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MessageSujet: L'arbre devient solide sous le vent.   Sam 28 Juin - 22:02



L'arbre devient solide sous le vent.





Il m’avait semblé que mon acolyte et moi-même ne serions jamais relevés de notre poste de garde et le temps m’avait été bien long ! Il était rare que je m’ennuie pendant les gardes ou patrouilles mais j’étais tombé sur un type qui ne parlait quasiment pas et qui était réfractaire à tout genre d’humour. En bref, un gars morose à souhait qui était plus déprimant que le pire des dépressifs ! Pourtant je n’avais rien laissé paraître, j’avais salué de manière spontanée et franche mon camarade lorsque nous avions été relevés… mais je ne m’étais pas éternisé auprès du soldat !
J’avais filé sous ma tente après avoir réussi à récupérer du savon… Je n’en avais plus et il faudrait que je pense à aller en chercher ! Bref, je prenais de quoi prendre une douche et filais me décrasser. Cet instant fut bref, glacial mais revigorant ! J’avais à présent le reste de la journée devant moi et il me fallait trouver une occupation. J’allais occuper mon temps de libre pour faire le tour du camp et vérifier qu’il n’y avait aucun problème aux abords. Nous étions en sécurité car nous étions bien barricadés et il fallait que ça continue… J’allais donc en direction des tentes du commandement pour les informer.

Alors que j’arrivais aux abords de ces dernières j’aperçus le lieutenant Beaumarchais… Notre dernière rencontre me revint à l’esprit et je m’arrêtais quelques secondes. Du moins jusqu’à ce qu’elle jette un coup d’œil dans ma direction ! Je prenais une grande inspiration… Au final ça tombait bien qu’elle soit là ! Elle avait peut-être mon paquet de cigarettes sur elle et ça me manquait de ne pas pouvoir fumer. Et puis qui sait ? Peut-être qu’elle n’avait rien à faire non plus ! Je reprenais la direction de la jeune femme mais un autre soldat fut plus rapide et vint se planter devant la chef. Il s’agissait du type avec qui j’avais monté la garde… Je soupirais ! Je ne pouvais pas aller réclamer mon paquet à Marielle devant lui. Le regard de la jeune femme croisant de nouveau le mien je la saluais comme un bon soldat et reprenais ma route dans une direction différente.
C’est alors que j’aperçus la silhouette de mon pote Monkey qui s’apprêtait de nouveau à sortir du camp ! Avec un froncement de sourcils je comprenais qu’Antonin allait sûrement de nouveau jouer aux singes dans les arbres alentours. Je le suivais donc sans rien dire dans un premier temps… Dès qu’il fut dans un arbre je m’approchais en souriant et poussais un sifflement bref mais strident pour attirer l’attention de l’anglais. Lorsque ce fut chose faite je le saluais en signant avant de m’adresser à lui dans sa langue maternelle tout en le rejoignant.



- You flee the population, Monkey? Or you just want climb trees? (Tu fuis la population, Monkey ? Ou tu veux juste grimper aux arbres ?) demandais-je en arrivant au pied de l’arbre où se trouvait mon ami.


Même si j’avais tendance à m’imposer je faisais toujours en sorte de m’incruster en humour et si vraiment je voyais que la personne voulait être seule je m’en allais. Sauf quand il s’agissait de civils à l’extérieur du camp. Dans un tel cas je m’éloignais et surveillais de loin.






    « Si tu crois en ton destin,
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MessageSujet: Re: L'arbre devient solide sous le vent.   Mar 8 Juil - 21:13



L'arbre devient solide sous le vent.





Je me sens oppressé. Prisonnier. Depuis le plus lointain de mes souvenirs, le plus vieux, le plus ancien, enfoui dans ma mémoire douteuse, depuis les premiers pas que j’ai pu esquisser sur le sable chaud d’Afrique du Sud, j’ai toujours aimé les grands espaces et la liberté que procurent les paysages infinis que nous parcourions, mes parents et moi, à la recherche de faille inverse et aux strates uniques un peu partout dans le monde. Et depuis le début de cette guerre qui me semble si lointaine et oppressante dans un même temps, me voilà contraints de rester sur une même place, dans une même ville ou un début de ville, au milieu d’une foule toujours plus nombreuse qui s’amasse à la cherche d’un refuge pour survivre. Combien de fois ai-je eu envie de repartir, seul, loin de là et loin des hommes, pour continuer à explorer le monde et surtout combler ce besoin que j’ai de goûter à nouveau à l’infini de la nature, à sa sérénité silencieuse, à tout ce qui est conséquence de la tranquillité que l’on ne peut connaître qu’en haut d’un arbre, dans la forêt dense des feuilles malachites ou amarantes, mélèzes ou mordorées qui protègent de tout le reste. Combien de fois, donc, ai-je regardé avec envie l’horizon tacheté et légèrement brillant d’un soleil masqué ? Bien trop souvent, j’en ai perdu le compte. Et je suis toujours là, à rendre service dès que je peux, à consoler les enfants en pleurs, ceux qui ont survécu sans parents, sans familles, à aider les nouveaux venus et perdus, à errer un peu partout dans le camp lorsque je ne sais pas où me rendre utile. Et je suis toujours là, à rendre régulièrement visite à Isabella et ses enfants. Et je suis toujours là, à regarder l’enceinte du campement, en pensant à mon sac presque complet qui siège sous la tente qui m’héberge.

Je soupire. Ce n’est pas moi d’être ainsi. Ce n’est pas moi de m’apitoyer, de me morfondre, de me languir de cette manière. Comment puis-je être ainsi alors que je n’ai jamais prêté attention aux petits maux de ma vie, me concentrant en revanche sur la beauté des choses et des rencontres que je pouvais faire ? J’imagine que c’est du à ce sentiment d’oppression qui ne me quitte pas. Toujours le même. Il s’amplifie comme ma surdité. Me ronge, empiète sur mon optimisme, nuit à mon caractère doux et posé. Gentil. Avec un petit sourire qui demande l’indulgence, je salue les soldats qui montent la garde. Ils ont l’habitude de me voir partir, et ils commencent à savoir, aussi, je je suis plus à l’aise dans les bois qu’autre part, et que rares sont ceux qui peuvent se faufiler aussi haut que moi dans les arbres après tout. Me voilà à la frontière de la forêt, et mes doigts se posent déjà sur l’écorce de l’arbre le plus proche. Je m’apprête à m’y enfoncer davantage lorsqu’un sifflement perce le brouillard qui obstrue mon ouïe pour me faire sursauter. Je me retourne précipitamment, me retrouvant dos contre le tronc de l’arbre. Ce n’est que Benoit, un militaire qui a tendance à me parler trop vite, et trop souvent pour que je sois totalement à l’aise lorsque je le croise. J’ai toujours peur de louper ce qu’il dit ou de ne pas comprendre. D’ailleurs le voilà qui s’agite, bouche les mains dans des mouvements rapides dont la signification me parvient avec un temps de retard. Légèrement tremblant, je lui réponds de la même manière, manquant au passage de louper les premiers mots anglais de son intervention. - You flee the population, Monkey? Or you just want climb trees? . Je le regarde sans savoir ce que je peux dire. Heureusement qu’il parle ma langue maternelle, ça facilite grandement la compréhension. Mon ouïe déficiente s’attache encore aux intonations de l’anglais, comblant plus facilement les trous que lorsqu’on me parle français. Passant une main nerveuse dans ma nuque, je tâche de lui répondre, articulant le plus possible pour être audible par un francophone.

« I’m just looking for a little bit of quietness. There too many people in the camp. It’s makes me crazy…» Je cherche juste un peu de calme. Il y a trop de personne au campement. Ca me rend fou… J’ai l’impression que mes mots sonnent comme des excuses. Et j’ai envie de m’excuser pour cela. Je signe rapidement un Désolé, qui doit être l’une des premières expressions que j’ai apprise. Maladroitement, je tente de poursuivre, en parlant en même temps à voix haute pour être sûr d’être compris. «I hope you don't mind that… I'm still outside of the camp... » J’espère que ça ne te derange pas que… je suis encore à l’extérieur du campement….



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MessageSujet: Re: L'arbre devient solide sous le vent.   Sam 12 Juil - 14:29



L'arbre devient solide sous le vent.





Cette guerre ne m'avait pas changé, j'étais toujours le même ! Entendez par là que je n'avais pas perdu mon côté optimiste et ma bonne humeur. Bien sûr j'étais humain et il arrivait par moment que je broie du noir mais ça personne ne le savait. Il y avait une bonne raison à cela. Les instants de déprime avaient tendance à me tomber dessus la nuit, lorsque j'étais censé dormir et récupérer. J'avais même penser à me trouver une nana pour palier à ce soucis mais cela n'aurait servi à rien au final. Les civils n'avaient pas accès aux tentes militaires et le problème serait donc toujours puisque je n'étais pas comme Reh... à faire le mur pour aller rejoindre une chérie. Et puis je me voyais mal me mettre officiellement en couple pour cette simple raison. Cette pensée me fit sourire car je pensais à Marielle ! *Comme si une histoire était envisageable avec elle ! Enfin, je remettrai bien ça moi...* Mes pensées auraient pu se diriger vers Jenna mais je savais que je n'avais plus aucune chance avec elle.
Bref, même si j'étais resté le même je devais reconnaître que je me liais moins avec les non-militaires. Non pas que j'étais contre cette idée mais je n'en avais pas le temps. Entre les patrouilles, les gardes et le peu de repos qui m'était accordé je n'avais pas vraiment le temps de me promener dans le camp. D'ailleurs, lorsque je le faisais j'étais souvent en uniforme et armé ! Je prenais très à cœur mon rôle de défenseur puisque je n'avais plus la possibilité de tenir mon ancien poste d'opérateur radio. J'étais tellement impliqué à mon affection que je me sentis obligé de suivre celui que j'avais surnommé Monkey hors du camp. Ce type passait son temps à se carapater à l'extérieur dans le simple but de grimper aux arbres, d'où son petit nom amusant.

Dans un premier temps je ne lui avais pas signalé ma présence et m'étais contenté de le suivre de loin. Ce n'était que lorsqu'il s'était approché d'un arbre que j'avais émis un sifflement strident pour attirer son attention puisque je savais qu'il avait des soucis d'audition. Je m'étais ensuite approché de lui pour le regarder bien en face pour lui parler dans sa langue maternelle, l'anglais. J'utilisais aussi le langage des signes mais pas constamment car je ne lui avais appris que les bases pour le moment. Arrivé près du civil je souris en entendant sa réponse. C'est vrai qu'il était dur d'être au calme sur le camp en pleine journée !



- And it makes you mad not climb trees! (Et cela te rends fou de ne pas grimper aux arbres) plaisantais-je en le regardant.


Il signa ensuite un ''désolé'' que je ne compris pas. Mais il continua verbalement en me demandant si cela ne me dérangeait pas qu'il soit encore à l'extérieur du camp. Je haussais les épaules ! Je lui avais déjà dit d'éviter de sortir seul ou alors de prévenir quelqu'un quand il le faisait. Ce n'était pas pour lui casser les pieds mais juste pour assurer sa sécurité. Il y avait des patrouilles régulières de faites mais un problème était si vite arrivé ! On en avait eu la preuve à Louisville puisque cette dernière était tombée en cendres en à peine une nuit. Je chassais ses idées moroses de mon esprit et reprenais la parole, sans signer.


- No, it doesn't bother me! But you told someone that you left the camp? (Non, cela ne me dérange pas ! Mais, tu as dit à quelqu'un que tu quittais le camp?)






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MessageSujet: Re: L'arbre devient solide sous le vent.   Dim 27 Juil - 13:48



L'arbre devient solide sous le vent.





Il va vraiment falloir que je grandisse. Que je mûrisse. Que j’ouvre les yeux et que je voie le monde tel qu’il est vraiment et non tel que je me l’imagine. Mais je n’en ai pas envie, parce que je plais bien dans le monde que je me suis construit, dans cet optimisme et cette innocence qui ne me quittent pas. Je refuse d’oublier qui je suis pour me fondre et me plier à cette violence qui semble environner les actions de temps de gens. Je refuse de me plier à ceux qui veulent me faire voir ce monde comme un amalgame de dépravation. Ce n’est pas que je suis aveugle à la noirceur, finalement, c’est que je refuse de me laisser absorber par ces ténèbres, me réfugiant dans une lumière naïve. Cette guerre, elle ne me changera pas. C’est une décision que je prends sur un coup de tête, et vue ma détermination habituelle je sais bien que cela ne veut rien dire, mais… je refuse de changer. Je refuse de plier. J’ai peur, cette peur au ventre qui me donne envie de pleurer, de me recroqueviller, de grimper haut dans un arbre et de me perdre dans ses branchages, j’ai peur de changer. Peut être que cette peur va réussir là où ma piètre et surtout faible volonté a toujours échoué. Peut être qu’elle va s’écraser sur les récifs, elle aussi, en me laissant aussi vulnérable qu’un chaton perdu dans un arbre qu’il ignore comme quitter. Nul ne sait de quoi l’avenir sera fait, finalement. Et pour le moment, je refuse de m’endurcir, et de perdre mon identité. Ce doit être pour cela que je suis terrifié par Benoît, face à moi. Il est gentil, je ne devrais pas avoir peur de lui, mais il m’intimide. Beaucoup. A parler vite, à parler fort, à vouloir m’apprendre la langue des signes, à tenter de me sociabiliser, à me protéger… Il me fait penser à Arthur, à Louise, mais il a contre lui le fait que je ne le connaisse pas depuis longtemps. Et il ne fait pas non plus négliger son uniforme, qui me rappelle que trop bien ma rencontre avec son supérieur, l’officier Raulne. Finalement, je me fends d’excuses, comme toujours. Et une légère justification. Des excuses, en somme, que je pressens pitoyable comme mon air de chien battu dans ce genre de situation. Ca me désole de lui poser problème, puisque de toute évidence, lorsqu’un civil sort de l’enceinte, il cause des soucis à ceux chargés de veiller sur lui. Trop de monde dans le camp, ça me rend fou. Ce n’est pas un mensonge – de toute manière, ne pas dire la vérité est très loin d’être dans mes habitudes – puisque la foule me met mal à l’aise. La tension ambiante, aussi. La peine qu’on lit sur les visages, le pessimiste qui agresse mon sourire. Ca me fait mal de ne pas pouvoir tous les aider. De ne pas pouvoir tous les consoler. De les voir ignorer ce qu’il y a de beau, ce qu’il y a encore de lumineux. Ca me rend fou, oui, c’est le terme. - And it makes you mad not climb trees! me répond-il en riant. J’hausse un sourcil, nerveux. Et je me mordille les lèvres sans savoir s’il me taquine ou s’il me gronde. Me gronde. J’ai vingt cinq ans et je m’angoisse encore à l’idée de faire des bêtises. Lou aurait levé les yeux au ciel à cette simple pensée. Avant de vouloir me secouer pour que j’ouvre les yeux, avant de soupirer et de remettre correctement ma chemise, de glisser une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille. Je m’excuse à nouveau, en signant, avant de traduire à voix haute ce que j’ai tenté d’exprimer. Il me répond simplement en anglais, m’arrachant un pli soucieux. - No, it doesn't bother me! But you told someone that you left the camp? Mes cheveux suivent le mouvement, peu maintenus par la casquette que je porte toujours, lorsque j’agite la tête de dénégation. Prévenir ? Certes, mais qui ? Lou. Elle n’est plus là. Lou… Etrangement, je repasse au français sans en être totalement conscient. « Je n’ai personne à prévenir, Benoît. Mais les militaires qui surveillent m’ont vu passé. Et puis… » Mes yeux n’osent se poser sur Benoît et s’échappent vers la voûte sylvestre bien trop lacunaire et clairsemée à mon goût. « I can defend myself… at least… I think… and…» Mes doigts glissent sur l’écorce, sur mon bras, s’agitent sur mon tee-shirt qu’ils entortillent nerveusement avant de se perdre encore une fois dans mes cheveux. « I’m not very important so… it doesn’t matter if I don’t warn anyone that I’m leaving the camp for few hours. » Non, vraiment, ce n’est pas important. Je pourrais prévenir Isabella, mais… je n’y ai pas pensé. De toute façon, ce n’est pas grave si je n’ai prévenu personne, epuisque je ne compte réellement pour personne. Non ? Ne pense-t-il pas cela ? « J’espère que tu ne vas pas avoir de problèmes à cause de moi. Vraiment. » Je me mordille à nouveau la lèvre. Venant d’avoir une idée. Et s’il pensait que j’étais un espion ? C’était ce qu’avait cru l’officier, Raulne, quand nous étions encore à Louisville. Juste parce que j’étais anglais. Que je suis anglais, et assez fier de l’être. « Je n’ai rien fait de mal, Benoît, je t’assure. »

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MessageSujet: Re: L'arbre devient solide sous le vent.   Aujourd'hui à 12:47



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