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Emploi : Je suis hotesse de caisse dans un supermarché. Je suis aussi conseillère municipale de la mairie de Louisville, et "parent" d'élèves au Lycée de Lyra
Caractère : Calme - Patiente - Taciturne - Cynique - Meneuse - Rancunière




MessageSujet: Red Light   Lun 12 Mai - 20:53

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

If you'd only hold on, There's a way of letting go. You can start again if you'd only hold on There's a way I'm letting go Won't go through it again


Je m’inquiétais un peu pour Mickaël, je devais bien l’avouer. C’était d’ailleurs pour cela que j’étais allée voir sa sœur Rose. Si je m’étais attendue qu’elle ne soit pas très heureuse de me voir, je ne m’attendais pas à ce qu’elle en fasse tout un flan et ne veuille rien me dire au sujet de son frère. Ce n’était pourtant pas très compliqué nan de me dire si il allait un peu mieux non ? Le camp étant assez grand, nous ne nous étions pas vraiment recroisés. Aperçus de loin oui, mais jamais reparlé de près. Maudissant la louisvilloise, j’étais allée voir ma petite sœur, histoire de passer quelques heures avec elle. Cela me fit un bien fou de me retrouver en sa présence. Elle arrivait à alléger tous mes soucis. En même temps, je ne faisais que me concentrer sur elle, donc cela aidait pas mal. Nous étions en train de marcher vers le coin ravitaillement quand on courue vers moi pour venir me chercher. Un nouveau groupe de réfugié venait d’arriver et certains étaient en mauvais état. Comment avaient-ils trouvé le camp ? Aucune idée. Je poussais un juron, et laissa ma sœur pour me rendre rapidement à la clinique. Et… en effet, ce n’était pas beau du tout à voir. Il y avait des gens partout, de toutes sortes. Certains criaient, d’autres pleuraient, et d’autres ne pipaient mot. Je courrais me changer rapidement et m’occupa des cas les plus graves. Un massage cardiaque, une amputation, une remise en place de bras, et un mort. Franchement, je ne pensais pas faire autant en si peu de temps et sans souffler. Je ne m’étais pas arrêtée, enchaînant les cas problématiques, parfois seule, parfois avec l’aide d’un de mes confrères.

Quand le plus gros fut passé, j’avais du sang plein mes vêtements, mes chaussures, mon visage et mes cheveux, et je détestais ça. Cela me rappelait que trop que nous ne pouvions pas sauver tout le monde et qu’une bonne partie mourait entre nos mains, alors même que nous essayions de les sauver. En pensant à cela, j’eus tout à coup l’impression d’étouffer. Je sortais quelques minutes de la clinique et m’alluma une cigarette, alors même que j’étais consciente du danger que cela représentait. J’en avais juste besoin, comme d’un exutoire. Je fus rejointe par William, qui s’empressa de l’éteindre et de me parler de tout et de rien. Il arriva, comme d’habitude, à me changer les idées. Quand il me laissa, j’étais de nouveau prête à entrer dans le bâtiment. Non pas pour continuer de travailler non. J’avais besoin de me laver. L’avantage d’être médecin, c’était que je n’avais pas besoin automatiquement de laisser-passer. Je mouillais un tissus, et commença à enlever les traces de souillure que j’avais un peu partout, en commençant par mes cheveux. N’arrivant pas à tout enlever, j’enfouissais ma tête sous le lavabo, et fis couler l’eau. Tout juste ce qu’il fallait. J’étais en train de les savonner alors que la porte s’ouvrit. Je n’y prêtais pas attention. Soit il s’agissait d’un autre médecin, soit de survivants venus se laver eux aussi. Ce n’était pas comme si j’étais à poil. Et puis, dans ce moment-là, nous avions tous tendance à bien garder les yeux par terre, pour laisser un maximum d’intimité et de dignité aux autres. Nous étions tous dans la même galère non ? Je rinçais rapidement mes cheveux, puis tâtonna pour chercher ma serviette. Je lâchais un juron, m’apercevant que j’avais complètement oublié de la prendre et qu’elle devait être dans mon casier. Oui encore un juron. C’était une mauvaise habitude que j’avais prise depuis que je fréquentais Raulne et William et je ne m’en défaisais plus. Et dire qu’avant, je faisais les gros yeux quand Lyra osait faire sortir de sa boucher un mot grossier… Je n’étais plus un modèle exemplaire de ce côté-là.







Si simple et si sérieuse, si belle et si rêveuse, quand je l'embrasse et l'écoute. Je te rejoins sur la route. Si grande et si fragile la force mais pas tranquille. L'orage est passé les gouttes coulent le long de ma route. Du haut de là haut de l'au-delà. Si courte et si sensible la loi la plus terrible. Et si quelques fois je doute je te regarde sur la route
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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 12 Mai - 22:02


Comment je vivais ma... rupture avec Mathie ? Pas vraiment bien et ma sœur ne m’aidait pas du tout. Si Mathilda et moi gardions nos distances, j’en faisais autant avec ma sœur, de quoi l’énerver prodigieusement.
Dans un premier temps, elle n’avait trop rien dit. Rose était restée loin du sujet, elle s’inquiétait juste pour moi. Et puis... disons que les choses en étaient arrivées là où nous en étions. Je lui avais dit et répété d’éviter de déprécier la femme que j’aimais devant moi. Nous n’étions peut-être plus ensemble mais cette espèce de ressentiment latent commençait à me les briser d’autant que cette fois, j’avais sévèrement déconné. Moi et moi seul ! Alors oui. Je m’étais embrouillé avec Rose lui faisant comprendre que ça n’était pas en dépréciant sans cesse Mathie qu’elle allait m’aider à aller mieux.
De mémoire, personne ne nous avait vu nous embrouiller depuis un sacré bail. Nous avions toujours été proches mais je m’étais volontairement éloigné. Mon orgueil ne valait pas tant d’hostilité, ça ne m’aiderait pas à aller mieux. C’était aussi une des raisons pour lesquels on m’apercevait généralement seul, l’autre raison était que je n’étais pas de bonne compagnie. Mais surtout, surtout... je voulais qu’on me foute la paix, qu’on me laisse à mes réflexions, dans mon mutisme.

Voilà comment j’avais passé ces derniers jours. En y repensant, à Louisville, j’avais juste joué les héros. Pire, j’avais joué un rôle. Je pouvais bien reprocher à Huygues de se pavaner, j’en avais fait autant. J’avais voulu l’impressionné et à force, ça m’avait bouffé. Ça n’était pas de sa faute, c’était de la mienne. J’imaginais assez aisément qu’elle me reprocherait tôt ou tard de ne plus réellement m’intéresser aux autres... à leur sort, contrairement à elle. Elle sauvait des gens. Je n’avais jamais pu sauver personne, quoi qu’elle en dise. Elle avait au moins tenté de sauver Arthur, ça, maintenant, je le savais. Je ne lui en parlerai pas en revanche. Inutile de lui faire revivre ça.
Non, je n’étais pas un héros. En revanche, je comptais survivre, de ça, j’étais certain. J’avais du chemin à faire, pourtant, depuis que je m’étais éloigné un peu de cette communauté grandissante, étouffante même, j’allais un peu mieux. J’étais un faux sociale, c’était un fait.

Tout ça, c’était à peu de chose près ce que j’avais en tête, adossé à un tas de bric et de broc, quand les nouveaux arrivants passèrent les défenses en fanfare. Des blessés. Légers, graves. Ils avaient besoin de bras, les miens étaient disponibles. Des inconnus, de nouveaux visages, de nouveaux noms. Allais-je prendre la peine de les connaître ? Non. Je ne ferais plus le premier pas. Mon job ? Ramener ce qu’on trouvait. La babysitter armée, ça n’était pas moi. Je n’étais pas un protecteur.
J’amenais juste ces visages dans les mains des toubibs. Un point c’est tout. Mais je vis Mathie... occupée à aller, venir, à des moments différents, tout comme moi. Je l’avais vue, pas elle. Tout à ce qu’elle faisait. Une autre preuve... elle était impliquée. Pas moi.
Une fois le calme presque revenu, on me fit remarquer, non sans un certain dégoût ou sans une certaine touche d’humour noir que j’étais aussi sale que lorsque je revenais d’une sortie. Je haussais les épaules, tournant les talons vers le local pour me rincer avec dans le dos, un regard noir qui me suivait de près. J’étais tenter d’hausser le majeur mais je me retins. J’avais juré d’être... neutre avec monsieur toubib parfait, puisqu’il s’agissait de lui.
Si je l’avais vue entrer, j’aurais compris le regard, hors, ça n’était pas le cas. Je n’avais même pas fait attention. Nous nous évitions, ça n’était pas pour nous retrouver dans une espace confiné. Par habitude, j’avais gardé les yeux rivés au sol ne m’apercevant pas que j’étais appuyé sur la serviette, qui n’était pas à sa place. Me rendant compte de qui j’avais en face de moi une fois les yeux relevés, j’inspirais et tendais la serviette sans dire un mot. Lui laisser encore quelques secondes de sérénités... si on pouvait appeler ça comme ça.

Nom de Dieu... elle me manquait.

« Tiens. »

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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 13 Mai - 11:37

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

If you'd only hold on, There's a way of letting go. You can start again if you'd only hold on There's a way I'm letting go Won't go through it again


Je sursautais en entendant une voix derrière moi me donnant ma serviette. Ce n’était pas n’importe quelle voix en plus. Je relevais la tête dans un mouvement brusque, me la cognant contre le robinet assez fortement. « T’ain fait chier. Bordel de m’rde » lachais-je dans un souffle. Ma mère aurait été là, elle m’aurait obligé à me laver la bouche avec du savon. Ouais, c’est un peu barbare, mais après une chose pareille, vous y réfléchissez à deux fois avant de recommencer. Mais heureusement elle n’était pas là. Je te tenais le haut de la tête qui avait heurté la robinetterie, et sentie un liquide poisseux. Génial. Vraiment génial. De mieux en mieux. Oui, Mathie, tu es balèze dans ton genre « Fait chier fait chier fait chier ! » . Oui magnifique langage que voilà, mais qui reflétait extrêmement bien mes pensées. J’appuyais sur ma plaie alors que la porte s’ouvrit brutalement. Pour compléter le tableau, j’entendis la voix de William grogner après Mickaël. Ouais grogner était à exactement ce qu’il était en train de faire, vu que ses phrases étaient incompréhensibles. Je lui fis un vague signe de la main pour qu’il se calme et lui dit « C’est bon Hercule, tout vas bien. Je me suis cognée c’est tout. Retournes là-bas, ils ont plus besoin de toi que moi. Et arrête d’écouter aux portes. » Je savais que cela ne suffirait pas pour qu’il s’en aille ainsi ajoutais-je « S’il te plait Will’. » Pas de réponse. Ca je l’avais aussi vu venir « On se voit plus tard, et si j’ai besoin, promis, la princesse demoiselle en détresse que je suis se mettra à crier. Ok ? » « Princesse ? T’es sur vu ton langage que t’es une princesse ? » Je pouffais et lui répondais « Fout le camp et va voir ailleurs si j’y suis Johnson. Allez bouges ton cul de là et va te rincer l’œil ailleurs gros pervers » Ouais, très beau langage, je sais. Mais pour le coup c’était fait exprès et pas sorti tout seul par habitude. « A vos ordres votre altesse » . J’aurais eu un objet sous la main à le balancer, je l’aurais fait. Non pas que j’étais en colère, non bien au contraire. J’avais un grand sourire aux lèvres. On passait notre temps à nous chamailler comme de vrais gosses et c’était tellement rafraichissant. Je n’avais pas besoin de le regarder pour savoir qu’il devait lui aussi sourire jusqu’aux oreilles, alors qu’il faisait place nette. Je le connaissais beaucoup, comme lui d’ailleurs. Pour le coup, il ne faisait pas la même erreur que Micka, à savoir me considérer comme une pauvre chose fragile sans défense. Je n’avais besoin de personne pour me débrouiller. Je soupirais en entendant la porte se refermer, et ralluma l’eau pour rincer un peu mes cheveux. Ce n’était qu’une légère entaille, rien de grave ni de nuisible. Sans encore relever la tête je dis, à Mickaël cette fois ci « Désolée, il est assez… Bref. Ya un lavabo dispo, là-bas. Fait gaffe, ya une bassine avec des linges médicaux qui y trempent, juste en dessous. Te prend pas les pieds dedans » . J’avais pris un ton neutre. Lui aussi je le connaissais. Il n’était pas venu ici pour me parler, ou me suivre. C’était juste un concours de circonstances, un hasard. Quand le sang arrêta de s’écouler, j’essorais mes cheveux avant de les enfouir dans la serviette, et relever la tête. Sans tourner mon regard vers Mickaël, je lui demandais « Quoi de neuf ? » . Bon ok, c’était un peu nul, mais au moins, ça rompait un peu le silence et ça détendait l’atmosphère nan ? Enfin pour lui. Après l’intervention de Will’, je n’étais plus du tout stressée par la présence du baroudeur. Je me demandais d’ailleurs s’il ne l’avait pas fait exprès. Allez savoir ce qui pouvait lui passer par la tête à celui-là. J’enlevais mon débardeur, et ralluma l’eau pour mouiller ce qui me servait de gant. J’entrepris de chasser de nouveau les traces de sang qui souillait ma peau. J’étais là pour ça après tout nan ? Me mettant de profil, je regardais dans le miroir mon dos – ou du moins j’essayais – histoire de ne rien oublier. J’eu la mauvaise surprise de découvrir qu’il y en avait sur la nouvelle « tâche » d’encre que j’avais sur l’omoplate. Une idée folle de mon américain pour m’aider à avancer et à passer à autre chose. Encore un fois, il n’avait pas eu tort, et je le soupçonnais d’avoir fait des études de psychologie. Il m’avait dit qu’à mesure que ma douleur physique s’estomperait, celle de mon cœur aussi. « Fait chier » . Oui encore un juron. Je savais que j’allais un peu douiller en essayant de tout ôter, ma peau étant encore un peu douloureuse. Ne pouvant pas mettre de paume cicatrisant, cela mettait un peu plus de temps à se soigner. Mais je ne le regrettais pas, même si je ne l’aurais jamais fait si je n’avais pas été complètement éméchée. On avait qu’une seule vie après tout. Ce que ça représentait ? Une cage d’oiseau ouverte, et trois plumes qui tombaient. Le renouveau, l’envol, la liberté.







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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 13 Mai - 15:58


Je m’étais attendu à ce qu’elle soit surprise mais de là à ce qu’elle se relève aussi brutalement au point de se prendre le robinet. Pas franchement. Et vu la quantité de jurons, ça avait dû faire mal. J’avais esquissé un pas en avant pour regarder et puis je m’étais ravisé. Non. Non, je ne pouvais pas m’assurer qu’elle allait bien, j’avais perdu ce droit. Aussi, je me remis à ma place.
Je ne l’avais jamais entendu jurer autant et malgré moi, j’avais le sourire aux lèvres même si ça n’avait rien de drôle ou d’agréable pour elle. On ne contrôle pas ses sentiments et l’entendre jurer comme ça... ça me faisait sourire, parce que je la connaissais au moins assez bien pour savoir que ça n’était pas dans ses habitudes. Mais à présent... que pouvais-je en savoir après tout ? Je me forçais finalement à faire disparaître ce sourire.

Quand la porte s’ouvrit à la volée, je me retournais pour offrir mon dos au nouveau venu aussi sec. Qu’est-ce qu’il croyait ? Que je l’avais frappée ? Que j’oserai jamais agir de la sorte ? Je ravalais ma haine, ma rage, il n’était pas la bonne cible. J’étais bien tenter de lui demander ce qu’il pensait faire en se ruant comme ça pour voir ce qui se passait et donc par la même me soupçonner d’avoir été violent mais là encore, je restais silencieux. Le mieux que je pouvais faire pour l’instant à son égard.
Sans bouger, sans mot dire, je restais en dehors de leur échange. Avais-je jamais paru aussi froid ? Distant ? Peut-être pas. Mais vraiment, je n’étais pas capable de faire mieux que ça. Au moins, je restais à ma place. C’est-à-dire hors de leur amitié. Ça me coûtait mais je n’avais pas le choix. Voilà pourquoi j’étais l’incarnation de l’inexpression.
Je ne le regardais pas partir, je ne bougeais même pas d’un pouce. En revanche, j’inspirais à fond, le plus discrètement possible. « Tu n’as pas à t’excuser. » Je ne voyais pas quoi dire d’autre. S’excuser pour quoi ? Avoir un ami ? Des chances d’aller bien ? Hors de question que je l’en prive aussi dur que ce soit pour moi de voir ça.

J’avais du mal à desserrer les dents. Elle vivait ça mieux que moi, de toute évidence. J’allais donc jusqu’au lavabo histoire de me décrasser. Les tâches sur mes fringues ne partaient même plus. C’était incrusté, même quand c’était propre. Les aléas des sorties... je n’avais jamais l’air clean même quand j’étais là depuis plus d’une semaine.

Quoi de neuf... « Que du vieux. Ou presque... J’ai remis les pendules à l’heure avec Rose. Elle se tiendra à carreaux. » J’avais dit ça sur un ton qui ne laissait pas place à l’imagination. J’étais en colère contre Rose, je lui en voulais, ça s’entendait. Je lui jetais un regard de côté, qu’elle verrait peut-être, ou non... Est-ce que je devais lui dire que je ressortais bientôt ? Oui. Elle méritait de savoir. Elle restait mon amie, aussi dur que ce soit pour moi. « Je repars bientôt. Est-ce que tu veux que je vienne te voir avant de partir et à mon retour ? » La question était légitime. Ma voix ne tremblait pas mais clairement, j’étais hésitant.

Quand elle jurait, je la détaillais plus franchement, voir ce qu’elle regardait. Un tatouage. Ça lui allait bien. « Très joli. » Mais je restais vague. Elle n’avait pas besoin de mon approbation. Oui, c’était joli, ça la changeait. Je ne savais pas ce que ça signifiait pour elle et... je n’étais pas sûr de vouloir le savoir. J’étais mauvais interprète, mais une cage ouverte, c’était assez limpide. Je voulais son bonheur et si c’était sans moi... et bien soit. Ce serait sans moi. Je l’étouffais, j’avais déjà bien saisi le message auparavant. Le « voir », c’était différent.

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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 13 Mai - 19:36

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

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Je sifflais quand Mickaël me répondit que je n’avais pas à m’excuser. Bien sur que si. Will’ pouvait quelques fois agir quand un imbécile –pour rester poli – et pour le coup, c’était un peu de ma faute. J’avais juré comme pas possible et il avait eu peur qu’il soit arrivé un truc. Sans aucun doute, lui avait vu le baroudeur rentrait dans la pièce. Il savait que je me remettais doucement de notre dernière conservation. Du coup, il s’était inquiété. Et l’ami qu’il était, était venu fourrer son nez dans des affaires dans lequel je l’avais laissé entrer. Donc si, je devais m’excuser « Pour sa curiosité et sa mauvaise interprétation, c’est sûr, j’ai pas à le faire. » . Je n’insistais pas et essayais de lui faire comprendre que j’étais zen. Si ma première réaction avait été un peu excessive, j’étais à présent de nouveau maitresse de moi-même. Je ne lui en voulais pas, quoi qu’il puisse en penser et c’était important qu’il le comprenne. Et puis, j’avais franchement pas envie qu’ils en viennent aux mains à cause de moi. C’est sûr, je ne le supporterais pas. Will’ devait s’en douter, j’en étais certaine. Sinon, il serait déjà tombé sur Micka pour lui « remettre les idées en place ». Mais il ne le faisait pas. C’était mon problème et j’avais besoin qu’il fasse ça. J’avais juste besoin qu’il soit là tout simplement.

Reprenant ma toilette, je brisais le silence qui commençait à s’installer. Je ne voulais pas de ça entre nous. Ce n’était pas parce que nous n’étions plus ensemble que nous ne pouvions pas nous parler. Ca n’avait pas marché, ça n’avait pas marché, point barre. Je ne le détestais pas. Je n’avais pas non plus envie qu’il m’ignore et ne plus du tout compter pour lui. Nous avions un passé commun et il était mon plus vieil ami. Alors je pris de ses nouvelles, lui lançant quand même la possibilité de ne pas répondre s’il ne le voulait pas. J’écoutais sa réponse, non sans être étonnée. « C’est ta sœur Micka. Ne soit pas trop dur avec elle » Elle avait beau me pourrir la vie, Rose restait une jeune femme adorable. Elle voulait le protéger comme lui l’avait toujours fait pour elle. Elle était certes excessive, mais elle le faisait par amour pour lui. Oui, il avait eut raison de la recadrer. Pour autant, il devait quand même faire attention à ne pas briser ce qui les unissait. Ce serait tellement dommage et bête. Ma propre sœur était tout pour moi. Non vraiment, je ne souhaitais voir les Blanchet se déchiraient, à cause de moi surtout. Parce que je ne me faisais pas d’illusion. S’il était allé lui parler, c’est à mon sujet. Pas étonnant qu’elle m’ait envoyé bouler plus tôt.

Je me fis violence pour ne pas douter la tête vers lui quand il me posa LA question. Je ne savais pas dans quelle tenue il se trouvait après tout. Ok, je l’avais déjà vu nu et le regarder dans le plus simple appareil n’était pas du tout désagréable. Mais non, je ne le faisais pas. Tenter une droguée avec une seringue, ce n’était pas une bonne idée. « C’est pas à moi d’en décider. Tu fais comme tu le sens Micka » lui répondis-je le plus neutre possible. Oui je préférais savoir quand il s’en allait. Mais il n’avait plus de compte à me rendre. C’était à lui de faire ce qu’il voulait, et non à moi de lui dicter sa conduite. Le choix lui revenait, et comme ça, quoi qu’il puisse arriver, je ne serais pas trop déçue, et juste avoir une belle surprise s’il se décidait à venir finalement.

En me lavant le dos – enfin en essayant – je m’étais de nouveau mise à jurer. Pour changer. En même temps, ça m’embêtait effroyablement d’avoir du sang jusque là. J’allais avoir mal à appuyer dessus et j’anticipais la souffrance. Je ne m’attendais pas par contre à ce que Micka lève – ou relève – la tête vers moi pour me dire que c’était très jolie. Je tournais le regarde vers lui, et lui répondis sans réfléchir un grand sourire aux lèvres « Ca te plait ? » Avant de m’apercevoir de la manière dont j’avais dit ça. Trop enjouée, beaucoup trop intéressée par son avis « Enfin, je veux dire, oui, ça va c’est jolie. Mais douloureux » Voilà qui était mieux, même s’il n’avait sans doute pas loupé ma première phrase. Je me retournais vers le miroir, et commença à essayer de laver le sang. Je me mordais la lèvre gardant un énième juron pour moi. Je tournais un coup d’œil à Mickaël, hésitant un instant avant de soupirer, contre moi-même finalement. Bon sang, c’était pas non plus la mort de lui demander un coup de main, et pourtant j’étais hyper hésitante. Cela aurait été n’importe qui d’autre, je l’aurais fait alors pourquoi pas avec lui ? « ça te dérangerait pas de ? » finis-je pas lui dire quand même. Il était temps de grandir, et ce n’était pas en agissant étrangement que nous allions résoudre nos problèmes.







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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 13 Mai - 20:33


Décidément, quoi que je dise, j’étais à côté de mes pompes. Autant arrêter de réfléchir et y aller franco, j’aurai plus de chances. Au moins, ce serait mal pris pour quelque chose. Ce qu’elle finit par me répondre me fit pourtant penser qu’elle ne l’avait pas mal pris. Pas autant que je le croyais en tout cas. Je soupirais. « C’est ton ami, je ne peux rien y faire. Je n’ai pas à me mêler de votre amitié. Quant à son interprétation... Je ne te cache pas que j’ai bien failli lui en mettre une. Je peux comprendre qu’il me voit comme quelqu’un de violent. Je le suis. Je comprends qu’il ait peur que je te fasse du mal même si ça m’enrage. » Je laissais un blanc avant d’ajouter quelque chose que je n’avais jamais vraiment dit. « Je ne suis pas toujours sûr de ce dont je suis capable. Surtout depuis le début de tout ça. Mais s’il y a bien quelqu’un à qui je ne veux pas faire de mal, c’est toi et j’aimerai qu’il comprenne ça. » Je n’ajoutais pas le fait que le mal était déjà fait, quelque part, pas besoin, elle saurait très bien lire entre les lignes. Elle me connaissait assez pour ça.

Petit à petit, j’avais laissé le silence régner. Je ne savais pas forcément quoi dire. J’étais muet avec tout le monde depuis un moment. À l’exception de quelques très rares personnes évidement. Je ne parlais plus pour faire la conversation. J’avais dépassé ce stade de sociabilisassions forcée. Aussi, quand elle rompit le silence, je ne passais pas par quatre chemins, je lui dis la vérité. « Je sais et elle restera toujours ma sœur... mais elle doit comprendre que malgré nos précédentes disputes ou notre rupture, elle n’a pas à t’insulter. Tu ne le mérites pas, c’est tout. Tant qu’elle ne l’aura pas compris, elle n’aura pas mieux de ma part. Tu... restes la femme que... Bref. » Ne pas retourner le couteau dans la plaie. « Quand elle sera revenue à de meilleur sentiment, peut-être que je pourrais discuter avec elle de nouveau. » Et pas avant. J’avais toujours surprotégé Rose, jouant les grands frères casse pied. Cette fois, je devais lui faire comprendre que ce qu’elle faisait ne m’aidait pas et ne m’aiderait jamais.

Quand j’eus posé ma question, je ne savais pas trop à quoi m’attendre... À moi de décider. « D’accord. » C’était tout ce que je dirai. J’irai la voir avant de partir, et en revenant. Je l’attendrai si je le devais mais elle n’attendrait plus de mes nouvelles. Elle s’inquiéterait moins. J’espérais en tout cas. Comme j’espérais qu’elle s’inquiète encore pour moi. Dingue la façon dont je pouvais douter alors que je savais qu’elle s’inquiéterait. La perdre ne m’avait pas aidé à penser clairement en tout cas.

Heureusement, le tatouage fut une belle diversion. La façon dont elle me posa la question me fit du bien. Il y avait encore quelque chose. Je n’avais pas tout détruit. « Je connais ça. » Je souris légèrement. Oui, c’était joli même si c’était un rappel douloureux.
Je la voyais se tortiller, n’initiant pas de geste pour l’aider. Je me voyais mal prendre l’initiative sur ce coup-là. Mais quand elle me le demanda, je hochais simplement la tête. Je lui rendais juste service. Je me saisis du linge, frottant doucement mais assez fermement. Pas la peine de faire durer ça, ça ne serait pas lui rendre service que d’y aller molo. Mais malgré tous mes efforts, je ne pus m’empêcher de me faire plus doux, trop. Caresser sa peau avec le tissu avant de me reprendre et de m’écarter. Contractant la mâchoire, je lui tendis le linge. « Écoute, je suis désolé. Je ne peux pas. C’est trop tôt. » Elle me manquait. Plus que je voulais bien le reconnaître.

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MessageSujet: Re: Red Light   Mer 14 Mai - 16:53

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

If you'd only hold on, There's a way of letting go. You can start again if you'd only hold on There's a way I'm letting go Won't go through it again


Je ne pensais pas que Mickaël serait capable d’évoquer à voix haute William. D’une certaine manière, ces mots ne m’étonnaient. Je le prenais comme des reproches envers mon ami, et je les trouvais injuste. Je n’aimais pas le tableau qu’il dressait du médecin qui faisait tant pour moi Je ne pus m’empêcher de lui rétorquer, un peu sèchement En effet, tu n’y peux rien. Pas après m’avoir brisé le cœur Micka. Tu t’attendais à quoi ? Qu’il te saute les bras ? Il a juste pensé que j’aurais peut-être besoin de renfort. Ce n’est le monstre que tu imagines. Bref, il n’y a rien de plus à ajouter sur ce sujet je n’avais pas envie de me prendre la tête avec lui, alors il valait mieux ne plus en parler. Je n’avais pas envie qu’il prenne mal mes paroles, mais franchement il voulait que je lui dise quoi ? Que William avait tort alors qu’il n’avait fait que penser à moi ? Oui, j’avais remarqué que Mickaël avait pris sur lui-même. Mais ce n’était pas suffisant, clairement pas suffisant. Et il ne pouvait pas affirmer qu’il ne voulait pas me faire de mal alors que je lui avais donné mon cœur et qu’il l’avait piétiné en agissant comme un imbécile. Il était franchement mal placé pour juger les autres. Pas alors qu’il n’était pas capable de se gérer lui-même. Et puis, il n’avait jamais eu le droit de dire la moindre chose sur les gens que je fréquentais, et il en avait encore moins le droit. J’étais une grande fille, et je voyais qui je voulais. Il était temps qu’il le comprenne.

Je pris de ses nouvelles, alors qu’un silence s’installait entre nous. Non pas par politesse, mais parce que cela m’intéressait. Je grimaçais quand il me parla de Rose et ses réponses lever les yeux au ciel. Mais c’est stupide Mickaël, t’en rends-tu compte ? Vous avez passé l’âge de vous faire la gueule pour ça. Surtout que franchement ? Ça n’a plus d’importance. C’est ta petite sœur. Moi, je ne suis rien. Alors fait ce que tu as à faire, mais ne détruit pas ta famille pour du vent. . Pour le coup, il devrait franchement prendre exemple sur moi. Je n’étais pas un modèle, loin de là. Et je ne voulais pas en être un. Sauf pour Lyra bien entendu. Elle était ma petite sœur, la personne la plus importante pour moi. Je ne laisserais rien ni personne se mettre encore nous. Encore moins une hypothétique relation qui n’existait même plus. Rose, même si elle était une vraie garce avec moi, ne le méritait pas. Oui, elle devait être remise en place, mais il y avait « remise en place » et « remise en place ». L’homme était trop extrême. Comme il l’avait quelque part était avec moi. Ca me faisait mal au cœur pour la Louisvilloise.

Nous revîmes sur un sujet beaucoup moins brulant et sensible. Pour le coup, ma tâche d’encre était une bonne diversion, autant pour lui que pour moi. Je l’avoue, j’avais été très contente que ça lui plaise, plus que je n’aurais dû l’être. Tout à coup, il me plaisait encore plus qu’avant même si je n’étais pas sure qu’il en comprenne vraiment la signification. Le connaissant, il devait être complètement à côté de la plaque et le prendrait contre lui. Encore une fois, il allait devoir apprendre à faire un travail sur lui-même et comprendre que ma vie ne tournait pas uniquement autour de lui. Il était vraiment temps qu’il se le rentre dans la tête. Ce tatouage, je l’avais fait pour moi, parce que finalement j’étais cet oiseau qui s’était échappé de toutes les cages dans lequel on a essayé de l’enfermer. Je n’étais pas la fille parfaite qu’aurait voulu que je sois mes parents. Je n’étais pas le médecin que j’avais rêvé d’être. Et je n’étais pas la femme dont Mickaël avait besoin. Je ne rentrais dans aucune case. Je suis indépendante, libre et j’ai besoin de me sentir vivante, de m’envoler et d’avancer. Mais en étant ce que je suis, j’avais perdu des plumes. Quelque part, avec ce simple tatouage, on pouvait lire toute ma vie. Et oui, j’étais déçue que Mickaël n’en comprenne pas le sens, alors que William l’avait tout de suite vu. Pourtant c’était une évidence, qu’il n’arrivait pas à voir à cause des casseroles qu’il s’obligeait à trainer derrière lui. Il avait creusé un écart, une distance entre nous. Lui et lui seul. J’étais toujours restée égale à moi-même. Je ne lui avais pas menti sur « la marchandise ». Je sortais de mes pensées quand il me dit qu’il connaissait ça. Je souriais bien malgré moi, et lui dis Arrête, j’en suis sûre que toi t’as pas bronché et que t’as rien senti. Sinon, tu en aurais pas refait. T’es tout sauf maso. A moins que tu m’ais caché cette tendance chez toi ! Oui je le taquinais. J’avais vraiment envie de retrouver mon ami. Bon sang, qu’est-ce qu’il pouvait me manquer ! Je n’avais pas juste perdu un compagnon, j’avais perdu mon meilleur ami. Et après il me reprochait de m’être rapproché de William, qui lui ressemblait sur bien des aspects ? Depuis les incidents qui nous avaient poussés à partir de Louisville, la mort d’Arthur, et la mort d’Emy, je l’avais complètement perdu. Ca faisait combien de temps qu’il ne me regardait pas comme il le faisait actuellement alors qu’il m’aidait à retirer le sang sur mon tatouage ? J’avais même oublié la dernière fois qu’il avait vraiment posé ses mains sur moi. Bon sang, que je le détestais pour ça. Et le pire, c’est qu’il osa me dire me dire à MOI qu’il ne pouvait pas parce que c’était trop tôt. Je sortais de mes gons, ne pouvant plus me retenir d’être sèche et cassante, même si mon ton restait à niveau sonore normal Tu te fous de moi là ? Trop tôt. Tu veux pas dire trop tard plutôt ? Tu sais quoi ? Non, laisse tomber. De toute façon, je t’ai juste demandé de m’aider. Tu n’étais pas obligée d’accepter si tu n’en avais pas envie. Tu ne peux pas ? Ok pas de problème, je demanderais à Will de le faire plus tard. Je ne vais pas mourir parce que j’ai du sang qui m’est dégouliné dessus. Ce n’était pas comme si j’en avais pas l’habitude. Après tout, je suis médecin pas vrai ? Je finirais plus tard de me débarbouiller. Je ne suis plus à quelques heures près Je fulminais contre lui à l’intérieur. Ce n’était qu’un imbécile. Non un abruti. Je récupérais mon débardeur au sol et l’enfilais, avant de rassembler mes affaires de toilette et me dirigeais vers la porte. Il gâchait tout.







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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 19 Mai - 18:42


Comme d’habitude... Je l’énervais, ou elle prenait mal mes paroles. Bordel. C’était usant. « Je ne m’attends à rien du tout bordel de merde. Je ne le prends pas pour un monstre. Arrête un peu. Je ne l’aime pas et je fais tout, absolument tout ce dont je suis capable pour le moment pour être le plus... invisible possible ! En revanche, moi, je semble être le monstre qu’il imagine que je suis. Je t’ai fait du mal, je ne le nie pas, je ne le nierai jamais mais tu sais très bien à quoi je faisais allusion. Est-ce que je t’ai jamais donné l’impression que je pourrais être violent avec toi ? » Poser la question m’arrachait la gueule mais là, je devais savoir clairement ce qu’il en était. Si ça réponse était positive, je n’avais plus qu’une chose à faire. Vider les lieux et me faire oublier parce que ça voudrait dire qu’elle voyait en moi quelqu’un que je n’étais pas. Je n’étais pas un paquet de truc mais si elle pensait que j’étais comme ça. Je n’avais plus rien à démentir.
Si elle s’attendait à ce que je m’améliore dans la semaine, elle imaginait la lune. Changer n’avait rien de facile. Au moins fallait-il me laisser une chance d’essayer. Là... et bien visiblement, ça ne lui suffisait pas. Pourtant, c’était tout ce que je pouvais faire pour l’instant.

Je l’écoutais parler. Elle n’était rien ? C’était la meilleure. « Je ne détruits pas ma famille. Je fais comprendre à ma sœur que haïr quelqu’un parce que je vais mal n’est pas une raison suffisante. Elle peut haïr Huygues, il le mérite, il nous a détruits, elle peut haïr les gens qui sont responsables de nos emmerdes mais pas te haïr toi alors que je suis à côté de mes pompes. Non, désolé, tu n’es pas rien, tu ne le seras jamais. » J’étais à peu près certain qu’elle trouverait le moyen de me dire que Huygues, c’était du passé et que je devais tirer un trait là-dessus mais de ça, j’étais incapable. Comme de tirer un trait sur elle.

J’avais pensé que le sujet tatouage serait plus propice. La belle erreur... J’aimais son tatouage et oui, je le prenais un peu pour moi, c’est vrai. Au début, c’était léger. Je souriais même. « Pas bronché, c’est vrai. Mais rien senti. J’irais pas jusque là. Probable même que j’en refasse encore malgré tout ça. » J’aimais ça, c’était un de mes vices et puis... avec peu de clopes et quasiment pas d’alcool... on faisait avec ce qu’on pouvait.
Manque de bol, il avait fallu que je l’ouvre encore visiblement de travers. Cette fois, je m’emportais aussi. « Tu me manques. Ok ? C’est plus fort que moi, ta présence me manque, ta voix me manque, ta chaleur me manque et c’est de ma faute. J’en suis bien conscient. Je me suis juste cru plus fort que je ne le suis. Je t’aime, c’est comme ça. Je vis mal notre rupture et je m’en veux à mort. Traite-moi de connard, de tout ce que tu veux, j’encaisserai mais ne me tourne pas le dos s’il te plait. » Je n’étais pas certain qu’elle m’écouterait, pas plus que je n’étais certain qu’elle veuille me voir, me revoir.
D’accord, j’étais un con mais là, elle ne comprenait pas qu’elle me demandait la lune dans l’immédiat putain ?

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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 27 Mai - 21:55

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

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Je finissais vraiment par croire que nous ne pouvions plus avoir de discussion sans nous prendre la tête, ou ne pas hausser le ton. Ce constat me désolait et me faisait beaucoup de mal. Depuis quand avions-nous cessé d’être des amis ? On arrivait plus vraiment à se comprendre, et un fossé de plus en plus grand était en train de se creuser entre nous. J’essayais, vraiment, mais à un moment donné, je lâchais prise. Il fallait que je me préserve, même si cela signifiait me préserver de Mickaël. Dans un conte de fée, l’amour aurait suffi. Mais nous n’étions pas dans un conte de fée. La vie était moche, très moche, trop moche même. Et aimer ne permettait pas du tout d’aller bien et de s’en sortir. C’était en train de nous ronger. Si je ne pouvais pas rattraper Micka, je devais au moins prendre soin de moi. Je n’aurais pas eu Lyra, oui, j’aurais plus lutté. Mais je n’étais pas seule et je ne pouvais pas me le permettre. Il le savait pourquoi mieux que quiconque. Lui aussi avait une sœur qui comptait sur lui et c’était pour ça que je n’aimais pas savoir qu’il se soit fâché avec elle à cause de moi. Cela n’avait aucun intérêt. Non tu es en train de te fermer encore à une autre personne. Ce n’est pas la même chose. Mais peu importe. C’est à toi de faire ce que tu veux et j’ai rien à y redire. C’était à lui de prendre ses décisions tout seul. Il n’avait pas à me consulter après tout, et il était libre de faire comme il l’entendait. Je n’avais pas à juger ses actions.

Si le sujet de conservation se refit plus léger, nous finîmes une nouvelle fois dans une confrontation. Oui vraiment, je commençais à être lasse de tout cela, si bien que je m’étais décidée à « prendre la fuite ». Cela ne rimait à rien et je ne voulais pas de nouveau que tout parte en vrille comme la dernière fois. Je laissais tomber oui, car je n’avais tout simplement plus la force de continuer. Je lui dis au revoir, et pris la direction de la porte. Ma main était posée sur la poignée quand il me balança sa nouvelle bombe au visage. Mes doigts tremblèrent, si bien que je me forçais à serrer mon poing pour ne pas le montrer. Je prenais une respiration avant de me retourner. Mes yeux lui lançaient des éclairs de colère. Tais-toi ! Tu n’es qu’un imbécile. Un triple imbécile même. Je t’interdis de dire ça ok ? Je ne t’ai jamais tourné le dos. C’est toi qui t’es saboté toi-même et qui m’a tourné le dos. J’ai toujours été là, toujours ! Et toi tu étais où hein ? Tu étais où quand tu me soupçonnais d'être en train de coucher avec d‘autres quand on était pas ensembles ? Ose me dire droit dans les yeux que jamais tu n’as douté de moi ? Parce que tu vois Blanchet, t’en es incapable ! Je t’ai jamais laissé, c’est toi qui m’a laissé, et tout ça pour quoi au final ? T’as pas le droit de me demander de plonger avec toi. Je te laisserais pas me faire sombrer à tes côtés. Tu t’en veux ? Vraiment ? Alors t’attend quoi pour te reprendre en main ? T’attends quoi pour redevenir le Micka que j’aimais ? Et me dit pas que tu l’es toujours car c’est faux. Bon sang mais ouvres les yeux. T’es même pas capable de trouver la signification de mon tatouage, alors que Will’ n’a éprouvé aucun mal lui, et qu’il a tout de suite compris. Il avait pas le droit de me dire que je lui manquais. Il était parti, c’était de sa faute et non de la mienne. J’étais toujours là, malgré tout, mais il était incapable de le voir. J’avais toujours été là pour lui, toujours, alors même qu’il se tapait 36 000 nénettes sous mes yeux, alors même qu’il se retrouvait impliqué dans 1001 bagarres, alors même qu’il vomissait ses tripes après avoir fait des excès, alors même qu’il m’avait embrassé pour mieux me repousser ensuite. Et je serai toujours là pour lui, toujours. Mais ça, il semblait incapable de s’en rendre compte. Comme tout le reste d’ailleurs. Je débordais d’amour pour lui. Mais je le détestais tout autant.








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MessageSujet: Re: Red Light   Mar 27 Mai - 23:36


Elle ne m’avait pas répondu. Pourtant, avoir cette réponse était important pour moi. Mais rien, pas un mot. Bien. D’accord. Je ne répéterai pas ma question. Je savais que j’étais incapable d’être violent avec elle, ça me suffisait, il fallait que ça me suffise. Après tout, je serai le seul à lutter pour ma gueule. Et le fait qu’elle insiste sur le sujet de ma sœur ne me plaisait pas. « Je ne me ferme pas à elle. Mais avoir une discussion où sans cesse tu es la coupable. Non. J’ai fait mes erreurs, tu as fait les tiennes et elle en a fait aussi. Au fond, quelle importance, je n’avais qu’à la laisser croire ce qui lui plaisait, c’est tellement plus commode pour moi, c’est sûr. Mais t’as raison. Oui j’me ferme, d’une certaine manière, c’est bien ce que je fais et franchement, j’m’en porte pas plus mal. Mais je ne me ferme pas pour les gens qui comptent. Rose, Lyra et toi. Je reste attentif pour vous... pas pour les autres. Jamais je ne me fermerai à Rose et tu le sais très bien. Si tu veux me critiquer, te gêne pas, tu fais ça très bien et ça m’a fait du bien même si c’était dur à entendre. Mais là, tu me gueules dessus et c’est pas pour les raisons que t’as invoqué la dernière fois. »
Elle allait vraiment très mal le prendre mais au point où on en était, de toute façon, je ne voyais pas vraiment comment ça pouvait être pire. J’enchaînais d’ailleurs. On était bien parti pour se disputer de nouveau et bien comme il fallait. J’eus un rire amer. « Où j’étais ? Là où je croyais devoir être. Mon tort a été de vouloir aider. Voilà où j’étais. Mon tort a été de vouloir me vider l’esprit parce que je ne voulais pas épancher ma peine et ma colère. J’aurais dû parler, message reçu la dernière fois. T’inquiète pas. Et oui, je suis un crétin jaloux. J’peux bien me trouver toutes les excuses du monde, ça n’y suffirait pas. Mais ne viens pas me dire que je ne me reprends pas en main Mathilda. » Quand je l’appelais comme ça, c’était mauvais signe, un bon vieux ton ressorti tout droit de nos très vieilles disputes. « Parce que c’est ce que je fais. Tu n’aimes tout simplement pas la façon dont je le fais. Quant à ton tatouage... bordel de merde. Je n’en connais peut-être pas la signification mais je sais pourquoi on le fait en général, surtout dans ce genre de circonstances... C’est une marque de passage à une nouvelle vie. Non, je ne sais pas ce que ça signifie et tu n’as pas le droit de me reprocher ça. Peux-tu me dire que tu me connais par cœur ? Je suis sûr que non. »

J’allais être mauvais et je le savais. Elle devait s’en douter aussi. Je l’aimais mais il y avait des choses qu’il ne fallait pas oublier... pas avec moi, pas alors qu’elle n’oubliait jamais rien, pas alors qu’Emy était ressortie sur le tapis la dernière fois... « Tu vas me détester pour ce que je vais dire, tu vas même probablement me haïr mais tant pis. Toi, dis-moi depuis quand tu ne doutes plus de moi. Ose me dire que je n’ai pas failli couler avec toi. Oui, c’est du passé, je sais mais tu veux que je redevienne celui que j’étais avant qu’on soit attaqué, avant que ça n’arrive. Tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Tu me demandes de redevenir un homme qui est mort. Tu peux dire tout ce qui te chante mais tu sais aussi bien que moi que c’est impossible. Toi comme moi on en a trop vu, trop fait. Je suis toujours le même, en un peu plus... fragile peut-être, paumé même pourquoi pas. Mais je suis toujours aussi con, je hais toujours autant ceux que je ne connais pas, je me méfie toujours autant des arrivants même si on est plus chez nous, j’ai toujours envie de casser la gueule au premier mec qui me regarde de travers ou qui te matte comme si tu étais de la viande fraîche. Je suis toujours le même connard qui surprotège sa sœur. Je suis même pire parce que plus d’une fois, j’ai pensé à nos gueules à nous en me disant qu’il était si facile de garder certaines choses pour Rose, pour Lyra ou pour toi. Tu me vois comme... je ne sais même pas comment tu me vois. J’me suis laissé aller, j’te l’accorde et j’ai fait mon deuil à ma façon. Mauvaise, ok, mais voilà le reproche que tu me fais. Quant à William, ou Raulne... J’vais m’expliquer même si ça sert à rien. Je déteste Raulne, ça n’a rien de nouveau et si j’avais pu, si je pouvais, au jour d’aujourd’hui... » Je n’allais pas au bout de ma pensée. « Alors oui, je le déteste d’autant plus parce que tu t’entends mieux avec lui. Et William, toubib, plus facile à vivre que je ne le serai sans doute jamais. Je suis jaloux de ce qu’il est, pas de ce que vous avez. Et là tu vas me dire que t’attends pas de moi que je devienne comme lui sauf que la jalousie, l’envie, ça se contrôle pas si facilement. J’suis pas un ange et tu dois bien te rendre compte que j’ai un sacré paquet de défauts. Mais changer du jour au lendemain, c’est pas possible. » Si je ne me prenais pas la plus grande gifle de tous les temps, j’aurais du bol, surtout avec ce qui allait suivre parce que non, je n’en avais pas fini... j’en étais même très loin. « Ce que tu sembles me réclamer, c’est hypocrite ou alors t’es tellement têtue et butée que t’es incapable de reconnaître un effort quand t’en vois un. J’dis pas que j’suis sur la meilleure des voies mais j’essaie. Combien de temps il t’as fallu à toi pour arrêter de me fuir, de me tourner le dos alors que je tentais tout simplement de te faire comprendre que je t’aimais. Et tu viens me dire que j’ai pas le droit de te dire que tu me manques et que je t’aime ? Mais merde, j’dois faire quoi alors ? Vas-y, dis-moi puisqu’apparemment je ne comprends rien. »

J’étais en colère et ma colère avait toujours été très mauvaise conseillère. Je venais d’être odieux, je venais de ressortir des choses difficiles et pires, je l’avais fait en connaissance de cause mais il fallait qu’elle comprenne qu’elle demandait quelque chose de compliqué dans des délais impossibles. Cela ne faisait que quelques jours et elle s’attendait à voir des progrès fulgurants.
J’inspirais et je la regardais droit dans les yeux, soudain beaucoup plus calme, trop calme. Elle allait sûrement m’en vouloir, me trouver injuste. Si je regrettais ce que j’avais dit, oui, mais je ne m’en excuserais pas. Pas tout de suite en tout cas. Il était bien trop tôt. Je voulais qu’elle comprenne à son tour que je pouvais changer mais que je ne pouvais pas non plus aller contre moi pour lui donner quelqu’un qui n’existait plus comme tel.

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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 2 Juin - 15:22

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

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Je laissais tomber le sujet de Rose. De toute façon, il n’en faisait qu’à sa tête et je ne faisais plus partie de sa vie pour m’en mêler. Cela le regardait, lui et uniquement lui. Je levais les yeux au ciel, mais ne répondit rien. Et puis je n’avais pas envie de m’engueuler avec lui, pas encore une fois même si la tempête finit de nouveau par d’abattre entre nous. Sérieusement ? Encore ? J’étais vraiment lasse de tout ça. J’amorçais un départ, mais il me demanda de rester parce que je lui manquais. Là c’était trop, trop pour que je n’éclate pas. Il n’avait pas le droit de me dire ça, pas le droit du tout. Je me mis à lui crier dessus, à employer son nom de famille même. Je laissais toute ma frustration sortie et ce n’était pas très beau à voir. Mais au moins ça avait le mérite d’être franc et sincère. Je pensais qu’il me laisserait tranquille après ça, que je pourrais partir seulement cela aurait été trop simple. Il lâcha un rire amer avant de me répondre que son seul tort avait été de vouloir aider les autres, pour calmer sa peine. Franchement, j’aurais tout entendu venant de lui, tout. Il venait une nouvelle fois de me donner un coup de poignard et j’en avais assez. C’était avec moi qu’il aurait dû consoler sa peine. Mais il ne l’avait pas fait. Il avait tout fait pour me tenir éloignée de sa vie, tout. Je lâchais un rire mauvais quand il me dit qu’il se reprenait en main. Il en donnait beaucoup l’impression tiens. Quand il finit sa première tirage, je répondais au tac au tac Pas le droit ? Qui es-tu pour me dire ce que j’ai le droit de faire ou pas ? Passage à une nouvelle vie ? Tu crois que je l’ai fait à cause de toi ? Le monde ne tourne pas autour de ta petite personne Blanchet ! Blanchet, oui encore Arrête un peu de te regarder le nombril ! Je l’ai fait pour moi, et uniquement pour moi, pour ne jamais oublier qui je suis et ne suis pas, tout ce j’ai dû faire, et tout ce que j’ai perdu ! Mais ça, ça t’as même pas effleuré une seconde ! Je me retenais de lui dire que c’était un connard fini, même si je le pensais en cet instant. Un connard, un imbécile, voilà ce qu’il était avec moi. Je ne te connais par cœur ? Ah ouais ? Je te connais assez pour savoir que t’as préféré pleurer la mort d’Arthur et d’Emy dans ton coin, que t’as préféré te fermer à moi plutôt que de me laisser t’aider ! Que tu penses que je suis une salope, une trainée qui se tape tout ce qui bouge ! Je ne faisais rien pour calmer le jeu. Pas cette fois. J’avais assez donné la dernière fois. La suite finit de m’achever, au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs. Je lui mis une claque magistrale, qu’il n’avait pas démérité. Ouais t’as raison, l’homme que j’aimais est mort. C’était faux, mais j’étais trop en colère. Ce qu’il venait de me dire… c’est injustifiée et blessant au possible. Et je voulais lui faire mal autant qu’il venait de me faire mal Et à la place, ya toi, le mec que je déteste le plus au monde. C’était horrible, horrible ce que je venais de dire. C’était un énorme mensonge. Je le savais parfaitement et chaque entrailles de mon corps me criait de le détromper tout de suite, et de lui dire que moi aussi je l’aimais et qu’il me manquait aussi. Mais il m’avait fait mal, très mal, trop mal. Alors je lui rendais la monnaie de sa pièce. Et une partie de moi ne pouvaient pas s’empêcher de me répéter que s’il n’était pas capable de savoir que je mentais, c’était la preuve que je l’avais perdu à jamais. Parce que jamais je ne me serais emportée autant contre quelqu’un qui ne comptait pas pour moi. Parce que jamais ses mots ne m’auraient atteint si je le détestais. Les gens que je ne supportais pas, je les ignorais et les laisser dans leur coin. Je ne perdais pas d’énergie pour eux, et ils ne pouvaient pas me mettre dans un tel état.







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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 2 Juin - 18:08


Je l’aimais, c’était certain. Si j’avais bien une certitude, c’était celle-là. Mais je ne pouvais pas tout accepté. Elle me demandait d’être un autre, de changer ou plutôt de redevenir une autre personne. Elle savait qu’exprimer les choses étaient difficiles pour moi, voire même impossible mais elle persistait à vouloir que je mette des mots sur mes sentiments, sur ce que je vivais, sur ce que je ressentais. Je n’y arrivais pas, ou peu et s’il y a bien une chose qui n’avait pas changé, c’était ça.
En bref, pour l’instant, elle me demandait tout simplement la lune, l’impossible. Et ça, même si je l’aimais comme un dingue et bien je ne pouvais pas le faire. J’étais impuissant face à ce qu’elle me réclamait. Et comme je m’en étais douté, aujourd’hui, aucune réponse ne serait la bonne, aucune réponse ne la satisferait à moins que je feigne, que je mente et il en était tout simplement hors de question avec elle.

De tout ce que j’avais dit, rien ne lui plairait, vraiment rien. Je m’attendais même à un sacré retour de flamme. Je l’avais blessée parce que j’étais blessée et le cercle serait probablement sans fin mais je devais réagir, tant pis. Vaille que vaille, je ne laisserais plus ma peur de la perdre prendre le dessus. Il n’y avait qu’à voir où ça nous avait mené. Tant pis.

Que je ne comprenne pas son tatouage et qu’elle me le reproche, je pouvais encor comprendre mais encore Arthur... encore Emy... Je soupirais d’agacement. « Encore Emy ? Mais quand vas-tu arrêté avec elle, elle est morte. Rayée du paysage et j’vais t’avouer un truc. Ça me soulage ! » J’exprimais une part de moi fort peu reluisante. « Tu ne veux pas comprendre qu’elle n’avait aucune importance. Je suis sortie avec elle pour que tu ne te poses pas dix mille questions et voilà où j’en suis. À devoir encore me justifier à son sujet alors qu’elle est morte. Laissons-la dans sa tombe. J’en ai ma claque d’être hanté par cette histoire. Que ce soit par ma culpabilité de l’avoir utilisée ou par ma culpabilité de ne pas être plus touché que ça par sa mort. Elle a été une partie de ma vie et tu en seras toujours la plus grande mis à part Rose. Quant à ma gueule, j’ai compris depuis bien longtemps qu’elle ne serait jamais le centre de l’univers. » Ma politesse prenait les voiles à vue d’œil, comme autrefois mais ça m’étonnerait que c’était cette part de moi qu’elle voulait récupérer. Tant pis. Il faudrait faire avec.
Je riais jaune en l’écoutant. Comme si j’vais jamais été capable d’exprimer ma peine correctement. C’aurait été une grande première. « Arthur a mis des plombes à me faire partager mon chagrin concernant mon père et il a du y aller fort pour ça. Je ne suis pas plus doué pour ça aujourd’hui qu’Je ne suis pas plus doué pour ça aujourd’hui qu’hier. Tu attends de moi quelque chose que je suis incapable de faire facilement. C’est gonflé. Et le jour où je penserai de toi que tu es une salope... et bien je pourrais crever comme un chien. Je n’ai jamais pensé ça d’aucune fille mais alors de toi ? Mais bordel de merde, tu me prends pour qui ? Une de ces pauvres merdes qui voient les femmes comme un trou ? Un vide couille ? Bonjour l’image ! » Ah ça, j’étais ravi, y avait pas à dire. Elle avait une sacrée image de moi et pensée que j’en avais une sacrée d’elle aussi. C’était franchement brillant.

La gifle, ce qu’elle me lâcha, sans doute parfaitement légitime, me fit mal quand même. Pourtant, le fait qu’elle me traite ainsi prouvait une chose... il y avait de l’espoir et c’était pareil de son côté. Sans ça, j’aurai su qu’il n’y avait plus de nous. Mathie ne s’énervait pas contre les gens qui ne comptaient pas. Elle m’en voulait à mort et j’en étais là aussi. « Alors déteste-moi. Hais-moi. » C’était peut-être profondément pathétique quelque part mais au moins, j’avais son attention.

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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 2 Juin - 18:47

Mickaël & Mathilda
Le 17 février 2013

If you'd only hold on, There's a way of letting go. You can start again if you'd only hold on There's a way I'm letting go Won't go through it again


Il ne comprenait rien, il ne comprenait vraiment rien. Je n’en avais rien à faire d’Emy. Je lui avais déjà dit. Il pouvait la pleurer ! Ce que je lui reprochais était quelque chose de bien différent, de très différent même. Ouais, il n’était pas fait pour s’ouvrir quand il perdait quelqu’un mais… Je m’en fous d’Emy ! Tu te rends compte que t’as pas été capable de me faire confiance ? J’étais pas n’importe qui Micka ! J’étais sensée être celle dont tu étais le plus proche ! T’as même pas remarqué que j’ai même pas eu le droit de pleurer aussi Arthur ? Que tu m’as pas laissé le droit de souffrir ? Tu crois quoi ? Que t’était le seul ? Il est mort dans MES bras ! Parce que JE n’ais pas été capable de le sauver. Mais ça, tu t’en foutais complètement pas vrai ? T’as pas été capable de voir au-delà de ton nombril ! T’es comme ça c’est ça ton excuse hein !? J’te rappelle que j’suis pas du genre à me fier aux autres, ni à partager ! Mais avec toi je l’aurais fait ! Parce que t’es pas n’importe qui. Toi t’as pas été capable de t’ouvrir pour une fois ! T’as pas été capable de me laisser partager ton chagrin, de me laisser le pleurer avec toi ! T’es qu’un foutu égoïste ! Tout ce que je demandais c’était que tu me fasses une place, une minuscule petite place ! Je lui en voulais. S’il savait combien je lui en voulais. Et pas parce qu’il m’avait fait passé après non. Parce qu’il n’avait pas été capable de s’ouvrir à moi, celle qui le connaissait le plus, et le mieux, celle qui aurait pu l’aider, celle qui ne demandait que ça. Il n’avait fait que me repousser encore et encore. J’avais beau avoir eu du mal à penser en termes de « nous », je l’aurais laissé rentrer sans problème. J’avais d’ailleurs besoin de lui quand Arthur est mort. J’avais besoin de lui, mais lui, il n’avait pas eu besoin de moi. Et c’était ce qui était le plus douloureux. A bout de nerf, j’avais fini par lui mettre une baffe et lui dire que je le détestais. C’était faux, mais j’avais besoin moi aussi, à un moment donné, de me défendre. Et la meilleure façon que j’avais c’était de lui faire aussi mal qu’il me faisait du mal. Il avait passé tellement de semaines à s’apitoyer sur son sort qu’il n’avait même pas vu combien je souffrais. Il aurait dû être là pour moi, autant que j’avais essayé d’être là pour lui. Mais il n’en avait rien fait. C’était Will qui m’avait aidé quand il était entré dans ma vie. Et Raulne plus tôt, quand nous cherchions un refuge pour les nôtres. Et Micka il était où hein ? Nulle part. Et à chaque fois qu’on se voyait c’était pour que j’essuie des crises de jalousie. Pauvre con. Je m’écartais de lui, avant de balancer dans la pièce ma brosse qui s’écrasa dans un grand fracas contre le mur. Mais ce n’était pas suffisant. Je lui remis une baffe à sa réponse, suivie d’une troisième et qu’une quatrième avant de venir lui marteler le torse à coup de poing. Je le détestais. Je le détestais pour tout et encore plus pour me mettre dans des états pareils. Je le détestais de ne pas me croire quand je lui disais que je le détestais. Je le détestais de comprendre que je ne le détestais pas. Va-t-en… Dégage d’ici Micka Ma voix était brisée. Je le détestais pour ça aussi. Et à cause de lui, je rompais la promesse que je m’étais faite. J’étais secouée de nouveaux sanglots, qui plus est devant lui. Je le bousculais de mes mains pour qu’il s’en aille et me laisse en paix.







Si simple et si sérieuse, si belle et si rêveuse, quand je l'embrasse et l'écoute. Je te rejoins sur la route. Si grande et si fragile la force mais pas tranquille. L'orage est passé les gouttes coulent le long de ma route. Du haut de là haut de l'au-delà. Si courte et si sensible la loi la plus terrible. Et si quelques fois je doute je te regarde sur la route
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MessageSujet: Re: Red Light   Lun 2 Juin - 21:05


Je l’écoutais attentivement mais n’en demeurais pas moins convaincu. Ce n’était pas une question de confiance. Pas cette fois. Ça aurait pu, avant et avec n’importe qui d’autre d’ailleurs mais pas elle. Et puis elle ne se fichait pas d’Emy, le sujet ressortait quasiment à tous les coups, à chaque prise de bec. J’avais peut-être été égoïste de ne pas partager ma peine si ça l’avait empêché de faire son deuil, c’est vrai. Mais je n’avais jamais dû faire mon deuil avec quelqu’un. Pas même avec Rose. Nous l’avions vécu différemment tous les deux. Donc oui, je pouvais comprendre qu’elle le prenne mal mais pas accepté qu’elle me le reproche. « Tu me reproches quelque chose dont je n’étais même pas conscient. Et je sais pour Arthur ! Du moins, j’ai appris ça ici en écoutant des gens parler. » Parce que ça, je ne le savais pas à notre première engueulade sous ma tente... « Je t’ai fait du mal et j’en suis désolé mais je ne pouvais pas savoir que la façon dont je faisais mon deuil t’empêchait de faire le tien. Quant à la place mais bordel... je veux que tu envahisses ma vie depuis des mois ! Des mois bordel ! Ok, j’étais loin de pouvoir gérer mais ça n’empêche que c’est vrai. Que tu me croies ou non. » J’enchaînais, elle n’était sans doute pas disposée à me croire. « J’vais pas m’excuser éternellement. J’ai merdé et j’ferai ce qu’il faut mais me crucifier, ça sert à que dalle non plus. ! J’suis pas un saint et tu l’as toujours su. T’as peut-être vu une autre image de moi, j’en sais foutre rien mais c’était pas la bonne. J’suis à des milliers de bornes d’être facile à vivre. J’suis un sale con et tu le sais très bien. » Je criais toujours, je n’avais pas franchement eu l’occasion de me calmer entre deux répliques et je montais vite dans les tours.
J’me cachais pas derrière la façade du sale con, j’en étais vraiment un. Mathie l’avait oublié ou m’avait idéalisé peut-être. J’avais des tords, et un sacré paquet même... mais elle en avait aussi, fallait quand même pas charrier. J’pouvais pas plier, plus maintenant. En discutant, j’avais réalisé une chose, on avait construit notre relation sur des bases merdiques, il était temps de reconstruire ou tenter en tout cas. Au moins, on aurait fait ça bien. J’assumais sa colère, sa rancune et tout ce qu’elle pouvait me reprocher, je l’avais abandonné, j’pouvais pas nier, j’avais pas d’excuse. Ce que je lui avais balancé avait du vrai mais n’avait normalement rien à foutre dans notre dispute. Sauf que la colère me faisait toujours dire des choses plus blessantes que je ne l’avais voulu.

Je la laissais décharger sa colère en jetant sa brosse. J’irai la rechercher après... Je la laissais même me frapper alors que j’avais juré de ne jamais laisser aucune femme passer sa colère ainsi sur moi. Et pourtant. Qu’elle passe donc ses nerfs, sa rage, sa colère si ça lui faisait du bien. Je ne bougerais pas d’un poil. Je ne reculerai pas, pas même quand elle tenta de me faire dégager, je la serrais un moment dans mes bras, essuyant ses joues avant de l’embrasser sur la joue droite, près de l’oreille. Un geste qu’elle me ferait regretter parce que trop intime, trop lourd de sens. Je ne renoncerai pas. Je reculais et allais mettre la brosse sur une table. J’ouvrais légèrement la porte, à peu près sûr de savoir William dans les parages, qu’elle lui ait dit de se tirer ou pas.
Je lui fis signe de venir alors que je sortais en mettant la porte contre pour ne pas laisser l’occasion à qui que ce soit de la voir comme ça. Je savais que William me détestait et me détesterait d’autant plus... mais elle, il y tenait. « Elle a besoin de toi, pas de moi... » J’hésitais puis je rajoutais. « Merci de t’occuper d’elle. » Je l’aimais mais elle n’avait vraiment pas besoin de moi, pas dans cet état. Comme je me l’étais promis, j’irai la voir pour lui annoncer mon départ quand il aurait lieu et je viendrai la trouver à mon retour. Si je revenais car rien n’était jamais garanti dans ce monde de merde.

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MessageSujet: Re: Red Light   Aujourd'hui à 6:05



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