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MessageSujet: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Mer 25 Juin - 17:33

    La douleur me tiraille, m’irradie jusqu’à l’épaule et même jusqu’au cou par moment. Comment arriver à faire les choses correctement avec un seul bras valide ? Ou disons un bras et demi. Depuis ma blessure à l’avant-bras où il m’avait fallu des points de sutures, je n’arrivais pas à faire grand-chose. Et cela me frustrait énormément, je ne voulais pas me tourner les pouces, ressasser tout ce que j‘avais en tête même si j‘avais l’impression que ça allait mieux. Je repensais soudainement à ma nuit avec Sam… non je n’allais peut-être pas si bien que cela, mais au moins j’arrivais à faire face. J’eu une pensée également pour Alix qui ne m’avait pas épargné mais au fond c’était peut-être ce dont j’avais besoin. Au final, je savais faire quelques petits trucs, au moins je lançais mieux mes poings, me défendais un peu mieux même si c’était loin de la dépasser. Un entrainement militaire aidait bien, ça ne faisait aucun doute. Mais pour l’heure, j’étais plus un boulet qu’autre chose à vouloir aider un homme à porter une branche qui avait cédée et c’était retrouvé sur une tente. Fort heureusement, il n’y avait personne dedans, mais en attendant je prenais sur moi pour déplacer cette branche avant de quitter le lieu et me reposer un peu plus loin, près des barrières à l’est. Je ne pouvais observer mon bras pour être sûr de l’état, mais je ne m’en préoccupais pas. Je n’allais pas non plus me déshabiller en plein air, surtout par ce froid. Je me dirigeais ensuite vers la porte qui menait à la rivière pour constater qu’elle était fermée. Il était déjà aussi tard ? Je n’avais plus conscience du temps, surtout en ayant pas de montre sous la main. En tout cas, je savais qu’il était bien plus tard que 17h, le soleil commençait aussi doucement à s’éteindre. Je soufflais. La nuit m’était toujours à chaque fois plus terrible.

    Je fis demi-tour, je regardais la station-service, plus particulièrement la boutique qui avait été reconvertie en centre de soin. Je n’avais pas envie d’y aller, ou même voir Manu dans sa tente, si du moins il y était. J’avais seulement besoin de vérifier mon bandage, savoir au moins si quelques fils n’avaient pas sautés. Je n’espérais pas sincèrement, inutile de me faire réprimander par Manu, car j’étais sûre qu’il le ferait. Il m’avait au moins donné quelques bandages pour pouvoir changer celui que j’avais avant la nuit. Je fis un détour par ma tente, pris tout ce qu’il me fallait avant de me diriger vers les sanitaires. Ce n’était pas pour prendre une douche, puisque nous n’avions droit qu’à une par semaine dans ces lieux, mais pour m’occuper de ma blessure. En théorie, il n’y aurait personne à cette heure, mais peut-être me tromperais-je. J’entrais dans le lieu, alors que je constatais qu’il y avait deux personnes, l’une s’en allant déjà alors que je lui renvoyais son bonsoir et saluais également l’autre femme. Je posais mon sac à côté du lavabo et sortis bandage et un petit flacon de désinfectant. J’enlevais mon gros manteau alors que les muscles de mon visage se crispaient. Au même moment, j’entendis la femme s’en aller avec un petit au revoir. J’étais seule, mais cela ne me préoccupais pas. J’enlevais également mon pull alors que je sentais le froid s’emparer de moi. Je relevais ensuite la manche alors que je constatais qu’elle était tâchée par le sang. C’était bon ou mauvais signe ? Je faisais abstraction de la douleur et remontais la manche pour défaire le bandage. Je constatais déjà que les fils étaient intacts, seule ma blessure s’était rouverte car j’avais trop utilisé mon bras. Je ne pouvais pas rester en place, mais j’entendais déjà Manu me le reprocher. Qui d’autre de toute façon ?

    Je serrais le poing alors que le liquide coulait sur ma blessure, avant d’essayer de me décontracter, sinon j’allais vraiment faire sauter les fils. A ce rythme-là, j’aurais un corps criblé de blessures, de cicatrices, j’en avais déjà une au flanc gauche qui avait failli me tuer, combien d’autres encore avant que la mort ne s’empare de moi ? Une simple coupure bientôt pourrait tuer, déjà maintenant d’ailleurs. Sélection naturel en somme, les plus forts restent vivants, les plus faibles meurent à petit feu. Alors que je refaisais mon bandage, j’entendis du bruit à l’extérieur qui mit tous mes sens en alerte soudainement. Je repensais soudainement au craquement qui avait titillé mon oreille ce jour-là. La peur s’emparait toujours de moi dans ces cas-là, j’oubliais qu’on était dans le camp, j’oubliais que normalement c’était sûr. Ça ne l’était pas pour moi. Je me dirigeais vers l’entrée doucement alors que je me cachais sur le côté gauche, le dos plaqué sur le mur et ma respiration tout comme mon rythme cardiaque s’emballait. Il ne fallait pas que je rate et au moment où je sentis que la personne n’était pas loin, je sortais brusquement, mon bras droit tendu alors que je visais latéralement le cou de mon adversaire. Sauf que je me figeais totalement alors que mes yeux distinguaient parfaitement le visage en face de moi. Tous mes muscles se bloquèrent, ma poitrine me faisait soudainement mal, j’avais un nœud dans ma gorge qui me fit déglutir. Puis le chagrin fit place à la haine… tellement plus facile. Finalement, ma main frappa sa joue sans que je ne puisse vraiment la contrôler. Inconsciemment, j’en avais tellement envie, j’avais tellement envie de le frapper. Puis je me reculais alors que j’évitais la proximité. Il allait peut-être constater une nouvelle personne face à lui.

    « Qu’est-ce tu fais là ? » ajoutai-je froidement. « Me dis pas que c’est un heureux hasard, car ça ne l’est pas. T’as pas quelque chose d’autre à foutre ? »


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Jeu 26 Juin - 16:32

La fin d'après midi ou le début de soirée, peut importe mais il fait déjà presque nuit. L'obscurité venait avec toujours plus de régularité dans ce nouveau monde qui était le nôtre, et j'avais l'impression que chaque jour qui passe voit plus de secondes ou de minutes grignotées par la nuit, prédiction funeste qui nous verrait bientôt ne plus voir le soleil pour de bon. Je savais que l'impression était trompeuse, car les journées étaient sensées commencer doucement à rallonger. Je dis bien sensées. Car elle ne l'étaient plus. Plus grand chose n'avait de sens, d'ailleurs. Si l'hiver était passé, l'hiver nucléaire ne l'était pas et le ciel charriait toujours autant de nuages de cendres et de pollutions, des poussières graces de millions de barils d'hydrocarbures partis en fumée, et de dizaines de millions de bâtiments et de personnes, d'arbres et de plantes brûlées. On disait parfois que plusieurs centrales nucléaires étaient entrées en fusion au fil des mois. J'y croyais, ça semblait logique. Ca ne faisait que rendre l'environnement un petit peu plus inhospitalier pour l'homme, mais cela avait somme toute bien peu d'importance. On était assez loin du réacteur le plus proche, et mes éclaireurs avaient noté leur arrêt via un système d'extinction d'urgence. J'imaginais que la majorité des lieux du genre avait été sécurisée de la sorte, du moins ceux où ça avait été possible.


Je finissais mon ersatz de cigarette et jetais le reste de papier d'une pichenette. Pris d'un frisson, je me demandais si j'allais pas essayer de me trouver une jolie petite chaufferette pour la nuit. Bandat était cool, mais j'anticipais qu'elle ne s'accroche trop. C'est con quand même. Les rares filles qui s'accrochent à moi, c'est au pire moment de ma vie, celui qui rend toute relation suivie impossible et dangereuse. Il fallait que je prenne mes distances ou que je fasse un rappel aux règles. Rappel aux règles. Bandat était trop bonne au pieu pour que je la jette comme ça, et il fallait de toute manière que je gère les choses en douceur pour éviter de braquer cette petite nymphomane. Mais alors que j'allais faire le tour des avants postes avant de me coucher, je vis une ombre se faufiler entre les tentes. J'allais la suivre... En déverouillant la sécurité de mon flingue. Pris à moitié par surprise autant par l'attaque venant de ma gauche que par l'attaquante, je restais con à la regarder. Puis sa main cingla mon visage avec violence, m'arrachant une exclamation surprise. Son ton agressif me heurta et me mit en colère, même si je le savais justifié.



| Euh, si, Bandat. Mais je l'avais pas sous la main. Prends pas ça comme un compliment. |


Je soupirais, essayant de me calmer un peu.


| C'est mon camp, ici. Je fais ce que je veux. En quoi ça peut te poser problème ? Si tu voulais plus voir ma gueule, fallait respecter le couvre feu. D'ailleurs pourquoi t'es dehors, toi? |



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Sam 28 Juin - 19:56

    Un regard. Seulement un regard pour apercevoir toutes les bonnes choses qu’il m’avait apporté, les bons souvenirs rien que nous deux. Mais tout ça n’est qu’éphémère. Tout ça n’existe plus, n’a jamais existé. Il fallait que je le vois comme ça, sinon ça allait me ronger continuellement. Je suivais les conseils d’Alix. Elle n’y allait pas par quatre chemin mais au moins elle s’occupait de mon cas, de ma personne finalement et c’était ce qu j’appréciais. Même si je pouvais la détester par moment. Je m’en fichais, il fallait que ce soit fait, et j’avais eu raison de lui demander directement son aide. Je ne me qualifierais pas de très forte, j’étais encore faible aujourd’hui. Mais je partais sur le bon chemin, du moins je l’espérais. Je m’étais jurée de ne pas le recroiser, le fuir comme la peste. Je me souvenais très bien des derniers mots que j’avais prononcés à son égard. Rempli de haine, de colère, de tout ce que je pouvais rassembler de négatif en moi pour lui. A cet instant, je me souvenais encore de l’image que j’avais eu de lui… une bête que j’écrasais dans le creux de ma main… doucement… jusqu’à sentir les craquements sous ma pression et qu’enfin elle ne meure. Le voulais-je vraiment ? Il fallait en tout cas que je garde ce chemin. A chaque fois je tombais dans le panneau, et pour la deuxième fois, il me prenait quelque chose. Je devais me protéger contre ça, contre tout ce qui pouvait m’atteindre. Car oui, il pouvait m’atteindre, peut-être même encore maintenant. Prudence est de mise, il ne fallait pas que je perde cela.

    Je ne savais pas pourquoi après m’être arrêté je frappais quand même son visage brusquement. Je n’avais que ça à lui donner, de la douleur et de la souffrance. Juste pour qu’il comprenne qu’il y avait un grand gouffre entre nous. Je l’avais apparemment surpris, mais j’étais certaine que si je réitérais l’expérience, il contrerait mon coup. J’avais eu de la chance, et son exclamation me confirma davantage que je l’avais pris par surprise. Très bien, au moins on rentrait directement dans le conflit. Nulle place pour la douceur, la tendresse, qu’il aille donc farfouiller dans un autre lieu. D’ailleurs, sa réponse me fit afficher un demi-sourire. Bandat ? Vraiment ? J’aurais juste pu le deviner moi-même…

    « Va voir dans les tentes des hommes, j’suis sûre qu’elle se fait une joie de payer sa tournée… enfin, j’pense pas qu’elle se fasse payer à écarter ses gambettes. »

    Mon ton était calme, mais tout en moi transpirait la rage, la colère. Mes poings me dérangeaient. J’agitais mes doigts, alors que je lui tournais le dos au moment même où il parlait de nouveau. Et je ne pus réprimer un petit rire nerveux à n’entendre rien que le début de sa phrase. Son camp… ce n’était pas parce qu’il était militaire et s’occupait de la sécurité du camp qu’il fallait qu’il se croit vraiment supérieur aux autres. Mais il avait toujours été comme ça, si avant cela ne me dérangeait plus, désormais ça m’irritait vraiment. J’avais accumulée tellement de rancœur à son égard, je ne devais en aucun cas m’écarter de ce chemin. Que pouvait-il faire de toute façon ? Rien. Je me tournais suffisamment pour pouvoir seulement l’apercevoir du coin de l’œil. « Ça, j’le sais déjà et ça ne me pose vraiment aucun problème, tu n’es pas mon centre d’intérêt principal tu sais. » Ca me faisait penser à mon infiltration dans une tente, la nuit que j’avais passée avec cet homme et le fait que j’aurais très bien pu lui sortir quelque chose du même genre qu’il m’avait fait au visage. C’était un peu mon exutoire, je préférais que cela reste entre lui et moi. Impulsivement, je lui répondis avec colère à sa réponse. « Je sais pas ! Peut-être juste pour t’emmerder ! » Je l’observais un instant avant de lui tourner le dos et de souffler alors que je me dirigeais vers les affaires que j’avais laissées. Je commençais à sentir le froid m’englober complètement, il fallait vite que je remette mon pull et mon manteau. « T’inquiètes pas, j’rentre dans ma tente aussitôt et tu pourras te consacrer à chercher ta pute comme bon te semble. » terminais-je alors que j’enfilais mon pull. Pas de cadeau, ni pour elle ni pour lui. Tant de mépris et de colère ne donnait rien de bon. Je n'étais pas prête à le confronter...


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Lun 30 Juin - 14:30

Forcément, il fallait que je tombe sur elle ici et maintenant. Super relou quoi. Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ? Je me maudis intérieurement de ressentir un certain plaisir à la voir ainsi ; elle a l'air en bonne santé à défaut d'être heureuse. Elle semble plus solide aussi, physiquement et mentalement. Son regard rougeoie d'une flamme qu'il n'avait plus il y a peu, et j'en suis plutôt satisfait. Si je l'avais lâchée, forcée à grandir pour en arriver au résultat que j'avais redouté franchement... Je crois que j'y aurais laissé des plumes. Et pas qu'un peu. La rejeter m'avait beaucoup coûté, mais j'avais muselé ma conscience en me disant que de toute manière, je l'avais mérité. Si ça n'avait pas été maintenant, ça aurait pu être un peu plus tard. J'aurais fauté de toute façon, puisque je suis terriblement pessimiste quant à ma capacité d'aimer et d'être aimé. J'ai jamais réussi à rien faire fonctionner comme il en aurait fallu. C'est comme ça. On va pas me changer alors que dehors le monde part en sucette. C'est le bordel et maintenant je ne peux plus que camper sur ce que je suis, rentrer la tête dans les épaules. Il est trop tard pour bouleverser ce que je suis, ce que je me dois d'être. Déjà avec Bandat je frôle la limite, que serait ce si en plus je devais gérer une véritable relation ? C'est impossible, rigoureusement impossible. Je ne pourrais pas aller plus loin, je n'en ai pas le droit. Trop de choses en dépendent...


La marque de sa main sur ma joue me cuit la peau ; je la sens rougir sous la force du choc. C'est ainsi, je n'ai pas répliqué pour autant. Si jamais elle me cherche encore, elle va me trouver. Et ça va chier. Ca, vous pouvez en être certain. Mais pour le moment je reste immobile. La fille sourit avec une certaine férocité, et traite ma compagne de pute. Je n'ai pas besoin d'elle et de son humour pour juger mon sniper.



| tu te goures, avec elle les passes sont gratuites. |


Bien sûr qu'elle est haineuse, haineuse et jalouse. Nous savons tous les deux ce que nous préférerions faire l'un avec l'autre, mais encore faudrait il se l'avouer à nous mêmes avant d'en parler ensemble. Et Eléanore avait trop de rage en elle pour ça ; mon dernier cadeau. Elle l'a peut être un peu trop bien accepté, celui là. Ce qu'elle me dit à propos de ma place dans sa vie me fit penser exactement l'inverse, et je détestais ce que cela provoquait en moi. Je la regarde d'un œil noir alors qu''elle insulte encore Bandat et se prépare à s'enfuir, pleine de hargne.


| Pas besoin de la chercher, elle m'attend probablement dans mon lit, pour me satisfaire comme personne l'avait fait auparavant. Que je te revoie plus traîner après l'heure du couvre feu, ou tu le regretteras. |


Je me détourne à mon tour. Eh ben, ça promet tout ça...



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Lun 30 Juin - 16:04

    Pourquoi je ne peux pas être plus douce ? Je me l’interdisais, tout simplement. J’avais accumulé beaucoup d’amertume pour pouvoir éprouver autre chose de plus positif à son égard. Je ne voulais pas écouter mes sombres pensées, elles me trahiraient avec certitude. J’avais en tête tout ce qu’avait pu me dire Alix, tout ce qu’elle avait pu procurer en moi. Je me forgeais également ma propre carapace, ne plus faire confiance à personne, ne penser qu’à soi et se protéger. C’était ce que je faisais présentement, en ne le laissant pas souffler une seconde. Il m’avait lancé sur Bandat, il aurait juste dû me répondre autre chose s’il ne voulait pas que je lui lance de perpétuel pique, car ce n’est pas moi qui céderais là-dessus. Il partirait bien avant, car nous n’avions plus rien à faire ensemble n’est-ce pas ? Pas le temps de rêvasser, pas la capacité à faire place à la douceur, à la tendresse, cela m’est impossible. Il faut que je me focalise sur ma colère, ma haine, toute ma hargne accumulée jusqu’à ce jour et plus particulièrement envers lui. Je filtre tout ce que je peux ressentir, il le faut, pour moi. Je ne peux pas m’évertuer à continuer sur l’ancien chemin, même si le nouveau était périlleux, je marchais sans cesse à côté du gouffre. Je n’avais pas été dans la tente d’un inconnu pour rien. J’avais des moments de doutes, de terreurs et d’obscurité. Et il fallait que je fasse avec, que je vis avec. Rien n’allait changer, plus maintenant. Il fallait que je m’efforce à tenir, et franchement, ce n’était pas le rencontrer maintenant qui allait m’aider. J’étais quand même plutôt instable, je le savais pertinemment, mais il me fallait donner une autre image. Celle infranchissable, illusoire mais qui fonctionnerait. De toute façon, ses dernières paroles avaient eu raison de ce que j’avais pu lui dire. Il avait écrasé mon amour pour lui, je ne voulais plus laisser une seule place dans mon cœur brisé, et c’était bien difficile d’y parvenir. Car oui, bien malgré moi, il y était toujours dans mon cœur, mais je me refusais à recoller les morceaux.

    Bien malgré moi, je revis le douloureux souvenir, et je fus heureuse d’entendre à nouveau sa voix, même si ses paroles m’irritèrent d’autant plus. De toute façon, quoi qu’il dise, cela ne ferait qu’envenimer la colère que j’éprouve pour lui, beaucoup plus grande que n’importe quel autre sentiment. Je l’observe, mes yeux ne sillent pas, bien au contraire, je le défie presque.

    « C’était bien ce que je pensais. Tu m’as juste mal comprise. » ajoutai-je alors que je m’arrêtais là avant d’en dire davantage encore. Je savais quand même qu’il n’était pas du genre à se laisser faire non plus. Et comme j’avais la rage jusqu’au bout des doigts qui me démangeaient sérieusement, je préférais au moins n’être plus tout à fait en face de lui et aussi proche. A chaque mot qu’il prononçait, je m’enflammais, me faisant plus haineuse alors qu’il me demandait ce que je foutais là hors couvre-feu. J’avais envie de lui dire que j’en n’avais vraiment rien à faire de son couvre-feu. Il me ferait quoi ? Plus rien ne m’atteindrait ; en tout cas, j’allais dans ce sens. Ses paroles heurtent ma poitrine alors que j’avais fini d’enfiler mon pull. La jalousie et la souffrance laissa place à tout autre chose, beaucoup plus facile à surmonter et beaucoup plus fort. J’inspirais grandement, avant de souffler doucement, histoire de me remettre un peu dans le droit chemin… si on peut appeler ça ainsi. Et puis merde, les paroles se pressent pour sortir et se font cinglantes alors que ma tête se tourne pour chercher son regard. Le mien est emplit de rancœur.

    « Tu as bien dû te marrer n’est-ce pas ? » Je ne savais pas s’il avait compris, mais c’était fait exprès, j’essayais de me contenir mais je n’arrivais à rien. Mes paumes de main appuyée sur le rebord du lavabo, je le serrais davantage, comme pour faire descendre tout ce qui montait en moi tel un volcan. « Tu fais ça avec toutes les femmes ? Une fois la limite franchie tu t’en extirpe ? » Je ne savais plus ce que je faisais, mais cela ne m’empêcha pas de me redresser et d’aller vers lui. Je ne me souciais nullement de mon bras qui me lançait après avoir autant serrer ma prise sur ce lavabo. Pour l’heure, je me concentrais sur Philippe, m’avançant vers lui lentement, cherchant à plonger mon regard haineux dans le sien. « Combien sont passées avant moi ? » Je m’arrête avant d’aller plus loin, mais cela me démange tellement que mes paroles sont presque incontrôlables. « C’est quoi ? Un p’tit jeu pour toi ? Hop tu t’trouves une p’tite qui fasse l’affaire et tu t’adonnes à tes pulsions sexuelles. » Je vais dans un chemin que je ne connais plus, et pourtant, je continue. C’est mon autre moi qui se façonne.


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Lun 30 Juin - 19:04

Une promesse de plus, facile à tenir, plus difficile à assumer. Si les civils continuaient de braver le couvre feu, je n'aurais aucun autre choix que celui de sévir. Comment ? Je comptais sur mes hommes pour remédier à ma petite panne d'inventivité. La chose n'avait après tout rien de bien compliqué. Il fallait juste trouver de quoi répondre à la difficile équation entre prévention et répression. Passer des heures à inspecter les tentes et les individus contrevenants semblait un bon équilibre mais le problème tenait au personnel militaire ou supplétif que cela captait pendant un moment difficile du coup il fallait réfléchir à d'autres punitions. Les sanctions physiques étaient encore compliquées à aborder ; les civils avaient toujours le sentiment pour beaucoup de vivre dans une société peu ou prou démocratique. Et donc, que les châtiments corporels ont plutôt mauvaise presse... Ce n'est pas forcément un drame, mais cela complique le champ des possibles. La mise en détention apparaît au moins aussi compliquée, car ça mobilise toujours des personnels qui pourraient être plus utiles ailleurs. Il faut que j'y réfléchisse, c'est certain. Mais comment réagirait la foule si je devais punir une femme qui visiblement me hait, comme c'est le cas ici avec Eléanore ? On me taxerait d'autoritarisme et d'arbitraire militaire, le genre de choses que j'essaie à tous prix de gommer des pensées ces derniers temps. Et voilà que l'autre grande blonde vient me dire que je l'ai mal comprise. Putain mais quoi encore ? Elle le veut vraiment, son bourre-pif premier choix ? Quelle saloperie, de toujours me faire tourner les talons pour revenir vers elle, que ce soit par amour ou par colère ! Je n'en peux vraiment plus. Finalement, ce n'est pas plus mal que j'ai réussi à mettre fin à cette forme d'esclavage émotionnel que je subissais depuis un bon moment.


Et voilà que je me retourne à nouveau, me détestant de le faire, alors que la jeune femme me tance, me dit que j'avais dû bien me marrer. Je me retourne vers elle, le regard empli de colère. Je ne savais pas de quoi elle parlait exactement, mais ça m'exaspérait quand même.



| De quoi tu me parles, putain? |


Mais bien sûr, elle ne pouvait me parler que d'une chose, que d'une et unique chose... Voilà qu'elle me le confirme, et je la laisse enchaîner les questions alors qu'elle se rapproche, ce qui me tend, comme une réaction involontaire pour me protéger.


| Et alors ? Et putain quoi ? Ouais c'est le cas. Combien avant toi ? Tu veux dire, entre le moment où tu t'es tirée pour revenir dans ma vie ? Aucune idée. Pas autant que tu le penses, sans doute. Je fais ce que j'ai à faire. Et t'es qui pour me juger toi, putain ? T'as l'impression d'avoir été utilisée ? C'est vrai, je t'ai bien baisée jusqu'au trognon. Parce que j'en avais besoin. Mais après, ça nous aurait mis tous les deux en danger. Et ça t'as été utile, non ? Maintenant t'as l'air d'avoir un peu de couilles, pas comme l'autre putain de lavette que j'ai laissé dans ces putains de chiottes, pas vrai? |



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Mar 1 Juil - 20:39

    J’avance vers lui, pourquoi j’avance ? Je devrais m’en foutre, ramasser mes affaires et partir immédiatement. Mais voilà, l’alchimie faisait les choses autrement, au lieu de l’aimer je le détestais, et je me laissais embarquer dans je ne savais quel autre cercle vicieux. Je n’avais envie que d’une chose, qu’il s’en aille, que je ne vois plus son visage, son allure, sa silhouette. Tout devait disparaître. Il m’avait pourtant tourné le dos, souhaitant mettre un terme à cette discussion qui se voulait houleuse. Il n’aidait en rien d’ailleurs, mais je ne m’attendais plus à rien de sa part. Je n’avais pas répondu à ses précédentes paroles où il avait l’air vraiment à côté de la plaque. Tant pis, je ne sais pas si je serais capable de le redire à nouveau, il fallait qu’il cogite un peu… ou pas. Il s’en foutait royalement de ma personne, j’en faisais autant, même si je m’y prenais mal. J’étais impulsive depuis tout à l’heure, ne réfléchissant même plus, me laissant guider par la colère. Pourquoi ne pouvais-je tout simplement pas rester calme en sa présence et faire comme s’il ne faisait pas partie de ma vie ? Il ne l’était plus bordel de merde, il me fallait l’incruster bon dieu ! En plein combat dans ma tête, alors que je m’avance toujours, les mots sortent de ma bouche sans que je ne comprenne réellement tout, je laisse simplement faire. Mes poings se tendent, les muscles de mes bras également. Je sens mon corps vouloir le ruer de coup, encore plus terrible encore que la dernière fois. Je veux lui faire mal, qu’il en souffre comme jamais il n’a souffert, entendre son cri percer mes oreilles. Mais même si je sais que je pourrais tuer un homme… non je peux tuer un homme, je l’avais déjà fait pour protéger Emy, je ne pourrais pas avoir son sang sur mes mains. Il fallait que je me contrôle, mais il ne m’aidait encore en rien avec ses paroles.

    Mon regard se bloque sur ses iris alors que je m’arrête à un mètre seulement de lui. Le froid m’englobe toujours, mes mains sont froides et mes lèvres commencent à être violettes sans que je ne m’en aperçoive. Tout ce que je ressens en l’instant est toujours la haine profonde qui m’irradie chaque membre. A chaque mot qu’il prononçait, un élan de tension me parcourait l’échine, mon rythme cardiaque ne cessait de s’accélérer.

    « Je te juge si j’en ai envie ! » J’haussais le ton moi aussi. Mes doigts me démangent, avant que le coup d’en bas ne parte. Ma main claqua de nouveau sur sa joue, soudaine et violente. « T’es vraiment un bel enfoiré ! Mon unique erreur était de revenir vers toi dans ce bled, car je ne regrette absolument pas d’être partie ce jour-là ! Tu pensais quoi ? Que j’allais attendre d’être estropié pour te quitter ? Ça a été tellement facile… » Faux, j’avais souffert le martyre. J’avais eu du mal à l’oublier et j’avais eu tellement de remords, de regret, je m’étais demandée pendant longtemps ce qu’il était devenu. Mais arrêtons de revenir là-dessus… mais qui avait commencé ? « Que des excuses ! » C’est vrai quoi, ça nous aurait mis en danger ne marchait plus avec moi, plus maintenant. Mes ses dernières paroles eurent raison de ma retenue. « Si tu veux, j’te montre un exemple connard ! » Mon pied vise ses parties génitales d’un coup sec et brutal. Il est comme les autres, utilisant ses femmes et son cerveau ne dépassant pas sa ceinture. Pourquoi avais-je eu un penchant pour lui ? Tout remonte d’un coup, alors que je revois la scène entre lui et moi, le fait que je lui avoue que je m’étais faite violer en plus du fait que je lui avais avoué mes sentiments, chose que j’avais longuement hésité à faire. J’aurais dû fermer ma gueule, le renvoyer de nouveau comme je l’avais fait auparavant, car plus le temps avançait, plus je me disais qu’il avait eu sa petite revanche. Ma jambe était partie d’un seul coup, ne la contrôlant plus. Elle retransmettait tout ce que je pouvais éprouver, autant dire qu’il allait avoir un mal de chien, je l’espérais en tout cas.


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Mer 2 Juil - 16:53

Et voilà qu'Eléanore retombe dans ses anciens travers. Incapable de se sortir une bonne fois pour toutes d'un guêpier dans lequel elle est tombée toute seule. Quand elle est prise au piège, acculée, elle ne peut tout simplement pas se résoudre à lâcher prise. Lâcher prise et partir. Pourquoi est ce aussi difficile pour quelqu'un comme elle ? Elle n'est pas très solide, ni très fragile. Elle a toujours eu ce mordant. C'est ce qui m'a plu autrefois chez elle, ce qui m'a attiré à nouveau il y a peu, et ce qui m'attirera toujours à l'avenir. Un vrai bouledogue, qu'on imagine mal dans ce corps aujourd'hui meurtri par la fatigue, la faim et les blessures. Autrefois très belle femme, Eléanore a fondu. Ses formes se sont lissées, même si elle reste paradoxalement très féminine. D'une beauté torride elle est passée à quelque chose de plus beau mais aussi de plus nostalgique, comme le reflet d'une souffrance abominable dont elle ne parvient pas à se sortir. Quoiqu'il en soit, la jeune femme semble vraiment poussée à bout. Je ne la brusque pas plus encore ; du moins je me dis que ça serait bien de ne pas le faire, ce qui est affreusement difficile. Car Eléanore provoque toujours chez moi ce même mélange de passion et de haine que je ressasse, inlassablement. Proche, elle l'est trop pour que cela ai le moindre effet positif sur ce qu'il se passera ensuite. Elle me fixe et sa poitrine qui se soulève comme une damnée n'augure rien de bon, c'est certain. Ses paroles ne me firent pas plus d'effet que ça. Quel âge on avait, maintenant ? Et la voilà qui me gifle à nouveau, m'insulte et m'agonise. Mon ancienne compagne me lâche ce que tout bas, je ne faisais qu'espérer. Un nouveau motif pour la haïr. Ses mensonges, que je découvrais eux mêmes faussés mais innombrables.


| Arrête de me frapper, putain de merde, ou je te jure que tu vas le regretter. |


Ma voix est basse, presque inaudible. J'étouffe de rage et de haine, j'ai même du mal à parler. Le choc et la violence de l'émotion humidifient mes yeux, qui lui jettent pourtant un regard torve. Cela ne l'empêche pas d'exploser. Mais cette fois, je suis prêt, et je ne vais pas me laisser faire. Elle vise bien mais je suis rapide et entraîné, peut être mieux nourri aussi. Je pare et bloque ; c'est mon genoux qui prend et la douleur est fulgurante, mais je me jette contre Eléanore et je ne réagis plus que d'instinct, obéissant à la pulsion, au réflexe qui conditionne mes réactions quand je suis pris à parti. Fatigué et éreinté, proche du burn out depuis des mois, je ne me sens même pas tirer mon crève-coeur de son fourreau d'une main alors que l'autre attrape la jeune femme par le col. Je la repousse contre un tas de caisses, la plaque contre alors que la lame se pose contre son cou. Haletant, je ne vais pas plus loin.


| Plus JAMAIS tu ne me frappes, tu m'as bien compris? |



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Mer 2 Juil - 20:52

    Je souffre, j’angoisse, je suffoque. Quand bien même j’avais l’impression que ma trachée se rétrécissait, je n’en avais cure. Je me laissais une fois de plus submerger, même si c’était un poil plus contrôlé. Je n’étais pas en train de pleurer, ni même de crier haut et fort, lui avouer tout un tas de choses qui s’avérait vrai, me faire envahir jusqu’à ne plus pouvoir penser, réfléchir. C’est là que je lui avais dit ces trois petits mots, cette vérité frappante. La connerie que je n’avais pas faite, j’aurai mieux fait de prendre un couteau et lui couper la gorge. Je failli rire, nerveusement, à cette pensée. Que devenais-je ? Ou j’allais aller en me comportant de la sorte ? Je ne savais pas, mais j’allais sans doute changer radicalement. Je ne voulais que plus rien ne m’atteigne. Y parviendrais-je ? Je l’espérais. C’était pour cela aussi que je n’aimais pas le croiser. Je devais changer cette faille en un point fort, et pour l’heure, j’étais loin d’être impeccable, loin d’être parfaite. Je n’étais pas douée à ce petit jeu-là. J’avais toujours été douce, attentionné, avec mon caractère bien sûr, mais j’étais loin d’être une femme forte, sans concession et savant parfaitement bien ce qu’elle faisait et où elle allait. Bien loin de tout ça malheureusement. Mais l’important est que j’y travaillais. Il fallait seulement que j’évite de croiser ce visage, et qu’il croise le mien surtout.

    J’essayais de ne pas vaciller, de ne pas lui laisser une once de faiblesse transparaître en mo, dans mon regard notamment ou par l’expression de mon visage. De toute façon, il n’y verrait que la colère, cachant la déchéance que je pouvais avoir. Je me laissais entrainer, comme si elle ne pouvait être que ma force, comme si je ne pourrais pas avancer sans elle. Il m’avait donné de quoi le haïr, à défaut de l’aimer, et je partais irrémédiablement dans ce sens. Mon ton reste cinglant, tandis qu’une de mes mains qui me démange s’envole et claque violement à l’encontre de sa joue. Cela fait deux fois que je le frappe, sauf que j’ai plutôt une réaction brusque de sa part. Je ne m’attendais pas à moins de sa part, tôt ou tard, je savais qu’il n’allait plus me laisser faire. Ses paroles s’envolent doucement. Je n’y réponds pas et n’y fait pas attention, tout ce que je fais n’est peut-être pas calculé mais j’en ai besoin. J’ai besoin de lui faire voir de toutes les couleurs, ou au moins si je n’y parviens pas, lui faire ressentir la douleur. Quand bien même c’était minime comparé à la mienne, au moins en tirais-je satisfaction, rien qu’un peu. Je voulais qu’il en bave, c’est tout, quand bien même ça pouvait être le cas. Si je pouvais lui faire éviter mon chemin pour qu’il ne me recroise jamais plus, c’était aussi bon pour moi. Alors je continuais, sauf qu’il para ma dernière attaque.

    Mon pied heurta son genou, et avant même que je ne fasse quoi que ce soit il était déjà sur moi. J’eu un mouvement de surprise qui passa sur mon visage, un gémissement sourd alors que mon dos heurta des cartons derrière. Il me fixe, m’empêchant de me faufiler et pourtant mon regard transperce le sien. Je ne comprends pas ce qu’il se passe par la suite mais je sens la lame froide sur mon cou. Instinctivement et par réflexe, mes mains saisirent son poignet. J’entends ses mots, leur puissance et je ne réfléchis toujours pas.

    « Plus jamais te ne croises mon chemin et plus jamais tu me parles. » soufflais-je entre mes dents. Je ne sais pas non plus comment il le prendra, mais je m’en fiche. Puis mes doigts se relâchent un peu, mes yeux sont toujours rivés dans les siens alors que je tente de m’approcher davantage de lui, de la lame surtout. « Ben vas-y qu’est-ce que tu attends ? Que mon genou atteigne sa cible ? » Ma prise se fit plus ferme, alors que j’entraine sa main sur mon cou, coupant légèrement ma peau. « Ca résoudrait bien des problèmes, n’est-ce pas ? »


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Dim 6 Juil - 21:06

Pourtant, j'en ai envie. J'en ressens presque le besoin. Tellement accoutumé à la violence que je ne reconnais plus la folie dans celle ci. C'est devenu vraiment compliqué pour moi. Je ne parviens plus à faire la part des choses, à décider de ce qui est bien ou de ce qui est mal. Je ne suis plus qu'un soldat perdu, une gueule cassée de plus, et je ne parviens pas à avancer dans la bonne direction. C'est quelque chose de vraiment compliqué, il n'y a pas à dire. S'en rendre compte est même carrément flippant, et c'est ce qui me retient contre mon instinct qui me pousse à frapper. Une menace ? Je la gère comme j'ai appris à le faire, comme la nécéssité m'a façonné à le faire. Couper, trancher, tuer ou museler. Je fais ce que je dois faire pour rester en vie, dans un état plus ou moins bon selon la position dans laquelle on se place. Eléanore est devenue une ennemie pour mes réflexes et pour mon corps, qui réagit pour se protéger. Tout l'amour que je lui porte et qui continue de me bouleverser ne peut pas grand chose contre la mécanique froide et meurtrière qui habite mon cœur. Je suis là, à me demander si je dois aller au bout de cette réaction presque naturelle ou non. Je me domine. Enfin, j'essaie. C'est assez terrible pour moi, ça me dévaste à l'intérieur. La fille résiste. A un point que je n'aurais jamais soupçonné. Docile devant la mort, rebelle devant la souffrance et l'infamie. Elle m'en veut et cette haine terrible semble plus fort que tout le reste. Eléanore n'est pas une personne de concessions. En tous cas, pas avec moi.


Son regard est inflexible. Elle ne lâchera pas la première. Ses mains bloquent mon poignet, mais elle ne semble pas réfléchir. La haine la guide au moins autant que mes réflexes ne conditionnent ma réaction. Cette froideur terrible, colère vengeresse, est elle aussi une source de bouleversements. Je tremble toujours alors que ses paroles dégoulinent de mauvais sentiments. Elle se coupe elle même. Je la pousse en arrière et m'éloigne d'un pas ou deux. La partie de moi qui l'aime comme un fou ne supporte pas le fait qu'elle soit toujours capable d'autant se blesser elle même, tandis que l'autre partie de mon esprit ne supporte pas plus le défi qu'elle me lance. Peut être parce qu'il était terriblement révélateur de qui et de ce que j'étais. Je n'aimais pas cette image qu'elle me renvoyait à la gueule, et cela me fit un peu plus basculer dans la colère.



| Parce que tu crois vraiment que je veux te voir morte ? T'as vraiment rien compris, connasse. |


Je crachais sur le côté, en signe de mépris autant que pour m'éviter une déglutition douloureuse. J'avais la gorge serrée à chaque fois que je passais en mode je tue ce qui me pose problème, et ça rendait le tout plutôt fébrile.


| T'es vraiment une grosse tarée. Ne te fais plus remarquer, je te jure que tu ne veux pas savoir ce qui va t'arriver si tu recommences à faire un scandale après le couvre feu. |


Je rengaine mon crève cœur. Je tremble, je fulmine. Je suis au bout du rouleau. Je lui jette un dernier regard, un dernier sinon je craque. J'ai envie de vomir d'avoir voulu lui faire du mal, et de lui en vouloir encore.


| Moi aussi, je ne veux plus te revoir. Plus jamais. |


Je tourne les talons ; il faut que je rentre dans ma tente, tout de suite. Cette confrontation à mes sentiments et à mes propres démons m'a profondément chamboulé. Je me sens nauséeux, fièvreux. Rien ne va plus. Pourquoi l'ais je recroisée? Est ce que j'aurais vraiment pu la tuer, sous le coup d'une colère stupide ? Je me débecte vraiment



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Ven 25 Juil - 15:13

    Hj:
     

    Ma prise se veut ferme, mon regard infallible. Y croit-il ? En totu cas, il ne peut rien percevoir d'ature au travers de mes yeux que ma détermination. Je parais forte, mais je suis encore sous l'emprise d'une émotion. La colère, la haine et toute la rage qui me rongeait toujours. Pourquoi fallait-il que je le croise maintenant ? Mon entrainement n'était pas fini, mon conditionnement n'en était qu'à ses débuts. MOn dieu... comment j'aurais aimé m'arracher le coeur, qu'il ne me fasse plus souffrir de la sorte, que je n'éprouve rien en le regardant, que ce soit positif ou négatif. Je ne dois pas le dévisager, car son visage me rappelle encore combien je l'ai aimé... combien je l'aime. Les mots que je prononce m'empêche de faire n'importe quoi. Le geste que je fais alors que je m'entaille la peau moi-même, est pour moi la seule sortie, le seul échappatoire. C'est une décision, un chemin dans lequel je m'enfonce, presque trop facilement. Je ne lui fait aucun cadeau, je n'arrêterais pas de continuer. Qu'il soit brisé autant que moi je le suis. Etait-ce une espèce de vengeance ? Je ne savais pas trop, je n'y étais pas préparée, mais je trouvais que je me débrouillais plutôt bien. Je ne devais pas réfléchir, je devais toujours me laisser guider et tout irait bien. C'était fou, car j'en étais persuadée.

    Il me pousse en arrière et recule alors que la goutte de sang se fraye un chemin sur mon cou lentement. Une légère entaille, mais le sang et si affluant à cet endroit. Pourquoi n'a-t-il pas pris la peine de finir son geste ? Qu'est-ce qui le retenait ? Je laissais échapper un faux rire alors que j'entendais ses paroles. Je fis abstraction de son geste de mépris.

    « Oh si j'ai bien compris t'en fait pas. Tu aimais me voir pour écarter mes jambes, comme tu as bien du le faire pour d'autres... » Je fis une pause, alors que je souffle entre mes dents, presque imperceptiblement. « Tellement lâche. Tellement méprisable. » Je m'avance vers lui de nouveau, mon regard fait miroir avec mes émotions. « Range ton arme si tu ne sais pas l'utiliser ou tu peux me la donner ça nous faciliterais la tâche. »

    Pourquoi utiliser la première personne du pluriel ? Je n'en savais trop rien, mais je me laissais prendre ce chemin. A la fin, j'espérais que Philippe n'en pourrait plus. Je savasi qu'il n'tait pas facilement brisable, mais quoi faire d'autre ? Je n'allais pas le lâcher de si tôt. Surtout qu'il prenait toujours un malin plaisir à trouver les mots qui ne me ferait pas lâcher prise. Pourqoui avait-il ce don de connard fini ? J'aurais pu l'ignorer complètement, passer à côté de lui sans éprouver quoi que ce soit. Mais voilà, mes sentiments me guident toujours. Je pense à Alix un instant, avant que sa voix ne m'interpelle de nouveau. Je lui fis un sourire en coin, ses paroles me coulaient simplement dessus.

    « Et qu'est-ce qui peut m'arriver d'autres ? De pire ? Tu vas quoi ? M'enfermer pendant des jours ? Ben vas-y fait toi plaisir ! »

    Je le provoque, mais je ne fais que lui dire en face que mon corps n'est que plus meurtri. Je ne peux pas subir davantage. Si peut-être la mort, mais il n'avait pas pu glisser la lame sur la chair de mon cou, alors qu'est-ce qu'il pourrait faire d'autre ? Qu'il lise entre mes mots, mon regard, pour qu'il comprenne. Je suis sûr qu'il n'était pas aussi bête, mais j'étais aussi certaine qu'il s'en fichait. Je le vois rengainer son arme et capituler alors que je lui avais déjà dit ne plus le revoir. Mais ses mots me blessent encore et je deviens plus qu'haineuse.

    « C'est ça, tourne moi le dos encore ! Fuis comme tu sais si bien le faire ! Je me demande comment tu as fait pour avoir ton titre, tu ne le mérite pas ! Tu ne mérite rien du tout ! Tu devrais mourir bordel ! »

    J'halète alors que je m'arrête après cette dernière phrase, ce dernier mot. Mes ongles s'enfoncent dans ma peau alors que je sers mes poings sous la colère. La mort lui irait-il si bien ? Le voulais-je vraiment ? Ce n'était peut-être rien de plus qu'une petite vengeance à ce qu'il m'avait dit. Comment j'avais pu croire avoir de l'importance à ses yeux ?


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Mer 6 Aoû - 17:27

Je me souvenais avoir lu un livre, quand j'étais gosse. Un truc de mon père ou de mon grand père, j'aurais pas trop su dire. Camarades de Front, un bouquin allemand sur l'expérience d'un fantassin allemand sur le front de l'est, pendant la seconde guerre mondiale. Et comment les soldats tombent peu à peu dans une réalité alternative, celle de la guerre. La guerre ou la fin du monde et du corps social en vigueur en temps de paix. On se déshinibe. Le petit calme, un puceau, devient une foudre de guerre, un tueur de première, et parfois un pilleur ou un violeur. Le grand marié ? Il déprime et se suicide, après être rentré brutaliser ses gosses. Le chauffeur du camion de ravitaillement ? Il vit en nomade, incapable de se fixer dans un endroit. Tous les mecs qui en ont écharpé d'autres depuis qu'on considère d'autres êtres humains comme nos semblables, égaux ou non, reviennent avec ce genre de cadeau de l'esprit à la maison. J'en fais partie, maintenant. J'ai tellement intégré le fait que tuer me protège et résout les problèmes les plus immédiats que je m'imagine sincèrement pouvoir recourir au meurtre de manière usuelle. Je me sentais comme en pleine fusillade. De l'adrénaline qui décide à ma place, qui m'électrise et fait battre mon cœur à cent à l'heure. Je réagis à l'instinct, et celui ci s'est muté en ce qui ressemblerait à une sorte de pulsion meurtrière. Je loupe une ou deux respirations, en loupant aussi mon éclat de rire. Je dois ressembler à un hystérique. Je regarde en l'air, n'apercevant ni étoiles ni lunes.


| Ta gueule. C'est le monde dans lequel on vit. Je m'adapte. |


Je me fiche de ses appels et ses incitations au suicide. Je l'aime et l'aimerais sans doute toujours, mais plus le temps passe et plus je suis fatigué des véritables lâches, ceux qui abandonnent. Et même maintenant, elle en ressent la tentation. Incapable d'haïr suffisamment pour survivre. Je ne peux pas le faire à sa place. On a attiré l'attention ; je nous sens un public au travers des toiles de tente. Demain, ça jasera dans le camp. Je serais un connard qui se sert dans la population féminine pour assouvir ses bas instinct, une brute épaisse qui ne supporte pas la moindre remise en question. Elle me défie, mais elle a raison. Je ne peux pas lui faire grand chose. Je suis un survivant et un tueur, mais je ne suis pas cruel. Je ne tue, ni ne torture pour le plaisir. Elle sait très bien que je ne lui ferais rien de plus, et que je ne peux pas la bannir sur mon seul commandement. Pas après cette scène. La situation empirerait, comme à Louisville. Je dois fermer ma gueule, et trouver un coin où je pourrais laisser éclater la tension qui menace de me rendre fou. J'irais bien voir Jenna, mais je pourrais peut être lui faire mal à ma manière et à la manière usuelle. , comme d'habitude. Je me retourne une dernière fois, fébrile, essayant de me contenir. Bouleversé encore par la pulsion meurtrière qui m'a étreint et me serre toujours le cœur, essayant de me forcer à la solution de facilité qui me ferait irrémédiablement tomber dans la folie.


| Ca arrivera prochainement sans aucun doute, t'en fais pas trop pour ça. |


Je lui tourne le dos pour de bon. Je ne la laisserais pas s'en reprendre à moi, pas pour elle ni pour moi... Enfin, pas pour ma fierté. Mais pour mon équilibre mental. Je dois me ménager, trouver une manière de ne pas avoir envie de flinguer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi. Ce soir j'ai encore beaucoup perdu. Une partie de mon contrôle sur moi même et ma santé mentale, une énième dispute, terrible encore car potentiellement dramatique, avec Eléanore. Et une partie de ma crédibilité auprès de la population du camp. Les choses risquent encore d'empirer avant de devenir meilleures.



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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Dim 17 Aoû - 17:52

    Hj:
     

    Inspire, souffle. Respire. Change cette putain de manière d’être avec lui. Fait qu’il t’indiffère complètement, fait de lui un minable qui a tout raté, fait de lui un monstre. J’avais beau essayer de me mettre dans le crâne certaine chose, je n’y parvenais pas. Ça avait été terrible lorsqu’il s’était approché. La proximité, voir son visage aussi proche, son regard qui avait changé, ses traits… ses lèvres. Il n’y avait plus de mots doux, de gestes tendres ou la moindre affection. Rien, tout s’était envolé. Ou alors avais-je été si bête de pouvoir croire qu’il pouvait à nouveau m’aimer ? Certainement. Ne jamais se remettre avec son premier amour… je ri intérieurement, de nervosité mais aussi parce que je m’évadais carrément trop. J’avais l’impression de ne pas être faite pour être une dure à cuir, être comme pouvait l’être Alix d’ailleurs. Arriverais-je un jour à me désensibiliser de tout ? A n’éprouver plus de sentiment fort comme ceux qui m’habitait présentement. C’était un peu de ma faute aussi, je le fuyais depuis le début, et j’avais eu l’idée de ne pas faire attention au couvre-feu. Une nouvelle fois, je riais intérieurement. Vraiment, le couvre-feu servait à quoi au fond ? Ce n’était pas pour rien que je m’étais faufilée une de ses nuits et que j’avais bien plus préféré dormir avec de la compagnie. Quand j’y repensais, je me disais que ça n’avait pas été une si mauvaise idée finalement. Alcool ou non, j’irais peut-être refaire un tour dans sa tante, même si mon corps se souvenait encore de ce traumatisme, au moins pour une nuit, j’étais un peu plus tranquille.

    Son rire ne m’étonne pas et ses mots ne m’impressionnent pas non plus. J’avais bien envie de lui renvoyer en pleine gueule quelque mot. Il s’adaptait ? Il profitait surtout de la situation. Je réfrénais donc l’envie si puissante soit-elle de répliquer à ses mots, me contenant au maximum même si je ne l’avais pas fait depuis tout à l’heure. Il ne fallait pas que je continue sur cette lancée, ça me bouffait intérieurement et lui n’en avait vraiment rien à battre. Qu’il aille donc retrouver sa catin, je m’en fichais éperdument, du moment qu’il quitte mon champ de vision je n’en serais que plus ravie. J’ai haussé le ton, les gens peuvent et doivent nous entendre, mais je m’en fiche aussi royalement. J’agis sous l’impulsion, toujours, je dois changer cela, mais je n’étais pas préparée à le revoir. Pas si tôt, pas quand son visage me fait encore mal au cœur, quand ses mots me font suffoquer et quand ses gestes me brusque énormément jusqu’à me faire mal en pleine poitrine, tel un poignard. Pouvait-il voir à travers toute cette haine ? Je ne voulais pas, car je voulais tourner la page avec cet homme… une deuxième fois. J’y arriverais, comme j’y étais parvenue étant plus jeune. Au fond, qu’est-ce qui changeait ? A part le fait peut-être que je puisse l’apercevoir dans le camp.

    Je reste figé, il se retourne et réplique une nouvelle fois à mes propos. Je n’ai plus l’envie de lui répondre bizarrement. Peut-être qu’en serrant mes poings comme je le faisais cela amenuisait, je n’en savais absolument rien, mais je sentais le froid m’envahir et c’était peut-être ce froid intense qui était plus efficace. Quoi qu’il en soit, c’était la deuxième fois que je lui disais le vouloir mort, qu’en tirerait-il ? Sûrement pas grand-chose, je ne savais même pas si ça me ferait plaisir de voir son corps étendu dans la neige. Je visualisais la scène, et ça m’horrifiait tout simplement. Je me contentais alors de le regarder me tourner le dos, de s’en aller. Je n’allais pas le retenir, non, par miracle j’avais su contrôler toute cette haine. Le fait qu’il soit aussi passif vis à vis de ma personne m’avait aussi fait souffrir. J’étais encore faible, maîtrisé par mes sentiments envers lui, envers moi aussi. Je me haïssais également, d’être retombée dans ses bras, d’avoir pu lui exprimer ce que je ressentais et d’être ce que j’étais simplement. Comment arriverais-je à vivre encore longtemps comme ça ? Et surtout, avec une conscience et des émotions ? Je laissais en suspens mes pensées, m’avançant vers le lavabo pour rassembler mes affaires et fermer mon manteau avant de partir, à l’opposé de la direction qu’avait pris Philippe. Je me demandais si je n’allais pas chercher de la compagnie pour ce soir… oublier cette rencontre ; qu’elle ne me ronge pas pour les heures à venir.


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MessageSujet: Re: On ne peut qu'être agressif lorsque la peur nous guette.   Aujourd'hui à 15:36



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