j’échangerais contre des provisions. Le froid arrivait et je savais très bien qu’il allait être rude. Nous finirions par manquer d’électricité et de vivre. Hors de question que Lyra ne passe pas une nouvelle saison. D’ailleurs je comptais bien faire très attention à elle… Mais aussi à moi. Parce que je savais très bien que si je n’étais pas là, elle se laisserait mourir de faim, ou embobiner par je ne sais pas qui. Elle avait besoin de moi, et tant que c’était le cas, je ne laisserais rien m’emmener, et encore moins Celle qui m’avait pris ma mère. Je l’avais bien vu, elle s’était laissée aller pendant mes quelques jours d’hospitalisation. Je l’avais trouvé plus fatiguée lorsque j’étais allée frapper chez Isabella. Depuis, je vivais chez ma voisine. J’avais insisté pour qu’elle continue de s’occuper de ma sœur et cette dernière avait refusé que je reste toute seule. Cela me faisait penser qu’il faudrait que je laisse un peu de provisions à mon amie. Cela faisait 5jours que l’on se nourrissait sur son dos. Elle avait deux enfants qui dépendaient aussi d’elle. Hors de question qu’ils pâtissent par la suite de ma présence actuelle. D’ailleurs dès ce soir, nous rentrions chez nous. J’allais beaucoup mieux et ces jours de repos à ne rien faire, si ce n’était me soigner m’avait fait un bien fou. Ma plaie était propre et mon corps, aidé par les antibios faisait son job. Je pouvais me sortir de mon bras sans plus ressentir de douleur. Oh, je devais encore faire attention, mais de moins en moins. D’ici quelques semaines, je retrouverais toute possession de mon membre, comme si rien ne s’était passé. Il me resterait une fine cicatrice, mais c’est franchement le cadet de mes soucis.

Je finis par arriver à la PommeMarket. Je n’eus vraiment besoin que de dix minutes pour récupérer un chèque un peu moins élevé que je le pensais. Mon patron n’avait jamais été un grand bavard et là, sa gêne de m’avoir licencié n’aidait pas au dialogue. Tant mieux, d’un côté. Je n’avais pas envie de m’attarder ici. Il prit quand même de mes nouvelles, et mon « ça va » lui suffit en réponse. Un signe de tête et je quittais l’endroit pour retourner dans l’air froid. Il fallait que je me trouve un boulot à faire, dans mes cordes. Je comptais proposer mon aide au médecin de la ville et à l’hopital. Mes notions de médecine n’étaient pas négligeable et me permettrait d’être plus utile que de passer des articles à une caisse. Cela permettrait aussi une rentrée d’argent et d’assurer le futur de Lyra. Je vous l’ai dit, c’est mon premier objectif. Je me décidais à me rendre tout de suite au cabinet médical, mais mon attention fut détournée par des bruits de pas se rapprochant de moi. Je tournais la tête et vue qu’il s’agissait du renégat. Je lui fis un signe de la main et un sourire lorsqu’il fut assez proche de moi pour le discerner. Je ne pus m’empêcher de lâcher un rire à ces paroles. On aurait dit un petit garçon qui se justifiait d’une bêtise ! Oh mais rassures-toi, tu as le droit de te trouver là, jour de paie ou non. Ce n’est pas mon terrain gardé. Et si cela l’était, ce n’est de toute façon plus le cas Je lui refis un sourire et ajouta Toi ça va ? T’as l’air fatigué et d’avoir forcé un peu sur le travail. Je me fis plus sérieuse J’espère que t’a fait quand même attention à mon bras ! Ce n’est pas le moment de le laisser s’infecter et de forcer dessus. Oui, je lui parlais comme si de rien n’était. Pourquoi cela ne serait pas le cas ? Ouais on avait couché ensembles et alors ? Il n’était pas mon premier « plan cul » , enfin si on pouvait appeler ça comme ça. Je lui avais dit, je n’avais plus envie de me prendre la tête avec lui. Cela nous épuisait trop tous les deux. Et puis, j’avais vraiment envie de retrouver mon meilleur ami, avec qui je pouvais parler de tout, et à qui je pouvais me confier. Je voulais aussi qu’il en soit de même pour lui, même si j’étais loin de me douter qu’il se passait beaucoup plus dans sa tête…







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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Ven 19 Avr - 10:40

Le rire de Mathilda entraina automatiquement son sourire. Elle avait l’air d’aller relativement bien compte tenu de ce qui lui était arrivé la semaine précédente et ça le rassurait vraiment. Il avait sincèrement eu du mal de se tenir à l’écart, de ne pas prendre de ses nouvelles. Si les toubibs avaient jugés nécessaires qu’on garde un œil sur elle, ça n‘était quand même pas pour rien. Le souci c’est que le renégat devenait franchement excessif avec elle et il en avait bien conscience. Il avait pris le pli après s’être occupé de sa famille, il voulait toujours assumer ce rôle avec les personnes qui comptaient pour lui. Ce qui était un peu stupide, un schéma ne s’applique pas à un autre. C’était dans son caractère néanmoins. Le trentenaire savait très bien que se justifier de sa présence ici était … étrange. A vrai dire, il faisait tellement tout pour freiner des deux pieds sa façon de s’impliquer avec la jeune femme qu’il craignait qu’elle se méprenne sur la raison de sa présence ici. En fait, il était complétement idiot. Toute leur petite discussion n’avait donc servi à rien pour qu’il en soit revenu à ce stade ? Il s’agaçait lui-même. Il chassa tout ça d’un coup de tête et se focalisa sur leur petite conversation. Faire comme si rien ne s’était passé, ok. Il trouvait ça vraiment adorable qu’elle s’inquiète – inutilement, pour son bras. Honnêtement, ça lui faisait plaisir mais après elle était bien plus amochée que lui, pas besoin d’en faire un fromage de sa plaie. De plus, il avait bien tout suivi à la lettre concernant ses recommandations et tout se remettait parfaitement en place. Grâce à elle. Il haussa des épaules et lui fit la moue.

« Oui maman, promis, j’ai fait attention ! Je ne voudrais pas être privé de dessert - Il lui offrit un autre sourire à la suite - Sérieusement, ça va, t’en fais pas, encore et toujours beaucoup de boulot. Vu que j’ai eu quelques jours de congés, j’ai dû rattraper le retard. A mon avis, ça va s’essouffler au bout d’un moment. Il ne reste plus de carburant, les gens n'auront plus d'utilité à amener leur voiture au garage du coup… Et toi plutôt ? Tout va bien ? Ça a été avec … »

Il désigna l’entrée du magasin d’un mouvement de tête. Leur patron était un peu dépassé par les événements, c’est la sensation que ça lui faisait. C’est aussi pour ça qu’il avait voulu épargner ce trajet à sa cadette. Ça ne servait à rien de remuer la culpabilité du mec. Il pensait qu’avec lui, ça serait moins embarrassant. Ça n’était pas surprenant qu’il ait dû virer ses employées à vrai dire mais maintenant Rose devait se trouver une autre occupation. Après, combien de temps avant que le système monnaie-argent perde toute son importance ? Il ne doutait pas des capacités d’anticipation de son amie et curieux, il lui demanda.

« Tu comptes faire quoi maintenant d’ailleurs du coup ? Trouver un autre boulot ? Enfin, c’est peut-être pas le meilleur endroit pour parler de ça. »

Juste face à l’enseigne de son dernier job… Mickaël se frictionna les mains l’une contre l’autre. Il avait négligé le vent automnal ce matin avant de partir, il aurait dû rajouter une couche. Malgré qu’il ait réussi à ne pas trop réfléchir sur leur situation, bien vite, de nouvelles questions pointèrent. Et maintenant ? Elle disait qu’ils devaient se laisser porter. Mais n’était-il pas toujours dépendant de ses réactions à elle ? Parce que finalement ce qu’elle voulait réellement demeurait flou dans son esprit. Etaient-ils restés amis ? Étaient-ils devenus plus que ça ? Allait-elle se servir de lui quand ça lui chantait ? Ou bien ce genre d’occasion ne se reproduirait plus ? En fait, il réalisait que ça n’était pas son genre de ne rien définir. Soit il avait des copines et dans le cas d’aventure, il ne revoyait plus les filles après donc tout était clair. Des plans culs tout court sur du « long terme », il n’en avait jamais vraiment eu. Ou en tout cas, il n’était pas déjà ami avec donc c’était vraiment typiquement charnel. Cette situation était inédite pour lui et comme tout était comme ça, non défini, comment savoir ce qu’il adviendrait de ce qu’ils étaient l’un pour l’autre ? Bon après, il avait accepté les termes « du marché » et donc, il comptait bien ne pas prendre la tête à la chef renégat. Ça ne l’empêchait pas lui de se la prendre mais silencieusement. Comme c’était nouveau, il lui fallait le temps de se faire à l’idée. Ouais, c’était sûrement ça. En attendant, il devait continuer à prendre les choses comme elles venaient. Il n’osait pas imaginer ce qu’il ressentirait si elle enchaînait des aventures sur le côté. Après, il ignorait complétement tout de sa vie sentimentale. Elle n’était pas du genre expansive sur le sujet et jusqu'à dernière info, personne ne l’avait jamais vu avec personne. Ce qui ne le rassurait pas en fait… Il préférait quand même le savoir si ça se produisait même si il n’avait aucun droit et aucune raison d’en parler avec elle. Ouais, il savait très bien que cette situation bancale fonctionnerait peut-être tout un temps mais qu’au bout d’un moment, ils allaient devoir prendre des vraies décisions. On n’en était pas encore là heureusement. Il espérait se prendre moins le chou d’ici là.
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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Ven 10 Mai - 20:26



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

Je ne m’étais pas franchement attendu à revoir Mickaël ici. En temps normal, on se croise chez lui, ou chez moi, ou à son garage. Mais jamais devant mon ancien job. On pouvait le dire, c’était vraiment un grand hasard, et plutôt une bonne surprise. J’étais toujours contente de le voir et pouvoir discuter avec mon meilleur ami de tout et de rien. D’ailleurs cela tombait bien finalement. Je devais d’une part le remercier. J’y tenais beaucoup et je n’avais pas vraiment l’impression de l’avoir fait à sa juste hauteur. Egalement vu qu’il me le demandait, avec mes nouvelles résolutions en tête, j’avais bien besoin d’avoir son avis sur la question. Il me connaissait pas mal et il avait toujours été de bons conseils. J’avais certes d’autres amis adultes, mais Micka, c’était différent. Car je savais très bien que si j’avais sur une mauvaise pente, il ne se gênerait pas de me le dire, chose que tous ne feraient pas, pour je sais pas quoi, ne pas me vexer ou autres. Allez savoir. J’avais plein de projets en tête, certains à mettre en place assez vite, d’autres dans plus longtemps. A voir d’ailleurs si j’allais vraiment les concrétiser. Je pris tout d’abord de ses nouvelles avant de me laisser et fit une légère grimace à sa réponse. Nan mais je suis sérieuse Mica. Si tu te ménages pas, tu vas jamais réellement guérir. Et bien sur que je m’en fais. Si je ne veille pas sur toi, qui va le faire ? Surement pas toi ! Et encore moins Rose vu que lui cache un paquet de choses pour la préserver et pas l’inquiéter. Un vrai gosse, je te jure ! Qui plus est qui n’en fait qu’à sa tête en plus Je lui lançais un regard taquin, avant de le bousculer, dans la même optique. Je détendais un peu l’atmosphère. Je sais pas, il me paraissait un peu tendu. Ou du moins, si pas totalement, un petit peu quand même Bah, il m’a remercié pour mes services, s’est excusé encore et encore, surtout que j’ai une bouche à nourrir et blablabla. Bref, les politesses d’usages. Je ne lui en veux pas, lui aussi il a une famille à faire vivre ! Je lui pris le bras et l’obligea à faire quelques pas avec moi t’as raison, allons parler un peu plus loin. Tu pourras toujours revenir après, le chèque de ta petite sœur ne se sera pas envolé !. Je l’entrainais un peu plus loin. Je le fis traverser la route et venir s’asseoir sur le banc juste en face du magasin. Comme ça, s’il s’en va, tu le verras et tu pourras toujours le rattraper. Je m’étirais un petit peu avant de refermer un peu plus mon manteau. Ce n’était pas le moment d’attraper un coup de froid et de tomber malade. J’avais gardé mon lit que trop longtemps. Il ‘était temps que je regagne ma maison et que j’y remette de l’ordre. A commencer par virer l’autre réfugié qui squattait déjà depuis trop longtemps. Je ne sais pas encore quelle raison je trouverais, mais j’en trouverais une pour justifier son départ. J’en avais franchement assez d’avoir une pic assiette chez moi. T’envisages quoi du coup ? Je veux dire concernant ton travail ? Fait gaffe à pas te retrouver sans rien, essayes de couvrir tes arrières. T’as déjà pensé à démarcher les agriculteurs ? Je suis sûre que tu pourrais réparer leurs machines contre de la nourriture !.








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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Mer 15 Mai - 12:15

Le renégat haussa des épaules en roulant des yeux. Cette femme était plutôt butée dans son genre et il lui aurait presque répondu : « je t’en prie si tu veux vérifier » mais pour multiples raisons, il se tut et se contenta de passer la langue. Déjà comme ça sa manière de dire qu’elle veillait sur lui… enfin un peu par défaut vu comment elle présentait l’histoire. Tant pis, il prenait ça positivement. Il cachait des choses à Rose ? Non mais… Bon ok, il n’avait pas expliqué son petit incident à sa cadette, ni son passage – enfin parlons plutôt dans ce cas de son intrusion, chez Mathilda, pas plus que leur nuit ensemble. Il collectionnait les secrets avec la blondinette, un fait plutôt rare qui n’avait pas lieu d’être par le passé. Pour autant, il ne lui mentait pas non plus. Il ne mentionnait juste pas les thèmes dérangeants. Le trentenaire trouvait ça hilarant que ça soit son amie qui lui parle de « vrai enfant » et de « tu lui caches des soucis pour la protéger » alors qu’elle-même n’était pas mieux que lui. Elle devait même être bien pire. Le nombre incalculable de fois qu’elle avait pris sur elle pour sa sœur… Bah. Le garagiste posa ses yeux dans les siens et lui répondit très nonchalamment.
« On pourrait parler aussi de toi dans ce cas. Je te rappelle que c’est toi qui as quitté l’hôpital en furie alors que tu venais à peine d’ouvrir les yeux et que tu te tenais à peine debout ! Si je n’avais pas été là, tu serais rentrée en rampant et en te vidant peut-être bien de ton sang… Alors qui de nous deux veille sur l’autre ? Je me le demande bien… » Il lui rendit un léger petit coup de coude et répondit à la suite à ses réflexions sur son patron. « Ouais, c’était un peu inévitable… Rose avait déjà pas mal anticipé ça. Elle pensait se reconvertir dans … un truc avec l’alimentaire bio, de proximité. Je ne me souviens plus bien dans le détail mais bref… Il faut un plan B, ça c’est certain. » Sa mémoire lui jouait parfois bien des tours et avec l’épuisement de ces dernières semaines, ça n’allait pas en s’améliorant. Il la laissa bien évidemment prendre son bras et la suivit vers le lieu de son choix. Ils atterrirent tous deux sur un banc, Mickaël apprécia de pouvoir reposer un peu son dos. Il roula un peu des épaules tandis que sa voisine refermait un peu son manteau. Lui non plus n’avait pas très chaud. Il aurait bien troqué cette place pour un fauteuil moelleux et une tasse de café brûlante. Après la jeune femme valait amplement ce sacrifice. Il acquiesça à sa remarque tout en passant négligemment son bras autour de ses épaules – en veillant à éviter tout contact avec sa plaie, décalant sa main pour se faire, pour la réchauffer mine de rien. Il ne verrait pas pourquoi leur petite aventure l’empêchait d’être comme il l’avait toujours été. Oui, il commençait enfin à se détendre et à ne plus cogiter. Quelle aubaine ! Enfin jusqu’au prochain mot ou action qui reviendrait le titiller.

« Honnêtement, j’en sais rien. J’anticipe pas encore vraiment – oui, je sais que ce n’est pas une bonne idée » Surtout qu’il lui avait parlé de plan B juste avant… « Mais ton idée est peut-être pas stupide. On verra bien, je me rendrais utile là où c’est nécessaire en temps voulu. Il y a toujours une solution. Mais toi, tu n’as pas répondu, tu as déjà des pistes ? » L’idée qu’elle se retrouve sans rien l’inquiétait. Après, il s’agissait de la femme la plus prévoyante qu’il connaisse. Elle était bien organisée et inventive, il savait que ça irait pour elle. Surtout qu’elle avait une place de choix dans la communauté de Louisville vu qu’elle bossait à la mairie. Le jeune homme tourna son regard vers elle, s'y perdit le temps de quelques secondes.

« Et ton épaule ? C’est facile de parler de moi… Mais je tiens à te signaler que la plus amochée ici, c’est bien toi. Et autant de te le dire franchement, tu n’es pas vraiment non plus un modèle dans l’art de prendre soin de soi… » En plus, je réalisais qu’avec notre enchaînement de prises de tête la dernière fois, je ne lui avais même pas expliqué dans quelle circonstance je mettais blessé. Après, elle s’en fichait peut-être ou se doutait qu’au milieu de la cohue les coups étaient partis tout seuls. Tant qu’elle ignorait son … altercation avec l’agriculteur… Hé bien, il était passé maître dans l’art de masquer les failles ces derniers temps. Il faudrait qu’il songe à lui parler de sa « visite » à Annabelle. De lui-même, il aurait un peu de mal cela dit.

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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Mer 3 Juil - 21:06



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

Parler de tout et de rien. Parler du quotidien, comme si, finalement rien n’était arrivé. Comme si tout était normal. Cela avait quelque chose de… revigorant. Oui c’est ça. Même si nous évoquions des conséquences à la tombée des bombes, nous discutions comme nous avions l’habitude de faire avant. Sans tension entre nous. Sans non dits. Nous étions redevenue en cet instant les amis que nous avions toujours été, comme les conseillers et les confidents que nous étions l’un pour l’autre. C’était vraiment agréable, autant pour moi que pour lui d’ailleurs. Finalement nos dernières engueulades n’avaient pas été vaines et nous avait remis sur les rails. Tout était clair de mon côté et j’imaginais aussi que c’était aussi le cas pour lui. Je ne me doutais pas du tout qu’il représentait autrement notre relation après que nous ayons couchés ensembles. Car, pour ma part ce n’était pas le cas.

Depuis mon arrivée à Louisville, je n’avais entamé aucune relation amoureuse. J’avais eu quelques hommes « d’un soir », mais sans lendemain, sans entrainer autres choses qu’un plaisir partagé l’espace d’un soir. Aussi « horrible » que cela puisse paraitre, je considérais ce qui s’était passé avec Micka de la même manière, exactement même de la même manière. Mon opinion n’avait pas changé sur lui, à l’instar que ces inconnus restaient des inconnus. Alors même en ayant conscience qu’entre nous il y avait plus que cela, qu’il y avait une réelle attirance, au-delà du physique, je me comportais avec le jeune homme comme je le faisais avec les autres.

Pour autant, ce n’était pas un manque de respect ou de considération. Je lui avais dit avant qu’il ne rejoigne mon lit que je ne voulais pas de relation amoureuse, ni être en couple. Je ne me sentais pas capable de gérer cela en plus de Lyra et de tout ce qu’elle impliquait. Je savais cela serait au détriment de celui avec qui j’entamerais quelque chose, qu’il passerait toujours après ma petite sœur et moi-même. Ce n’était pas saint. Cette situation, je ne voulais l’imposer à personne et encore moins à Micka. Je tenais clairement trop à lui et à notre relation pour ça. J’étais vraiment contente qu’entre nous, tout se semblait s’être remis en place. J’avais besoin de lui pour avancer, ce notre amitié pour ne pas flancher. Il avait raison lorsqu’il disait qu’il veillait sur moi, même si je dis, après lui avoir rendu son coup de coude Restification alors ! On veille chacun l’un sur l’autre. Parce que je te rappellerais aussi que si je ne t’avais pas soigné, tu te serais surement retrouvé avec une infection Monsieur le Garagiste Fier !    Je lui fis un clin d’œil, et lâchais un rire Me regardes pas comme si j’avais dit une bêtise ! Oses me regarder dans les yeux et me dire que tu n’es pas fier… Ce serait aussi crédible que si je te disais que je n’en avais pas. . Pour sur, entre nous deux, deviner qui avait le plus de fierté, ou même le moins n’était pas chose aisée. Même si elle nous jouait des tours, elle faisait partie de notre caractère, et pour certains, de notre charme. Il est vrai qu’un homme fier et sur de lui est, à mon sens, beaucoup plus attirant qu’un homme doutant constamment de ses atouts et attributs. Et pour et le connaitre, et avoir entendu de nombreuses de ses conquêtes l’affirmer, cela rendait encore plus attirant Micka. Bien sûr, il n’y avait pas que ça, mais cela aidait pas mal. De toute manière, le concernant, je n’étais pas la plus impartiale. Je connaissais ses qualités, comme ses défauts. Il avait beau être vaniteux à ses heures perdus, bagarreur, possessif et tête brûlée, il restait, à mes yeux, l’homme avec qui j’aurais vraiment pu avoir une relation durable. Enfin, si ma vie n’avait pas été ce qu’elle était. En attendant, j’étais vraiment contente de pouvoir le compter parmi mes amis proches. J’avais une totale confiance en lui.

Ainsi parler de ma reconversion professionnelle m’apparaissait normal. Je savais qu’il serait de bons conseils. D’ailleurs, je glissais aussi des options qui pourraient s’offrir éventuellement au jeune homme qui venait de passer son bras autour de mon épaule, comme il le faisait si souvent avant. Oui, j’étais vraiment heureuse qu’entre nous, tout soit « redevenu » comme avant, que tout soit redevenu naturel. Essayes d’y penser quand même, et de te renseigner. T’es un bon élément, ton patron te gardera tant qu’il pourra. Mais un moment donné, il va devoir lui aussi nourrir ses enfants et sa femme et cela impliquera de te licencier pour économiser ses frais. Rose et moi en sommes la preuve. Et bien entendu que mon idée n’est pas stupide ! Qu’est-ce que cela sous-entend d’ailleurs ? Qu’il m’est déjà arrivé d’avoir de mauvaise idée ?! Non en fait réponds pas à cette question ! Oui, en fait, je connaissais la réponse qui était positive. Je ne comptais plus le nombre d’idées stupides que j’avais pu avoir. Et étonnement elles impliquaient souvent Micka. Comme la fois où je l’avais mis au défi d’arriver à m’acheter un cadeau en récupérant des pièces de la fontaine se trouvant sur la grand place, idée pour laquelle il a failli se faire incarcérer… Des souvenirs de jeux et d’idées stupides, nous en avions des tas, et d’y repenser me fit sourire. Enfin bref. Oui j’ai quelques pistes envisageables. Je sais pas si cela sera possible, mais nous verrons bien. Je n’ai rien à perdre de toute façon. Si elles ne fonctionnent pas, et bien je prendrais la première occas’ qui s’offrira à moi. Je penche aller trouver le doc’ de la ville pour voir s’il n’a pas besoin d’aide, ou voir avec l’hôpital, même si je vais devoir leur présenter avant des excuses. Je m’y connais en médecine, je peux les aider. Mais n’ayant pas été au bout de mon diplôme, je suis pas certaine qu’ils voudront. Enfin on verra. Et sinon… Tu vas sans doute penser que je vois un peu trop haut, mais je me poserais bien ma candidature aux prochaines élections. Notre maire actuel est complètement dépassé. Il ment pour s’assurer des appuis. Il est devenu ce qu’il voulait combattre… Enfin, on verra. De toute façon, ce n’est pas pour tout de suite ! . C’est sur, je n’étais pas certaines de mes pistes. Pour autant, si être caissière m’avait apporté une certaine stabilité et un revenu mensuel, cela n’avait jamais été gratifiant. Mon travail de conseillère à la mairie lui m’apportait cela, m’offrant l’opportunité d’œuvrer pour des valeurs auxquelles je croyais. Je m’épanouissais très bien dans ce dernier, dernier que je possédais toujours d’ailleurs, même si mon travail était de moins en moins important. Là encore, je savais qu’il finirait par disparaitre et ne resterait que le maire et ses plus proches conseillers dont je ne faisais plus partie depuis bien longtemps. La politique est un milieu incertain, et c’était pour cela que j’envisageais plus sérieusement une reconversion dans la médecine. J’avais toujours aimé ce milieu et j’avais toujours été plutôt douée, même sans posséder de diplôme. Je n’avais pas la prétention de tout savoir, puisqu’après tout, il me manquait deux années d’internats. Pour autant, je savais quand même promulguer les premiers soins, et même opérer au niveau de certains organes et certaines zones du cerveau. Mes mains seraient utiles. J’espérais juste que l’on me laisserait faire mes preuves à ce niveau là.

Mais pour l’heure, il fallait déjà que je me soigne totalement et que je récupère toute la mobilité de mon bras. D’ailleurs, Micka me demanda comment se portait mon épaule. Je lui fis un sourire rassurant et lui dis   Je n’ai quasiment plus mal, et je n’ai plus besoin d’antibio’. D’ici une semaine grand max, tout sera comme neuf ! . Je lui montrais en me découlant du banc, puis en roulant des épaules. Je savais qu’il s’inquièterait tant que je serais encore en voix de guérison. De la même manière que je m’inquièterais aussi pour les coups qu’il avait pu recevoir. Une bourrasque de vent se leva et je frissonnais, malgré mes couches de vêtements. Jetant un coup d’œil à Micka, je réalisais qu’il n’était pas beaucoup couvert. J’étais bête ! Il avait prévu juste de faire l’aller-retour et de rentrer aussi sec chez lui. Ainsi lui dis-je Tu aurais du me dire que tu avais d’autres choses de prévus que celle de discuter avec moi ! Je ne t’en aurais pas voulu voyons ! Habillé comme ça, tu vas te choper une bronchite !  .






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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Ven 5 Juil - 20:28

Mathilda énonçait des évidences qui ne l’avaient même pas encore effleurés – enfin du moins, ne s’y était-il pas encore mis à y songer. Un problème à la fois, sa philosophie qui payait plutôt bien jusqu’ici. D’abord, continuer à bosser, peut-être trouver du matériel et ensuite on verrait. Les pistes que lui fournissait la renégate se casaient dans un coin de sa tête et il comptait réellement y réfléchir en temps voulu. Il savait bien bricoler de façon générale, il avait pris le pli depuis qu’il était jeune. D’autant plus vrai lorsqu’il avait dû supplanter le rôle paternel de sa famille en devenant l’homme de la maison. Il pourrait aider à peu près dans tout ce qui touchait la réparation mais bien plus évidemment si ça concernait la mécanique, cela allait de soi. Il ne s’en faisait pas pour ça. Possédait-il trop d’égo pour être aussi sûr de lui et de son avenir ? Oui et non. Disons, qu’il savait se rendre utile et que de toute manière, s’angoisser à l’avance ne résoudrait rien. Si ils étaient encore en vie demain, ça serait déjà très bien. Le garagiste ouvrit la bouche et la referma aussi vite quand son amie lui ordonna de ne pas répondre à sa question. Il se mit à rire aussitôt. Plus pour la forme que pour le contenu, il ajouta « Bon puisque je suis interdit de réponse… » Il haussa des épaules et cueillit le sourire de la jolie brune à la suite. Il avait eu droit à quelques compliments ce qui lui plaisait un peu trop surtout venant d’elle. Il la laissa continuer sa tirade, intéressé de savoir ce qu’elle avait envisagé. Il ponctuait son discours de petit hochement de tête et la visualisait plutôt bien à l’hôpital au milieu de l’agitation. Ca ferait au moins quelqu’un de compétent là-bas. Une aversion pour les médecins ? Lui ? Mais non voyons… Juste qu’il en avait la phobie. Il attribuait bien trop ses passages à la clinique à ceux qu’il avait effectués à de nombreuses reprises pour son paternel. Il connaissait chaque recoin de la bâtisse et c’était un docteur qui leur avait annoncé dans cet endroit même le décès de son géniteur. Ne pas associer ses souvenirs et leur ampleur là-bas lui étaient impossible. Depuis, il ne supportait plus le personnel non plus. Il se rappela des feuilles trouvées sur le lit de l’ancienne caissière, elle avait déjà anticipé cette reconversion à ce moment-là alors.

Elle enchaina sur une possible candidature à la mairie ce qui surprit et ne surprit pas à la fois Mickaël. Il la jugeait apte à mener sa propre campagne mais de là à ce qu’elle fasse le pas. Oh, il la croyait bien capable mais il aurait songé qu’elle préférerait un maximum être présente pour sa sœur ce qu’en devenant maire deviendrait relativement compliqué. Pour avoir grandi et avoir été élevé par l’ex-maire de la ville, il visualisait plutôt bien la difficulté de cette tâche, surtout pour une femme. Après, il serait là pour l’appuyer bien entendu. Tout valait mieux qu’Huygues mais elle, c’était bien mieux que tout. Il savait qu’elle prendrait les bonnes décisions pour la ville et qu’elle ne servirait pas ses propres intérêts. Pas comme ce fichu Huygues. Qui apparemment mentait. « Comment ça ? Il ment maintenant ? Ça m’étonne même pas tiens. Ce type n’a jamais eu la carrure pour gérer quoique ce soit. » Le Louisvillois grinça des dents et embraya « Je ne pense pas que tu vois trop haut. Enfin les gens du coin te connaissent. Tu as de l’influence, tu es compétente. Tu serais parfaite pour ce rôle mais… enfin, je sais que tu y as bien réfléchi mais… Mathie, je te crois capable de ça bien entendu et je serais ravi de t’appuyer d’ailleurs. Cependant, enfin être à la tête de la ville en plein milieu de cette guerre… » Il chercha ses mots. En fait, il s’inquiétait juste pour elle. Cette situation risquait de la mettre directement en danger. « … Réfléchis-y bien. L’implication que ça demande, les sacrifices aussi. » Sa mère avait eu peu de temps à leur accorder bien qu’elle parvenait à gérer au mieux les choses. Elle était organisée mais malgré tout… Dès qu’un rouage flanchait, ça devenait bien vite la panique. Il concevait qu’en des temps troublés, il fallait savoir placer son égoïsme au placard. Néanmoins… Il pensait à Lyra. « Mais si tu décides de passer le pas, tu auras à 200% mon soutien. Et je serais plus que ravi de voir Huygues déchu, cela va de soi. » Ça serait une belle vengeance pour ce qu’il avait provoqué, pour le scandale sur sa famille qu’il avait déclenché. Afin de ne plus s’épancher sur ce thème bien trop tranché, il ajouta « Je pense qu’un coup de main de ta part à l’hôpital ne peut pas être refusé. Ou alors ils sont vraiment plus stupides que ce que je pense. »

Le trentenaire se sentit quelque part soulagé de constater qu’effectivement, son épaule allait mieux. Il prit un air sérieux et déclara solennellement « Bien. » avant de sourire. Rictus qui s’évanouit quand elle se mit à s’inquiéter inutilement pour lui. Puis franchement qu’est-ce qu’il aurait de plus important à faire que de lui parler ? Bien sûr, il ne lui en touchait pas un seul mot de ça. « Je n’avais rien prévu. Puis ça va, je vais pas choper la crève aussi vite, allons Mathie, je suis pas en sucre. » Il se mit à rouler des yeux avant de se relever. « Continuons cette discussion dans un café, qu’est-ce que tu en dis ? A moins que toi tu aies autre chose à faire ? » Il cala ses paumes frigorifiées dans sa veste et ajouta nonchalamment « Attends-moi là, je vais d’abord chercher le chèque de Rose. » Il fila aussi sec à l’intérieur du supermarché et encaissa ce qu’il devait encaisser très rapidement. Il décrocha trois, quatre mots au patron désolé et puis revint retrouver son amie à l’extérieur. Il plaça ce qu’il venait de recevoir dans une de ses poches et déclara « D’ailleurs Rose pourrait régaler… » Bien sûr, il plaisantait. Il se mit en marche et cala son rythme sur celui de celle qui l’accompagnait. « Rien de neuf sinon du côté de Raulne et sa clique d’attardés ? »

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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Dim 7 Juil - 13:12



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

Je connaissais assez bien Mickaël pour savoir qu’il ne s’était pas vraiment penché sur l’avenir professionnel qui s’offrait à lui. Il était du genre à vivre au jour le jour. C’était à la fois une bonne chose, et une mauvaise chose aussi. Là pour le coup, ne pas être prévoyant pouvait compromettre fortement son avenir. Les places étaient rares et chères, de plus en plus chères d’ailleurs. Il me paraissait important de lui donner quelques pistes et de le pousser à les suivre et les investir. Nous vivions dans une société plus qu’incertaine, où il faillait se montrer prévenant. Les avantages qu’il avait été d’une part qu’il était connu dans la ville pour son professionnalisme, et d’autre part, il pourrait toujours compter sur des appuis, comme celui de sa sœur ou encore le mien s’il ne trouvait vraiment rien. Pour sûr, nous ne le laisserions pas à la rue, ni sans nourriture ! C’était une des choses qui m’inquiétait à mesure que des réfugiés arrivaient. L’hiver venait et plus nous accueillons des bouches à nourrir, moins nous aurions de nourriture pour tous. Il viendrait un jour où nous devrions leur demander de passer leur chemin et cela ne se fera pas sans combat… Enfin nous ne pouvions pas compter sur notre maire pour prendre les décisions nécessaires et adéquate. Ce n’était qu’un menteur, comme je venais de le dire à Mickaël. Quand je repensais à ce qu’il avait fait… Cela me dégoutait ! Et dire que j’avais cru, à une époque, en lui. Je m’étais vraiment bien trompée sur ce point… Je ne peux pas t’en dire plus, je suis tenue au secret sur les circonstances et la situation… Mais oui, il ment, et c’est quelque chose que je ne pensais pas qu’il ferait. Lui qui prônait l’intégrité des élus… Comme quoi tout le monde peut changer finalement pour service ses intérêts. J’avais dit cela sans réfléchir, avant de me rappeler que la mère de Micka avait fait la même chose. Je me pinçais la lèvre avant de rajouter aussi sec Mais je ne dis pas cela contre ta famille et tout. Jamais je ne jugerais cette dernière. J’espère que tu le sais. . Je ne voulais pas qu’il pense que je m’estimais meilleure et plus droite que celle qui l’avait mise au monde. J’avais du respect pour Micka et donc pour ceux qui l’avaient élevé. Il n’était pas question de les trainer dans la boue ou quoi que ce soit d’autres. Ce n’était pas mon genre de toute façon, et si je venais à me présenter contre Huygues, je comptais rester intègre justement et ne pas faire état par exemple de ce gros mensonge qu’il était venu à nous sortir. Je voulais des élections loyales. Déterrer des cadavres, pas pour moi merci. Quand il l’avait fait dans sa campagne, cela avait été contre mon avis d’ailleurs, je lui en avais voulu, même si j’avais fini par passer l’éponge face à ses promesses et ses dires. J’avais placé une grande confiance en ce nouveau maire et je m’étais trompée.

Lorsque le jeune homme me parla de tout ce qu’un tel poste impliquait, j’hochais légèrement la tête. J’avais pensé à tout cela déjà et pour avoir déjà entendu ce premier ou Rose parlait de l’absence de leur génitrice, je savais que ce ne serait pas simple. Cependant Lyra était plus âgée qu’eux à l’époque. Et je savais où se trouvait mes priorité. Je serais plus prise oui, mais je n’en oublierais pas pour autant l’essentiel. Je savais que j’étais capable à trouver un équilibre entre aider les louisvillois, les gérer, et m’occuper de ma sœur. J’y ai pensé. Je compte changer en ce sens plusieurs choses au sein de la mairie. Mettre par exemple en place un conseil municipal, dans lequel chacun aura le même poids de décision. Il me semble important de rester impartiale et ce conseil aidera. Siégerons des élus choisis par la population justement. Je relèguerais aussi beaucoup, ne m’accaparant pas tout comme Huygues. Il s’agira d’un travail d’équipe et pas d’un travail en solo… Enfin bref, je ne vais pas te saouler avec ça, mais oui, je sais bien dans quoi je m’engage. Enfin, ce n’est même pas sure que j’aille au boute de cette idée donc nous verrons bien. Si cela se trouve, je ne me lancerais pas et je ferais quelque chose de totalement différent. Je connais mes priorités et je ne dérogerais pas à ces dernières. D’ailleurs c’est aussi pour cela que j’hésite à postuler à l’hôpital. C’est un travail très lourd et qui prend beaucoup de temps, même si c’est un travail que j’aime énormément. Lorsque je me suis lancée dans de telles études, je ne m’attendais pas à avoir quelqu’un à charge avant très longtemps. Et si l’idée de fonder une famille me serait venue et se serait posée à moi, je l’aurais sans doute fait avec un homme plus disponible que moi, et j’aurais pris quelques années sabbatiques, montée un cabinet, plutôt que de travailler dans un hôpital etc. Enfin, j’aurais essayé d’être une bonne mère et une bonne épouse. Mais de toute façon, cela n’arrivera jamais. Et d’ici quelques années Lyra sera assez grande pour veiller sur elle-même. A ce moment là, sans doute embrasserais-je totalement une carrière hospitalière. C’était dans mes projets d’ailleurs. Avant que tout cela n’arrive… De reprendre mes études là où j’avais dû les laisser et retourner à Caen. Comme quoi, tout ce dont à quoi on aspire n’arrive pas…  . Je lui fis un sourire, avant de me caler un peu plus dans le banc et de serrer mes bras contre moi, pour me garder du vent.

C’était bizarre de faire un tel constat à voix haut. Avant j’aspirais un jour à fonder une famille, ce qui n’était plus du tout le cas. Enfin, si, car avec Lyra, nous étions une famille. Mais je ne serais sans doute jamais mère, c’était d’ailleurs certain même. Avoir un enfant dans un tel monde ? Il faudrait être fou. Et puis, je n’étais plus toute jeune non plus. Je n’avais pas de métier stable, pas vraiment d’économie – mes parents ayant tout légué à Lyra, je n’étais que la gestionnaire de ses biens, rien de plus – bref. En plus, j’avais déjà du élever une gamine, sans doute trop tôt. J’adorais ma sœur attention. Seulement elle m’avait donné beaucoup de fil à retordre et cela n’avait pas toujours été simple. Oui, j’étais seule et à deux c’est doute plus simple. Encore faudrait-il être deux… Enfin bref, comme je venais de le dire à Micka, cela ne sera jamais le cas, alors autant ne pas se torturer avec ça. Je m’étais faite depuis très longtemps à cette idée. J’étais satisfaite en plus de ma vie actuelle. J’avais une petite sœur géniale, et des proches sur qui je pouvais compter. J’arrivais à payer mes factures, j’avais à manger à tous les repas et j’étais en bonne santé. C’était le plus important après tout. D’ailleurs en parlant de santé, je rassurais mon ami sur mon état. Je guérissais très bien et j’aurais de nouveau bientôt tout l’usage de mon bras. Par contre lui allait choper une beau virus s’il restait plus longtemps dehors avec un froid pareil, et si peu de vêtements. Je lui en fis la remarque, et il me proposa de continuer de parler dans un café. Je lui dis un signe positif de la tête et attendis qu’il aille chercher le chèque de sa sœur. Je fis une légère grimace lorsqu’il sous-entendit pour rire de prendre sur la paye de Rose pour boire un coup. Ce n’était pas correct, et pas notre genre. En chemin, il me demanda si j’avais des nouvelles de ses militaires qui avaient envahis notre ville. Je haussais des épaules   Rien depuis la dernière réunion à la mairie de Louisville. En même temps, je suis restée chez moi ces derniers jours, laissant ce sujet de côté. Je n’ai entendu parler de rien pour l’instant, donc on va dire que c’est plutôt une bonne nouvelle. Au moins ils ont arrêté leurs remous. Je pense qu’après le dernier scandale en date, Raulne doit garder ses toutous en laisse. Si un fait similaire vient encore à se reproduire, il sait qu’il se retrouvera avec une révolte sur le dos. Non je pense vraiment qu’ils vont se faire très petits dans les semaines à venir… En tout cas jusqu’à ce qu’ils puissent regagner des faveurs des habitants et montrer combien ils nous sont indispensables… . Sur ces belles paroles, nous entrâmes dans le café. Je commandais deux boissons chaudes et payais avec avec un boulon en zinc, un en fer et un en cuivre. Cela couvrirait entièrement notre consommation et nous permettrait même d’en reprendre une autre. C’est pour moi. Tu m’inviteras une prochaine fois. Viens, allons-nous installer là-bas. Nous pourrons parler sans qu’on nous entende






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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Mar 9 Juil - 11:08

Aberrant. Oui, ça le sidérait toujours de voir que la renégate avait pu porter autant de crédit au Maire actuel de la ville. Bien sûr, il savait que son propre jugement était altéré par son histoire et qu’il n’était pas objectif mais… En fait, il était bien content qu’elle partage désormais son point de vue. Le sien était tranché depuis un sérieux moment. Lui, ça ne l’étonnait pas que Huygues mente pour s’en sortir, il ne savait plus rien maîtriser. Mickaël ne voulait pas en rajouter une seconde couche alors il ne fit qu’hocher de la tête et prit l’air entendu de « je te l’avais bien dit » alors qu’elle enchaînait déjà pour s’excuser. Il haussa des épaules immédiatement et lui sourit pour la rassurer. Il n’avait pas pris ça pour lui et quand bien même, elle n’aurait pas tout à fait tort. Il n’avait bien sûr pas été très d’accord avec les méthodes que sa mère avait mis en œuvre pour préserver la santé de leur père mais… Enfin, à sa place, n’aurait-il pas essayé de toutes les façons possibles de le sauver ? Il chiffonna les cheveux de la jolie brune nonchalamment et ajouta « T’en fais pas pour ça, va. » Il était en paix avec cette histoire et il savait très bien ce qu’en pensait son amie. Il n’y avait pas de quiproquos à avoir à ce niveau-là. Elle passa très vite à la suite de la conversation, vu qu’il n’y avait pas matière à s’attarder sur ce détail et il l’écouta déblatérer son speech de future élue en ne pouvant s’empêcher d’esquisser un rictus amusé. Rictus qui s’effaça à mesure qu’elle dérivait sur la situation actuelle, sur ses projets d’avenir avortés. Oui, bien entendu, il savait de quoi il en retournait. Il ne pouvait pas nier déjà savoir tout ce qu’elle venait de lui confier à propos de son existence et du reste mais pourtant, ça l’agaçait toujours autant. Pourquoi fermait-elle autant la porte à l’imprévu et à toute relation ? Alors que rien n’était décidé, rien n’était joué. Elle était encore jeune. C’est vrai qu’elle ne pourrait jamais reprendre le cours de son existence là où elle l’avait laissé – il était bien placé pour le  comprendre, mais… Elle n’était pas pour autant forcée d’être aussi fataliste. Enfin, il ne saisissait pas son entêtement. Rien n’était perdu pourquoi se braquer autant. Elle le disait elle-même dans quelques années Lyra serait à même de se gérer et puis la guerre finirait bien par s’arrêter. Est-ce qu’il devait interpréter ses paroles comme un rejet évident par rapport à ce qu’il s’était passé  - ce dont il avait bien compris qu’ils ne mentionneraient pas, voir plus jamais ?

Cette nana finirait bien par le rendre dingue à force. Dans l’immédiat, relativement irrité, il ne rétorqua rien se contentant de se lever pour aller récupérer le chèque de sa sœur. Ca continua de lui trotter dans la tête et aborder le thème militaire et compagnie lui permit d’en dissoudre les âpres conclusions. « Ravi d’apprendre que tu t’es ménagé ! Et également de savoir qu’ils ne sont pas prêts de nous emmerder de sitôt. De toute façon, ils ont intérêt à garder un profil bas, on est vraiment proche des émeutes. Rien que leur réquisition là… » Il soupira lourdement et entra dans le café à la suite de son interlocutrice. Il n’eut pas le temps de la contrer quand elle paya leur consommation. Décidément, elle avait décidé de l’achever. Il lui offrit une grimace et un vague «  mouais… » avant de prendre place à ses côtés à la table qu’elle avait indiqué. Il fallait avouer qu’il faisait relativement meilleur à l’intérieur et il réalisa alors à quel point il avait gelé à l’extérieur. Il ne retira pas sa veste, histoire de vraiment bien se réchauffer. Il détailla la renégate silencieusement, retournant encore et encore le discours qu’elle lui avait servi un peu plus tôt. « Tu sais… Cette guerre, elle finira bien par se terminer un jour. » Il se redressa un peu mieux après s’être laissé avachir sur sa chaise. « Je pense qu’il faut s’accrocher à cet espoir du moins. Elle a un coût humain et un coût matériel, elle ne sera pas éternelle. Je pense que ça ne sert à rien effectivement de se projeter trop dans un avenir incertain mais enfin, après, le fatalisme, ça n’a jamais aidé personne. » Il s’égarait. A vrai dire, il voyait où il voulait en venir mais il n’était pas certain qu’elle, elle le comprenne. « C’était en rapport à ce que tu avais dit concernant la médecine et tes autres projets. De toute façon, c’est rare que les choses se passent comme on l’avait prévu et c’est ça la vie. L’imprévu n’a pas que des  conséquences négatives. Et tant qu’on ne sait pas de quoi l’avenir est fait, il ne faut pas trop spéculer. Enfin, c’est que mon point de vue. » Il pensait bien entendu à lui et à ce que le tournant décisif de son existence lui avait amené à connaître. Elle faisait partie du lot des imprévus positifs. Il lui sourit et bu une gorgée de son breuvage. La chaleur de ce dernier s’occupa de ramener partiellement à la vie ses doigts frigorifiés. Il réalisait bien qu’il ré-ouvrait très certainement un débat concernant ses attentes et les siennes. Et il avait conscience aussi de foncer toujours plus vite droit dans le mur qu’elle avait érigé entre eux. Mais n’avait-il pas commencé au moins un chouia à le briser ? Leur mélodrame de l’autre jour et leur petite aventure, ça n’était rien pour elle ? Il aurait voulu être dans sa tête. Et en même temps, heureusement pour ses nerfs, il n’y était pas…
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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Dim 14 Juil - 20:49



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

Je me sentais toujours un peu gênée vis-à-vis de Micka lorsque nous évoquions les élections de notre maire actuel. Je n’étais pas à l’aise avec le fait qu’il avait dénoncé les actions illégales de l’ancien mairesse en fait, surtout que cette dernière n’était nul autre que la mère de mon meilleur ami justement. Je n’avais pas été pour cela, mais j’avais tout de même continué à le soutenir ensuite. A l’époque, je ne connaissais pas autant le garagiste. Nous avions été présentés l’un à l’autre par son cousin, notaire de Louisville. On s’était vu quelques fois, mais sans vraiment prendre le temps de beaucoup parler, comme on pouvait le faire aujourd’hui. C’était venu après, lorsque je lui avais amené ma voiture à réparer. Vous savez, pendant des soirées arrosées, c’est toujours plus dur de bien connaitre quelqu’un. Surtout qu’il était toujours au bras d’une belle jeune femme qui s’accaparait toujours son attention. Je dois bien avouer, ma première impression sur lui était un peu négative. Comme quoi, les apparences sont trompeuses. Je fus soulagée qu’il m’ébouriffe un peu les cheveux comme un adulte avec une gamine, en me disant que ça allait. Je lui répondais par un sourire et changeais de sujet pendant le court chemin qui nous amena au café. Je nous payais la consommation et on s’installa à une table un peu excentrée. Je ne voulais pas que des oreilles indiscrètes viennent trainer par là et nous déranger. Je pris ma tasse de café dans les mains, me réchauffant, puis en bue une gorgée. J’haussais un sourcil lorsqu’il me dit que la guerre finirait par prendre fin et qu’il ne fallait pas être fataliste. Fataliste ? Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire et cela du se lire sur mon visage vu qu’il se montra un peu plus précis. Enfin pas vraiment. Il s’emmêlait un peu les pinceaux, j’en avais bien l’impression Humm tu entends quoi par-là ? Enfin, je suis la première à dire qu’il faut prendre le jour au jour. Je te l’ai dit d’ailleurs la dernière fois qu’on s’est vu. Donc je ne comprends pas vraiment pourquoi tu me dis ça en fait. Ouais, je ne suis pas vraiment pour les imprévus, mais je me suis toujours débrouillée avec ces derniers. Allez arrêtes de tourner autour du pot et dis-moi ce qui te fait dire… Ah En y réfléchissant je venais de trouver moi-même la solution. Je ne pus m’empêcher de lâcher un rire. Je pris ses mains dans les miennes et lui dit de manière rassurante Voyons Micka détents toi ! Guerre ou pas, cela ne change rien. Je savais très bien en acceptant de m’occuper de ma sœur ce que cela impliquerait sur ma propre vie. Je ne suis pas pessimiste, mais plutôt réaliste en fait. Te tracasses donc pas, cela ne me pose franchement aucun problème. Cette décision je l’ai prise il y a des années, et je ne la regrette pas. Je n’aurais pas pu me regarder dans un miroir si je l’avais fait passer après mes propres envies. Quelque part, elle est aussi ma fierté, et la meilleure chose que j’ai pu faire. Ma gosse finalement, je l’ai eu à travers elle tu sais. Et j’ai beau souvent le nier, elle me ressemble beaucoup plus qu’elle ne ressemble à eux. Je bus une nouvelle gorgée et lui demanda ensuite, d’un ton plus grave. En fait, tu disais ça plutôt par rapport à toi ? Que finalement tout peut arriver et que c’est une manière de te rassurer toi ? Tu sais, il y a une chance qu’elle soit toujours vivante, Emy, et que tu puisses la revoir. Ce qui s’est passé entre nous ne doit pas te faire sentir coupable ou ce genre de chose là. C’est arrivé c’est tout et finalement, ça ne représente rien. Je veux dire, je ne suis pas la première avec qui tu as couché et je ne serais pas la dernière non plus. Je sais que tu étais attachée à elle. Et ne t’en fait pas, je serais super contente pour vous deux, si vous arrivez à reconstruire quelque chose et vous relancer dans vos projets. Ne te fais donc pas de souci à propos de ça, va ! . Je ne voulais pas qu’il se sente gêné ou autre par rapport à ce qui s’était passé entre nous. Nous étions deux adultes, consentants en plus. C’est sûr, c’était peut-être pas si correct que cela envers la jeune femme avec qui il sortait, mais on a tous besoin à un moment donné ou à un autre besoin d’un peu de chaleur humaine, de se sentir proche de quelqu’un. Appeler ça un moment de faiblesse, ce ne serait pas vraiment une bonne représentation, parce que nous n’avions pas partagé un lit juste parce que nous nous sentions seuls. Nous en avions eu envie, et on a cédé à cette dernière. Je me doutais que, tout comme moi, cela n’avait pas été la première fois qu’il avait eu envie de franchir ce pas, même si jamais il n’en avait rien montré. Prévenant comme il était avec moi. Peut-être quelque fois un peu trop même à bien y réfléchir.







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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Lun 15 Juil - 17:32

Frustrant ? Le terme était faible pour qualifier l’attitude et les réactions de son amie. Il put clairement percevoir sa confusion quand il débuta son petit speech. Bon, il fallait avouer qu’il passait du coq à l’âne et ça, sans réelle transition avec plusieurs minutes de retard. Mais est-ce que ça aurait changé quelque chose d’en parler directement ? Rien n’était moins sûr. Il l’observa être complétement larguée par ses paroles. Il ouvrit la bouche, voulut rajouter un peu plus d’explications mais elle le devança. Ses mains trouvèrent les siennes et durant une infime seconde, il crut qu’elle avait compris. Cette petite lueur d’espoir l’anima un peu avant de se dissoudre dans la suite de sa tirade. Réaliste ? Peureuse, oui ! Elle refusait de vivre, elle abdiquait. Mais il ne pouvait pas la juger. Il ne pouvait pas, pas vrai ? Mathilda pouvait être fière de ce qu’elle avait accomplie, oui. Mais fallait-il vraiment qu’elle s’arrête à ce stade ? Que craignait-elle dans le fond ? Si ce n’est la souffrance ? Mickaël se perdait déjà bien dans tout ce qu’elle venait de lui présenter. Lyra aurait été sa môme de remplacement ? Et quoi, lever de rideau, fin du spectacle ? Elle finirait seule au milieu d’une armée de chats ? Le garagiste ne pouvait pas envisager ce scénario. La jolie brune devait forcément se mentir, elle ne pouvait pas terminer comme ça. Afin de ne pas continuer sur un mauvais sentier, il ajouta d’un sourire en reprenant son verre aussi « Je confirme, c’est à toi qu’elle ressemble cette petite. Pour le meilleur comme pour le pire, surtout le pire en fait. » Il la taquinait, bien entendu. C’était une simple petite boutade visant à alléger le thème qu’il avait quelque part imposé. Cependant si ce problème d’adéquation entre eux sembla réellement épineux, ce qu’elle amorça ensuite fut bien supérieur niveau connerie. Il dû prendre sur lui pour ne pas la couper en plein milieu de son délire. A chaque fois qu’il croyait construire un semblant de vérité, elle venait tout balayer sous ses yeux. Tout était toujours à refaire avec elle. Sa crise de larmes, leur énervement, tout ça n’avait servi à rien. Pas plus que leur aventure qui apparemment « ne représentait rien ». Elle le pensait vraiment ? Ça n’était rien pour elle ?  Donc, il était bien un plan cul de passage. Rien de plus normal. C’était peut-être comme ça qu’elle fonctionnait d’ordinaire avec la gente masculine. Qu’est-ce qu’il en savait après tout ? Donc voilà, il n’était que ça ? Une paire de fesses à ajouter à son palmarès ?

Il lui avait tout expliqué concernant Emy, il avait été clair et honnête avec elle. Elle avait déjà tout oublié ? Elle le faisait exprès ? Elle le testait ? Non mais c’était quoi cette histoire franchement ? Le mécanicien se mit à rire silencieusement malgré lui, incapable de se contenir avant d’avaler une gorgée de son breuvage. « Et sinon, ça t’arrive de m’écouter ? » Il haussa les épaules et tenta de se reprendre. Il fallait vraiment qu’il apprenne à gérer ses émotions mieux que ça. Le Louisvillois  se fit sérieux et fixa ses yeux dans ceux de sa voisine de table. « Mathilda, je ne comprends pas où tu veux en venir là. » Enfin si, elle le rejetait d’une façon détournée. Encore une fois. Utiliser Emy, c’était vraiment bas. Manipuler sa culpabilité, c’était même pire que vicieux. Peut-être qu’elle faisait ça inconsciemment, peut-être pas. Ça ne changeait rien au fait, qu’elle venait vraiment de le blesser. Oui, tout était clair avant qu’ils ne lancent sous ses draps mais lui, il s’était dit que ça changerait un peu les choses. Un minimum. Mais non, apparemment pas. Soit il était un piètre amant, soit elle se foutait vraiment de lui, soit elle n’assumait pas, soit… Peu importait, ce qui se passait dans la tête de cette nana était incompréhensible. Je ne suis pas la première, ni la dernière. Si ça l’amusait de le prendre pour une conquête de plus, ça la regardait mais dans son cas, il ne le penserait pas. « Tu m’excuseras mais tu n’es pas un numéro sur une liste, désolé de te l’apprendre. Et tu peux sauvegarder ta joie, ça n’arrivera pas qu’elle soit vivante ou pas. Je n’ai aucune intention de retourner avec Emy, je pensais que j’avais été plutôt clair la première fois mais apparemment, non. Bref, je ne parlais pas de moi mais bien de toi. Je sais que ta vie actuelle te satisfait. Je te disais juste… Oh et puis tu sais quoi, laisse tomber. Apparemment quand je parle, t’imprime pas alors bon. » Ou plutôt, elle ne le voulait pas. Il finit d’une traite sa boisson à la suite, conscient d’avoir été tout sauf patient avec elle. Un fait très rare en soi. Ses nerfs n’arrivaient plus à encaisser. Après tout, merde, c’était la troisième guerre mondiale, ils pouvaient crever dans la seconde qui suivrait et … « Oublie ça. J’ai rien dit. » Il ne pouvait pas se permettre de créer des situations de conflit avec sa meilleure amie. Combien de temps pourrait-il lutter contre elle comme ça ? Le trentenaire croisa les bras sur sa poitrine et balaya les environs du regard. Est-ce que Mathilda allait le fuir, lui crier dessus, jouer l’incompréhension ou bien tout simplement ignorer ce qu’il venait de se passer ? Les paris étaient lancés.
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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Lun 15 Juil - 21:40



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

Je fis une mine boudeuse lorsqu’il dit que Lyra me ressemblait surtout pour le pire. Ce n’était pas vrai… Enfin si. Je devais l’avouer elle tenait beaucoup de mon caractère assez emporté, qui faisait cependant tout mon charme. Ma petite sœur n’était pas tous les jours, facile à gérer. Loin de là d’ailleurs. Pourtant j’étais vraiment fière de la jeune femme qu’elle était en train de devenir. Elle était épanouie, rayonnante et indépendante. Je n’aurais pas pu souhaiter mieux pour elle. Il lui restait encore des choses à apprendre oui, mais j’avais confiance quant à sa réussite. Je l’avais éduqué, je savais ainsi de quoi elle était vraiment capable. A son âge, j’étais loin de pouvoir en dire autant. Bien au contraire même. J’avais été la source de bien nombreuses déceptions, et laissé tomber par mes parents d’ailleurs…. Je chassais aussitôt ces pensées qui m’avaient fait prendre un air grave. Je n’aimais pas vraiment  me remémorer mon enfance et mon adolescence. C’était encore quelque chose dont j’avais du mal à parler. Il n’y avait vraiment qu’à Micka que j’en avais parlé. En encore, qu’une infime partie finalement. Je ne m’ouvrais pas vraiment et ce que j’appréciais chez lui, c’est qu’il avait toujours respecté cela. Jamais il ne m’avait forcé à lui parler et tout lui dire, me laissant la possibilité de le faire quand je m’en sentirais prête. La réciproque était tout aussi vraie d’ailleurs. Ainsi lorsqu’il parla de rester optimiste et ce genre de chose là, je ne pus m’empêcher de penser qu’il voulait me parler d’Emy. Nous l’avions déjà évoqué une fois, mais il s’était montré si indifférent, si froid par rapport à elle… Cela ne ressemblait pas au Micka que je connaissais, ainsi avais-je vu cela comme une manière de se protéger. J’agissais souvent comme ça. Je ne pensais pas qu’il allait autant le prendre mal. Je le regardais d’un air étonné lorsqu’il me demanda si je l’écoutais. Je prenais un peu mal sa remarque, je l’avoue, car je n’aimais pas ce qu’il sous entendait. S’il affirmait ne pas comprendre où je voulais en venir c’était également mon cas. Je ne le comprenais vraiment plus. Je ne sais pas ce qui se passait dans sa tête, mais il prenait mes paroles assez mal alors que je n’avais voulu que me montrer rassurant envers lui. Je m’offusquais une fois de plus quand il déclara s’excuser de ne pas me considérer comme un numéro sur sa liste de conquêtes. Ca sous-entendait quoi au juste ? Que Moi je le considérais comme telle ? Je ne m’étais pas imaginée que notre simple conversation finirait encore sur une dispute et des reproches. Encore.   Vas-y accouches. Explique moi donc ce que j’ai encore fait de travers et ce que tu as donc à me reprocher. J’en ai franchement assez de tes sous-entendus. C’est quoi encore le problème ? Bon sang mais Micka, au lieu de prendre la mouche à la moindre chose que je dis, ce serait cool de m’expliquer ! J’essayais juste de te rassurer vu que tu me donnais l’impression d’être tourmentée. Mais t’en fais pas, on ne m’y reprendra pas. Finalement, on se connait pas si bien que ça pas vrai ? Vu les intentions que tu me portes, ça veut clairement dire ça. Je me levais de la table, les poings serrés. Il voulait encore que l’on s’engueule parce qu’il était pas capable de me dire ce qui n’allait pas ? Bien. Mais ce serait la dernière fois  T’es toujours en train de me reprocher de fuir, alors que tu es très mal placé pour te permettre cela. Ecoutes donc toi ! Au lieu de me dire ce qui ne va pas, tu t’arranges pour me mettre en colère. Soit rassuré, tu y es arrivé. . Je contournais la table et m’apprêtais à sortir. Me retournant une dernière fois vers lui je lui dis J’étais loin de me douter que t’avait une image aussi basse que ça de moi. Bravo Micka, t’es pas un numéro, chose que tu n’as jamais été, t’es aussi l’abruti qui vient de me blesser, et de me faire regretter d’avoir baissé une fois ma garde.  Soit gentil, oublies moi et fous moi la paix.. J’étais vraiment blessée par tous ses sous- entendus. Vraiment énormément. Il me jugeait sévèrement et je ne le supportais pas, venant d’un homme que j’aimais autant. Il s’imaginait quoi ? Que j’étais une sorte de catin sans cœur qui jouait avec lui ? Comme si j’étais capable d’agir ainsi avec une personne qui m’était aussi proche. Que je n’étais pas capable d’écouter ce qu’il avait à me dire, si bien qu’il devait me le cacher ? Oui était. Car c’était fini. Au moins cette guerre m’avait fait ouvrir les yeux sur ce que je pensais être une solide et belle relation… Je lui en voulais énormément, et j’étais du genre rancunière. Je ne lui reparlerais pas de si tôt c’était certain. Si je lui reparlerais un jour d’ailleurs.    






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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Lun 15 Juil - 22:53

Prévisible. Ce qui se passait entre eux deux se déroulait exactement comme il l’avait anticipé. Ils n’auraient peut-être pas dû coucher ensemble en fait. Et il aurait encore moins dû l’embrasser à son anniversaire. Ils auraient dû rester simplement amis, simplement. Cette nana n’était peut-être pas faite pour lui finalement. Elle était trop compliquée, trop butée, trop apeurée aussi. Plus il essayait de compiler entre ses attentes et les siennes, plus il était dépassé. Elle ne lui épargnait rien, rien du tout. Elle l’attaquait sur tous les fronts, le blessait de toutes les façons possibles. Et quand il croyait enfin tenir le bon bout, elle se faisait un malin plaisir de tout détruire sous ses yeux. Tellement d’efforts, tellement d’énergie pour en arriver à ce résultat. Il essayait de préserver ce qu’ils avaient, elle le démolissait. Il essayait d’aller de l’avant vers un on ne savait pas trop quoi, elle le cassait juste derrière. Au final, il lui pourrissait juste la vie en fait ? Il n’avait pas mérité ça, personne ne méritait ça à vrai dire. Cette relation était tordue de A à Z. Il était fou d’elle, il se serait arracher un membre pour lui donner, il lui aurait tout donné jusqu’à sa vie. Mais ça ne suffirait jamais parce que finalement, ce qu’elle voulait, elle, c’était juste un bon copain qui soit là quand elle le désirait. Au moindre accro, elle partait en délire. Et lui ? Lui, il était sanguin. Il s’était écrasé constamment pour sauvegarder ce qu’ils avaient, il avait été heureux de le faire parce que tous leurs bons moments valaient largement la peine. Mais là, est-ce que ça valait encore le coup ? Est-ce qu’il restait encore quelque chose à sauver ? Il n’en savait rien. Tout se confondait dans son esprit alors qu’elle réagissait avec violence à ses mots. Oui, il l’avait provoqué et oui, il assumait. Il en avait ras-le-bol d’être le dindon de la farce, d’être pris pour le crétin. Il en avait marre de se poser dix milles questions alors qu’elle ne s’en posait aucune. Elle n’éprouvait rien pour lui ? Ok. Alors, c’était tout, fini. Toute façon, tout volait sans arrêt en éclat en ce moment.

Le mécanicien l’imita et se leva à sa suite sans la lâcher du regard. Son énervement atteignait un stade rarement atteint. Ils étaient en train de s’engueuler devant assistance. Assistance qu’il ne calculait même pas. C’était entre elle et lui, tant pis pour les autres. Il ne lui avait jamais parlé comme ça, sur ce ton en étant aussi… lui en fait. Aussi énervé que ça. « Parce que toi tu prends jamais la mouche c’est bien connu… Et bien sûr on se connait pas, tu ne savais pas, je t’ai menti pendant sept ans. C’est vraiment mon genre, ça oui parce que c’est ça que t’as comme image de moi maintenant, celle d’un menteur égoïste ? » Qu’elle remette tout en cause lui ressemblait bien. C’était facile de ne pas se remettre en cause soi-même. « Où je t’ai reproché de fuir ? Tu inventes ça toute seule ! Mais tant qu’on y est, ouais tu fuis complétement ! Pourquoi tu crois que je ne te dis rien ? Je tente de sauver notre amitié, bordel, ça m’importe ça, t’es au courant ? Tu sais rien encaisser, à la moindre phrase tu pars en flippe total et tu veux m’éloigner. Putain et pourquoi tu ramènes Emy ? Allez, tu cherches quoi en la ramenant ? Je t’ai déjà dit que je m’en fichais d’elle, de façon claire et précise ! Tu t’es entendu causer toi aussi ? Ça ne représente rien, on s’en fout, fais ta vie avec Emy, ça me fait ni chaud, ni froid. T’en as rien à foutre, ok, message compris. T’es en colère, c’est parfait tiens, on sera au moins pour une fois sur la même longueur d’onde ! J’ai une image tellement basse de toi ah oui, c’est vrai ! C’est pour ça que je rapplique dès que tu claques des doigts ! Je suis juste trop con et tu ne m’auras pas avec ta culpabilité habituelle. Tu sais très bien que je suis assez attaché pour tout risquer pour toi. Et tu veux mon avis, c’est ça le problème. Tu ne supportes pas cette idée parce que tu ne peux pas la contrôler. » Il était amoureux de cette femme et il la détestait tellement en même temps là dans l’immédiat. Il ne supportait plus l’idée de rester ici, il devait bouger, faire quelque chose. « Oh et puis merde. Tu sais quoi, ok je te fous la paix, désolé de te tourmenter et d’être responsable de tous tes malheurs. Allez bonne journée. » Le renégat fit plusieurs enjambées et sortit du café sans adresser le moindre regard aux clients présents qui venaient d’assister à une scène improbable. Il se mit à marcher sur quelques mètres puis s’arrêta à l’angle de la rue pour frapper le premier poteau qu’il trouva. Tout avait volé en éclats. Tout ça en l’espace de quelques minutes, il avait complétement disjoncté.
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