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MessageSujet: Au détour d'une tente ...   Mar 13 Mai - 20:22

C'est en soupirant lourdement que Léo contourna sa tente, dans la plus grande appréhension d'annoncer à son oncle qu'il partirait en expédition pour y trouver des plantes médicinales. Il savait que Luc n'avait pas l'intention de rester au camp. Il savait pertinemment qu'ils devraient bouger et qu'ils étaient là de passage que pour reprendre des forces. Mais le jeune homme n'avait pas l'intention de laisser son oncle lui dicter sa conduite. Après tout il était trop têtu et obstiné pour se laisser convaincre à quitter les lieux. Etrangement, depuis qu'il avait posé ses pieds au seuil du campement, Léo se sentait bien. Comme s'il avait retrouvé ses anciens repères, perdus depuis que sa famille avait déserté sa ville natale.

Il songeait à ses amis, à Emma et à ses grand-parents. Mais plus le temps avançait et moins il se rappelait de leurs visages. C'était étrange comme la mémoire pouvait se débarrasser de certaines choses. Il avait changé radicalement de vie du jour au lendemain et ce qui lui manquait le plus, c'était le goût des céréales qu'il appréciait tant avant la guerre. Il essayait de se remémorer leur goût sucré, ou celui d'un gâteau ou même encore d'une fraise. Est-ce qu'un jour il aurait à nouveau ce plaisir si simple ? Il n'y croyait pas. La guerre nucléaire avait tout gâché. Le confort qu'il avait connu n'existerait définitivement plus. Il regrettait sa vie d'avant.

La neige craquelait sous ses pieds et son visage tout entier était meurtri par le froid. Son regard balaya le paysage au loin, l'étendu de conifères et d'arbres feuillus morts lui donnait une impression de liberté. Il comprenait ce que ressentait son oncle et savait que s'attacher aux gens n'était plus un luxe qu'il pouvait se permettre. Mais Léo avait besoin d'une vie sociale ! Il ne s'était pas reclus de la société comme l'avait fait Luc pendant plusieurs années. S'il voulait vivre comme un Hermite, soit, mais sans lui. Il haussa les épaules, fourra ses mains au plus profond des poches de son lourd manteau, puis s'enfonça dans le camp sans réel but précis.

Qu'est-ce que pouvaient bien faire les survivants de leur journée ? En forêt, il avait toujours eu l'habitude de traquer du gibier, monter leur camp, rechercher une maison vide où dormir ou se cacher de pilleurs ou de militaires malveillants. Là, tout paraissait trop calme. Il tendit le cou et aperçu quelques personnes se diriger vers l'ancienne station service qui servait à tout autre chose désormais. De grands bacs de linges sales dans les bras, ou tout simplement une serviette sur l'épaule. Léo avait une terrible envie de prendre une douche bien chaude. Ca faisait une éternité qu'il n'avait pas pu se décrasser et encore moins eu l'occasion de changer de vêtement. Il ne sentait pas mauvais pour autant, vu que son oncle lui avait appris à se laver furtivement près des sources d'eau qu'ils trouvaient lors de leur périple en zone extérieure. Il continuait à marcher tout en fixant cette homme aux allures guillerets tenant une brosse à dent dans l'une de ses mains, sans vraiment regarder où est-ce qu'il allait. Quand soudain, il percuta une jeune femme.

Cette jeune femme qu'il avait questionné quelques heures plus tôt, demandant sa direction pour trouver Marielle Beaumarchais. Il recula aussitôt, confus et légèrement abrutit par le choc. Elle semblait plutôt charmante et pour être honnête, ça lui faisait un bien fou de voir que les personnes de son âge n'avaient pas tous disparut de la planète. Durant 4 mois, il n'avait pas vu un seul jeune, hormis sont petit frère mort de la fièvre et de sa soeur morte au combat.

- Pardon, je ... je ne t'avais pas vu, je ne regardais pas devant moi. Ca va ? J'ai pas causé de dégâts j'espère ?

Léo se sentait idiot. Il n'avait qu'une envie, faire demi tour, tête baissée et se planquer sous la couverture chaude de son duvet. Il détestait ce genre de situation et maintenant bien plus qu'avant la guerre. Il n'était pas doué avec les filles. En fait, il ne l'avait jamais été. Certainement ça son plus grand défaut. Il se contenta d'esquisser un sourire malingre, puis tendit la main, tout bêtement.

- En fait, je m'appelle Léo ! On s'est parlé vite fait ce matin. Je suis celui qui t'ai demandé où se trouvait le lieutenant Beaumarchais.

Allait-elle tourner les talons et l'ignorer ? Après avoir passé plus d'un mois dans les bois avec pour seule compagnie son oncle, Léo semblait avoir perdu tout sens pratique des communications humaines. Enfin, il pensait s'en sortir plutôt bien...

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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Mar 13 Mai - 21:52

La neige était plus que présente surtout qu'il avait eu une nouvelle couche cette nuit, donnant encore plus cette impression de bout du monde inintaignable qui nous rendait la vie plus difficile qu'elle ne l'était déjà. Mes bottes commençaient à prendre l'eau, mais la couche de chaussettes que je pouvais enfiler me garder presque les pieds au sec. Ma mère m'avait toujours dit, les pieds sont le premier endroit par lequel tu tombes malade, vas mettre tes pantoufles LYRA ! Oui ça se finissait toujours comme ça, en y pensant j'eus une petite larme sur ma joue, première fois que je craquais l'impression que le monde que j'avais connu n'était qu'un lointain souvenir qu'il fallait que j'oublie. Déjà que la voix de mes parents était un souvenir, leur visage commençait peu à peu à s'effacer, je n'avais plus de photos, je n'avais plus que ma chaine au cou que je dissimulais sous ma tonne de vêtements encore une fois. Mes yeux rouges ça se voyait tant que ça que j'avais pleuré ? Je n'en savais rien, pour être honnête je n'en avais peu faire, j'essuyais mes yeux rapidement. J'étais une gamine, mais les pleurs n'étaient pas permis ici, je ne pouvais pas me laisser abattre. Se laisser abattre c'était se laisser mourir. Chose qui était carrément impossible, Mathilda ne le permettrait pas. J'enroulais ma tête et mon cou sous mon foulard, et sous une écharpe de laine. Je protégeais ainsi pratiquement tout mon visage tout en voyant toujours les alentours pour pouvoir percevoir le danger. Enfin entre des tentes, encore des tentes, toujours des tentes, je ne pouvais pas vraiment dire que je risquais grand chose. Sortant de là, je me dirigeais secteur Est, zone Est je ne savais pas trop comment déterminer ça, c'était juste à côté quand je percutais quelqu'un.

Manquant de perdre mon équilibre, je me rattrapais tant bien que mal sur un poteau très froid même pour l'hiver. Je repris mes esprits, deuxième fois en trois jours, ça suffisait, il fallait vraiment que je trouve une solution pour pouvoir affronter le froid avec mes yeux et regarder devant moi plutôt que mes pieds quand je marchais. Un jeune homme que j'avais déjà croisé quelques heures, jours auparavant je ne savais plus trop tout se ressemblait et la notion du temps n'était plus très importante pour moi en ce moment. Je voulais juste que l'hiver se termine. Ne t'inquiète pas, je tiens encore un minimum sur mes jambes dis-je avec un sourire comme pour le rassurer. Il était vrai qu'il avait l'air charmant, il me faisait penser à un autre garçon que j'avais rencontré en arrivant au camp aussi. Mais ce n'était pas Arthur, Léo ? Tiens donc, oui je l'avais déjà croisé, il demandait son chemin, il y avait de quoi se perdre ici pour être honnête. Beaumarchais. Oui je me souviens. Je suis Lyra, je ne t'avais pas vu auparavant d'ailleurs, tu es arrivé il y a longtemps ?! Il n'y a pas beaucoup de jeunes ici, ça fait plaisir d'avoir un peu de gens de son âge. finis-je avec un sourire, en découvrant mes cheveux, tout en maintenant le fouloir au niveau de mes oreilles.


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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Ven 16 Mai - 20:18

Frigorifié. Voilà ce qu'il était. Pourtant son corps s'était doucement habitué aux températures glaciales de l'hiver. Il avait vécu dans ce qu'on pouvait appeler la jungle extérieure, pratiquement plus d'un mois avec son oncle. Il avait connu des périodes bien plus rudes que cette journée et pourtant il tremblait comme une feuille. Etait-ce l'effet de la soupe qu'on lui avait offerte à son arrivée ou bien le malaise qui le prenait de toute part ? Il n'en savait rien. Léo essaya d'éviter le regard de la demoiselle, même si en toute réalité elle ressemblait étrangement à Emma. Il aurait tant voulu la revoir, ne serait-ce qu'une seconde. Etait-elle toujours en vie ? Avait-il une chance même infime de lui tomber dessus ? Il n'en savait rien et pour être franc, Léo n'y croyait pas. Il avait ce don de tout voir en noir. Pour lui, plus aucun avenir n'était possible. Même si ce camp semblait tenir la route, il pouvait très bien partir en fumée du jour au lendemain. Après tout, la demeure des Delafont semblait être un endroit sûr, et ils avaient tous été massacré. Il essayait d'effacer les horribles images qui le hantait depuis trop de nuits.

- Je suis arrivé ce matin. Je ne connais personne, mais bon ça fait rien, c'est déjà super sympa d'être accueillis par une fille comme toi. T'es vraiment super bien roulé! on te l'as déjà dit ? bon je déconne, ben voilà quoi ! bon c'est pas tout ça mais c'est ou qu'on peut grailler? j'ai faim , je suis sûr, avec le bide que tu te pailles qu'on doit bien bouffer ici.

Léo, avait complètement disjoncté. les souvenirs affligeant, trop pesants, si lourd l’avaient complètement perturbé, sa personnalité avait tout d'un coup changé. Ce qui était le plus bizarre, c'est qu'il s'en rendait compte et qu'il avait l'horrible sensation que ce n’était plus lui qui parlait ... Sur les derniers mots, il se rendit compte de la stupidité de ses propos. Etait-ce vraiment la soupe qu'il avait ingurgité quelques heures plus tôt qui lui faisait cet effet ? Qu'importe, la honte lui montait aux joues et l'envie de se cacher derrière la première tente le démangeait. Mais il resta figé sur ses deux pieds, le regard ahuri, ne sachant plus trop comment rebondir.

Voilà, il venait de tout gâcher comme d'habitude. Il ne connaissait pas Lyra et s'était promptement moqué d'elle. Qu'est-ce qui pouvait lui permettre d'agir ainsi ?
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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Lun 19 Mai - 20:14

Ce n'était pas forcément la joie dans le camp. Pour être honnête si je ne cherchais pas tout le temps à m'occuper à trouver un peu d'occupations à sortir à voir autre chose, je serai vite en train de tourner en rond pour être honnête. Mais pour autant je n'avais jamais été de ce genre à m'enfermer et ne rien faire de mes journées. J'avais toujours été une enfant gâtée certes, mais bien au contraire, ça ne m'avait pas rendu complètement stupide, et le fait que je me retrouve sans rien, sans parents d'un coup et avec ma soeur qui m'était complètement inconnue jusqu'à maintenant. Et là cette nouvelles épreuves avaient été des plus compliquées, la faim, le froid accesoiremment aussi. Ce n'était pas les moments les plus simples mais je me disais que les jours à venir seraient certainement meilleurs, que les températures finiront par changer mais pour être honnête ce n'était pas si évident que ça non plus. J'avançais au fur et à mesure dans le temps en me disant que ma soeur s'échappait au fur et à mesure en luttant contre elle-même. Elle m'avait offert une nouvelle liberté certes mais à quel prix ? Le bide que je me paye ? Tu rigoles là, je suis maigrichonne à en faire peur n'importe qui imbécile. On est en ravitaillement, on a tous la même chose, aux mêmes heures, on ne te l'a pas dit quand tu es arrivé ? Ce matin. Mon air avait changé, j'avais bien fait comprendre que ce n'était pas marqué fille facile sur mon front. Et puis bien roulée ? J'étais maigrichonne mes cheveux ne ressemblaient plus à rien depuis des semaines et mes joues étaient creuses. Je croisais les bras, lui montrant bien que ce n'était pas open space ici, et qu'il fallait se plier à certaines règles.


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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Mar 27 Mai - 14:32

Il se maudissait ne sachant pas vraiment comment se rattraper. Bien, mauvais départ. C'est Luc qui allait être content ! Léo passa une main nerveuse dans ses cheveux, le rouge lui montant rapidement aux oreilles. Il creusait dans sa tête une solution pour repartir sur de bonnes bases et essayer de rattraper le coup. Décidément ce n'était pas chose facile. Il n'avait jamais été doué avec les filles, ou même tout simplement avec les gens en général. Ce trait de caractère s'était amplifié depuis la mort de la totalité de sa famille et depuis que les bombes étaient tombées sur les grandes villes de France. La vie n'était plus la même et malgré les mois qui s'étaient écoulés, il n'arrivait toujours pas à s'y remettre. Il lui arrivait souvent de rêver à un retour en arrière possible. Il s'imaginait sur les bancs de la fac, somnolant à moitié devant le discours pompeux de son professeur de chimie. Il se voyait sur la grande place de Rennes entouré de ses amis, en train de manger un sandwich ou encore partir en vacances en bords de mer avec sa soeur et son petit frère.

Mais toutes ces choses avaient disparues et peut-être qu'elles ne reviendraient jamais. Il plongea ses mains dans ses lourdes poches, puis arqua un sourcil avant de reprendre la parole.

- Je suis désolé. Je sais pas ce qui m'a pris de parler comme ça. Ouais, désolé vraiment ... c'est peut-être la faim qui me fait délirer. Avec l'hiver, mon oncle et moi n'avons pas trouvé grand chose à manger sur les routes. Le gibier se fait rare et se nourrir d'eau chaude et de graines c'est pas top.

Il pouvait sentir l'énervement de Lyra, mais essayait d'oublier sa première approche catastrophique. Si elle voulait le laisser en plan, soit, il n'en mourrait pas. Mais se faire une amie, quelqu'un avec qui parler était peut-être un projet plus intéressant. Surtout qu'il n'avait personne en qui il pouvait accorder totale confiance dans ce camp. Non pas que la plupart des gens semblaient hostile à toute communication, mais tout le monde paraissait avoir sa place, un boulot, bref quelque chose à faire.

- Tu es dans ce camp depuis longtemps toi ? dit-il en avançant le menton.

L'air froid lui figeait le visage. Il était presque pénible d'articuler chaque mot. Ses lèvres charnues commençaient à craqueler, tandis que le bout de ses doigts gelaient sous l'épaisse couche de laine de ses vêtements.

- C'est dingue ... j'ai l'impression que tout le monde à quelque chose à faire ici. Comme une sorte de petite communauté bien cadrée. dit-il en observant un groupe de personnes montant plusieurs tentes.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Mar 3 Juin - 21:36

Dans ce camp, tout était fait pour que les gens soient occupés dans l'ensemble et c'était ce que je donnais pour mon temps aussi. En parallèle, je cherchais également un peu de discussion avec des personnes de mon âge mais je ne pensais pas me prendre des paroles déplacées comme celles-ci. Je ne pouvais pas imaginer, la faim m'accompagnait tous les jours, les trous supplémentaires que j'avais fait dans une de mes ceintures en témoignaient sans oublier les crampes et douleurs que je me prenais à l'estomac depuis un mois maintenant. Je ne comprenais pas ce qui lui avait pris de faire une remarque comme cela, à une parfaite inconnue en plus. J'étais bien gentille de venir à sa rencontre, à lui parler, lui demander comment ça se passer, bref, la plupart des gens étaient plutôt hostiles à ce genre de rencontre. Les gens semblaient hostiles tout court en plus, ils étaient méfiants, ils ne savaient pas trop à quoi s'attendre, alors forcément ce n'était pas facile pour chacun. Je le regardais droit dans les yeux, et dit d'une manière qui se voulut sèche Ca passera pour cette fois nous allons dire, mai sne tâche pas de me redire une chose pareille un autre moment sans quoi j'ai une assez bonne expérience en retournée de gifles sur les garçons. Bon d'accord la dernière partie se voulait un peu comique, je pouvais comprendre aussi. Au moment où j'étais arrivée ici avec le groupe de Louisville, j'avais eu beaucoup de mal à m'acclimater. D'ailleurs la plupart des jeunes de mon âge étaient morts au cours du voyage ou avant ou avait quitté Louisville bien avant. Bref, je n'avais plus grand monde avec qui parlait pour être honnête, et voir des gens de mon âge me réchauffait un peu le coeur. Forcément me faire accueillir de cette manière n'était pas la plus agréable non plus. Je suis arrivée, il y a quelques semaines maintenant. Je ne compte pas vraiment les jours, j'aurai peur de déprimer je crois. Mais j'ai l'impression que ça fait un moment que je suis là... dis-je un peu tristement. Il devait deviner que la vie au camp n'était pas la plus cool qu'on aurait. Oui j'avais espoir qu'après tout cela on s'en sortira on aura un avenir meilleur, je soufflais un coup dans mes mains avant de les rentrer dans les manches pour conserver la chaleur un petit peu. L'hiver nucléaire était une des choses les plus dures à vivre par contre La communauté se forme au fur et à mesure en fait, chacun amène son aide, ce qu'il sait faire. Par exemple, je m'occupe plus souvent des enfants, ou des jeunes ados, ils ne sont pas nombreux mais bon, j'essaye de leur apporter un peu de savoir de ce qu'il me reste avec une amie de ma ville, enfin nous sommes un petit groupe à être arrivé tous en même temps en fait. Et toi du coup tu venais d'où ?


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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Mer 4 Juin - 7:39

Léo se sentait terriblement stupide. Mais tellement mal, qu'il espérait s'enfoncer si bas sous terre, que plus personne ne pourrait le retrouver, pas même son oncle. Il détourna le regard plusieurs fois, honteux des propos qu'il avait insuffler à l'égard de Lyra. Comment se faire pardonner ? Comment se racheter ? Peut-être qu'il n'y avait plus rien à faire et que l'espoir de se faire une amie était voué à l'échec. Mais lorsque Lyra reprit la parole et qu'aucun poing ne s'échoua sur le visage du garçon, Léo put à nouveau respirer correctement et reprendre contenance. Bien, elle ne lui en voulait pas trop ... Dieu soit loué !

Il esquissa un faible sourire au coin des lèvres, puis écouta les propos de son interlocutrice. Elle n'était pas là depuis bien longtemps, mais devait connaitre le camp mieux que lui de toute évidence. Visiblement se retrouver ici ne l’enchantait pas. Pourtant ils avaient des armes, des tentes chauffées, de la nourriture, une communauté et des barrières. Bref, de quoi recréer une petite société, loin des tracas et de la violence de la guerre. A peine avait-il posé le pied dans ce camp, que Léo se sentait comme chez lui. Il ne le montrait pas forcément, mais il n'avait aucune envie de retourner sur les routes et affronter le danger constant qui rôdait dans les campagnes et villes françaises. La tranquillité qu'il avait connu quatre mois plus tôt, s'était évaporée en un claquement de doigt. La solitude était une faiblesse et le manque de nourriture et le froid en tuait plus d'un.

- Moi ?

Il inspira puis soupira lourdement. Non pas que la question en soit l'exaspérait, mais elle lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Il essayait en vain de chasser sa famille de son esprit, mais la mort de son petit frère et de sa soeur revenait sans cesse lui hanter l'esprit. Il n'en avait parlé à personne jusqu'à ce jour. En fait, il n'avait jamais abordé le sujet avec son oncle. Ils s'étaient enfuis le soir de la fusillade, sans porter le moindre regard derrière eux. Il avait clairement abandonné ceux qu'il aimait.

- Ma famille est morte dans une fusillade près de Fougères. J'ai réussi à m'enfuir avec mon oncle et nous avons marché sans réel but pendant plus d'un mois. Vivre dehors ce n'est pas une partie de plaisir. J'ai bien cru y laisser plusieurs fois ma peau. Je ne sais pas ce qu'a réellement mon oncle en tête, mais dès que j'ai aperçu ce camp et que j'ai su qu'on pouvait s'y installer, j'ai sauté sur l'occasion. Vivre dans la peur ce n'est pas mon truc. Et puis au moins ici on peut se rendre utile, faire quelque chose même si ce monde est foutu d'avance. Il n'y a rien de pire que de marcher sans but et de constater que tous ceux qu'on aimait ont disparut.

Il déglutit péniblement à cette dernière pensée. Sa mère lui manquait terriblement. Il ne cessait de revoir son père dans les yeux de son oncle et regrettait même les nombreuses disputes qu'il avait eu avec sa soeur. Il regrettait tellement de s'en être sortit indemne et parfois songeait presque à vouloir échanger sa place contre la leur.

- Parfois je me demande si je mérite vraiment d'être en vie... Mais bon, au moins ici on peut trouver un peu d'espoir ?
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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Dim 8 Juin - 18:27

Désormais je m'en voulais en l'entendant me raconter son histoire, je me mordais la lèvre. La douleur devait être récente et je me rappelais bien dans l'état où j'étais quand j'avais du expliquer pourquoi je vivais avec ma soeur et non plus avec mes parents, et le répéter encore et encore. Dire qui elle était alors que personne ne savait qu'elle existait à Louisville, ou du moins très peu. Mes amis n'avaient jamais vu de photos de cette femme dans ma maison, et du jour au lendemain j'avais une soeur. J'étais passée pour une folle à l'école, je racontais des mensonges aussi pour la plupart mes parents n'étaient pas morts... Voilà ce que l'on me disait parfois, ce n'était pas forcément les périodes les plus simples alors quand en plus on ne nous croit pas. Je n'avais pas eu le courage de me plaindre à Mathilda, surtout que je ne parlais beaucoup à ma soeur à ce moment là. Je ne parlais pas à beaucoup à ce moment là après ces épisodes succesifs, ça ne donne pas envie de s'ouvrir. Surtout qu'à mes yeux tout avait si bousculé, j'étais endormie dans la voiture et d'un coup j'avais vu pleins de lumières autour de moi et me retrouvant à l'hôpital.

Je savais bien comment on était dans ces moments-là pour autant tout perdre d'un coup, ce n'était pas forcément le plus simple surtout dans cette situation, je baissais les yeux et je ne savais pas trop quoi dire d'un coup je me sentais comme la petite fille que j'avais été, muette, sans voix, sans savoir quoi dire.Je suis désolée pour ta famille, j'ai perdu mes parents il y a 8 ans, et il ne me reste que ma grande soeur. Je sais un peu ce qu'on peut ressentir, et en même la douleur est unique pour chacun quand on perd nos êtres chers. dis-je en posant ma main sur son épaule par compassion. Ne dis pas ça, c'est la première chose qu'il faut chasser de ton esprit, tu as eu de la chance mais cela veut dire que tu as encore des choses à réaliser sur Terre, d'une certaine manière. Oui tu pourras trouver un peu d'espoir, aucun de mes amis n'ont survécu à la marche depuis Louisville. Pourtant je me dis que si j'étais là, c'est que j'ai la volonté et que je dois être utile à quelque chose.


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MessageSujet: Re: Au détour d'une tente ...   Aujourd'hui à 12:48



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