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MessageSujet: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Jeu 26 Juin - 15:00

    Mes yeux sont figés depuis un moment sur la toile sombre. Je tourne la tête légèrement et j’aperçois une lueur transparaître à travers cette même toile. J’essaie de rester aussi calme que possible alors que je sais pertinemment que je ne dormirais pas. Je dois éviter d’embêter l’autre femme qui dort aussi avec moi. Même si elle est de l’autre côté, elle a déjà été me voir en pleine nuit alors que j’avais un sommeil agité et que je commençais à parler fort. Parce que oui, parfois cela m’arrive, je tombe direct dans un profond sommeil mais ce n’est jamais plus de trois heures. J’ai un nouveau rythme désormais, depuis que nous sommes arrivés au camp. Ce n’était déjà pas terrible à Louisville, mais j’arrivais à mieux dormir avec Philippe… Je cesse aussitôt mes pensées, me tournant de l’autre côté alors que j’aperçois l’autre femme qui dort elle bien mieux que moi. Elle était venue me voir déjà, me poser des questions, savoir comment ça allait. Elle était gentille, mais invasive. Elle voulait tout savoir, essayer de comprendre pourquoi j’étais comme ça. Si au début j’avais du mal à lui mentir, désormais c’était très facile. C’était peut-être aussi pour cela qu’elle ne m’embêtait plus trop, elle avait cru mes paroles alors que je lui avais juste dicté une fausse vérité. C’était très bien pour moi, très bien pour elle aussi. Je lui avais juste dit que mes nuits étaient toujours comme cela lorsque je dormais, et elle m’avait répondu que ça ne lui posait pas de problème que d’aller me rassurer. En soi, ça ne me dérangeait pas qu’elle vienne pour me réveiller, j’avais surtout peur de la frapper et de la blesser.

    L’aube vient à peine de pointer le bout de son nez que je me sauve du lit, enfilant mes gants alors que j’avais gardé mon manteau et m’étais bien couverte cette nuit, rajoutant seulement une deuxième écharpe avant d’ouvrir la porte en toile et de partir. Je ne me dirigeais pas tout de suite vers la porte sud qui était fermée, elle ouvrirait plus tard, i était encore tôt, ce pourquoi je pris l’initiative d’aller à la boutique reconvertie pour leur proposer mon aide pour tes tâches qu’ils n’avaient pas forcément le temps de faire. Ensuite, je retournais à la porte pile à l’ouverture. C’était bien, ça me donnait l’heure exacte, avant que je ne perde de nouveau la notion du temps. Je commençais par me dégourdir un peu les jambes, n’allant pas très loin, j’avais toujours en tête la mauvaise expérience de s’enfoncer trop loin. Puis ensuite je fouillais la neige pour trouver des petites branches pour le feu que je faisais le soir et que je surveillais, à défaut de pouvoir dormir. Au moins ça réchauffait un peu l’atmosphère et c’était aussi plaisant pour moi éveillée que pour ma voisine endormie. Je me baissais pour ajouter à la pile que j’avais déjà sous le bras et dans la main droite, puis alors que je me retournais je butais sur une personne et tout s’écroula au sol. J’allais m’excuser, mais c’était sans savoir que la personne en question était celle que je ne souhaitais jamais revoir. Et là, mon sang n’a fait qu’un tour. Doucement la rage s’éveillait en moi.

    « Putain, mais t’as rien à foutre que de te mettre dans le chemin des gens qui bossent ?! »

    Aucune gentillesse, je ne mâchais pas mes mots. Déjà que je lui portais très peu d’affection, je la haïssais dès à présent. Cette pétasse, qu’avait-elle de plus que moi ?


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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Dim 6 Juil - 14:37

Nous n'aurions jamais dû se recroiser



La nuit avait été bien courte pour Jenna. Non pas qu’elle s’en plaigne, bien au contraire. Elle était étendue sur le dos, contemplant le haut de la tente de Raulne. Cela devenait une habitude à présent. Lorsque les journées avaient été éprouvantes, ils se retrouvaient d’un commun accord pour s’envoyer en l’air. Y avait-il des sentiments là-dedans ? Elle n’en savait rien et pour le moment, s’en tapait complètement. Il serait bien temps de se poser des questions plus tard. Après tout, ils risquaient de crever à n’importe quel moment. Pourquoi se prendre la tête ? Malgré cette simplicité dans leur relation, Jenna se demandait parfois ce que Philippe avait en tête la concernant. Il pouvait faire preuve de gestes assez délicats à son égard et cela avait le don de l’étonner fortement. Elle restait dans ses pensées, entendant la respiration régulière du jeune homme, sa main posée sur son ventre. Il dormait paisiblement, le visage serein. Elle ne le voyait jamais comme cela lorsqu’il était réveillé et Jenna resta un long moment à l’observer sans faire un geste. Elle devait se méfier. Plus le temps passait, plus elle s’attachait à lui. Elle ne pouvait cependant se le permettre. Il était son supérieur direct et avec les difficultés qui les environnaient, s’attacher était une faiblesse et une faute. Mouais. Jenna écarta délicatement la main de Philippe d’elle, se relevant sans faire un bruit. Le lieutenant grommela dans son sommeil, se retournant sur sa couche. La sniper attrapa ses vêtements et entreprit de les remettre. Elle ne désirait nullement être vue sortant de la tente de Raulne. Les rumeurs iraient bon train et elle n’appréciait pas spécialement être le sujet de remarques plus ou moins plaisantes. Elle déposa un baiser sur les lèvres de Philippe avant de sortir de sa tente, alors que l’aube venait à peine de se réveiller.

Rejoignant sa tente, elle retrouva sa camarade de chambrée. Elle ne posa pas spécialement de question. Après tout, on occupait ses nuits comme on le voulait. Ou comme on le pouvait. Ce n’était pas sa supérieure, elle n’avait donc absolument rien à dire. Jenna s’entendait d’ordinaire bien mieux avec les hommes qu’avec les femmes. La seule exception notable était Marielle, sa chère Marielle, son amie et la seule à qui elle pouvait donner ce titre dans le campement entier. Elle fit un bref arrêt à sa tente avant d’en ressortir. Les baroudeurs pouvaient être envoyés en mission de reconnaissance à n’importe quel moment mais d’ordinaire ils aidaient à la vie du campement lorsqu’ils étaient présents. Jenna avait donc pris son arme, son fameux F2 qui ne la quittait jamais. Elle se dirigeait d’un pas lent vers la porte sud qui devait à peine ouvrir à cette heure matinale. Avec le campement, on retrouvait un semblant d’organisation sociale, et cela faisait du bien à tous de se sentir protégés, du moins pour le moment. Jenna était toujours dans ses pensées, se demandant comment tout cela finirait et s’il était bien raisonnable de continuer à voir Raulne aussi souvent. Ils s’amusaient bien, elle ne pouvait pas le nier. Mais cela allait finir par devenir dangereux. Elle tourna la tête, entendant un bruit dans le lointain. Ne regardant pas où elle allait, elle percuta de plein fouet quelqu’un. Elle s’apprêtait à s’excuser lorsqu’elle reconnut la chevelure blonde qui se tenait face à elle. Eléanore ne lui laissa cependant pas le temps de parler. Hargneuse, elle lui balança une remarque qui mit le feu aux poudres. Jenna fronça les sourcils, le visage déformé par la colère. Attrapant violemment la jeune femme par le col de sa veste, elle la rapprocha d’elle avant de lancer violemment :

Tu te prends pour qui, exactement ?!! Parce que tu ramasses trois bouts de bois, tu crois que tu bosses ? Tu peux pas regarder où tu mets les pieds, espèce d’idiote !! Ramasse-moi ce bordel ou tu vas le regretter. Et la prochaine fois que tu me parles sur ce ton, je t’en colle une, c’est clair ?

Elle la rejeta violemment en arrière, furieuse et prête à en découdre. Elle ignorait pour quelle raison Eléanore était si agressive envers elle mais elle ne tarderait pas à l’apprendre…





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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Ven 25 Juil - 14:43

    Être plus gentille, aimable... mais ce serait frôler la niaiserie et la connerie surtout. ENcore pire en face d'elle, de cette femme. Je mettais toute la faute sur elle, alros qu'elle ne devait rien savoir encore. La pauvre, à peine l'avais-je aperçu, que je ne l'avais pas loupé. J'imaginais fort bien sa réponse, elle n'était pas du genre à laisser sa langue dans sa poche. NOn, elle était plutôt offensive, et c'téait ce qu'elle faisait alors que je lui avais fait savoir sèchement qu'elle m'emmerdait sur mon chemin. Qu'est-ce qu'elle foutait là d'abord ? Elle ne devait pas patrouillé autre part ? Eviter mon chemin ne serait pas de refus non plus. Une haine immense me prenait, sans que je ne puisse la contrôler. Que m'avait dit Alix ? Elle avait parlé de vengeance aussi. En étais-je à ce point là ? Je ne savais pas trop, mais rien ne pourrais me faire changer d'avis. Je la haïssais, un point c'est tout. Elle n'était pas totalement fautive, mais elle l'était. C'était le genre à allumer les hommes jusqu'à avoir sa dose de sexe. Et Philippe dans tout ça ? Je lui portais tout un tas d'injure dans ma tête, mais aucunes n'étaient aussi précise pour le décrire. Qu'aurais-je pu faire de plus ? J'étais traumatisée par mon viol, encore maintenant, je lui avais dit l'aimer, et qu'avait-il fait ? Rien du tout. Il était comme les autres, et maintenant que je m'étais fait avoir une fois, j'allais avoir du mal à considérer d'autres hommes. Il y avait peut-être Emmanuel, mais c'était bien compliqué...

    Entendant mes mots, la femme m'agrippa par le col et j'eu un bref recul sans que ça n'affecte son geste. Je voyais sa colère déformer son visage, mais elle n'était pas aussi importante que celle qui grondait en moi. Sourde et dangereuse... Elle avait de la chance que j'étais encore novice dans le domaine de la défense. Pour autant, ma main enserra son poignet. Mon regard ne vacille pas alors qu'elle me gueule dessus. M'en coller une ? Vraiment ? Et qu'est-ce que ça pourrait me faire ? Rien du tout. Je failli échapper un rire, que j'engloutis dans ma gorge.

    « Je pourrais te retourner la question également. C'est pas parce que tu as eu un jour un uniforme, que tu as eu un entrainement et que tu as l'impression d'avoir de l'importance qu'il faut se croire au dessus des autres ! »

    Mon avant-bras frappa au niveau de son pli du coude pour qu'elle lâche prise. Ce qui eut un effet positif et je me reculais alors que je me sentais beaucoup mieux un peu plus loin. Non pas que j'avais peur d'elle, de toute façon, ce n'allait pas être moi qui allait la frapper la première. En tout cas, c'était clair à présent mais peut-être pas aussi clair lorsque je me laisserais guider par cette sourde démangeaison qui agitait mes doigts.

    « Tu peux m'en coller une, ça ne changera absolument rien. Si tu as envie de me frapper juste avec ce que je t'ai dit, tu ne peux même pas savoir à quel point moi j'en aurais envie. »

    Allait-elle comprendre ? Absolument pas. Mais je ne cherchais pas à tout lui expliquer, elle m'énervait tout comme je l'énervais. Mais je lui faisais comprendre à quel point j'aimerais ne plus la voir. Qu'elle se fasse tuer si elle voulait, comme j'avais pu le dire à Philippe à notre dernière rencontre. Je changeais, indéniablement, vers un chemin qui ne me plairait pas, mais si c'était le seul moyen pour survivre ? Alors il fallait que je fasse des concessions, que j'abandonne un peu cet être fragile, ce côté impuissant. Il fallait que je fasse ressortir tous les atouts que je pouvais avoir. Si Alix avait réussi pourquoi pas moi ? J'espérais qu'elle puisse faire quelque chose de moi, et après notre petit tête à tête, je ferais tout pour éviter de replonger. Facile ? Pas du tout. J'avais encore des obstacles à affronter... et je redoutais quand même une éventuelle rencontre.


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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Lun 4 Aoû - 22:41

Nous n'aurions jamais dû se recroiser



Mais qu’est-ce que cette blondasse pouvait bien lui reprocher à la fin ? La dernière fois qu’elles s’étaient croisées, elle l’avait accueillie avec une latte de bois en pleine tronche et à présent elle lui avait pété une durite tout ça parce qu’elle l’avait bousculé sans faire exprès. Spontanément Jenna aurait eu tendance à s’excuser de l’avoir percuté mais là, elle pouvait toujours courir. Déjà qu’elle n’appréciait pas tellement la jeune femme mais alors là, elle se prenait pour qui exactement ? Elle n’était qu’une petite femme fragile et apeurée qui semblait bien loin des considérations de Jenna. Pourquoi ressentaient-elles une telle animosité l’une envers l’autre ? Elle n’aurait su le dire, l’expliquer. Mais quelque chose de confus déplaisait à la sniper dans l’attitude de la blonde. Le regard de la jeune femme montrait clairement qu’elle n’appréciait pas le geste d’Eléanore. Mais elle fut surprise de la lueur qui brûlait dans les yeux de la jeune femme. Cela confinait presque à la haine, une haine farouche, brûlante et dévorante. Et en cet instant, Jenna comprit qu’il y avait autre chose. Une chose qu’elle avait infligée à Eléanore. Mais de quoi, elle n’en avait aucune idée. En revanche, cela avait piqué sa curiosité et elle se demandait bien ce qui poussait la blonde à lui vouer pareille rancœur.

Mais pour l’heure, c’était la colère qui embrasait le cœur de Jenna et elle remit à plus tard la volonté de comprendre les tenants et aboutissants de la situation. Elle attrapa violemment la blonde par le col et la souleva légèrement de terre. Eléanore répondit cependant à son geste, attrapant son poignet. Sa prise était ferme quoiqu’insuffisante pour faire lâcher prise à Jenna. La sniper était hors d’elle et il faudrait plus que cela pour la convaincre de la relâcher. Elle allait lui apprendre la politesse à cette idiote.

Je ne me suis jamais cru au dessus de personne. Si tu n’étais pas aussi limitée, tu t’en serais rendu compte. Et que je sache, c’est toi qui t’es mis à hurler comme une truie qu’on égorge.

Jenna sentit soudain un coup frapper son avant-bras pile au niveau de l’articulation du coude. Elle lâcha prise, plus par surprise que par réelle douleur. Puis, elle jaugea son adversaire d’un regard. Elle se prenait pour qui exactement ? Elle était partagée entre l’idée de la planter là et celle de lui sauter dessus pour lui coller son poing dans la figure. Les deux perspectives étaient aussi attrayantes l’une que l’autre. La phrase de la blonde eut le don de piquer sa curiosité à nouveau.

Je peux savoir ce que ça veut dire, ça ?! Bon dieu, tu vas la cracher ta putain de pilule, bordel !! Tu vas me dire pourquoi tu m’en veux une bonne fois pour toutes et après tu dégages de ma vue, que l’air devienne enfin respirable !!

Non, définitivement, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Quelque chose qu’Eléanore avait contre elle et que Jenna ignorait. Et elle n’aimait pas faire pourrir les choses, elle préférait de loin savoir de quoi il retournait.





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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Jeu 7 Aoû - 11:18

    Je devenais très peu sociable, surtout envers certaine personne. Tout le mépris, le dégoût de toute chose dans cette vie en plus de cette guerre perpétuelle et inexplicable je le ressortais sur des personnes non-appréciables. C'était encore pire pour cette femme que je haïssais. Au fond, si je réfléchissais bien, elle n'y était pour rien, c'était Raulne le fautif, car notre relation n'était qu'officieuse. Tout me revenait en pleine figure, et j'y avais pensé plusieurs fois d'ailleurs... un jour j'allais regretter. Ben voilà que le jour est passé, et pourtant, je n'arrive pas à contenir en moi cette haine. Cette femme n'était qu'une chaudasse voilà tout. Et rien ne pourrait me faire changer d'avis, du moins c'était ce que je pouvais me dire en l'instant. Et pour l'heure, je ne contenais strictement rien, je laissais tout sortir et parfois, ça avait l'air de ne rien à voir avec la situation actuelle. En tout cas, Jenna ne devait strictement rien comprendre de ma colère ou bien de ce que je pouvais lui dire ou insinuer entre les lignes. Je ne la pensais pas bête, juste une femme simpliste. Et moi, que voyait-elle à travers ses yeux ? Je ne me posais même pas la question, elle devait me prendre pour une folle dingue, qui aurait dû périr. Ca encore, je pourrais le lui confirmer, j'aurais peut-être mieux préféré périr à Cherbourg plutôt que d'avoir à subir en plus de la guerre tout ce qu'il pouvait m'arriver. Je n'étais peut-être pas faite pour supporter cette guerre justement, mais pourquoi avais-je autant de hargne lorsque ma vie en dépendait ? Pourquoi ne pouvais-je pas baisser les bras face au danger ?

    Mes mots la firent réagir, et j'eu un sourire en coin alors qu'elle me rétorquait que je devais avoir un QI inférieur à la moyenne. Pour ses autres paroles, c'était vrai, sauf que je n'avais pas hurlé, j'haussais le ton voilà tout et tout le dégoût et la rancœur que je pouvais avoir transpirait par mes mots et mes gestes. Elle s'en était rendu compte, mais je doutais qu'elle ait compris l'origine de tout cela. Je réussis à sortir de sa prise même si je me doutais que c'était plus par surprise que je l'avais eu que par force. Après tout, j'utilisais un peu ce que m'avait enseigné Alix. L'aspect physique ne me dérangeait pas, j'apprenais un point c'est tout. L'autre aspect, plus psychologique, j'avais encore du mal. À l'heure actuelle si elle me voyait, je pense qu'elle me rétorquerait sûrement quelque chose. Passons, pour l'heure, je ne pouvais pas faire autrement. La confrontation n'était pas mon fort, surtout que je n'étais pas encore totalement prête dans ma tête. Je gardais encore les séquelles de cette douloureuse conversation et altercation. Mon corps aussi est encore victime de ces sévices m'en remettrais-je un jour ? En voyant Alix dans ma tête, je me disais que oui, mais d'un autre côté, elle m'avait elle-même avouer que jamais cela ne se dissipera...

    Je restais muette depuis tout à l'heure, et voilà que mes mots piquaient sa curiosité. J'imaginais qu'elle allait peut-être passer un stade, y aller par la force, me frapper au visage ou tout autre endroit. Mais elle semblait vouloir savoir, et même si au plus profond de moi je ne voulais pas que ça sorte, j'aurais du mal à résister à tout ce flux négatif qui m'envahissait. Je restais un instant sans rien dire, réprimant les larmes pour éviter de me mettre à pleurer devant elle. Mais même si l'une d'elles coulerait sur mon visage, ce n'était rien de plus que des larmes de colère et de haine. Nulle tristesse, je n'en avais plus.

    « Tu voulais t'en taper un et il a fallu que ce soit lui ! Mais t'en fait pas, tu peux le baiser à présent autant que tu le voudras, il ne m'est plus important. » Mensonge, mais rien ne pouvait transparaître sur mon visage. La colère voilait tout ce que Jenna pourrait déchiffrer. « Mais je pense pas que ce soit bénéfique pour ton statut, à moins que tu ne veuilles monter en grade ? » Terminais-je alors que mon ton devenait sec et froid. Je n'avais pas haussé la voix sur ma dernière phrase, je l'observais, la fixais même pour voir sa réaction. Je ne faisais pas là du chantage, je m'en foutais royalement, mais au moins était-elle fixée sur l'image que j'avais d'elle.


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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Dim 10 Aoû - 14:59

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Définitivement, cette nana était une folle furieuse. Qu’elles ne s’apprécient pas, soit. Mais qu’elle lui tombe sur le poil, pour des raisons à la chaque fois anodine et qu’elle montre une telle animosité à son encontre était tout bonnement incompréhensible. Mais Jenna n’avait jamais appris à tendre la joue droite. Non, elle, son credo, c’était foutre une patate du poing droit plutôt. Elle ne s’était pas faire chier à se faire respecter par une flopée de mâles virils et baraqués dans l’armée pour se faire traiter comme de la merde par une blondasse de civile. Surtout une frappadingue qui la prenait comme soupape pour déverser sa trouille de crever la gueule ouverte. Jenna n’était pas idiote, loin de là. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, un bourrin sans cervelle ne fait pas grand-chose chez les militaires, à part se faire tuer. Ainsi donc, la sniper savait pertinemment qu’il y avait quelque chose, dieu seul savait quoi, qui opposait cette femme à elle. Une rancœur qui était certainement liée à une action de Jenna mais savoir laquelle… C’était le problème avec les gens faibles. Incapables de gérer leurs émotions et de se maîtriser. Ce genre de personnes était un danger pour eux-mêmes et pour les autres. Non seulement il fallait les protéger des dangers qui les entouraient mais en plus, il fallait les protéger d’eux-mêmes. Une plaie, tout simplement.

Le sourire qu’elle afficha en réponse aux paroles de Jenna exaspéra davantage la sniper. Ce petit air arrogant qu’elle affichait était insupportable et Jenna dut prendre sur elle pour ne pas lui faire ravaler ce sourire à grand coup de poing dans la tronche. Elle ne perdait rien pour attendre celle-là… Et il valait mieux qu’elle ne joue pas trop avec ses nerfs sinon Jenna ne répondait plus de rien. Eléanore parvint à se dégager de son emprise, prenant au dépourvu la jeune femme. Bah, qu’elle se barre et bon débarras et qu’elle arrête de faire chier son monde, ça lui ferait des vacances.

Jenna tentait toujours de comprendre et plongeait son regard dans celui de la jeune femme, à la recherche d’un indice, d’un signe de ce qui pouvait bien l’opposer à elle. Elle ne s’attendait certainement pas à avoir autant de réponses d’un seul coup. Pendant un long moment, ce fut le silence et Jenna pouvait voir la lutte intérieure que menait Eléanore pour ne pas craquer et s’effondrer. Les larmes traitresses perlaient de ses yeux mais ne coulaient pas. Jenna n’était pas le moins du monde attendrie par la scène. Cette nana lui courrait sur le système et elle n’allait certainement pas la plaindre. Manquerait plus que ça. Mais soudain, la vérité lui claqua à la gueule, toute crue. Il avait fallu que ce soit lui ?! Pas besoin d’être un génie pour savoir de qui elle parlait. Ainsi donc, il avait vendu la mèche. Et vraisemblablement, il avait une femme avant. Elle. Et vu comment elle en parlait, cela ne devait pas être qu’un plan cul entre eux. Jenna, abasourdie, tentait de digérer la nouvelle. Raulne pouvait bien se farcir qui il voulait, ce n’était pas cela qui importait à la sniper. La suite des paroles d’Eléanore fut de trop. La colère s’empara d’elle à l’écoute des sous-entendus concernant son évolution de grade. Elle la prenait pour une catin ? Jenna s’était toujours fait un devoir de ne jamais coucher avec ses supérieurs pour monter dans la hiérarchie, ce n’était pas maintenant qu’elle commencerait. Mais la colère que cette insinuation suscitait chez elle fut la goutte d’eau. En deux pas, elle se rapprocha de la blonde et lui lança un violent coup de poing dans la mâchoire. Puis, elle lui cracha ces mots au visage :

Ne redis jamais ça !! Jamais je n’aurais couché avec un homme pour ça. Et je ne me permets pas de te dire que tu t’es fais Raulne pour obtenir sa protection, il me semble. Alors TU LA FERME !!!





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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Dim 17 Aoû - 18:15

    Une nouvelle fois, j’avais agi sous l’impulsion de mes émotions. Je ne pouvais pas la voir, cette femme, alors que peut-être nous nous serions très bien entendu si je n’étais pas si agressive envers elle. Je la haïssais alors qu’en vérité elle n’était même pas au courant pour Philippe et moi. J’étais cinglante, je ne lui laissais rien, aucun cadeau. Elle s’était tapé l’homme que j’aime, que j’aimais. Lui accordais-je toujours autant d’amour ? Je ne savais pas, je ne l’avais pas revu depuis qu’il m’avait sauvagement repoussé, lâché un cœur et un corps totalement brisé par ses mots. Lui seul était au courant pour mon viol, et il n’avait rien fait, il n’avait fait que me repousser au moment même où j’aurais eu besoin de soutien, autant physique que moral. Mais non, il avait préféré me déballer tout un tas d’atrocité à mon égard. Et j’en avais conclu à cet instant précis où il m’avait rejetée, qu’il n’était guère mieux que les hommes qui m’avaient violé. Sauf que lui s’y prenait d’une autre manière voilà tout. J’avais aussi été sévère avec lui, l’avait roué de coup même si c’était avec mes petits poings, il avait quand même souffert. Et je l’avais quitté en lui avouant que je préférais le voir mort. Je n’avais pas vacillé à ce moment précis, et jusqu’à présent, je lui vouais une haine féroce. Il ne fallait pas que je le recroise de sitôt. Et c’était un peu pareil pour elle… Bandat. Au fond, qu’elle se le tape, je m’en fichais… ou peut-être pas, bref. En tout cas, en l’instant je m’en foutais éperdument. Je le lui avais dit d’ailleurs, qu’il aille s’en prendre à une autre femme que moi, déjà ça m’aidait fort bien. Ça m’avait tué aussi, brisée en mille morceaux, si je le voyais se taper une nana je ne savais pas comment je réagirais, mais je préférais me dire que je réagirais impassiblement. Mais je me connaissais assez pour savoir que je n’étais pas encore capable de réagir par l’ignorance. C’était encore trop proche… l’amour que j’avais pour lui. C’est pour ça que je me laissais envahir par la haine, et Jenna en faisait les frais à l’heure actuelle.

    Mes paroles semblaient étonnée Jenna, et je l’observais attentivement pour percevoir si elle ne mentait pas à travers ses traits. Mes autres mots parurent plus l’alerté, et je ne pus absolument pas prévoir la suite des choses. Le coup, violent, heurta ma mâchoire et j’avais l’impression qu’elle s’était décrochée. Ma tête tourna violemment et mon tronc suivit alors que je me rattrapais sur mes mains. La neige engloba mes doigts, mes paumes mais ce n’était pas cela qui me faisait le plus mal. J’étais à présent étalée au sol, dans cette neige glaciale. Ma main droite vint tâtonner légèrement l’endroit du choc pour constater que je saignais. Pour sûr, elle avait de bonne réaction. Est-ce que ça m’avait calmée ? Peut-être un peu quand même. J’entendis ses mots, et je trouvais que cela l’avait mis un peu trop en colère. Je tourne ma tête vers elle, tout à coup impassible.

    « Tu peux le dire, je me sentais protégé avec lui oui, mais ce n’était qu’un voile de plus devant mes yeux. Et alors toi ? Pourquoi tu te le fais hein ? Juste un bon coup ? Remarque, je pense qu’il y en a mieux que lui dans le coin. »

    Je me faisais un peu dure et haineuse, mais je ne pouvais pas faire autrement. Je me touchais de nouveau l’impact de son poing en grimaçant légèrement.

    « C’est bien, tu t’en prends à ceux qui ne peuvent pas se défendre. Je me relève ou tu vas échauffer l’autre côté ? »

    Des mots plats, mais mon regard se fait perçant, presque mortel. Si j’avais pu esquiver et lui en mettre une je l’aurais fait. Rien que pouvoir immobiliser une personne… c’était quelque chose d’encore inaccessible pour moi à l’heure actuelle. Le pourrais-je un jour ? Je comptais sur Alix pour ça.


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MessageSujet: Re: Nous n'aurions pas dû se recroiser.   Aujourd'hui à 6:01



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