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MessageSujet: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Sam 22 Sep - 16:40

Deux solutions s’offraient à lui. La première était qu’effectivement le véhicule avait subi l’usure du temps et que toutes les pièces que la carcasse contenait, avaient accusé les soucis de leur consœur jusqu’à cette quasi auto destruction. La seconde était que ce mec avait saboté lui-même sa voiture de façon méticuleuse, en la laissant pourrir et ce rien que pour l’emmerder. Mickaël n’était pas vraiment d’humeur à plaisanter, pas plus qu’il n’était réellement enchanté par ses conclusions. Il releva les yeux jusqu’à rencontrer ceux de son collègue le plus proche avant d’hausser les épaules. Son confrère lui offrit un sourire un peu compatissant. Cette saleté était bonne pour la casse, rien de récupérable que ce soit la carrosserie ou le reste. Que ce client aille au diable – sincèrement. Cette bagnole avait souffert le martyr et il ne voyait pas comment la retaper sans passer par une phase de reconstruction générale. Trop couteux que ça soit pour le propriétaire du taco que pour le garage, en ces temps de crise. Si ça se trouvait ce vieil engin rutilant appartenait à un réfugié – il n’en savait foutrement rien. Pour lui, en tout cas, ça ne valait plus la peine de se démener. Aussi, il se releva, ferma définitivement le capot et essuya sommairement ses mains sur un chiffon traînant. Il passa à la hâte son bras sur son front à la suite puis envoya son bout de textile souillé voler jusqu’à la table de travail. Maintenant, il fallait faire part de son diagnostic au patron. Avec la chance qu’il avait, ce dernier l’obligerait à bidouiller de toutes les façons possibles ce tas de ferraille jusqu’à ce qu’il puisse en retirer quelque chose de potable. Il avait bien choisi son moment pour jouer les saint Maritain celui-là. Avec le maire, ils formaient un beau duo tiens. Le garagiste rangea un peu son matériel avant d’interpeller son chef. Il lui fit le topo de la situation. Celui-ci parut perplexe et avant de donner son propre verdict, il invita Mickaël à prendre sa pause. A tous les coups, il allait le faire réparer ce machin. Le jeune homme retint de peu un ricanement avant d’emprunter le chemin menant à une autre partie de la bâtisse. Au passage, il aida un de ses collaborateurs à hisser du matos plutôt lourd sur une étagère.

Il atterrit alors dans le fond du bâtiment près de la sortie de secours qu’il ouvrit d’ailleurs afin de s’aérer un peu. Il cala la porte avec un bidon d’essence et s’assit sur un tabouret. Mickaël but un peu d’eau tout en méditant sur divers projets concernant la soirée. De sa position, il pouvait apercevoir de la vitre, la rue et il s’amusait à détailler les passants. Parfois, on pouvait presque croire que rien de grave ne s’était produit. La journée semblait ordinaire en tout point à celle qu’il avait pu vivre avant le grabuge. Il s’était levé à la même heure, avait enfilé ses fringues et avait rejoint son lieu de travail. Il avait rigolé aux mêmes blagues, bossé avec les mêmes personnes, s’était assis au même endroit pour admirer les passants. Et pourtant, plusieurs choses attestaient de la gravité des événements récents. Le regard des gens, la tension palpable et tous ses fichus réfugiés qui avaient pu défiler ici. Sans parler des mesures drastiques pour assurer la survie de la ville. Ca s’appliquait à tous les biens matériels possibles. Une des choses qui manquait le plus à Mickaël était de ne pouvoir communiquer avec un portable. Il avait carrément jeté le sien d’ailleurs. Si un jour, la situation redevenait « normale », il s’en rachèterait un autre. Ca le frustrait de ne pouvoir joindre rapidement et efficacement Rose – si les choses se corsaient, il devrait la retrouver sans ça, ce qui compliquait plutôt pas mal la tâche. Bon, il savait généralement où la retrouver mais sait-on jamais. Avec tout ce qui se déroulait dernièrement, on ne pouvait prévoir réellement les incidences futures. Un climat incertain, insécurisant d’autant plus renforcé depuis l’arrivée de ses militaires. Pour Mickaël, ils n’étaient rien d’autres que des oiseaux de mauvais augure. Il fallait les voir fureter par ci par là pour grappiller des nouvelles recrues ou du nouveau matériel. De vrais rapaces. Des sauveurs et puis quoi encore ? Il ne voyait pas en quoi des types en uniforme qui réquisitionne être humain et propriété privé étaient à même de se faire appeler des héros. Mais la population avait besoin de croire en quelque chose, quelqu’un. Ils voulaient se rassurer. Bien sûr, on ne pouvait pas les blâmer pour ça. Sauf que l’armée profitait de cette vulnérabilité et cette crédulité pour berner les habitants et asseoir leur autorité. Le jeune homme attendait réellement le premier gros dérapage de leur part en espérant que les gens finiraient par ouvrir les yeux. Mickaël porta à nouveau son breuvage à ses lèvres avant de soupirer lourdement. La journée allait être longue.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Mer 26 Sep - 11:40


Ma journée n'allait pas être de tout repos, ça je pouvais en être certain. Au cours de ma discussion avec Alex j'avais décidé de rendre visite au fameux garagiste avec qui il s'était accroché. Je connaissais bien mon ami aux vus de nos parcours respectifs et je savais qu'il avait un tempérament souvent explosif, d'autant plus lorsqu'il s'agit de son compagnon Baxter. Je lui avais conseillé, tout en le narguant avec ma bière, de faire profil bas afin de ne pas s'attirer les foudres du lieutenant, et de manière plus large des civils. De ce que j'avais cru comprendre le garagiste semblait avoir le même type de caractère que mon ami, ce qui m'annonçait une visite des plus tendue.

Après m’être un brin renseigné à propos de l’homme en question et avoir eu confirmation de son aversion envers les militaires, je décidai donc de ne pas prendre mon Famas et de le laisser à Alex pour ne pas prendre le risque de me le faire voler, mais pris tout de même mon pistolet par mesure de sécurité. Par les temps qui courent mieux vaut être prudent car on n’est pas à l’abri de se prendre un coup de pelle pour une arme ou un paquet de clopes. Je voulais tenter d’apaiser un peu la situation par cette visite, si le civil n’était pas un tocard, même si j’avais déjà ma petite idée là-dessus. Arrivé non loin de l’adresse que l’on m’avait indiqué, je finis ma cigarette et jetai le mégot d’une pichenette en direction du caniveau avant de m’avancer devant le commerce.

J’avais prévu un prétexte à cette rencontre, officiellement je venais pour collecter les restes de portables et autres objets électroniques maintenant inutilisables. Si d’ordinaire j’aurai effectué une simple demande, je proposerai là de rendre service pour paraître plus sociable. Passant la tête prudemment par le pas de l’entrée, je m’annonçais pour voir s’il y avait quelqu’un dans l’atelier.


Bonjour, Il y a quelqu’un ? Demandai-je à voix haute afin de me faire entendre dans les lieux. Je devais me montrer poli et ne pas me poser en envahisseur comme ce mec nous voyait certainement. Après tout s’il était farouchement hostile à l’uniforme et qu’il se montrait désobligeant, je pourrai toujours lui coller une balle entre les deux yeux. Moui… Mais non en réalité, bien sûr que non. Je ne le pourrai pas, mais l’imaginer me soulagerait probablement alors. En fait cela me permettrait simplement de prendre la température parmi ce type d’habitants et de s’assurer que Louisville ne se transforme pas en nouvel épisode dramatique.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Jeu 27 Sep - 10:14

Le premier bâillement en entraina un second et le garagiste s’étira afin de ne pas sombrer dans une somnolence incommodante. Un de ses collègues le héla à l’autre bout du bâtiment ce qui lui fut salutaire. Aussitôt, Mickaël se remit sur ses pieds afin d’aller voir de quoi il en retournait. Il fit face à son coéquipier qui lui indiqua l’emplacement d’un militaire à quelques pas de là. Le mécanicien arbora directement une mine plutôt sombre et chercha à se défaire de la tâche. N’était-il pas un peu suicidaire de la part de son collaborateur de le choisir pour accueillir cet énergumène en uniforme ? Après sa dernière altercation avec un autre soldat, il aurait cru qu’on l’écarterait de toute personne portant ce titre. De toute évidence, ce n’était pas le cas. Le patron s’emmêla de l’histoire et expliqua au jeune homme qu’il aimerait réellement que son employé recolle un peu les morceaux avec l’armée. Et de toute manière, il était le seul à ne pas être occupé pour le moment et là-dessus, il ne pouvait pas le contredire car tout en parlant, aussi bien son boss que son collègue, étaient occupés à bidouiller des carcasses de voitures. Avec la demande croissante, l’affaire tournait plutôt bien – enfin question rentrée d’argent ou d’objets troqués, c’était une autre histoire. Le renégat ne put donc rechigner les ordres surtout qu'ils venaient de son supérieur. Il avait bien trop de respect pour lui de toute façon pour faire passer ses sentiments personnels avant le reste. Docilement, il s’approcha donc du nouvel arrivant. Au moins, ça n’était pas le mec au chien, ni le lieutenant qui se croyait tout permis. M’enfin gardons à l’esprit que jusqu’ici et à preuve du contraire, à chaque fois qu’un de ses marioles avaient posé les pieds dans ce commerce, il avait semé la zizanie. Oui, bon, dans les deux cas, le trentenaire y était peut-être pour quelque chose. Mais c’étaient eux aussi qui le cherchaient très sincèrement. Tout en essayant d’être plus ou moins poli avec « le client », il tenta de décrisper ses traits et peut-être ses préjugés – quoique, là-dessus, il ne pouvait pas tellement y faire grand-chose.

« Bonjour. Je peux vous renseigner peut-être? »

Ce qu’il avait réellement eu envie de lui demander ? Qu’est-ce que vous nous voulez encore ? Vous êtes venu nous voler quoi cette fois-ci ? Je suppose que les dégâts causés par le clébard ne seront pas remboursés ? Mais évidemment, il garderait ça pour lui… Pour le moment. Il ne devait pas trop attiré l’attention, il en avait bien assez fait. Ca n’aiderait personne qu’il soit aussi virulent avec « l’autorité ». Il ne voulait pas finir par mettre en fâcheuse position qui que ce soit à commencer par sa frangine et Mathilda. Il allait devoir garder ça à l’esprit. Plus facile à dire qu’à faire. Derrière lui, on brancha une disqueuse et il fut encore plus improbable de tenir une discussion dans l’atelier qu’auparavant. Mickaël invita son interlocuteur d’un signe de tête à le rejoindre dans le bureau insonorisé sur leur droite. C’est là qu’on réglait les payements et qu’on pouvait glaner l’un ou l’autre renseignement. Deux chaises face au comptoir qui servait également de table. Le mécanicien prit place derrière celui-ci évidemment puis il trouvait ça plutôt rassurant d’avoir une barrière physique entre lui et ce soldat. Oh, ça ne pouvait pas l’empêcher de se ruer sur lui mais bon, ça faisait obstacle disons. Puis dans de telles dispositions, le militaire savait au moins où il mettait les pieds et à qui le lieu appartenait. L’employé posa ses bras sur la surface se trouvant donc devant lui et observa son voisin. Confiné mais pas tout à fait dans la petite pièce. Il y avait des vitres qui donnait accès visuellement à l'autre partie de l'infrastructure et de là où il était, il pouvait voir que tous les travailleurs leur jetaient de temps à autre des coups d’œil intrigués ou inquiets. Donc oui, ils avaient conscience qu'un dérapage était toujours à craindre avec lui.

« Je vous écoute. »

Quelle retenue n’est-ce pas ? Peut-être que ça n’allait pas durer mais au moins, on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir essayé. Il avait énormément de mal à être tout à fait chaleureux mais au moins, il ne l’avait pas encore insulté, c’était déjà une avancée en soi. Il ignorait vraiment comment son amie parvenait à gérer avec aisance les conflits ou autres qui se déroulaient avec ses types. Elle maîtrisait mieux son sang-froid que lui et il aurait aimé pouvoir prendre exemple.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Ven 28 Sep - 12:18


Après avoir ouvert ma bouche pour me signaler j’avais attendu sur le pas de l’entrée de l’atelier. J’entendis différentes personnes à l’ouvrage sous leur capot et décidai de me montrer patient car je ne pourrai pas avoir un aperçu réel du caractère du garagiste si je le provoquai et attisai sa colère. J’espérai que ce soit lui qui vienne me parler et non pas un de ses collègues, cela me faciliterait grandement la tâche. Lorsque l’homme fit une présentation sommaire je me doutai qu’il s’agissait bien du fameux garagiste. Alors que j’allais répondre à ses premiers mots, le bruit d’un outil se mit à rugir et l’homme m’invita à le suivre d’un signe de tête. Nos pas nous menèrent jusqu’à un bureau plus calme d’où nous pourrions nous entretenir sans être dérangé par ses collègues au travail. L’homme prononça une phrase courte sans politesse particulière afin de m’inviter à annoncer la raison de ma venue.

Merci de m’accorder un peu de votre temps je ne serai pas long. Lui dis-je poliment afin d’entamer la conversation sans pour autant paraître niais. Je suis chargé de rétablir les moyens de communications avec l’extérieur afin de savoir où on en est dans tout ce bordel. Ceci pour avoir quelques informations quant à ce qui s’est passé et déterminer la suite des choses. Etant donné que nous n’avons aucune info quant à ce qu’il s’est passé, nous ne sommes pas à l’abri d’un danger. Il vaudrait mieux savoir quels risques planent au-dessus de nos têtes afin de s’y préparer convenablement.

C’était délibérément que j’avais parlé d’un danger, histoire de lui rappeler que nous n’étions pas là pour le plaisir mais bien pour assurer la sécurité des civils. Il était temps qu’il comprenne un peu que nous n’étions pas là pour les piller. Ce genre de personne ne pense qu’à leurs biens sans se soucier de l’intérêt général malgré le fait qu’il dise agir au nom des autres. Nul doute que si les choses se gâtent à Louisville, ce mec nous causera bien des problèmes.

C’est donc pour cela que j’aurai besoin de collecter les appareils inutilisables ayant des composants électroniques, ordinateurs, portables. Bien entendu je suis prêt à rendre un service en échange si vous avez quelques appareils exploitables et que vous acceptez de me laisser y prélever les pièces nécessaires.

J’étais curieux de voir sa réaction d’autant qu’il ne semblait pas des plus heureux de palabrer avec un militaire. L’air de rien cette entrevue pourrait me permettre d’essayer de savoir si l’animosité qu’avaient envers nous certains n’était que l’affaire de quelques individus ou l’avis général. Il serait bon que j’en parle à Bellanger, histoire d’avoir son avis sur la question.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Lun 1 Oct - 18:13

Le regard rivé sur le guignol en uniforme et les mains appuyées sur le comptoir, le mécanicien s’interrogeait sérieusement sur comment encaisser son discours bien mielleux. Oh et il se demandait aussi comment il pourrait congédier ce mariole sans provoquer une autre émeute. La secrétaire avait bien choisi son moment pour débarquer tiens. Son bureau se trouvait dans une pièce isolée et la porte ne donnant exclusivement que sur cet endroit. Mickaël profita de son passage pour calmer ses nerfs déjà à vif et s’écarta du meuble afin que l’employée puisse saisir les papiers nécessaires s’y trouvant. Il s’autorisa un coup d’œil en arrière vers son patron et ce dernier lui fit clairement comprendre qu’il ne voulait pas d’un autre esclandre. Il ne pouvait pas se permettre de perdre ce job. Et encore moins pour cette raison. Ces crétins de militaires ne pouvaient pas lui retirer ça. La jeune femme repartit alors, laissant à nouveau les deux hommes seuls. Le garagiste avait eu l’effroyable envie de ricaner. Sans blague, il y avait un danger ? On ne s’en était pas aperçu ! Bien malin l’armée, ils ne savaient même pas joindre le reste des unités. Une équipe de canard boiteux, rien de plus. Ils fonctionnaient à l’aveuglette, tâtonnant le terrain comme des parfaits ignorants. Le renégat trouvait ça plutôt pathétique de se remettre aux mains d’une autorité aussi défectueuse. Il fallait avouer que ce soldat avait du cran, de tout dévoiler tel quel à un civil. Son honnêteté semblait mal venue pourtant, ce qui amusait plus que de raison le trentenaire. Mais ce discours, on le connaissait déjà. Retenons juste qu’il lui fallait un sacré self control pour ne pas expédier ce mec illico à l’entrée.

« Je ne peux pas vous renseigner à ce propos, il faut demander au patron. Et je crains qu’il ne soit occupé pour un bon moment. »

Bon, au niveau de l’intonation, il ne pouvait pas faire mieux, désolé. C’était déjà étonnant qu’il ne lui ait pas dit d’aller se faire voir même si l’envie y était. En le redirigeant vers son boss, il risquait que ce dernier ne réponde à sa requête en bon gars qu’il était. Avec un peu de chance, Mathilda parviendrait à le convaincre de s’assurer de la survie de l’entreprise ce qui lui ferait reconsidérer cette demande… Pouah, rien n’était moins sûr. Car cela venait de leurs supposés« sauveurs ». Mais qu’est-ce qu’il croyait ce mec ? Qu’il leur restait quelque chose jugé inutile ? Toutes pièces qu’elles proviennent ou non d’un objet irréparable pourrait servir un jour ou l’autre. Son argumentation ne tenait pas la route du début à la fin. Rendre service ? Le seul service qu’il pourrait rendre à la ville c’est de se casser et de manière définitive. On n’avait pas besoin de lui au garage de toute manière. Enfin peu importait, il espérait seulement que ce type se tirerait rapidement. Il avait fait preuve d’assez de retenue pour aujourd’hui de toute évidence. Il méritait bien une médaille pour ça, il ne l’avait pas encore agressé. L’apostat se retourna à nouveau vers son employeur comme pour insister sur le fait qu’il ne pouvait pas le recevoir. Ce dernier était vraiment pris par son travail et ça se voyait clairement.

« J’ai bien peur que pour aujourd’hui, ça soit compromis. »

Mickaël haussa des épaules et attendit bien sagement que son interlocuteur déguerpisse. Il y veillerait, à ce qu’il ne fourre pas son nez dans l’atelier. Leur lieutenant devait demander un mandat pour ça, donc pourquoi lui aurait le droit de fouiner ? S’il pouvait le caler à un moment, il serait plutôt heureux de le faire. Non, ils n’avaient pas encore tous les droits sur le lieu. Celui d’entrée et de sortie leur étaient seulement accordé par la force des choses. Et même si il aurait aimé changer ça, ça ne semblait pas faisable pour l’heure. Le garagiste gardait toujours un contact visuel avec son voisin. Vite qu’il soit parti, il lui bouffait sa pause de façon inappropriée. Quel quart d’heure de détente, confiné avec un mouton armé ! Il préférait largement bidouiller les voitures sans arrêt. Une idée à retenir pour la prochaine fois.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Mar 2 Oct - 14:01


Après avoir présenté la raison officielle de ma venue dans le garage à celui avec qui Alex s’était battu, je me tournai vers la vitre de la pièce qui donnait une vue sur l’atelier. C’est alors que je vis les différents mécanos tourner la tête pour ne pas croiser mon regard et se remettre à la tâche sous leur capot. La situation était-elle si tendue pour qu’ils craignent autant une nouvelle rixe ? Ce mec devait vraiment être un tocard qui ne savait pas se contrôler dans ce cas. Je fis de nouveau face à mon aimable interlocuteur, pointe d’ironie, lorsqu’une femme entra dans le bureau. Jolie sans pour autant être belle. Puis reportai mon regard sur l’homme derrière le bureau tandis qu’il me répondit d’une intonation plutôt désagréable, néanmoins je parvins à rester calme malgré un ton qui ne me plaisait pas. Si j’étais parvenu à ne pas lui prodiguer une réponse cinglante avec sa phrase précédente, la dernière mit encore plus à mal ma patience aussi me décidai-je à lui répondre à ma manière.

Merci de votre réponse, au moins vous me faites gagner du temps, je vais pouvoir continuer ma visite de la ville. J’aime bien Louisville, l’accueil y est plutôt sympa si l’on met de côté certains… étriqués qui ne semblent pas penser à autre chose que leur petite personne. Il serait temps que ceux-ci comprennent qu’on n’en a rien à foutre de leurs affaires et que l’on veut juste aider, mais bon il ne faut pas trop leur en demander non plus hein. Lui dis-je comme si je ne le visais pas en parlant des étriqués. Je décidai de pousser un peu la provocation, histoire de voir jusqu’où irait sa patience. Nul doute que son patron ne serait pas enchanté s’il se battait encore une fois avec un militaire. D’autant que j’étais resté poli face aux autres personnes du garage, donc ça ne serait que sa parole contre la mienne si nous en venions aux mains. Sournois ? Plutôt oui. C’était même ma spécialité avant de rejoindre l’armée de foutre le bordel, surtout à pousser les autres à bouts en étant en apparence des plus correct.

Sinon pour en revenir à votre garage, vous n’auriez pas un groupe électrogène par hasard ? Cela pourrait toujours être utile si l’électricité tarde à revenir. Demandai-je l’air de rien. Mais peut-être devrais-je aller déranger votre patron pour lui poser la question directement, il pourra certainement me renseigner à ce propos. Dis-je en reprenant ses paroles pour l’agacer un peu plus. Il fait chaud ici ou c’est moi ? Dis-je encore en ouvrant ma veste, dévoilant mon pistolet dans son étui à ma ceinture.

Je n’avais pas chaud du tout, mais disons que c’était là ma manière de le prévenir de ma trop me faire chier, car si je ne pouvais pas le tuer je pourrai toujours lui coller une balle dans le genou en invoquant la légitime défense. Non je ne le pouvais pas bien entendu, mais peut-être que cela suffirait à éviter une baston aujourd’hui. Au pire je pourrai toujours utiliser ce que j’avais appris à Autun en matière de Close Combat et agirai pour lui casser une articulation si nécessaire, même s’il semblait avoir du répondant aussi. Moi non plus il fallait pas trop me chercher.

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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Mer 3 Oct - 21:20

De la provoc’? Vraiment ? Mickaël ne put s’empêcher de ponctuer ce spectacle d’un sourire plutôt narquois. C’est comme ça qu’il comptait régler les tensions entre les civils et leur groupe de joyeux rigolos ? Sérieusement, il ne croyait pas l’impressionner en le menaçant aussi pathétiquement. Voyez seulement la prétention de ces soldats, il suffit de brandir le pistolet et tout le monde s’agenouille devant vos moindres désirs. Quelle blague. A la première insinuation, il se contenta de se gratter nonchalamment la joue en s’intéressant davantage à ce qui se passait par la vitre que par ce que lui raconter la marionnette en uniforme. Sincèrement, il avait une envie démentielle de lui rire au nez avant de le virer aussi sec du lieu. Vu qu’il n’avait pas le choix de sa tactique, il se contenta d’utiliser la désinvolture comme réponse. C’était la plus pacifique tournure qu’il pourrait employer. Allez quoi, il l’avait renvoyé à son patron, il l’avait pas expédié dehors. Il jugeait cela déjà insultant, mon œil ouais. S’il n’avait pas voulu coopérer du tout, il lui aurait dit d’aller voir ailleurs s’il y était. De toute évidence, il savait qu’il s’était frité il n’y avait pas si longtemps à l’un de ses camarades. Le pauvre petit avait envoyé son grand frère régler l’histoire. Il cherchait bien à l’intimider mais ça ne faisait qu’amuser plus encore le renégat. De vrais comédiens ceux-là. Il avait beau avoir critiqué ouvertement les habitants mais surtout lui-même, le mécanicien ne réagit même pas à ça. Ne voyait-il pas le paradoxe de son monologue. On s’en fiche de vos affaires mais on veut vous aider. Ca montrait bien où leur soi-disant empathie s’arrêtait. Des sauveurs ? Des profiteurs, c’est tout. Le garagiste continua de lui sourire de façon ironique, mielleuse.

« C’est un plaisir d’aider l’armée. »

Un sarcasme évidemment. Crâne rasé voulait jouer sur ce terrain, pas de soucis. Il ne comptait pas relever son opinion sur sa personne, il n’en avait strictement rien à foutre. Comment faisait-il pour ne pas l’étrangler ? Allez savoir, ça risquait de dégénérer. Il en avait terriblement conscience et peut-être qu’il voulait en venir là mais pour ça, il lui faudrait vraiment un bon prétexte, qui tienne la route. Ce mec cherchait quelque chose assurément et ça n’avait rien à voir avec ce qu’il avait déclaré. Pas possible qu’il se montre aussi rapidement offensif, pas avec si peu de contact. Il ne voulait pas satisfaire les attentes de ce débile. Ça lui causerait des ennuis en plus. Mais il fallait avouer que son interlocuteur enchaînait avec brio toutes les manies agaçantes et celle de dévoiler volontairement son arme faisait très certainement partie du haut de cette pyramide. Il le savait, ce type le savait qu’il l’énervait. C’était tellement frustrant pour le trentenaire d’être là à devoir gérer ses nerfs alors qu’on le défiait ouvertement sur son lieu de travail. Aux mots du soldat, il se rua sur la porte qu’ils avaient franchie auparavant et l’ouvrit afin que l’air s’engouffre dans la salle. Et aussi pour inviter poliment « le client » à sortir. Il avait assez user son sang-froid.

« Il fait plus frais de l’autre côté. De toute façon, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. Vous l’avez compris, c’est avec mon patron que vous devriez avoir cette conversation. Manque de chance, aujourd'hui il est surchargé. Il ne peut pas toujours être à la disposition de tout le monde malheureusement.»

Le jeune homme resta près de l’issue pour inciter son voisin à mettre fin à cette discussion. Ouais, il valait mieux que ça se termine sans effusions de sang. Il sentait qu’il allait lâcher prise d’un moment à l’autre. Malgré les apparences, il lui devenait de plus en plus difficile de ne pas lui hurler dessus ou lui dire franchement ce qu’il pensait de tout ça. Il n’avait pas intérêt à aller emmerder le boss ou à fouiner sinon ça allait vraiment mal se terminer. Mickaël n’avait pas peur de s’en manger mais plus des risques qu’il ferait courir à ses proches, à la cause de Mathilda tenue secrète et surtout à l’entreprise. De toute évidence, plus il causait de soucis aux autorités plus ceux-ci prenaient un malin plaisir à venir le titiller. Après on dira encore que c’est lui qui cherche les ennuis. Mais ils n’arrêtaient pas d’aller et venir comme bon leur sembler. A prendre ce qui ne leur appartenait pas, casser des objets, se montrer arrogant, dissuasif. Qu’ils aillent tous pourrir en enfer et que ce guignol soit en tête de file.
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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Dim 7 Oct - 13:49


Nul besoin d’être un génie pour deviner qu’il ne prendrait aucun plaisir à nous aider, et même plutôt à nous mettre des bâtons dans les roues. Vu l’animosité ambiante et à présent réciproque, je ne doutai pas qu’il s’agisse bien du même homme avec lequel Alex s’était battu. Je n’avais rien dit qui puisse être désigné comme provocation ou attaque verbale à son encontre mais nul doute cela allait se savoir assez rapidement. Si l’avis des civils n’aurait pas d’impact sur moi, Alex prendrait un malin plaisir à se foutre de moi si jamais j’en venais à me battre avec le garagiste. Je passai ma main sur mon crâne rasé après que mon interlocuteur m’invitait plus ou moins subtilement à quitter les lieux. Faisait-il des efforts pour que la situation n’explose pas ? Peut-être. Quoi qu’il en soit je décidais de mettre ma susceptibilité de côté pour tenter un apaisement.

Je vois que ce garage fonctionne bien et que le travail ne manque pas aussi je ne vais pas l’importuner et il n’est pas à ma disposition. Quoi que vous en pensiez je ne viens pas ici en terrain conquis, et bien que maladroit je ne voulais que proposer mon aide. Dis-je en soupirant tant ce que j’allais dire me coûtait. Nous sommes partis sur de mauvaises bases vous et moi, convenons-en et j’en assume la responsabilité. Je vais certainement passer pour un con mais qu’importe. Si vous avez besoin d’aide, on sait jamais tout peut arriver, faite moi signe. Si jamais vous me chercher, demandez Benoit Bertin au gendarme Bellanger, dis-je en lui tendant la main sans savoir s’il allait accepter de la prendre. Et puis après tout s’il ne la prenait pas, tant pis, j’aurai fait ma part du boulot en tentant d’être correct après notre combat de coq.,

Je ne savais pas son nom mais lui avait indiqué le mien, et je pourrai toujours demander à Bellanger le sien. Malgré mon animosité à l’égard du garagiste je m’étais repris et avais mis fin à ma provocation. Aussi con soit ce mec, il n’en restait pas moins un civil et je ne devais pas foutre la merde avec lui, on n’avait pas besoin de ça. Je ne voulais pas avoir à tirer sur une foule en colère une nouvelle fois. Ce tocard ignorait tout de la guerre et de ce que nous pouvions être amenés à traverser, il ne nous voyait que comme des envahisseurs. Malheureusement cela semblait être le lot de tout soldat venant au secours d’une population.


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MessageSujet: Re: What would it take for things to be quiet? [Livre I - Terminé]   Lun 8 Oct - 18:43

Un revirement ? Une bonne intention ? Il aurait dû s’en attendrir et prononcer la trêve ? Mickaël avait plutôt l’effroyable envie de ricaner sournoisement et ouvertement au militaire. Ce mec devait vraiment le prendre pour un idiot de première pour oser penser qu’il pourrait croire à un pareil retournement de situation. Et ce n’est pas sa façon de l’inciter à quitter le domaine qui aurait pu provoquer ça. Ca cachait donc autre chose ou bien, très sérieusement, il pensait qu’il suffisait de balancer des propos mielleux pour calmer un civil. Décidemment, les soldats ne savaient que brandir leur arme, la médiation, ça devait pas être leur fort. Eh bien, c’est bien le seul point commun que le garagiste partageait avec eux. De ce joli discours donc, il n’en retirait pas le positif comme devait s’y attendre son interlocuteur. Mais peu importait vraiment. Si ce type cherchait à faire des efforts - bon ou pas, car il ignorait toujours l’intention derrière les propos, il en ferait de même. L’envie de lui rire au nez le démangeait et il dû faire preuve de sang-froid. Aussi, il s’offrit un grand moment de concentration pour ne pas tout bêtement sourire de façon narquoise. C’était trop simple de prétendre la gentillesse et la bonne volonté après les quelques provocations énoncées. Il avait cherché à le bousculer pour après vouloir le ménager. C’était quoi le délire ? Le voilà entrain de soupirer, ça semblait aussi dur pour lui que pour le trentenaire de garder son calme. Il pouvait voir de là où il était la force que cela demandait pour contrôler son tempérament. Mal avisé pour un homme censé représenter l’autorité de paraître aussi peu enclin à la conciliation – ouais, ça n’était que des mots, encore une fois, c’était trop facile. Une bande d’arrogant incompétent, voilà ce qu’ils étaient mais ça, il se garderait bien de le dire à voix haute. Autant continuer sur la lancée de la raison et faire semblant d’adhérer au gars en uniforme. Accepter la poignée de main serait un peu… déconcertante mais avait-il le choix ? Le mécanicien hésita mais en sentant le poids des regards qui les jaugeaient depuis l’atelier, il sentait la contrainte cogner contre ses épaules. S’il refusait de lui serrer la main, il confirmerait une fâcheuse position pour lui et pour la boîte. A contre cœur, il pressa sa paume contre celle de ce Bertin donc. Il força un peu sur la pression le temps d’un instant afin de lui faire comprendre qu’il n’avait nullement été intimidé avant de cesser ce contact au plus vite. Au passage, il avait laissé une légère trace de cambouis sur les doigts du parfait petit guerrier. Ca l’amusa étrangement. Enfin, il devrait bien répondre à son monologue sur la politesse et tout le reste du baratin. Le mensonge, voilà sa seule issue.

« D’accord, je n’y manquerais pas. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser. »

Le ton était moins âpre même si le cœur n’y était pas. N’avait-il pas déjà fait preuve d’assez de retenue pour une seule journée ? Il se mit en tête de la marche vers la sortie, repassant par là même dans le garage et ses échos de ferraille. Mickaël offrit un signe de tête en guise d’au revoir définitif – rien d’amical là-dedans à vrai dire, juste qu’il voulait être sûr que ce mec comprenne que l’entretien s’achevait bien là. Il fit quelques pas en direction de la voiture qu’il avait délaissée avant sa pause, déterminé à rester dans les environs histoire d’être sûr que le « client » ne soit pas tenté de fourrer son nez là où ça ne le regardait pas. Il fit le tour du véhicule – ou de l’épave plutôt et rassembla le matériel traînant tout en observant de loin la course de l’intrus. Il n’avait pas intérêt à balayer ses jolies promesses et ses faux semblants.
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