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MessageSujet: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Dim 6 Juil - 19:17





« Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »


Ou comment se faire aider par une illustre inconnue lorsqu'on a bêtement trébuché sur une racine dans la forêt.





Il commence à faire nuit. Il doit être approximativement 17 :00 et il le soleil se couche déjà. Les jours rallongent petit à petit mais trop lentement à mon goût. L’hiver a le don de m’exaspérer. Le matin, je me lève tôt mais j’ai à peine le temps de faire ce que j’ai à faire que le soleil se couche.

Aujourd’hui est un très bon exemple pour comprendre à quel point ce temps pèse sur mon moral et ma motivation. Je me suis levé à l’aube, il faisait vraiment froid. J’ai enfilé mes bottes et je suis sorti. En T-shirt. Il neigeait. J’ai donc attrapé ma veste et j’ai marché entre les rangées de tentes, plus furieux que jamais, pestant intérieurement (et à haute voix aussi) contre ce temps pourri. Des gens qui émergeaient de leur tente m’ont gentiment salués et se sont pris un « vent ». J’ai pas que ça à foutre que de discuter avec des pauvres rescapés désespérés. Je suis pas le bon samaritain non plus ! Bref, j’ai marché jusqu’à un endroit abrité donc sec, je me suis assis à même le sol et j’ai une fois de plus entrepris de nettoyer mon arme. Ma belle AK-12 chérie, la chose la plus précieuse que je possède. C’est une Kalachnikov automatique presque neuve. Le modèle n’est même pas encore disponible sur le marché, elle a été créée pour l’armée russe mais elle est encore en test. C’est l’arme la plus magique que j’ai jamais eu entre les mains et pourtant, j’en ai vu, des armes. Une vraie petite machine à tuer. Et je n’ai qu’un chargeur. 30 balles. Après l’avoir mis en bandoulière dans mon dos, je me suis redirigé vers ma tente où j’ai entrepris d’étudier mes cartes à la recherche de plan pour trouver des armes. Impossible de me concentrer plus de dix minutes. J’avais faim et pour couronner le tout, un mal de tête avait fait son apparition. J’ai donc décidé d’aller me promener pour trouver à manger et me réchauffer. J’ai sillonné le camp de long en large. Mon mal de tête s’amplifiait à chaque pas et ma mauvaise humeur croissait avec lui. La neige s’était arrêté, point positif mais le temps était à l’image de mon humeur : maussade. Après avoir mangé et croisé des dizaines de gens que j’avais royalement snobé, j’ai décidé de me rendre dans la forêt, pour être seul et réfléchir, mes voisins de tente discutant à haute voix empêchaient ma concentration et au milieu de l’après-midi, il n’y avait pas un endroit au camp où je pouvais être tranquille.

Voilà, c’est pour cette raison que je me balade dans la forêt par une heure aussi « tardive ». Je suis d’une humeur exécrable. Heureusement, ici je ne risque de croiser personne. Assis sur une pierre au préalablement déblayée de la couche neigeuse qui la recouvrait, je contemple ma carte de la France. Je ne parviens presque plus à distinguer les lignes qui la composent. J’ai avancé. J’ai réussi à me rappeler d’une ville à proximité où mon père possédait des planques d’armes. Maintenant il me reste à savoir où plus exactement et si cette ville a été détruite. Ensuite, je pourrai m’y rendre, si c’est possible, pour récupérer les armes. Je n’ai aucune idée de la façon de procéder pour la suite. Il me faudrait une radio ou un téléphone et je n’ai ni l’un ni l’autre, je me demande même si ça existe encore à l’heure actuelle. Je plie ma carte, la range dans la poche intérieure de ma veste en cuir et me lève. Je suis le chemin qui sillonne la forêt en direction du camp, pour rentrer dormir et boire un coup pour fêter mon avancement dans ma recherche et parce que mon mal de tête a disparu. L’air froid me fait du bien et mon humeur s’améliore. Je lève la tête et contemple les étoiles qui commencent à apparaître dans le ciel. Je me demande si ma mère les voit ou si elle n’est plus de ce monde. Je le sais, Saint-Pétersbourg a été bombardé comme ailleurs. Mais peut-être est-elle partie à temps ? Elle me manque quoi qu’il en soit et je ne la reverrai certainement jamais de mon vivant…

Бля Бля Бля !!! Je suis par terre, étalé de tout mon long dans la neige. Bravo Alexeï, tu te mets à faire du sentimentalisme et te voilà couché dans une forêt. Quel con ! Je me relève péniblement et me tourne pour deviner la cause de ma chute. Une racine. J’ai l’air fin moi, heureusement qu’il n’y a personne pour me voir. J’ai mal au-dessus de l’œil, j’ai du heurter un caillou. Je touche l’endroit qui me fait souffrir et le retire instantanément en grimaçant au contact du sang. Меня это заебало, je pisse le sang. Ça doit être l’arcade sourcilière, ce n’est pas grand-chose mais ça saigne comme un veau à l’abattoir. Бля, mon AK-12 a glissé de mon épaule. Je me baisse pour la ramasser.

J’entends un bruit de craquement derrière moi et je me retourne en sursaut, l’arme à la main. J’aperçois une silhouette humaine, une femme me semble-t-il. Le sang et la nuit tombante obstruent ma vision mais je la vois reculer lorsqu’elle aperçoit mon arme. Je la remets donc sur mon épaule et lève les mains vers le ciel.

« Salut, je ne te veux aucun mal, j’ai même besoin de toi si tu permets, je me suis ouvert l’arcade en tombant, est-ce que tu aurais un mouchoir ou quelque chose qui me permettrais de nettoyer tout ça pour que je puisse voir plus clair ? »


J’ai parlé d’une voix rassurante et enjouée, sans la moindre once de mépris où de méchanceté pour une fois. Pas du tout mon style mais j’ai vraiment besoin d’aide. La silhouette floue s’approche légèrement et je peux voir qu’il s’agit bien d’une femme. Je repositionne ma Kalach de façon à pouvoir la saisir facilement si l’autre essaye de m’attaquer, parce qu’on ne sait jamais, c’est peut être une vagabonde ou une espionne ennemie, nous sommes quand même dans une forêt en dehors du campement…






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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mer 9 Juil - 1:40




Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous.


Pourquoi est-ce que tu m'as laissé tomber ? Tu avais dit que tu ne le ferais jamais. Tu avais dit que tu ne me laisserais jamais tomber. Alors dis moi. Pourquoi est-ce que tu m'as laissé seule dans ce monde Sam ?

Je savais qu'il n'était ni bon, ni pertinent pour moi de penser de cette manière. Je savais très bien que, si il avait pu, il serait toujours là pour tenter de me protéger. Mais son absence, jour après jour laissait une trace, une plaie un peu plus profonde à chaque minute. On dit que, lorsque l'on perd un être cher, la plaie se referme peu à peu, lentement. Je ne pense pas que cela soit faux. Je l'ai vécu avec mon père. Mais je pense que cette phrase ne s'applique pas à une situation telle que la notre. Dans ce contexte où tout ce que je connais est perdu, où plus personne de ma connaissance ne doit plus être en vie. Les blessures causées par la mort de l'homme que j'aimais ne pouvaient pas de refermer. Alors je le haïssais de m'avoir abandonnée. Je le détestais de s'être fait tuer.
Oui, je savais que réfléchir de cette manière ne servait à rien et c'est pour cela que je l'évitais le plus possible. Je préférais garder mon nature joyeux, me dire que cela devait se passer ainsi et que, si j'ai survécu, c'est parce qu'il m'arrivera quelque chose de bien, peut-être à la fin de cette guerre. Peut-être que nous pourrons reconstruire un pays. Cependant, à ce moment précis, j'avais besoin d'être en colère, de rage, pour ce que j'avais à faire. J'étais partie dans la forêt pour m'entraîner à l'arc et, accessoirement, ramener du gibier au camp. Heureusement, la forêt est épaisse et grande, ce qui me laisse du terrain pour chasser. Pourquoi avais-je besoin de rage afin de chasser ? Hé bien, parce que tuer des animaux de mes propres mains n'était pas une partie de plaisir. Même si il s'agissait d'aider le camp.

La flèche fila, rapide, pour frôler le poil d'un lapin avant de se planter dans un arbre. "Hé m*rde..." Encore loupé. Je n'étais pas prête de passer experte avec les cibles mouvantes. En même temps, si cela était le cas, je n'aurais pas besoin de m'entraîner ainsi. Sans attendre, j'encochais une seconde flèche, en attente du moindre signe de vie. Un mouvement de ce lapin qui ne semblait pas très coopératif. Je restais concentrée, prête à réagir. Je voyais ses traces dans la neige. Je savais où il était et par où il pouvait sortir de sa cachette. C'est alors que j'entendis un lourd bruit. Comme si une masse était tombée dans la neige. Je me retournais sur le qui vive et n'aperçut rien. Je me redressais et m'approchais de la source du bruit. Sans le vouloir, mon pied se posa sur une branche qui craqua. Un jeune homme se tenait là. Qu'est-ce qu'il foutait là celui là ! Son visage semblait être en sang alors que j'eus un mouvement de recul en apercevant son arme. Je braquait mon arme vers lui, me tenant prête à tirer si il faisait un geste brusque. Mais il s'adressa alors à moi d'une voix calme, presque enjouée, il n'avait pas dû remarquer l'arme que je tenais entre mes main. En même temps, le sang s'échappant de sa blessure semblait lui gâcher totalement la vue.

Voyant qu'il n'y a pas de réelle crainte à avoir envers lui, je place mon arc sur mon épaule et replace ma flèche dans son carquois, avec les autres. Je m'approche doucement de lui. Je vois qu'il est blessé à l'arcade sourcilière. Je trouve ça drôle, je souris. Toujours sans un mot, je pose ma main sur son front afin de constater qu'il ne s'agit que d'une blessure légère. Je sors alors de la trousse de soin que j'ai toujours à la taille, une compresse que j'utilise pour essuyer le sang sur son front. Il se laisse faire sans broncher. Il n'a pas l'air méchant après tout. Mais peut-être baissais-je ma garde trop tôt, comme j'avais l'habitude de faire. Que voulez-vous, j'ai toujours cru en la bonté humaine...

-Tiens ça sur ton front, ça va arrêter le saignement. Puis je sors un tissu que j'imbibe de désinfectant Attention, ça pique un peu. dis-je avant d'appuyer le morceau de tissu sur sa blessure.


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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mer 9 Juil - 10:02





« Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »


Ou comment se faire aider par une illustre inconnue lorsqu'on a bêtement trébuché sur une racine dans la forêt.





-Tiens ça sur ton front, ça va arrêter le saignement. Attention, ça pique un peu.

Je ne me suis pas trompé, c'est bien une voix féminine. Le contact de sa main froide sur ma peau me fait frissonner. Elle agit avec rapidité et dextérité et la vue de toute cette hémoglobine qui dégouline de partout ne semble pas l''effrayer. Dans sa voix, je ne décèle aucun tremblement, ni peur, ni dégoût. Elle doit être du métier. Ou alors c'est une combattante, une militaire. Les réfugiés qui exerçaient un métier "normal" avant la guerre et qui ont vu des gens morts ou blessés ont été marqués à vie. L'horreur de la guerre les hante et les poursuit jusque dans leurs pires cauchemars. La seule vue d'une coupure superficielle peut les paralyser, leur rappeler ces souvenirs pas franchement agréables et ils se retrouvent sans défense et inutiles.
Au contraire, pour être militaire, il faut être blindé. N'est ce pas contradictoire de vouloir protéger des citoyens et en même temps d'accepter de tuer des innocents, des dommages collatéraux comme on les appelle? Au fond, je suis un peu soldat dans l'âme. La différence est que je n'agis pas pour les autres. J'agis, pour moi, enfin, je crois.

C'est drôle mais je commence à me demander si ma propre protection est la seule raison pour laquelle je me suis mis à la recherche d'armes. Cette recherche ne me protège pas, elle m'expose deux fois plus que si j'étais resté dans l'ombre à ne rien faire et à me taire. Je crois qu'en fait, la mort ne me fait vraiment plus peur, j'ai dépassé ce stade. Je veux juste mettre mon grain de sel dans cette guerre. Je ne le fait pas par intérêt ni par plaisir, je pense que mon subconscient agit et que mon esprit essaye de trouver des raisons valables de faire tout ce que je fais. Je suis peut-être accro à l'adrénaline, à excitation que ressent le corps lorsqu'il est confronté au danger...

« Merci de me venir en aide! »

Pour une fois, ce merci est sincère. Ce n'est pas une arme, un outil de manipulation, non, je le pense vraiment! Et ça me fait bizarre de ressentir quelque chose de sincère.

Je grimace mais transforme cette mimique en sourire. Je ne veux pas qu'elle s'imagine que je souffre d'une blessure superficielle comme celle-là.

« Бля, ça pique beaucoup tu veux dire? »

Je rigole.

J'appuie un peu plus fort le mouchoir sur mon front. Le sang a arrêté de ruisseler sur mes paupière est je cligne des yeux. J'y vois un petit peu plus clair. Je distingue la silhouette de cette fille. Elle doit faire deux centimètres de moins que moi à tout casser. Elle a quelque chose dans son dos retenu par une sangle sur son épaule, comme ma Kalach. Mais ce n'est pas une arme à feu. C'est un arc, je vois dépasser des flèches d'un carquois. Intéressant, une archère! Peut-être est-elle venue ici pour tirer du gibier. Ou chasser de l'homme...

« Je vais m'en sortir vivant tu crois? »


La question, posée sur le ton de la rigolade, désigne évidemment cette petite blessure à l'arcade de rien du tout. Mais au fond, j'exprime une pensée commune à tous les habitants de ce campement. Allons-nous sortir vivants de cette guerre? Y a-t-il encore de l'espoir? Je m'adresse aussi à cette fille que je ne connais pas et qui pour le moment m'aide mais qui sait ce qu'elle a derrière la tête... Je ne sais rien d'elle et je me méfie malgré ce qu'elle fait pour m'aider. Je rajuste ma Kalach d'un coup d'épaule, dans un tic nerveux.




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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mer 9 Juil - 12:25




Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous.


Il me remercia. Je souris. Cela me paraissait normal de l'aider. Je n'allais pas le regarder saigner et me casser telle la pétasse lambda ou la petite ingénue qui a peur du sang. Malheureusement, cela faisait partie de mon quotidien, et bien avant la guerre. Voir des os brisés, du sang couler, des gens mourir. Même pour les personnes qui font face à cela, il est difficile de s'y habituer. Heureusement, le jeune homme en face de moi n'avais du'une petite entaille. Il grimaça légèrement au contact du désinfectant. Je fis mine de rien. J'avais eu pas mal l'habitude de ce genre de chose à l'hôpital. Des jeunes garçons s'étant blessé, voulant faire les durs pour impressionner les infirmières et crier à la simple vue d'une seringue. J'adorais ce genre de spectacles ! Bien sûr, cela n'avait rien à voir, mais ce simple souvenir me mit de bonne humeur.
Je dois avouer que, sans tout ce sang sur le visage, il était assez mignon. Quoi ? C'est pas parce qu'on est en guerre qu'on a plus le droit de regarder hein ! Et j'aimais bien les yeux bleus. Je remarque d'ailleurs que son regard se dirige vers mon arc. Cela devait être assez surprenant j'imagine. Tout le monde utilisait des armes, des vraies, à l'image de mon interlocuteur et de son... Truc ? Je n'y connaissais vraiment rien en arme. Tout ce charabia, qu'on trouvait dans les jeux vidéos et tout ça, je n'y avais jamais rien compris. En réalité, j'avais beaucoup de mal à comprendre que des gens puissent entretenir une réelle passion pour ce genre de choses. Cela ne servait qu'à tuer. Tout cela a été conçu pour tuer des hommes. Oui, la race humaine cherche à se détruire toute seule. Quelle intelligence... Eh bien, voila où ça nous mène. La destructions des villes les plus influentes et importantes du monde. Des milliers, que dis-je des millions, de vies gâchées, sacrifiées. Comment pouvions-nous encore nous considérer comme être humains après tout cela ?

-Eh bien... Cela me parait compromis... Tu as perdu beaucoup de sang tu sais ! je rigolais. Mais je suis sûre qu'un jeune homme solide comme toi va réussir à s'en sortir !

Oui, j'avais complètement baissé la garde. J'en avais marre de toujours me méfier de tout le monde. Et puis, après tout, il m'a demandé de l'aide, lui aussi avait dû baisser sa garde et me faire, un temps soit peu, confiance. Cependant, je remarquais qu'il gardait la main proche de la sangle de son arme. Il se méfiait et, c'était normal. Croiser une inconnue dans les bois équipée d'un arc, ne procurait pas une confiance absolue. Je sorti ensuite de ma trousse un pansement qui devait servir à refermer sa plaie. Je lui appliquais avec attention.

-Voila, enlève le dans deux jours et tout sera comme neuf ! dis-je en reprenant ce qu'il tenait sur son front. Fais attention la prochaine fois. puis je regardais son arme. Oh et, tu n'as rien à craindre de moi. Si j'avais voulu te faire quoi que ce soit de mal, j'aurais profiter que tu aies ton champ de vision obstrué par le sang.

La curiosité me piquait. J'avais envie de savoir ce qu'il faisait là. C'est vrai, qu'est-ce qui pouvait amener une personne à sortir dans la forêt par ce temps neigeux, armé. Je doutais qu'il ne soit là pour chasser lui aussi.

-Tu viens du camp ?

Il ne me semblais l'avoir déjà vu, mais en même temps, je passais le plus clair de mon temps à l'infirmerie, ou du moins ça y ressemble, et lorsque je n'y étais pas, j'allais m'isoler dans ma tente. Il était donc fort probable que je ne l'ai jamais croisé ou même, qu'il soit arrivé avant moi au camp.


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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mer 9 Juil - 19:37





« Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »


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-Eh bien... Cela me parait compromis... Tu as perdu beaucoup de sang tu sais ! Mais je suis sûre qu'un jeune homme solide comme toi va réussir à s'en sortir !

Elle me plaît cette fille. Je n'ai pas envie d'être désagréable avec elle. Peut-être est-ce parce que je suis fatigué mais je n'ai pas la force d'être le con que je suis habituellement avec la gente féminine. Pour une fois, j'ai envie d'arrêter de me blinder derrière cette carapace de mauvaise foi, ces sourires moqueurs et tout l'attirail du parfait connard que je maîtrise à la perfection. Pourquoi suis-je autant désagréable avec les gens qui m'entourent, je ne saurais le dire... Je n'ai pas toujours été comme ça au contraire, j'ai eu l'éducation stricte d'une femme russe qui m'a appris le respect autant pour l'autorité que pour le sexe opposé. Mais tout à changé lorsque j'ai grandi et que j'ai compris que ma vie était basée sur un mensonge. Alors j'ai renié tout ce que j'étais et j'ai voulu changer, être tout le contraire de ce que j'étais destiné à être, pour échapper à ce destin qu'on avait choisi pour moi. Au fond, j'ai de l'humanité et du respect pour les autres mais faut creuser et je ne m'ouvre pas souvent aux autres. Mais cette fille, elle me plaît.
Physiquement, d'abord, parce qu'elle est très jolie enfin, j'ai l'impression mais j'ai toujours du sang dans les yeux et il commence à faire sacrément nuit dans cette forêt mais j'en distingue assez pour me faire une opinion.Il y a autre chose. J'adore la façon dont elle a baissé sa garde, elle semble s'en foutre complètement de qui je peux être et ça, ça n'est pas arrivé depuis longtemps. Les gens se méfient de moi comme de la peste: Je suis désagréable, riche, Russe, trafiquant d'armes... vous en voulez plus comme raison valable de ne pas se fier à quelqu'un comme moi? Voilà l'une des raisons de ma solitude. Les gens se méfient de moi, c'est aussi simple que ça. Bon, je ne dis pas que ça me dérange, j'aime être le dominant, le chef de la meute, celui que tout le monde craint mais il y a des bons et des mauvais côtés à être toujours le méchant de l'histoire et parfois, ça nous pèse.

Je vois qu'elle me regarde d'un air intrigué. Elle doit certainement se demander ce qu'un type vient faire au milieu d'une forêt avec un flingue sur l'épaule. Et bien, je peux lui renvoyer la question silencieuse qu'elle me lance: que fait une fille mignonne dans les bois avec un arc?
Ça aurait paru étrange comme question avant la guerre mais maintenant, tout ou presque semble normal. La normalité en a pris pour son grade avec cette foutue 3WW.

-Tu viens du camp ?

Non, de Saint-Pétersbourg, je suis là pour les vacances. Voilà ce que j'aimerais répondre. Malheureusement, je ne retournerai peut-être jamais dans mon pays, ma patrie, pas la France de mon père, ce pays ne veux rien dire pour moi. Un élan de mélancolie monte en moi, je saisis le pendentif aux couleurs du drapeau russe accroché à une chaînette autour de mon cou et l'enserre dans mon poing. Si seulement j'avais pu ne pas venir en France ce jour là... Je dis:

« Ouai, du camp... Toi aussi je suppose? Je m'appelle Alexeï, enchanté! »

Je tend ma main dans un geste de salutation amical. Je n'ai pas relâché mon attention sur ses faits et gestes. Je suis prêt, au moindre mouvement menaçant, je peux dégainer mon arme. Mais je ne pense pas que j'aurai à le faire, cette fille semble être quelqu'un de sincère. et puis, elle l'a dit elle-même, si elle avait pu m'attaquer, elle l'aurait probablement déjà fait.


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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mer 9 Juil - 21:07




Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous.


Alexeï, c'était un prénom que j'avais toujours trouvé étrange. Mais j'adorais sa sonorité. Décidément, il avait l'air sympathique, plus que ça, amical. J'aimais beaucoup les gens comme ça. Je lui saisis la main pour la serrer puisqu'il me la tendait. On pouvait trouver certains avantages à une situation de guerre comme celle ci. Les gens s'approchaient plus, ils se faisaient plus confiance. Sans même connaître ce jeune homme, j'avais placé une certaine confiance en lui. C'est vrai, il pouvait prendre son arme et me rayer de la surface de la terre bien plus vite que je ne pourrais me défendre à l'aide de mon arc et mes flèches ! Il y avait bien mon couteau mais... Disons que la dernière fois que je l'ai utilisé, j'ai dû me panser la la main car, sans que je ne sache réellement comment, la lame de ce couteau avait atterri dans ma main... Oublions l'idée du couteau, ça vaux mieux. Je lui faisais donc plutôt confiance alors que je ne connaissais rien de lui de son passé, de son présent. Peut-être avait-il été un dangereux criminel. J'en doutais. Ou peut-être était-il marié et avait eu des enfants. J'en doutais également. Il semblait avoir à peu près mon âge, il semblait avoir souffert de cette guerre comme moi. Peut-être se sentait-il aussi seul. De toutes manières, j'avais l'impression que tout le monde se sentait un peu seul. J'aimerais tellement avoir quelques présence du passé. Mais je n'avais plus mes affaires, plus mon appartement. Plus la maison de mon enfance, plus personne que je connaissais. C'était cela le plus dur en réalité. Me dire que toutes les personnes que je connaissais étaient probablement mortes, j'étais vraiment seule.

-Oui, je viens du camp. C'est vrai qu'il n'y a pas grand choix. Les personnes extérieures venant ici seraient soit en mauvais état, soit pas très sympas.

Je sursautais alors à ce moment. J'avais baissé ma concentration, mon attention, et il en avait profité pour se tirer de sa cachette le petit. Je vis son pelage brun sauter à travers la neige. Je me détournais d'Alexeï pour me rapprocher doucement de ma cible. Je pris mon arc en vitesse et sorti une flèche de mon carquois pour pointer le lièvre en moins de deux secondes. Je n'avais jamais été aussi rapide. Je me concentrais sur mon mouvement quelques secondes et tirais pour l'atteindre du premier coup. Je regardais dans sa direction, plutôt fière de moi et j'avançais pour aller chercher ma proie juste après avoir dit :

-Ah, ça fait au moins une heure que j'essaye de l'avoir celui là !

Je m'approchais de l'animal sans vie. Cela me faisait un peu de peine tout de même. Je ne faisais pas forcément cela par plaisir. Je me baissais pour le ramasser et le mettre dans mon grand sac. Je murmurais.

-Je suis désolée que toi aussi, tu aies eu à souffrir de la guerre petit être...

Cela pouvait paraître étrange mais j'étais comme ça, j'aimais énormément les animaux. Mais je voulais absolument aider le camp, de toutes les manières que je le pouvais. Et c'était, avec mon poste d'infirmière, les seules choses que je pouvais faire. Soudain, je me rendis compte que j'avais totalement oublié la présence du jeune homme que j'avais soigné. Il avait une arme, peut-être s'était-il senti menacé par une réaction si brusque. Bon, ce qu'il avait de bien, c'est que j'étais au moins sûre qu'il ne m'avait pas tiré dessus vu que j'étais toujours vivante. Je me retournais en sa direction.


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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Jeu 10 Juil - 14:02





« Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »


Ou comment se faire aider par une illustre inconnue lorsqu'on a bêtement trébuché sur une racine dans la forêt.






Elle prend ma main et la serre. Elle a du remarquer mon prénom étranger et surtout mon petit accent. Oh, celui là, au premier abord on ne l'entend pas vraiment, surtout si je ne dis que des courtes phrases. Mais si je parles plus longtemps, on le remarque. Je sais que la plupart des gens ne se soucient pas des stéréotypes, venir d'un autre pays ne veut pas dire qu'on est quelqu'un d'étrange et de mauvais. Mais les gens ont quelque chose contre les gens des pays de l'est, on fait peur, je crois, parce que c'est toujours nous qui jouons le mauvais rôle.

-Oui, je viens du camp. C'est vrai qu'il n'y a pas grand choix. Les personnes extérieures venant ici seraient soit en mauvais état, soit pas très sympas.

Elle me trouve sympathique! C'est une première ici! Tant mieux, me faire des amis ne me ferait pas de mal, bien au contraire. Et j'ai remarqué que les gens sont bien plus accueillants et recherchent plus le contact depuis cette guerre. On se serre les coudes entre rescapés. enfin, pas moi, je préfère rester dans mon coin, je n'ai besoin de l'aide de personne. Quoique, cette fille m'a aidé sans savoir qui j'étais et sans poser de questions, c'est peut-être pour ça que je ne suis pas méchant avec elle, comme je le serais avec quelqu'un d'autre. Je pense que mes rencontres sont bonnes ou mauvaises selon les circonstances. Si quelqu'un me parle alors que je suis dans une mauvaise passe, je l'enverrai probablement paître et de ce fait, notre relation sera mauvaise mais si je rencontre quelqu'un alors que je suis de bonne humeur ou que j'ai besoin d'aide et que cette personne vient à mon secours, je ne vois pas en quoi je pourrais la détester. Oui, mes rencontres sont définitivement un concours de circonstances. Il faut juste être là au bon endroit au bon moment. Je suis quand même quelqu'un d'étrange, je me demande si tout tourne rond dans ma tête.

« Quoique, je n'étais pas en bon état avant que tu me répares. »

Je désigne en souriant mon arcade et le pansement qu'elle a posé sur la blessure.

Soudain, un bruit de pas légers dans la neige la fait se retourner. Un lapin passe comme une flèche. Elle dégaine son arc, le bande et tire à une vitesse folle. Dans le mille! Le lièvre s'écroule. Je n'ai rien compris, tout s'est passé trop vite mais par réflexe en la voyant dégainer son arme, j'ai attrapé la mienne. Je la remet sur mon épaule en voyant qu'elle ne veut pas s'en prendre à moi, j'espère qu'elle n'a pas vu mon réflexe de protection à la con, sinon elle va me prendre pour un taré, quoique j'en suis un en fait...

Elle se baisse pour ramasser le lapin et chuchote quelque chose que je ne parviens pas à entendre. Elle semble s'excuser auprès du lapin et je ne peux m'empêcher de sourire. Bordel, cette fille est mon opposé: elle soigne les gens inconnus, tire sur des lapins puis s'excuse de les avoir tués. Sur ces trois points, il y en a deux que je n'ai jamais fait dans ma vie, et ce n'est pas dure de deviner lesquels.

Si elle savait que je suis un trafiquant d'armes elle partirait en courant, je crois.
Elle se retourne et s'approche de moi, son sac contenant sa proie dans une main et son arc dans l'autre.

« Belle prise, bravo! C'est donc pour ça que tu étais dans la forêt? »

Elle est splendide, son arc à la main, on dirait une guerrière! En plus, elle m'a l'air plutôt douée au tir, je me demande où elle a appris ça...

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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Mar 22 Juil - 1:12




Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous.


J'avais un peu peur de sa réaction. Il est vrai que j'avais croisé peu de jeunes hommes armés d'une arme aussi dangereuse dans la forêt, et je n'étais pas experte en ce qui concerne le comportement de ce genre de personnes. Je me retournais donc vers lui, m'attendant presque à le voir pointer son arme sur moi, pensant, peut-être, qu'il serait le prochain. Mais non. Il me regardait, l'air presque surpris mais pas effrayé. Heureusement ! Je me rapprochais de lui, soulagée. Je n'avais pas l'intention de le blesser et ça m'aurait dérangé qu'il pense le contraire. Enfin... Je retournais auprès de lui, remettant mon arc derrière mon épaule. Il me félicita. Je souris et j'aurais certainement rougis si le froid glacial qui régnait sur terre ne mordait pas mes joues et ne les rendait pas déjà rouges.

-Ah oh, merci ! Bon je lui cours après depuis une bonne demie heure... je n'avais pas l'habitude de recevoir un quelconque compliment. Oui, je suis là pour chasser ! J'essaye de le faire le plus possible. Et comme en ce moment il n'y a pas beaucoup de travail à l'infirmerie, alors j'en profite !

C'est vrai, il n'y avait pas beaucoup d'agitation cette semaine. Tant mieux en un sens, moins il y a de blessés, mieux se porte le camp. Ou en tout cas, certains blessés préféraient que je les trouve hors du camp. J'avais remarqué un léger accent lorsqu'il m'avait parlé. Russe je crois. En tout cas, c'en était proche. J'avais toujours aimé les accents. Avant tout cela, je considérais cela comme une marque de son passé, du pays ou de l'endroit d'où l'on vient. Oui, c'était une démonstration de nos racines ! Mais qu'est ce que ça voulait dire maintenant ses racines ? Ou même le terme d'étranger ? Il me semblait que ces termes n'avaient plus de raison d'être. Tout le monde était étranger, notre pays avait changé. Difficile alors de s'y apparenter d'une quelconque manière. Je pensais alors, non sans savoir pourquoi, à tous ceux qui étaient loin de leur famille et de leurs pays. Pas comme nous non, ceux qui avaient été embarqués dans cette guerre pour combattre de front mes ennemis, même si on ne sait pas vraiment trop qui c'est hein. Le plus étonnant dans cette guerre, c'était le flou permanent qui nous entouraient, nous, ceux qui tentaient de survivre. Bon, il est vrai que je ne suis pas une experte en guerre ou en médias en période de guerre, mais il me semblaient que durant les deux dernières grandes guerres, les gens étaient informés ! Tout ça c'est de la faute de la bombe atomique, j'en suis sûre. Je ne suis d'ailleurs pas pressée qu'ils nous la balancent celle là... Et puis le manque de communication tout ça...

Enfin, toujours était il, pour en revenir à mon compagnon de fortune, que, j'aimais son accent, ça lui donnait un petit coté attachant. Cela ajouté au fait qu'il me soit plutôt agréable faisait que j'étais contente d'être partie chasser ! D'ailleurs, je suis venue chassée, ça c'est acquis, tout va bien. Mais lui, qu'est-ce qu'il faisait là ?

-Et toi ? Ne me dis pas que tu es aussi venu chasser avec ton... Machin ! plaisantais-je. Ou bien alors, faudra que tu m'apprennes ! Ce sera peut-être plus précis que mon arc !

En fait non. Pour rien au monde je ne délaisserais mon arc au profit d'une quelconque arme à distance. Il représentait mon passé, mon père, mon adolescence même, si l'on peut dire. Mais c'était bien plus que ça. C'était l'objet grâce auquel nous avions pu survivre avec ma meilleure amie, lorsque nous nous somme retrouvées seules. Il était ce qui me permettait d'aider le camp le plus possible. En réalité, en plus de représenter ce que j'avais été, il était un symbole de la personne que j'étais devenue.


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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Dim 10 Aoû - 15:10





« Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »


Ou comment se faire aider par une illustre inconnue lorsqu'on a bêtement trébuché sur une racine dans la forêt.






Oui, je suis là pour chasser ! J'essaye de le faire le plus possible. Et comme en ce moment il n'y a pas beaucoup de travail à l'infirmerie, alors j'en profite !

Une serviable infirmière pratiquant la chasse à l'arc en forêt pendant son temps libre, qui aurait cru qu'un jour je rencontrerai une femme pareille, surtout dans une forêt, en pleine nuit, un soir d'hiver... La guerre a vraiment tout changé, je l'ai déjà dit et je le redirai, parce que c'est une vérité qui me choque de plus en plus à mesure que le temps s'écoule.

-Et toi ? Ne me dis pas que tu es aussi venu chasser avec ton... Machin ! Ou bien alors, faudra que tu m'apprennes ! Ce sera peut-être plus précis que mon arc !

Oh moi, en fait j'étais juste venu trouver du calme pour continuer mes recherches d'armes, puisque je ne supporte pas la vie en communauté et qu'après avoir tenté l'isolement dans ma tente, envoyé chier la plupart des gens qui m'entourent, il n'y avait plus grand endroit susceptible de m'accueillir.
Non, je ne vais certainement pas lui dire ça. Parce que je ne connais pas cette fille. Elle est sympa et très jolie mais elle pourrait très bien être une espionne chargée de me suivre partout discrètement ou un truc du genre. Je préfère être prudent. Et puis, si ce n'était pas le cas, elle partirait certainement en courant et en hurlant à la prononciation du mot arme. Quoique, elle en possède une aussi, elle devrait savoir à quel point c'est utile en temps de guerre. Après tout, je ne suis qu'un artisan de la paix, au même titre qu'un infirmier ou qu'un soldat. Peut-être pas tout à fait, parce que dans le passé, j'ai fait mon fric sur la guerre, mais j'ai du mérite. Non? Non.

« C'est une Ak-12, une kalachnikov si tu préfères, avec ça, tu peux en tirer des lapins et c'est bien plus maniable que n'importe quel arc! »Dis-je en souriant « Non, je ne suis pas venu pour chasser, en fait j'avais juste besoin d'être seul pour... pour réfléchir, y a trop de monde dans ce camp, mon arme, ce n'est qu'une précaution, on est jamais trop prudent! D'ailleurs la prochaine fois, je regarderai où je marche, ça m'évitera ce duel avec une racine sauvage! » rigole-je.

Heureusement que j'étais tombée sur elle dans cette situation et pas sur un des soldats. Ils se seraient bien foutu de ma gueule au campement. Le Russe qui se la joue stéréotype menaçant du trafiquant d'armes retrouvé à terre,achevé par une racine, Wow, je ne brille pas pour ma crédibilité sur ce coup là, ça c'est clair.
Je porte une main à mon front et effleure ma blessure, ça brûle. j'espère que ça ne va pas s'infecter ou abîmer mon visage. Une cicatrice ça ferait encore plus Russe rustre. Manquerait plus que ça à ma panoplie. J'ai déjà l'accent, la vodka et la Kalach, ça suffit non?




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MessageSujet: Re: « Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous. »   Aujourd'hui à 12:43



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