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MessageSujet: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Sam 28 Juin - 23:04



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Allongé sur le dos je regardais le tissu de la toile de tente et attendais... Il était encore très tôt mais mes yeux s'étaient habitués à l'obscurité puisque je n'avais pas vraiment dormi cette nuit. Du moins j'avais du m'assoupir une heure ou même un peu plus... Aussi je poussais un léger soupir car je ne savais pas l'heure qu'il était et que je ne savais pas pendant encore combien de temps il me faudrait attendre. En temps normal je serais déjà allé à la tente du commandement pour me rendre utile le plus tôt possible mais aujourd'hui c'était différent. J'avais ma journée complète et je ne reprenais le service qu’à minuit. Je tournais la tête en direction de la respiration régulière et calme qui provenait de ma gauche. Y’en a qui arrivait vraiment à dormir comme des bébés malgré la situation que nous vivions. Je souris à cette pensée puisque j’étais dans le même cas en temps normal.
Un frisson me sortit de mes pensées et je retins de justesse un soupir ! Je devais encore avoir de la fièvre... Je m’étais légèrement enrhumé ces derniers jours mais ça commençait à passer me semblait-il. Une chance pour moi d’ailleurs… Je n’avais pas envie de me retrouver cloué au lit en n’ayant rien à faire… Vraiment, non merci ! Je m'étirais alors doucement et maintenant que j'étais complètement réveillé je me glissais hors de ma couchette sans bruit.
J'enfilais mes vêtements le plus rapidement possible pour ne pas avoir froid et je cherchais dans ma veste pour y prendre une barre de céréales mais rien... J’avais dû manger la dernière hier soir ! Je jetais ensuite un coup d'œil à l'extérieur et constatais que le camp semblait se réveiller petit à petit. Il devait être encore très tôt ! Pas grave…

Je me rasseyais ensuite sur ma couchette et enfilais mes chaussures. Je préparais quelques affaires dans un sac à dos et sortait de la tente. Je me rendais deux tentes plus loin... là où un gars m'attendait. Je sortis des babioles dont je ne me servais pas et les donnais au type qui me fila les deux cigarettes qu'il échangeait. J'en cherchais depuis que j’avais oublié les miennes dans la tente de Marielle et que je n’avais pas encore récupéré...
Une fois l’échange effectué je prenais la direction à l'Est de la boutique, juste avant les tentes réservées aux couples ou aux personnes seules. C’est là que se trouvait l'espace dédié à la distribution du ravitaillement sous de grandes toiles protégeant de longues tables sur des tréteaux des intempéries et du vent. Je n’entrais pas de suite pour manger et décidais de me fumer une clope pendant que le temps n’était pas trop exécrable ! Je venais à peine de l’allumer lorsque le sergent-chef Comet arriva. J’étais en repos aujourd’hui mais ça ne changeait pas que j’étais face à un gradé ! Je posais ma cigarette sur une pierre à saluais mon supérieur comme un bon soldat. Lorsqu’il me rendit mon salut je constatais avec un soupir que ma clope était tombée du caillou pour atterrir dans un mélange de neige, de cendre et de boue. Je ne tentais même pas de la récupérer…



- Bonjour Chef ! Vous allez pendre un semblant de petit-déj ? demandais-je avec mon enthousiasme légendaire.


Tout en m’adressant au militaire je faisais tourner ma deuxième cigarette entre mes doigts… Je l’aurais bien fumé mais c’était la dernière qu’il me restait maintenant que l’autre était infumable ! Et puis je n’aimais pas bouffer en solo car je trouvais ça mortellement ennuyeux… Je n’allais donc pas fumer de suite en attendant de voir ce qu’allait faire mon chef.
D’ailleurs je vins à me demander s’il fumait… Je ne le pensais pas mais je n’en étais pas certain non plus !






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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Dim 29 Juin - 9:06

Je me lève péniblement. Le froid s'infiltre partout, il traverse mes vêtements, jusque dans mes os. J'ai mal dormi, cette nuit, une fois de plus. Le froid ? Oui, entre autres. Parce que ça, on finit par s'y habituer, en fait. Quand on reste immobile, allongé sur un lit de fortune, on ne le sent plus. Il vous saisit, il vous enveloppe, il fait comme partie de vous. C'est... effrayant. Mais dès qu'on esquisse un mouvement, un infime mouvement, vous le sentez soudain qui vous attaque, qui vous grignotte la chair et qui vous ronge la moelle. Ca aussi, je vais finir par m'y habituer... Il n'y a pas d'autre solution, de toute manière. Je me réveille comme je peux, même si je n'ai presque pas dormi. Je me réveille dans le sens où le froid m'engourdi, mon corps et mes sens, j'ai l'impression que chaque pas, chaque geste que je fais m'enfonce une lame glacée dans le corps. J'ai beau me frotter les mains, ça ne fait rien. On dit que la sensation de froid, ce n'est que psychologique, alors je me dis qu'en effet, ce ne sera pas en frottant mes mains que je vais avoir chaud. Alors vas-y Erwan, fait des pompes, comme si ça allait être plus efficace. Enfin au moins, je peux me dire que je ne suis pas un bloc de glace et que je n'ai rien perdu de ma force physique. Bref. Après ma petite série de pompes, j'attrape ma grosse veste militaire et me décide à pointer le nez dehors. Le soleil pointe le bout de son nez mais la majorité du camp dort encore. Pas moi... Comment dormir ? C'est une question à laquelle j'ai renoncé de chercher la réponse. Je roupille assez pour rester en forme, c'est ce qui compte. C'est la seule chose qui compte ; être en forme pour assurer le bon fonctionnement de ce camp.

Je n'hésite pas longtemps sur la direction à prendre ; je m'éloigne des sentiers battus et pars m'isoler dans la forêt. Peut être que je me lève tôt exprès pour pouvoir aller là bas, en fait. Je ressens toujours ce besoin impérieux de m'isoler, de me retrouver seul avec la nature, en cendres ou pas. Cela fait deux jours que nous sommes rentrés de ce parc d'attraction sinistre. Je ne suis toujours pas allé voir Beaumarchais. Je n'ai toujours pas parlé seul à seule avec elle, depuis la dernière fois. Une chose de plus à faire à ajouter à ma liste. J'irai aujourd'hui, peut être, si j'ai le temps. Le temps et le courage. Genre, je suis un mec faible ! Depuis quand j'ai besoin de courage pour aller voir une nana ? Depuis la dernière fois, je dirais. On s'était reçus un sacré coup sur la tête, tous les deux... Beaumarchais. Non, arrêter de penser à elle. Plus tard, plus tard. J'ai d'autres chats à fouetter que des histoires de coeur, merde ! Allez, exit la pilote pour ce matin. Exit Charlotte aussi. J'essaye de ne penser à rien. Pas facile, vu que quand je ne pense à rien je pense au froid. Je pars courir un peu, histoire de me dire que cette virée dans la forêt ne m'a pas servie à rien. Je finis par rebrousser chemin vers le camp, qui est maintenant réveillé pour la plus grande partie. Je ne m'attarde pas, je longe les tentes, grandes, petites, je croise des femmes et des hommes, quelques rares enfants. Je n'ai pas spécialement faim, c'est comme si le froid comblait mon estomac, mais je vais quand même avaler un truc, parce que dans quelques heures je crèverai la dalle sinon. Un semblant de café, peut être aussi. Ca sera peut être un minimum chaud.

Alors que je m'approche de la zone de ravitaillement, je repère une silhouette familière. Bertin. Le soldat me repère lui aussi et me salue, enlevant sa clope. J'esquisse en réponse un petit salut militaire avant de lui répondre.

"Bonjour Bertin ! Ouais, on va dire ça comme ça... Tu viens ? Ou tu veux fumer ta clope ?"
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Dim 29 Juin - 23:36



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





J’étais depuis toujours en boute-en-train… La seule différence qu’avait engendrée l’armée à cet état de fait était qu’elle m’avait appris à faire rire la galerie sans avoir besoin de me battre, de mettre le bordel ou d’être vulgaire. Non, je me contentais de faire le pitre et d’être positif ! J’avais vite remarqué qu’une seule personne se comportant de manière positive pouvait remonter le moral des troupes. Avec le temps c’était donc un peu devenu mon rôle et c’était avec plaisir que je le tenais. Je faisais mon possible pour que les gens ne dépriment pas et cela avait continué même après le début de cette fichue guerre. Pourtant cela ne voulait pas dire que mon moral était toujours au beau fixe… loin de là ! Certains jours, je me demandais où j’allais, pourquoi j’étais encore là.
Après tout, je n’avais personne ! Ma famille devait être morte et même avant ça je n’avais plus de contact avec eux. C’est sûrement pour ça que j’aidais un maximum, que je prenais du temps pour les autres. Mes amis étaient ma famille et c’est ce qui me faisait tenir. En plus, avec le bon temps que j’avais partagé avec Marielle je n’avais plus trop de quoi me plaindre. Je souris en me disant qu’il était vraiment dommage que je n’ai pas pu lui parlé ces derniers jours !

Sinon, en parlant de famille, j’aperçus le sergent-chef Comet qui venait dans ma direction alors que je venais de m’allumer une clope. Je bousillais cette dernière en saluant mon gradé et cela me fit légèrement chier ! Enfin, carrément même car le tabac était devenu une véritable rareté. Je regardais les dégâts sur ma cigarette et reportais bien vite mon attention sur l’autre militaire pour constater qu’il avait son air bougon ! Enfin, ce n’était pas quelque chose de rare chez lui et comme toujours je m’adressais à lui de manière spontanée pour lui demander s’il allait manger. Comet n’était pas débile et il saurait que je lui demandais ça pour m’incruster ! Même lors de nos campagnes d’avant-guerre je n’aimais pas casser la croûte en solitaire et il était au courant.
Il me répondit de manière positive concernant le fait qu’il allait manger avant de me demander si je venais ou si je préférais fumer ma clope. Je cessais de faire tourner celle-ci entre mes doigts. Je l’aurais bien fumé mais je ne savais pas quand je pourrais récupérer le paquet oublié dans la tente de la belle. Alors autant garder mon petit trésor pour plus tard et aller manger en compagnie du sergent-chef !



- J’arrive Chef ! La clope j’vais la garder pour plus tard ! répondis-je avant d’ajouter en souriant et sans m’en rendre compte. J’sais pas quand je vais pouvoir récupérer mon paquet… en espérant que Marielle les aie pas toutes fumer !


*La merde ! Qu’est-ce que je raconte moi ?* A penser à ma chef en la mentionnant mentalement par son prénom j’avais fait pareil à voix haute ! C’était la première fois que je faisais ce genre de bourde et je ne savais donc pas ce que je devais faire pour rattraper le tir. Je me contentais alors d’écarter la toile de tente pour laisser passer le chef… et je reprenais là parole.


- Après vous Chef ! déclarais-je en rangeant ma cigarette.


Oui, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour faire diversion ! Mais je ne voulais pas agir de cette manière de toute façon… Comet n’était pas sourd et tenter de changer radicalement de sujet paraîtrait encore plus suspect.






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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mar 1 Juil - 12:20

Bon, j'avoue, j'ai un peu la tête dans le cul ce matin. J'ai souvent cet air un peu grognon en fait, même quand je suis réveillé et que j'ai avalé quelque chose. Ce qui n'est pas encore le cas, donc vous imaginez, le côté "ours des cavernes" est multiplié par dix. Sûrement que quand j'aurai bouffé un peu, j'aurai l'air un peu plus sociable. Enfin de toute façon, Bertin avait l'habitude de me voir comme ça et il savait qu'il ne devait pas mal le prendre. D'ailleurs, il m'acceuille avec sa bonne humeur légendaire... Ca fait du bien des fois, de voir des gens comme ça, qui même si ils perdent le moral, te le montrent pas. C'est simple, je n'ai jamais vu le soldat dans un autre état que celui-là. Si, concentré en mission, mais sinon toujours souriant et blagueur. Même avec cette fichue guerre, ça l'avait pas changé. En fait, ce type est tout l'opposé de moi, avec mon air renfrogné et ma rétissance quand à trop me montrer sociable. Un ours des cavernes, je vous dit. J'avais appris à le connaitre et surtout à l'apprécier. Pareil pour lui. Je suis pas un monstre, je suis un mec sympa dans le fond, faut juste qu'on soit dans les bonnes conditions pour ça. Du genre, pas en pleine expédition. C'est ce que je reproche à Reh, lui sait pas faire la différence, alors que Bertin a appris à la faire, ou au moins il se retient de me sortir une vanne quand c'est pas le moment. Là par contre, c'est le moment, peut être que papoter avec le soldat de bon matin me mettra un peu plus de bonne humeur.

Il m'emboite le pas, gardant sa petite clope pour plus tard. Je garde mes réflexions pour moi, mais à mon avis les fumeurs feraient mieux d'arrêter tout de suite plutôt que d'être pris de court, parce que selon combien de temps dure cette guerre, viendra bientôt un jour où il y aura plus aucun tabac à fumer. Je conçois que ça soit pas la chose la plus facile à faire, mais bon dans un merdier pareil, ça me semble nécessaire. C'est pas non plus la mer à boire, par rapport à ce qu'on vit. Enfin je suis pas forcément le mieux placé pour parler de ça, vu que j'ai toujours répugné toucher ces machins addictifs qui te bouzillent les poumons. En revanche, je ne peux pas m'empêcher de tiquer en entendant la fin de sa phrase. En espérant que Marielle les ait pas toutes fumées. Marielle ? Non attendez, je veux bien qu'il y ait plusieurs Marielle dans ce camp, c'est pas impossible, mais je ne vois pas à qui d'autre il pourrait faire allusion. Pas avec moi, en tout cas. Mais alors... Deux questions se posent à moi. Primo, pourquoi il l'appelle par son prénom, alors que même moi je l'appelle Beaumarchais ? Deuxio, qu'est-ce que feraient ses clopes dans la tente de la pilote ?

"Merci !"

Bertin m'écarte l'ouverture de la tente et je rentre. Il y a relativement peu de monde, sans dire non plus que l'endroit est vide. Je nous trouve rapidement un coin sur les longues tables et m'assois en face du jeune homme. Impossible pour moi de ne pas rebondir sur son évocation de Marielle. Mais comment ?

"Alors comme ça, tu appelles le lieutenant par son petit nom, maintenant ? A moins qu'on parle pas de la même Marielle"

J'essaye de donner à ma voix le ton neutre et détaché qu'elle a d'habitude. Ne surtout rien laisser parraitre... On s'est déjà assez mis dans la merde pour le moment, elle et moi.
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Jeu 3 Juil - 15:02



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





C'était marrant de voir que j'appréciais réellement le sergent-chef Comet ! Le début de nos rapports avaient été tendus et je m'étais toujours dit que le jour où j'arriverais à supporter mon supérieur ce serait uniquement sur le plan professionnel. Il était si... si rabat-joie. Pour ne pas dire casse-couille ! Toujours en train de donner des leçons de vie. Un somnifère ultra puissant de mon point de vue ! Enfin, je pensais de cette façon au début. Avec le temps, j'avais appris à écouter mon chef et même à suivre ses conseils. Ces derniers m'avaient été salvateurs lors de certaines missions et c'est ce qui m'avait permis de comprendre que les leçons de Comet que j'avais trouvé si barbantes étaient ce qui me permettait de ne pas me faire dessouder par le premier connard venu. Bref, c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à apprécié mon chef alors que lui se faisait à mon caractère...
Voilà tout ce qui m'avait traversé l'esprit alors que je le voyais venir dans ma direction avec son air d'ours mal léché qu'on aurait réveillé en pleine hibernation. Je ne faisais pas un cas de ça car je savais que ce n'était pas contre moi ! Après un café... enfin, après une boisson chaude et fade appelée café le sergent-chef aurait l'air moins bougon.

Je n'hésitais donc pas à me joindre à lui en décidant de garder ma clope survivante pour plus tard. D'ailleurs il aurait été préférable que je ne parle pas de ma cigarette. Cela m'aurait évité de gaffer en parlant du lieutenant Beaumarchais en l'évoquant par son prénom... C'était par le genre de truc à faire, surtout devant un autre gradé ! Je faisais donc en sorte de me comporter normalement comme si je n'avais pas dit de connerie. Mais intérieurement je priais pour que le chef ne m'interroge pas et ce fut le cas. Il se contenta d'un merci lorsque j'écartais la toile de tente pour le laisser passer. Ma réponse fut un simple
« Y'a pas de quoi Chef ! ».
Il n'y avait pas grand monde et le choix pour les places était conséquent. Aussi je m'asseyais dans un coin à l'écart et mon chef prit place en face de moi. Leur mixture appelée café n'était pas près et il nous faudrait patienter un peu. J'allais demander à Comet si d'autres raids étaient prévus mais il me prit de court en revenant sur le sujet que je pensais qu'il avait choisi d'ignorer. J'entrouvris la bouche de surprise et me mis à réfléchir à toute vitesse ! *La prochaine je me trouve une réponse au moment où je sort ma connerie au cas où...* Surtout que je n'étais pas le meilleur des menteurs... loin de là !


- Ah bon ? Je l'ai appelé par son prénom ? dis-je pour me laisser le temps de trouver une réponse convenable et cohérente. J'ai sûrement le cerveau qui déraille...


Non, là ça ne venait pas ! J'aurais pu dire qu'on s'était croisé en civils *mais oui bien sûr !* et qu'on avait discuté de manière moins officielle. Cette réponse tiendrait à peu près la route. Mais il y avait un hic ! Comment Marielle se serait retrouvé avec MON paquet de clopes.
Je regardais en direction de ce qui servait de ''bar'' pour voir si ce café était prêt. Non ! Je n'avais aucune excuse pour m'esquiver et m'offrir un temps de réflexion. Je toussais légèrement avant de reprendre la parole !



- La dernière fois qu'on s'est croisé aucun des deux ne portait l'uniforme... J'veux dire on était en civil ! précisais-je alors que c'était logique. On a pas mal discuté, et elle m'a même souhaité mon anniversaire... Je souris à ce souvenir. Du coup je pense que ça doit venir de là, j'ai dû la tutoyer à un moment ou un autre de notre conversation, finis-je par dire hésitant en jetant un nouveau bref coup d'oeil vers le ''bar''.


J'avais hâte de voir le petit-déj devant moi juste pour avoir un sujet de diversion au cas où mes mensonges hésitants n'auraient pas convaincu mon chef.





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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Lun 7 Juil - 17:04

Je ne réagis pas immédiatement quand il prononce le mot "Marielle". Pas que je n'ai pas entendu, je veux bien ne pas être très réveillé ce matin mais mes oreilles ne sont pas bouchées. C'est pas parce que je ne lui réponds rien immédiatement que je vais laisser passer. Faut pas se faire d'illusion : je suis pas un ange et quand je veux des explications, je les obtiens. Déjà, ça se fait pas dans l'armée, d'appeler son supérieur par son prénom, et aussi un peu à titre personnel, même si ça je l'avoue moins facilement. Je ne l'avoue pas du tout, même, un peu à moi même, et encore... Oui je l'aime, c'est pas bien compliqué, pourtant... c'est presque si je me sentais coupable. Coupable d'éprouver ce genre de sentiment alors qu'on était en pleine apocalypse et que c'était vraiment pas le moment. Mais bref, évitons de repartir là dessus... Pas là, pas maintenant. Pas devant Bertin, devant personne en fait, à part elle et moi. Ca doit rester entre nous, et strictement entre nous. Je voulais des explications parce qu'on était à l'armée et qu'elle était sa supérieure, pas parce qu'on s'aimait et que j'étais... quoi ? Possessif ? Jaloux ? Possessif, je ne me définissais pas comme tel mais je l'étais peut être bien un peu, au fond. Jaloux, je n'avais aucune raison de l'être, quoi, il l'appelait Marielle et je m'imaginais déjà qu'il l'avait baisée ? Depuis quand mon imagination prenait le train au moindre mot ? Enfin quand même, pourquoi il l'appelait Marielle, c'était pas... anodin... Il fallait creuser. Et creuser sans lui rentrer dedans ni le braquer, ce qui allait être dur, très dur, parce que la finesse c'est pas mon fort.

On se cale donc dans un coin de la grande tente en attendant de pouvoir avaler un truc, et j'attaque. Direct, je fonce dans le tas. On verra bien. Je le sens un peu mal à l'aise, tendu, nerveux. Non, le café n'est pas prêt, pas encore, il a beau jeter des coups d'oeil, la boisson ne semble pas prête d'arriver. Moi aussi j'ai hâte de boire un truc, parce que là j'ai vraiment la tête dans le cul, et rien de mieux qu'un café -même distillé des milliards de fois- pour me remettre un peu plus les idées en place. Bref, ne perdons pas notre temps. Le soldat me sort une vanne, du genre "quoi ? Moi ? Mais pas du tout voyons" pas très convaincante. Je hausse les sourcils. Il a bel et bien quelque chose à cacher celui là, et ça ne me plait pas. Oui je sais, moi aussi j'ai pas mal de choses à taire, mais... c'est pas pareil, disons.

"Un café te le remettra sûrement en état de marche..."

Mais en attendant, il ferait mieux de me trouver un truc un peu mieux à me répondre ! Disons, pour nous faire patienter le temps que le café soit prêt. Après un petit temps de réflexion, il me dit enfin quelque chose d'acceptable, disons. Une discussion amicale, en civil. Bon d'accord, c'est plausible, et ils en seraient arrivés à s'appeler par leurs prénoms. Même si ça me surprends quelque peu de la part de Beaumarchais, je préfère le croire que d'adhérer à d'autres idées beaucoup moins plaisantes. Je hausse les épaules.

"Ok. Mais fais gaffe quand même à ce que tu dis devant d'autres, un jour ça pourra te coûter cher."

Conseil presque amical. Je jetais un nouveau coup d'oeil vers le bar : le café n'allait pas tarder. Moi j'allais changer de sujet quand je me rappelais la raison pour laquelle nous étions partis là dessus. Un paquet de clopes. Je revins rapidement poser mes yeux sur lui. Non, en fait ce n'était pas crédible. Et j'aime pas les mensonges.

"Mais attends... En pleine discussion amicale, tu viens à oublier ton paquet de cigarettes chez elle ? C'est pas très facile, reconnais."
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mar 8 Juil - 23:47



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Pour le coup j’avais été très con et je l’avais été encore plus de croire que le sergent-chef Comet ne relèverait pas ma gaffe concernant la façon dont j’avais mentionné le lieutenant Beaumarchais ! Enfin, je n’avais pas été si stupide que ça. Je m’étais contenté de penser que mon supérieur n’avait pas forcément envie de mettre ça sur le tapis alors qu’il n’avait pas encore bu leur mixture appelé café. Il y avait aussi la possibilité qu’il s’en fiche ! Après tout, lui aussi faisait parti de ces militaires qui pensaient que les femmes n’avaient pas forcément leur place dans l’armée. Ce trait de caractère était moins prononcé chez lui que chez le lieutenant Raulne mais quand même. Je tentais alors de trouver une excuse, ou plutôt un mensonge assez cohérent mais ça ne venait pas !
Je devais donc faire diversion en faisant mine que je ne m’étais pas rendu compte de ce que j’avais dit mais cela ne fonctionnait pas vraiment. Je commençais vraiment à m’en vouloir car je ne voulais pas mettre Marielle dans la merde avec des paroles que j’aurais prononcé par inattention. Mon chef me sortit alors de mes pensées en me disant qu’un café aiderait sûrement mon cerveau à mieux fonctionner. Avec un léger sourire moins détendu qu’en temps normal je hochais la tête.



- C’est sûr ! Aussi dilué soit-il, il me réveillera, affirmais-je juste pour parler d’autre chose que ma bourde.


Cependant il m’avait tout de même fallu trouver une explication un peu plus cohérente que mon ‘‘Ah bon ?! C’est vrai ? Mon cerveau a du bugger’’. Je trouvais mon petit mensonge plutôt pas mal et je me disais qu’il devrait faire l’affaire. Après tout je ne voyais pas pourquoi Comet insisterait davantage ! Il savait maintenant pourquoi j’avais prononcé le prénom de Marielle, il allait sûrement me dire de faire attention et basta !
Voilà pourquoi en entendant le chef reprendre la parole je retins un sourire et l’écoutais me dire que je devais faire gaffe car cela pourrait me coûter cher un jour. Je le savais parfaitement et c’est d’ailleurs sur ce point que j’avais eu du mal quand j’étais arrivé à l’école militaire d’Autun. J’avais un peu trop tendance à traiter tout le monde de la même façon alors qu’un chef n’est pas un pote. Loin de là !



- Ok Chef ! Je ferais attention… Je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris, avouais-je. Ce n’est pas mon genre du tout ! Je dois avoir cumulé trop de fatigue *ou avoir passé du bon temps avec ladite personne !* Je chassais les souvenirs des moments passées avec Marielle car ce n’était pas le moment. Enfin, ce n’est pas le genre de gaffe que je sortirais de nouveau.


Je continuais ensuite de m’amuser avec ma cigarette tandis que nous patientions… Je suivais même le regard du sergent-chef lorsque ce dernier regarda en direction du bar et je fus ravi de constater que l’attente arrivait à son terme. J’allais bientôt pouvoir me remplir le bide avec une boisson qui, avec un peu de chance, pourrait me remettre le cerveau à l’endroit.
Le truc c’est que je fus interrompu dans ma contemplation par mon chef qui m’interpella. Il me demanda comment j’avais fait pour oublier mon paquet de clopes dans sa tente au cours d’une discussion amicale, que cela n’était pas vraiment facile. Surpris, j’entrouvris la bouche ! *Non, je n’ai pas pu dire ça ! Je n’ai pas été con au point de préciser que mon paquet était dans sa tente ?!* Pour le coup je ne savais plus quoi dire et j’avais du mal à me concentrer.



- Elle a oublié de me les rendre, dis-je en priant pour que Comet ne sache pas que la plupart des fumeurs ne faisaient que tendre leur paquet pour que la personne se serve. Ou alors c’est moi qui ai dû oublier mon paquet, tout simplement, ajoutais-je en tentant de noyer le poisson. Et elle l’a récupéré pour me le rendre. Je me souvenais ensuite que mon supérieur avait évoqué la tente de Marielle alors que je n’étais pas de l’avoir fait moi-même. Fixant la cigarette avec laquelle je jouais je repris. Mais je ne pense pas avoir dit que mon paquet était dans sa tente, précisais-je comme pour me défendre.


Et puis qu’est-ce que ça pouvait faire si j’avais été dans la tente de Marielle ? Les chefs nous disaient souvent de prendre du bon temps afin de ne pas être trop sur les nerfs. *Ouais mais de là à se payer du bon temps avec sa chef y’a de la marge mon gars !* Sans m’en rendre compte je soupirais légèrement avant de regarder le chef afin de guetter une réaction. Il m’avait l’air tellement curieux que ça en devenait suspect !






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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Jeu 10 Juil - 13:19

Je me fais des idées. C'est fou comme ça va vite, quoi, il m'a juste dit qu'il avait parlé avec elle seul à seule et termes amicaux et qu'ils en étaient venus à ces familiarités, c'est tout ! Et moi je m'embarque dans des pensés folles. Quoi, il n'y avait pas de raison pour que... Pour que uoi, pour qu'il y est quelque chose entre eux ? Je devenais fou, assurément. Parano. Et puis qu'est-ce que j'allais faire, si c'était le cas, défoncer la gueule à Bertin peut être ? Non mais de toute façon, il n'y a aucune raison pour que ce soit le cas. Vous imaginez ? Non franchement, je dérape complètement. C'est risible... heureusement que personne ne peut lire dans ma tête, sinon je serais foutu. J'aurai plus qu'à aller me faire voir ailleurs. J'ai beau pas avoir l'esprit très réveillé, je ne peux pas m'empêcher de me demander à nouveau dans quelle merde je me suis encore mis. Encore, parce que je fais que ça avec les femmes. Quelques conquêtes, ça va, mais dès que c'est quelque chose de sérieux je ne fais que de la merde. Rien qu'à voir mon mariage et mon divorce, ça donne un bel aperçu. On peut pas être bon en tout...

Je sais pas du tout ce que Bertin pensait en me sortant ses grands yeux ébais de l'innocent pris sur le fait. Quoi, il croyait que j'allais m'en foutre et laisser passer ? Peut être que si il n'y avait rien eu entre Beaumarchais et moi, ça aurait été différent, et encore. Je l'engueulais même pas, je le mets juste sur ses gardes. Mais d'un autre côté je veux mes répopnses... Parce que Marielle reste un lieutenant, femme ou pas. On croirait presque que je n'étais pas misogyme. Bon je l'étais moins que Raulne, mais je l'étais quand même un peu, faut avouer. Quoi que, j'avais pas mal évolué, comme quoi cette putain de guerre a changé tout le monde, militaire ou pas. Il n'y a qu'à regarder Bandat, je trouve qu'elle est un très bon soldat, cheveux longs ou pas, je la considérais comme tout autre militaire parce que selon moi elle avait fait ses preuves. Beaumarchais, c'était un peu différent, même avec sa volonté de fer je sentais une femme fragile à laquelle je m'étais attaché malgré moi. Pas faible, mais juste quelqu'un qui avait besoin de soutien. Et qu'elle veuille ou non de moi, eh bien j'étais là. Alors je veux pas me montrer possessif, mais pourquoi elle a le paquet de clopes de Bertin ? Trop fatigué ?

"Oui, tout le monde est assez fatigué... Rien qu'avec ces derniers jours."

C'est vrai que le raid dont on revenait nous avait donné du fil à retordre, mais c'était pas non plus une excuse pour faire ce genre de gaffes.

"Tant mieux."

Je lui sortis ça quand il me dit qu'il ne comptait pas recommencer. Ca vaudrait mieux pour lui, en effet, parce que moi c'était moi mais avec quelqu'un d'autre, par exemple Raulne, ça n'aurait pas forcément été la même réaction. Bref. Je pouvais toujours le prévenir mais je pouvais pas faire les choses à sa place. J'essayais de me souvenir si j'avais vu Beaumarchais fumer, comme pour trouver encore un reproche à faire à Bertin et le pousser dans ses retranchements. Pourtant je l'aimais bien, le soldat, mais là... Je sais pas. Soit il me cachait quelque chose, soit je devenais vraiment parano et ça c'était grave. J'espérais presque que la deuxième option soit la bonne. Je haussais les épaules. Non en effet, j'avais dû inventer le coup de la tente.

"Ca a l'air prêt, je vais nous chercher ce café. J'espère que tu me dis la vérité, j'aime pas les mensonges."

Je lançais ça un peu au piff en me levant, en fait il m'avait presque convaincu mais je voulais le tester. Quand même. Allez savoir pourquoi...
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Ven 11 Juil - 8:53



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Même si je me concentrais sur ce que me disait mon chef j’avais tout de même l’esprit ailleurs. Je n’arrivais pas à comprendre comment j’avais pu gaffer de la sorte surtout que ça ne m’étais jamais arrivé ! Mais en y réfléchissant bien, jamais je n’avais vécu ce genre de situation. L’intégralité de ce qui se passait était nouveau et ne me mettais pas à l’aise… Le fait que j’avais couché avec le lieutenant Beaumarchais, que j’avais apprécié, que je voulais recommencer et le fait que le sergent-chef m’interrogeait à présent sur ma gaffe m’embrouillaient l’esprit. Je devais me concentrer sur un seul point sinon il était clair que je risquais de redire n’importe quoi. *Quelle merde sérieux !* L’avantage de n’avoir rien à cacher était que l’on pouvait parler sans réfléchir. J’avais imaginé que le fait d’avoir couché avec Marielle risquerait d’être compliqué mais je ne pensais pas de cette façon. Je ne voulais pas mentir à mon chef mais il m’était impossible de lui dire la vérité, de lui expliquer pourquoi j’avais appelé le lieutenant Beaumarchais par son prénom. La jeune femme concernée aurait été un simple soldat cela aurait été différent… J’aurais pu en parler avec Comet ! Je trouvais cela bizarre… Je n’avais jamais menti ou éviter un sujet avec mon chef et c’était sûrement ce qui me mettait mal à l’aise pour la première fois depuis longtemps.
Après avoir accusé le manque de café, j’avais aussi évoqué la fatigue… Le raid que nous avions fait n’avait pas été simple et il faudrait quelques heures de sommeil en plus pour que je sois totalement en pleine forme, comme pour tout ceux qui y avaient participé.



- C’est vrai que ce raid a été corsé, avouais-je. Et puis rien que les lieux étaient à se pendre… Un véritable charnier !


Je ne m’attardais pas sur le sujet car je choisissais ensuite de ‘‘rassurer’’ mon supérieur quant au fait que je ne me laisserais plus aller de la sorte. Je tournerais sept fois avant langue dans ma bouche avant de parler et dire de la merde. Quand il me dit ‘‘tant mieux’’ je ne surenchérissais pas sur ses paroles et partais à la recherche d’une excuse valable. Mon cerveau semblait tourner au ralenti mais je parvenais tout de même à dire quelque chose d’un peu logique.
Le chef ne continuait pas la discussion et déclarait qu’il allait chercher du café. J’aurais presque pu me détendre s’il n’avait pas précisé qu’il espérait que je ne lui mentais car il n’aimait pas les mensonges. Je secouais la tête de manière négative.



- Non, je ne mens pas ! On a juste eu une discussion amicale en tête à tête le temps d’une soirée… déclarais-je simplement.


Seulement j’aurais dû me souvenir que militaire ou pas lorsque l’on était en civils on était nous aussi soumis au couvre-feu ! *Tais-toi mon gars… tais-toi !* Mais cette fois-ci je me cherchais une excuse pour ne pas être pris au dépourvu au cas où mon supérieur relèverait l’incohérence. Ce qui je lui dirai risquerait de me faire passer un savon monumental mais protégerait Marielle ! C’était donc la meilleure solution qui soit puisque j’avais moi-même gaffé.
Je regardais donc le chef servir deux cafés tout en torturant mes plaques d’identité militaire… Pendant cette observation je me rendais compte que je n’appréciais pas de mentir à mon supérieur même si le mensonge trouvé serait excellent. Mais cela ne m’empêchait pas pour autant de me dire que je ne serais pas contre de retenter l’agréable expérience avec Marielle.








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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mer 23 Juil - 17:14

La fatigue. Oui, ça doit être ça. Je suis fatigué et dérouté parce ce que j'ai fait, alors je me fais vite des idées. Ca doit être ça. Il faut bien que je me trouve une raison, que je me fasse des excuses. Que je me rassure. Pourtant je peux pas m'empêcher de faire des histoires, dans ma tête. Mon cerveau était censé dormir, pourtant, vu la tête que j'affiche... Bah non. C'est comme si le mot "Marielle" avait été une massue qui m'avait brusquement réveillée brusquement réveillé. Ou pas, parce que mon imagination battait son plein et que c'était pas le cas en temps normal. Et je tournais tout en dérision, ça aussi c'était pas vraiment habituel. Pourquoi ? Parce que j'avais peur de connaître la vérité, celle que je m'imaginais malgré moi ? Pourquoi comme par hasard, Bertin aurait baisé la pilote ? Pourquoi je me disais ça, alors que j'en savais rien, alors que y'avait strictement aucune raison pour qu'ils l'aient fait ? Non, vraiment, il fallait que je m'ôte tout ça de la tête. Que je pense à autre chose. A quoi ? Au raid qu'on venait de vivre ? Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Alors de quoi ? De quoi je pouvais bien parler avec lui ? J'avais appris à apprécier Bertin mais là... Je savais pas vraiment si j'avais envie de lui taper la discute. Mais je sais que sinon, j'aurai tendance à me refermer sur moi même, et ça c'était pas bon non plus. Non. Il fallait juste changer de sujet, et ça serait bon. Et boire ce foutu semblant de café, aussi. Juste pour se dire qu'on a quelque chose de chaud et de substensiel entre les mains. C'est ce que j'allais donc faire, tout en lui glissant une petite remarque au passage... Comme si je pouvais pas m'en empêcher. Je ressassais notre petite discussion tandis que je prenais la boisson sombre. Bon alors, fallait que j'arrête de penser à des trucs impossibles, puis... tandis que je revenais, la dernière phrase du soldat me fit tiquer. J'avais pas tellement envie de l'engueuler ni de me prendre la tête avec lui, comme si j'avais déjà pas assez de prise de tête ailleurs, mais c'est comme si je contrôlais pas ma langue ce matin. Et puis, un autre de ses supérieurs ne se retiendrait pas de le lui faire remarquer, alors il fallait que je lui apprenne un peu à tenir sa langue si il voulait se préserver. Je revenais donc à notre coin de table et nous servait le café.

"Tu m'as pas dit que vous étiez en civils ? Le couvre-feu, vous auriez pu vous faire chopper."

Je soupirais en m'asseyant en face de lui.

"Ecoute, j'ai pas tellement envie de te passer un savon, là, maintenant, mais il faut que tu fasse gaffe à ce que tu fais et à ce que tu dis."

Putain, j'avais vraiment le coeur sur la main ce matin. C'est juste que j'avais pas envie de m'énerver contre lui, parce que j'avais pas de vrai excuse personnellement, et puis j'étais content de lui, de l'avoir sous la main. Mais en même temps, soit j'étais parano, soit j'avais l'impression de le sentir nerveux, comme s'il me cachait quelque chose. Et ça non, j'aimais pas.
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mer 30 Juil - 16:16



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Je n'avais jamais été quelqu'un qui aimait mentir ! Enfin, c'était le cas depuis que j'avais intégré l'armée et que j'avais appris la franchise, aussi directe soit elle. En regardant le sergent-chef Comet s'éloigner de la table je remarquais que j'avais toujours été honnête avec lui même quand il s'agissait de lui dire qu'il me faisait chier avec ses putains de remarques ! Cette pensée me fit sourire avant que je me rende compte que cette situation était beaucoup plus déplaisante que j'aurais pu l'imaginer. Pourtant je n'arrivais pas à regretter ce qui c'était passé avec Marielle alors que dans le même temps cela me stressait de dissimuler la vérité à mon chef. Mon sourire s'estompa et je poussais un soupir. Cependant je me reprenais très vite car le militaire arrivait avec le café tant attendu ! Je remerciais mon supérieur d'un signe de tête et l'écoutais me dire que Marielle et moi aurions pu nous faire choper après le couvre-feu. Je me concentrais sur ma tasse de café en me disant que j'étais vraiment un piètre menteur mais qu'en plus je faisais passer la jeune femme pour une incompétente. Après tout elle comme moi aurions du nous souvenir de ce putain de couvre-feu !
Je reportais de nouveau mon attention sur Comet lorsqu'il reprit en me disant qu'il ne voulait pas me passer une brasse mais que je devais faire attention à ce que je faisais mais aussi ce que je disais. Je hochais la tête en guise de compréhension. Je levais ensuite mon café mais le reposais sans boire la moindre goutte. Ce que j'avais raconté ne tenait pas la route car Marielle n'aurait pas oublié le couvre-feu.



- C'est vrai qu'on aurait pu se faire choper, avouais-je en fixant mon chef. Heureusement que ça n'a pas été le cas ! Je me serais senti mal si le lieutenant Beaumarchais avait eu des ennuis par ma faute... parce que ça aurait été le cas ! ajoutais-je plus bas.


Bon, il fallait vraiment que je trouve un autre sujet de conversation parce que celui-ci risquait de me faire dire encore des gaffes. Tout en réfléchissant à cela je bus une gorgée de café en m'imaginant que ce dernier était comme je le buvais avant la guerre. Peine perdue ! Je grimaçais légèrement en buvant la mixture qui semblait être de l'eau chaude avec une goutte de café. Enfin, c'était toujours mieux que rien. Avec un sourire je reprenais la parole à l'attention de mon chef...


- C'est pas ça qui pourrait réveiller un mort ! Enfin, c'est chaud donc on va pas se plaindre, déclarais-je en buvant une nouvelle gorgée. Je me demandais ensuite quand aurait lieu les prochains raids et je posais la question. Chef ? Vous savez si d'autres raids vont être organisés d'ici peu ?


Je savais que si la réponse était positive je me porterais volontaire. Non pas que j'étais kamikaze mais le camp n'était pas très grand et nous avions vite l'impression de tourner en rond. Du moins c'était mon cas et c'est pourquoi cela ne me dérangeait de partir faire des patrouilles extérieures ou carrément des raids.





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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Jeu 31 Juil - 19:26

[HJ] désolé, c'est pas top ^^

Le café me faisait du bien. Enfin du café... C'était tout ce qu'on pouvait faire et qui d'en approchait le plus. On s'y habituait, au final vu qu'on avait rien d'autre sous la main. S'habituer à ce mode de vie précaire et bancal dans lequel le café se résumait à de l'eau chauffée avec quelques gouttes du liquide noir habituel, où il ne restait pas beaucoup de caféine. A croire que le gout du vrai café, on l'avait oublié. Ca serait beau de dire ça, qu'on se soit tous totalement adaptés à vivre comme ça. Et encore, je ne suis pas le plus en difficulté, loin de là, j'ai appris depuis longtemps à vivre de la nature seule pour pouvoir me débrouiller coupé de la civilisation. Mais ce truc chaud entre mes mains, ça m'aidait, m'aidait à remettre mes idées en place pour arrêter les conneries de mon imagination. Je le tournais entre mes mains, je buvais quelques gorgées, prenant le temps d'apprécier même si c'était assez dégueulasse, au fond. Je m'en foutais, j'avais préocupations beaucoup moins plaisantes en tête. Putain, pourquoi ils auraient couché ensemble, pourquoi Bertin aurait fait ça, et puis avec elle...? Franchement. C'était con. Mais son explication, elle était quand même bancale, bizarre. J'étais prévisible, je rebondissais sur tout ce qu'il me disait, je trouvais une faille à tout et un reproche à lui faire à chaque fois. Putain, pourtant je l'appréciais, j'avais pas envie de m'engueuler avec lui, pas maintenant, pour une broutille, même si un autre de ses supérieurs aurait été moins tendre avec lui, personne irait me reprocher mon comportement. Les clopes, le couvre-feu... Marielle aurait pas fait des conneries comme ça quand même, elle avait beau en faire et avoir un putain de manque de confiance en elle, elle ferait pas ça. Ou si. Ou peu être. J'espérais que non. Peut être que je lui demanderai quand j'irai la voir. Un autre sujet problématique : aller la voir. Trouver l'envie, le moment. Je l'aimais, oui, mais c'était pas facile, surtout avec ce dont je revenais.

"C'est toi qui l'a poussé à rester dehors avec le couvre-feu... Que ce soit bien la dernière fois. J'ai pas envie de t'y choper et qu'il t'arrive des ennuis, parce que c'est ce qui t'arrivera et à elle aussi. Je passe pour cette fois là, mais pas la deuxième."

Bertin changea de sujet tout seul. Bon tant mieux, parce que j'avais à la fois peur de ce que je pouvais le pousser à dire, et à la fois pas envie de me prendre la tête avec ça. Oui, j'étais curieux, je sentais qu'il y avait comme anguille sous roche mais j'aurai tout mon temps pour soulever la roche. Pas maintenant. Y'a plus judicieux à faire.

"Non, ça va pas réveiller un mort. Y'en a tellement, des morts de toute façon..."

J'avalais une gorgée.

"J'ai pas encore eu le temps de bien m'y plonger, mais oui il y a des choses en préparation. Je te tiens au courant. On doit faire tenir ce camp, et c'est pas en restant cloitrés ici à tergiverser qu'on va y arriver."
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Ven 1 Aoû - 9:18



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Après quelques gorgées de cette mixture appelée café je commençais à m’habituer au goût et surtout cela me permettait de me réchauffer les mains. Je ne craignais pas le froid mais il fallait reconnaître que les températures étaient plus que glaciales et un peu de chaleur ne faisait pas de mal. Et puis cela finissait de me réveiller ce qui me permettrait peut-être de raconter moins de conneries. Si je m’étais souvent pris la tête avec le chef Comet lorsque je l’avais connu cela avait changé et je le trouvais bizarre ce matin. Il fallait donc que je sois vigilant, que je réfléchisse bien à ce que je disais. J’avais déjà fait assez de gaffes en l’espace de quelques minutes et comme je venais de le dire je trouvais mon supérieur étrange, comme s’il avait été préoccupé par je ne savais trop quoi ! J’aurais aimé savoir quoi mais je ne lui posais pas la question. J’avais l’impression que le moment était mal choisi.
Je hochais donc la tête lorsqu’il me dit qu’il voulait que ce soit la dernière fois que Marielle soit dehors et en civil après le couvre-feu. On aurait presque pu croire qu’il se faisait du souci pour elle… Enfin bref, il laissait couler cette fois-ci et je me rendais compte que c’était une chance qui ne se répéterait pas. Evidemment le seul qui aurait pu avoir des problèmes c’était moi mais personne ne le saurait à l’exception de Marielle.



- Merci, dis-je simplement. Et c’est clair que c’était la première et dernière fois, continuais-je en pensant pourtant que je retournerais bien voir Marielle. Je n’aime pas attirer des ennuis aux gens, encore moins lorsque c’est simplement pour obtenir des réponses…


Je venais de me souvenir d’une partie de ma discussion avec Marielle sans savoir pourquoi. Mais cette dernière n’avait rien eut d’agréable ! Peut-être cela m’était-il revenu à l’esprit car je me demandais si le sergent-chef savait qui avait conquit la jeune femme qui me plaisait tant ! Je chassais toutes ces putains de pensées de ma tête et choisissais de plaisanter au sujet du café. « C’est pas faux Chef ! » Le nombre de morts était vraiment important mais heureusement on ne s’attarda pas sur ce genre de conversation puisque j’avais lancé un autre sujet.
Je fus soulagé d’entendre que d’autres raids étaient en préparation… Non pas que j’étais suicidaire ! Je savais qu’il y avait des risques lorsque nous quittions le camp mais cela était nécessaire et surtout cela me permettait de ne pas devenir fou. Je n’avais jamais aimé être cloîtré dans des espaces restreints et c’était un peu le cas du camp.



- C’est sûr que les vivres ne vont pas tombés du ciel, déclarais-je après avoir bu une gorgée de café. Enfin, c’est peut-être un peu égoïste de ma part mais je demandais ça car j’ai l’impression de devenir taré à tourner en rond au camp. Même si je trouve ça cool de pouvoir assurer sa défense j’aurais pas été contre le fait de barouder un peu plus souvent !


Comet me connaissait et il savait que j’avais du mal à tenir en place… J’avais toujours préféré les patrouilles aux gardes stationnaires car j’avais besoin de bouger. Je n’étais pas hyperactif mais je n’en étais vraiment pas loin !






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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Dim 17 Aoû - 17:04

C'est fou comme on s'habitue à cette merde censée représenter du café quand on a rien d'autre sous la main. Faut bien, de toute manière. C'est assez dégueulasse, mais on ferme les yeux parce que c'est comme ça, c'est l'apocalypse et on a pas que ça à foutre que de se plaindre sur la qualité de la boisson. Du moment que c'est potable, en fait, je m'en fiche. Je vais pas faire chier le monde alors que le trois quart de l'humanité est morte ou agonise dans son coin. J'ai mon camp à alimenter et si tout ce qu'on a c'est cette poisse, et bah on fera avec. Ca me réchauffe, c'est l'important. Et ça me remet les idées en place, aussi. Enfin j'espère, j'en sais rien, parce que je suis toujours à moitié fou d'avoir tué un vieux. Avec son gosse qui hurlait. Et c'est pas une putain de boisson chaude qui va arranger ça. Le froid je m'en bas les couilles, il me broie peut être les entrailles, mais il est tellement omniprésent que je ne le ressens même pas. C'est un autre froid qui me tenaille, celui de la culpabilité et des pensées déroutantes qui me viennent suite à cette conversation. Pensées totalement stupides et infondées, mais que j'arrive pas à chasser. Ca m'énerve, même si j'en montre rien. Pas parce que j'ai appris à contrôler mes émotions, juste parce que je suis pas émotif. J'affiche toujours ma gueule blasée même si dans mes propos je suis plutôt aimable. Enfin par rapport à d'habitude. J'ai pas envie de lui passer un savon, j'ai pas la tête à ça, mais je le met en garde quand même parce que je ne peux pas laisser passer ça. C'est tout. Le soldat me confirme que ça ne se reproduira plus, quand il ajoute quelque chose à la fin de sa phrase. Curieux comme jamais quand il y a Beaumarchais en jeu, je peux pas m'empêcher de rebondir, avec un petit froncement de sourcils. Je vais pas lui tirer les vers du nez, mais bon.

"Des réponses ?"

Même si je lui ai posé une question, j'aimerai quand même bien changer de sujet, et il le fait de lui même. Comme si j'avais peur de savoir que la vérité que je m'inventais était bien vraie. C'est con et c'est improbable, puis j'ai pas que ça à foutre. J'ai mes propres problèmes. Bertin est manifestement intéressé par les raids, et je ne peux qu'en être content ; je l'apprécie en tant que soldat et j'ai appris à le faire en tant qu'homme et je préfère de loin qu'il soit avec nous plutôt que Reh. Mais lui je peux pas le virer, alors je fais avec. Bertin, lui, j'aimerai bien l'avoir plus souvent dans mes hommes, c'est égoïste et je garde cette réflexion pour moi, mais je peux pas nier que je l'échangerai bien contre ce connard de Reh. Il me confie qu'il a l'impression de tourner en rond dans le camp et que ça le gonfle, ce que je peux comprendre parce que ce serait mon cas, à sa place. Je lui offre un petit sourire.

"Je comprends, je supporterais pas de rester tout le temps dans le camp. Moi je te prends direct dans l'équipe, mais c'est avec le Lieutenant Raulne que tu dois voir ça. Si tu es vraiment sûr de toi, vas le voir, ou alors j'essaierai de lui en parler si je le vois avant toi."
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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Sam 23 Aoû - 22:00



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





Petit à petit je savais que j’arriverais à faire dévier le sujet pour ne plus faire de gaffe… A vrai dire je m’en serais foutu royalement s’il n’y avait que moi qui risquais de me prendre un sacré savon mais là ce n’était pas le cas ! Si j’en disais trop Marielle risquait d’avoir des problèmes et je ne le voulais absolument pas car elle était vraiment quelqu’un de bien. Il était donc normal que je ne veuille pas qu’elle soit prise à partie par d’autres gradés. Je ne voulais pas non plus que Comet apprenne que j’avais couché avec le lieutenant Beaumarchais car j’étais quasiment sûr et certain qu’il n’apprécierait pas… mais alors pas du tout ! Après tout, elle était ma supérieur et ce genre de rapports n’étaient pas conseillés entre un chef et un subalterne.
J’avais donc décidé de changer de tactique lorsque le chef Comet avait relevé le fait que nous étions, Marielle et moi, dehors en tenue civile après le couvre-feu. A ce moment là je décidais de tout prendre sur moi en disant que je n’avais pas envie d’attirer des problèmes à ma chef juste pour avoir des réponses. Comet rebondi à ces paroles et c’est tout ce que je voulais. Pour l’éloigner encore plus de la vérité je me contentais d’une réponse brève mais qui aurait sûrement l’effet escompté. Avec un sourire vraiment et légèrement gêné je haussais les épaules en regardant mon supérieur.



- Oui, des réponses, répétais-je. Bah en fait le lieutenant Beaumarchais est assez proche de… de Jenna ! avouais-je en fixant mon gobelet.


Ce n’était un secret pour personne que j’appréciais un peu plus que de raison la sniper mais je ne l’avouais jamais à voix haute. Ça ne le faisait pas trop selon mon point de vu et même devant Marielle je n’avais pas été aussi clair. Car mes paroles voulaient bien dire ce qu’elles voulaient dire ! J’étais allé voir Marielle parce qu’elle était amie avec Jenna et que j’avais des interrogations au sujet de cette dernière. Tout cela aurait presque pu être vrai et j’avais réellement obtenir des réponses sur celle qui me faisait tourner la tête dès que je la voyais. Mais les aveux de Marielle à son sujet avaient été en quelque sorte un avertissement… Je devais lâcher l’affaire ! Cette simple pensée me fit soupirer avant que je ne me rappelle de la personne qui me faisait face.
J’avais donc fait diversion en parlant des raids. Je voulais savoir quand aurait lieu les prochains car je m’ennuyais sur le camp. Je préférais sortir de celui-ci pour éviter d’y étouffer et les patrouilles extérieurs que nous autres défenseurs faisions étaient vraiment brèves. Comet comprit parfaitement où je voulais en venir et m’avoua que lui aussi serait devenu fou à trop rester sur le camp. Je le fixais en souriant lorsqu’il me disait qu’il me prendrait volontiers dans son équipe si le lieutenant Raulne était d’accord. Il ajouta même que si j’étais sûr de moi je devrais aller voir mon supérieur ou qu’il le ferait lui-même s’il voyait le boss avant moi.



- P’tain de merde ! m’exclamais-je … Désolé Chef ! ajoutais-je rapidement. Mais ce serait vraiment trop cool… au moins pour ma santé mentale, plaisantais-je. Par contre je dois avouer que je ne sais pas comment je pourrais aborder le sujet avec le Lieutenant Raulne… J’voudrais pas qu’il croit que j’ai quoique ce soit contre lui ! C’est absolument pas ça…


J’appréciais vraiment le lieutenant pour tout ce qu’il m’avait appris et pour la chance qu’il m’avait donné. S’il voulait me garder dans ses rangs c’est également avec plaisir que je resterais bien que le côté baroudeur de la troupe de Comet m’attirait de plus en plus.






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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mar 26 Aoû - 13:21

Bah oui, Jenna, j'aurai du m'en douter. L'espace d'un instant, j'avais cru... Quoi, j'étais devenu possessif ? On était même pas vraiment en couple Beaumarchais et moi, enfin c'était compliqué et flou, pour moi comme pour elle. J'avais envie et en même temps je savais qu'il s'agissait de la pire erreur que je puisse faire. Mais quand même, je n'aurai pas apprécié qu'ils aient couché ensemble, et que Marielle ne me l'ait pas dit alors qu'elle considérait notre relation comme sérieuse. Un minimum. Alors qu'elle avait sous entendu qu'elle m'aimait dans sa tente. Que je l'avais sous entendu aussi. Je pourrais pas encaisser ça... Mais je n'avais aucun soucis à me faire, strictement aucun. C'était évident, et maintenant plus qu'il me le disait. Je m'étais embarqué dans mes délires, sûrement la fatigue, la pression, le sang encore si frais du civil que j'avais sur les mains... Tout ça accumulé, je commençais à me sentir exténué. Et je sais que je n'aurai jamais plus une vraie nuit de sommeil, pas avec ça sur la conscience, pas avec ce camp et cet hiver mordant. De toute manière, j'avais plus important à faire que de m'attarder sur des affaires de coeur, si encore les sentiments avaient une quelconque importante dans ce monde renaissant. Il fallait survivre, un point c'est tout, et j'étais là pour ça. Pour que les habitants de ce camp puissent survivre, le plus longtemps possible, et moi avec si possible. Don Bertin avait pris tous ces risques, si on peut dire, juste pour parler de Bandat avec Beaumarchais. Je pourrais lui faire la leçon une dernière fois, lui dire qu'on avait pas que ça à faire de lorgner sur le cul des gonzesses, mais je n'allais quand même pas me permettre... Disons que ce serait hypocrite de ma part même s'il ne se doutait de rien. Je lâchais un petit rire, entre deux gorgées

"Ah, je vois."

J'avais pas vraiment envie de parler de ça avec lui, de lui demander s'il avait appris des choses intéressantes ou je-ne-sais-trop-quoi. Vraiment pas l'esprit à ça en ce moment, encore moins le matin à peine réveillé. Il le savait, il me connaissait. Je préférais limite parler des raids, même si ça me rappelait celui dont on revenait. Comment oublier de toute manière, comment ne pas revoir ces images de ce parc d'attraction sous un ciel de cendres, ces cadavres ? Ces cris ? Toutes les exépditions ne se passent pas comme ça. On a pas eu de pertes au moins, on a ramené un minimum de provisions... Et on ne pouvait pas rester sur place. Bertin faisait partie des défenseurs du camp, mais je le savais désireux de s'investir dans les raids, il était bon et au fond cette place lui convenait mieux qu'à tourner autour du camp pour une simple surveillance. J'en avais touché quelques mots à Raulne, mais je n'avais pas demandé à le prendre entièrement dans mon groupe, ne le sachant pas intéressé à ce point.

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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Mar 26 Aoû - 22:00



Repos soldat ! Le temps est à la conversation...





J’étais assez fier de moi et de la diversion que j’avais trouvé. Il faut dire que toute cette histoire aurait pu très mal partir mais en parlant de Jenna, en le faisant pour la première fois devant mon chef je me doutais que cela avait des chances de fonctionner. Et puis entre nous je pense que j’aurais été tout à fait capable d’agir comme je l’avais décrit. Oui ! J’aurais été tout à fait capable d’être aller voir Marielle pour lui poser des questions sur la sniper mais l’histoire avait été toute autre… Beaucoup plus intéressante, sensuelle et inoubliable. Je souris à cette pensée et fus ramener à la réalité par le rire de Comet. Je me contentais de boire une gorgée de ma boisson chaude sans rien rajouter ! Mon supérieur savait écouter mais je l’imaginais très mal comme confident de ce genre de chose. Etre à l’écoute concernant des problèmes d’ordre militaires mais sûrement pas au sujet d’histoires de cœurs imaginaires. Car c’était bien le cas puisqu’il n’y avait jamais rien eu entre Jenna et moi et qu’en plus de ça il n’y aurait sûrement jamais rien.

J’avais donc moi-même changé de sujet en parlant des raids et cela n’avait pas été qu’une simple diversion ! Non, j’étais vraiment intéressé. Il était vrai que nous avions rencontré des problèmes lors de notre dernière expédition mais le civil avait attaqué le premier. Je n’avais fait que défendre mon groupe en tirant dans sa direction et Comet avait agi dans le même but que moi. Mais malgré cela mon envie de sortir du camp n’avait pas diminuée ! J’étais donc rassuré d’apprendre que de nouveaux raids s’organisaient mais ce fut la suite qui me ravit davantage… autant qu’elle me surprit. Je m’étais toujours très bien entendu avec le chef Comet mais je fus touché qu’il ait parlé de moi au lieutenant. Intégrer les baroudeurs m’aurait plu et je venais de le lui dire clairement. Cependant étais-je prêt à aller voir le lieutenant pour lui dire que je préférais rejoindre l’unité de Comet ? Je n’en savais rien. Le sergent-chef me proposait de lui parler mais je ne savais pas si c’était une bonne idée.



- Je pense que je vais avoir du mal à expliquer le pourquoi du comment au lieutenant mais en réfléchissant bien je pense qu’il serait mieux que je le lui dise moi et en face. Histoire de répondre à ses questions s’il en a. Je marquais une pause. Ouais, je pense que c’est à moi de lui parler !


Et c’est ce que je ferais mais pas de suite. Je demanderais à le voir en entretien et je ne lui en parlerais entre deux relèves de garde ou pendant une patrouille. Je finissais mon ‘‘café’’ et c’est alors que je me rendis compte qu’un frère d’arme me faisait des signes. Visiblement il avait un truc à me dire… ou par manque de chance à me demander !
Je lui fis un signe pour lui signaler que j’arrivais et je reportais mon attention sur mon chef.



- Visiblement ma présence est requise ailleurs, dis-je en souriant et en me levant. Je vous dis à plus tard Chef ! … Et merci… pour les conseils et pour avoir parler de moi au lieutenant.


Après un signe de tête je filais rejoindre mon camarade.





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MessageSujet: Re: Repos soldat ! Le temps est à la conversation...   Aujourd'hui à 15:36



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