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MessageSujet: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Lun 29 Oct - 22:12

Il devait être approximativement 17h quand Mickaël quitta son lieu de travail non sans avoir saluer une dernière fois son boss. Rude journée après une courte nuit, il était physiquement cassé. Son esprit vagabonda sur ses derniers souvenirs concernant la soirée d’hier et il chercha à ne se focaliser que sur les aspects positifs de cette entrevue. Mathilda aurait pu être intéressée, elle lui avait dit, elle appréciait sa compagnie – pas un scoop en soi et puis, ils avaient passés un chouette moment malgré tout, malgré sa déception. Il essayait de se mentir à ce propos mais c’était bien le cas. Il restait déçu alors que tout ça n’avait rien de surprenant loin de là. Enfin peu importait. Le garagiste allait devoir oublier cette attirance pour le moment, voir pour toujours. Du gâchis mais encore une fois, il n’avait pas le choix. Au lieu de tourner à gauche à l’intersection, il bifurqua à droite et décida de rendre visite à sa cadette. En effet, il n’oubliait pas les frasques qu’elle avait fait subir à son amie et ce, derrière son dos. Même si la jolie brune lui avait demandé de ne pas faire de remarque à sa jeune sœur, il ne pouvait pas juste fermer les yeux sur ce comportement. Il avait beau aimé Rose plus que n’importe qui d’autre, accepté sans équivoque sa façon d’être et ses travers, cette fois-ci, ça allait trop loin à son goût. Ce qu’elle avait fait ne lui plaisait pas mais au-delà des mensonges qu’elle avait débités, le fait qu’elle ait fait tout ça sans lui en toucher un mot, l’agaçait encore plus. Elle ne l’avait même pas interrogé réellement sur cette histoire de baiser ou sur ce qui l’unissait à la caissière. Il croyait qu’elle respecterait son silence même si il était inhabituel. C’était comme ça que ça fonctionnait d’ordinaire. Qu’elle ait vu au-delà des apparences n’était pas quelque chose d’étonnant en soi mais qu’elle vienne se mêler de ça, l’était. Pourquoi est-ce que ça la chiffonnait autant ? Pourquoi avoir mis en péril son amitié avec sa collègue juste pour ça ? Le trentenaire n’avait pas besoin qu’elle joue les chaperons ou les entremetteuses ou Dieu seul savait quel rôle elle avait voulu endosser. Jusqu’ici, il avait géré toutes ses relations seul, non ? En fait, oui, il se sentait carrément vexé. Comme si il était incapable de diriger sa vie sentimentale… A moins que ça soit le fait qu’elle ait failli semer le trouble entre lui et la chef des renégats ? Un peu de tout ça, oui. C’était bien l’une des rares fois où il était vraiment fâché contre sa frangine. Comment passer à côté de ça réellement ? Comment Mathie voulait-elle qu’il laisse couler ? De toute manière, la jeune Blanchet allait se douter de quelque chose, elle le connaissait trop bien. Et il refusait de laisser un malentendu se mettre entre lui et sa sœur – ils ne procédaient pas comme ça.

Le mécanicien arpenta les rues à un rythme soutenu qu’il paya une fois arrivé sur le seuil de la maison familiale. Crevé mais étrangement lucide, il observa les environs. A chaque fois qu’il venait la voir ici, il en éprouvait un drôle de pincement au cœur. Comme si il avait fugué depuis un bon moment et qu’il s’apprêtait à rentrer enfin à la maison. C’était stupide, il était le premier à le reconnaître. Mais parfois, il avait l’impression qu’en ouvrant la porte, il tomberait sur ses parents entrain de déjà le questionner de leur regard inquisiteur. Puis les questions fusaient « Et tes notes à l’école ? Où étais-tu ? Avec qui ? Tu as autant de minutes de retard ! Et Rose, elle est où ? Pourquoi n’est-elle pas avec toi ? » A ces pensées, il esquissa un sourire. Tout ça était terminé heureusement pour lui. Mais comment en éprouver une totale et pleine satisfaction maintenant que son père était décédé et que sa mère… eh bien peut-être également ? Il respira un grand coup mais avant de toquer à la porte symboliquement, ses yeux se posèrent sur l’arbre se trouvant à l’arrière de la propriété. D’habitude, il s’annonçait vu qu’il ne vivait plus là mais… Sur un coup de folie, il courut jusqu’au tronc qu’il grimpa de façon hasardeuse, la force lui manquait mais il connaissait tellement le chemin qu’il ne fut pas dur de retrouver ses vieux réflexes. Il marcha de branches en branches prudemment – heureusement pour lui elles étaient toujours aussi épaisses, jusqu’à atterrir devant la fenêtre de son ancienne chambre. Le loquet était toujours aussi bancal et en y mettant la bonne pression, il parvint à le faire sauter. Il entra par là comme au bon vieux temps. Alors là oui, il avait vraiment l’impression de faire un bond d’une quinzaine d’année en arrière. Cela l’amusait et le rendait également triste. Ca ne lui manquait pas bien au contraire mais … Disons qu’avec ce qui se passait, il devenait peut-être un peu plus sensible quant au sort de sa famille. Bref, ça ne servait à rien de s’apitoyer. L’homme referma la vitre par laquelle il était entré et balaya la pièce du regard. Rien n’avait bougé, même pas d’un millimètre. Sa commode, son bureau et même son vieux lit d’une personne. Comme si le temps n’avait pas altéré le lieu, c’en était déroutant et il ne voulait pas trop s’y attarder. Sur le couvre-lit, une grosse boule de poils dormait nonchalamment. Il la prit dans ses bras malgré les protestations féroces de la bête, sortit de sa chambre et descendit quatre par quatre les marches comme au bon vieux temps tout en criant à plein poumons à l’adresse de la propriétaire.

« Rose, t’es là ? »

Il n’allait pas refaire toutes les pièces pour la trouver non plus.

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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mar 30 Oct - 12:02

C'était une journée qui commençait toute les autres en somme. En effet sa matinée avait était des plus basique puisqu'elle commença par le fameux rituel de la salle de bain avant de manger en vitesse tout en dirigeant vers le supermarché du coin. Pour une raison que même elle ignore elle n'arrivait plus à reprendre le rythme de vie d'avant la guerre. Les champignons avaient dû avoir raison de sa ponctualité légendaire ou sûrement ces jours de congés qu'elle s'était imposé afin d'éviter tout les conflits que l'on a pu connaître. Effectivement, ses conflits qui n'en étaient pas vraiment se sont déroulés pendant la Grande Panique. Les gens pensaient ne plus pouvoir survivre, alors ils décidèrent de piller tout les produits de premières nécessités, si bien que l'enseigne où travaillait la jeune Blanchet a été prise d'assaut par une horde de personnes violente. Heureusement qu'elle se doutait un peu de ses événements et qu'elle n'était pas là-bas. Qui sait Rose aurait pu finir écrasé par une meute. Ses jours sombres étant passés et depuis l'armée a fait son petit bonhomme de chemin et a calmé la population, si bien qu'un certain ordre était de nouveau présent dans la bourgade de Louisville. C'est depuis l'intervention de ses militaires que la cadette décida qu'il était temps de retourner au boulot où elle arriva bien évidemment en retard ; une première pour Rose Marie qui était une fille toujours exemplaire, à l'image de sa mère. La matinée se passa donc sans encombre et elle pu rentrer tranquillement dans le domicile familiale. Une fois dans la demeure des Blanchet la jolie blonde esquissa un sourire comme à son habitude. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à toute sa famille, qui même si elle n'était pas l'idéale lui manquait tout de même. Son père sans doute le parent le moins tyrannique des deux lui manquait énormément, quand à sa mère, même si Rose a tendance à ne rien exprimer vis à vis d'elle pour tout ce qu'elle lui a fait, il lui arrive parfois qu'elle exprime du chagrin, car après tout elle reste un membre de sa famille. Cependant ce chagrin est atténué par la présence de Mickaël qui restait toujours présent à ses côtés même s'il n'habitait plus dans le domicile familiale. Peut-être était-ce la tradition, mais pour les deux Blanchet, il y avait une sorte de rituel dans lequel chacun allait voir l'autre une fois par semaine, sans doute pour veiller à ce autrui soit toujours en sécurité. L'hôtesse savait très bien que son frère n'aimait pas qu'on le protège, mais cependant elle en avait rien à faire, car elle ne pouvait s'empêcher de le protéger, sans doute parce qu'il était le seul Blanchet qui lui restait. Malgré tout Micka ne s'est jamais pleins de ce trop pleins d'affection bien au contraire, il semblait apprécier les efforts de la jeune fille devenue femme.

Rose passa une grande partie de son après midi à lire un livre de géographie. Si la lecture était sa passion avant la guerre, avec tout les problèmes qui s'en suit cette passion était devenue un moyen pour elle de s'échapper de la dure réalité qu'était la sienne. Cette fascination pour la lecture lui est venue dés sa plus tendre enfance. Si Mickaël pouvait sortir assez souvent, la jeune cadette quand à elle devait rester dans le domicile familiale. Ne trouvant pas quoi faire pour passer son temps, elle commença par lire les comtes que ses parents lui lisaient étant plus petite. Elle se mis ensuite à de la littérature fantastique, bien que prôné par sa mère, son père acceptait de temps à autre qu'elle lise ce genre de bouquins, si bien que parfois le libraire lui ramenait parfois un livre. C'était un des rares moments où elle était complice avec son père, sans doute pour ça qu'elle l'a beaucoup pleuré lorsqu'il est parti. Sa culture littéraire avec le temps s'améliora et elle se mis à lire toute sortes d'ouvrages traitant aussi bien de la physique, que de la chimie ou des mathématiques, en passant par l'étude du corps humains et la sociologie, l'économie, la finance, la géographie, l'histoire ou la psychanalyse. Bien sur elle lisait que des livres de la bibliothèque de ses parents donc toutes ses connaissances étaient généraliste, elle n'avait pas de notions précise sur tout ses domaines sauf la biologie qui fût son sujet d'étude durant la licence, avec une spécialisation pour la biologie sous-marine. Allez savoir pourquoi mais Rose a toujours était fasciné par le milieu marin, sans doute parce que les océans sont les derniers lieux du globe qui ne sont pas conquit par l'homme. Quand au livre qu'elle lisait sur la géographie physique, il lui avait tellement prit de temps que les heures passaient et qu'il était bientôt 18 heures. Toujours concentré sur sa lecture, un bruit à la porte la fit revenir sur terre. La jeune femme descendit donc au rez-de-chaussé pour voir de qui il pouvait s'agir et lorsqu'elle ouvrit la porte elle ne vit personne. Vérifiant bien si ce n'était pas Benjamin qui lui faisait une farce, elle referma la porte lentement et s’apprêta à remonter quand elle entendit une voix familière. Celle-ci lui était connue, mais elle n'arrivait pas directement à retrouver son propriétaire, mais en entendant le bruit dans les escaliers elle se doutait qu'il s'agissait de Micka. Rose se dirigea donc vers l'intermédiaire entre les deux étages puis elle vit son grand frère avec un chat dans les bras. Elle se mit à sourire puis elle lui dit

Je vois que Monsieur Drake t’apprécie toujours autant ! Sinon comment vas tu frérot ?

Dit-elle en posant le chat au sol et en faisant un câlin à son frère. Elle n'avait pas oublié que c'était à son tour de venir la voir, si bien qu'elle se mit à jouer les hôtesses d’accueil en lui disant

Tu veux un café ou autre chose à boire Micka ? (après quelques secondes) Sinon tu racontes quoi de beau ?

Lui demanda t-elle avant de se diriger vers la cuisine pour servir une boisson à son frére.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mar 30 Oct - 20:14

A mi-chemin de sa descente, il l’entendit débarquer et sans attendre qu’il parcoure le restant des marches, sa cadette bondit sur lui afin de lui arracher Drake le chat des bras. Il accepta l’étreinte de sa sœur bien qu’il n’était franchement pas recommandé pour elle de l’approcher de si près. En effet, il n’était pas encore rentré chez lui, il n’avait pas encore pu se laver et ses fringues puaient transpiration et essence. Bien évidemment, comparé à sa combinaison de travail qu’il laissait sur place, ses vêtements semblaient relativement propres. On pouvait pourtant y discerner ci et là une tâche d’huile ou autres substances grasses. Attribuons ça à sa mauvaise habitude d’ouvrir sa tenue protectrice pour s’aérer. Son t-shirt avait bien encaissé quelques coups aujourd’hui. Enfin bref, Rose avait l’habitude et elle savait à quoi s’attendre en le serrant contre elle. Mickaël déposa un baiser sur son front comme toujours avant qu’elle s’écarte puis la suivit jusqu’à la cuisine. Il n’oubliait pas vraiment sa mauvaise humeur mais disons qu’il était toujours heureux de voir sa frangine en bonne santé et en sécurité. Avec tout ce qu’il avait pu voir ses derniers jours, il en arrivait à trouver le bonheur dans des choses aussi simples.

« Ce chat ? M’adorer ? On dirait qu’il me peste dès qu’il me voit. En même temps, je ne suis pas de bonne augure pour lui d’habitude, vu que je l’emmène voir le véto à chaque fois. »


Cela faisait un bon moment qu’il ne l’avait pas conduit là-bas enfin en tout cas pas depuis que lui et la vétérinaire avaient fini par partager une nuit. Il fallait avouer qu’il avait été franchement reconnaissant à la boule de poils de ne rien avoir chopé depuis. Comment pourrait-il amener en toute innocence son petit félin alors que la dernière fois qu’ils avaient été contact ils ne portaient pas grand-chose sur eux… Oui, non, c’était exagéré et absurde. Il l’avait bien recroisée depuis mais à part salut, ça va ? et passer son chemin à la suite sans attendre de réelle réponse… Le garagiste savait qu’un jour il serait bien obligé de faire face à ce problème, avoir une conversation. Enfin dans le cas où il aimerait renouer avec elle- ce qu’il voulait à vrai dire. Comment s’y prendre ? Il préférait laisser le temps couler et faire son effet. Il verrait bien.

« Un café ne serait pas de refus ! Je suis K.O. ! Les gens sont fous avec la guerre, ils veulent absolument des réparations sur leur véhicule. Ils sont tous convaincus qu’ils vont devoir quitter la ville prochainement. J’ai perdu le compte du nombre de bagnole qu’on m’a confié cette semaine. Y en a même qui revienne plusieurs fois. Complétement taré ! »


Tout en parlant, il s’était approché de l’évier afin de nettoyer rapidement ses mains encore un peu noires. Il les essuya avant de se retourner vers la jeune Blanchet la mine plus maussade alors qu’elle prenait de ses nouvelles. Oh pas question de passer par quatre chemins, pas avec elle. Il tira une chaise où il s’assit et croisa les mains sur la table de façon plutôt solennelle.

« J’ai été chez Mathie hier. Elle m’a appris quelque chose d’intéressant, il faut que tu entendes ça ! »


Il désigna le siège juste en face du sien, l’invitant à prendre place, à lui faire face durant cette discussion.

« D’après les rumeurs, vois-tu, je serais fou amoureux d’Emy. J’aurais dit que c’était la bonne, que je ne pouvais plus me passer d’elle et je t’en passe des meilleures. Alors tu vas m’expliquer pourquoi tu as raconté des sornettes ou de toute évidence, déformer la réalité de façon si absurde qu’on finisse par croire qu’au bout de trois semaines j’allais déjà lui demander sa main. J’attends des explications. Elle m’a dit aussi que tu n’avais pas été sympa avec elle ces derniers temps. Depuis mon anniversaire. Elle ne voulait pas que je t’en parle mais ce n’est pas comme ça qu’on fonctionne toi et moi. Alors Rose, dis-moi pourquoi est-ce qu’au lieu de m’en parler comme on le fait d’habitude, tu as cru bon de jouer à je ne sais pas trop quoi de ton côté ? »


La pièce abritait tout un autre tas de souvenirs et ainsi assis, attendant des réponses, il se surprit à être une copie un peu déformé de ses parents. Il transforma alors sa position posant une de ses mains sur son menton et l’autre échoua dans le vide, le coud comme seul appui. Pas question de devenir la réplique ou le fantôme de son père.

« Réponds moi franchement, t’as cherché à l’éloigner de moi ? »


Il planta ses yeux dans ceux de la blondinette afin que sa détermination soit bien ancrée en elle. Il savait que parler de ça n’allait pas être simple, encore moins de ne pas être franc avec elle. Il avait évité le sujet « Mathilda » au cours du mois précédent et il croyait que sa cadette respecterait ça. Du moins, elle l’avait respecté. Pour mieux aller casser les pieds puis dire des bêtises à sa collègue. Il préférait qu’elle vienne le trouver lui à la place. Si quelque chose devait être réglé, ça serait entre eux. C’était tout. Le mécanicien sentait déjà sa colère refaire surface ainsi qu’une bonne partie de sa frustration. Ses deux émotions n’avaient rien à faire là car en réalité, elles ne concernaient pas réellement son interlocutrice. Mais comment faire la part des choses désormais ?
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mer 31 Oct - 13:29

Rose venait de câliner son frère et ne faisait pas vraiment attention à la crasse que l'homme avait sur lui, bien qu'elle ne trouvait pas ça très hygiénique, mais bon il exerce un métier salissant elle peut lui pardonner, surtout que pour elle le voir est toujours une joie vu qu'elle ne s'entendait pas avec énormément de monde. Il y avait bien se réfugié, mais Rose Marie ne savait pas où le trouver. Quand à Mathilda il était inenvisageable pour le moment d'aller la voir vu les relations tendues qu'il y a entre les deux femmes. La jolie blonde lâcha un sourire lorsque son grand frère lui dit que le chat ne l'aimait pas spécialement. En même temps c'est vrai que pendant un moment Mr Drake allait souvent voir le vétérinaire, parfois pour des petites broutilles. Voulant rassurer son frère elle lui avoua

C'est vrai que l'emmener au vétérinaire ne l'aide pas spécialement et d'ailleurs comment vas-t-elle ?

Elle se demandait si lui poser cette question n'était pas hors sujet, car cela faisait un petit moment qu'il ne parlait plus de sa vétérinaire. La cadette blanchet n'avait pas trop pour habitude de questionner son aîné sur toute les relations qu'il pouvait avoir et quand elle le faisait c'est que cela concernait généralement une de ses proches. Suite à cela la jolie blonde se dirigea vers la cuisine avec Micka, toujours devant évidemment vu qu'elle est l'hôtesse de la maison. L'aîné Blanchet commença à parler de boulot à la jeune femme en lui précisant que les gens devenaient de plus en plus pressés et qu'il voulait quitter la ville. Honnêtement elle ne les comprenait pas sur le coup, car après tout Louisville est un endroit tranquille et sécurisé pour le moment et que l'on a aucune idée de ce qu'il peut se tramer à l'extérieur. La preuve que la bourgade est un lieu de paix c'est que tout le monde y vient en masse. En effet on a pu constater une augmentation importante de la population de la ville suite à l'arrivée massive de réfugiés qui ne savaient pas où aller après que leur maison et ville soient détruits. Des gens de toute la France venaient, aussi bien de Paris que de Caen ou Strasbourg, en passant par Marseille, Nice, Montpellier, Lyon ou encore Nantes. Se demandant bien pourquoi ils voulaient partir, Rose questionna son frère

Et tu sais pourquoi tout le monde fuit cette ville, car après tout c'est un lieu tranquille épargné des champignons.... (après quelques secondes de réflexions) La famille sûrement !

Voyant ensuite Micka nettoyer ses mains dans l'évier, elle en profita pour réchauffer le café. Une fois qu'il avait fini cela et qu'elle venait de finir de préparer les tasses, la jeune femme le vit s'asseoir et ce dernier croisa les bras. Ce demandant bien de quoi il pourrait parler, l’hypothèse de Mathilda lui vint à l'esprit. En effet cela était bizarre que le son aîné ne lui en parle pas pendant un long moment sachant qu'avant c'était le sujet de prédilection chez les Blanchet. Sa théorie se confirma lorsqu'il commença à parler de la fameuse personne. L'homme de la maison déclara à Rose qu'elle devait entendre ce qu'il s’apprêtait à lui dire et il l'invita même à s’asseoir. Prenant les deux tasses qu'elle venait de faire, elle se posa sur la chaise en posant l'un des deux conteneurs devant son frère. Elle commença à boire le breuvage lorsqu'il lui parla d'une rumeur comme quoi elle aurait des mensonges au sujet de Mickaël. Ne sachant pas quoi dire, le jeune homme la força psychologiquement à passer aux aveux. Elle n'avait pas pour habitude de mentir au Blanchet et vu dans la position dans laquelle elle se trouvait, Rose était forcé de tout avouer, même si cela ne lui plairait pas, mais bon il est plutôt compréhensif avec sa sœur. Buvant une gorgée de café, elle posa la tasse et dit à son frére d'une voix hésitante, car honnêtement elle ne voulait rien lui dire

Tu sais.... Euhh... Si j'ai fais ça c'est parce que tu vois... Comment dire... J'ai l'impression que Mathilda ne t'aime pas autant que toi tu l'aimes...

Dit-elle en baissant la tête. Elle n'arrivait pas encore à dire à son frère qu'elle voulait juste le protéger et ne pas le voir souffrir, mais apparemment ce n'était pas encore dans ses cordes. Non pas qu'elle déteste Mathilda bien au contraire, c'est juste que la cadette n’apprécierai pas que son amie fasse du mal à l'être qu'elle aime le plus. Demandant le pourquoi d'avoir tout cacher au jeune homme, la jolie blonde respira un grand coup, regarda son frère dans les yeux puis elle lui dit d'une voix faible

Pour éviter qu'elle ne te fasse du mal...

Tout ce que Rose attendait du garagiste c'est qu'il soit compréhensif avec elle, car même si c'est vrai qu'elle a mal agit envers lui, ses intentions restaient tout de même louables et elle espérait maintenant qu'il voit cette aspect de la chose. La jeune Blanchet était consciente qu'il lui ferait sans doute la tête et qu'il ne lui pardonnerait pas si facilement, mais elle accepterait la décision même si elle ne joue pas en son avantage.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mer 31 Oct - 14:22

Tourner la discussion vers Amélia, une excellente idée dis donc ! Enfin, il lui en avait déjà fait plus ou moins part. Elle avait compris que ça avait fini par déraper entre eux d’une façon inattendue et stupide finalement. Qu’est-ce qu’il l’avait amené à finir dans ses draps ? Aucune idée. Leur solitude avait dû les pousser dans les bras l’un de l’autre et du fait qu’ils se sentaient proches, ça avait vite tourné en gros n’importe quoi. Pourtant, il n’y avait rien de « chimique » entre eux. Enfin, elle était extraordinaire et attirante mais jamais, il n’aurait envisagé une relation de ce type pour plusieurs raisons. Ça ne se discutait même pas pour lui. Il n’y avait pas ce petit quelque chose, il n’y avait rien de romantique ou même de réellement physique entre eux. Il était quasi-sûr que c’était réciproque en plus. Mais comment aborder ça ? Il se sentait honteux de cette nuit et il ignorait comment gérer les choses. L’amitié entre homme et femme était parfois si chaotique. Oui, il pensait aussi à Mathilda en disant ça. Enfin avec elle par contre ça ne se discutait pas non plus que pour lui, il se passait bien plus que ça. Quelle ironie. Enfin bref.

« Aucune idée, bien je suppose. Je ne l’ai pas vraiment croisé depuis que les bombes sont tombées. Je sais juste qu’elle est en vie. Et par les temps qui courent, en vie c’est mieux que rien. »

Il ne s’épancherait pas plus là-dessus, non. Il y avait un sujet encore plus embarrassant qui allait poindre autant ne pas user tous ses nerfs dans ce détour pas vrai ? La blondinette médita un instant sur ce qu’il lui avait dit à propos du boulot au garage et acquiesça à sa conclusion. Evidemment, ils veulent tous retrouver parents, amis proches, tante, oncle, enfant parfois. Puis, certains d’entre eux sont plus réalistes. La ville a été épargnée… pour le moment mais ça ne sera peut-être pas toujours le cas. Inutile de le préciser et d’en parler à sa cadette. A quoi bon l’effrayer ? Une chose à la fois, sa devise de toujours. Il vivait au jour le jour et ça se passait plutôt bien comme ça. Avant de lui lancer ses reproches, il avait pris soin de boire une gorgée de caféine. Après sa tirade, il attendit férocement une réponse de sa frangine, les doigts à présent crispés sur sa tasse. Son égo fût heurté de façon toutefois douce. C’était gentil à elle de vouloir le préserver mais non seulement elle n’avait pas à faire ça mais en plus, elle s’y prenait très très très mal. Puis franchement, était-ce le cas ? Était-il le dindon de la farce ? Son attachement à Mathie était-il supérieur au sien ? Il serait mentir de dire qu’il ne l’ait pas envisagé. Mais il préférait croire à ce qu’elle lui avait dit – à ses excuses. Présenter comme elle l’avait fait, il avait l’impression d’être un idiot courant après des chimères. En fait, c’était peut-être bien le cas. Il était donc pathétique à ce point. Son ton se fit un peu plus dur que ce qu’il aurait souhaité, gonflé par sa propre conclusion.

« Ce qui se passe ne regarde que moi et Mathilda, Rose. J’ai compris que tu faisais ça pour mon bien mais ça ne m’aide pas du tout. Tu fais pire que mieux en fait. Et tu sais pertinemment qu’elle compte beaucoup pour moi. En agissant comme tu l’as fait tu l’as blessé et tu m’as blessé indirectement. Tu n’avais pas à faire ça, ce sont mes oignons tu comprends ? Je crois que je suis assez grand pour me débrouiller tout seul non ? Est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui a absolument besoin qu’on lui couvre ses arrières ? »

Question rhétorique dont il ne voulait pas connaître la réponse. Il ne se jugeait pas en détresse de toute manière. Si il en souffrait ? Il n’en savait rien, il n’en avait pas l’impression. Bien sûr, il était frustré mais bon… Ça n’est pas comme si il avait coupé les ponts avec elle ou comme si elle avait un autre copain. Il pointa plusieurs fois sa voisine de table du doigt et agita les bras pour canaliser toute sa rage.

« En plus, tu ne sais pas le quart de la moitié de ce qu’il se passe alors arrête d’interpréter de ton côté. Il ne se passe rien du tout entre elle et moi. Arrête de vouloir tout contrôler. Arrête de te mêler de ça et fiche la paix à Mathilda. Quoiqu’il arrive, ne viens plus mettre ton nez dans cette histoire, compris ? »

Sa voix avait encore monté d’un cran et il avait du mal de se calmer. Il n’était même pas vraiment en colère contre elle, c’était plutôt contre lui, la situation. Il mélangeait tout en ce moment. Trop de pression sur les épaules et bien trop de choses à gérer, à penser. Il n’était qu’une boule de nerfs depuis le début de cette guerre. Mais sa sœur n’avait pas à payer pour ça. Il parvint à être légèrement plus doux dans la suite de son monologue mais dû vider son récipient pour se sentir un peu plus apaisé.

« J’aimerais que t’ailles présenter tes excuses à Mathilda d’ailleurs. Je te demande pas d’être amie-amie avec elle mais au moins d’aller te faire pardonner. On a besoin d’elle et ça aussi, tu le sais. On doit être solidaire. C’est pas le moment de jouer les pestes et de semer la zizanie. On doit mettre de côté nos différents personnels, maintenant plus que jamais. »

Il se leva afin de se servir un peu de café et respirer un bon coup. Il revint s’installer à la table juste après puis s’empara de la main de la jeune Blanchet afin de lui montrer qu’il ne faisait pas ça pour l’emmerder. Ses intonations restèrent fermes et déterminées.

« Je veux te protéger aussi Rose et pour ça, on aura besoin de Mathilda. Tu comprends ? »

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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mer 31 Oct - 15:22

Voyant son frère réfléchir, Rose ne savait plus trop comment réagir. Elle avait peur qu'il ne comprenne pas ses faits et gestes ou au contraire il apprécierait cela ou même pire que cela heurterait son ego, quoi qu'il en soit la discutions venait juste de commencer. Micka semblait avoir haussé le ton et commença à lui dire que les affaires entre lui et Mathilda ne la concernait pas, mais franchement à cette instant cela rentrait d'une oreille et sortait de l'autre. Pourquoi un tel refus d'entendre cela, tout simplement parce que la belle demoiselle ne pouvait s'empêcher de prendre soin de son frère, c'est dans ses gênes, un peu comme un instinct. Cependant même si elle s'en fichait de la substance elle n’appréciait guère le ton employé par son frère si bien que Rose baissa la tête en buvant son café et ne disait rien. Cela aurait pu s'arrêter là mais malheureusement il en rajouta une couche en haussant encore plus le ton, ce qui fit imploser la jeune femme de l’intérieur, si bien qu'elle tomba en sanglot sur la table pendant un moment en pensant que l'objectif de son frère était justement ça, mais elle se doutait bien qu'il en attendait d'avantage, il voulait qu'elle outre passe tout ce blabla pour lui dire la vraie raison de son agissement. Relevant la tête comme il se doit, elle fixa son interlocuteur tout en pleurant et elle commença alors un discours qui mêlait sanglot et nervosité

Je sais qu'elle compte pour toi, j'ai jamais dis le contraire... Maintenant si tu veux m'empêcher de te protéger comme je le fais vas y, mais l'on se verra pas pendant un moment. Tu crois que ça m'amuse de vous faire du mal bien sûr que non, si je fais ça c'est uniquement pour prendre soin de toi, tu vas me dires que c'est ton rôle blablabla, que notre père t'as légué cette responsabilité lorsqu'il est mort, mais sache que cette protection est à double sens que tu le veuilles ou non et ce n'est pas parce que tu es l'aîné que tu dois porter l’entière responsabilité de la chose.... Mes oignons, biens sur que si ça l'est lorsque la seule personne que j'aime vraiment ne se sent pas bien, sache que de toute tes conquêtes que j'ai pu connaître elle est la seule dont je n'ai pas confiance et pourtant elle fût mon amie, au moins ton ancienne copine elle semblait t'aimait tout autant que tu l'aimais et en plus elle était sincère et ne se jouait pas de toi, c'était la fille avec laquelle je t'aurais vu pour la vie...

Dit-elle en lâchant tout de même des larmes. Bien qu'étant triste parce que son frère lui avait dit, Rose était tout de même satisfaite d'avoir pu lui dire le fond de sa pensée une bonne fois pour toute. La jolie blonde espérait juste qu'il prendrait en considération ses dires mêmes s'ils peuvent sembler niais et dénués de sens, bien qu'étant au fond sincère. Micka lui demanda ensuite deux choses. La première était qu'elle ne se mêle plus des histoires entre les deux partis et la seconde était qu'elle s'excuse. Si pour la première requête Rose allait accepter sans rechigner, la deuxième semblerait plus problématique. Effectivement elle avait des responsabilités quand au froid qu'il y a entre les deux jeunes femmes, cependant elle ne comprenait pas le fait qu'elle devait endosser toute la responsabilité, d'ailleurs la cadette ne tarderait pas à lui dire. Buvant d'un seul trait son café, sans doute à cause du stress de la conversation, elle serra fort le récipient puis elle dit à son frère

Si cela peut te faire plaisir je ne me mêlerait plus de tes histoires avec elle, mais par contre évite de m'en parler sans arrêt d'accord... Sinon pour les excuses je comprends avoir fait des choses pas bien, mais cependant je ne suis pas le seul à devoir endosser la faute, je veux bien faire un effort et aller m'excuser auprès d'elle pour toi, cependant si elle ne fait pas d'effort à son tour sache que je ne serai plus tendre avec, car j'ai beau t’apprécier, mais je sais pas j'ai pas envie de paraître faible, on me prend suffisamment pour une moins que rien. Il suffit d'aller voir Benjamin et la façon dont il me traite pour constater que la ville me prend pour une Sainte Nitouche qui est aussi faible qu'une feuille !

Ajout-t-elle avant de voir son aîné prendre un café puis s'asseoir et lui prendre la main. Elle regarda son frère et elle lui dit assurément

Je veux que l'on me prenne pour une fille qui a du courage, pas la fille qui a peur de tout et qui est faible

Mais pourquoi disait-elle ça à son frère qui ne la considérait sûrement pas ainsi. Rose avait sûrement besoin de se confesser, se libérer d'un poids en quelques sortes. Micka lui déclara ensuite qu'il voulait protéger Rose et que pour cela Mathilda était un élément clé. Ne sachant pas encore pourquoi il la considérait ainsi, la cadette lui demanda

Je veux bien mais explique moi en quoi Mathilda est un élément clé ?

Maintenant la question était de savoir si son frére allait lui expliquer la raison de cette pensée ou pas, car honnêtement pourquoi Mathilda est-elle si importante pour sa survie.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Jeu 1 Nov - 14:13

Les sanglots de sa sœur attisèrent sa colère dans un premier temps – ce qui était absurde. Il ne supportait pas de voir les gens pleurer. Il ne supportait pas ça du tout. Peut-être faisait-il un mauvais parallèle avec cette période chaotique quand leur père est tombé malade, que leur mère a sombré dans la détresse et puis sa mort, les funérailles… Les larmes n’avaient fait que couler durant plusieurs années et s’il y a bien quelqu’un qui devait se montrer plus fort que les autres, c’était lui. Quand tout le monde pleurait, lui ne versait pas une seule larme, il n’avait jamais réellement exprimé son chagrin. Pas en public. Il avait tellement pris sur lui et ça avait été tellement dur que maintenant, rien que la vue de pleurs l’insupportait. Il serra ses poings sur la table tout en faisant face à sa cadette. Il s’agrippa aux mots qui sortaient de sa bouche de façon chaotique. Il fallait vraiment rester concentrer pour comprendre des paroles qu’elle articulait à peine. Quand elle eut fini son discours, il tapa son poing sur la surface qui les séparait provoquant un écho étrange dans la pièce. Il perdait un peu trop le contrôle de son sang-froid. Et cela arrivait rarement en présence de sa frangine. Décidemment, oui, Mathilda était un sujet sensible. Enfin avec ce qui s’était passé la veille aussi et qu’il n’avait pas vraiment digéré…

« Je vais très bien, Rose. Arrête de dire n’importe quoi. Et Emy n’est plus là, mets-toi ça dans le crâne. C’est fini avec elle, c’est tout. Je comprends que tu veuilles me protéger mais il n’y a aucune raison dans ce cas-ci. Mathilda n’a jamais été une conquête, ok ? On s’est juste embrassé, y a rien eu de plus. Elle ne joue pas avec moi non plus. Tu ne sais rien de ce qui se passe alors, alors s’il te plaît arrête ça de suite ! C’est pas parce qu’elle ne veut pas sortir avec moi qu’elle n’est plus digne de confiance. Tu délires et tu mélanges tout. Alors, cesse ça immédiatement. Tu as été amie avec c’est bien pour une raison quand même ! »

Durant son monologue, il s’était levé et avait gigoté dans tous les sens. Son ton était encore monté d’un cran mais une fois qu’il eut terminé sa première tirade, il redescendit un peu sur Terre. Il ne faisait qu’évacuer sa frustration, sa rancœur sur la mauvaise personne et à un mauvais moment de surcroît. Bordel, le Monde était en train de s’écrouler et il engueulait sa jeune sœur à propos d’une histoire de cœur sordide. C’était vraiment n’importe quoi. Il perdait les pédales complètement à cause de la renégate et ça n’avait rien de réellement justifiable. Tout était clair et net, pourquoi continuait-il d’espérer ? Pourquoi se mettre dans des états pareils ? Et surtout pourquoi finir par tout balancer à la tête de la blondinette comme ça. Même si elle était en tort, elle n’avait pas mérité une telle hargne. Ca non. Il la détailla, les joues parsemées de sa tristesse dans cette salle à manger, là où ils avaient l’habitude de dîner en famille, là où on leur avait appris le funeste sort qui attendait leur géniteur. Rose qui avait toujours été là pour lui, Rose qui avait toujours été sa force. Mickaël fondit alors sur elle et l’a pris dans ses bras. Il la serra contre lui et caressa ses cheveux afin de l’apaiser.

« Excuse-moi Rosie, excuse-moi. J’ai été horrible et tu n’as pas mérité ça. Ce n’est pas contre toi que je suis réellement fâché, excuse-moi. Tu n’es pas faible du tout. Regarde tout ce que tu as déjà traversé, ce qu’on a traversé. On a réussi à s’en remettre, à mener nos vies et on a pris sur nous pendant tant d’années. Peu de personnes auraient réussi à surmonter ça. Pour moi, tu n’as jamais été vulnérable. Si je veux te protéger c’est pour les mêmes raisons que toi. Ce Benjamin c’est qu’un crétin. Il ne t’attaque jamais de front c’est bien la preuve qu’il a les jetons ce môme. Il t’emmerde toujours ? »

L’aîné se détacha de la jeune femme et plaça le revers de sa main contre sa pommette afin d’effacer les traces de ses sanglots. Il se sentait vraiment coupable là et stupide aussi par la même occasion.

« Je ne te demande pas de te réconcilier avec Mathie, si tu n’en as pas envie. Juste présente lui tes excuses, si elle ne fait pas d’efforts et bien, tant pis. Je veux au moins que t’essaies. On a besoin d’elle. Elle a de l’influence ici auprès des gens puis je te rappelle que c’est grâce à elle si on a des moyens de se défendre. Elle nous aide à être préparer à toute éventualité. Les militaires et les réfugiés sont en train de dilapider nos ressources. Grâce à elle, on pourra survivre. Elle a de l’importance et elle a les armes. Et surtout, on peut lui faire confiance quoique tu en penses. »

Le mécanicien posa sa paume sur l’épaule de la caissière et lui offrit un léger rictus en signe de réconciliation.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Jeu 1 Nov - 21:12

Alors qu'ils parlaient, enfin s'engueulaient, Micka frappe violemment du poing sur la table si bien que la cadette fût prise au dépourvu ce qui la fît sursauter. Rose n'avait pas l'habitude de voir son frère dans des états pareils, à vrai dire elle ne l'avait jamais vraiment vu ainsi. Elle se demandait bien quelles étaient les raisons de cet emportement, sans doute une accumulation de choses. En tout cas on peut dire que le bouchon a pété au mauvais moment pour le garagiste puisque c'est sa sœur qui va payer les pots cassés. Avait-elle mérité toute cette hargne venant de son aîné... Sans doute pas, mais la caissière savait qu'elle devrait tôt ou tard payer pour ses agissements dans le dos du Blanchet. Il lui envoya au visage toute sorte de déclaration qui dans le contexte semblait particulièrement virulentes, mais qui au final n'était pas si terrible. Ne sachant pas quoi dire face à son frère, elle baissa la tête et murmura dans sa barbe

Si tu le dis...

Espérant que Micka ne l'entende pas, Rose ne pouvait s'empêcher de commenter le discours de son aîné, mais pourquoi donc. C'est vrai que Mathilda était autrefois son amie et qu'elle avaient noué des liens forts entre elles, et juste pour une histoire de baiser cette amitié c'est envolée. En fait si elle agissait ainsi, c'est parce qu'au fond d'elle la jeune Blanchet était persuadé que la jeune Emy était toujours vivante en dehors de cette ville. Mais pourquoi pensait-elle ainsi... peut-être que la jolie blonde voulait se protéger de la réalité qui était que son frère avait une relation avec l'une de ses seules amies. Ce que Rosie avait remarqué, c'est que le garagiste semblait gigoter dans tout les sens sans raison particulière. Était-ce le stress ou la colère, elle ne le savait pas, mais vu son humeur elle n'oserait pas lui demander. La cadette remarqua ensuite que son aîné avait enfin baissé le ton, sans doute c'était-il rendu compte de son comportement abusif vis-à-vis d'elle, le fait est qu'il semblait à présent beaucoup plus gentil, en somme il ressemblait déjà plus au Mickaël qu'elle connaissait d'habitude. Se demandant quelle serait la suite des événements, Rose n'eut pas le temps de réfléchir que l'homme de la maison se leva et prit la demoiselle dans les bras. Dans ces moments malgré qu'elle pourrait lui en vouloir elle se contenta de lâcher des larmes tout en esquissant un sourire. Finalement elle retrouvait le Micka qui était toujours là pour lui et super gentil avec elle, si bien que la demoiselle se disait au fond d'elle qu'elle pardonnerait son frère même s'il avait pu se montrer violent, un peu trop même, il manquait plus qu'une gifle de la part de son interlocuteur pour que les choses partent en vrille. D'ailleurs la caissière se demandait de plus en plus comment avait-elle fait à ce moment là pour ne pas lui foutre une gifle, car après tout il la méritait tout de même. S'il y a une seule chose qu'elle n'a jamais fait dans sa vie c'est frapper Micka et ce n'est sans doute pas aujourd'hui qu'elle commencerait à le faire, car même s'il avait très violent, il reste son seul lien familial qu'elle connaît et perdre une amitié de longue âge comme ça est tout simplement inconcevable pour Rose. Cette dernière écouta son frère qui lui parla tout en lui caressant les cheveux et bizarrement la juxtaposition des deux facteurs enclenchait chez la sujette une réaction positive. En effet elle s'arrêta doucement et l'on commença à voir un de ses sourires niais que l'on peut voir chez les jeunes enfants. Cette scène lui rappelait tout un tas de souvenirs et notamment les fois où le Blanchet a dû apaiser sa sœur. Le sourire de la jeune femme resta sur son visage lorsqu'il commença à s'excuser de son comportement et de ses fautes. Sachant qu'elle le méritait en partie, elle lui dit

Je comprends que le stress et l'accumulation de tout un tas de chose a dû t'énerver, il fallait bien que la cocote éclate à un moment et je suis consciente que j'ai pu faire des erreurs, tes propos étaient justifiés, mais ne t’inquiète pas on a tous des phases difficiles, même les hommes les plus forts.

En disant cela, elle évoquait notamment l'épisode tragique avec son père où Rose n'a jamais vu son frère lâcher une larme devant quelqu'un, sachant qu'il fallait qu'il soit le pilier de cette famille en difficulté. Voulant lui dire le fond de sa pensée elle ajouta

Si tu veux tu peux pleurer je suis pas là pour te juger, après tout tu n'as pas pleurer une seule fois depuis au moins une dizaine d'année !

La cadette respectait grandement son grand frère ainsi que le courage dont il avait fait preuve au fil du temps, ce n'est pas donné à tout le monde d'endosser une telle responsabilité comme il a pu avoir. En effet cela doit être difficile pour un jeune adulte de s'occuper du domicile familiale sachant qu'à son âge les gens font généralement des études. Rose constata que Micka essuya les larmes de son visage, ce qui la fit sourire encore une fois. Il lui parla ensuite de Mathilda puis il fit un geste qui signifiait une paix retrouvée. Elle se jeta sur son frère pour lui faire un câlin tout en lui déclarant

Je ferai cet effort pour toi, après tout tu le mérites après toutes les fois où tu m'as rendu service. Je comprends maintenant pourquoi tu la considérés comme une femme si importante. En effet si elle peut nous aider à vivre tranquillement dans notre ville et à renvoyer l'armée chez elle, je veux bien la suivre malgré nos différents... Et ce n'est pas une question de confiance, bien sûr que je lui fait confiance, mes préjugés se basait sur votre relation, mais bref je préfère ne plus en parler après tout tu es assez grand pour vivre comme tu le sens.

Rose termina sa phrase puis elle se dirigea vers le frigo pour prendre une bouteille d'eau, car celle du robinet n'était plus potable avec la crise. Maintenant elle espérait juste que les choses revienne à la normale et que la soirée se termine bien.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Jeu 1 Nov - 22:41

Rose l’excusait et si facilement. Elle le faisait toujours, lui pardonner ses ratés. Ils ne se jugeaient pas, s’accepter tel qu’ils étaient même dans leurs pires moments. En fait, c’est en partie pour cette raison que Mickaël n’avait pas pu digérer aussi qu’elle ait pris la tête à Mathilda dans son dos. D’ordinaire, elle ne remettait pas en cause ses actes, ses décisions. Elle lui aurait peut-être donné son avis mais ça n’aurait pas été plus loin. Jamais elle ne s’était permis de mettre son nez dans ses affaires et en secret en prime ! Il ne comprenait pas pourquoi elle se méfiait autant la jolie brune mais il espérait juste que cette querelle intestine cesse. Ou du moins s’apaise. Ils devaient s’allier contre des problèmes plus importants que ça comme les militaires par exemple. Enfin, il était soulagé qu’elle ne lui en tienne pas rigueur et il la serra un peu plus fort contre lui quand elle revint se poster dans ses bras. C’était tout ce qui lui restait désormais. Il n’y avait plus qu’elle ou presque qui comptait. Le mécanicien ne put s’empêcher de rire à ce qu’elle lui sortit avant de revenir contre lui. Que croyait-elle vraiment ? Qu’il allait lâcher les vannes d’un seul coup et se laisser aller ? Ca n’était pas dans ses habitudes puis il ne pleurait pas sur commande non plus. Il ne voyait pas l’intérêt et surtout pas devant elle. Ca n’était pas parce qu’il n’avait jamais versé une larme devant elle qu’il s’était retenu une fois seul – même si il fallait avouer que ça ne lui était que rarement arrivé. Peut-être que sa fierté intervenait là-dedans. Enfin, ça n’aiderait personne qu’il se mette à brayer. Ca n’aidait jamais personne. A part soi-même peut-être mais ça, c’était encore une autre histoire. Il avait d’autres façons d’exprimer ses émotions – un peu plus virulente mais au moins plus combattive que le laisser aller.

« C’est bon, je ne vais pas pleurer non plus ! Je veux bien que j’ai l’air à cran mais de là à me mettre à pleurnicher franchement ! T’en fais donc pas va ! »

Son hilarité prit fin aussi rapidement qu’elle avait naquit et pour clore cette discussion, il chiffonna ses cheveux avec sa main droite la décoiffant au passage. Elle allait au moins présenter ses excuses à Mathilda, c’était déjà très bien. Plus besoin de s’épancher sur le sujet. De toute manière, elle ne voulait pas revenir sur le thème. Le garagiste savait très bien que parler davantage de sa collègue n’arrangerait rien. Mais il aurait bien eu envie de lui faire part de ce qu’ils se passaient – ou plutôt de ce qu’ils ne se passaient pas entre eux. Sa cadette était sa confidente et ne pas discuter de ça alors qu’il en aurait bien éprouvé le besoin, était regrettable. A part lui redire qu’elle se jouait de lui, qu’elle s’en méfiait qui avait-il à ajouter ? Elle avait choisi en quelque sorte son camp et bien que ça soit inédit dans leur histoire, il allait devoir vivre avec. Ca n’était pas de son ressort ces chamailleries. C’était comme ça, un point c’est tout.

« Merci, j’apprécie vraiment. Je ne t’en reparlerais plus, promis. »

Il la laissa s’éloigner vers le frigo et en profita pour se rassoir à sa place. Avec tout ça, leur visite habituelle avait été quelque peu perturbée par des ondes négatives. Maintenant qu’il s’était calmé, il voulait rétablir la communication entre eux.

« Et donc mis à part un frère névrosé, tout va bien ? Le boulot ? Mathie m’a dit que vous aviez eu droit à deux, trois jours de congés le temps que le patron s’organise afin de trouver une autre forme de payement. J’espère qu’il ne fera pas l’erreur de donner des trucs aux gens. Mon boss n’arrête pas de réparer des voitures gratuitement. Ça devient du gros n’importe quoi. Et tous ces réfugiés qui en profitent. Enfin… »

Le jeune homme joua avec sa tasse le temps que sa frangine lui réponde et ne revienne s’installer près de lui. Monsieur Drake passa près de sa jambe et il s’empara de la créature. La bête pesta un peu mais finit par ronronner dès que l’aîné Blanchet lui caressa la tête, juste derrière les oreilles. Il le remercia mentalement de ne plus être tombé malade depuis qu’il avait par inadvertance atterri dans les draps de son vétérinaire attitré. Comme si, il savait qu’il valait mieux éviter pour eux de la revoir.

« Et si tu pouvais éviter de choper un nouveau truc dans le mois à venir, ça m’aiderait toujours autant, tu sais ! T’es un brave petit gars ! »

Il venait de chuchoter à l’oreille d’un félin oui, oui. Mais pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Jeu 8 Nov - 15:55

Micka dit à sa jeune sœur qu'il n'était pas au point de craquer et cela la fît sourire. La garagiste chiffonna ensuite les cheveux de la Blanchet ce qui provoqua en elle une joie, mais de l'énervement en même temps. Rose n'aimait pas spécialement que l'on touche à sa chevelure, même si le geste restait tout de même affectif. Se demandant bien ce que son frère pensait, elle imaginait tout un tas de choses sur les raisons de cette colère soudaine, bien que passée. L'aîné accepta ensuite la proposition de la demoiselle qui consistait à ne plus parler de Mathilda, car elle savait que le sujet tombait souvent sur la table, même un peu trop si bien que parfois elle avait l'impression de vivre avec. Cependant elle refusait tout de même de perdre le lien avec l'aînée Fontaine, si bien que Rose se permettrait de temps à autre de questionner son frère à son sujet. Ils passèrent à tout autre chose lorsque Micka posa des questions à la jeune femme pour savoir s'il y avait quelque chose de nouveau dans le coin et si elle allait bien. La cadette Blanchet lâcha un sourire puis elle dit

Ah ah tu n'es pas névrosé, juste à cran Micka, d'ailleurs le café ne vas pas arranger les choses (en regardant la tasse vide de Micka) … Disons que même s'il ne m'aurait pas donné ses jours de congés, avec la panique qu'il y a eu j'ai préféré rester à la maison, c'était plus sûr. En plus fallait bien surveiller Mr Drake, il avait l'air tout paniqué... Concernant mon boulot je voulais t’annoncer que je songeais éventuellement à changer d'air, car le supermarché n'est plus trop ma tasse de thé, surtout depuis la Grande Panique, je sais pas j'ai envie d'aider les gens d'ici en vendant les produits faits dans notre ville, j'ai vu une excellente boutique biologique qui recherchait justement de la main d’œuvre.

Lui avouant cela, Rose se demandait comment le jeune homme le prendrait, peut-être penserait-il que c'est de la faute de Mathilda, pour en être sûr, elle préféra jouer la carte de la sécurité et elle lui avoua

Et si tu te demandes pourquoi un tel choix, sache que Mathilda n'a rien avoir dans l'affaire, je pensais que le commerce de proximité est le mieux pour se faire des relations et rester soudé, le supermarché ne sert plus à grand chose, surtout depuis l'incident.


Allait-il comprendre la demoiselle ou au contraire la contredire, le choix ne dépendrait maintenant plus que de lui. La jolie blonde rigola ensuite lorsqu'elle vit son frère murmurer quelque chose à l'oreille de Mr Drake. En effet il semblait partager un secret avec le chat qu'il venait d’attraper et qui passait innocemment dans la cuisine. Se demandant bien de quoi les deux pourraient parler, Rose dit à son frère

Tu lui demandes s'il est encore malade !

Rigola-t-elle avant de boire le reste de café présent dans son récipient. Regardant maintenant les deux membres présents dans sa demeure, la jeune Blanchet souri et elle se rappela le bon vieux temps où ses parents étaient encore présent, un temps où l’insouciance régnait en maître face à la dure réalité de la vie. Ne pouvant s'empêcher de penser à son ancienne amie, la blondinette se demandait bien comment était organisé le prototype d'organisation qu'elle était en train de faire avec d'autres comme Micka ou même elle, même si elle semblait tout ignorer de ce que l'on appelle les renégats. Voulant absolument avoir les idées claires, Rose regarda son frère et lui dit

Concernant le groupe dont Mathilda est chef et où je suis apparemment, cela fonctionne comment, car je ne sais vraiment rien !

Dit-elle simplement. Maintenant elle voulait juste une réponse de la part de son frère.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Mar 13 Nov - 19:14

Le renégat ne put retenir son rire quand sa sœur posa ses yeux sur sa tasse. Sa remarque l’amusa plus que de raison. Comme si la caféine avait un rôle à jouer là-dedans, c’était même plutôt l’inverse. Sans ça, il aurait du mal de tenir la distance avec la fatigue. Mais elle avait raison sur l’autre point, il était excessivement à cran. Rien ne semblait aller droit depuis que les bombes étaient tombées du ciel. Logique bien sûr mais ça n’en restait pas moins éprouvant. Sans parler de l’arrivée des réfugiés et des militaires. Tout avait été chamboulé et trouver un équilibre dans ce chaos semblait vain. En parlant de chamboulement d’ailleurs, Rose se mit à parler d’une ré-orientation de carrière. Le mécanicien arqua un sourcil un peu décontenancé. Qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ? Le Monde s’écroule et sa sœur songe à revoir son avenir professionnel. Il n’y aurait peut-être bientôt plus rien à voir du tout. Ne réalisait-elle pas ? Pourquoi maintenant ? A cause de Mathilda ? Ça serait un peu fort tout de même. Est-ce que sa frangine serait capable d’un tel extrémisme ? Honnêtement, oui. Mickaël allait l’interroger quand elle le coupa dans son élan, le devançant nettement sur ses songes. Mouais, son explication tenait à peu près la route mais il restait perplexe. La cadette Blanchet avait une façon plutôt étrange d’aborder la guerre. « L’incident » qui n’en était pas vraiment un. Un terme qui en tout cas minimisait fortement les faits. Enfin, peu importait. Le jeune homme haussa les épaules en conclusion à cette tirade.

« Si tu penses que c’est ce qu’y a de mieux à faire ! Mais renseigne-toi bien avant de te lancer là-dedans. C’est pas forcément le meilleur moment pour changer de boulot – plus rien n’est sûr et le commerce encore moins que le reste. Après c’est que mon avis. Mais je te fais confiance pour peser le pour et le contre .De nous deux, on sait que tu as toujours été la plus réfléchie. Et si Mathilda n’a rien à voir avec cette décision, alors je ne vois rien à redire.»

Si lui était un homme d’action, la blondinette symbolisait bien plus la réflexion et cela avait toujours été comme ça. Oh bien sûr, il n’avait pas été un mauvais élève, loin de là – pour faire plaisir à papa, maman. Mais bon son comportement et sa personnalité n’étaient pas forgés pour penser avant d’agir. Heureusement pour lui, sa voisine de table ne partageait pas ce trait de caractère. Sinon ils seraient tous deux dans de beaux draps et il devrait très sûrement s’en faire beaucoup plus pour elle. Mr Drake ronronnait toujours sur ses genoux, il s’était mis en boule désormais. Le garagiste sourit à la réplique de son interlocutrice.

« Ceci est un secret entre moi et Mr Drake, veux-tu. Conversation privée oblige ! En tout cas, il ne me donne pas l’impression d’être particulière malade au contraire. On voit que tu le gâtes trop ! Regarde-moi ce ventre dodu ! »

Le trentenaire gratta le félin sur son ventre et ce dernier se tourna de sorte qu’il puisse continuer. Alors qu’il continuait son activité consistant à chouchouter l’animal domestique, la jeune femme reprit la discussion et posa une question déconcertante. Il lui avait déjà expliqué pourtant. Sa façon d’appuyer cette interrogation laissa également sous-entendre que ce choix n’avait pas été sien. Bien, il l’avait poussé en ce sens et avait argumenté pour qu’elle le suive dans cette entreprise mais à ce qu’il sache, elle n’avait jamais refusé de le faire… La légèreté qui s’était enfin emparé de la cuisine retomba aussi vite.

« Que veux-tu savoir ? Je t’ai déjà tout dit au moment des faits, non ? C’est simple, Rose. Si jamais le maire prend les mauvaises décisions et nous conduit droit vers un mur, on reprend le contrôle de la ville. Tu as bien vu que c’est l’anarchie dehors entre les réfugiés qui se sont massés ici et les militaires qui pensent que tout leur appartienne… On ne pourrait pas tenir éternellement si on n’agit pas. Mathilda a des armes et elle a de l’influence encore une fois. Notre souci c’est de protéger tout le monde, qu’on arrive à survivre. »

Ou en tout cas, cela concernait les habitants d’ici. Il espérait qu’elle partageait ce point de vue. Ça n’était pas trop le moment de tout remettre en cause alors que tout et n’importe quoi pouvait arriver. Il fallait une cohésion entre les membres, une solidarisation maximum et pour ça, il comptait pas mal sur la chef du mouvement. Sauf que pour ce cas précis, il y avait des complications et que c’était à cause de lui que Rose se retrouvait embarquée dans cette histoire. C’était sa responsabilité et uniquement la sienne, si jamais elle créait du grabuge entre tout le monde. Il voulait faire son possible pour que tout se déroule au mieux. Le seul problème c’est qu’il n’avait jamais été un très bon médiateur.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Sam 17 Nov - 16:06

Rose vit son frère rigoler lorsqu'elle lui fit une remarque vis à vis du café. Se demandant bien pourquoi cela le faisait rigoler, elle n'eut d'autre choix que de réfléchir intérieurement sans vraiment avoir de réponses. Lui parlant ensuite de son avenir professionnel, la jeune femme vis son aîné hausser des sourcils, sans doute qu'il se demandait bien encore ce qui clochait dans l'esprit de sa cadette pour qu'elle pense ainsi. Il ne tarda d'ailleurs pas à lui répondre en haussant des épaules avant de lui répondre que la jeune Blanchet devrait se renseigner avant de vouloir faire un tel choix et il la laissa libre de sa décision. Respectant ainsi la parole de son grand frère elle lui dit

En tout cas je te remercie que cela ne te poses pas de problèmes, car ton avis est important pour moi et tu le sais... Si j'agis ainsi c'est tout simplement parce que je considère qu'en travaillant à l'exploitation agricole je me sentirai plus utile à la communauté qu'en étant dans le supermarché, surtout qu'avec la Grande Panique j'ai un peu peur que quelqu'un vienne et s'en prenne à nous directement.

Souhaitant avoir l'avoir de son aîné, Rose savait tout de même qu'entre les deux Blanchet, la personne qui était la plus à même de réfléchir était la cadette. Depuis toute petite elle était considéré comme le cerveau et son frère comme l'homme d'action, et cela ne s'arrangeait pas avec l'âge. Il suffit de voir encore récemment avec Benjamin. Si la demoiselle voulait l'attraper dans un piège, lui était allé le voir et lui a fait comprendre avec ses mots qu'il devait arrêter d'embêter sa petite sœur et bizarrement le jeune homme ne revint pas la voir pendant un long moment. Après avoir demandé ce que mijotaient Mr Drake et Micka, il lui répondit que c'était un secret et que celle-ci gâté trop le chat. Il était vrai que depuis le départ de tout les Blanchet de la demeure, Mr Drake avait subi un traitement de faveur qui se traduisait par une augmentation de la qualité nutritive de son repas. Elle lâcha donc un sourire à son frère et elle lui dit

Dans ce cas je m’immisce pas dans votre discutions qui a l'air très confidentielle... (dit-elle en lâchant un sourire niais) Il faut bien que quelqu'un s'occupe de Mr Drake et je l'aime bien donc je le nourris bien !

Rose lui demanda ensuite des précisions sur les actions de Mathilda en autre ce qui n'avait pas l'air de plaire au jeune homme qui se remis à hausser le ton. Elle haussa le sourcil en guise d'interrogation, car oui la jeune Blanchet se demandait bien pourquoi le garagiste agissait ainsi. Entendant le reste de son discours, elle l'écouta attentivement et elle ne pouvait être que d'accord avec lui, cependant le fait qu'il se soit remis en colère ne semblait pas passer auprès de la cadette et elle allait lui faire savoir. Regardant Micka, elle lui dit

Ah d'accord dans ce cas je veux bien vous suivre, juste évites d'être si désagréable avec moi car la question que je t'ai posé n'avait rien d’offensante, je voulais juste savoir le fonctionnement de votre groupe car j'y appartiens, mais je ne connais absolument rien à son sujet.

Lui dit-elle avant de se lever et de s'appuyer sur les épaules de son frère de façon affective. S'appuyant toujours sur son frère, la demoiselle ajouta

Faudra dans ce cas que tu m'apprennes à maîtriser le combat et en échange je t'apprendrais à te tenir, car tu t'emportes parfois trop vite !

Oui elle lui dit cela avec le sourire, mais Rose savait pertinemment que son aîné ne le prendrait pas mal, maintenant il ne restait plus qu'à voir la réaction de ce dernier et ce qu'il allait penser de cette idée.
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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Sam 15 Déc - 11:53

A la deuxième réplique que sa sœur lui servit concernant son boulot, Mickaël ne réagit que d’un sourire et d’un hochement vague de tête. Qu’y avait-il à rajouter à ça ? Elle semblait plutôt déterminée et y avait bien réfléchi. Il avait confiance en elle, si elle pensait que c’était la meilleure chose à faire. Qui était-il pour la contrecarrer dans ce genre de projet ? Il n’avait jamais joué le rôle de leur père auprès d’elle – pas de cette façon-là du moins. Il ne commencerait pas aujourd’hui. Contrôler sa vie n’avait jamais son intention, ils savaient tous deux à quel point cette façon de faire peut éloigner les membres d’une même famille. Le mécanicien élargit son rictus à la seconde tirade de sa jeune sœur. Ça pour bien le nourrir ! Enfin il était sincèrement heureux qu’elle ait une présence ici, Mr Drake remplissait bien son rôle et rien que pour ça lui en était reconnaissant. Alors que la conversation changea son cours, le trentenaire n’avait pas réalisé qu’il s’était à nouveau un peu emporté. Quand sa cadette lui en fit la remarque, il se sentit un peu coupable. Il ne se rendait pas compte à quel point il était à fleur de peau depuis quelques jours et surtout depuis hier. Cette visite chez sa meilleure amie n’avait pas été une si grande idée et une si bonne chose finalement. Il ne percevait pas les effets néfastes que cette entrevue lui avait causés. En même temps avec Mathilda, c’était un peu le principe de « donner du pain à celui qui a soif ». Il s’en accommoderait, il avait juste besoin de temps pour digérer. Encore une fois cette histoire n’avait pas lieu d’être ici entre lui et Rose. Il s’en voulait d’être autant sur les nerfs. Quand la jeune Blanchet s’appuya sur lui, il posa sa main sur son bras en signe de pardon.

« Excuse-moi je m’en rends pas compte. Je pense que j’ai besoin d’une vraie nuit de sommeil. Ca fait plus d’une semaine que j’ai pas réussi à dormir correctement. Ça commence à me rendre fou. Pour le groupe, je suppose que Mathie t’expliquera ça mieux que moi. On finira sûrement par tous se voir. Sache juste qu’on ne cherche qu’à se protéger. »

Concernant sa réflexion sur le combat et sa façon de se tenir, il ne chercha même pas à relever. Que pourrait-il lui apprendre franchement ? Comment enfoncer son poing dans le visage des autres ? Franchement, ça n’était pas une solution. Et puis son attitude ne regardait que lui – on aurait dit que la blondinette reprenait définitivement le flambeau maternel. Afin de ne pas envenimer la situation, il ne lui dit pas. Rien de mieux pour se fâcher avec elle que de lui dire qu’elle ne ressemble à leur mère. De son autre paume, il grattouilla une dernière fois les oreilles du félin avant de lâcher sa faible emprise sur son interlocutrice et de reposer l’animal au sol. Ce dernier lui accorda un dernier regard avant de s’enrouler autour des jambes de sa maîtresse puis de s’aventurer dans le couloir. Le garagiste profita de cette libération pour se lever et emporter avec lui sa tasse qu’il déposa sur l’évier. Il s’appuya quelques instants sur le plan de travail et fit face à la renégate.

« Je pense que je vais y aller. J’ai besoin de prendre une bonne douche comme tu peux le constater. Et après je crois que je vais aller m’écrouler dans mon lit. »

Il ne lui avoua pas que la raison à cet épuisement avancé était dû à sa nuit précédente – celle qu’il avait passé en tout bien tout honneur avec la chef du groupe armé. Comment voulez-vous dormir profondément près d’une personne dont la simple présence vous déstabilise ? Et puis, surtout, elle lui avait donné matière à réfléchir durant cette veillée. Il n’avait donc pas su ou si peu fermer l’œil. Le renégat s’avança vers son hôte et la prit dans ses bras.

« Excuse mon humeur d’aujourd’hui. Ça m’a fait sincèrement du bien de te voir et de discuter. Tu fais attention à toi ok ? Si jamais y a le moindre souci, tu sais où me trouver.»

Il chiffonna un peu la crinière de sa cadette avant de reculer et de s’orienter vers la porte. Il balaya les environs tout en gagnant l'entrée et avant de tourner la poignée de l’entrée, il se retourna une dernière fois sur la Blanchet. Quelque chose venait de traverser son esprit.

« Au fait, t’as reçu l’invitation je suppose pour la petite sauterie du maire ? Je passerais te prendre avant d’aller. Je sais pas si on arrivera à se retrouver une fois sur place donc. Et je pense qu’on ferait mieux de rester grouper pour ce genre d’événement. »

Le jeune homme appréhendait un peu cette histoire car il savait que cela allait très certainement réveiller toutes les frustrations des habitants. Que ça dégénère ne le dérangeait pas vraiment – il voulait que les choses bougent à vrai dire mais que sa sœur ou d’autres innocents soient blessés. Avec les militaires dans l’assistance on ne sait jamais après tout… L’aîné des Blanchet déposa un baiser sur le front de sa frangine.

« A bientôt Rosie. Prends soin de toi sœurette. »

Il franchit le seuil, salua une dernière fois de la main la propriétaire des lieux et s’aventura dans les rues afin de rentrer chez lui. Une bonne douche et un bon lit – un programme simple, efficace qui lui convenait totalement.

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MessageSujet: Re: Brother&Sister [Livre I - Terminé]   Aujourd'hui à 16:33



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