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MessageSujet: Holding on and letting go [Livre I - Terminé]   Dim 23 Sep - 10:44

Le Soleil déclinait à vitesse fulgurante et avant qu’il ne s’en aperçoive, les heures de sa journée avaient défilées à toute allure. Il se trouvait d’ailleurs déjà sous sa douche alors que la couleur du ciel était teintée d’encre. Il sortit de sa cage de verre en emportant dans son sillage un nuage de vapeur impressionnant. Mickaël se sécha rapidement puis d’un geste nonchalant, il se frictionna les cheveux. Il envoya paître aussi sec sa serviette de bain avant d’essuyer la buée de son miroir d’un revers de main. Il acheva ses ablutions en se brossant les dents et en s’habillant. Sa tenue n’avait rien d’élaboré, un jeans et un t-shirt uni. Il finit par atterrir dans sa cuisine où il se servit un verre qu’il s’empressa d’engloutir. Son regard vacilla alors entre l’horloge et la vitre, un air un peu perplexe flottant sur ses traits. Il comptait attendre encore quelques minutes avant de se mettre en route, histoire d’être sûr de ne pas débarquer au mauvais moment. Pour rencontrer Mathilda, il devait toujours se caler dans une certaine plage horaire et faire preuve de discernement concernant le timing. En soi, à chaque fois, ils devaient établir un plan d’attaque stratégique pour pouvoir discuter loin de toute oreille indiscrète qu’elles soient ou non à Lyra. Sa petite sœur ne devait évidemment rien savoir de ses réunions secrètes. Et non, il n’y avait rien de romantique là-dessous malgré ce que les apparences pouvaient laisser supposer. Ils ne se voyaient pas pour des raisons sentimentales – même si cela aurait plu au garagiste. Ils allaient sûrement débattre de la situation, faire le point. Cela n’avait rien de forcément réjouissant et pourtant, le jeune homme ne put s’empêcher d’en éprouver une certaine satisfaction. L’idée de la rejoindre cette nuit lui plaisait peut-être même un peu trop et cela même si il connaissait bien les limites. Elles avaient été suffisamment bien tracées pour qu’il sache où il devait s’arrêter. Mais ça n’enlevait rien au plaisir procuré par sa seule présence. Il ne voulait pour rien au Monde perdre cette amitié. Aussi, il s’était juré de ne plus risquer de la mettre en péril avec ses conneries. Une décision plutôt lourde mais raisonnable. Le renégat profita de ce temps de latence pour ranger un peu son appartement qui s’apparentait plus à un amas de fringues et de conserves vides qu’à un réel foyer. Après une demi-heure de rangement, il se décida à sortir. Il enfila son blouson et se mit en chemin. Il se rendait chez elle à sa demande et il espérait qu’elle avait eu la bonne idée de laisser sa porte ouverte, histoire de faire le moins de bruit possible quand il se faufilerait à l’intérieur. Sait-on jamais ? Il serait de très mauvais goût que sa frangine se réveille et les surprenne en pleine conversation. Il ne donnait pas cher de sa peau.

La nuit était fraîche et elle surprit un peu le mécanicien qui se vit remonté de plusieurs crans la fermeture éclair de sa veste. D’un pas plutôt rythmé, il traversa les rues de Louisville en évitant de se faire remarquer. Il connaissait la ville comme sa poche et chaque coin de rue semblait abriter un peu de ses souvenirs. Il avait toujours une anecdote à raconter que ce soit au nord ou au sud de l’entité. Pas étonnant, il avait été en quelque sorte piégé ici sa vie durant. Au vu des événements récents pourtant, il ne regrettait jamais ce choix. Au moins, il avait pu rester auprès de Rose. La caissière vivait près de la mer ce qui obligeait Mickaël à parcourir une distance plutôt conséquente. Cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Au contraire, il aimait bien cette ambiance nocturne et cette fausse sérénité. Au bout d’un moment, il finit par apercevoir la demeure de son amie tandis que la brise marine lui fouettait le visage. L’air iodé le requinqua. Ainsi motivé, il sauta par-dessus la clôture sans se soucier de savoir si oui ou non l’entrée lui était ouverte. Lentement et prudemment, il gagna la porte et posa sa paume sur la poignée. Ouverte ou fermée ? Devait-il entrer sans s’annoncer ? Un peu impoli, non ? De débarquer sans avoir au moins averti son arrivée ? Docilement, il recula afin de jeter un coup d’œil à la fenêtre la plus proche et il y toqua trois petits coups sur ce carreau, à peine audible. Avec un peu de chance, elle l’entendrait – en tout cas, seulement si elle se trouvait dans cette pièce. De toute façon, il s’était déjà résigné si elle ne se manifestait pas dans les trois minutes, il essayerait d’entrer par ses propres moyens. Il ne pouvait pas utiliser sainement la sonnette sans réveiller la gamine. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Holding on and letting go [Livre I - Terminé]   Dim 23 Sep - 22:03



Holding on and letting go

Quelque chose clochait. Je ne savais pas quoi, mais quelque chose n’allait pas, sans que je puisse mettre le doigt dessus. Toute la journée, j’avais senti comme un regard dans ma nuque, sans jamais arriver à déceler, à savoir si cela n’était qu’une paranoïa de ma part, ou si réellement quelqu’un m’épiait. Cela avait commencé dès ce matin, dès lors que j’étais arrivée au travail. Je n’y avais pas fait vraiment gaffe au début. Vous savez, dans un supermarché, il n’est pas rare que l’on vous regarde surtout lorsque vous êtes caissière. Disons que c’était surtout au moment de ma pause déjeuner que j’ai commencé à sentir comme un malaise et il ne m’avait pas quitté de toute l’après-midi. Je n’avais pas cessé de lancer plein de regard en coin, sans véritablement pouvoir trouver de fondement à ce regard que je sentais sur moi. A la fin de la journée, n’arrivant pas à chasser cette impression, j’avais demandé au propriétaire du seul garage en ville de remettre une enveloppe fermé à un de ses employés, dans laquelle ce dernier trouverait un simple mot lui demandant de me rejoindre tard le soir chez moi. J’étais ensuite allée chercher Lyra, et seulement après notre départ en vélo du lycée, cette sensation m’avait quitté. Ce n’était pas pour autant que j’étais sereine, loin de là. J’avais passé ma soirée assise dans le noir dans une des pièces de la maison, à regarder par la fenêtre, un pistolet militaire accroché à ma ceinture. J’avais quitté mon guet qu’après que ma sœur ait eut la peur de sa vie en allumant la lumière et me trouvant dans la pièce. J’avais finis par me dire que j’en faisais peut-être un peu trop et que je ne devais pas laisser une simple petite impression me mettre dans un tel état. J’étais sans aucun doute trop fatiguée.

Depuis une semaine, je ne dormais que trois quatre heure tout au plus. Depuis que le monde avait cessé de fonctionner correctement, je me sentais trop anxieuse pour arriver à fermer l’œil bien longtemps. Il fallait que je me change les idées. Descendant au sous-sol, j’allumais un petit poste fonctionnant à pile, y inséra un CD de relaxation et me mis à faire quelques séances de yoga. J’entendis Lyra se coucher, ainsi que l’autre réfugié qui logeait dans la chambre de mes parents. Sachant mon envie d’aller la chasser sur le champ et de brûler ses affaires, je reprenais mes exercices jusqu’à ce que le poste ne finisse par ne plus fonctionner. Là seulement je me décidais à remonter chez moi. Une rapide douche – bien entendu froide, c’est ça de vivre avec un ado – , une tasse de thé, un bon livre et j’attendais l’arrivée de Mickaël dans mon salon. Je me sentais bête à présent de lui avait demandé de se déplacer. A bien y penser ce n’était que le fruit de mon imagination. Après, je devais bien avouer que le savoir chez moi m’aiderait à me sentir plus en sécurité. Il était le seul homme qui me mettait véritablement en confiance et à qui je pourrais remettre ma vie entre ses mains. A mes yeux, il est vraiment unique et pas beaucoup ne lui arrive à la cheville. Il m’arrivait très souvent de penser que j’étais vraiment heureuse d’être venue à Louisville et d’avoir eu l’occasion de le rencontrer. C’était un véritable ami, même plus que ça d’ailleurs, pensée que je chassais tout de suite de mon esprit pour me replonger dans mon livre.

Deux heures plus tard, on frappa trois coups à une fenêtre et je sursautais, renversant le reste de mon thé désormais froid sur la table. Je m’étais assoupie, et sans doute, en allant aux toilettes, Lyra avait éteint la lumière de la pièce m’y trouvant endormie. Allez savoir. Poussant un juron en me cognant le pied contre le coin de la tasse, je sortais de la cuisine pour venir jusqu’à la porte d’entrée et l’ouvrir sans un bruit. Je fis signe à Mickaël d’entrer sans un bruit. Je lui donnais une fois dans le couloir une lampe torche, et l’orienta en ouvrant la marche – sans avoir besoin de lumière – jusqu’à l’escalier menant au sous-sol. Nous y serons tranquilles pour discuter et personne ne viendrait nous déranger. De plus, je pouvais entendre tous les mouvements de la maison. Une fois en bas, j’allumais la lumière de la pièce ce qui m’aveugla légèrement, le temps que mes yeux s’habituent à la nouvelle luminosité. Ce n’est seulement qu’après je vins saluer mon invité.

Désolée de t’accueillir ici, mais c’est le seul endroit où nous pouvons discuter sans être dérangés. J’espère que tu n’avais rien d’autre de prévu ce soir. Sinon pas de problème. Je veux dire te gêne pas pour moi quoi.

Tout juste réveillée, je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir légèrement gênée en sa présence. Pour ainsi dire, il était plutôt rare que nous nous retrouvions seul en « tête à tête ». C’était le genre de situation que, d’un commun accord, nous évitions le plus souvent. Sait-on jamais. Je m’asseyais sur l’ancien canapé de mes parents que j’avais fini par changer, et lui signe de me rejoindre

Ca s’est bien passé ta journée de travail ?

D’abord les banalités, c’est toujours plus simple. Et puis... Cela m'intéressait réellement de savoir comment s'était passée sa journée. Ce n'était pas que de la politesse. J’étais contente vraiment qu’il soit là, qu’il soit venu ce soir, malgré l’heure tardive, après j’imaginais sans mal, une journée de travail.