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MessageSujet: Going to try with a little help from my friends    Dim 27 Avr - 17:16

J’avais demandé à plusieurs personnes, remué le camp improvisé en long, en large et en travers, afin de trouver des gants avant tout, et éventuellement des outils qui pourraient aider à récupérer des plantes avec leurs racines, plutôt que de les arracher. Parce qu’il fallait ça, si on voulait en faire pousser d’autres, non, leurs racines ? J’envoyais valdinguer un caillou au loin. J’allais devoir demander à Raulne si je pouvais récupérer des trucs dans les objets qui étaient dans la boutique de la station et qui avaient été stockés. Pas que ça me faisait chier mais… si en fait, un peu. Même s’il avait reconnu que ça pouvait être nécessaire, il m’avait quand même rit à la gueule, d’une certaine manière. Alors non, franchement, lui demander son aide même indirecte pour ça, j’étais pas chaude. Lui demander aller très certainement m’arracher la gueule. J’avais pas le choix pourtant.

Je soupirais, et continuais à marcher d’un bon pas vers l’un des postes de surveillance qui entouraient le camp. Il gérait la défense, après tout, le trouver là n’était pas improbable. J’avançais trop lentement à mon goût, malgré tout. Si mon bras avait pu se rétablir avant l’attaque à Louisville qui avait voulu qu’elle soit rayée de la carte, j’avais été sérieusement blessée, et quand bien même j’aurai voulu que ça soit le cas, je ne pouvais pas soigner ma jambe et toutes les séquelles subies d’un claquement de doigts. Alors je m’efforçais d’ignorer les douleurs et ma difficulté à marcher correctement, avançant bien trop vite mais sans y prêter attention.

Mon esprit était de toute façon focalisé sur la façon dont j’allais présenter les choses à Raulne. J’avais envisagé d’inventer des cracs, prétendre vouloir récupérer des planches ou quoi pour protéger la ville au mieux, et avoir besoin de gants pour éviter de me choper une maladie en tentant de virer un clou rouillé ou je ne sais quoi, mais c’est pas dit qu’il m’aurait crue. De toute façon, si j’étais revenue sans… Bref. Je soupirais, alors que je le voyais dans le poste dont je m’étais approchée. J’allais lui dire la vérité, voilà tout.

« Raulne. J’ai besoin de gants, et éventuellement de quoi déterrer des plantes. Parce que oui, je compte bien réellement essayer d’avoir de quoi faire des trucs de soins avec. Y’a une civile qui travaillait dans les plantes qui va m’aider. Et elle va aussi se renseigner auprès de Reh, le médecin pas l’autre, s’il s’y connaît et peut nous aider. Elle veut bien essayer. Mais faut lui trouver des bouquins – et des plantes. Et y’en a qui sont peut-être vénéneuses. Je veux pas m’attraper une connerie et crever pour ça avant même d’avoir essayé de faire les remèdes. J’ai besoin que tu demandes à qui de droit de m’en donner. Il devait bien y avoir des gants, et des conneries pour creuser la terre, ou qui pouvaient être utilisées dans ce but là au moins, dans la boutique de la station, non ? Tu vas essayer ? »

Directe, j’allais droit au but. Inutile de perdre de temps en politesse ou quoi que ça soit d’autre.


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Dim 27 Avr - 18:17

Je m'étais endormi. Il n'avait pas fallu longtemps, pourtant. J'étais venu au poste de surveillance près du poste nord pour pouvoir prendre la mesure de l'équipe présente. Ils étaient tous plutôt compétents, et il y avait forcément des choses à revoir mais quelques minutes avaient suffi. Certains tenaient mal leur arme, d'autres ne regardaient pas assez bien vers les coins les plus dangereux. Je m'étais posé pour les encadrer, et mon regard s'était perdu dans le lointain. Je n'étais pas là en renfort, et j'avais fait du café pour tous les mecs du poste avant de m'endormir comme une merde. Comme d'habitude, j'avais eu le sommeil plutôt agité. Je me revois encore. Entouré d'ombres hurlantes, mon flingue entre les mains. La crosse contre mon épaule, les chocs successifs à chaque coup de feu qui imprimait son recul contre mon articulation. Les hurlements qui se renforcent. Les gerbes de sang, les douilles qui rebondissent sur le sol en teintant. Les fantômes de mon passé sont encore après moi. Je vois, j'imprime tous leurs visages. Je ne peux pas m'empêcher de leur hurler ce que je ne veux pasles tuer, que c'est leur faute. Que je leur ai donné l'ordre de reculer, que je leur ai demandé d'arrêter de s'en prendre à mes hommes. Qu'ils ont eu leurs chances, mais qu'entre eux ou mes hommes le choix est vite fait. Tout ce que je n'ai pas pu leur dire ce jour là. Je sens toujours ces vieux démons au fond de moi. Les civils ont reculé, et hurlent toujours leur détresse et leur agonie dans le lointain, par delà les arbres sombres d'un enfer de désespoir. Je me revois cheminer parmi les blessés. Pas de témoins. Pas de pitié. J'aligne chaque survivant, chaque blessé qui se traîne, qui pleure et qui appelle sa mère, ou n'importe qui pour venir à son secours. Je presse la détente, et prend aussi leur âme. Quand je me retourne derrière moi, mes hommes ont le visage des démons. Je me réveille en sursaut, manquant de tomber de mon siège improvisé, contre des pallettes de fournitures recouvertes d'une toile plastique. Mon cœur bat la chamade et j'ai le coin de l'oeil humide. Je grommelle dans ma barbe en m'essuyant d'un air bourru avec le coin de ma veste. J'ai froid, malgré la vieille couverture que j'ai jeté sur moi. Il fait froid ici, le poste est ouvert à tous les vents. Le feu dans le vieux bidon d'essence n'atténue qu'à peine la morsure du froid. Je me redresse pour chasser tous mes vieux souvenirs. Je regarde avec suspicion mes hommes autour de moi, qui me jettent des coups d'oeil à la dérobée. Qu'ais je fait qui les inquiète, pendant mon sommeil ?


Mon humeur ne s'améliore pas, même après le café d'un marc utilisé et réutilisé que j'ai fait réchauffer au dessus du feu. Je me retourne en entendant des bruits de pas, et aperçoit Beaumarchais qui marche tant bien que mal dans ma direction. Je fronce les sourcils. Que me veut elle ? Ce n'est pas qu'on ne s'entend pas mais je sais qu'elle me considère tout de même d'un œil relativement négatif pour tout ce que j'ai pu lui sortir la dernière fois, avant qu'elle ne reçoive ses blessures. 'écoute ce qu'elle a à me demander. L'idée n'est pas mauvaise ; depuis Louisville nos stocks de médicaments sont désespérément bas. Je crois comprendre qu'Eléanore est dans le coup, ce qui me plaît tout de suite beaucoup moins.



| Salut, Beaumarchais. Quand t'as une idée tu l'as pas ailleurs, toi, hein ? Je dois pouvoir te trouver ça, même si en fait les fournitures de travail c'est plutôt le rôle de Fontaine. Moi, je gère plutôt les stocks d'ordre militaire, armes et munitions principalement. Mais j'ai les clefs, donc on peut y jeter un coup d'oeil. Qu'est ce que vous pensez produire ? Et surtout, comment vous comptez cultiver quoi que ce soit en plein hiver? |



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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Dim 27 Avr - 23:36

Monter dans les postes avait réveillé les douleurs dans ma jambe, et autant dire que si Raulne était désagréable, j’allais pas prendre sur moi cette fois. Surtout que ses sourcils froncés n’annonçaient rien de bon. Putain, j’allais peut-être réellement lui foutre mon poing dans la gueule. Surtout vu ce que j’allais lui demander, il n’y avait qu’un pas minuscule à faire entre le fait que je prévois de faire pousser des plantes pour faire des remèdes, et celui que je jardine « comme les femmes parce que c’est une tâche de femme ». Je l’entendais déjà me dire ça, et m’énervais même un peu toute seule. Je soupirais, continuant à avancer, cherchant quand même à me calmer. C’était pas lui qui venait vers moi pour me confier un truc à faire, c’était moi qui venais lui demander un truc dont j’avais besoin. Conclusion, je devais faire profil bas autant que possible, avant qu’il ne m’accorde ce qu’il me fallait. J’allais pas fermer ma gueule s’il me manquait de respect pour autant… Pas qu’il l’ait nécessairement fait directement, mais je savais très bien son opinion horripilante sur les femmes.

Il ne me fallut pas tant de temps pour distinguer Raulne plus précisément. Il avait une sale tête. Je savais pas trop pourquoi. J’étais pas mal dans le flou sur ce qu’il était arrivé à qui quand Louisville avait été attaquée et j’avais du mal à me tenir au courant. En même temps, rester dans le coma aidait pas… Toujours est-il que sa gueule avait pas la fraicheur des beaux jours. Si on pouvait considérer qu’on avait encore des beaux jours. Des jours moins pires, peut-être. Enfin bref, moi j’avais un peu plus de tact que lui, je comptais pas lui dire. Pas pour l’instant en tout cas.

« Si je l’avais ailleurs, ça serait vachement moins efficace, et un peu plus difficile d’y réfléchir, tu penses pas ? Enfin après tu te les mets où tu veux, tes idées à toi… » Il s’attendait à ce que je dise quoi ? Que j’aimais bien semer mes idées histoire de les oublier ? Et puis en plus, bah, c’était quand même important, merde. Je haussais les épaules, quand il me dit que Fontaine gérait plutôt les stocks de fournitures. Il s’attendait vraiment à ce que je le sache ? J’étais dans les vapes quand on était arrivés à la Station D57, alors la répartition des choses, qui les géraient, comme ça se passait, j’en avais rien à carrer. Il était militaire, à notre tête, alors j’allais lui demander à lui, ni plus ni moins. Surtout que j’avais jamais du échanger plus de deux mots avec Fontaine – alors malgré le fait que Raulne soit une putain d’écharde plantée dans le pied quand il s’y mettait, ouais, je m’adressais à lui.

Je réagissais donc même pas, préférant rebondir sur ce qu’il pouvait fournir. « Tu pourrais nous en avoir plusieurs ? Au moins des gants. Des fois que je sois pas la seule à y aller. Valiosky voulait se joindre aux expéditions si y’en avait des spécialement lancées pour ça, alors il serait peut-être bon qu’elle et moi en ayons. Enfin, le maximum serait le mieux de toute façon, mais on va pas piller toutes les réserves, quoi… Mais si on peut y jeter un coup d’œil, c’est top. Valiosky pourrait se joindre à nous ? Qu’elle estime ce dont on pourrait avoir besoin ? »

J’arquais un sourcil, quand il se mit à me poser des questions plus précises. Il s’attendait vraiment à ce que j’ai des réponses ? Je lui avais déjà dit ne rien y connaître, la dernière fois, alors savoir comment cultiver en plein hiver, sérieusement ? Je haussais là encore les épaules. « J’en sais foutrement rien. Eléanore doit voir avec Emmanuel s’il a des connaissances – il pourra peut-être nous dire, lui, des plantes à lui amener. Et pour cultiver, j’ai une gueule à savoir faire autre chose que laisser une plante creuver ? Eléanore a parlé d’endroit plus chaud. Peut-être que si on improvise une serre ou une connerie du genre, on pourra. J’en ai aucune putain d’idée, en vrai. C’est pour ça que j’ai demandé, ça serait con que je tue des gens comme ça, quand même. Bon, ça serait moins suspect qu’une balle entre les deux yeux, c’est sûr… » Petite tentative d’humour de merde, surtout que j’avais aucune raison de vouloir abattre qui que ce soit. Mais bon.


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Lun 28 Avr - 15:53

Bon ok, je pose peut être des questions de noob, mais il faut bien avouer que je n'y connais pas grand chose en plantes et encore moins en agriculture. Mes rares connaissances botaniques se limitent à ce que j'ai appris auprès de ma mère et de ma grand mère sur les trucs qu'on cultive dans un petit potager, et à ce qu'on peut trouver dans les bois. Ca, c'est Comet qui me l'a appris. Bon après... D'accord. J'ai aussi un peu touché à d'autres types d'herbes, mais je détestais ces saloperies et j'en ai jamais consommé, ni fait consommé mes hommes. Par contre les ricains et tous ces putains de marines, en Afgha... Disons que j'avais mon filon. Et que tout le pognon que j'ai ramené de mes petits trafics, j'en verrais probablement jamais la colère et ça putain, ça me faire grave mal au cul. Tant pis, c'est comme ça. L'argent ne vaudrait tout simplement pas grand chose dans les circonstances présentes et on peut pas vraiment dire que ces menus commerces plus ou moins licites ont surtout servi à tromper mon ennui et nouer des contacts avec d'autres unités, d'autres types dont je saurais au mieux utiliser les compétences. Bref. Là n'était pas la question et ce n'était de toutes façons pas le même genre d'herbe dont on parlait avec ma vis à vis, le lieutenant Beaumarchais. Même pas trois minutes qu'on parle et je sais déjà qu'elle va me coller la migraine. Putain, j'ai besoin d'un peu de paix et ça, personne ne semble prêt à me l'accorder. C'est demander autant que cela ?


Et la voilà qui commence déjà à vouloir me faire chier. Et gnagnagna. Putain c'est pas toi la bonne idée du jour, ça c'est sûr. Je passe outre, parce que je peux pas passer mon temps à me battre avec tout le monde. Et que j'ai toujours cette sensation désagréable et persistante, qui me meurtrit l'âme, depuis que je me suis tiré de mon cauchemar. Je n'ai pas besoin qu'on me renvoie l'image d'un parfait connard alors que j'ai déjà conscience d'être un salopard meurtrier. Et que je l'informe de s'adresser à Mathie semble rien arranger.



| Si tu savais où elles sont, ces putains d'idées. |


Ok, sujet clos ! Et un autre qui me plait beaucoup moins arrive sur le tapis. Valiosky. Ah putain, qu'est ce qu'elles se sont raconté ces deux là ? J'ai le cul frais, tiens, si elles s'y mettent à deux pour me casser les couilles... Je note cependant que Beaumarchais reconnaît tellement mon autorité qu'elle est même prête à me demander des autorisations pour les trucs les plus banals. Au moins, Lén semble t'elle enfin se sortir les doigts du cul pour survivre. Et je trouve cette pensée réconfortante et blessante. Etre si éloignés désormais la pousse à se passer de moi, mais j'ai l'impression que j'y ai perdu quelque chose. Tant pis. Mieux vaut qu'elle survive. Même qu'elle raconte ses conneries à Beaumarchais si elle veut, j'en ai rien à foutre de passer pour un connard.


| Si elle a pas froid aux yeux, je dis pourquoi pas. Un groupe restreint, je sais qu'il y a quelques endroits, dont d'anciens magasins d'horticulture, qui peuvent peut être vous servir. Pour les gants je peux t'en trouver deux trois paires, c'est pas ce dont on manque le plus.[b] |


Et en questionnant Beaumarchais, je me rends compte rien qu'à la gueule qu'elle tire que même si elle essaie de tout bien préparer pour son parfait petit plan, elle ne sait pas vraiment dans quoi elle fout les pieds. Ah, Emmanuel. Ca avait finalement quelques formes, son début de plan. Peut être que ça pouvait aboutir à quelque chose de réel et d'utilisable. Je soupire, avant d'obtempérer.


| [b]Ben avant de sortir, soyez sûrs que ça puisse servir à quelque chose. Si Reh sait rien, que Valiosky a pas de solution pour la culture et que toi même si t'as des idées tu sais pas les mettre en œuvre, on laisse tomber. On va pas tenter le diable par un temps aussi pourri. On est d'accord?
|



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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Lun 28 Avr - 20:39

J’en avais rien à foutre, de ces idées de merde et de l’endroit où elles se trouvaient. Je me retenais de lui balancer que je laissais ça à Bandat, même si ça me démangeait. Son humeur à chier, j’en avais rien à battre, et je venais pas pour qu’on se prenne la tête avec une de ses remarques de merde, peu importe le sujet. Tout ce qu’il gagnerait, au plus, ça serait que je lui crache à la gueule. Au figuré… Quoi que. Bref. Je venais pas pour qu’il fasse son gars condescendant et qui valait mieux que tout le monde, qui était au-dessus de tout ce qu’on pouvait lui proposer. C’était une bonne idée, qu’il le veuille ou pas. Et j’en avais rien à foutre de ce qu’il en pensait, soyons clairs. La seule chose que je voulais, c’était choper ce qu’il pouvait me donner, à savoir du matos. J’attends pas qu’il approuve, désapprouve, interdise ou quoi la chose. Avec ou sans, je le ferai quand même. Mais ça, je comptais bien me garder de lui dire. Si j’étais partie sur cette pente, nul doute que je me serais retrouvée avec son poing dans la gueule en moins de temps qu’il n’en faudrait pour dire chaussette, même si sa gueule aurait rencontré mon poing bien vite. Bref. Je soupirais, attendant qu’il s’exprimer sur le reste, plutôt que de s’attarder sur sa morosité qui venait de je ne sais où et sur laquelle je ne me renseignerai pas, et qui pourrait pourrir toute tentative de me comporter comme un être civilisé actuellement. Pourtant, même si je ne supportais pas certaines de ces remarques, on était pas fondamentalement opposés, Raulne et moi. Pas trop. Pas tant qu’il m’envoyait pas à la gueule que j’étais une gonzesse et que je devrais pas être sur le terrain, mais à les attendre sagement pour panser leurs blessures. Connard.

Fort heureusement, il finit par me répondre, ce qui eut pour bienfait de m’éloigner de ma colère naissante à son égard. Pourquoi il me disait ça, déjà ? Pourquoi je lui avais demandé, en fait ? Je m’en étais même pas rendu compte. C’était à Comet, à la rigueur, que je devais rendre des comptes. Enfin, en soit, le lieutenant en face de moi était chargé de gérer les militaires, alors j’étais pas non plus à côté de la plaque en lui soumettant la chose. Enfin bref, je m’en tapais, j’avais demandé, j’allais pas chercher à analyser la chose et à perdre du temps. « Je lui ai bien dit ce qui l’attendait, j’peux rien faire de plus. Elle est grande, elle s’est proposée elle-même et personne lui met le couteau sous la gorge. Au pire, elle le fera une fois, et si elle voit que c’est pas pour elle, elle le fera pas à nouveau, et puis voilà. » J’étais pas con au point d’accéder à la demande d’une civile de se joindre à des expéditions sans sonder sa motivation et ses capacités dans la mesure du possible. J’acquiesçais en tout cas, pour les gants. « Parfait. Tu veux me les filer de suite, ou tu les gardes, et je reviendrais te demander quand on sera prêts ? »

Je levais les yeux au ciel, et soupirais à mon tour, en l’écoutant. J’avais vraiment l’impression d’être prise pour une conne par moment. Souvent, en fait, mais si j’en faisais pas abstraction, j’allais péter un câble, et on avait pas besoin de ça. Evidemment que j’allais pas chercher à me casser pour le fun, les exposer et moi aussi au danger. « Oh quel dommage, j’avais envie de sortir pour batifoler à l’extérieur alors que n’importe quel groupe de connards désireux de survivre sans rien glander peut nous y attaquer et nous mettre en mauvaise posture, juste pour le plaisir de cueillir des pâquerettes qui serviront à rien. Je m’arrêtas un instant. Je vais pas partir et m’investir, perdre des forces, pour une cause perdue d’avance. Cueillir n’importe quoi pour le bon plaisir de le faire, c’est pas mon trip, tu vois. Je voudrais pas empoisonner les gens. Mais je dis ça juste comme ça. Alors si on peut récupérer des livres sur les plantes nécessaires pendant une expédition autre et ensuite en chercher réellement, c’est bien. Sinon, eh bah, on réessayera de trouver de la documentation. Et puis, je sais pas si Valiosky a vu Reh, ça se trouve il sait quoi faire. On verra. » Non mais sérieux, j’allais pas me jeter la tête la première sur les routes, au pif.


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Mar 29 Avr - 20:21

Le lieutenant Beaumarchais est une chieuse. Visiblement, les anglais sont en cours de débarquement. Hérissée par mes paroles bien plus que par mes réserves, la pilote de chasse se lâche et commence à me parler comme on parle à un pote. Putain de pilotes, putain d'armée de l'air. Toujours à se prendre pour les chevaliers du ciel, genre nous on est super calés en tout et toi t'es jamais qu'un troufion. En plus on se fait trois fois ton salaire et on connaîtra jamais la boue et le sang... Réveilles toi cocotte. T'es ici dans la même merde que nous et c'est moi qui commande. J'avais l'impression dans cette discussion de revenir à Louisville, comme la première fois où mes yeux fatigués s'étaient posés sur ce foutu trou paumé qui m'avait coûté si cher à atteindre et à défendre... Je voyais alors dans le regard des habitants du crû un véritable caractère belliqueux et vindicatif, genre qu'est ce que vous foutez là, enculés, c'est ma ville et t'as rien à foutre ici. J'étais à peu près certain que c'était un peu aussi le problème de Beaumarchais. Elle pense peut être que je ne suis qu'un connard qui empiète sur ses plantes bandes. C'est peut être le cas. N'empêche que c'est en partie grâce à moi qu'elle a toujours des miches pour lesquelles s'inquiéter. Si j'avais avancé la troupe sur Cherbourg, si je n'avais pas imposé contre l'ire populaire un rationnement drastique avec Huygues, si j'avais pas creusé ces défenses ou mené ces reconnaissances... Bref. Inutile de ressasser tout ça. La vie de militaire n'est qu'une longue course emplie de vexations contre laquelle seule la mort est une libération. Merci mon capitaine, j'ai compris la leçon, maintenant. Et puis je m'en fiche en plus qu'on m'aime pas, mais faut pas m'en vouloir d'aimer personne en retour.


Quand je repensais tout de même ce par quoi je suis traversé pour parvenir jusqu'ici... Il suffit que j'y repense une seule petite seconde et paf, d'un coup, je revois tous ces visages, tout ce sang, et j'entends presque les rafales de nos PM qui déciment la foule. Putain de putain. La journée s'annonce super cool, encore. La fille me confirme qu'elle a pas mal parlé à Lén de la chose et que la civile semble être d'accord. Putain, Lén, quand je disais qu'il fallait que tu survives je voulais dire par là que tu fasses profil bas. Mon putain de plan sur le moment paraissait génial, mais maintenant... J'avais l'impression qu'il avait un peu trop bien marché, en fait. Tant pis. Les choses étaient claires et je n'allais pas refaire de Valiosky la chiffe molle qu'elle avait été, toujours à se plaindre, à pleurer sous les coups. La nouvelle mouture de la superbe blonde serait peut être mieux armée pour survivre, je l'espérais en tous cas. Histoire de pas avoir tant fait et tant subi pour en arriver à ça.



| Ok, tant mieux si t'es sûre qu'elle est bien volontaire. Parce que pour le moment ça va avec les civils, ils ont oublié qu'il y a un mois ils nous auraient tous bien plantés à coups de lames, et je veux pas me retrouver à nouveau avec un risque élevé d'émeutes. Les choses se passent relativement bien, ici. Pour les gants vous repassez me voir en partant, et je vous les file à ce moment là. Pas que j'ai pas confiance en toi, mais je sais qu'on a pas mal de mecs distraits qui, même sans le vouloir, nous en paumerait une paire ou deux. |


Et voilà qu'elle soupire et qu'elle lève les yeux au ciel. Ma mâchoire se crispe. Putain, mais elle me fait l'ado là où je rêve ? Et voilà qu'elle me parle avec ironie, mais pas l'ironie taquine que je tolère avec mes hommes, non, l'ironie qui tend au sarcasme, à quelque chose de franchement déplaisant. Je me rapproche et me poste juste devant elle. Pour lui rappeler son instructeur des années en arrière. Pour lui rappeler la discipline. Ce mouvement un peu brusque me donne mal au crâne. La migraine me guette, et j'ai un goût de fer dans la bouche. J'entends presque les coups de feu, et les hurlements. Je déglutis.


| C'est bien, que tu sois restée concentrée, bravo. Maintenant tu m'épargnes ton humeur du jour. Je suis responsable des opérations ici, et même si toi ça te semble aller de soi de bien réfléchir avant de partir, c'est pas évident pour tout le monde. Et je t'engage surtout à te méfier de ce qui n'est PAS prévisible. Si t'es sûre de toi et que t'as tout prévu, tant mieux putain, je serais le premier à attendre votre retour. Si t'as le plus petit doute, tu en parles. Et s'il le faut, tu annules. Rien de plus. Je ne remets pas en cause ton travail ou te préparation, je m'assure que tu restes bien concentrée. Alors souffles un coup. Vu? |


Ca fait du bien, parfois, de remettre les pendules à l'heure de ceux qui nous entourent...



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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Mer 30 Avr - 15:59

Je me plongeais dans cette entreprise pour ne pas couler, et pour me laisser le temps de trouver mes marques. En toute sincérité, j’étais complètement paumée. Déjà, on était arrivés ici je savais pas trop comment – même si on me l’avait raconté, je l’avais pas vécu moi, j’avais perdu un mois de ma vie à être vulnérable, et à me retrouver plongée dans un nouveau décor, sans même pouvoir dire que je me souvenais du chemin, que je savais ce qui s’était passé. Il y avait eu des morts, des gens que je connaissais, même. Un peu, du moins. Louna, Louna était morte. Louna avait succombé. La civile qui était allée au delà de mon uniforme, et m’avait offert un gite. Alors j’avais besoin de me plonger à corps perdu dans quelque chose, le temps que je réussisse à organiser mon cerveau, ou le peu qu’il en restait, et que je parvienne à accepter que j’avais failli crever réellement, et surtout, que j’avais été à la merci de tout le monde. Je m’accommodais plutôt bien d’avoir failli crever, au fond – je n’avais jamais envisagé de pouvoir vieillir, et encore moins que ça soit une perte pour qui que ce soit. Je n’avais que moi à penser, de toute façon ce con de Thomas était mort dans les bombardements, c’était sûr. Putain, pourquoi je pensais encore à lui, surtout là, face à Raulne, à tenter tant bien que mal de contenir mon énervement ? Je soupirais. Je m’accommodais moins bien d’avoir été privée d’un mois de ma vie. Définitivement moins bien. Ca m’aurait arraché la gueule de le reconnaître, mais je savais que je m’emportais sans raison pour une fois. De toute façon, il s’en foutait, non ?

Enfin bref, peu importait, pour moi du moins. Tant que je ne lui en montrais rien, et que je me contentais de me prendre la tête intérieurement, tout irait bien. J’écoutais malgré tout attentivement ce qu’il disait. Il avait un regard extérieur qui pouvait lui permettre de souligner des choses auxquelles je n’avais pas pensé. Il pouvait être une vraie plaie, mais il savait pour autant ce qu’il faisait, et était plus familier de ça que moi. Putain, mais comment avait-on pu se retrouver dans ce merdier ? Je n’aurai jamais du être au sol, j’étais pas faite pour ça. J’aurai tout donné pour que tout ça ne soit jamais arrivé, et que je n’y sois pas confrontée. Mais j’étais là, et je devais subir toute cette merde, comme tout le monde. Et je devais m’habituer à être au sol. Là encore, ça m’aurait arraché la gueule de le reconnaître, mais Comet était un atout incontestable pour que je le fasse. Il était aussi con que Raulne avec ses idées arriérées, mais il savait de même ce qu’il faisait. Je soupirais – il avait raison concernant notre position auprès des civils… Et c’était pas encore la joie avec tous. Il suffisait de voir Isabella Bellanger. « Je m’assurerai à nouveau de sa certitude de vouloir se joindre à moi. Elle s’est présentée spontanément, et semblée déterminée, toutefois. Peut-être Reh se joindra-t-il à nous. Comment s’en sort il, sera-t-il en mesure d’être utile, et pas un boulet ? » J’étais directe, mais je n’avais pas encore arrêté mon avis sur lui. Je connaissais le caractère à chier de son frère, et je ne pouvais que me méfier. Malgré l’avis d’Eléanore, qui condamnait le plus jeune autant qu’elle soutenait l’ainé des deux frères. C’était à Raulne que le médecin s’était adressé pour servir et soigner les militaires, il devait avoir un avis. « Il est en revanche hors de question que les deux frères se retrouvent ensemble dans cette expédition. Se retrouver avec les deux sur les bras équivaudrait à avoir leur mort sur les mains, tant l’un serait distrait par l’autre. » Et le militaire serait davantage insupportable et insubordonné, et je ne pouvais me risquer d’être confrontée à sa désobéissance.

Je restais interdite, alors qu’il s’approchait de moi – bien près. Bien trop près. Sans nul doute allait-il me réprimander. Peut-être l’avais-je provoqué et mérité. Non, je l’avais cherché, à vrai dire, c’était certain. C’était son rôle, de contrôler que je ne me lançais pas dans cette aventure à l’arrache, de manière insouciante. D’autant plus qu’il savait que je n’étais pas rompue à cela. Je savais pertinement pourquoi je lui avais répondu d’une telle façon. Ne pas reconnaître mes propres manquements, mes possibles échecs à venir parce que je me retrouvais propulsée à une place qui ne m’était pas habituelle. Tant en tant que militaire au sol, qu’en tant que potentielle futur chef d’expédition pour cette recherche de plantes médicinales. Il me mettait face à mes éventuelles faiblesses, des lacunes que je ne pouvais avoir et que je devrais apprivoiser plutôt que les ignorer, et augmentais mon incertitude quant à me retrouver à la place que j’avais aujourd’hui. Je reprenais avec un ton beaucoup plus calme, et bien plus respectueux. Probablement le plus respectueux depuis la première fois que je m’étais adressée à lui. « Bien compris. Mais c’est la seule arme certaine que j’ai, de réfléchir et essayer d’anticiper. Je ne faillirais pas à cet aspect là. Et je serai sur mes gardes pour tout ce qui sera inattendu. » Je ne le reconnaissais pas de vive voix, mais je sous-entendais clairement craindre d’être dépassée et pas à la hauteur. Avais-je le choix pour autant ? Nous n’en étions qu’aux prémices de l’organisation, et reculer maintenant montrerait que je ne serai jamais prête à mener à bien une expédition. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, n’est-ce pas ? « Mais si le moindre obstacle se présente et que je n’arrive pas à m’éloigner assez pour le résoudre avant de partir, je viendrais demander conseil. Quitte à tout annuler, ou à reporter du moins, si nous n’arrivons à rien. »


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Mar 6 Mai - 18:34

Je ne laisserais personne défier mon autorité. Reh avait été prévenu, mais il n'y avait pas que lui. Les circonstances étaient bien entendu exceptionnelles, et qui dit surcroît de stress et de danger dit aussi plus de difficultés à faire respecter la discipline même la plus élémentaire. Je ne voulais pas risquer de tout perdre, mais il semblait que je devais être constamment sous le coup de tests de la part de mes subordonnés. Reh avait testé mes limites et s'était retrouvé lui même au bord du précipice, tandis que d'autres avaient aussi fait les frais de leur désobéissance ou de leur manque de rigueur. Qu'une nouvelle bravade ne vienne contre moi ne m'étonnait pas plus que cela, et je n'étais pas plus surpris non plus de l'identité de celle qui venait à me considérer comme quelqu'un d'autre que son supérieur. Beaumarchais était une femme, ce qui en soit voulait déjà dire beaucoup, mais en plus elle était officier. Pilote de surcroît. Je savais que dans le cercle des pilotes, on cultivait l'effronterie et l'arrogance, et que l'on avait plus tendance à exercer un métier qu'un devoir. Mettre la jeune femme devant ce qu'elle était, devant ce statut qui était le sien, était pour moi quelque chose de particulièrement important. Si je laissais passer ses paroles, je risquais de me retrouver avec une bande de fiers à bras incapables de suivre le plus petit ordre. Pour autant, je faisais uniquement ce qui était nécessaire. Dans le fond je n'avais rien contre Beaumarchais. Elle n'était pas conne du tout, plutôt agréable à l'oeil... Mais voilà. Elle avait testé mes limites et voilà le résultat.


La jeune femme se range à mon avis, même si je sais que vu son caractère il doit lui en coûter. Je ne souris ni ne manifeste le plus petit signe de satisfaction. Je ne suis pas du genre à jouir de ces choses, de ce pouvoir que je peux avoir. En tous cas, pas pour le moment. Je grommelais quand elle m'indiqua que Reh les rejoindrait peut être, mais je compris ensuite qu'elle parlait du grand frère, pas de l'autre demeuré de maître chien. Ma mine se fit plus ouverte.



| Mieux vaut être sûr effectivement. On ne perd rien à vérifier, de toute façon. Quant à Reh, je pense que ça ira. Il était avec moi à l'hotel de ville, quand Louisville a été attaquée. Il ne s'est pas avéré être le meilleur tueur de la bande mais il a des tripes, ça c'est certain. Gardez un œil sur lui pour veiller à ce que son absence d'entraînement ne soit pas un handicap, en particulier à propos de discrétion. Pour le reste ça devrait aller. |


Je partais finalement d'un bon rire, clair et franc quand elle m'évoqua la perspective des deux frères.


| C'est vous le chef, lieutenant. |


Elle écoute et elle comprend. Comme je l'ai dit, Beaumarchais n'est pas une conne. Elle est même plus utile que la moyenne, car sa capacité à apprendre de ses erreurs est certaine. Son timbre de voie a changé, comme son regard et sa posture. Là, je montre que je suis satisfait. Pas par esprit revanchard, mais parce que seule la discipline peut nous empêcher de perdre pied.


| Bien. Content d'être sur la même longueur d'onde que vous, lieutenant. A-t-on encore quelque chose à voir ensemble? |


Etrangement, je me sens las et fatigué et je rêve de retourner au pays des songes et des cauchemars, étreindre mes propres fantômes.



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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Mer 7 Mai - 23:28

Mon intérêt n’était pas de m’opposer à Raulne inutilement ou de me le mettre à dos. Que cela me plaise ou non, il était sur son terrain, et j’avais beaucoup à gagner à l’écouter, pour créer mes repères. Peu importe à quel point il pouvait me pousser à bout avec son caractère de macho. Il serait toujours temps de lui balancer ses propres manquements, mais ça n’était pas le moment. Aussi difficile que ça soit pour moi, j’étais hors de mon élément, et tant que je serai encore en période d’adaptation, je devrais calquer mes actes sur ceux des personnes rompues à l’épreuve que j’affrontais pour en apprendre davantage et m’en sortir plus apte. Je soupirais, alors que j’en venais à cette conclusion. Je savais pertinemment ce qu’il en était, quoi que je me sois jusqu’à présent refusée à le reconnaître. C’était déjà le cas à Louisville, mais c’était moins contrariant. J’avais eu plus de facilités à assimiler la vie dans la ville maintenant détruite à un séjour en caserne. Faire ce rapprochement dans ce camp improvisé était impossible. Les tentes, les bâtiments dont la fonction était changée, les défenseurs, les expéditions… J’aurai pu piloter, que j’aurai été beaucoup plus sereine. Mais ce que l’on souhaitait n’avait pas vraiment lieu d’être.

Je soupirais à nouveau, avant de le regarder légèrement surprise, alors qu’il grommelait. Je manquais de me rembrunir un instant, pensant que le Reh médecin allait me poser autant de problèmes que le Reh maître chien, avant de sourire très légèrement en voyant sa mine changer du tout au tout. C’était plutôt bon signe… Le médecin ne semblait recueillir que des approbations, des deux personnes auprès de qui je m’étais renseignée. Deux personnes on ne peut plus différentes – d’après moi, du moins.

« Je ferai de même pour Reh. Je suis rassurée de ce que tu m’en dis. J’envisageais qu’il soit comme son jeune frère. Je les brieferai avant, et m’efforcerais de pallier ce défaut dont il pourrait faire preuve, dont Valiosky pourrait faire preuve aussi. »

La surprise me prit en l’entendant rire aussi franchement – je n’avais pas le souvenir de l’avoir déjà entendu ainsi. Je haussais les épaules, ne me joignant pas à son rire à cause de ses propos qui suivirent. C’était moi le chef, en effet. Je marmonnais à mon tour, sans rien dire de ce qui me perturbait là-dedans. Il le réaliserait bien lui-même, s’il ne l’avait pas déjà fait. Il devait s’en foutre de toute façon, de mes états d’âme. Tant que je ne mettais pas en danger les expéditions en extérieur, et que je prenais soin de ne compromettre ni leur potentiel succès, ni les personnes qui s’engageaient pour elles… Bref. Je levais la tête, que j’avais inconsciemment baissée comme pour être en tête à tête avec mes pensées, à temps pour le voir montrer sa satisfaction. Pas vraiment d’orgueil, là encore à ma surprise. Je haussais les épaules, ne m’attardant pas sur ce qu’il voulait exprimer.

« Une dernière chose. Valiosky et moi sommes en désaccord avec ce que nous devons dévoiler aux autres civils. Je suis pour leur demander de partager leurs connaissances de manière générale sur toutes plantes comestibles en prétextant de futures plantations et récoltes, sans rien dévoiler de l’aspect médical sur lequel nous allons nous appuyer, afin de ne pas faire naître un espoir inutile, qui pourrait entraîner une révolte. Elle considère que le risque est présent en le présentant comme une tentative de cultiver de la nourriture que d’élaborer des remèdes, et pense que dire la vérité pourrait insuffler une envie d’aider chez les civils, supérieure à celle de cultiver des plantes nutritives. Qu’en penses-tu ? »

|HJ| Pas terrible, j’espère que ça ira quand même. :/ Sinon, on peut clôturer après ta prochaine réponse, ou moi en faire encore une après, comme tu veux ! A voir ce que j’aurai à répondre ou non, mais au pire tu peux dire qu’elle prend congé une fois sa réponse obtenue ! Wink


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Sam 10 Mai - 15:54

Les fantômes m'attendent. Mes fantômes. De l'autre côté. La fatigue provoque un cercle vicieux ; le moral n'est jamais au beau fixe et il y a toujours les vieux souvenirs qui remontent aux frontières de ma mémoire. Ce n'est jamais quelque chose de plaisant, mais il faut parfois y faire face. Peu importe de toute manière. Je vais trouver quelque chose pour m'occuper l'esprit et m'empêcher de trop réfléchir à tout ce qui arrive dernièrement. Me vider la tête un bon coup. Peut être devrais je mettre la main sur Bandat, moi. Elle est l'exutoire de bien des situations et bien des pensées. Et se retrouver contre son corps enflammé est quelque chose de suffisamment fort pour oblitérer tout ce qui peut m'atteindre autour de moi. Le sexe. Drôle d'exutoire. Autrefois j'assouvissais mes besoins auprès de prostituées le plus souvent, ou de femmes aussi avinées que moi dans des bars lorsque j'allais en permission. Jamais je n'avais eu d'accord implicite pour pouvoir forniquer quand l'envie m'en prend, et il s'agissait dès lors plus de désir que de véritable besoin. C'était inquiétant, à la limite de ce que je me permettais vraiment avec une femme. Mais d'un autre côté il n'y avait rien de plus délassant qu'avoir une femme forte et indépendante comme pouvait l'être mon sniper qui venait de son propre choix venir me voir... Moi plutôt qu'un autre, un des beaux gosses de l'unité ou un de ces civils sans peur et sans reproche du camp. J'en retirais une certaine fierté, bien que discrète. En tous cas, je ne serais pas contre une petite partie sauvage avec Bandat. Beaumarchais allait elle continuer à me poser ses questions ? Je n'en savais rien, mais je préférais être dans la posture de l'aider plutôt que de rentrer en conflit avec elle.


| Oui, je suis assez d'accord. Faire attention aux gens que l'on a dans son équipe est au moins aussi important que de faire attention à l'ennemi. |


[i]Je constatais que la jeune femme bloquait sur mon rire mais honnêtement je m'en fichais comme de ma première panade. Ce qui importait le plus, c'était de pouvoir être efficace et surtout qu'on n'en vienne pas à se prendre tellement la tête qu'on ne pourrait plus travailler ensemble. Beaumarchais était solide comme l'acier, mais elle n'était pas encore aussi flexible qu'il le faudrait. Le temps arrondira ses angles. De cela comme du reste je suis sûr de ma position. Beaumarchais finit par se perdre un peu dans ses pensées, ce qui m'indiffère quelque peu, et ce qui l'indiffère aussi visiblement puisqu'elle reprend normalement. Elle m'explique sa divergence d'opinion avec Lén, ce qui ne m'étonne pas. J'avouais que je me fichais complètement de la motivation des civils à faire ce qu'on leur demandait. C'était vraiment pas quelque chose qui me préoccupait, ça je ne pouvais pas le nier.



| je pense qu'on s'en contrefout de leur motivation. Y'a qu'à dire que c'est important et puis c'est tout. Tu auras toujours des volontaires. Fonctionnes comme tu veux. C'est toi qui commande, pas Valiosky. |


Je n'avais pu masquer l'ambiguité de sentiments très violents au travers de ce dernier nom.



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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Jeu 15 Mai - 12:57

L’essentiel était dit, à mon plus grand soulagement. Pas que cela me pesait d’aller voir Raulne pour lui exposer les choses et, à mi mots sans vraiment l’avouer, essayer d’obtenir des conseils, mais la tension, que je ressentais ne s’évanouirait pas tant que je serai là. Surtout pas alors qu’il me rappelait le fait que je dirigeais l’opération, et que j’en étais responsable. Qu’à la moindre connerie, ça serait ma faute. C’était normal, évidemment. Ca n’en était pas plus facile. Je soupirais encore, essayant d’écarter ça. Il me suffirait de bien les briefer, d’essayer de maximiser leurs compétences et minimiser leurs potentiels défauts. Essayer de leur apprendre à se déplacer silencieusement, et discrètement. Dans la mesure de mes capacités… Je m’en sortais à peu près bien, mais ça n’était pas mon point le plus fort. Quand bien même je m’améliorais avec l’aide de Comet. J’acquiesçais, alors qu’il confirmait ce que je disais. Les alliés pouvaient être aussi dangereux que les ennemis, s’ils se comportaient de manière inattendue et inconsidérée. Enfin, on se préparerait bien, voilà tout. Peut-être même que des gens plus habilités à cet exercice nous rejoindraient-ils. Je n’en savais rien. Ce n’était que les prémices du projet, en même temps, difficile de prévoir au delà de ça et en détails.

« On fera au mieux, pour qu’ils soient suffisamment préparés, quitte à repousser. C’est nécessaire, mais pas à faire dans l’urgence, au risque de causer plus de désagréments qu’autre chose. »

Tout était dit, au final. Je n’allais pas tarder à prendre congé. Un dernier point était nécessaire à éclaircir malgré tout. M’apporterait-il l’aide dont j’avais besoin, pour trancher dans un sens ou dans l’autre ? Je n’en savais rien. Mais j’aurai au moins demandé. Et s’il ne m’aidait pas, eh bien… Soit je trancherai de manière absolument pas objective pour ce que j’estimais être le mieux, à savoir ma propre opinion ne pouvant réellement me résoudre à celle de Valiosky, soit je demanderai conseil ailleurs. Peut-être. C’était pas mon fort, je prenais sur moi, pour le faire. Enfin bon. Je verrais.

Je me tendais quasiment imperceptiblement, alors qu’il me répétait que je commandais. Je ne disais rien pour autant. Inutile de laisser mon inconfort percer dans mes propos, et de me trahir à ce sujet. Tout allait bien, et je m’adaptais parfaitement, c’était évident. J’arquais le sourcil pour marquer ma surprise, alors qu’il prononçait le nom de Valiosky. Ils se connaissaient ? Ni l’un ni l’autre, avant maintenant, n’avait rien manifesté. Putain, j’allais encore aux devants de quelle galère ? J’allais devoir marcher sur des œufs, en les évoquant l’un l’autre ? Oh et puis merde, je savais pas ce qu’il y avait entre eux, et ça me regardait pas. Ils n’avaient qu’à régler leurs problèmes, et s’ils n’y arrivaient… Eh bien, tant pis. Pas mon problème. J’inspirais brièvement avant de prendre la parole pour lui répondre. Il était à côté de la plaque – ou il ne comprenait pas ce que je voulais dire. Ou il s’en foutait, effectivement. Bref, ça ne m’aidait pas. « Parfait. Je trancherais dans le sens qui me convient le mieux. Je commençais à m’éloigner, avant de m’arrêter et de me retourner brièvement. Merci, Raulne. Je reviendrais te voir en temps et en heure. » Pas dans mes habitudes, de lui parler comme ça. Mais il m’avait, avec surprise, pas emmerdée avec ses opinions stupides. Et m’avait aidée. D’une certaine manière. Je haussais les épaules, et partais réellement cette fois.


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MessageSujet: Re: Going to try with a little help from my friends    Aujourd'hui à 12:41



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