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MessageSujet: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 27 Sep - 7:55

    C'est une question légitime à mon sens. Si je couchais avec Raulne la vie pourrait être encore plus compliquée, mais comme il est mon supérieur, je n'ai encore jamais sauté le pas, mais bon, je ne suis même pas sûre que nous survivions encore longtemps, alors si jamais je savais que c'était ma dernière nuit sur terre, je n'aurais plus peur des conséquences. Pour le moment, ce ne sera que fantasme, il me plait, il le sait, c'est là que s'arrête le jeu, un jeu très plaisant, que j'aime jouer en tout temps. Même si depuis notre arrivée, je ne me suis pas spécialement amuser à le jouer, parce que nous avons d'autres priorités, dès que l'occasion se présentera, il ne manquera pas d'y goûter, je peux vous le garantir. Même s'il a ce petit quelques choses qui me fout la frousse, que je ne saurais expliquer vraiment, sans doute son côté mystérieux qui me fait craquer et qui me fait peur. Mais bon, si je veux m'amuser, je le fais simplement d'une autre façon, je ne pense pas à Raulne, et même si j'ai des besoins physiologiques naturelles, je les mets en veilleuse dans ce combat pour notre vie. Notre vie est une vilaine maladie, très vilaine même, mais je n'ai pas envie de la lâcher. Nous devons faire tout notre possible pour sauver notre pays, je ne me vois pas abandonner aussi facilement, même si la situation est très compliquée. Bertin ne capte que des grésillements sur sa radio, il n'y a plus de téléphone qui fonctionne. Quand, je ne suis pas en service, j'écoute ma musique, les derniers titres que mon cousin m'avait téléchargé sur mon lecteur MP4, notamment C2C . Il connaissait parfaitement mes goûts, mais je ne sais même pas s'il est toujours en vie puisqu'il s'est fait bombarder. Je ne pouvais pas venir en aide à tout le monde de toute façon. J'étais donc en patrouille dans le centre-ville sur la Place du Général de Gaulle qui n'était plus de ce monde depuis un bon moment maintenant. Il saurait sans doute quoi faire en pareil situation ce bon monsieur, mais nous n'allions pas faire une séance pour lui parler. Je n'y croyais pas de toute façon, alors ça ne servait à rien ce n'était que supercherie. Je faisais donc ma ronde quand je vis Raulne arriver dans ma direction.

    " Vous venez voir si je ne me suis pas fait mal ? "

    Oui, j'étais directe, mais je n'avais pas l'habitude de ne pas l'être. Je lui faisais en même temps un petit sourire aguicheur. Peut être que ce petit moment serait le bienvenue pour jouer un petit jeu de séduction en tout impunité évidemment.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 27 Sep - 16:00

    C'était le soir. Depuis combien de temps tout ce bordel avait commencé ? Je perdais toute notion du temps. Ma montre avait cessé de fonctionner quand mon véhicule s'était retourné sur la route de Cherbourg dimanche dernier. Trois jours, ça faisait trois jours. Trois putains de journées passées le cul ici, à Louisville, plutôt que de se battre à Cherbourg. Je ne savais toujours pas ce qu'il se passait sur notre objectif, s'il était toujours défendu, si cela n'avait été qu'une feinte, ou si le port avait été pris tel quel par un éventuel ennemi. Je manquais d'infos, et Bertin n'était pas encore parvenu à rétablir les communications. Personne n'arrivait à rien savoir, et je n'avais pas encore assez d'hommes valides pour mener des reconnaissances en bonne et due forme en parallèle du retranchement que nous étions en train d'opérer. Un regroupement était chose délicate à gérer dans la situation explosive qui avait cours actuellement. Il fallait gérer des stocks publics et privés en coordination avec des intérêts supérieurs, ceux de la Nation, de l'Armée, de la guerre qui devait se nourrir elle même pour être menée à son terme. A côté de ça, les bombardements m'avaient privé de la majorité des effectifs disponibles. La situation nécéssitait donc de transiger et de négocier avec les notables locaux. Et obtenir leur appui était particulièrement difficile ; ils ne se sentaient pas concernés par ce conflit ; de vrais moutons ! Putain, mais on s'était fait atomiser, quand même ! Alors on allait rester chacun chez soi, et attendre que cela se passe ? C'était ce que les gens du coin prétendaient faire, et ça mettait ma patience déjà limitée à rude épreuve. Cet après midi, j'avais rencontré plusieurs commerçants de la ville en colère des réquisitions de matériel que le Maire avait décidé sur mon conseil. Je sortais donc las, fatigué et en ayant vraiment plein le cul de tous ces connards qui venaient se plaindre de l'état de leurs stocks et du péril pesant sur le commerce. Nan mais y'a pas plus urgent, quand même ? J'avais fini par jeter tout le monde, et là je sortais prendre l'air. Sans tous ces nuages noirs qui masquaient intégralement le ciel, c'eut été un beau début de soirée. Le clocher de l'église indiquait dix huit heures trente quatre, mais était ce toujours la bonne heure ? Impossible de savoir.


    Je sortais de la poche de ma veste un paquet de clopes. Bientôt, je n'en aurais plus et je n'aurais plus qu'à me trouver des combines pour m'en fournir à nouveau. Ce qui n'était pas en soi un problème, mais j'avais autre chose à penser. C'était peut être le moment rêvé pour arrêter de fumer, vous ne pensez pas ? J'allumais la clope et en tirais une bouffée d'air vicié, promenant mon regard sur le centre ville. Je distinguais une silhouette sur la grand place. Et soupirais. En temps normal, jamais je n'aurais eu le front d'organiser des patrouilles individuelles. Mais l'absence de dangers immédiats et la grande taille de la zone à couvrir par rapport aux effectifs m'avait poussé à organiser ces veilels en solitaire, ce qui n'était pas sans danger. Qu'une bande armée, que nos ennemis arrivent ou que des civils pètent un câble, et le pauvre bougre en patrouille finirait en pièces. Quand d'autres soldats sortiront de la clinique et redeviendront totalement aptes, cela soulagera les autres... Je me rappelais que ce quart ci était à Bandat. Cette petite poule qui se la jouait. Pas manchotte pour un sou, elle tirait même très bien. Juste, sa place était pas dans mon unité. Je ne me plaignais pas de sa présence, malgré tout ; elle remplaçait des blessés. Et même si un tireur d'élite avec un fusil de précision n'est pas le meilleur soldat pour garder une place, je ne pouvais pas faire la fine bouche. J'allais à sa rencontre, entendre son rapport et ses impressions, et surtout je ne voulais pas que d'autres civils m'abordent, ou j'allais vraiment devenir violent. La jeune femme me lança un regard fort peu approprié, et plaisantais, comme d'habitude.



    | Pourquoi, ça te plairais que je m'occupe de toi ? Il est écrit « putain d'infirmière » sur mon casque, ou quoi? Pour toi soldat, le premier mot qui doit sortir de ton claquemerde, c'est Lieutenant. C'est peut être la merde dans ce coin pourri, mais on va faire en sorte de maintenir les bonnes habitudes. Compris? |


    Oui, j'étais à bout de patience, ce qui me rendait encore plus con que d'habitude et ce qui expliquait mon ton véritablement mauvais, même si Bandat n'était pas la cause de tant d'énervement. Du moins, pas encore, ses petits airs n'allaient pas tarder à me les hacher menu.


    | Quelque chose à signaler, sniper ? Du nouveau de Bertin et ses tentatives, ou de Comet et ses reconnaissances dans le secteur? |



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 11 Oct - 13:57

    Je faisais ma patrouille en ce début de soirée comme tout les jours depuis que nous étions ici. Depuis combien de temps d'ailleurs étions nous là ? Je ne saurais le dire mais cela devait bien faire quelques jours que nous étions bloqués ici pour une raison que je ne connaissais pas vraiment. Nous n'avions pas d'informations venant de l'extérieur alors nous faisions avec ce que nous pouvions. Il y avait peu de monde en état de fonctionnement correct, beaucoup étaient encore à l'hopital, ce qui ne nous arrangeait pas. Une bonne partie sortirait sans doute d'ici une poignée de jour encore et peut être que nous pourrions déguerpir de ce trou à rats pour atteindre enfin Cherbourg, enfin c'est ce que je m'imaginais. Je n'aimais pas défendre ma nation devant un ennemi invisible dans un endroit qui semblait être assez sur, qui n'était pas en danger immédiat, mais il suffit d'une fois, que nous partions et que la ville se fasse attaquer pour que nous nous en voulions toute notre vie. J'étais donc sur la place. Je voyais au loin Raulne avec sa clope. J'étais heureuse de ne pas fumer en ces jours difficiles car la cigarette deviendrait assurément une denrée rare et qui se monnaierait au prix fort. Mais sans doute en avait-il déjà conscience, ce serait l'occasion d'arrêter de fumer, cela ne lui ferrait assurément pas de mal. Je le voyais donc s'approcher, je savais ce qu'il voulait savoir plus ou moins mais je ne pu m'empêcher de plaisanter avec lui comme toujours. Il me remettrais en place, et je ferrais en sorte de respect sa volonté, sans oublier de le draguer de façon sournoise. Sa première remarque me fit sourire, la deuxième également. Je l'imaginais en blouse blanche, en tenue d'infirmière cela pourrait être marrant, mais j'allais bien, je n'avais pas besoin de soins, en tout cas pas physiquement car mentalement, ce n'était pas vraiment la même chose, j'étais encore sous le choc des civils qui avaient essayé de me prendre mes armes alors que notre convoi était en mauvaise posture.

    " Compris lieutenant ! "

    Si je ne le disais pas, ça ne lui plairait pas, et nous ne pourrions pas continuer à discuter de façon amical à propos de la mission qu'il m'avait confié. En tout cas, il semblait être déjà dans un état d'énervement avancé. Sans doute qu'il avait eu une mauvaise journée à négocier avec tout le monde pour gérer les stocks et tout cas, pour que les ressources soient réparties du mieux possible. Il me demanda alors s'il y avait quelques choses de nouveaux dans le coin, mais malheureusement la situation était à peu près la même depuis notre arrivée.

    " Dans mon secteur, je n'ai rien à signaler pour le moment, c'est assez calme depuis trois jours. Concernant Bertin, je l'ai croisé rapidement, il était en train de vérifier l'état de marche des transformateurs de la ville. Il n'a pour le moment pas réussi à rétablir un quelconque contact radio avec l'extérieur. Quant à Comet, je ne l'ai pas croisé, donc je ne peux rien vous dire à son sujet. Et pour vous lieutenant, la journée ne fut pas trop éprouvante ? "

    Je savais qu'en posant la question la réponse était positive, mais il n'était même pas obligé de me répondre vu qu'il était mon supérieur et que ces choses ne me regardent pas forcément.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 18 Oct - 13:26

    Oui j'étais en rogne et je ne prenais pas de gants, déjà que je serais foutu d'envoyer chier mes propres supérieurs ou le président de la république si ce connard était toujours en vie, alors vous imaginez avec un de mes troupiers ? Je n'étais pourtant pas du genre à me sentir irremplaçable ou supérieur aux autres ; je savais d'expérience que le grade ne rendait pas les hommes meilleurs, c'était même souvent l'inverse. Cependant, il était des choses qu'il fallait sauvegarder en période de crise, comme je venais de le justifier auprès du sniper de l'équipe. On devait garder des relations hiérarchiques tout simplement pour éviter les déviances qui pouvaient survenir dans ce genre de cas ; les hommes (et les femmes) devaient respecter leur chef pour éviter de se tirer et d'avorter la mission entamée. Il fallait bien sûr prendre ça avec des gants, les exemples de chefs ayant trop d'ascendant sur les hommes et la situation avait aboutit à la formation de bandes, écumant l'arrière pays en profitant de la guerre pour piller et tyranniser les populations civiles. Heureusement pour moi, je savais que la peur et la violence étaient mauvaises pour le business à long terme, et j'avais de toute façon d'autres préoccupations actuellement que celles de me faire de la thune. Ca pouvait attendre la paix ou en tous cas une stabilisation de la situation au niveau national. Bandat acquiesça en se reprenant, aussi pensais je que j'en avais fait assez pour le moment, même si le sourire mutin qu'elle me lança me rappelait la cuisante sensation qu'elle ne me prendrait jamais au sérieux. Il fallait faire quoi pour effacer ce putain de sourire ? Prendre d'assaut le kremlin tout seul ? Ou achever de massacrer tous les civils de la région comme un fou furieux ? Je pensais bien que la sniper se cachait derrière cette attitude ; c'était sa façon à elle de gérer la pression, énorme à son poste, et ce même en temps de paix. Et je ne faisais rien pour lui faciliter la vie, même que je m'en foutais bien.


    | Bien, Bandat. Que je t'y reprenne plus. On doit être impeccables devant ces civils, sinon ils nous prendront jamais au sérieux. |


    Et moi, je camouflais mon autorité hiérarchique derrière cette excuse. Peu importait. Bandat me donna ses informations. Toujours rien de nouveau, Bertin et Comet faisaient leur job pendant que les troupes ici continuaient de reprendre des forces ou d'assumer des tours de garde. Ca ne m'étonnait pas que Bandat n'avait pas croisé Comet. En tant que chef de l'unité de reconnaissance, c'était justement son boulot de ne pas se faire remarquer. Ensuite, elle me demanda des nouvelles me concernant. Je soutenais son regard, sortant une nouvelle cigarette et me la vissant dans le bec avant de l'allumer, proposant le paquet à la sniper.


    | Ces connards ne comprennent pas dans quel merdier on se trouve ici. Je suis sûr qu'ils pensent tous que le courant va revenir de manière durable et que le gouvernement va bientôt leur envoyer de l'aide. Je crois qu'ils ne réalisent pas la putain de situation dans laquelle on se retrouve. |


    Je pensais à lui poser une question qui me semblait importante.


    | Et toi Bandat, avec les civils ça se passe comment ? Ca se passe bien ou ils font des problèmes? |



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Mer 24 Oct - 21:31

    Je m'étais montré assez familière avec Raulne, mais ça ne lui avait pas plus du tout. Pourtant j'essayais de me montrer bonne amie et de détendre l'atmosphère, mais il était déjà en rogne bien avant qu'il ne m'adresse la parole, donc je ne faisais qu'ajouter une petite couche à cet agacement qui était en lui. Il grinçait des dents, je pouvais le sentir, mais notre situation était assez difficile, avouons le. Qui aimerait être à notre place à l'heure actuelle ? Je ne pense pas que beaucoup de personnes aimeraient y être en tout cas, car nous luttons, ce qui est bien, mais nous ne savons pourquoi nous le faisons. Nous ne connaissons pas vraiment notre ennemi, mais celui semble bien nous connaître. Ce fantôme qu'est le terrorisme nous a plongé dans une sorte de guerre apocalyptique, une sorte de 3ème guerre mondiale, comme ça du jour au lendemain ou presque sans qu'aucun cri ne soit entendu. Mais une guerre de ce genre ne commence-t-elle pas toujours de cette manière ? Un petit évènement allume la mèche, mèche qui conduit à une énorme explosion qui détraque tout le système. Dans tout cela, nous essayons de faire en sorte que le calme règne, tout du moins que tout ne dégénère pas jusqu'à un point de non retour. Celui est peut être déjà atteint, mais nous n'en savons rien. Qu'est ce que nous savons vraiment ? Pas grand chose, puisque notre communication avec l'extérieur est proche du néant, voir en dessous. J'écoutais donc Raulne qui me dit que nous devions être impeccable devant les civils pour qu'ils nous prennent au sérieux. J'avais de gros doutes sur cette affirmation. Ils ne me prendraient jamais au sérieux comme bon nombre de militaires le faisait avec moi. Je suis une femme qui porte une arme, autrement, je suis une brindille qui essaye de se faire arbre pour les civils, inconcevable donc. Pourtant, je savais me servir de mon arme, je savais supporter la pression, mais mon enveloppe charnelle me trahissait à leurs yeux, à leurs pensées pleines de préjugés. Je ne pouvais rien faire contre cela, contre ma nature de femme. Raulne était pourtant bien réaliste face à la situation que nous vivions. C'était la grosse merde, il n'y avait pas d'autres mots, nous le savions mais les civils n'avaient pas l'air de tellement s'en inquiéter, peut être à cause de ce maire, de ce leader par défaut devenu naturel à leur yeux qui leur disait que tout irait bien. Ce discours relevait presque d'une utopie irréaliste. Comment savoir si tout irait bien ? Nous ne le pouvions pas du tout, mais le maire se portait garant que si, tout irait bien. J'allais répondre à Raulne, lorsqu'il me demanda si tout se passait bien avec les civils. J'avais un sourire sur les lèvres, mais il n'était que jaune cette fois-ci. Comment ça se passait ? A part le fait qu'ils n'apprécient pas que je sois une femme, pour le moment ça se passait bien mais si j'avais une paire de testicules, ça irait mieux, je suppose.

    " Je pense qu'ils ne veulent pas réaliser que nous sommes dans une situation catastrophique. Le maire est leur prophète de bonnes paroles, il les rassure, ce qui est bien, mais ça ne les aide à voir la vérité en face lieutenant ! Pour le moment, ils sont assez calmes, même s'ils n'apprécient pas que je sois une femme. Mais je ne sais pas combien de temps cela va durer. J'ai peur que si le maire lâche sa petite population, que tout aille de travers ... Déjà que ce n'est pas formidable alors ... Vous n'êtes pas de mon avis ? "

    Je ne savais pas s'il me répondrait ou pas mais j'étais tout aussi réaliste que lui devant la situation. Aucune parole, aucun mouvement n'était simple à faire, tout était compliqué, tout ne sentait pas la rose, bien au contraire. Les apparences étaient là, pour le moment, tout allait relativement bien, mais les apparences dans ce genre de moment ne durent pas très longtemps malheureusement.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Dim 4 Nov - 22:23

    J'étais quand même un peu obligé d'être gentil avec mon sniper. On devait rester soudés, et je me souvenais très bien des leçons à l'école militaire quand j'avais finalement passé mon brevet d'officier parachutiste, après un stage de plusieurs mois à l'école parachutiste. Je me rappelais tout ce speech qu'on nous avait sortis sur les répercussions à grande échelle d'une guerre nucléaire. On nous avait briefés sur un tas de choses. Sur les conséquences géopolitiques d'une guerre apocalyptique à l'échelle mondiale avec un armement moderne et atomique, intercontinental de surcroit. On nous avait parlé de tout. De la nourriture, de l'eau, de l'air. De l'état des infrastructures politiques, géographiques et tout le tralala. Mais on nous avait aussi parlé du traumatisme inconscient que subiraient tous ceux qui connaîtraient pareils évènements. Beaucoup perdraient tout sens commun. D'autres finiraient par tomber dans des travers qui couvaient depuis longtemps dans leur esprit, tandis qu'une autre partie de la population se verrait poussée dans ses retranchements jusqu'à perdre la tête une bonne fois pour toutes. Je savais que dans ces cas là, les directives et conseils qu'on nous avaient donnés portaient à souder le groupe, à fonder une nouvelle cohérence. Plus seulement basée sur la stricte hiérarchie, mais aussi sur la nécessité. Il fallait qu'on se rende bien compte de ce que c'était. Il fallait qu'on trouve un but, qu'on soude des relations. Diviser pour mieux régner n'avait plus cours dans ce genre de monde. Il fallait se regrouper, se trouver quelque chose. Je n'aimais pas avoir une femme pour sniper. Une femme bien roulée qui plus est. Ca stressait tout les mecs. Les militaires étaient souvent travaillés par leur testostérone en opération. Ca n'était jamais aussi vrai qu'avec des pisseuses dans l'équipe. Mais je n'avais pas le choix. Et je savais que je n'avais plus le droit de faire la fine bouche. D'autant que mes doutes sur la fiabilité de Bandat étaient tombés par terre quand je m'étais rendu compte qu'elle était capable d'obéir aux ordres sans broncher peu importait les circonstances. Je l'avais vue plomber des civils en panique, et elle n'avait pas craqué. Je la savais forte. J'aurais préféré la rencontrer dans un bar pour une bonne petite partie de jambes en l'air que dans mon peloton de paras, mais je faisais avec ce que je faisais. Je devais assumer ma position. De toute manière, si je regardais en arrière, j'étais foutu.


    J'écoutais ce que me disait Bandat, et je savais qu'elle avait raison. Le moyen pour cette communauté de rester cohérente et soudée, c'était Martin. Enlevez le, et chaque voisin bouffera le sien. Je le savais, je devais m'arranger avec Huygues mais pas le braquer contre moi. Je le savais, mais c'était pas pour autant que j'y arrivais.



    | J'vais être honnête avec toi Bandat. Tu sais ce que j'en pense. T'es une sacrée bonne tireuse, tu suis les ordres et tu te plains pas. T'es un bon soldat. Mais c'est ce qui effraie aussi ceux que tu croises. On n'a pas l'habitude de ça, au pays. La moitié du peloton passe son temps à te reluquer, et les civils savent pas comment faire avec une femme soldat. Et tout le monde s'est rendu compte que tu tapais dans l'oeil à ce petit con de Bertin. Si j'avais le choix, tu serais pas dans mon unité. Pas parce que tu n'es pas au niveau bien au contraire, mais parce que beaucoup ont du mal à se concentrer et à faire leur boulot. Pour cette putain de ville, je leur donne pas six mois avant de s'entretuer. T'as remarqué comment y'en a déjà qui se regroupent aux réunions municipales pour contredire tout ce qui nous concerne? |


    J'hésitais un moment à lui dévoiler le fond de ma pensée, mais je préférais mettre les pieds dans le plat, voire plonger à pieds joints dedans tant qu'à faire. Je plongeais mon regard dans celui de Bandat.


    | Si jamais la situation dégénère comme sur la route... Je pourrais compter sur toi, sniper? |



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Mar 13 Nov - 16:25

    La situation n'était pas bonne, je le savais bien, mais qu'est ce que je pouvais y faire personnellement ? Je pourrais rester dans mon coin à ne rien faire pour ne perturber personne, que ce soit dans les soldats ou dans la population, mais j'étais là, une femme soldat, et je ne renierais pas mon travail, ma patrie. Je n'avais jamais failli, ce n'est pas parce que c'est la crise la plus importante que nous connaissons que je vais le faire. Ce sont dans des moments comme ça qu'il faut tenir le choc même si c'est le plus difficile. Nous ne savons rien de ce qui se passe à l'extérieur, c'est donc encore plus laborieux pour nous de faire le travail qu'il faut. Nous marchons à l'aveuglette, nous marchons sur des oeufs, sur cette population apeurée qui se regroupe autour de son leader, leur maire. Il faut faire attention donc de ne pas en écraser trop, en essayant d'être devin. Je savais que si l'un des habitants se faisait notre ennemi, il faudrait le plomber, j'en avais déjà plomber sur la route en venant ici. J'avais essayé de les blesser simplement, mais ce n'était pas une bonne chose à faire, et puis ça vous reste dans le crâne. Mais je l'avais fait, ce n'était donc plus à faire. Raulne me demandait donc mon avis, sur certaines choses, et je lui donnais mon avis, que ça lui plaise ou non, mais il savait que j'avais raison. La situation ne pourrait pas durer indéfiniment, cela, non. Mais bon, nous devions faire avec malheureusement. Il fallait soutenir le maire, sans pour autant trop en faire, sans aller trop à son encontre, mais agir pour notre bien, autrement dit, une mission délicate, qui incombait donc au lieutenant. Je le savais capable, il n'y avait pas de soucis là-dessus, mais quand même, ce ne serait pas simple. Qui voudrait nous rejoindre par un temps de crise sans précédent comme celui-ci ?

    Il me répondait, il me disait des choses que je détestais entendre. S'il n'avait pas été mon supérieur, je l'aurais sans doute pousser au sol, lui demandant de répéter ce qu'il venait de dire, mais là, même si je bouillonnais à l'intérieur, je ne disais rien, il avait raison au fond, comme toujours. Comment pouvais-je renier ma nature de femme ? Je n'allais pas me faire greffer une paire de couille pour qu'ils puissent faire leur travail, quand même ? Un bon soldat sait ne pas être déstabiliser en tout circonstance, mais Bertin avait du mal. Même si j'en pinçais pour Raulne, je faisais ce que j'avais à faire. Même la population avait du mal avec nous, je le voyais pour moi et aussi pour Marielle mais nous ne pouvions rien n'y faire malheureusement c'était comme ça. Il avait donc remarqué qu'un petit groupe d'individu semblait se regrouper aux réunions pour nous contredire. La rébellion se mettait doucement mais sûrement en place, il ne fallait pas en douter. Puis alors que j'allais reprendre la parole, il me demanda si j'étais prête à le suivre jusqu'à la mort. Enfin, il ne m'avait pas dit cela, mais c'était tout comme ! De toute façon, qu'est ce que j'avais à perdre ? Si je mourrais dans l'anonymat personne ne me ferrait de statue, même si je mourrais sous les feux des projecteurs, alors si je mourrais en ayant fait mon devoir, ce serait pour moi le plus grand des honneurs !

    " Je ne peux malheureusement pas renier ma nature de femme ! Sauf si vous voulez que j'aille tuer un civil pour lui piquer son entre jambe ! Non mais, la résistance se mets en place parmi les civils, il va falloir s'y faire. Pour le moment, cela ne semble pas prendre un trop grande ampleur, mais il faudrait regarder ça de prêt ! Sinon, je pense que si vous me posez la question c'est que vous savez la réponse ! Vous pourrez compter sur moi en tout circonstance lieutenant ! "

    Je n'avais pas pour habitude de mâcher mes mots, alors même si je parlais de façon assez cru, je le pensais vraiment. Faire honneur à mon pays était tout ce qu'il me restait de toute façon en la circonstance !
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Ven 16 Nov - 12:26

    Je me rendais immédiatement compte du fait que j'étais vraiment le seul à pouvoir saquer ma franchise. Celle ci s'avérait visiblement ne pas être du goût de tout le monde. Et encore moins de ceux qui se sentaient personnellement visés ou insultés par mes propos. Ce qui me semblait sûr et certain, c'était que je devais faire en sorte parfois de prendre plus de gants avec les gens qui m'entouraient ; le but de la franchise n'était pas de m'aliéner tout mon entourage, et je devais faire en sorte à ne pas passer mon temps à froisser les susceptibilités, même quand celles ci se justifiaient. Je savais bien que Bandat ne pouvait pas bien prendre mes paroles à son encontre ; elle considérerait que c'était une insulte personnelle contre sa condition de femme. Elle ne comprenait pas. J'aimais les femmes, même si j'avais un problème évident avec elles. Ca n'avait jamais bien fonctionné. Si j'avais déjà en temps normal du mal à pouvoir m'entendre avec les gens que j'étais amené à côtoyer, c'était encore pire avec la gente féminine. C'était comme si je faisais un blocage, comme s'il ne pouvait jamais se passer plus de quelques instants avant que je ne ressente un profond ennui en leur compagnie, quand il ne s'agissait pas d'un agacement viscéral que j'avais bien du mal à contrôler. Parfois, j'étais pris d'un besoin charnel pressant, auquel je trouvais toujours une solution, un exutoire. Souvent tarifé. Mais sitôt le désir assouvi et le besoin comblé, c'était comme si je n'avais rien ressenti. La proximité des femmes pouvait me manquer. J'y remédiais. Et je les fuyais à nouveau. Perpétuel schéma, qui se reproduisait à l'infini. C'était aussi pour ça que je savais aussi bien ce que les gens devaient ressentir vis à vis d'une femme sous l'uniforme ; je ressentais toujours la même distance, pas forcément la gêne mais bien la distance, avec les représentantes du sexe faible. Ce n'était pas un souci de considération ou autre ; je savais par exemple qu'au tir de précision, Bandat m'en remonterait pas mal. Simplement, c'était comme ça. Je n'étais pas à l'aise avec elles, je les suspectais toujours de tout, et je ne pouvais plus rien contre ça. Ca faisait trop longtemps que je vivais de la même manière pour en changer un jour. Du moins, j'avais fini par m'en convaincre.


    Bien sûr, Bandat réagit non sans s'offusquer de mes propos. L'image qu'elle me mit dans la tete, d'elle même en train d'arracher les parties génitales d'un des pécos du coin me fit sourire ; je l'imaginais d'une telle brutalité une fois mise à bout, et je la savais tout à fait capable d'en remontrer à beaucoup d'hommes.



    | L'image est amusante. Mais si vous vous attachez aux parties des autres, c'est Bertin qui va être jaloux! |


    Petite plaisanterie pour détendre l'atmosphère.


    | Ouais, je les tiens à l'oeil. Heureusement qu'on n'est pas à ces putains d'USA. Là bas, les civils doivent causer des troubles bien plus graves, ils sont tous armés jusqu'aux dents là bas ; le seul pays où y'a plus d'armes que d'habitants ! Ici ça va, on va les tenir à l'oeil et rester sur nos gardes, mais ça devrait pas aller bien loin. |


    Je sortais finalement mon paquet de clopes pour m'en rallumer une, et lui en reproposer.


    | D'accord. En toute circonstances, hein ? Cherbourg, ça va pas être de la tarte... |


    Je lui posais cette semie question pour qu'elle me parle de ce qu'elle anticipait, de sorte à pouvoir jauger le moral des troupes.



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Lun 26 Nov - 21:37

    J'étais une femme, voilà mon plus grand défaut dans ce bas monde. Et oui, parce que si j'étais un homme, on me ferrait confiance à 100%, on ne douterait pas de moi, on ne me poserais même pas de questions, rien, je serais parfaitement à ma place, mais là, c'était tout le contraire. Cependant, cela avait plutôt l'art de me motiver, de leur prouver que je pouvais être la meilleure, meilleure qu'un homme ! Raulne était franc avec moi, mais quand il me disait des choses comme ça, je lui aurais mis de grandes baffes, comme pour lui dire de se réveiller ! Allez, réveille toi, ce n'est pas une femmelette que tu as en face de toi, ce n'est pas une demi-portion ! Mais, ça, je ne pourrais jamais le leur faire comprendre. Si je voulais ne pas être blessée et tout ça, je ne me serais jamais engagé, c'est dans la logique des choses, ou alors j'aurais choisi un poste dans les bureaux, pas sur le front. Mais j'étais là, et bien là. Je lui répondais donc comme il se doit à ce qu'il pensait de moi. Je ne mâchais pas mes mots, je n'en avais pas l'habitude, je ne vois pas pourquoi cela devrait changer en temps de crise. J'utilisais une métaphore, une image plutôt cocasse, mais qui changerait tout du regard des autres sur moi. Si j'avais une entrejambe qui sortait, une 3ème jambe en gros, et pas un vagin, tout irait bien pour moi. Raulne savait de quoi j'étais capable. Avant notre arrivée, je n'avais pas hésité à blinder un ou deux civils de mes balles pour ma propre sécurité. Alors, arracher les testicules et le pénis d'un homme ne me faisait pas peur. Il trouva l'image amusante et me parla de Bertin. S'il pouvait choisir une autre femme celui-ci, je ne dirais pas non. Il était un bon soldat, je ne le nierais pas, mais il avait tellement envie de jouer à la corde à sauter avec moi que j'en vomirais presque. Je n'avais pas envie de coucher avec lui, je lui l'avais dis clairement, fin de l'histoire, mais on aurait dit que ça le motivait encore plus. Ces hommes sont parfois difficile à cerner, je vous jure. Bref, il me dit alors qu'il était heureux d'être en France, car il y avait finalement peu d'armes en circulation par rapport aux States, et à ce niveau là, je le rejoignais totalement, mais c'était un bien pour un mal finalement. Certes, les civils causeraient moins de dégâts, mais si nous arrivions à la convaincre de venir avec nous, ils seraient sans doute moins efficaces. Il pensait que ça n'irait pas loin ici, mais à ce niveau là, je me montrais sceptique, par une petite moue désapprobatrice. Il sortait ces cigarettes pour en fumer une autre mais je n'en voulais toujours pas. Il me demanda alors si j'étais vraiment prêt à le suivre. Il pensait vraiment que j'allais rester ici et me la couler douce dans ce trou à rats ?

    " Si j'avais à castrer un homme, Bertin serait dans les premiers, juste pour voir s'il arriverais à chanter comme une diva par la suite ! Sinon, je pense que c'est un bien pour un mal que les gens ne soient pas armés. Je veux dire, certes ils ne causeront pas trop de dégâts, mais si jamais ils décident de nous rejoindre pour combattre l'ennemis ? Notre stock d'armes n'est pas illimité ... Nous ne pourrons pas fournir tout le monde pour arriver jusqu'à Cherbourg. Vous pensez que je vais finalement décider à rester ici pour me la couler douce ? Nous sommes soldats vous et moi, n'est ce pas ? Nous avons signer pour ça, je crois. Si en temps de crises nous ne sommes pas prêts à tout faire, alors autant rendre les armes et abandonner, tout en allant se planquer dans un coin et vivre en ermite et en autarcie totale. La réponse vous convient-elle lieutenant ? "

    Je n'avais pas fait semblant, j'avais dit le fond de ma pensée, que ça plaise ou non. Les gens ne sont pas idiots de toute façon. S'ils ont un peu de jugeote, il n'y a pas de milliers de possibilités : soit ils nous suivront, soit ils se recroquevilleront sur eux-même ou sur leur maire. Nous ne connaissions pas vraiment l'ennemi, existait-il vraiment cela dit ? Cherbourg, nous voilà !
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 29 Nov - 13:37

    Je remarquais non sans amusement que la jeune femme semblait être rigoureusement opposée à faire du sport à l'horizontale avec Bertin, et aussi que l'image que je lui avais mis en tête semblait lui plaire. Cela ne m'étonnait pas du tout, il fallait bien que je l'avoue. Parce que sous bien des aspects, Bandat était aussi dure et mal dégrossie que n'importe quel troufion masculin. Elle était brutale, elle était sans concession. Difficile de deviner chez elle la moindre sensibilité féminine, tant elle faisait des efforts pour ressembler aux archétypes des militaires de carrière. Pourtant, je savais que mes a priori n'étaient pas infondés. Quoiqu'elle fasse, elle serait toujours perçue comme une femme, et même si elle était capable de prendre soin d'elle même, on la verrait toujours comme un garçon manqué, quelqu'un qui n'est pas à sa vraie place. La société bougeait et les mentalités aussi, mais on ne pouvait pas demander aux hommes, ni aux femmes non plus d'ailleurs, d'oublier plusieurs millénaires de domination presque exclusivement masculine dans les représentations sociales et culturelles. Je ne me faisais pas de souci pour Bandat, c'était une grande fille. Probablement plus dangereuse que beaucoup de mes hommes puisque personne ne se méfierait d'elle de prime abord. Pourtant, je n'avais pas confiance en elle, je n'avais pas confiance en sa nature de femme. Je savais qu'un jour ou l'autre, elle ressortirait, et j'attendais la prochaine merde que cela provoquerait. Et plus encore, je redoutais les réactions de ses camarades masculins devant sa féminité... Si j'avais réussit à me blinder de ce côté là depuis des années, à maîtriser complètement mes pulsions et mes désirs, à murer mon existence privée pour me consacrer à mon boulot. Je remarquais cependant la mine dubitative sinon rébarbative, quand la sniper m'entendit parler de la situation. Il ne fallait surtout pas qu'elle pense que j'étais du genre à négliger tous les dangers potentiels, mais il fallait quand meme avouer que je n'étais pas prêt à tirer de nouveau sur des citoyens. Sauf s'ils me poussaient à bout et essayaient de me faire la peau, à moi ou à mes copains, je ne répondrai plus de rien. Mais d'ici là... Je ne pouvais cependant pas m'empêcher d'être dur, même si je ne parvenais pas à être extrême dans mon traitement de la contestation. Ce qu'il faudrait peut être...


    Je souris quand elle me dit ensuite qu'elle voudrait savoir si Bertin chanterait comme une diva après sa castration par ses soins. Bien entendu, nos problèmes logistiques ne lui avaient pas échappé mais je ne pouvais en aucun cas laisser ce genre de pensées s'installer au sein de la troupe de peur que la peur et l'appréhension ne gangrènent le moral général, qui s'il n'était pas dramatique n'en était pas pour autant satisfaisant.



    | Un problème à la fois sniper. On armera les volontaires avec ce dont on dispose, sinon ils pourront toujours remplir des tâches auxiliaires mais nécessaires. Les soins, le transport de matériel, ce genre de choses. Il faut bien qu'on tienne compte qu'on est désormais une unité privée de toute valeur combative ; on n'a plus ni ordres, ni approvisionnements. On ne peut se débrouiller que par nous mêmes. |


    Je lui offrais l'un de mes rares sourires satisfaits lorsqu'elle me parla ensuite de sa volonté.


    | Ok. J'en attendais pas moins. On va faire notre travail jusqu'au bout, on n'a pas le choix de toute façon. |



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Jeu 13 Déc - 14:20

    Je savais pertinemment que Raulne ne me ferrait jamais autant confiance qu'à un homme. J'étais une femme, automatiquement pour lui, je serais un point faible. Il avait tord, mais j'aurais beau faire tout comme il faut, mieux que la plupart de ces hommes, même mieux que lui, je serais toujours celle qui ferra capoter l'affaire. Je faisais tout pour me fondre dans le moule du parfait militaire, mais ma paire de miches de lait ne semblait pas correspondre. Peu importe, je savais ce que je voulais faire, je savais très bien ce que je faisais même ! Il eut un petit sourire lorsque je parlais de Bertin, faut dire que c'était bien pour ça que je disais cela. Bertin sans couilles, ça l'échauderait peut être, comme un petit chaton castré, il arrêterait peut être de courir les femelles même lorsqu'elles ne sont pas en chaleur. Mais le comique de situation s'arrêterait là pour moi, même si j'aimais lancer un peu d'humour, il ne fallait pas perdre de vue le critique de notre situation. Pourtant, si des personnes nous suivaient, comment ferrions-nous pour les armer ? Cela ne me faisait pas peur, pas à moi, mais à eux, cela serait une certitude. Les stocks étaient bien limités, à moins de trouver une mine d'or, ce que je ne pensais pas possible. Se pourrait-il qu'il y ait une cache d'armes dans le coin ? C'était bien possible, il faudrait regarder aux alentours, car je doute que la réserve de la gendarmerie locale soit suffisante. Nous serions rapidement à cours, il ne fallait pas gaspiller nos munitions.

    Je l'écoutais, il me disait qu'il fallait penser à un problème à la fois, mais tout était lié, nous ne pouvions pas mettre ça en suspend. Les civils pourraient donc faire des tâches auxiliaires mais je doute que cela leur plaise. Ceux qui accepteraient de venir avec nous voudront sans doute être dans le feu de l'action, même sans formation adéquate. Ce seront ceux avec le plus gros ego qui accepteront de venir avec nous, ils ne voudront pas faire la basse besogne, ce sera d'autant plus difficile à gérer. Je le savais bien, mais ça ne me faisait même pas peur à vrai dire. Raulne était un meneur d'hommes hors pair. Puis, il me fit son petit sourire, celui qu'il ne faisait presque jamais. J'étais motivée quoiqu'il advienne et cela semblait lui faire plaisir. Nous étions là, à la vie à la mort quoiqu'il arrive.

    " Nous verrons bien lieutenant, vous êtes un meneur d'hommes hors pair, il faudra gérer ces civils qui voudront bien nous aider. Ce ne sera pas une mince chose à faire, mais ce sera toujours des bras en plus ! Nous sommes ici à la vie à la mort, nous devons faire notre devoir quoiqu'il advienne, soyez en sûr, je serais là ! "

    J'étais plus motivée que jamais. La situation était encore assez calme, mais ça ne le serait plus pour longtemps. Il faudrait être là sans broncher, et faire ce qu'il faut. J'avais déjà tirer sur des civils, et même si cela ne me plaisait pas, je serais prête à le refaire.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Mar 1 Jan - 22:53

    Je m'étais montré imprudent et au delà de toute la retenue que je m'imposais en service d'habitude. J'avais sourit à l'un de mes hommes ; je me forçais à employer ce terme militaire neutre du point de vue du genre pour éviter de la considérer comme une femme à part entière, ce qui aurait pu avoir des conséquences encore plus néfastes que sa seule présence au sein de mon unité. Je n'avais pas le droit de me relâcher. C'était une constatation qui valait à tous points de vue. Je n'avais pas le droit en tout premier lieu pour les implications que cela pourrait avoir au niveau du devoir qu'entraînait ma fonction, mon travail, ma vocation. J'étais sensé incarner l'autorité de la nation, j'étais sensé être un individu social et pas une personne à part entière. Une grande partie de mon autorité découlait de mon statut, et celui ci ne pouvait pas se biaiser sous peine que l'on se retrouve finalement à bout de discipline et donc d'efficacité. Une large part du respect que les hommes de mon unité pouvait nourrir à mon encontre reposait en effet sur la distance et sur la froideur que je m'imposais vis à vis de ceux qui étaient sous mes ordres. Une partie de mon efficacité venait du fait que je comprenais les attentes de ceux que j'avais sous mes ordres, et une autre partie venait aussi de la manière dont j'avais de les traiter. Dur, mais juste. Pas comme leur père, pas comme leur patron. Comme leur chef. Un chef difficile mais attentionné, qui les sanctionne quand ils ne sont pas au top, et quand ils ne sont pas non plus dans le rang. Et là, un simple sourire risquait de tout foutre par terre. Je n'étais plus ce connard inatteignable, et je devais éviter à tout prix que Bandat ne me prenne pour son copain. Je ne l'étais pas. Si ça se trouvait, un de mes ordres ou une de mes décisions allait entraîner sa mort, je ne pouvais pas me permettre de copiner. Tout comme je ne pouvais pas faire en sorte qu'elle se sente proche de moi, plus qu'elle ne devrait l'être vu notre statut. Je devais maintenir la distance, aussi corrigeais je ce sourire de mon visage aussi vite qu'il était apparu. Je laissais glisser le compliment sur ma peau comme j'aurais pu être indifférent à la pluie ruisselant sur mon visage.


    | A la vie à la mort, comme tu dis. Maintenant, tu continues d'ouvrir l'oeil pour moi. Et le bon. T'es un de nos meilleurs atouts avec Comet. Tu vois mieux que tout le reste du groupe de combat, et tu es aussi notre meilleur tireur. Fais gaffe à tes arrières. Et aussi, t'es une femme. Si les civils et les hommes de l'unité te traitent différemment, tu vas rester prudente. Je veux pas que tu te fasses tringler dans un coin par un groupe de mecs qui pensent que c'est la fin du monde et qu'ils peuvent tout se permettre. Tu fais gaffe, parce que ça va chauffer, je le sens. Il y a pas mal de toqués ici. |


    Ou si ce n'était pas encore le cas, cela n'allait plus vraiment tarder croyez moi. Affamez et désespérez une population, et vous n'aviez bientôt plus que vous yeux pour pleurer quand la gentille voisine tue votre animal pour le bouffer, ou que le père d'en face et ses trois gosses s'en prennent à votre fille parce qu'ils pensent que personne viendra les punir. Il fallait qu'on agisse avec fermeté et précaution ; on devait prévenir par notre attitude ce genre de comportement. On devait se montrer dur, inflexible, et indispensable à la survie de tout le monde. Sinon, il finirait par se passer la même chose que sur la route. Je regardais finalement ma montre.


    | Tu es remplacée d'ici combien de temps? |



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Ven 4 Jan - 14:33

    Ouais, ouais, je ne sais pas pourquoi mais je sentais que le à la vie, à la mort risquait bien de s'appliquer à un moment ou un autre dans le coin. C'était une petite ville mais quand même, je sentais que nous n'étions pas à l'abri de débordements, qu'une résistance se mette en place et tout ce qui pourrait mettre véritablement en péril, le peu de sécurité qu'avait les habitants. Il me demandait donc d'ouvrir l'oeil et le bon, mais c'était toujours le cas, jamais je ne baissais ma garde, même pas en sa compagnie. Ce n'est pas parce qu'il est mon supérieur que je dois me relâcher quand il est devant moi, je dois rester dans la ligne droite de ce que je sais faire de mieux. Je ne suis cependant pas à l'abri d'une erreur, cela va s'en dire; mais si je peux éviter cela, autant le faire, vous ne pensez pas ? Il voulait que je fasse gaffe à mes arrières mais j'étais une grande fille, je savais faire front à cela. Ce n'est pas pour rien si mon dossier est entaché de quelques bagarres avec des hommes me prenant pour une moins que rien dans certaines de mes affectations. J'avais du caractère, je ne suis pas une sainte, je le sais mais je ne suis pas quelqu'un qui va se laisser faire sans réagir. Et puis, si un habitant du coin n'était pas trop moche, pourquoi est ce que je le coincerais pas dans un coin ? Non, c'était une mauvaise idée, je le savais pertinemment, je n'allais pas me faire sauter comme une vulgaire patate dans un coin de rue avoisinante. Raulne trouvait qu'il y avait pas mal de toqués dans le coin. Si j'avais envie de le prendre au mot, je lui aurais dit que je n'avais pas spécialement remarqués s'ils étaient bons en cuisine ou pas mais je m'abstenais, ce n'était pas le moment, d'ailleurs, ce ne serait sans doute plus jamais le moment de rire sur de petites choses comme ça malheureusement. Il y avait des fous de partout de toute façon, je ne pense pas qu'une plus grande concentration se trouve ici mais après tout pourquoi pas. Il n'y avait pas d'asile psychiatrique que je sache par ici, donc pas plus de fous qu'ailleurs. Mais je ne disais rien de plus à cette réplique. Il regarda alors simplement sa montre me demandant alors quand je me faisais remplacée. Je ne savais même pas l'heure qu'il était, mais il devait me rester approximativement une heure de ronde dans la ville. Je regardais ma montre également et j'avais vu juste à quelques minutes près.

    " Il me reste une heure de ronde environ lieutenant. "

    Pas un mot de plus, je ne vois pas ce que j'aurais à ajouter de toute façon. Raulne repartirait sans doute dans la direction opposée à la mienne. Je ne vois pas ce qu'il pourrait me dire d'autres mais parfois, il aime discuter, même si je ne pense pas que ce hobby soit le bienvenue par les temps qui courent.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Mar 8 Jan - 22:36

    La jeune femme me confirme qu'elle a encore une heure de ronde avant d'être remplacée. Je ne savais même pas vraiment pourquoi je lui avais demandé. Que comptais je faire de cette heure ? Lui tenir la compagnie ? Que ça ressemblerait bien peu à ce gros connard de lieutenant Raulne, que de se préoccuper personnellement de ses hommes de manière aussi manifeste ! Et comme je le pensais depuis le début de cette conversation, mon autorité d'officier reposait sur pas mal de choses différentes, y compris sur le fait que l'on me percevait comme un gros dur, un connard insensible. Si je commençais à faire la conversation avec la seule femme de mon unité, pour quoi on me prendrait ensuite ? Je n'avais pas le choix, je me retrouvais prisonnier de ma propre image. Enfin prisonnier... Avais je seulement réellement envie de discuter avec cette pisseuse, une emmerdeuse de première qui ne me respectait jamais autant qu'elle le devrait vu mon grade, et tous ces clins d'oeil qu'elle me lançait ? Je n'avais jamais aimé discuter. Parler pour ne rien dire, c'était une perte de temps, c'était des moments durant lesquels je ne pouvais pas préparer mon unité, taper sur des gens, ou gagner du pognon d'une manière plus ou moins légale ou réglementaire. Ce que je savais en tous cas, c'était que je n'étais pas non plus un adepte particulier des relations amicales entre hommes et femmes, je ne restais donc pas auprès d'elle pour faire ami ami. Si Bandat avait pourtant un caractère qui me plaisait, je ne l'imaginais pas comme une amie, et encore moins comme une confidente. Trop solitaire pour ça, je ne pouvais pas le nier. Moi et les femmes, ça n'avait jamais été compliqué, en tous cas plus depuis Eléanore. Je prenais ce dont j'avais besoin, et j'en changeais. C'était aussi simple que ça. Alors l'explication, je devais la trouver là ? Est ce que je venais discuter avec Bandat parce que je la voulais, parce que j'étais en manque ? Peut être. Je ne ressentais rien à son égard. Elle m'exaspérait autant qu'elle m'amusait. Pas d'amour ni d'attachement, dieu merci. Mais en parlant de désir ? Elle était bien foutue, et j'aimais les femmes d'esprit même si celles ci me foutaient plus souvent en rogne que les autres. Oui, je serais tout à fait capable de coucher avec elle. Mais était ce nécessaire ? Non, et les conséquences seraient plus que néfastes à tout point de vue. Je regardais à nouveau ma montre avant d'acquiescer.


    | D'accord. Ensuite, je crois que c'est Azarov qui te remplace. |


    Oui, c'était bête, mais je ne savais pas réellement quoi lui dire. Maintenant que j'avais pensé au sexe, j'y repensais encore et encore en la regardant. Comme si l'idée tenace avait porté ses germes en moi. Maintenant, je ne pensais qu'à ça. A ce qu'il y avait sous cet uniforme. A ce que je pourrais en faire. Je secouais doucement la tête, pour me sortir tout ça de l'esprit. Cela faisait trop longtemps que je n'étais pas sorti, que je n'avais rien fait avec une femme. Ca tarderait pas à devenir problématique. Je devais partir.


    | Bon, ben... euh... Je vais te laisser alors. Je dois aller faire un tour du reste du dispositif. |


    Je m'éloignais à grands pas, me maudissant intérieurement. Je le savais, putain de bordel de cul, que la présence de gonzesses dans mon unité allait pas tarder à foutre le bordel. J'espérais au moins que ça n'avait pas commencé auprès du reste des hommes. Si eux aussi commençaient à s'y mettre, ça n'allait pas être de la tarte! Je devenais maboul, et c'était pour ça que j'étais contre les femmes à l'armée. Je l'avais vu venir, mais je devais rester sur mes gardes... Et v'la que j'espérais presque qu'elle me rappelle... Putain!



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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Mar 15 Jan - 15:09

    Je ne savais pas trop pourquoi il était venu me tenir la chandelle à vrai dire. Ce n'est pas tellement le genre de Raulne de venir et de discuter copain comme cochon, mais bon, s'il devait venir voir un peu tout le monde, mon tour était venu comme pour chacun. Il me demandait donc si tout allait bien pour moi et si j'étais motivée, chose qui était toujours présente chez moi. Il me demandait donc combien de temps il me restait pour ma ronde, et je lui répondais simplement qu'il me restait une heure, enfin à peu près, car je n'avais pas regarder ma montre depuis quelques minutes. Il regarda la sienne avant de me dire que c'était Azarov qui me remplaçait normalement. De toute façon, je tournais dans la ville, et je pouvais le faire durant des heures entières, la relève pouvait venir quand elle voulait, je n'étais pas vraiment à quelques minutes près quoiqu'il arrive.

    " Il me semble que c'est bien lui qui doit me remplacer Lieutenant. "

    Je lui faisais ce petit regard dont j'avais le secret, celui qui le ferrait fondre à un moment ou un autre. J'étais la seule femme de l'unité, il était la seule femme qu'il connaissait un peu dans le coin, j'étais donc la seule qu'il pourrait sauter à un moment ou un autre. D'ailleurs, je le sentais quelques peu troubler pour une raison que j'ignorais. Mes regards lascifs auraient-ils eu enfin raison de son envie de ne pas coucher avec moi ? Je ne le savais pas en tout cas, il semblerait que ce soit ces derniers mots, il devait aller voir le reste des effectifs. Cela ne me dérangeait pas spécialement, il faisait sa ronde à lui.

    " Bonne fin de journée Lieutenant ! "

    Je n'avais rien d'autres à lui dire, enfin, rien d'autres dans ce cadre là. Si je n'étais pas sous ces ordres, peut être que j'aurais dit autres choses mais là, c'était impossible. Enfin, la fin du monde était peut être proche alors si la situation devenait encore plus critique qu'aujourd'hui, peut être que toutes ces barrières finiraient pas véritablement tombées.
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MessageSujet: Re: Et si la vie était encore compliquée ? [Livre I - Terminé]   Aujourd'hui à 15:38



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