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MessageSujet: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Mer 10 Avr - 21:19

Les prémices de l’hiver se dessinaient dans l’air frais et redoubler de vigilance ne semblait pas excessif. Ce n’était pas le moment de jouer avec le feu – ou plutôt le froid dans ce cas-ci. Mickaël tombait rarement malade mais bon… Il suffisait d’un mauvais rhume pour que ça dégénère rapidement. Surtout qu’il avait beau être rarement malade, quand il l’était, il ne faisait pas les choses à moitié. Rose avait juste une migraine flottante mais ça ne l’avait pas empêché de s’inquiéter pour elle. Après une longue argumentation, il avait obtenu d’aller chercher pour elle son chèque au supermarché. De toute manière, il avait du temps à tuer. Son regard « tu es tellement obstiné que ça m’énerve » roula sur son épiderme et lui extirpa un sourire bienvenu qui dérida un peu son visage un peu crispé. Il chiffonna les cheveux de sa cadette à la suite et lui recommanda de ne pas en faire de trop, d’aller se reposer. C’est pas qu’il la prenait encore pour une fillette de cinq ans mais… En fait, si et ça serait toujours le cas. Heureusement pour lui, il n’avait pas encore croisé de futur potentiel petit ami pour sa frangine. Il savait bien que le jour où ça arriverait, il allait jouer son rôle de grand frère à la perfection, au grand daim de la jeune Blanchet. Après, elle avait peut-être un mec et qu’elle en gardait le secret. Mais ça l’étonnerait quand même franchement. Enfin, lui-même ne lui avait jamais reparlé de Mathilda et encore moins des récents événements… Il déposa un baiser sur le front de la blondinette avant de sortir. Il lui apporterait le fameux chèque le lendemain matin parce qu’il comptait sur elle pour aller se coucher là – oui, à cette heure-là.

Le trentenaire prit le temps de profiter de sa marche, le col de sa veste bien calé sur sa nuque pour éviter la rencontre désagréable d’une brise mal venue. Ses pensées s’éparpillaient comme toujours lorsqu’il se promenait. Les choses n’allaient franchement pas en s’améliorant à Louisville. En même temps, tant que la guerre n’était pas terminée, ça ne pouvait pas aller mieux. Les vivres manquaient, les militaires restaient là pour son plus grand malheur et il y avait toujours trop de réfugiés, pas assez d’espace. Le Louisvillois se demandait sincèrement ce qu’ils allaient devenir maintenant plus que jamais avec la chute des températures et la joie des épidémies saisonnières de grippe. Ça finira en gros massacre cette histoire avant qu’il y ait des bombes sur la ville ou Dieu seul sait quoi. Et non, il ne pensait pas que le Maire et toute la suite d’idiots bien heureux soient préparés à ça. Ses appréhensions étaient justifiées, il le savait bien. Pour l’instant, il ne pouvait pas faire grand-chose. Il verrait ça en temps voulu. Un problème à la fois, sa devise. Le bâtiment convoité commençait à apparaitre dans son angle de vue et il avait soudainement hâte d’aller se réfugier à l’intérieur, de se réchauffer un peu avant de repartir. Ca faisait un petit moment qu’il errait comme ça.

Quand il arriva face à la façade, une silhouette douloureusement familière s’en extirpa. Il n’avait pas pensé la croiser ici même si c’était tout à fait logique en fait. Il eut un instant étrange de presque panique durant lequel, il se demanda comment réagir. Il ne l’avait plus revu depuis leur fameux mélodrame et surtout depuis leur fameuse nuit. Pas que l’envie n’ait pas été là mais il avait jugé nécessaire pour elle comme pour lui d’espacer un peu leur prochaine rencontre. Oui, il avait quand même réussi à atteindre cette conclusion. Tout ce qui s’était passé l’avait bien trop chamboulé et il craignait un peu la réaction de son amie. Puis surtout, il avait repris le boulot, enchaîné des heures supp’. Elle n’avait pas non plus cherché à le revoir qui plus est. Peut-être qu’ils devaient faire le point tous les deux. Ou peut-être pas. Ca semblait simple pourtant de prendre les choses comme elles venaient, non ? Pourquoi il éprouvait un peu plus de difficultés dans ce cas-ci ? Question piège, il savait bien pourquoi. De toute façon avec elle, c’était quitte ou double, c’était comme ça que ça se présentait depuis le début.

Une fois l’effet de surprise passé – c’est-à-dire une seconde, deux tout au plus, un rictus trouva le chemin de sa bouche à ses yeux et il s’approcha de la conseillère municipale réussissant tout aussi facilement à masquer son trouble furtif. Beaucoup de choses se bousculaient déjà en lui et il essaya de les faire taire instantanément.

« Hey ! Je ne pensais pas te croiser ici. Mais jour de paie oblige. »

Aussi détendu et naturel qu’il pouvait sembler être, intérieurement, il était complétement à l’ouest. Ca passerait sûrement, il ne s’attendait juste pas à la retrouver ici comme ça. Le hasard fait bien les choses. Il l’observa attentivement, conscient qu’elle devait encore se reposer techniquement avec sa blessure. S’était-elle surmenée ces derniers jours ? Connaissant l’animal, oui sûrement. Il ajouta très rapidement pour justifier sa présence ici.

« Je passe prendre le chèque de Rose à sa place. »

Ça lui faisait vraiment plaisir de la revoir, elle lui avait manqué - vraiment. Cinq jours s’étaient écoulés depuis qu’ils s’étaient vus mais il avait l’impression que c’était une éternité. Il se garda bien de le dire cependant...
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MessageSujet: Re: Le temps fera l'affaire et toi et moi, ça ira [Livre I - Terminé]   Jeu 18 Avr - 21:16



Le temps f'ra l'affaire. Et toi et moi, ça ira

J’aimais l’hiver. L’air froid et pur qui caressait mon visage. Cette saison annonçait toujours un renouveau à venir, un nettoyage quelque part de ce qui n’allait pas avant. A choisir entre un soleil brulant et une neige douce, je préférais la seconde. J’adorais me rouler dans cette dernière, rester allonger à regarder le ciel, enfoncé dans une pluie gelée qui n’avait pas encore foulée. Je pouvais rester des heures ainsi à penser, et j’en avais attrapé des coups de froid plus jeune au grand dam de ma mère qui avait fini par investi dans une combinaison de ski et des bottes faites pour que je ne prenne pas froid. Je souriais tristement en repensant à elle, et chassais aussitôt ces souvenirs de ma tête. J’accélérais le pas et arrivais rapidement au magasin. Même si ce dernier s’était séparé de beaucoup d’entre nous, il nous restait encore un salaire à récupérer. Deux semaines de travail, ce n’était pas rien, surtout dans la situation actuelle. La banque me donnerait du liquide que j’échangerais contre des provisions. Le froid arrivait et je savais très bien qu’il allait être rude. Nous finirions par manquer d’électricité et de vivre. Hors de question que Lyra ne passe pas une nouvelle saison. D’ailleurs je comptais bien faire très attention à elle… Mais aussi à moi. Parce que je savais très bien que si je n’étais pas là, elle se laisserait mourir de faim, ou embobiner par je ne sais pas qui. Elle avait besoin de moi, et tant que c’était le cas, je ne laisserais rien m’emmener, et encore moins Celle qui m’avait pris ma mère. Je l’avais bien vu, elle s’était laissée aller pendant mes quelques jours d’hospitalisation. Je l’avais trouvé plus fatiguée lorsque j’étais allée frapper chez Isabella. Depuis, je vivais chez ma voisine. J’avais insisté pour qu’elle continue de s’occuper de ma sœur et cette dernière avait refusé que je reste toute seule. Cela me faisait penser qu’il faudrait que je laisse un peu de provisions à mon amie. Cela faisait 5jours que l’on se nourrissait sur son dos. Elle avait deux enfants qui dépendaient aussi d’elle. Hors de question qu’ils pâtissent par la suite de ma présence actuelle. D’ailleurs dès ce soir, nous rentrions chez nous. J’allais beaucoup mieux et ces jours de repos à ne rien faire, si ce n’était me soigner m’avait fait un bien fou. Ma plaie était propre et mon corps, aidé par les antibios faisait son job. Je pouvais me sortir de mon bras sans plus ressentir de douleur. Oh, je devais encore faire attention, mais de moins en moins. D’ici quelques semaines, je retrouverais toute possession de mon membre, comme si rien ne s’était passé. Il me resterait une fine cicatrice, mais c’est franchement le cadet de mes soucis.

Je finis par arriver à la PommeMarket. Je n’eus vraiment besoin que de dix minutes pour récupérer un chèque un peu moins élevé que je le pensais. Mon patron n’avait jamais été un grand bavard et là, sa gêne de m’avoir licencié n’aidait pas au dialogue. Tant mieux, d’un côté. Je n’avais pas envie de m’attarder ici. Il prit quand même de mes nouvelles, et mon « ça va » lui suffit en réponse. Un signe de tête et je quittais l’endroit pour retourner dans l’air froid. Il fallait que je me trouve un boulot à faire, dans mes cordes. Je comptais proposer mon aide au médecin de la ville et à l’hopital. Mes notions de médecine n’étaient pas négligeable et me permettrait d’être plus utile que de passer des articles à une caisse. Cela permettrait aussi une rentrée d’argent et d’assurer le futur de Lyra. Je vous l’ai dit, c’est mon premier objectif. Je me décidais à me rendre tout de suite au cabinet médical, mais mon attention fut détournée par des bruits de pas se rapprochant de moi. Je tournais la tête et vue qu’il s’agissait du renégat. Je lui fis un signe de la main et un sourire lorsqu’il fut assez proche de moi pour le discerner. Je ne pus m’empêcher de lâcher un rire à ces paroles. On aurait dit un petit garçon qui se justifiait d’une bêtise ! Oh mais rassures-toi, tu as le droit de te trouver là, jour de paie ou non. Ce n’est pas mon terrain gardé. Et si cela l’était, ce n’est de toute façon plus le cas Je lui refis un sourire et ajouta Toi ça va ? T’as l’air fatigué et d’avoir forcé un peu sur le travail. Je me fis plus sérieuse J’espère que t’a fait quand même attention à mon bras ! Ce n’est pas le moment de le laisser s’infecter et de forcer dessus. Oui, je lui parlais comme si de rien n’était. Pourquoi cela ne serait pas le cas ? Ouais on avait couché ensembles et alors ? Il n’était pas mon premier « plan cul » , enfin si on pouvait appeler ça comme ça. Je lui avais dit, je n’avais plus envie de me prendre la tête avec lui. Cela nous épuisait trop tous les deux. Et puis, j’avais vraiment envie de retrouver mon meilleur ami, avec qui je pouvais parler de tout, et à qui je pouvais me confier. Je voulais aussi qu’il en soit de même pour lui, même si j’étais loin de me douter qu’il se passait beaucoup plus dans sa tête…