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La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
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MessageSujet: Une aide est la bienvenue.   Sam 17 Mai - 11:09

    Le jour n’était même pas encore totalement levé, mais j’étais déjà en train de sortir de ma tente. Il n’y avait pas grand monde mais à défaut de pouvoir dormir, au moins pourrais-je commencer mes tâches dès que possible. Je me dirigeais vers la station-service, où je pris les paniers rempli d’affaires pour les porter et aller en direction de la rivière. Je prendrais mon temps, car à défaut d’être seule, il ne fallait pas que je force de trop, de toute façon c’était soit je faisais des pauses, soit je m’écroulais, alors autant y aller progressivement. Je finis par y être après trente minutes à m’être trimbalé le panier. Je le mis de côté alors que je pris un chiffon que j’avais mis dans mon sac, histoire de me laver un peu le visage, la nuque, les pieds, les aisselles et les mains. Avec le froid mordant, je ne pouvais pas me mettre nue, et je ne voulais pas. J’étais seule, je ne voulais pas que quelqu’un me surprenne. Un viol m’avait suffi, pour autant j’étais là toute seule. A se demander si je n’étais pas un peu étrange, mais je n’allais pas non plus rester au sein du camp ou dans ma tente. C’était déjà une horreur pour moi alors que j’essayais de m’occuper l’esprit, si je ne faisais rien, je sombrerais aussitôt.

    Une fois fini, j’étalais le chiffon le couvercle du panier que j’avais posé sur la neige, je doutais qu’il allait sécher mais au moins ne tremperait-il pas mon sac à dos. J’entrepris alors de prendre une des bassines, l’avantage d’avoir aménager un coin pour laver nos affaires c’était qu’il y avait pratiquement tout sur place. Hormis les produits pour laver les vêtements. IL nous en restait encore car on en trouvait, mais j’en mettais quand même très peu, inutile de laver avec un excès de lessive. Je remplis la bassine d’eau de la rivière avant de me décaler et de m'asseoir sur une souche d’un arbre après avoir enlevé la neige qui la recouvrait. Puis j’entrepris de laver chaque vêtements, un à un et jusqu’à ce que le panier soit vide. Je faisais des pauses, tout simplement parce que je ne sentais plus mes doigts après quelques minutes. Cela me ralentissait, mais je ne pouvais pas faire autrement, je n’allais pas attendre que mes doigts passe du rouge au blanc puis au noir. J’étais bien loin d’arriver à ce point.
    J’étais de nouveau seule alors que j’avais fini, le panier était rempli d’affaire lavée mais trempée, donc le poids multiplié par deux. Mais j’avais l’habitude. Et pourtant… Lorsque je voulu le porter et faire trois pas je heurtais quelque chose qui me fit chuter en avant. Me réceptionnant comme je le pouvais, main vers l’avant alors que je grimaçais sous le choc. Je me redressais et regardait mes paumes pour constater que je n’avais que des égratignures, avant d’apercevoir le panier et les affaires fraîchement lavées dans la neige boueuse. Autant dire que la moitié du travail avait été juste anéanti. Je posais mon front sur ma main, alors que j’étais complètement démotivée. J’allais devoir recommencer, tout simplement.


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MessageSujet: Re: Une aide est la bienvenue.   Mar 27 Mai - 18:50

Assis sur ses talons, la respiration lente, Léo regardait au loin. Aussi loin qu'il le pouvait, essayant de reconstruire dans la légère brume du matin, le visage de sa mère, celui de son père et celui de sa soeur. Son coeur se resserrait doucement. L'échos des coups de feu détonnaient encore dans ses oreilles, le faisant tressaillir légèrement. Depuis que la guerre avait éclaté, Léo s'était retranché sur lui même, se maudissant chaque jour d'être encore en vie. Qu'est-ce que tout cela avait-il de signifiant encore ? La vie ne servait plus à rien. Tenir debout, respirer, manger, courir, se cacher, se battre ... tout cela pour quoi ? Quel en était le sens ?

Luc sortit de la tente, posant une main lourde sur les épaules de son neveu. Son regard était sombre et ampli d'une tristesse morose qui ne l'avait plus quitté depuis leur escapade.

- Tu devrais rentrer. Tu vas choper la crève le cul assis par terre.
- Non ça ira, répondit sèchement le jeune homme.

Luc se préoccupait de la santé de son neveu. C'était sa dernière famille après tout. Il était tout à fait normal qu'il n'ait donc aucune confiance en cette structure. Il avait cédé aux caprices de Léo et avait même décidé de rester là quelques jours de plus. Mais Léo savait très bien que son oncle n'avait qu'une hâte, qu'il arrive le moindre pépin pour quitter les lieux sur le champ. Excédé par la présence de son oncle, Léo se leva et pivota vélocement sur ses talons. Les sourcils froncés, le cou enfoncé dans son écharpe, le jeune homme marcha d'un bon rythme pour s'éloigner au plus vite de la seule famille qui lui restait.

Rester dans le camp ? Donner un coup de main ? Chasser ? Oui ... traquer du gibier, voilà ce qui le détendait. Il n'aimait pas tuer, mais chasser du gibier avait une tendance étrange à le calmer. Il attrapa son arc et son carquois puis quitta le camp sous l'oeil distrait d'un homme armé jusqu'aux dents. Enfin dans la forêt, il inspira un bon bol d'air froid. L'arc tendu, la flèche prête à partir au moindre mouvement, Léo restait sur ses aguets. Il n'y avait pas âmes qui vivent dans ces bois. A croire que la neige chassait le moindre mammifère, le moindre rongeur. Il jeta quelques coups d'oeil au sol pour y repérer des traces de pas. Mais à défaut de tomber sur celles d'un lapin ou d'un renard, c'est sur les traces d'un humain qu'il démarra sa piste.

Il déboucha rapidement sur une rivière au tumulte tranquille. Une jeune femme lavait ses vêtements par mouvements mécaniques, s'arrêtant quelques secondes pour reprendre de plus belle. Léo se tenait non loin d'elle, planqué derrière un arbre. Il s'agissait d'une jeune blonde, dont il n'arrivait pas à discerner le visage. Alors qu'elle venait de finir son dur labeur, la jeune femme se leva, portant un lourd panier de linges humides. Quelques secondes d’inattention suffirent pour la faire chuter en avant sur un tapis de feuilles mortes et de neige. Le tas de ligne s'étala mollement sur le sol boueux, sous le regard plaintif de la jeune femme.

Léo se tenait debout, tendant une main amical, un sourire désolé sur les lèvres. Il la reconnaissait à présent. Eleanore, celle qui lui avait passé le test d'entrée dans le camp. Le jeune homme posa son arc à terre, puis rassembla tout le linge boueux dans le panier.

- Un coup de main pour tout recommencer peut-être ?

Il la toisa un bref instant de toute sa longueur, tout en gardant se sourire timide entaillant son visage pétrifié par le froid du matin.
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MessageSujet: Re: Une aide est la bienvenue.   Dim 8 Juin - 12:53

    Hj:
     

    J’avais déjà les mains gelées et presque craquelée sous le froid et l’humidité. J’avais des engelures par endroit mais cela ne me gênait pas plus que cela. J’avais mis des gants pour éviter que mes mains s’engourdissent mais cela ne durait pas bien longtemps, à la fin ils étaient trempés. Cela n’empêchait pas non plus d’avoir des cloques, mais j’en avais de moins en moins. Je faisais déjà la corvée de linge à Louisville, je n’étais pas dépaysée, hormis le fait d’être dans un autre endroit, un autre décor. Cela aurait pu me sortir de ma morosité, mais cela n’avait fait que me replonger dedans. Ce n’était aps comme si nous avions trouvés le camp dès le départ, non. C’était un pur hasard, et beaucoup de gens étaient morts. Je me demandais souvent pourquoi étais-je en vie. J’aurais préféré mourir avant de me faire violer, ça au moins c’était très clair dans ma tête. Mourir alors que je pensais que je vivais une belle histoire avec Philippe. Au moins tout ne me serait pas tombé sur la gueule. Tout en même temps… m’engloutissant totalement. Finalement, qui se préoccupait de moi ? Je pensais à Manu finalement, mais je pensais aussi à cette fameuse nuit… Bientôt je recommencerais, c’était certain. Je n’arrivais plus à tenir seule dans la nuit, mes crises d’angoisses étaient de plus en plus intenses. Il fallait que je revois Alix aussi car j’avais vraiment besoin de penser à autre chose. Tout sauf à tout ce que j’avais dans la tête.

    Je repris connaissance, même si j’étais assise. J’avais été étourdie un moment alors que mes yeux fixaient les vêtements de nouveau sales par la boue, les feuilles et tout ce qui pouvait y avoir. Il aurait mieux valu que je prenne un autre chemin non emprunté par chaque personne qui souhaitait aller à la rivière. Il fallait avouer aussi que je me sentais vraiment fatiguée, maintenant que je m’étais redressée, restant cependant assise dans la neige boueuse, je n’avais pas le courage de me relever. C’est là que je vis cette main, et je me demandais comment je n’avais pas pu l’entendre arriver. Je levais les yeux pour observer son visage qui ne me disait rien. Il était jeune, c’est tout ce que je constatais. Je mis un moment avant d’accepter sa main qu’il me tendait pour me relever péniblement. J’étais trempée et sale désormais, mais peu m’importait au fond. Je lui fis un léger sourire, cachant ma gêne par la même occasion.

    « C’est gentil. J’ai trébuchée sur une racine j’imagine. »

    J’avais l’air déboussolée alors que mon regard arpenta le sol à la recherche de cette dit racine. Quand je tombais sur elle enfin, je soupirais, avant de reporter mon attention sur lui.

    « Un peu d’aide ne serait pas de refus en effet. Ca ne te dérange pas de le porter jusque là-bas ? » Je lui montrais l’endroit où j’étais il y a à peine quelque minute. Autant en profiter s’il voulait me donner un coup de main. Je reportais mon attention sur lui. « Je peux te tutoyer, ça ne te dérange pas ? » Je fis une pause alors que je me dirigeais vers le coin lavage. « Je ne connais pas tout le monde ici, mais ta tête ne me dit rien, tu n’es pas arrivé avec ceux de Louisville ? »


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MessageSujet: Re: Une aide est la bienvenue.   Dim 8 Juin - 18:44

Toute la forêt semblait figée dans le froid. Aucune trace d'animal, pas même le chant d'un oiseau, rien hormis l'écoulement futile de l'eau. Léo considéra la jeune femme pendant un bref instant, sans savoir s'il devait lui faire confiance ou non. Sa tête lui disait quelque chose. Il était plutôt physionomiste et il lui semblait l'avoir déjà croisé dans le camp. Il rangea son arc dans son dos, puis attrapa le panier rempli de linges sales sans dire un mot. Une fois à la rivière, il tourna la tête vers la femme blonde et lui accorda un sourire digne de confiance.
Il avait tellement dû se méfier des gens, se cacher la peur au ventre, qu'avoir découvert ce camp était pour lui une bénédiction. Son oncle ne le voyait pas de cet oeil et il était évident que Luc ne songeait qu'à repartir sur les routes, le plus tôt possible.

Elle paraissait être quelqu'un d'honnête, quelqu'un de confiance ... en clair, elle ne ressemblait pas à tous ces bandits et pillards qui rôdaient sur les chemins sinueux de France.

- Tu peux me tutoyer. Je m'appelle Léo et toi ? Je suis arrivé avec mon oncle pas plus tard qu'hier, normal que tu ne m'aies jamais vu. On est resté pas mal de temps sur les routes avant de tomber sur votre camp. Avant je vivais avec ma famille dans une résidence près de Fougères. Mais on s'est fait attaqué par je ne sais qui ... j'ai échappé de justesse au massacre ...

Il détestait se remémorer cette scène, mais elle faisait partie de sa vie. S'expliquer continuellement aux survivants de ce camp, c'est ce qu'il faisait depuis son arrivée. Mais il ne regrettait en aucun cas son choix. Parler, communiquer, entretenir une relation saine avec un être humain ... bref, des choses simples qui lui manquait et qu'il retrouvait enfin. Son oncle était quelqu'un de bien, mais d'un peu rustre. Alors vivre avec lui pour seule compagnie était parfois pénible. La vie au camp était la meilleure chose qu'il ait connu depuis le massacre chez les Delafont.

- Et toi ? Tu es ici depuis longtemps ? Je veux dire, ce camp date de combien de temps ? Vous n'avez jamais eu de problèmes ?

Bien sûr qu'il s'était posé ce genre de questions et peut être même que son oncle le faisait constamment. S'attacher aux gens pour finalement les voir mourir était une rude épreuve, qu'il ne voulait pas renouveler. Mais ce camp était solide en apparence. Du moins, c'est ce qu'espérait Léo. Des soldats, des gardes armés jusqu'aux dents ... ils n'avaient pas eu cette chance dans son dernier camp et c'est peut-être pour cela qu'il n'y avait eu aucun survivant. Léo ne comprenait toujours pas cette guerre. Tout était allé trop vite. Depuis que les bombes atomiques avaient détruit en grande partie les villes importantes du monde, à quoi servait-il encore de se battre ? Pourquoi les soldats venaient semer la terreur dans les villes et les villages qui résistaient péniblement ? Quel était le but de toute cette guerre ?

Tant de questions qu'il n'osait prononcer de peur de passer pour le plus sombre des imbéciles. Léo plongea ses mains dans l'eau froide du ruisseau, essayant en vain d'enlever les traces de boue sur le linge blanc.

- Bon sang ! L'eau est gelée ! Comment tu fais ?

Il n'avait jamais eu la chance de changer de vêtements pendant ses pérégrinations et encore moins appris à nettoyer du linge.
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MessageSujet: Re: Une aide est la bienvenue.   Jeu 12 Juin - 13:34

    C’était étrange, je préférais largement venir tôt pour être seule, alors que je savais très bien que je ne me sentais pas en sécurité. Alix m’avait permis d’en apprendre un peu plus sur ma capacité de survivante. J’étais combattive au fond, mais j’avais juste perdu cette envie, elle s’était cachée et je ne l’avais pas retrouvé. Ma détresse, il n’y avait qu’elle qui avait su la trouver, parce que sinon, qui d’autres ? Il y avait bien eu Manu, mais il était trop doux trop tendre. Non pas que ça me déplaisait, mais disons qu’Alix avait débloqué plus de chose, au moins avait-elle su faire revenir en moi une hargne nouvelle, même si je me sentais toujours aussi vide. D’ailleurs, il faudrait que je retourne la voir. Il me fallait un entrainement perpétuel, tous les jours, car sinon je pouvais devenir folle. Je voulais résister à tout, à toute autre douleur, à tout autre sentiment, quel qu’il soit, pour éviter d’être trop atteignable. C’était ça au fond qu’il fallait que je travaille, j’espérais qu’Alix n’allait pas me laisser en cours de route.

    A présent j’étais devant un jeune homme qui me portait secours. C’était exactement ça, car il fallait que je refasse absolument tout, et avec mes mains qui étaient plus qu’abîmée, cela me réfrénait un tant soit peu. Au moins avait-il eu la gentillesse de me proposer son aide. Il avait dû me voir de loin, m’étaler comme une moins que rien avec ce panier. Je n’avais même pas su le voir avant, j’étais à ce point étourdie ? C’est comme ça que je me relevais grâce à son aide et je lui proposais d’aller de nouveau laver le linge et en même temps j’essayais de faire plus ample connaissance. Et je compris pourquoi son visage ne me disait rien, il venait donc d’arriver dans le camp ? J’avais l’impression que nous n’avions eu personne depuis longtemps, mais je ne faisais peut-être pas attention à tout le monde non plus.

    « Eléanore. Je comprends mieux pourquoi ton visage ne me dit rien. » Je ne m’étalais pas sur le massacre dont il avait parlé, inutile de parler de comment c’était la vie en dehors du camp, je savais pertinemment comment c’était. « Et alors, vous vous êtes bien installé ton oncle et toi ? Vous vous faites à l’organisation du camp et le fait de voir du monde aussi. »

    Je savais que certain avait du mal à voir du monde. Lorsqu’on était seul, ou presque, dehors, on avait du mal à se re-sociabiliser. D’après ce que je voyais, je ne pensais pas que Léo ait du mal, mais je pouvais me tromper. Après tout, j’avais moi-même du mal dans ce camp, mais peut-être pas pour les mêmes raisons non plus. Je fuyais des gens, une en particulier pour éviter de replonger dans un cercle vicieux qui ne me quittait pas. J’enlevais de nouveau le couvercle du panier avant d’entendre qu’il me retournait la question. Il fallait au moins s’y attendre. Je devais lui répondre sans aucun détour, sans transparaître quoi que ce soit.

    « Et bien avant j’étais dans une ville avait beaucoup d’autres, nous avons trouvé ce camp et nous nous y sommes installés. Cela ne fait pas longtemps alors je ne peux pas trop te dire si le coin est dangereux. De toute façon, il faut toujours se méfier et être prêt quoi qu’il arrive. On peut s’attendre à tout. »

    Et c’était vrai, toutes les personnes qui venaient de Louisville pourraient le confirmer. On en avait vu pas mal là-bas, vécu aussi. Pour le moment, le camp était tout à fait calme, et à dire vrai, je me demandais quand est-ce que quelque chose allait nous tomber sur la gueule. Car c’était inévitable, nous ne pouvions pas trouver un endroit où personne ne nous trouverait. Pendant que j’étais dans mes pensées, Léo me remit sur terre alors qu’il était déjà en train de s’afférer à nettoyer le linge. Je failli presque rire mais je me contentais de sourire. Comment je faisais ? Je ne savais pas, je passais outre la douleur.

    « Et bien je pense que c’est la force de l’habitude. Ca ne plait pas à mes mains, mais bon, il faut bien le faire non ? » Je me dirigeais vers lui et lui tendis des gants qui étaient déjà mouillé. « Tiens, même s’ils sont trempés, au moins cela t’isolera un peu. » Moi je ferais sans, je n’avais plus rien à protéger mes mains étaient déjà esquintées. Je vidais alors le panier et mis les affaires entre nous deux de même que le bidon de lessive. « Si tu n’arrives pas à enlever les tâches tu prends de la lessive et par contre tu le fais dans les bassines là. » lui expliquai-je, oui car on n’allait pas polluer l’eau que l’on buvait non plus.


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MessageSujet: Re: Une aide est la bienvenue.   Aujourd'hui à 6:03



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