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MessageSujet: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Jeu 1 Mai - 16:56

Le monde n’était que désolation depuis que nous avions quitté Louisville, j’aidais les enfants avec quelques cours par-ci, par-là, mais je ressentais surtout le manque de ma maison, de mon confort. Désomais nous vivions sous des tentes, tente dans laquelle je me retrouvais parfois seule vu que ma sœur partait souvent. Nous avions pris nos distances, cela faisait deux mois que nous avions été sur les routes, que nous avions quitté notre maison sur le bord de la côte, tout avait été détruit, pillé. J’avais récupéré ce que j’avais pu, mais pas grand-chose. La marche avait été longue, la faim avait été présente. Je ne m’étais pas plein, mais encore aujourd’hui j’avais d’horribles douleurs au niveau de mon estomac. Déjà que je n’étais pas grosse, j’étais devenue maigre avec cette marche. Mais j’avais montré que j’avais de la vivacité, que je voulais vivre, enfin surtout survivre. C’était ce mot-là qui était exact. Nous ne parlions plus de vie mais de survie. La station service, j’étais arrivée ici il y a quelques semaines, je commençais à m’habituer à la vie, peu à peu. Mais ce n’était pas facile, ce matin même, j’avais mis un pull et ma veste que je trainais depuis un moment, j’enfilais mon jeans. Je n’avais plus beaucoup d’amis, en vie j’entendais. Du lycée ? Entre ceux qui avaient fui depuis longtemps et ceux qui étaient décédés avant d’arriver à la station service, forcément ça avait fait une sorte de sélection naturelle.

Je me rendais dans la zone est du district, Arthur devait être là-bas. Tombée sur lui par hasard ? Oui c’était en quelque sorte l’un de mes buts, je n’étais pas très discrète, qu’est ce que je fichais dans l’est, alors que j’étais plus souvent dans le district nord avec ma sœur, où se trouvait ma tente. Je serrais mon écharpe autour de mon cou correctement et commençais à avancer, les yeux baissés. Le froid me faisait tirer la peau au plus fort, et avec les -10 que l’on pouvait attendre. Sauf que, en baissant la tête, comme disait ma mère, ce n’est pas en regardant tes pieds que tu vas cesser de tomber. Et je rentrais dans une jeune femme un peu plus vieille que moi, enfin c’était ce que je supposais. Relevant la tête, oui elle était plus vieille que moi. « Je suis désolée. Je ne regardais pas où je marchais… »


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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Jeu 1 Mai - 19:23

Vous savez quand on vous dis, que votre vie est déjà toute tracée. On m’avait prédit une vie confortable, loin du besoin, dans un appartement de standing à Paris, j’aurais peut être terminé directrice artistique d’un Opéra ou de je ne sais quoi. Une grande école de Danse sinon. Je regardais autour de moi, et tout ce que je voyais, c’était la couleur verdâtre de mon nouveau logement, une tente. Louisville avait succombé aux flammes, et personne n’avait réussi à la sauver. Etienne était mort dans l’incendie de la clinique, tout avait brûlé, tout était parti en fumée. Etienne était mort, j’avais pu récupérer un sac, quelques vêtements et quelques boîtes de conserves,, un butin peu glorieux. Il avait fallu laisser Louisville brûler. La séparation avait du être plus dure pour certains, c’était leur ville. Pour moi, c’était l’espoir d’une vie normale. Parti en fumée avec le reste des ruines. Brûlée et Pillée, le soir de la Saint Sylvestre. Et bonne année.

Mais ce n’était pas tout, imaginez aussi mon horreur quand je ne trouve pas Alexandre, nulle part. Je l’ai cherché partout, paniquée, toujours paniquée, perdue, effrayée, plus aucun repère, comment allais-je pouvoir me reconstruire si je n’avais plus rien sur quoi me reposer ? Je l’avais trouver, inconscient, dans une sorte de semi coma, on m’explique sur les pilleurs avaient… Je me souviens avoir été soulagée de savoir qu’il était en vie, mais apeurée à l’idée qu’il ne le reste pas. Et cette marche interminable, j’étais devenue de plus en plus maigre au fil des jours, souffrant du froid, me couvrant avec tout ce que je pouvais. Et je déprimais de plus en plus, ne voyant pas Alexandre se réveiller.

Les choses avaient évoluées depuis, pas mon poids, ni mon moral, mais je le sentais bien, je me renfermais, et la première victime de tout cela c’était Alexandre. Je crois même que je commençais à l’éviter, l’idée de le perdre m’avait trop fait souffrir. Je sortais de la tente, emmitouflée dans tout ce que j’avais, je souffrais terriblement du froid, ma carrure frêle de base n’aidait pas des masses, j’avais les joues plus creuses, le visage plus terne, et les cheveux plus longs. Si vous pensez que j’avais le temps e penser à mes cheveux, je voulais surtout sauver mes orteils et mes doigts. Je quittais la tente, il n’y avait rien la dedans à part mon spleen. Moi qui avait tant lutté pour accepter que mon ancienne vie était morte, voilà que je devais enterrer la seconde, alors que j’avais à peine commencer à la construire. Un coup dur, et un nouveau poids sur mes épaules. J’étais incapable de rien, je tournais en rond, je voulais aider, mais j’étais trop faible physiquement pour faire quoique ce soit d’utile. Je soupirais, on nous disait de faire attention à nos affaires dans les tentes à cause des pilleurs, qu’ils pillent, je n’avais plus rien. Je vissais un bonnet sur ma tête, m’entourant le coup d’une lourde écharpe, et je me mettais à errer un peu au hasard, si je restais assise dans la tente, j’allais devenir folle. Perdue dans mes pensées, je ne regardais plus vraiment ou j’allais et bien rapidement je me retrouvais à bousculer involontairement une jeune fille. Elle s’excusa, je la regardais, lui souriant faiblement.

Non, c’est moi. Il y a pas de soucis. commençais-je.

Elle était plus jeune que moi. De quelques années à n’en pas douter. Je restais là, à ne rien dire. Je crois que je cherchais la compagnie d’une certaine manière, mais pas forcément celle d’Alexandre. Etait-ce étrange ?

Euh… Valentine. repris-je en lui tendant la main

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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Ven 2 Mai - 8:54

Les forces nous manquaient, au cours de la marche interminable j’avais compris que notre vie à Mathilda et à moi ne serait plus jamais pareil, on nous donnerait plus jamais la même chose. Ma sœur était une battante je n’en doutais pas, contrairement à moi qui avais pu la suivre jusqu’au bout. Sans elle je serais certainement déjà morte. La volonté de vivre je l’avais eu dès le soir du 31, je me rappelle de la peur que j’avais eu dans l’établissement scolaire où l’on distribuait les repas, les rires qui s’étaient transformés en cris, les pilleurs qui commençaient à frapper, ma cheville avait pris un coup à ce moment là. Je l’avais bandé avec ce que j’avais trouvé pendant quelques jours et c’était passé. Les éléments que nous possédions désormais étaient rudimentaires, on ne pouvait plus espérer grand-chose. J’avais vu ma maison en flamme, le temps de récupérer quelques affaires qui n’avaient pas brulé, ma chambre d’enfant. Je me souviens avoir pleuré en voyant ça. Ma vie n’était pas tracée mais j’avais des projets. Vous savez un peu le rêve de toutes les filles en terminale, je pensais finir par partir à Caen, faire mes études, finir avec un Master, avoir un mari et des enfants. Un bon travail. Les études ? J’avais peut-être plus de chance que d’autres, j’étais allée jusqu’en terminale. C’était ce qui me confortait un petit peu, mais aujourd’hui les études on en avait peu à faire, il fallait tout reconstruire, ce n’était pas du cerveau qu’on nous demandait c’était des muscles.

Beaucoup de mes amis du lycée n’avaient pas survécu pour ceux qui étaient partis avec nous, je ne savais pas par quel miracle j’étais arrivée au bout. La volonté ? L’envie de montrer à ma sœur que j’étais capable, ou la peur de la mort ? Je n’en savais rien. Peut-être que la mort aurait été enviable, peut être qu’elle aurait été rapide. Qu’en sais-je ? Elle aurait peut-être eu une fin moins douloureuse. Mais non, je ne pouvais pas me laisser abattre de la sorte, j’étais là pour m’en sortir point. Je n’avais pas fait tout ça pour rien. Et c’était ce à quoi je pensais tous les matins, ce à quoi je pensais là tout de suite en avançant et en rentrant dans une jeune fille. La dureté du voyage avait été visible sur elle, je voyais ses joues creuses, comme les miennes je supposais, mes cheveux étaient dans un état déplorable, moi qui les avais long et beau avant tout ça. Oh ils étaient toujours longs, mais plus très beau. Souvent je les attachais en chignon pour ne pas qu’ils viennent à m’embêter. « Lyra » dis-je en tendant la main, enfin en serrant la sienne pour être exacte. Son visage me disait quelque chose « Vous venez de Louisville non ? » demandai-je. Les gens venaient de partout, j’en avais perdu mes repères.


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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Sam 3 Mai - 19:25

Je la trouvais jolie. Et je pense qu’avec les évènements récents, la faim et l’exode, elle devait faire un peu plus vieille que son âge. Les choses allaient-elles s’arranger un jour ? Quand j’y pense… je n’espérais pas vraiment. On m’avait fait miroiter une vie simple, mais une vie entre quatre mur, avec plus qu’un sac de couchage pour dormir. Moi qui pensait que les choses allaient de mieux en mieux à Louisville, je m’étais lourdement trompée. J’étais victime de tout, insomnie, insécurité, et cauchemar. Je n’avais pas vécu de traumatismes physiques particulier lors de l’arrivée des pilleurs le soir du 31 décembre, mais voir tout ce que j’avais commencé à apprécier partir en fumée m’avait simplement … vidée d’un peu tout. Mes espoirs, en fumée. Mes envies, en fumée. Il ne restait que des cendres d’une vie que je n’aurais jamais pu avoir. Je n’aimais pas me voir en victime, mais c’était tout ce que j’étais en ce moment. Elle me donna son prénom. Normalement j’aurais eu un grand sourire, contente de rencontrer quelqu’un d’autre qu’Alexandre. J’esquissais une sorte de grimace qui se voulait être un sourire. J’avais alors envie de m’excuser directement de cette grimace, mais elle allait me prendre pur une folle à coup sur. Je le relevais les yeux, le sourire triste. Autant dire, donc, que ce n’était pas un sourire.

Perdre Etienne avait été un nouveau coup dur. Il ne me restait qu’Alexandre. Et je l’avais presque perdu lui aussi. J’avais l’impression d’apporter la guigne autour de moi, c’était assez dérangeant. Je n’arrivais même plus à trouver le confort de l’inconscience que peut apporter le sommeil. J’avais l’air fatiguée, j’avais l’air déprimée, j’avais l’air terne. Et même si je m’en rendais compte, je ne faisais rien pour y remédie. Pouvais-je même me plaindre ? J’étais en vie. Mais ce n’était plus qu’une demi-vie, une vie de survie, rien de plus. La station de service, le camp, les districts, tout ceci est si gris, si triste. Il n’y a plus de soleil, il n’y a plus rien qui apporte de la joie. Les seules choses qui m’apportait un peu de réconfort en ce moment, c’était Isabelle, et sa famille, Alexandre, sans que je sache trop comment et Christophe, qui arrivait à dérider de temps en temps. Je pris une longue respiration. Elle me demande si je venais de Louisville. Je déglutis difficilement. Pouvais-je lui dire que j’étais de Louisville ? J’étais déjà une réfugiée la bas. Et je le suis encore aujourd’hui. plus encore qu’avant même. Je n’étais pas native de Louisville, mais c’était le seul endroit que j’avais pu appelé « chez moi » après les bombes.

Oui, je suis arrivée de Lousville… Mais je ne suis pas de la ville. répondis-je en glissant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

Elle aussi je suppose, pour qu’elle me pose la question. J’étais d’une faiblesse terrible. Incapable d’aider à quoique ce soit, utile à personne, une pique assiette, tout ce que j’avais voulu éviter à Louisville. Je frissonnais. Allais-je simplement un jour pouvoir me relever. Je regardais ma main serrer la sienne. Ma main maigre, à l’image du reste. A ce rythme là, j’allais mourir de faim, ou d’une maladie nulle. Une fin pathétique, c’est tout ce qui nous attendait.

Toi aussi ? Tu es arrivée de Louisville ? Ce n’était pas parfait, mais au moins, on savait plus ou moins ou on en était…. déclarais je sans trop réfléchir.

Je regardais autour de moi, des tentes, et des tentes, et encore des tentes, toujours des tentes. Dîtes le à tout le monde, il n’y a rien d’autre que des tentes ici. Je soupirais. C’était ça, je ne savais plus ou j’en étais, avec moi-même, avec Alexandre, avec … tout.



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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Mar 13 Mai - 21:35

Chacune des personnes présentes ici avait perdu beaucoup de choses, une vie, une entité, des gens à qui ils tenaient chacun, nous étions tous dans la même situation ne sachant pas trop à quoi s’en tenir. Dans l’idée principale, nous avions tous eu une vie plus ou moins heureuse avant, plus ou moins vivable parfois, mais en tout cas quelque chose qui pouvait s’apparenter à une vie. Ce qui n’était pas plus mal. Ici ce n’était pas une vie mais de la survie voilà. Quand on commençait à faire des trous supplémentaires dans nos ceintures parce qu’elles étaient encore trop grandes, ou bien que quand je me regrettait j’avais l’impression d’avoir perdu toutes mes forces quelque part ailleurs. Je n’avais pas le droit de me plaindre pour autant je savais que j’avais au moins eu la chance de survivre ce qui n’était pas plus mal. Cette idée me donnait froid dans le dos, les corps abandonnés des gens que nous n’avions pas pu sauver, les épidémies étaient nombreuses, je me surprenais de cette force de survie que j’avais encore en moins, je ne m’en croyais absolument pas capable. Et pourtant je l’avais fait, si vous m’aviez demandé avant ce 21 septembre 2012 si je pouvais survivre, je vous aurai très certainement répondu que j’aurai été dans les premières à mourir. Nous développons souvent une capacité de survivre qui ne peut que se voir une fois que nous sommes confrontés à ce genre de problèmes. En même temps peu d’entre nous avions déjà vécu une telle situation avant.

« Je suis aussi arrivée de Louisville » lui répondis-je avec un sourire sincère mais faible, j’essayais encore d’être un peu positive « J’habitais là bas avec ma sœur avant. » Avant quoi ? Avant pleins de choses, avant les bombes avant que tout s’écroule, avant que notre vie devienne un calvaire, avant que notre vie ressemble à de la survie. « J’aimais bien Louisville, j’y vivais déjà avant septembre 2012. Vous étiez arrivés il y a longtemps ? » demandai-je par curiosité. Dans cet univers de tente, on aurait pu se croire à un camping si ce n’était pas le froid de l’hiver qui nous obligeait à claquer des dents à chaque fois que nous sortions.


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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Sam 31 Mai - 13:45

Tellement de choses changées en si peu de temps, que j’en perdais parfois le compte. Parfois, il m’arrivait de me demandé si je n’allais pas me réveillé de ce terrible cauchemar qu’était ma vie actuellement. Ou au moins, me réveiller … avant que Louisville ne soit détruite. Ce n’était pas grand chose à demander ? Ou peut être était-ce demandé l’impossible. En tout cas, la nuit du nouvel an restera quelque chose graver dans ma mémoire, et ce n’est pas tout de suite que je fêterais la Saint Sylvestre dans la joie et dans la bonne humeur. De toute façon, je n’avais ni l’un, ni l’autre en stock en ce moment, juste de la déprime, et de la nostalgie, autant vous dire que je n’étais pas de très bonne compagnie en ce moment. Alexandre me supportait, c’était comme ça que je le voyais en ce moment. Ce nouveau coup dur, ne m’avait pas endurcie, au contraire, il m’avait fragilisé, et je n’étais pas faîte sur des bases tes solides. J’avais mes bons jours bien entendu, mais le nombre de mauvais jours les dépassaient largement. Le froid, la faim, la faiblesse, rien ne me donnait envie de me lever le matin.

Lyra, déclarait qu’elle arrivait de Louisville aussi. Elle souriait faiblement, mais elle semblait sincère, en même temps je suppose qu’être hypocrite et mentir demandait beaucoup trop d’énergie, pour en gaspiller pour ce genre de comportement. Je lui rendis son sourire, même si je supposais que ça ressemblait plus à un sourire en coin mais plein de bonnes intentions. Je n’étais plus très à l’aise avec les inconnus, non pas que je m’en méfiais, mais ça voulait dire que j’étais capable de m’attacher, et dans le contexte actuel, je voyais cela comme la seule forme capable de me blesser. Elle reprit, en disant qu’elle habitait là bas avec sa soeur, elles avaient donc perdu leurs foyer aussi. Au moins la guerre rapprochait les gens et leur donnait de tragiques points communs, je hochais la tête. Elle me demandait ensuite depuis combien de temps je m’étais établie à Louisville, après avoir ajouté qu’elle y habitait avant les bombardements. J’habitais Paris, la ville en ruine, le tas de cendre qui servait de capitale avant. La gigantesque tombe qu’est Paris, c’était ce que j’appelais avant mon chez moi.

J’habitais Paris. répondis-je comme si ça voulait tout dire.

Je glissais une main dans mes cheveux terne avant de soupirer, essayant de ne pas me laisser aller à la déprime. En arrivant à Louisville je ne pensais pas pouvoir surmonter la fin de Paris, et la fin de ma famille, mais au fur et à mesure, j’arrivais à avancer, et à passer à autre chose sans jamais oublier. Mais après la chute de Lousville, je ne voyais pas vraiment d’avenir pour moi. Juste de la survie. Et encore, à ce rythme, j’allais mourir avant le printemps.

Je suis arrivée quelques jours après, à Louisville. Je n’étais pas … de la ville même.

Mais la voir détruite m’avait fait le même effet. Ou presque le même. Je savais ce que ça faisait de tout perdre à cause de la bêtise humaine.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Lun 16 Juin - 11:36

Nos rations étaient réduites pour qu'il y en ait pour tout le monde, le temps n'était pas forcément clément, les forces commençaient à nous manquer et surtout ce qui nous permettait encore de survivre c'était que nous ne passions pas notre temps allongé dans une tente à ne rien faire. J'étais persuadée qu'il devait y en avoir dans les tentes qui passaient leur journée dedans sans pointer le nez dehors, sans vouloir voir d'autres personnes. D'un côté je pouvais les comprendre, d'un autre je ne savais pas comment on pouvait être cloitré ainsi en attendant que la faucheuse vienne vous chercher. C'était se penser faible. Me bouger un petit peu même si je n'étais pas non plus une des plus utiles dans le camp, ça me permettait de me rendre à l'évidence qu'il y avait des gens qui étaient dans un état pire que le mien et que je n'avais pas le droit de m'apitoyer, j'étais vivante et je marchais. C'était ce qui me donnait encore de l'espoir, c'était ce qui me donnait encore un peu d'avenir. Je savais que pendant que je bougerai dans le camp, j'étais encore apte, et capable de faire des choses et que je ne deviendrais pas folle assisse à ne rien faire.

En tout cas c'était ma vision des choses, elle était peut être un peu réduite mais vous savez on ne m'avait pas dit de réfléchir, ici il fallait agir. Nos paroles étaient succintes mais en même temps je comprenais ce qu'elle voulait par "Paris" la ville avait été victime rapidement et surtout détruite très rapidement aussi. Cela nous avait apporté une floppée de réfugiés d'un coup sans que nous comprenons vraiment. Aujourd'hui je comprenais cette situation vivre l'endroit où on avait grandi en se disant que jamais on ne le reverrait ce n'était pas le décision la plus facile à prendre mais souvent nous n'avions pas le choix. Ah d'accord. Je comprends. Enfin j'essaye disons que... Ce n'était pas facile de quitter du jour au lendemain et de tout voir détruit. Alors deux fois de suite. J'étais maladroit dans les paroles, je le sentais et je me mordais la lèvre à cette idée


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MessageSujet: Re: - l'avenir est donné à ceux qui ont encore un peu d'espoir - valentine    Aujourd'hui à 15:36



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