AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous sommes actuellement, en jeu, pendant la DEUXIEME QUINZAINE de FEVRIER 2013.
[La météo ici ]


Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Pouvez pas faire un peu attention ...   Sam 2 Aoû - 10:01


Pouvez pas faire un peu attention


J'étais au camp depuis peu, vraiment peu, mais je commençais à me faire au lieu. Pourquoi ? Simplement parce que j'étais toujours entrain de traîner la patte a gauche ou a droite. C'est comme ça que je me faisais petit à petit a cet endroit qui où je n'arrivais pas à me sentir chez moi. Et comment le voudriez vous lorsque vous vivez dans une tente miteuse au milieu d'une énorme masse de gens, où vivre reste quelque chose de superflus.
Mais bon au moins je me fais doucement des amis, où tout du moins je me retrouve a sympathiser avec des gens. Bien sur leur faire confiance n'est pas facile, il ne faut surtout pas oublier qu'on est en temps de guerre. Mais je suis totalement incapable de vivre seule, de m'isoler, d'essayer de ne connaitre personne. De plus personne ne sait combien de temps nous allons devoir tous cohabiter, alors autant nouer un petit quelque chose avec les gens.

Quoi qu'il en soit je me promenais encore, n'ayant toujours pas trouvé de quoi me rendre vraiment utile. Et au travers des districts, sur un endroit relativement spacieux, j'aperçois quelques mecs entrain de faire un foot. Je trouve ça sympa de pouvoir voir des gens s'amuser comme ça, profiter de quelques instants de répits.
Cependant je ne m'arrête pas, ne connaissant personne dans le lot et ne voyant pas l'intérêt de jouer la spectatrice. Je passe donc au bord de leur "terrain" si je puis dire en regardant, comme toujours lorsque je marche, mes pieds.


© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Dim 3 Aoû - 21:21



Pouvez pas faire un peu attention





Si l’espoir fait vivre, le sport se fait sentir vivant ! Voilà la pensée qui m’avait traversé l’esprit alors que je venais de superbement tacler l’autre joueur et que je me dirigeais vers la cage adverse…

Non, non ! Vous ne rêvez pas, j’étais bien en train de jouer au foot et dans le secteur civil. Je n’y allais pas souvent mais lorsque le cadre strict des quartiers militaires commençait à me rendre dingue je m’éclipsais. J’avais plus souvent tendance à carrément sortir du camp mais j’avais appris à connaître quelques civils et j’avais sympathisé. Je ne disais donc pas non à une partie de foot lorsque ces derniers me le proposaient… C’est ce qu’ils avaient fait aujourd’hui et je dois avouer que j’avais fait exprès de passer de ce côté du camp pour sortir ! Même si je ne voulais pas le reconnaître publiquement, la solitude commençait à me peser et une seule personne était réellement au courant de cela mais je savais qu’elle ne le répéterait pas. J’avais confiance en elle !
Bref, je chassais toutes les pensées de mon esprit pour me concentrer uniquement sur le ballon à mes pieds et la cage qui se rapprochait. J’allais faire un superbe tir… enfin c’était ce que je croyais ! *C’est qui elle ?!* Je venais d’apercevoir une sublime demoiselle qui marchait tête baissée comme pour passer inaperçue. Raté !

Forcément cette vision me déconcentra et je tirais moins bien que prévu, beaucoup moins bien et surtout trop fort.
« Et merde ! » Je lâchais ce juron en voyant le ballon filer à toute vitesse vers la jeune fille que j’avais remarqué qu’elle instant plus tôt. Je priais mentalement pour que le ballon la frôle mais ce ne fut pas le cas… Le projectile avait frappé la blonde dans le dos et je lui criais un « Désolé ! » avant de me précipiter vers ma ‘‘victime’’. Je récupérais le ballon et le balançais aux gars.


- Continuez sans moi !


Je courrais ensuite en direction de la jeune femme un air passablement gêné sur le visage. Moi qui adorait faire de nouvelles rencontres je n’étais pas certain que celle-ci commence bien ! Et une chance que j’ai décidé de mettre des vêtements civils car le lieutenant Raulne n’aurait sûrement pas apprécié que je fasse de la mauvaise pub à l’armée…
Une fois arrivé près de la demoiselle je m’arrêtais et prenais directement la parole.



- Vraiment désolé ! Vous allez bien ? la questionnais-je stressé alors que les autres reprenaient le match comme ci de rien n’était.





    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Mar 5 Aoû - 20:11


Pouvez pas faire un peu attention


Mes pensées avaient de nouveau absorbés toute mon attention. Pensive je l'étais trop, beaucoup trop, mais je n'arrivais pas à me défaire de ça. Avant lorsque je partais marcher j'arrivais a tout oublier, mais aujourd'hui est différent, ma vie, LA vie est différente. Chaque chose qui effleure mes yeux me ramène à la triste réalité de nos vies. Et penser est devenue ma seule évasion, mes seulement moments de répits.
Mais perdre toute notion de ce qui m'entoure, ne plus être attentive ne m'est cette fois pas bénéfique.
Un choc dans le dos m'avait coupé le souffle, me sortant violemment de mes rêveries. J'avais l'impression de suffoquer, la surprise et le coup m'avait momentanément couper la respiration. Il me fallut un court instant avant que je n'assimile tout, comprenant qu'un des joueurs devait avoir deux pied gauche. C'était son désolé, tranchant l'air, qui m'avait fait comprendre l'action.
J'avais entendu ses pas sur le sol glacé, des pas pressés, mais je n'avais pas pris la peine de relever les yeux vers mon "agresseur". Non, durant l'instant où lui se précipité, moi j'appuyais mon dos contre le poteau, qui préalablement m'avait retenu de tomber, gardant les yeux fixés vers le sol. Me concentrant simplement pour reprendre mon souffle. Je détestais ça, ce réflexe de me figer voir même de me bloquer face à un choc. Ce n'était clairement pas la première fois que j'avais a contrôler mon air, et ce n'était pas non plus la pire.
Si bien que lorsqu'il m'avait finalement rejoint, je n'étais déjà plus suffoquante.

« Vous pouvez pas faire un peu attention ?! »

Ma voix trahissait mon souffle court, mais je m'en fichait bien. Fallait que cette phrase sorte, fallait que je le dise. Parce que contrairement a ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas une grande fan de tir mal cadré tel que celui-ci
Bien sur, une fois ceci dis, je dois bien me rendre à l'évidence que le gars qui se trouvais en face de moi avait un ton inquiet, peut-être simplement parce qu'il a peur pour sa pomme, je n'en sais rien mais il a l'air sincèrement préoccupé par l'incident ... D'ailleurs quand finalement je relève la tête, pour venir figer mes yeux bleus dans les siens, je me rend compte qu'il n'y a pas que sa voix qui donne cet impression. C'est pourquoi je lui répond plus amicalement cette fois, bien qu'un peu réservé.

« Oui ça va, j'ai connu pire. »

Dire qu'on avait connu pire était, à l'heure actuelle, quelque chose de presque banale. Parce que pendant la guerre je crois que nous avons tous connu pire qu'un ballon qui nous percute. Seulement ceux qui me connaisse savent que je n'ai largement pas attendu la guerre pour connaitre pire, pour vivre un calvaire et rencontre de grandes souffrances. Quoi qu'il en soit je ne comptais pas m'étendre auprès de ce mec. Il était mignon, avait l'air inquiet, mais j'avais pas vraiment envie de discuter avec le mec qui me pousse à me remémorer pour la millième fois des actes du passés que je voudrais oublier.


© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Sam 9 Aoû - 21:17



Pouvez pas faire un peu attention





J’avais toujours aimé faire de nouvelles rencontres mais cela était devenu plus difficile depuis que la guerre avait commencé. Pour commencer les gens étaient beaucoup plus prudents et n’accordaient pas facilement leur confiance. Ce fait s’appliquait davantage envers les militaires car beaucoup de civils se méfiaient d’eux, du moins c’est ce que j’avais ressenti à Louisville. Du coup j’avais pris l’habitude de ne pas trop me mêler à eux et je préférais les quartiers militaires à l’exception faite lorsque j’avais envie de me défouler pendant une partie de foot improvisée. Et puis mes rapports avec les personnes ne portant pas l’uniforme étaient soient blancs, soient noirs ! Je m’entendais extrêmement bien avec Charlie alors que le courant ne passait pas du tout avec d’autres. Et puis comment un rapport pouvait être positif lorsque la rencontre se faisait aussi violemment que celle-ci ?
Heureusement pour moi je ne portais pas mon uniforme et si la jeune femme n’aimait pas les militaires cela me serait légèrement bénéfique. En m’approchant d’elle je m’excusais une nouvelle fois et espérais réellement qu’elle n’avait pas trop de mal. La première chose que je remarquais c’est que le choc avait du lui couper le souffle et je m’en voulais… Sans me regarder et la voix suffocante la jeune femme me demanda si je n’aurais pas pu faire attention. Je ne savais pas trop quoi répondre… Je pouvais parfaitement comprendre qu’elle soit sur les nerfs et qu’elle m’en veuille. Après tout il n’était jamais agréable de se prendre un tir de ballon mal cadré dans le dos lorsque l’on ne faisait que se balader. Même si je m’étais déjà excuser, je réitérais mes propos.



- Vraiment désolé. D’habitude je ne suis pas aussi… mauvais !


J’étais vraiment gêné et je passais ma main dans mes cheveux en espérant qu’elle me dise qu’elle n’avait pas de bobo. Je ne lâchais pas la demoiselle du regard et j’étais si préoccupé par sa réponse que je ne remarquais pas à quel point elle pouvait être mignonne quand elle plongea son regard dans le mien. Lorsqu’elle reprit la parole sa voix était plus amicale et cela me détendit un peu. Ce fut davantage le cas lorsqu’elle me dit que ça allait pour elle.
Je poussais un soupir de soulagement et esquissais un léger sourire en entendant cela. Notre première rencontre n’était peut-être pas agréable mais elle ne conduirait pas la blonde à la clinique. Tant mieux ! Je n’avais pas envie d’amener trop souvent de civiles se faire soigner car j’aurais fini par croire que je leur portais la poisse.



- Tant mieux ! Je ne serais vraiment senti con si je vous avais blessé… Mais vous êtes sûre ? Sinon je vous accompagne au centre de soins, ajoutais-je en ne la lâchant pas des yeux. Je marquais une pause. Au fait, moi c’est Benoit ! Et vous ? Vous êtes nouvelle ici non ? Je ne vous avais jamais vu avant…


*C’est d’ailleurs ce qui m’a déconcentré…* Et oui ! Même dans un cas comme celui-ci j’étais curieux et puis n’était-il pas normal de se présenter ? Pour moi, oui… Après si elle n’avait pas envie de discuter elle saurait me le dire.





    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Dim 10 Aoû - 17:21


Pouvez pas faire un peu attention


Ah ça, pour être mauvais aujourd'hui il l'avait été ... Le fait qu'il me dise que d'habitude il ne l'était pas me poussé à penser que je n'avais décidément pas de chance. Surtout que pour rater son tir comme il l'a fait il fallait réellement vouloir le rater non ? Mais bon, comme on dit il aurait voulu le faire exprès qu'il n'y serait jamais parvenu.
Dans tout les cas il s'en sortait plutôt bien puisque je n'avais pas aussi mal qu'on aurait pu le penser et que donc je ne lui en voulais pas énormément. Ça arrive a tout le monde de se planter, je n'ai pas eu de chance et lui non plus alors je ne vois pas pourquoi je devrais l'incendier. Autant continuer de discuter, puisqu'il a l'air assez bavard. De toute façon je ne me vois pas repartir aussi vite que je suis arrivé et puis entre nous ce n'est absolument pas mon genre. J'ai toujours, dans le passé en tout cas, était quelqu'un de conviviale et facile a vivre, un beau sourire collé au lèvres. La guerre m'a changé, mais pas en totalité et on reste au fond ce qu'on a toujours était, enfin c'est ce que je crois.


Je n'en ai pas besoin, je suis pas une petite chose fragile, ce n'est qu'un ballon ... Ah ça si il y a bien une chose qui ne changeras jamais, c'est le fait que je ne veuille pour rien au monde paraître faible. Je ne l'ai jamais était, et je ne le serais jamais. Peut importe la situation. D'ailleurs si effectivement j'avais eu besoin de soins, j'y serait aller de moi même, et sans accompagnant. Je n'ai ni 3, ni 70 ans, je peux me débrouiller seule. Mais de toute façon la question ne se pose pas, puisque je ne ressent aucune douleur autre que celle d'un choc. Et pour avoir eu des fractures et autres blessures dont je passerais les détails, je peux vous dire que je sais faire la différence et que je sais jauger la gravité ou nom d'une blessure sur ma propre personne.
Je me rendis compte qu'en lui disant cela j'avais peut-être était un peu trop froide.
Sincèrement ne vous en faites pas pour moi, ça va.

L'homme face à moi fini par se présenter sous le nom de Benoit, sans surprise je ne le connais absolument pas, même pas de nom, c'est un grand camp et je ne suis pas là depuis longtemps en même temps. Et faisant preuve de gentillesse et de curiosité, je me voyais mal le rembarrer, de toute façon il n'y avait rien qui soit confidentiel dans les réponses que j'allais lui donner. Autant me présenter et en apprendre un peu plus de lui, au moins on ne s'éviteras pas si jamais on se recroise dans le futur. Je m'appelle Alice, et effectivement je suis arrivé il y a peu, ce qui peut expliquer qu'on ne se soit jamais vu. J'imagine que vous êtes ici depuis un moment ?
Je n'osais pas le tutoyer, je ne sais jamais quand le faire ou non d'ailleurs, mais en tout cas sourire j'avais osé. Quoi qu'il en soit j'avais mes raisons de penser qu'il était ici depuis longtemps, rien que de l'apercevoir jouer avec ces autres gars me mettait la puce à l'oreille, et puis le fait qu'il ai l'air de connaitre toutes les têtes du camp, puisqu'il s'étonne de ne pas me connaitre ...


© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Ven 22 Aoû - 22:49



Pouvez pas faire un peu attention





J’avais de la chance car je n’étais pas tombé sur une jeune femme rancunière ou hystérique. Il fallait dire que beaucoup de personnes étaient sur les nerfs et le moindre petit imprévu ou accident les mettaient hors d’elles ! Je souriais donc à la blonde qui acceptait mes excuses mais je prenais tout de même la peine de lui demander si elle était sûre que tout allait bien et si elle ne voulait pas aller à la clinique. Avec la vie que nous avions à présent il fallait mieux prévenir que guérir. Mais la demoiselle n’avait pas besoin de soin selon elle… Aussi je fus amusé par la réponse de cette dernière ! Il était indéniable qu’elle devait avoir un sacré caractère ce qui me plaisait. Après tout je n’avais fait que m’inquiéter de son état de santé et jamais je n’avais prétendu ou même sous-entendu qu’elle me paraissait fragile comme elle venait de le dire.
Je la regardais de la tête aux pieds comme pour vérifier ses dires et je ne les remis pas en doute. Elle avait raison, le choc n’avait été provoqué que par un simple ballon.

Je n’insistais pas car elle semblait savoir ce qu’elle voulait et elle me donnait l’impression qu’elle serait capable de mordre si je tentais de la conduire à la clinique pour un simple bilan de santé. En plus, cela éviterait d’occuper du personnel qui pourrait se charger de personnes malades. Et dernier avantage, cela allait me permettre de pouvoir connaître un peu plus la jeune femme puisqu’elle ne semblait pas avoir envie de fuir ma présence. Je lui adressais un sourire lorsqu’elle reprit la parole de manière plus douce pour me dire que je n’avais pas à m’en faire pour elle. Je notais qu’elle me vouvoyait ce qui allait m’obliger à faire de même alors que je détestais ça. Je devais déjà vouvoyer mes chefs toute la journée et je trouvais ça chiant…
Avec un clin d’œil je levais les mains comme en signe d’abandon…



- D’accord, d’accord, pas besoin d’aller à la clinique donc, répondis-je en la fixant. Je voulais simplement être sûr, avouais-je. Mais je ne disais pas cela en sous-entendant que vous êtes une personne fragile ! Je n’aurais jamais osé. Après tout on ne se connaît pas… pour le moment, précisais-je.


Je m’étais donc présenté à la jeune femme en lui demandant si elle était arrivée il y avait peu car je ne l’avais jamais vu. Cela aurait pu paraître normal entre deux civils mais les militaires tels que moi voyaient plus de monde. A force de patrouiller sur le camp et comme j’avais l’œil je repérais facilement les nouvelles têtes. Alice faisait en plus partie du genre de personne que j’aurais facilement repéré puisqu’elle était mignonne comme nana.


- Enchanté Alice, ça fait plaisir de rencontrer de nouvelles têtes ! Par contre j’suis pas doué pour le vouvoiement, avouais-je. Ça dérange si on se tutoie ? Je marquais une pause. Sinon ça va faire un p’tit moment qu’on est arrivé, répondis-je à sa question. Je ne connais pas personnellement tout le monde mais on repère facilement les nouveaux qu’on n’a jamais vus pendant les patrouilles faites au sein de camp. Et tu te fais tes repères ici ?


Même si je n’étais pas en uniforme Alice pourrait deviner que j’étais militaire grâce à mes propos. Il fallait aussi reconnaître que je ne m’en cachais pas, j’étais fier de ce que j’étais et depuis notre installation sur le camp aucun civil n’avait critiqué ouvertement les militaires. Pas comme à Louisville ! C’était l’une des choses qui me plaisait ici mais cela ne voulait pas dire que tous nous appréciaient.






    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Jeu 4 Sep - 8:05


Pouvez pas faire un peu attention


Je n'avais pu retenir un sourire, la première fois lorsqu'il avait fait mine d'abandonner, puisque je lui soutenais aller bien. Il donnait alors cette impression de quelqu'un qui a toujours envie de s'amuser, de donner le sourire et de l'avoir. De lui se dégageait l'image positive de quelqu'un qui essaye de vivre et de rester joyeux malgré tout, et j'aime les gens comme ça. J'aime pouvoir oublier de temps à autre le monde actuel parce que quelqu'un a ce truc d'arriver à me le faire oublier. Bref je me perds. La deuxième fois ce fut un sourire vraiment amusé, lorsqu'il précisa que pour l'instant on ne se connaissait pas. Ça sous-entendait clairement qu'il avait l'intention de remédier à ça, et entre nous je ne comptais pas refuser une nouvelle connaissance, j'avais besoin de contact humain, de nouveau contact, et de me changer les idées.

Bien sur je ressentais encore un tiraillement la où la balle m'avait touché, et je le ressentirais surement encore un petit moment. Mais la douleur du choc était passé, j'arrivais a stabiliser ma respiration et a passer outre la gêne que je ressentais.

Benoit me demanda si ça me dérangeait qu'on se tutoie. En fait je ne m'étais même pas vraiment rendu compte que je le vouvoyais, il faut dire que au sein du camp j'ai toujours l'impression que si je vouvoie quelqu'un il va s'en vexer. Enfin je ne sais pas trop comment expliquer ça, mais déjà avec tout ces militaires dans le coin je ne me permettrais pas de les tutoyer, donc c'était ( en si peu de temps ) devenu un réflexe. Pourtant je dois bien avouer que je ne suis pas non plus très fan de ça, d'ailleurs je ne l'ai jamais été.

« Oh non bien sur ça ne me dérange pas, c'est plus une mauvaise habitude qu'autre chose en fait. »

Bon ok certains dirait que c'est plutôt une bonne habitude, mais chacun son point de vue.
A plusieurs reprises Benoit avait dit "on", ce qui signifiait qu'il n'était pas arrivé seul, comme moi en fait. Mais après ça ne voulait pas dire grand chose. Il aurait tout aussi bien pu arriver avec sa petite sœur, qu'avec sa fiancée, qu'avec son chien, ou même avec un groupe qu'il avait rencontré en chemin. Il avait par la même occasion exposé le fait qu'il soit militaire, ou au moins qu'il ait des liens avec eux puisqu'il parlait de patrouille. Je ne le relançait pas spécialement la dessus parce que je me doutais qu'on allait forcément y revenir dans la discussion, et surtout parce qu'il m'avait posé une question. Un instant, en sachant qu'il était militaire et que c'était donc un de mes premiers contact réel avec l'un d'eux, j'eu ce retour de notre arrivé au camp, avec Maël, où il m'avait clairement défendu de dire qu'il avait été militaire mais avait déserté. Cependant je chassais rapidement cette pensée de mon esprit, moins j'y pensé, moins je risquais de dire une connerie non ? Parce que je ne voulais surtout pas faire cette gaffe qui nous mettrait dans un sale pétrin. Quoi qu'il en soit après m'être perdu dans mes pensées quelques millième de secondes, je lui répondait finalement.

« A force de marcher a travers tout le camp je finis par m'y retrouver oui. Bon je dois bien avouer que j'ai encore du mal avec pas mal de choses, si on nous distribué un plan a l'entrée ce serait tellement plus simple. »

Bien évidemment je ne pouvais pas m'attendre à ce qu'on m'en donne un, avec tout les consignes, comme lorsque vous entrez dans un par d'attraction. Ce n'était qu'une simple blague, appuyé d'un sourire, parce que blaguer sur ce genre de choses est agréable. Je n'avais effectivement pas envie de vanter le fait qu'encore hier je me sois perdu a travers le camp ... Je préférais largement l'idée d'une blague pas bien méchante.
© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Jeu 11 Sep - 0:11



Pouvez pas faire un peu attention





J’avais toujours été doué pour faire sourire les gens, voir même les faire rire et cela n’avait pas changé ! Je m’attelais encore davantage à cette tâche depuis que cette putain de guerre avait tout ravagé. Trop de drames avaient été vécus et voir un sourire sur le visage de quelqu’un était pour moi un cadeau. Il l’était d’autant plus lorsque j’en étais à l’origine et c’était le cas avec cette jolie demoiselle. Pourtant le commencement de notre première rencontre n’avait rien eut d’agréable pour elle ! Bah oui, il n’est jamais cool de se prendre un ballon de foot tiré avec force par un type qui se laisse déconcentrer par une belle jeune femme qui passe. Et forcément ce type maladroit c’était moi ! Bref, mes excuses ayant été acceptées je décidais de ne pas me sauver comme un voleur et de faire connaissance. En plus je n’étais pas en uniforme et je pourrais donc prouver à Alice que j’étais sympa, au cas où elle ne supportait pas les militaires !
Cependant, quelque chose me chiffonnait légèrement… Je détestais que l’on me vouvoie lorsque j’étais en uniforme et cela était encore plus le cas lorsque j’étais en civil. Je ne me gênais donc pas pour demander à la blonde si elle acceptait qu’on se tutoie. Dans le même temps je croisais les doigts mentalement pour qu’elle ne me trouve pas impoli. J’eus donc un sourire soulagé en entendant la jeune femme qu’elle n’était pas contre l’idée et que le vouvoiement était, selon elle, une mauvaise habitude. Amusé par ses propos, je souris ! J’avais toujours eu tendance à penser de façon identique même si l’armée m’avait quelque peu changer sur ce point… Enfin, en civil j’étais plutôt du genre à tutoyer ! Sauf en face de personnes plus âgées que moi, question de respect.



- Tant mieux, déclarais-je. J’ai toujours été du genre à penser comme toi ! Le vouvoiement met trop de distance entre les personnes je trouve. Enfin, face à un aîné je trouve que c’est plus une marque de respect ! Je marquais une pause. Et puis je vouvoie assez les gens en temps normal !


L’armée et ses règles quoi ! Mais il fallait ce qu’il fallait et si les soldats se mettaient à tutoyer les civils cela aurait sûrement eu un impact sur l’autorité qui devait être maintenue. En uniforme nous n’étions pas là pour copiner mais pour assurer la protection du camp ! Bon, stop, stop, stop… J’étais en civil et j’avais du temps de libre ! En plus de ça j’étais en compagnie d’une jolie demoiselle alors il fallait que je cesse de penser ‘‘trop militaire’’.
Je décidais donc de m’intéresser à Alice pour savoir si elle arrivait à se faire des repères sur le camp. Je demandais cela car il n’était pas rare que les nouveaux arrivants soient perdus les premiers jours et dans ce cas là mes patrouilles se transformaient en ‘‘balades touristiques’’. Alice ne dérogeait pas à la règle et elle reconnaissait qu’elle avait un peu de mal. Je ris légèrement en l’entendant parler d’un plan même si au final l’idée n’était pas conne.



- J’suis pas trop mauvais comme cartographe, déclarais-je en souriant. Faut dire que ça aide pas mal de savoir dessiner une carte dans mon boulot ! Je pourrais t’en faire une en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.


Enfin, encore aurait-il fallu que je me balade avec de quoi le faire ce plan… C'est-à-dire du papier et un crayon ! Puis, une question me vint à l’esprit et je ne me gênais pas pour la lui poser.


- T’es seule sinon ? demandais-je en me rendant compte que ma question pouvait avoir plusieurs sens. Je veux dire, tu es arrivée toute seule sur le camp ? rajoutais-je avec un sourire charmant.


C’était vraiment tout moi ça… Incapable de ne pas faire du charme aux jeunes femmes ! Et pourtant une seule me revenait souvent à l’esprit malgré mes efforts pour que cela n’arrive pas.







    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Sam 13 Sep - 21:53


Pouvez pas faire un peu attention


Oui le vouvoiement avait tendance a créer un fossé entre ceux qui l'employé pour communiquer, c'est surement pour ça que je l'avais utilisé durant toute mon adolescence quand je parlais au gens, parce que je voulais mettre de la distance, parce que je ne voulais pas qu'on me connaisse, qu'on me découvre, et surtout je ne voulais pas qu'on se moque de moi pour les mauvais traitements de mon père. Je ne voulais pas d'amis que je ne puisse pas ramener chez moi. Finalement j'avais surement eu tort, j'aurais surement du me rapprocher de gens plus tôt pour faire cesser tout ça bien avant, mais le passé est du passé. Quoi qu'il en soit nous partagions donc la même vision des choses, effectivement j'étais aussi du genre a vouvoyer les personnes les plus âgés par respect pour elle, mais aujourd'hui pour le reste des gens j'étais toujours plus familiarisé avec le tutoiement qu'avec le vouvoiement, tutoyer met toujours plus à l'aise.


« Ça doit être chiant ... pardon du langage, mais avant la guerre je passais mes journées avec des enfants alors le vouvoiement on en faisait clairement abstraction, et c'était pas pour me déplaire. »

Le fait que j'adore les gosses n'était pas un scoop, et le fait que j'ai gardé des petits n'est pas une information compromettant. Je sais bien que je ne dois pas trop parler de moi, mais je suis ce que je suis et je ne vois pas pourquoi je le cacherais. Surtout que ce mec est plutôt sympathique ( ce que je n'aurais pas dis il y a 5 minutes ) et que je n'ai pas envie de me gâcher toute relation en restant aussi muette qu'une tombe.
Puis il me dit qu'il était plutôt doué en carte, mais je ne pouvais pas en juger ne l'ayant pas vu à l'oeuvre. Quoi qu'il en soit avoir un petit plan de rien du tout pouvait toujours être pratique, et puis qui sait en prime j'aurais peut-être l'endroit ou se trouve sa tente. N'y voyait rien de mal ( quoi que ), simplement avoir un allié dans ce camp qui en prime soit en lien direct avec l'autorité ne peut qu'être une opportunité. On ne sait jamais ce qui peut arriver et si un jour j'ai besoin de quelqu'un, peut-être que je pourrais compter sur lui. Ou simplement me faire un ami.

« Tentant comme proposition, mais il va peut-être falloir me le tatouer sur le bras pour être sur que je ne le perde pas. »

Ce petit sourire m'avais échappé, je n'y pouvais rien j'étais comme ça, l'humour était l'une des choses qui me faisait encore tenir le coup, qui m'avait permis de ne pas flancher durant toutes nos péripéties. J'ai toujours aimé faire une petite blague par-ci par-là, enfin surtout depuis que j'ai connu Louis, mais un sens de l'humour on l'a ou on ne l'a pas, ça ne s'invente pas.

La question que Benoit me posa par la suite amener a une réponse ... délicate. Je ne savais pas trop comment dire tout ça, ce n'était pas le genre de chose que j'aimais aborder. Pas que le fait d'être arrivé avec Maël me dérange, mais surtout le fait que ça englobe tout ces souvenirs néfastes.

« Nan ... Non, je suis pas arrivé toute seule. Maël m'accompagne, ou je l'accompagne je sais pas trop ce qui est le plus correct. C'est grâce à lui que je suis ici aujourd'hui, on était partie pour ... Enfin non c'est pas important. C'est un frère pour moi. »

Je m'étais rendu compte que j'allais parler de Paris, que j'allais parler de notre traversé de la France pour le retrouver, et je n'avais pas envie d'en parler, je n'avais pas envie d'encore m'avouer a moi même qu'il était forcément mort, que je ne le reverrais jamais et que tout les souvenirs qu'ils me restaient serait les derniers qui pouvaient s'inscrire dans ma mémoire.
Je sais que j'aurais pu simplement dire que je n'étais pas seul, mais de toute façon il m'aurait demandé qui m'accompagné. Au moins en précisant un peu plus j'éviterais peut-être d'avoir a expliquer le lien qui nous unissait ( même si, entre nous, ce lien est devenu totalement indéfinissable ). Et je dois encore plus vous avouer que le fait de dire qu'il était un frère pour moi, en laissant sous entendre qu'il n'en était pas un, me donner bon espoir de vraiment ne pas avoir à m'étaler sur le lien dont je parlais précédemment, sans pour autant mentir. Même si désormais il était plus qu'un simple frère, on aurait presque pu parler d’âme sœur, mais pas au sens amoureux du terme, seulement lui et moi c'était à la vie à la mort ( et de préférence à la vie ). La survie nous avait soudé comme les doigts de la main, et nos "âmes" étaient réglé sur la même longueur d'onde, en plus nous avions traversé des moments difficiles ensemble ( la guerre bien sur, mais la disparition de Louis, ainsi que toute les atrocités que nous avions pu voir, etc.)

© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Jeu 18 Sep - 0:40



Pouvez pas faire un peu attention





Je souris en entendant les paroles de la jeune femme. Visiblement elle était du genre à dire les choses comme elle les pensait et cela me plaisait ! Je détestais les gens qui chipotaient pendant des heures pour dire quelques mots. Aussi, je me rendais compte que la blonde faisait partie de ces nanas à qui j’aurais volontiers payé un verre juste pour le plaisir de discuter. Mais ça c’était avant et même si je pouvais lui proposer d’aller nous poser dans la tente de ravitaillement cela n’aurait pas eu autant de charme que la terrasse d’un bar dans une rue animée.
Lorsqu’Alice parla des enfants qu’elle côtoyait avant la guerre je cessais de me perdre dans le passé pour l’écouter. C’est à ce moment là, et seulement maintenant que je me rendais compte que ma vie à moi n’avait pas tellement changé. Je fronçais légèrement les sourcils mais je tentais de ne pas faire un cas de cette découverte assez triste au final. Je m’intéressais à Alice en l’interrogeant de nouveau.



- Y’a pas de mal, répondis-je en souriant. Tu passais tes journées avec des enfants ? T’étais institutrice ? tentais-je. Enfin, j’imagine que ça doit vraiment te changer maintenant. Y’a pas vraiment beaucoup de gosses dans le coin… Pour moi c’est différent. Avant cette guerre bah je faisais déjà la guerre, déclarais-je avec un haussement d’épaules.


En effet, j’avais participé à plusieurs conflits depuis que j’étais devenu militaire et même si cette guerre était très différente cela ne changeait rien au fait que j’avais déjà vu des horreurs ! Je savais que cela n’était pas le cas des civils et c’était sûrement pour ça que je prenais du temps pour discuter avec eux quand je zonais hors des baraquements militaires. C’est d’ailleurs en voulant bien faire que je proposais à Alice de lui faire un plan du camp… cela ne me prendrait que quelques minutes ! Si je mettais la main sur le matériel pour le faire.
La jeune femme semblait apprécier l’idée mais précisait qu’il faudrait sûrement lui tatouer sur le bras pour éviter qu’elle ne l’égard. Je ris en entendant sa réplique et je me demandais alors si elle était plutôt du genre tête en l’air qui égare tout, ou poissarde qui perd ses affaires sans que cela ne soit réellement de sa faute. Je n’hésitais pas à le lui demander puisqu’elle semblait vouloir elle aussi discuter.



- Je vois. Je sais pas tatouer mais si t’en veux un sur papier mon offre tient toujours, dis-je en souriant. Et t’es plutôt du genre tête en l’air ou alors t’as juste la poisse ? demandais-je amusé. Pour ma part je ferais plus parti du deuxième lot… La preuve en aie que j’ai perdu une barre protéinée avant-hier parce que je voulais la garder pour plus tard et que je n’avais pas vu que la poche de ma veste était trouée. La poisse hein ?


Et pas qu’un peu quand on savait ce que comportait nos rations ! Mais me plaindre ou m’énerver n’aurait servi à rien puisque ce petit encas était définitivement perdu.
Je ne m’étalais pas sur ce mini drame personnel qui m’avait laissé sur ma faim et je m’intéressais à l’histoire de la jeune femme. Je commençais par lui demander si elle était arrivée ici seule et même si j’avais modifié ma question cela sous-entendait bien que je voulais savoir si elle était en couple. Chez moi cela faisait partie des questions basiques lorsque je parlais à une femme même si cela ne voulait pas forcément dire que j’allais tenter de la séduire. Je souris lorsque qu’elle m’expliqua qu’elle n’était pas arrivée seule avant de chercher à savoir qui d’elle ou Maël accompagnait l’autre. J’enregistrais mentalement le prénom et me concentrais sur ce qu’Alice disait avant de s’interrompre. Je fronçais les sourcils alors qu’elle continuait sur autre chose ! *Ils étaient partis pour… pour où ? pourquoi ?* Cependant mon cerveau nota une autre information…



- Bah si c’est toi qui prenais les décisions, c’est que c’est lui qui t’accompagnait… sinon c’est l’inverse ! déclarais-je en souriant. Ce que je suppose en t’entendant parler ! Mais, désolé je suis curieux, pourquoi t’as pas fini ta phrase ? Je marquais ensuite une pause, hésitais, souriais… Comme un frère, répétais-je, va pas falloir que je tente de te séduire, si l’envie me prend, quand il est dans le coin alors ?


Bah oui ! C’était logique… Même si j’étais enfant unique, du moins aux dernières nouvelles et ce n’était vraiment pas sûr, je me disais qu’un frère était censé protéger sa sœur. Je me rendais compte dans le même temps que j’aurais aimé ne pas être enfant unique… Avoir un frère ou une sœur avec qui parler, faire les quatre cents coups, grandir m’aurait plu… J’aurais peut-être fait moins de conneries ! Enfin, plus sage je n’aurais pas été envoyé dans une école militaire et je ne serais peut-être pas encore en vie. Cependant, je ne pus retenir un léger soupir teinté d’une pointe de déception ou de tristesse. Mais je me reprenais en adressant un sourire à la blonde.





    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Dim 21 Sep - 13:25


Pouvez pas faire un peu attention


Ce type avait quelque chose d'accrocheur, vraiment, je ne saurais pas trop vous dire quoi mais c'est sur il avait ce truc qui fait que vous ne le laissez pas en plan. D'ailleurs la preuve en était que j'étais entrain de discuter avec lui, parfois sous le regard de ses camarades de jeu toujours occupé a taper dans leur balle, l'absence d'un de leur joueur n'avait pas véritablement l'air de les déranger. J'aurais bien fait une belle généralité en disant ''Aaah les hommes '' Mais il y avait au moins une femme dans le lot. Donc la généralité sera pour un autre jour. Cependant je ne pourrais pas définir l'équipe qui jouait dans ses moindres détails puisque Benoit attiré plus vraisemblablement mon attention.

«Nan assistante maternelle, mais oui être entouré d'enfant me manque ... C'est vrai qu'en tant que militaire ça doit un peu moins changer dans le quotidien ... »

Je me doutais cependant que la situation ne devait pas être la même qu'avant ... Seulement il s'y connaisse un peu plus. Même si je conçois que beaucoup de militaire n'avaient jamais été sur le terrain avant.

Il me précisait donc que l'idée de la carte tenait toujours, et pourquoi pas après tout hein ? Seulement je doutais qu'il ait de quoi la faire. Mais trouver un morceau de papier et un crayon ne doit pas être si compliqué que ça. Bon c'est sur que c'est plus compliqué qu'à l'époque où on cherchait un papier pour y inscrire un numéro, mais c'est pas très important. Il me demande aussi si je suis plutôt du genre a être tête en l'air ou a avoir la poisse, et je n'ai pas besoin d'hésiter pour y répondre, j'ai la poisse c'est relativement évident.

« Eh bien pourquoi pas, ça pourras toujours m'être utile, par contre je n'ai ni crayon ni papier.
Oh j'ai la poisse, la preuve en est qu'il a fallut que je me prenne cette balle perdue. Et effectivement on peut dire que t'as aussi la poisse. »

Ce n'était pas un reproche, d'ailleurs c'est pour cela que j'avais dit balle perdue. Seulement la situation actuelle était la preuve ultime que je n'avais pas de chance, j'aurais pu passer un peu avant, ou un peu après, il aurait pu ne pas perdre la balle, ne pas l'envoyer dans ma direction. Mais non, je suis passé pile a l'instant où il a loupé son tir et la balle ne m'a bien sur pas éviter.

J'aurais voulu qu'il s'en tienne au fait que j'avais précisé que ce que j'avais retenu de dire n'était pas important. Cependant ça n'avait pas vraiment l'air de lui suffire, j'allais donc devoir pousser l'explication plus loin, ou lui dire d'aller se faire voir. La deuxième option ne me correspondant pas véritablement, je préférais me rabattre sur la première. De toute façon a quoi bon m'en cacher, il fallait dire ce qu'il en était, j'étais désormais ce qu'on pouvait considérer comme une veuve, bien que Louis et moi ne nous soyons pas marier, ce qui serait pourtant sûrement arrivé un jour si la vie nous en avait laissé le temps. J'avais conscience que dans ce camp tout se saurait a un moment ou a un autre, mais je n'avais pas envie d'étaler cet aspect de ma vie, en fait je n'avais pas spécialement envie d'étaler quoi que ce soit. Tant pis lui allait plus ou moins savoir, et il se ferait sa propre opinion a mon sujet. Je soupirais, toujours soumise a trop d'émotions lorsque je devais aborder le sujet.

« On va dire qu'on s'accompagnait mutuellement alors. J'ai pas fini ma phrase parce que ... c'est juste … que j'aime pas m'étaler la dessus. On avait l'espoir que Paris ne soit pas détruit mais … mon dieu j'avais jamais vu autant de destruction, pourtant on a traversé la France entière … Enfin on y était allé pour retrouver son frère, qui partage … enfin partageait ma vie. J'aime pas ressasser ça ... »

Je détournais le regard pour ne pas laisser des larmes couler sur mes joues, non je n'aimais pas parler de ça, j'essayais de tout faire pour ne pas y penser d'ailleurs. J'essaye, non pas de tourner la page, mais de trouver des choses a quoi me rattacher pour ne pas flancher, pour avancer et vivre comme il l'aurait tant voulu. Il m'a sauvé de mon père, ce n'est pas pour que je me tue moi même, j'avais voulu survivre face à mon père et je survivrais face a sa disparition, il ne pouvait en aller autrement. Je refuse clairement de me laisser mourir, même si je le voudrais terriblement parfois.

« Oui il est protecteur, et c'est effectivement a proscrire à moins que tu aime te battre. »

Je lui souriais, je préférais penser à ça plutôt qu'à ce dont j'avais parlé juste avant. Et puis je trouvais amusant cette façon qu'il avait de s'amuser en parlant de me séduire. Bon et surtout l'idée de le voir se battre avec Maël ne pouvais que me donner le sourire. Surtout qu'il était difficile de dire lequel des deux pouvait gagner, après tout l'un étant militaire et l'autre l'ayant était si je puis dire.

© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 6
« Y’a une couille dans le potage, mon Lieutenant ! »
Messages : 240
Membre du mois : 12
Célébrité : Ryan Gosling
Localisation : Camp D57
Age : 30
Crédit : Arwene
Emploi : Soldat - Opérateur radio
Caractère : Libertin – Loyal – Taquin – Comique – Excellent Électrotechnicien - Bavard
Vos Liens :
Spoiler:
 








MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Mar 23 Sep - 21:02



Pouvez pas faire un peu attention





A partir du moment où j’avais entamé la conversation avec Alice j’avais complètement zappé les autres joueurs. C’était bien moi ça ! Mes camarades de jeu ne faisaient absolument pas le poids face à une belle jeune femme mais ils ne m’en tiendraient pas rigueur puisqu’ils commençaient à me connaître.
Je m’intéressais donc à la vie passée d’Alice et je me trompais quant au métier qu’elle avait pu avoir avant la chute des bombes. Je lui souris en constatant que je n’étais pas tombé bien loin. Cependant, ce que je trouvais beaucoup moins amusant c’était de constater que ma vie à moi n’avait pas vraiment changé. Mon présent était de survivre à une guerre mondiale et mon passé avait été de vivre des guerres à l’étranger. Mais je ne me laissais pas abattre par cette découverte à laquelle je n’aurais rien pu changé de toute façon.



- Raté ! dis-je concernant mon erreur pour son boulot. Enfin, je ne suis pas tombé bien loin non plus. C’est Manu qui va être content de te savoir ici. Il était pédiatre et maintenant il est médecin à la clinique. Si tu veux de nouveau être entourée d’enfant va le voir ! Je marquais une pause et je reprenais. Oui, ça me change moins que toi… sauf que je n’avais fait la guerre dans mon propre pays avant ça !


C’était vraiment bizarre mais le plus terrible avait été de devoir faire feu sur des compatriotes ! Je chassais rapidement cette pensée de mon esprit car elle ne me faisait que me culpabiliser et le moment était mal choisi.
Non, je préférais me concentrer sur ma proposition faite à Alice. Je pourrais lui dessiner un plan si on arrivait à mettre la main sur du papier et un crayon. Je savais où je pouvais en trouver et j’allais lui proposer qu’on y aille ensemble. Mais à ce moment là la jolie blonde reprit la parole avant que je ne le fasse et elle déclara qu’elle n’avait pas de quoi dessiner une carte ce qui me fit sourire. Elle rajouta ensuite qu’elle aussi avait la poisse puisqu’elle s’était pris une balle perdue.
J’eus un léger rire avant de répondre sur un ton mi-malicieux, mi-mystérieux.



- Et bien ça reste entre nous mais je crois que le joueur qui avait le ballon à ce moment là a été déconcentré par le passage d’une jolie inconnue. Mais chut ! Il ne voudrait pas que je le dénonce, terminais-je en souriant. Après une courte pause je reprenais. Comme c’est dangereux dans le coin ça ne te dit pas qu’on aille du côté de la tente de ravitaillement. Ils doivent avoir de quoi faire un plan je pense.


Je fus ensuite légèrement gêné de m’être peut-être montré un peu trop curieux. C’était une habitude que je n’avais pas perdu mais qui me jouait parfois de sales tours depuis de cette fichue guerre avait commencé. J’aurais sûrement dû dire qu’elle n’était pas obligé de répondre mais je ne l’avais pas fait alors je me contentais de l’écouter avec attention. Je me rendais compte qu’elle et le gars qui l’accompagnait avaient perdu quelqu’un de très proche et je m’en voulais sérieusement de lui avoir fait revenir de tristes souvenirs à l’esprit. Ma culpabilité ne fit qu’augmenter lorsque je vis Alice détourner le regard. Machinalement je me rapprochais d’elle et posais doucement ma main sur son épaule.


- Désolé ! Je ne voulais pas… Je suis vraiment trop curieux des fois ! Excuse-moi, dis-je en la fixant.


Non, je n’aimais pas voir souffrir les gens et c’était pire quand j’étais à l’origine de cette peine. Heureusement pour moi Alice ne semblait pas rancunière et elle répondait concernant celui qu’elle considérait comme son frère. Elle souriait de nouveau et cela me rassura. Par contre en l’entendant j’espérais juste que le fameux Maël n’était pas du genre grand gars costaud bodybuilder, même si je n’étais pas petit… loin de là !
Avec un sourire séduisant je regardais la jeune femme qui était tout à fait charmante.



- On va dire que je n’ai jamais un petit ange surtout quand la séduction d’une charmante demoiselle est en jeu, déclarais-je amusé. Et puis t’imagine bien qu’on ne me met pas KO facilement. Enfin, ton ‘‘frère’’ n’est pas champion de boxe hein ?


Est-ce que j’étais déjà en train de la séduire ? Peut-être… Enfin, je ne lui faisais comprendre que la simple vérité. Alice était séduisante mais ça elle devait déjà le savoir. Et puis un peu de bonne humeur n’allait pas nous tuer.





    « Si tu crois en ton destin,
    Si tu crois aux lendemains,
    L'ami faut pas hésiter,
    Prends ton sac et viens sauter,
    Avec nous tu pourras marcher,
    Tu pourras être et durer. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 5
« Plus terrible qu'une guerre, le savoir perdu à jamais »
Messages : 428
Membre du mois : 53
Célébrité : Jennifer Lawrence
Age : 19
Crédit : Unknown(vava)/Bowtfulbutera(photomaton)
Caractère : Aléatoire
Vos Liens :
Mon sauveur ♥:
 

La vie mène à la mort, mais il ny a pas quun chemin



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Jeu 25 Sep - 12:34


Pouvez pas faire un peu attention


En effet il n'était pas bien loin, mais bon je m'abstiendrais de préciser que des métiers entouré d'enfant y en a pas des milles et des cent, et que donc il ne pouvait pas tomber vraiment loin du métier que je pratiquais. Ca n'avait pas d'importance. Je retenais au passage le prénom, ou surnom qu'il venait de me fournir, si je voulais me rendre utile je saurais où aller.

« Manu ? J'essayerais de m'en souvenir, ça me permettra peut-être de me rendre utile.»
J'esquissais un sourire avant de parler d'autre chose.
« Effectivement je vois pas trop comment tu aurais pu avoir affaire a une guerre en France avant ça.»

Je ne pu retenir un rire, surement plus nerveux qu'autre chose. Foutu guerre ...
Le rire suivant en revanche n'était pas nerveux, loin de là. Ce type était réellement amusant, c'est pas la première fois que j'entends quelqu'un parler de lui a la troisième personne de cette façon, mais ça avait le chic pour être amusant. Et puis entendre quelqu'un me faire des compliments après ces longs mois de " solitude " je dois bien avouer que ça fait un bien fou.

« J'ai du mal a croire qu'il en faille si peu pour déconcentrer quelqu'un, elle devait vraiment être jolie cette inconnue. »

J'avais beau me dire qu'il ne fallait pas que je rentre dans ce genre de jeu, je le faisais quand même ... Je suis comme ça, imprévisible. J'aime bien m'amuser avec les gens, rire, oublier un peu ce qui nous entoure. Et puis il n'y a rien de bien méchant la dedans. Ce qu'on dit n'engage a rien.

La main qu'il posa sur mon épaule dans le but de me rassurer, eu l'effet escompté, j'avais besoin de présence humaine, désespérément besoin de ne pas me sentir seule, bien sur il y avait Maël mais c'est différent. J'avais besoin de sentir qu'autour de moi il y avait de nouvelle personne qui ait envie de vivre, et qui même puisse avoir envie que je fasse partie de cette nouvelle vie. Je ne voulais plus ressemblait a une vagabonde perdue au milieu du monde, effacer par la guerre et la destruction. Invisible.

« C'est pas grave, tu pouvais pas savoir, j'en avais trop dis ou pas assez. »

Passons sur le fait qu'il est craquant, je ne devrais pas y penser, bien sur Louis omnibule toujours autant mes pensées, mais il est tout aussi évident que de pouvoir se sentir de nouveau une femme et pas une simple personne noyé dans la masse, ça fait du bien. Et puis toute fille vous dira que peut importe sa situation et peu importe le moment, elle aura toujours cette petite réflexion de se dire qu'un mec est mignon ou non.
« Forcément si je suis l'enjeu c'est tout de suite plus motivant. »

Le petit sourire qui suivit était tout a fait naturel et amusé. Comment ne pas l'être d'ailleurs ? Et puis après tout être l'enjeu d'un duel il y a de cela des siècles toute femmes en aurait rêvé non ? Alors pourquoi ne pas remettre ça au gout du jour ? ... Oui bon bien sur je ne les laisserais pas faire, ou en tout cas j'essayerais de ne surtout pas les laisser se battre si il devait en arriver là.

« C'est pas un champion de boxe nan, mais il se défend. Le seul avantage que tu dois avoir sur lui c'est l'entrainement militaire, mais je pense que vous seriez a peu près a égalité.»

Ok, ok, je sais qu'il n'a pas d'avantage au point de vue de l'entrainement militaire, puisque Maël était chasseur alpin ( et c'est pas le genre de truc ou c'est des rigolos ). Mais bon plus j'oriente les gens a l'opposé d'un militaire, moins ils pourront deviner que c'est un déserteur. Si il y a bien une chose que je dois cacher, ne surtout pas révéler quoi que ça me coûte, c'est bien ça.
Je me décide finalement a accepter de partir vers la tente de ravitaillement, puisque je n'avais pas pris le temps de lui répondre avant.

« Oh et pourquoi pas aller vers la tente de ravitaillement oui, et puis au moins je serais peut-être un peu moins en passe d'avoir un accident. »
© Great Thief


« Loin de son pays des merveilles. »

« La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme. » Laissez moi espérer que je puisse plaire et charmer, ce bon vieux Voltaire m'aurait surement aimé.
©GUERLAIN
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Pouvez pas faire un peu attention ...   Aujourd'hui à 12:45



Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum