AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Nous sommes actuellement, en jeu, pendant la DEUXIEME QUINZAINE de FEVRIER 2013.
[La météo ici ]


Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Jeu 24 Avr - 17:03

    Cela ne faisait qu’un jour. C’était à peine la veille qu’une militaire était venue vers moi pour me proposer de l’aider pour quelque chose qui allait être difficile dans un sens mais qui était surtout très intéressant pour notre futur à tous. Si jamais la maladie touchait le camp, personne n’en réchapperait, ou seulement une minorité, les plus forts sans doute. Nous n’avion spas beaucoup d’enfants ni même de personnes âgées, mais nous en avions quand même un peu. Et si un virus ou toutes autres choses nous touchaient, les jeunes et les vieux seraient touchés. C’était vieux comme le monde, ça commençait toujours par là. Sauf qu’actuellement, nous étions tous un peu faible, moi-même j’étais maigre même si je l’étais moins qu’il y a quelques jours. Nous avions de quoi nous nourrir et les expéditions étaient faites pour rempoter les réserves. Je préférais ne pas savoir ce que nous avions, j’avais eu trop cela en tête à Louisville, je préférais vivre au jour le jour. Et franchement, je n’étais plus celle d’avant. J’avais changé, et du mauvais côté j’étais certaine. J’avais commencé à me refermer peu à peu, et je n’allais plus vers les gens, même ceux que je connaissais. J’avais perdu Emy et j’avais l’impression que tous ceux qui étaient autour de moi étaient touchés. Etais-je maudite ? En tout cas, j’essayais de tout faire pour éviter de trop m’attacher. Bien difficile alors que je puisais ma force des gens qui m’entouraient. En cela, il n’avait rien compris…

    Je quittais la zone Ouest des tentes, je ne savais pas trop où je pouvais le rechercher, mais au moins le camp n’était pas assez grand pour le louper. Du moins je l’espérais. Je ne savais absolument pas ce qu’il était devenu, mais je pourrais au moins terminer ma recherche par la boutique où il l’avait reconvertie en centre médical. Il ne pourrait pas, en le connaissant, ne plus se charger des patients qui avaient le moindre mal. Ce n’était pas lui qui m’avait soigné à la jambe, d’ailleurs elle me tiraillait toujours en marchant, mais j’avais l’habitude. La dernière en date à mon flanc avait mis du temps à disparaitre complètement et je ressentais toujours une gêne à certains mouvements. Alors que je me dirigeais vers la station, j’aperçu Emmanuel au loin près des pompes à essence. Je pressais le pas et espérais qu’il me voit avant de partir pour éviter que je ne lui coure après. Je ne voulais pas non plus que tout le monde nous regarde, même s’il y avait peu de personne aux alentours. Je parvins à lui faire un léger sourire avant qu’il ne disparaisse presque aussitôt.

    « Hey, salut. Tu as un moment ? » ajoutai-je alors que je le rejoignais et m’arrêtais en face de lui. J’observais qu’il se portait à merveille, au moins n’avait-il pas eu de blessure grave, du moins en apparence ça n’avait pas l’air. J’étais contente de le voir en forme ceci dit.

    « J’aimerais te parler de quelque chose, voir si tu pourrais m’aider éventuellement et si tu as du temps aussi. » Je ne voulais pas non plus l’embêter s’il n’avait pas de temps à m’accorder. Je comprenais très bien qu’il pouvait être débordé. Nous n’avions pas beaucoup d’homme comme lui, tout comme nous n’avion spas beaucoup de défenseurs dans le camp. Ce pourquoi je gardais toujours en tête l’insécurité constante. Plus jamais je ne me sentirais en sécurité…
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 25 Avr - 14:44

Es-tu celui que je recherche ?




Depuis mon arrivée au camp j'étais soumis à de fortes fièvres, des raideurs musculaires et pire que tout, des vertiges qui allaient et venaient de manière soudaine et aléatoire. Cependant, je me doutais que cela était la suite logique de mes blessures récoltées durant l'attaque de Louisville. Mes côtes fêlées me le rappelaient encore quelques fois lorsque je faisais un mouvement brusque ou un effort vraiment trop violent. Mais malgré tout ça je ne me laissais pas aller... J'étais le médecin attitré des militaires et je bossais aussi dans la boutique de la station service qui avait été transformée en centre médical. Je faisais aussi parti des défenseurs du camp D57 car même pendant mes rares moments de libres je ne voulais pas rester inactif.
Il m'arrivait juste de faire quelques rares exceptions de temps en temps pour aller faire un tour en solitaire afin de réfléchir, de me retrouver seul et parfois pour me remémorer le passer. Aujourd'hui était l'un de ces jours ! J'avais saisi ma veste après avoir fait le tour de tous mes patients et étais sorti en prenant la direction des pompes à essences. Je ne savais pas exactement où est-ce que j'allais aérer mon esprit et j'y réfléchirais plus tard car un vertige me perturba. Je fis donc une halte aux pompes à essence pour être à l'abri de la neige qui avait commencé à tomber. J'ôtais ma capuche et poussais un soupir. Je passais ma main dans mes cheveux beaucoup trop long avant de la fourrer dans la poche de la veste camouflée que m'avait donné le lieutenant Raulne. J'y sentis un petit objet que je sortis et qui me fit sourire. C'était une barrette d'enfant en forme de papillon qu'une petite patiente m'avait offert pendant le premier exil. J'espérais que la fillette était toujours en vie et en bonne santé !

Mon vertige commençant à être moins virulent je me décidais à reprendre mon chemin. Marcher était une bonne source d'exercice et cela me permettait de garder la forme en attendant de pouvoir en faire plus pour être en bonne condition physique. Cependant, alors que je venais à peine de faire un pas, je me stoppais. En observant les alentours j'avais cru reconnaître la silhouette qui venait dans ma direction et mon estomac sembla se contacter. Je n'avais pas revu Eléanore depuis Louisville par contre j'avais entendu dire qu'elle avait eu des problèmes. Les rumeurs disaient qu'elle s'était faite agressée...
Je m'arrêtais donc complètement en remarquant que c'était bien dans ma direction qu'elle venait. Je priais alors pour que mon vertige disparaisse pour de bon et rendais son bref sourire à la blonde. J'acquiesçais ensuite la tête pour lui dire que j'avais un moment et lui répondais dans le même temps.



- Salut Eléanore ! Oui, j'ai rien de prévu pour le moment... dis-je en toute franchise alors que la jolie blonde se plantait en face de moi.


En observant la jeune femme je me remémorais les paroles du lieutenant Raulne. Celles que nous avions eu à Louisville au sujet du fait qu'il fallait que je profite de la vie ! Au final, il avait peut-être raison... Et j'avais encore la chance de pouvoir me rapprocher d'Eléanore puisque elle comme moi étions toujours en vie.
Mes pensées ne purent aller plus loin car la sublime blonde m'expliqua qu'elle devait me parler de quelque chose, que peut-être je pourrais l'aider et elle finit par me demander si j'avais le temps. Je la fixais avant de lui répondre sans hésiter.



- Oui, j'ai le temps. Et si je peux t'aider ce sera avec plaisir, continuais-je. Tu voulais me parler de quoi ?


J'étais très curieux de ce qu'allait me demander la jeune femme. J'avais un doute... Celui que ce qu'elle allait me dire serait peut-être en rapport avec la médecine. Sinon, pourquoi venir me voir moi ? Tandis que cette question me venait à l'esprit je ne me rendais pas compte que je faisais passer entre mes doigts la petite barrette.





    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 25 Avr - 15:58

    Je faisais tout pour que personne n’observe quoi que ce soit sur mon visage, de mes émotions et tout ce que j’avais en tête. Ce n’était pas bien difficile puisque j’avais été brisée en mille morceaux et que je n’avais plus versé de larme depuis cette fameuse dernière conversation. Je n’avais même pas pleuré concernant Emy, alors que cela m’avait vraiment beaucoup affectée. Je changeais, c’était indéniable, mais en mal pour sûr. Je me renfermais de plus en plus, et même si aux premiers abords cela ne se voyait pas, il ne faudrait pas longtemps en face à face seul pour le découvrir. Et franchement, je ne voulais pas que Manu le découvre. J’étais horriblement fragilisée, mais j’avais l’impression d’avancer quand même, sans vie soit, mais j’avançais. Rien n’était plus coloré d’après moi, je pouvais me laisser mourir sans aucuns soucis, mais j’avais bien appris par le passé que je m’accrochais finalement à la vie. Etais-je forte et combattive ? Je ne me qualifierais pas ainsi. J’essayais d’aider au mieux le camp, à défaut de pouvoir m’aider. Et pour l’heure, ce n’était pas de moi dont il s’agissait, mais bien de parler d’autre chose. J’avais cherché Emmanuel et l’avait trouvé. Je n’avais pas compris qu’il s’était arrêté pour un vertige, j’étais arrivée alors qu’il semblait vouloir repartir. J’avais eu le bon timing finalement.

    J’avais fait un effort pour lui faire un fin sourire, histoire de ne pas avoir un visage trop fermé même si cela devait se voir tout de même. Je n’avais pas mis ma capuche et avais de ce fait de la neige dans les cheveux alors qu’elle s’était réveillée. J’étais habillée d’un manteau chaud et mon cou enrouler dans une écharpe en laine. J’avais tout de même froid avec mes joues rosées.

    « Ça ne durera pas longtemps si tu as d’autres choses de prévu. »

    IL m’avait bien dit qu’il n’avait rien de prévu, mais c’était pour l’instant. J’imaginais qu’il n’avait pas trop de temps pour lui. Je ne savais pas non plus ce qu’il était devenu depuis l’arrivée au camp. Comment ne nous étions pas croisé avant alors que le camp n’était pas aussi grand que cela ? Peut-être parce que je m’isolais toute seule aussi, même si je faisais différentes tâches chaque journée. Je pouvais porter un masque, ce n’était pas un problème, même s’il était efficace que sur des personnes qui ne me connaissaient pas. Emmanuel me tira de mes pensées pour me confirmer une nouvelle fois qu’il avait du temps à me consacrer, je réussi de nouveau à lui étirer un sourire. Il avait toujours su prendre son temps avec moi finalement, c’était agréable.

    « Et bien il y a eu une femme qui m’a demandé mon aide, une militaire, un lieutenant apparemment… » Je m’arrêtais pour réfléchir et me remémorer son nom. « Marielle ? Je ne sais pas si tu l’as connait mais elle est allée me trouver pour me demander si je m’y connaissais en plante médicinales. J’avoue que mon métier n’est pas focaliser la dessus, mais j’ai au moins toutes les connaissances nécessaires pour la survie de plantes si on en trouve. » je fis une pause, me demandant si j’étais assez explicite alors que je semblais plus m’enfoncer dans mon propre charabia. « Enfin, je voulais te demander si tu avais une certaine connaissance de ses plantes justement ? Je sais que c’est peut-être peu probable, mais j’ai pensé qu’avec ton métier tu en saurais peut-être plus que moi. Qui sait, tu as sûrement des atouts que je ne connais pas… »

    Essayer de faire de l’humour ? Ca partait un peu mal je trouvais, mais bon, je savais qu’il avait un certain tact et qu’il ne se moquerait pas de moi. Les temps sont durs, et il avait dû passer de sale moment aussi. Je ne savais pas si j’avais envie de partir là-dessus, car il faudrait aussi que j’en parle. Le retournement de question, il fallait que j’évite le plus possible, même si je pouvais détourner le sujet presque allégrement. Mes yeux se baissèrent et je constatais qu’il avait une barrette entre les mains.

    « Ca appartient à une petite fille que tu soignes ? » ajoutai-je en ayant supposé que ça appartienne à une petite fille. Je ne le voyais pas vraiment avec cette barrette, même s’il avait les cheveux longs.
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 25 Avr - 21:50

Es-tu celui que je recherche ?




Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas vu Eléanore et je mentirais en disant que je n’avais pas pensé à elle. Au contraire, à plusieurs reprises je m’étais demandé si je ne devrais pas aller la voir ! J’avais été son médecin traitant à Louisville mais je ne l’avais pas revu depuis notre arrivée sur le camp ou même durant l’exode. Est-ce qu’elle était suivie par un autre médecin maintenant ? Peut-être, du moins je l’espérais car son souci respiratoire n’était pas à prendre à la légère…
D’après certains ragots de vieilles grands-mères, penser à une personne l’amenait à nous ! Je n’y croyais absolument pas mais aujourd’hui serait peut être une exception. Alors que je m’étais arrêté à cause d’un vertige, cela avait permis à Eléanore de me trouver alors qu’elle me cherchait. Si je n’avais pas eu une baisse de régime jamais elle ne m’aurait trouvé… ou du moins pas de suite puisque je comptais sortir du camp ! En la voyant arriver je remerciais le destin pour m’avoir de nouveau infligé un vertige. *Moi ? Débile ? Non ! Juste content de la voir…* Sur le coup, j’avais eu envie de lui poser tout un tas de questions mais je m’abstenais. Je ne disais rien car Eléanore prenais la parole la première et aussi parce que quelque chose était différent. Malgré son sourire bref, je ne pouvais pas passer à côté du fait que son regard, son expression, son attitude avaient changé. Du coup, je me contentais de répondre brièvement que j’avais le temps.

Eléanore répéta qu’elle n’en aurait pas pour longtemps alors que je venais de lui dire que je n’avais rien de prévu. Je fronçais légèrement les sourcils… Elle agissait bizarrement ! Comme si elle ne voulait pas me déranger ou comme si elle aurait préférer être ailleurs. Visiblement, nos retrouvailles n’étaient pas perçues de la même manière entre elle et moi. La preuve était qu’en la voyant ainsi, les joues rosies par le froid, je n’avais qu’une envie… La prendre dans mes bras ! *Tu t’égares mon pote…*
Bien sûr que je m’égarais et je savais garder le contrôle de ma personne. Et puis face au comportement de la jeune femme cela était préférable. J’esquissais alors un sourire et rappelais à la blonde sur un ton doux…



- Je te l’ai dit Eléanore, je n’ai rien de prévu !


Et c’était vrai ! Pour une fois je devais avoir une ou deux heures pour moi et si j’avais voulu aller faire un tour au départ, j’étais ravi de la tournure des choses. Et puis qui sait ? J’arriverais peut-être à savoir comment allait la blonde, pourquoi je ne la voyais plus ! Car je devais avouer que c’était un fait bizarre puisque le camp n’était vraiment pas grand. J’aurais du la croiser au moins une ou deux fois en toute logique mais non…
J’avais ensuite avoué en toute franchise à Eléanore que je l’aiderais avec plaisir et lui laissais m’expliquer en quoi je pourrais lui être utile. Après s’être légèrement perdue dans ses pensées la jolie blonde commença à m’expliquer le pourquoi de sa venue. Je l’écoutais et je glissais un
« Oui, je connais le lieutenant Beaumarchais » en entendant le prénom Marielle. Je n’avais pas eu pour habitude d’appeler la militaire par son prénom mais elle m’avait marqué de par son caractère et sa combativité. Je ne risquais donc pas de l’oublier ! Cependant, je me re-concentrais très vite sur les paroles de la jolie blonde car ces dernières étaient on ne peut plus intéressantes.
Bien sûr je n’étais pas herboriste mais j’avais des connaissances à ce sujet et j’avais pu sauver des bouquins dont certains relatifs à la phytothérapie qui seraient très utiles. En bref, j’allais pouvoir me rendre utile ! J’eus un sourire à l’attention de la blonde.



- J’suis pas herboriste mais j’ai les connaissances de base concernant les soins par les plantes, commençais-je par dire. Et puis j’ai réussi à sauver deux trois livres de médecine. Je suis sûr qu’au moins un d’eux traite de la phytothérapie.


Une fois ma réponse donnée je pensais qu’Eléanore me poserais des questions sur ce que je savais ou alors sur les bouquins mais non. Elle me posa une question que je ne compris pas de suite… du moins, j’en saisis le sens en me rendant compte que j’avais toujours la barrette offerte dans la main.
Je jetais un bref coup d’œil au petit objet puis à la jolie blonde.



- Elle appartenait à une fillette que j’ai soignée pendant le premier exode, expliquais-je avec un léger sourire triste. En me donnant sa barrette elle m’avait dit que comme sa maman ne pouvait pas me payer elle me donnait un petit cadeau. Je marquais une pause. Je ne sais pas ce qu’elles sont devenues après ça, finis-je par dire.





    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Dim 27 Avr - 9:43

    Je ne me faisais pas trop d’illusion, il devait bien voir que quelque chose avait changé chez moi. Mais il ne pourrait jamais savoir quoi. Je l’avais dit à un seul homme et cela s’était avéré une grosse erreur. Pour avoir de nouveau confiance, je ne savais pas trop comment j’allais faire. Ce pourquoi j’étais peut-être un peu plus froide et moins sociable ou conviviale peut-être. Je ne savais pas, je m’en fichais en vérité, j’essayais de tout faire pour imprimer un masque. Il n’était pas encore parfait, mais il allait l’être si je me laissais aller de la sorte. C’était si facile de se refermer, de ne plus s’ouvrir pour ne plus avoir mal, que finalement j’avais opté pour cette option. Certain me dirait que c’est de la lâcheté, mais je leur dirais qu’ils ne sont pas à ma place et ne ressentent pas ce que j’ai en moi. Mais je m’égarais dans mes pensées, une nouvelle fois, alors que la voix d’Emmanuel me ramena à la réalité. Il insistait sur le fait qu’il n’ait rien de prévu. Avais-je été aussi insistante également ? Je ne m’en étais pas rendu compte.

    « Je suis désolée si tu as eu l’impression que j’insistais un peu trop. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de te parler… c’est si jamais tu avais quelque chose d’urgent. Enfin, maintenant je suis sûre que j’ai ton attention. » ajoutai-je avec un fin sourire.

    Inconsciemment, je ne voulais pas trop m’éterniser non plus avec lui, de peur qu’il découvre quelque chose. Il était médecin, pédiatre dans un premier lieu, mais il savait lire dans la gestuel et attitude lorsqu’une personne était mal dans sa peau. N’avait-il jamais vu de jeune fille violée dans son cabinet ? J’espérais que non, plus pour elles que pour lui en vérité. C’était une chose affreuse, et j’y pensais encore aujourd’hui. En m’en rendant compte, j’essayais d’écarter mes noires pensées pour éviter que cela ne se voit sur mon visage. Juste au même moment il me disait qu’il connaissait le lieutenant. Déjà, il ne me dit rien de négatif sur elle, cela voulait dire que je ne m’étais pas trop trompée sur sa personne. Je lui faisais part de la suite, du pourquoi j’avais pensé à lui et j’espérais qu’il puisse nous aider finalement. Rien que son sourire il me donnait déjà sa réponse. A mon avis il avait plus de connaissance que j’en avais et il me le confirma. Il avait les connaissances de base, mais je n’en demandais pas plus. Mon regard s’illumina quelque peu alors qu’il me confirma qu’il avait quelques livres de médecines, j’espérais qu’on puisse trouver notre bonheur.

    « Et bien, si tu as les connaissances de base, je n’en demande pas plus. Après c’est plus le problème de reconnaître les plantes et de trouver peut-être des graines exploitable dans les expéditions. Tout ça n’est qu’une ébauche de projet, mais nous allons tout faire pour que cela aboutisse. » Je fis une pause et repensais à ses livres. « Si tu me dis avoir des livres, je veux bien les feuilleter, commencer par là c’est un bon début. »

    J’avais ensuite constaté qu’il tenait une barrette entre ses mains et lui avait directement posé la question. Sur le moment, je cru qu’il avait oublié qu’il avait cette barrette car il semblait surpris de ma question. Puis une fois qu’il constatait qu’il l’avait dans les mains, il me répondit. J’affichais un léger sourire, même si au final il n’avait pas eu de nouvelle de leur part.

    « C’est un beau geste de la part d’une petite fille, surtout par ses temps. Tu les retrouveras peut-être ici. »

    Cela pouvait être possible, c’était comme nous, nous ne nous étions pas vu depuis Louisville, et c’était seulement maintenant que nous nous retrouvions. Alors peut-être qu’il pourrait retrouver cette petite fille et sa mère. Je retournais sur le sujet précédent, alors que je voulais que tout soit clair, autant pour moi que pour lui.

    « Pour en revenir à ce qui m’a amené vers toi, serais-tu prêt à nous aider ? Déjà si on peut feuilleter tes livres et y trouver quelque chose d’intéressant ce sera un bon début. Mais nous avions prévu aussi d’essayer d’en chercher dans des expéditions. »

    Oui cela voulait dire aussi que j’allais mettre la main à la patte, allé dans les expéditions pour trouver quelque chose qui nous serait utile. Et Marielle m’avait rassurée en me disant qu’elle pouvait très bien insister si nécessaire. Elle allait être une bonne aide, c’était certain.
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Lun 28 Avr - 15:04

Es-tu celui que je recherche ?




J'essayais de me comporter comme je le faisais habituellement avec la jolie blonde mais je ne pouvais m'empêcher d'être inquiet en la voyant. Son regard, son attitude semblaient si différents ! Je menais un combat contre moi-même pour ne pas lui poser tout un tas de questions. Ce changement avait-il été provoqué suite à son agression ? Et que c'était-il passé exactement ? Sinon, avait-elle eu des soucis pendant l'exode ? Je n'en savais absolument rien... J'étais passé à côté de beaucoup de chose alors que je me démenais comme un diable pour soigner mon petit frère. Je ne dis pas que je n'avais pas pensé à la blonde, cela aurait été mentir mais je n'avais pas pu quitter le chevet de mon cadet... Son état avait été trop inquiétant pour que je m'éloigne de lui.
Eléanore me sortit de mes pensées en s'excusant d'avoir été si insistante... Ce n'était pas vraiment le cas et j'avais juste voulu qu'elle comprenne qu'elle ne me dérangeait pas ! C'était toujours pour moi un réel plaisir de la voir... Je souris en l'entendant me dire qu'au moins elle était sûre d'avoir toute mon attention et je lui répondais en toute franchise et sans réfléchir...



- Tu es l'une des rares personnes qui a toujours toute mon attention Eléanore. Oubliant qu'elle n'appréciait pas mon frère je continuais. Y'a aussi mon frère qui capte toute mon attention mais là, ça s'apparente plus à de la surveillance, dis-je pensivement.


Je ne pensais pas à mon frangin lorsque je parlais... Non, j'observais la blonde et à chaque seconde qui passait je me rendais compte qu'il y avait réellement quelque chose qui n'allai pas. De nouvelles questions me vinrent à l'esprit et allaient finir par me rendre dingue ! Avait-elle des problèmes sur le plan médical ? Ou alors c'était personnel ? J'aurais donné cher pour qu'elle me parle... Je lui avais pourtant dit que j'étais là pour elle si elle avait besoin de se confier. A ce moment là, la blonde m'avait remercié mais je ne l'avais plus revue jusqu'à aujourd'hui.
Je tentais donc de me concentré sur le moment présente et répondais aux questions d'Eléanore concernant l'idée qu'avait eu le lieutenant Beaumarchais au sujet des plantes médicinales. Pour ma part, j'étais prêt à les aider et j'avais les connaissances de bases pour le faire. Au pire, des bouquins que j'avais sauvés seraient là pour nous aider. Je l'écoutais m'expliquer qu'il ne s'agissait que d'un projet mais que si ce dernier aboutissait, des expéditions seraient faites pour trouver des plantes ou des graines viables. J'acquiesçais d'un signe de tête en guise de compréhension. Puis je fixais la blonde lorsqu'elle parla de feuilleter les livres... Je ne les prêtais pas en temps normal mais là, je ne savais pas trop quoi dire ! Je ne doutais pas qu'Eléanore était soigneuse et puis c'était pour le bien de tous !



- Et qui participerait aux expéditions ? commençais-je par demander intéressé. Ensuite pour les livres, oui pourquoi pas... Tu pourras y jeter un œil ! Je marquais une pause, hésitais, puis me lançais. Par contre, je n'aie pas parlé de ces bouquins à grand monde, voir personne en faite ! Les gens ont tendance à vouloir tout faire brûler pour se réchauffer mais ce serait du gâchis de faire ça avec ces ouvrages. Enfin, tu vois ce que je veux dire !


La conversation avait ensuite légèrement déviée puisque la blonde s'était montrée curieuse au sujet de la petite barrette avec laquelle je jouais machinalement. Je lui avais alors raconté brièvement l'histoire de ce petit objet et j'approuvais d'un signe de tête ses propos.


- Ce serait sympa en effet de les retrouver ici, avouais-je. Et c'est vrai que c'était un geste attendrissant de la part de Naomie, continuais-je. J'ai toujours trouvé les enfants adorablement plus spontanés et francs que les adultes. C'est sûrement pour ça que je me suis orienté vers la pédiatrie.


Et oui, les enfants disaient souvent ce qu'ils pensaient et en plus ils le faisaient sans prendre de gants ce qui était encore plus agréable. Mais Eléanore n'était pas là pour que je lui raconte les expériences que j'avais vécu en tant que pédiatre et elle en revenait d'ailleurs au sujet qui l'avait amené à venir me voir. *Si seulement ça avait été dans le seul but de me voir...* Sans m'en rendre compte je soupirais doucement alors qu'Eléanore parlait. Légèrement confus, je lui souriais avant de murmurer un « Désolé, c'était pas contre toi ! »
La blonde me demanda alors si j'étais prêt à les aider et si je pourrais lui prêter mes livres en attendant de voir si d'autres étaient trouvés pendant les expéditions.


- Encore désolé pour le soupir, j'ai tendance à me perdre dans mes pensées par moment, m'excusais-je. Et oui ! Je suis partant pour vous aider, continuais-je. Pour les livres tu voudrais venir les récupérer ou que je te les amène moi-même ?







    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Lun 28 Avr - 17:40

    Je mentirais si je me disais que je n’aimais pas parler à Emmanuel. J’appréciais sa compagnie, même s’il ne pouvait le voir présentement. Tant de chose avait changé… et j’étais loin de m’imaginer qu’il pouvait plus que m’apprécier. Je ne voyais plus ce genre de chose, j’étais dans un autre monde où je combattais sans cesse, me laissant parfois succomber au désarroi. Je n’avais pas encore choisi la facilité, mais bientôt ce serait le cas. Je ne voulais que personne ne me voit dans cet état, alors que je ne faisais que pâle figure en face de lui. Je savais aussi que je n’étais pas encore experte pour cacher tout ce que je ressentais, mais au moins essayais-je. Je ne voulais pas qu’il s’inquiète, tout simplement parce que je ne voulais que personne ne s’accroche à moi. Je ne voulais plus souffrir comme je l’avais été, plus jamais. Mon cœur était fermé, c’était certain, aurais-je encore de la place pour ne serait-ce qu’un tout petit peu d’attention de la part de quelqu’un ? D’un homme qui plus est ? Je n’en savais rien, là n’était pas la question, je pensais pour le moment au projet, rien de plus. Si j’avais su lire dans les yeux d’Emmanuel, sûrement l’aurais-je fuit. Pourquoi ? Je n’étais bonne à rien, j’avais l’impression d’avoir perdue ma féminité, et je ne voulais pas la reprendre. Je ne voulais être qu’un fantôme finalement pour m’éviter de futurs autres incidents…
    Ses paroles me surprirent, même si je les prenais quand même naturellement. Une des rares personnes ? Il attisait ma curiosité sur l’instant, avant qu’il ne me parle de son frère et que j’en oublie même ses mots prononcés.

    « Ton frère ? Il a été gravement touché par l’assaut ? » le questionnais-je presque aussitôt. Même si je haïssais son frère, ce n’était pas pour autant que j’étais sans cœur. Si au moins on pouvait appeler ça ainsi en mon état. Mais si j’avais un frère ou une sœur, au moins serais-je aussi inquiète que lui pouvait l’être envers son frère. J’espérais juste que cela ne soit pas grave et que son frère était de nouveau sur pieds. C’était peut-être aussi pour cela que je n’avais pas été soigné par lui. Mais je n’aurais pas pu le regarder en face de toute manière. Trop tôt certainement. Tout comme je n’avais été le voir lorsque mon visage était gonflé et rouge de coup, tout comme mon corps. Heureusement, cela ne se voyait plus. Je n’étais pas aussi sûr d’être sortie de mon cercle infernal, pouvait-on être en dépression mais que cela ne se voit pas ? C’était étrange comme sentiment en tout cas, et j’étais loin d’être médecin. De toute évidence, si je n’avais pas quelque chose de grave, je n’allais pas à la clinique, de peur que mes signes ne trompent personnes. Pour me rassurer, je me disais que je n’étais pas importante, les gens ne regardaient pas que moi. Pour ça, je ne me considérais pas le centre du monde, c’était déjà un bon point. Je me considérais plutôt au plus profond de la terre…
    Je m’égarais de nouveau et je revins sur terre alors qu’il me répondait. Les expéditions ? Je n’en savais pas plus que lui à dire vrai, mais au moins étais-je sûre d’une chose.

    « Et bien j’imagine que le Lieutenant fera partie de l’aventure, moi également et toi si tu souhaites te joindre à nous. » Je fis une pause alors qu’il m’avait répondu positivement concernant ses livres, et qu’il m’indiquait aussi qu’il fallait garder cela secret, en tout cas je l’avais compris comme ça. Mais il pouvait avoir confiance en moi là-dessus, ne le savait-il déjà pas ? « Ne t’en fait pas, ça restera entre nous, et le Lieutenant également même si elle n’a pas vraiment besoin de les voir vu qu’elle ne s’y connait pas vraiment. » Je le rassurais tout simplement.

    Il y eut une petite parenthèse à notre conversation alors que nous parlions de la barrette qu’il avait entre les mains. Je l’écoutais parler alors j’appris le nom de la petite, qui ne me dit absolument rien, et j’approuvais par un léger signe de tête ce qu’il disait. En effet, les enfants étaient géniaux pour cela, ils étaient francs et c’était d’ailleurs pourquoi ils étaient aussi terribles entre eux. Je pensais à l’école surtout, même si je ne pouvais pas comprendre totalement, n’ayant moi-même pas d’enfant. J’en avais dans mon entourage bien sûr… avant.

    « J’espère que tu pourras les voir en pleine forme alors, pour que tu puisses peut-être lui rendre sa barrette. » ajoutai-je simplement avec un fin sourire.

    Je l’entendis souffler, et cela me surprit un peu même si je pouvais comprendre qu’il puisse être ailleurs. Moi-même je m’égarais souvent dans mes pensées, je ne pouvais pas l’en blâmer s’il faisait la même chose.

    « Oh ne t’excuse pas, on est tous un peu las et fatigué. »

    Moi j’étais éreintée et je me demandais comment je faisais pour tenir debout en cet instant. Je ne cessais d’aller à droite à gauche pour faire le maximum en une seule journée. Je n’avais pas de temps pour moi finalement, car je m’enfichais. Je ne faisais plus attention à mon corps ni même à ma personne. Peu m’importait, j’avais l’impression que l’on m’avait déjà tout pris, que pouvait-on me prendre de plus finalement ? Rien. Du moins c’est ce que je pensais. En tant que femme, rien n’était pire que l’abus sexuel. J’écartais difficilement ses pensées alors que mes sourcils se froncèrent et que mon regard se teinta d’une lueur noire alors que je revoyais perceptiblement la scène dans ma tête. Je me surpris aussi à avoir un léger sursaut, et mes yeux fixaient Emmanuel, estomaqué avant que je ne me reprenne. J’enclenchais rapidement sur ma réponse pour éviter qu’il me demande ce que j’avais, même si je doutais qu’il allait garder la question pour lui.

    « Oui ! » dit un peu brusquement alors que je venais de me rendre compte que cela ne répondait absolument pas à sa question. Je me reprenais une seconde fois, serrant mes mains entre elles inconsciemment. « Je veux dire, le mieux serait de voir ça ensemble, non ? » Et cela me permettrait aussi de ne pas les lire seul et de ne faire que ressasser ce que j’avais en tête. Il me permettrait de rester ancrer à la réalité tout simplement. C’était s’il le voulait bien sûr, et on pouvait même le faire maintenant, j’étais disponible, mais je ne savais pas si lui l’était pour un bon moment.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 2 Mai - 21:12

Es-tu celui que je recherche ?




Toutes les tensions que je pouvais ressentir s'apaisaient lorsque j'étais en présence d'Eléanore. Cela était à présent un fait avéré tout comme celui que je m'inquiétais pour elle en cet instant. Elle semblait si différente, comme si elle était éteinte et je ne pouvais que me dire que cela était dû à son agression, à l'attaque de Louisville, à tout ce p#tain de merdier en fait. Si seulement j'arrivais à la faire parler de ce qui n'allait pas ! Mais je n'étais même pas capable de moi-même me confier... de lui dire à quel point elle comptait à mes yeux. Je n'étais pas comme ça avant mais j'avais changé... Je ne voulais plus blesser une autre femme comme ça avait été le cas avec Claire ! Elle m'aimait, je l'aimais aussi, mais j'avais tout foutu en l'air... Le pire, c'est que j'avais détruit mon histoire d'amour en même temps que j'avais failli détruire ma propre santé. Et pour couronner le tout j'avais toujours ces saletés de médocs pas loin ! En bref, malgré les apparences, je n'étais pas quelqu'un de bien. Mais rien ne servait de penser à ça maintenant et puis j'étais clean depuis le début de cette guerre... Même un peu avant ça !
Je me changeais donc les idées et je tentais, de manière détournée, de dire à la jolie blonde qu'elle comptait pour moi avant de parler de mon frère. J'avais légèrement zappé le fait qu'elle ne l'appréciait pas et quand je m'en souvenais j'espérais qu'elle n'aurait retenu que la première partie de mes propos. Mais non... Ce fut l'inverse ! Cela étant dit, elle eu la délicatesse de prendre des nouvelles d'Alexandre. Il n'y avait pas à dire... Eléanore était merveilleuse ! Je ne savais même pas si mon frangin aurait eu le même réflexe si la situation avait été inversée.



– Oui, il a été touché et j'ai bien cru qu'il allait y rester ! répondis-je en repensant à toutes ses journées et nuits passées auprès de mon cadet. Les soins n'étaient pas simples à effectuer pendant l'exode... Heureusement, il commence à se remettre ! La preuve est qu'il recommence à me brailler dessus quand il me croise, ajoutais-je avec un léger sourire.


Oui ! J'adore mon frère... Mais je n'ajoutais rien de plus car la jeune femme n'était pas venue me trouver pour que nous parlions de mon frère mais pour une raison bien plus intéressante. Dès que je fus mis au courant je voulus en savoir plus ! Il n'y avait aucun doute que je ferais mon possible pour les aider et si je pouvais participer aux expéditions je le ferais. Je me demandais juste s'il fallait que je demande l'autorisation à Raulne moi-même ou si le lieutenant Beaumarchais le ferait elle-même. J'acquiesçais donc d'un signe de tête lorsque Eléanore me cita les personnes qui participeraient sûrement, en ajoutant que je pouvais les accompagner.
La belle blonde me rassura ensuite qu'elle ne parlerait pas des bouquins. Je venais de lui faire comprendre que je préférais que cela reste entre nous car les réfugiés avaient tendance à faire des feux de joie avec tout ce qui pouvait être bruler et ils ne se préoccupaient du fait que les livres pouvaient être utiles.



– Merci... dis-je simplement. Et pour les expéditions, je vous accompagnerais avec plaisir ! Par contre, il faudra que le lieutenant Beaumarchais en parle avec le lieutenant Raulne puisque c'est lui qui planifie certaines de mes journées, expliquais-je ensuite.


Je ne savais même pas si Eléanore savait que j'étais maintenant le médecin attitré des militaires et que j'avais été recruté par Raulne lui-même. En tout cas, elle devait peut-être avoir eu des doutes puisque je portais une veste camouflée comme celles qu'avaient mon frère et ses compagnons d'armes.
J'avais ensuite expliqué pourquoi je m'amusais machinalement avec une petite barrette.... C'était un cadeau et même s'il n'avait aucune valeur réelle, pour moi c'était quelque chose de précieux. J'espérais bien revoir la fillette qui me l'avait donné ainsi que sa mère. Je souris à Eléanore lorsqu'elle me dit que je pourrais rendre l'objet à Naomie si je la retrouvais ici.



– C'est exactement pourquoi je garde toujours cette petite barrette sur moi, répondis-je en la rendant de nouveau dans ma poche.


J'avais ensuite dû m'excuser auprès d'Eléanore car j'avais poussé un soupir alors qu'elle parlait. Mais ce n'était pas elle qui avait provoqué ma brève lassitude ! Non, c'étaient mes propres pensées. J'eus un sourire de remerciement lorsqu'elle me pardonna mon comportement impoli. Effectivement, nous étions tous plus ou moins fatigués mais il y avait quelque chose d'autre qui clochait dans le comportement de la jeune femme. Le sursaut qu'elle eut me le prouva et je dus mener un combat intérieur pour ne pas lui demander ce qui se passait. Je gardais le silence et me contentais d'attendre sa réponse concernant les livres !
Le truc c'est que je ne compris absolument pas pourquoi elle me répondit un ''oui'' aussi brusque... surtout que cela ne collait absolument pas avec ce que je venais de lui demander. Je fronçais les sourcils en réfléchissant pour comprendre à quoi correspondait cette réponse mais Eléanore reprit la parole pour effacer en quelques mots toutes mes pensées... Voir ça ensemble ? Évidemment que la réponse était oui ! Je plongeais mon regard dans celui d'Eléanore en me demandant si un peu plus de temps passer avec elle me permettrait d'enfin lui parler de ce que je ressentais pour elle. Et là, je remarquais qu'elle attendait une réponse !



– Voir ça ensemble ? Oui, ça me va ! répondis-je enfin. Tu veux qu'on y jette à coup d'œil tout de suite ? Apparemment, on a rien à faire tous les deux... Autant en profiter !


Si elle acceptait, j'aurais peut-être la possibilité de la faire se confier... Il n'était jamais bon de garder ce qui n'allait pas pour soi et j'étais bien passer pour le savoir ! Je ne voulais pas que ce petit ange sombre parce qu'elle gardait trop de chose en elle.






    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Dim 4 Mai - 20:26

    Même si je haïssais son frère, je pouvais comprendre l’amour qu’il avait pour lui, et de ce fait l’inquiétude qu’il avait pu avoir. Je n’avais jamais éprouvé un tel amour pour un frère ou une sœur, je n’étais que fille unique. Et ma situation avait été compliqué, je n‘avais jamais connu l’amour de parents. Je n’avais connu que la méchanceté, la médiocrité, l’éthylisme et le mensonge. Je ne voulais pas penser à autre chose, passer l’étape de mon premier amour… Rien n’avait plus d’importance, je ne revoyais dans ma mémoire que les moments qui me faisait mal. Pourquoi ? C’était étrange comment mon cerveau fonctionnait. En tous les cas, j’essayais de paraître la moins froide possible et la plus agréable que possible. Je ne savais pas si j’y arriverais, mais au moins essayerais-je. Emmanuel n’y était pour rien et j’imaginais que je ne serais pas allé le voir s’il n’y avait pas eu ce sujet de conversation. Non pas que je ne l’appréciais pas, bien au contraire, c’était plus une protection pour moi. L’empêcher de pouvoir me questionner, me demander comment j’allais et comment c’était passé l’avancée jusqu’au camp. Je ne savais pas comment je réagirais tout simplement. J’essayerais de faire bonne figure, mais j’imaginais mal devoir tout lui caché, y compris certains gestes. Pouvait-il lire dans mon regard ? Pouvait-il comprendre que j’étais victime de sévices sexuels ? Je n’espérais pas, et j’espérais au contraire qu’il soit mauvais pédiatre, mauvais médecin…

    « Le principal c’est qu’il se porte à merveille maintenant. Enfin qu’il soit toujours en vie… » Mes lèvres se pincèrent alors que je pensais à Emy soudainement, qui n’avait pas du tout eu cette chance. « Ca, c’est bon signe en effet. » Terminais-je alors que je peinais à lui faire un sourire.

    Je n’aimais pas son frère, c’était un fait, et il le savait. Pourtant j’essayais d’être assez compréhensive. Comment ne pas l’être alors que j’appréciais Manu ? Ca aurait été tout autre chose si je ne l’avais pas aimé, hors ce n’était pas le cas. Deux Reh sur le dos, je n’aurais pas supporté à dire vrai. J’étais soulagée qu’il accepte aussi d’aller en expédition. Je n’avais pas peur, loin de là, mais disons qu’un médecin à proximité pouvait être utile. Je n’étais jamais allé au dehors encore, alors je ne savais pas à quoi m’attendre, si ce n’est à tout. Je lui avais aussi certifié que je ne parlerais pas de ses livres, histoire qu’il soit rassuré. J’espérais qu’il me fasse au moins un minimum confiance.

    « Et bien pas de problème, je te laisserais lui en parler. »

    Parce que moi je ne pouvais pas tout simplement. Rien que le fait d’entendre son nom me hérissait et m’irritait énormément tout comme il me faisait mal à un point qu’on ne pouvait imaginer. J’avais l’impression de suffoquer pendant un cours instant, avant que je ne me reprenne et repensais soudain à quelque chose.

    « Ah oui c’est vrai, cette femme m’a dit que tu t’étais fait enrôler ? De ton plein gré je veux dire… J’espère que tu… » J’hésitais un instant, avant de reprendre un peu trop rapidement. « … fera attention. Enfin je ne sais pas ce à quoi tu t’es engagé. » Et pitié ne prononce pas de nouveau son nom.

    Je voulais savoir dans quoi il avait mis les mains, même si j’avais un peu ma propre idée. En réalité, cela ne me plaisait pas, car son supérieur était très certainement Philippe. Un homme que je ne souhaitais recroiser sous aucun prétexte. Il me répondit sur la barrette alors qu’il la rangeait et je n’ajoutais rien, si ce n’est un sourire que j’essayais de faire paraître le moins faux possible. J’espérais qu’il la retrouve, au moins ferait-il une heureuse dans ce monde chaotique.
    Je me repris bien vite après mon léger sursaut et ces pensées qui m’obscurcissaient davantage encore pour lui répondre. Très malhabilement alors que je tenais fermement mes mains entre elles, le plus fort possible, pour diminuer ses tremblements qui ne cessaient d’augmenter et ne me quittaient pas. L’avantage c’est que je pourrais dire que j’avais froid, tout simplement.

    « Oui, le plus tôt serait le mieux, et si tu es disponible, autant le faire tout de suite. » répondis-je alors que je me tournais sur le côté pour me préparer à marcher. « Je te suis. » Et je marchais à ses côtés jusqu’à sa tente, fourrant mes mains dans les poches de mon manteau.

    Je ne savais pas où il avait élu domicile, enfin si on peut appeler une tente ainsi. Alors je le suivis silencieusement ou presque. « Tu vis seul dans ta tente ? Je ne voudrais pas déranger si tu es avec quelqu’un. » Je ne pensais pas nécessairement à quelqu’un de proche, à une femme pour être plus exacte, mais à une autre personne. Un ami peut-être, ou quelqu’un d’autre. En tout cas, cela ne m’arrêterait pas sur ma lancée. Il me fallait voir ses livres le plus tôt possible pour voir ce qu’ils pouvaient posséder d’utile pour notre projet. Histoire que l’on soit vite fixé. Je ne pensais pas encore au fait que nous nous retrouverions seuls.
Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Mar 6 Mai - 15:29

Es-tu celui que je recherche ?




J'avais expliqué à Eléanore que mon frère avait été blessée et qu'il se remettait puisqu'il recommençait à gueuler pour rien. Il faut dire que j'avais vraiment eu peur pour mon cadet et si la joie n'avait pas été aussi immense je me serais souvenu que la jolie blonde à mes côtés n'avait pas eu autant de chance. En effet, alors que je soignais mon frère, j'avais entendu parler de son amie. Il s'agissait d'Emy, celle chez qui j'avais vécue avant qu'elle ne rentre à Louisville ! La jeune femme avait été blessée par balle lors de l'attaque de la ville et malgré tout ce qui avait été fait, elle avait perdu la vie. Je me mordais légère la lèvre inférieure en me rendant compte du manque de tact dont j'avais fait preuve.


- Oui, c'est bon signe... d'ailleurs il s'est léger assagi je trouve, déclarais-je simplement avant d'ajouter. Et je suis désolé pour toi Eléanore... j'ai appris pour ton amie !


Nous ne nous étions ensuite pas attardé sur le sujet car la belle blonde était venue me voir dans un but bien précis et on ne peut plus intéressant. C'est pourquoi j'avais accepté de les accompagner concernant leurs expéditions. Cependant, il faudrait quand même que je dise au Lieutenant Beaumarchais de prévenir Raulne ou je le ferais moi-même au pire. Je ne pensais pas que cela poserait un problème puisque je n'étais pas un vrai militaire. De plus, les résultats de ces raids seraient peut-être très bénéfiques.
Je hochais la tête en guise d'accord lorsque Eléanore me dit qu'elle me laisserait lui en parler. Je ne savais pas si c'était le fruit de mon imagination mais j'avais eu l'impression que le ton employé par la blonde avait été pour plus sec. Je ne posais cependant pas de question et écoutais la suite de ses paroles.



- Oui, c'est bien ça... Je devais absolument trouvé un moyen de gardé un œil sur mon frère et j'ai proposé mes services en tant que médecin, expliquais-je. Je suis donc toujours un simple civil mais je bosse pour les militaires ! Et oui, je fais attention... en plus je restais en retrait quand je bougeais lors de certains raids. Et maintenant, je sors rarement du camp, sauf quand le lieutenant Raulne me le demande.


Bon... Ma petite vie était un chouïa intéressante mais elle n'était pas non plus le sujet de la visite de la blonde. Les livres étaient ce qui l'intéressait vraiment et les voir le plus tôt possible serait le mieux. Je n'avais rien à faire de suite et elle non plus, voilà pourquoi je lui avais proposé de lui montrer de suite. Après une réponse étrange, Eléanore répondit favorablement et me laissa lui montrer où était ma tente.
« C'est par là ! ». J'avais donc pris la direction de ma tente et il ne fallut que quelques minutes pour que nous arrivions devant celle-ci. J'étais en train de l'ouvrir lorsque la blonde me demanda si je vivais seul avant de préciser qu'elle ne voulait pas me déranger.


- Non, je vis pas seul, dis-je avant de rectifier. Enfin si... Le gars qui vivait ici aussi a déserté pour rejoindre sa copine qui ne se sentait pas en sécurité toute seule, expliquais-je en rentrant en en faisant signe à la blonde de faire de même. Installe-toi, je vais prendre le bouquin.


Je fouillais sous ma couchette et en sortait une petite pile enroulée dans une toile usée. Je récupérais le livre dont j'avais parlé à Eléanore un peu plus tôt et vins m'asseoir près d'elle. Je lui souris et ouvris le livre qui était en parfait état.


- Voilà le bouquin le plus complet que j'ai concernant les plantes, commençais-je enthousiaste. Il décrit les plantes et les moyens de les reconnaître mais pas que... Regarde ! dis-je en indiquant quelques lignes. Il y a aussi toutes les façon dont les plantes peuvent être utilisées.


Le livre indiquait les différentes parties qui pouvaient être utilisées, ainsi que les méthodes de préparations... En bref, il était très complet et allait nous être très utile. Alors que je laissais Eléanore lire ce que je venais de lui montrer, je l'observais et ma main se posa sur la sienne...




    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Jeu 8 Mai - 20:28

    Je ne sais pas comment nous en venions à parler d’Emy, ou plutôt comment il en était venu à me parler d’elle. De son décès qui plus est, qui me pesait énormément. Je ne savais pas comment réagir, j’étais tellement vidée que je n’arrivais pas à pleurer ni même à pouvoir faire transparaître mon chagrin. Mes yeux s’assombrissaient bien évidemment, mais je ne le regardais plus dans les yeux. Je fuyais son regard un instant, le laissant vagabonder aux alentours, sur les passants. Il avait dû en entendre parler, un corps de plus brûler dans la fosse commune. Une croix en plus dans le cimetière improvisé, un mort de plus qui était proche de moi. Et si cela arrivait à Emmanuel ? Mon cœur tapa brusquement dans ma poitrine, comme un pic avant qu’il ne se calme presque aussitôt. Finalement, j’avais perdu beaucoup de monde… Mon fiancé, Cze, Sam, Emy… Mon dieu, mon entourage ne sera fait que de mort ? Pour l’heure, il me restait Emmanuel, mais je ne savais plus trop où j’en étais non plus. Je ne voyais même pas à quel point il tenait à moi, j’étais bien loin de tout voir. J’étais presque en mode automatique, une âme errante, attendant presque son heure. Mais ce n’était pas pour tout de suite.

    J’étais restée silencieuse, avais tenté un sourire en vain. C’était certain qu’il verrait que j’avais changé, mais la guerre change n’est-ce pas ? Il m’avait vu autrement à Louisville, presque normale, presque encore intacte des blessures que l’on pouvait avoir durant une guerre. J’avais été touchée de plein fouet désormais. Pire que ce pouvait avoir une femme. Je demeurais dans mes noires pensées durant un moment avant qu’il ne me tire de ce cercle infernal. Je lui avais fait part de la nouvelle que j’avais eu, car oui, c’était une nouvelle pour moi. J’évitais de faire percevoir quoi que ce soit en entendant le nom de Raulne.

    « Tu ne peux qu’être utile en effet, et si tu surveilles ton frère c’est tout aussi bien. »

    Je n’ajoutais rien de plus, ne voulant pas m’étaler sur le sujet, je lui avais déjà fait part de mon inquiétude, mais ça paraissait absurde. Il était majeur, adulte qui plus est et il était bien plus mature que son frère. Il avait la tête sur les épaules, c’était ça qui me rassurait aussi. Même si l’insécurité restait constante, même en intramuros. Je le suivis alors qu’il me dirigeait vers sa tente, avant qu’il se mette à ouvrir ce qui faisait office de porte, il répondait à mes questionnements. Non pas que cela allait me déranger, mais je voulais juste savoir, car il fallait que peu de monde sache pour ce projet. D’après ce que m’avait dit Marielle en tout cas, il fallait essayer de faire profil bas, tant que nous n’étions pas sûrs à cent pour cent des résultats. Nous pourrions tout aussi bien échouer.

    « Ah d’accord. Nous serons donc seul, c’est bien. » J’entrais dans la tente et l’observais aller vers sa couche alors que je continuais. « Marielle m’a plutôt conseillé de n’en parler à personne. Du moins pas tant que nous soyons sûrs d’aboutir à quelque chose… »

    Je me dirigeais vers la table pliable et m’asseyais alors qu’il revenait avec son fameux livre. Je ne pouvais pas dire que j’étais impatiente, disons que j’étais quand même un peu curieuse, même si cela ne se voyait pas sur mon visage. Je me rendis compte aussi à quel point j’étais fatiguée en m’asseyant sur la chaise. J’avais ressenti un tel soulagement, il ne me semblait plus que ma tête me tournait. Il manquait plus que je fasse un malaise. Mais pour le moment, je tenais le coup, me concentrant sur le livre alors qu’il l’ouvrait. Finalement, c’était une mine d’or, j’avais trouvé le jackpot. Emmanuel était plein de ressources.

    « J’ai bien fait de venir te voir, ce livre est juste un… cadeau par ses tem… » Je ne pu finir ma phrase, constatant qu’il avait sa main sur la mienne au moment où je voulais tourner une page. Je regardais sa main un instant, restant presque figé à ce contact alors qu’il n’y avait rien d’alarmant. Je relevais la tête pour le regarder et je me sentis soudainement très mal à l’aise. Je retirais ma main, la joignant à mon autre main, comme si le toucher m’avait été désagréable, alors que je n’arrivais pas à analyser ce que je ressentais en cet instant. « Pardon, je… » C’était tout ce que j’avais trouvé à dire, m’excuser. Sauf que je ne pouvais pas continuer sur cette lancée. Je ne pouvais pas lui dire pourquoi son geste me mettait mal à l’aise. Comment réagirait-il s’il savait pour la rupture brutale avec Raulne, juste après m’être fait violée ? Impossible. Réussirait-il aussi à comprendre que mon corps tout entier avait peur d’être de nouveau torturé ? Je savais qu’Emmanuel n’était pas un homme violent, du moins j’espérais ne pas me tromper. Je serrais mes mains alors qu’elles recommençaient à trembler et que je leur disais en pensée qu’il fallait que cela cesse. Absurde n’est-ce pas ?


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 12:44

Es-tu celui que je recherche ?




J'avais appris par hasard le décès de l'amie d'Eléanore et même si je me doutais qu'elle ne devait pas forcément avoir envie de parler ça je lui disais que j'étais désolé. Comme je m'en étais douté, elle ne répondit pas à mes paroles et évita même mon regard. Pour ma part, je continuais de la fixer alors qu'elle observait les alentours ! Je n'insistais pas mais m'inquiétais d'autant plus... La guerre change les gens, je le savais, j'étais moi-même différent depuis que les bombes étaient tombées. Mais j'avais connu la blonde à Louisville, et elle n'était pas aussi... aussi distante ! Elle était toujours souriante lors de nos premières rencontres et donnait l'impression qu'elle avait espoir en l'avenir. Maintenant j'avais l'impression qu'elle recherchait la solitude, qu'elle avait baissé les bras et cela me faisait peur... J'aurais donné n'importe quoi, tout ce que j'avais pour qu'elle me parle, qu'elle me dise ce qui n'allait pas... Est-ce que c'était en rapport avec l'attaque de Louisville ? Est-ce que ça datait d'avant ça ? Je n'en savais rien... Plus j'espérais en apprendre plus sur la jeune femme, plus je me rendais compte que les résultats n'étaient pas là ! Mais comment aurais-je pu avoir une véritable discussion avec Eléanore alors que je ne la voyais jamais ? Voilà ce qui me traversait l'esprit alors qu'elle était en face de moi... *Faut que je me lance ! Il faut que j'arrive à savoir ce qui ne va pas ?*
Même ses sourires paraissaient faux et cela fit donc disparaître le mien... J'avais alors expliqué à la blonde que je m'étais ''engagé'' auprès des militaires pour me rapprocher de mon frère et ainsi le surveiller du point de vue de ce dernier ou veiller sur lui selon mon propre avis. Eléanore déclara que dans ce cas-ci je serais très utile, j'esquissais un léger sourire.



- Oui, je fais en sorte d'être utile même si je n'arrive pas à aider toutes les personnes à qui j'aimerais rendre le sourire, déclarais-je en faisait allusion à la jeune femme qui se tenait à mes côtés.


Ma réponse n'avait plus aucun rapport avec mon frère... Je cherchais juste un moyen de faire comprendre à Eléanore que je m'inquiétais pour elle mais sans le lui dire de façon trop directe. Pourtant, je savais que je le ferais à un moment où un autre si je n'arrivais pas à savoir ce qui n'allait pas... Nous avions ensuite pris la direction de ma tente pour que la blonde puisse jeter un coup d'œil au bouquin dont je lui avais parlé. La jeune femme s'était ensuite renseigné pour savoir si je logeais seul dans ma tente et c'était le cas, ce qu'elle sembla préférer.
Une fois à l'intérieur, alors que je récupérais le livre elle m'expliqua que le lieutenant Beaumarchais préférait que ce projet ne s'ébruite pas. J'eus un léger sourire ! Je ne parlais pas à grand monde en dehors de mes patients et je n'aborderais pas ce genre de sujet avec eux. Je revenais près de la jeune femme en lui répondant d'une voix douce...



- T'en fais pas ! Tu peux compter sur moi, je n'en parlerais pas.


Je déposais ensuite le livre sur la petite table pliante et m'asseyais près d'Eléanore. J'ouvrais l'ouvrage sur une page au hasard et expliquais à la jeune femme toutes les informations que contenaient ces lignes. J'avais bien fait de le garder précieusement et je souris en entendant la blonde me dire qu'elle avait bien fait de venir me voir. C'est à ce moment là que ma main s'était posée sur celle de la jeune femme... ce qui l'avait fait s'interrompre au beau milieu d'une phrase ! Je sus que mon geste n'avait pas été une bonne idée lorsque je croisais le regard d'Eléanore. Et le fait qu'elle retire sa main me le confirma... Je détournais légèrement le regard vers le livre lorsqu'elle sembla s'excuser. Elle n'avait pas à le faire... Ce n'était pas parce que j'avais des sentiments envers elle que cela était réciproque ! Ça ne devait même carrément pas l'être... « Non, c'est moi ! Désolé... » J'avais murmurer ces mots avant de regarder de nouveau la blonde. Cependant, mon attention fut plus attirée sur ses mains que par son visage... Pourquoi tremblaient-elles ? Même si elle ne m'appréciait pas il n'y avait pas de quoi réa... *A Louisville ! Elle n'a pas réagit comme ça...* Je me revoyais lui mettre la main sur l'épaule, son léger sourire... Même si elle ne ressentait rien pour moi, sa réaction était due à autre chose. Un événement qui s'était passé après notre dernière rencontre et sûrement avant l'arrivée au camp... J'en étais sûr !
La première chose qui me vint à l'esprit fut l'agression... A ce moment là mon regard se posa sur le visage de la jeune alors que je me souvenais de l'époque où j'avais bossé aux urgences, de ce que certaines femmes sous-entendaient par le mot « agression ». Je me passais la main sur le front... Non ! C'était pas possible... Elle avait du se faire agresser pour se faire voler de la nourriture, comme ça arrivait souvent. Elle n'avait pas pu être... *Et pourquoi pas ? Parce que je ne peux pas l'imaginer ? Réveille-toi Manu... Ce genre de chose arrive souvent en temps de guerre !* Je chassais ces pensées de mon esprit en me rendant compte qu'elles pourraient s'avérer exact. Sans quitter la blonde du regard je pris une légère inspiration...



- Eléanore ! Je ne sais pas si tu te souviens de la dernière fois où l'on s'est vu à Louisville... Je t'avais dit que j'étais là si tu avais besoin de parler... Je veux que tu sache que ça tient toujours ! Parce que je vois bien que tu n'es... que ça ne va pas. Je marquais un temps d'hésitation. J'aimerais savoir ce qui se passe pour pouvoir t'aider mais... Je cherchais mes mots en fronçant légèrement et brièvement les sourcils... mais je redoute que des questions de ma part te fasse fuir. Et... je ne le veux pas, avouais-je mon regard dans le sien.


Oui, c'était pathétique ! Je voulais l'aider mais je ne lui posais aucune question par crainte de la voir m'éviter... Le truc était que si je la laissais sombrer je finirais aussi par la perdre non ? J'étais largué pour le coup.




    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 20:19

    Sa phrase voulait tout dire, j’aurais pu comprendre en d’autres circonstances, sauf que là j’étais bien loin de tout ça. Bien loin de m’imaginer pouvoir intéresser un homme. Pas dans le sens où me voyait Emmanuel en tout cas, pas en me respectant et en s’inquiétant vraiment pour ma santé autant physique que mentale. J’aurais pu voir combien il tenait à moi et qu’il m’appréciait bien plus en vérité. Mais j’avais le cerveau déconnecté, et j’étais vraiment bien loin de la femme fatale. Je ne l’avais jamais été, mais disons que je ne faisais plus rien pour me soigner physiquement. L’avantage d’être en hiver était que l’on s’emmitouflait sous des couches et des couches de vêtements, on ne voyait plus aucunes formes. C’était ce qu’il me fallait en vérité. Je me revoyais encore après ce drame, me maudissant intérieurement pour être née femme. N’était-ce pas juste impensable ? Et pourtant… ce jour-là, j’aurai bien aimé être un homme. Être capable de me défendre aussi, avoir de l’entrainement derrière moi pour pouvoir mettre la racler à quelqu’un. Savoir tuer aussi peut-être ? J’avais déjà tué un homme, mais c’était parce que ma vie et celle d’Emy était en danger. Au final, je me demandais si mes actes changeaient quelque chose. Emy était morte, et j’étais encore et toujours en vie. Pourquoi ? Pourquoi la vie s’accrochait-elle à moi alors que d’autres la méritait bien plus.

    Je restais toujours aussi silencieuse, ou du moins concernant les sujets sensibles. Je me contentais de rester sur mon objectif, celui de ce projet que nous mettions en place petit à petit avec Marielle, et Emmanuel désormais qui nous avait rejoints. Je l’appréciais, alors je ne pouvais être que contente qu’il nous rejoigne, mais j’avais du mal à faire transparaître mes émotions. Et finalement, je me demandais s’il n’allait pas me poser des questions une fois entré dans sa tente. Je n’y avais pas pensé en vérité, me contentant encore et toujours de lui suggérer et de l’informer quant à ce qu’on avait dit Marielle et moi. Il me confirma qu’il n’en parlerait à personne et sa parole me satisfaisait. Je savais qu’il n’allait pas le crier sur tous les toits. Au moins pouvais-je lui faire confiance de ce point de vue-là.
    Je m’asseyais sur la chaise, attendant qu’Emmanuel pose le livre et me fasse découvrir tout ce qu’il contenait. De l’or. C’était presque cela en vérité, mais avant même que je ne puisse continuer sur ma lancée, le touché de sa main me dérangea et me coupa net dans ma phrase. Je ne savais pas comment il prendrait mon geste, mais je ne pu m’empêcher de la retirer. Je m’excusais, alors que je ne savais quoi dire d’autres. Je ne pouvais pas tout déballer. Et c’est là que je l’entendis s’excuser à son tour. Je restais silencieuse, alors que je n’arrêtais pas de fuir son regard. De temps à autre j’essayais de jeter un coup d’œil mais lorsqu’il parla je regardais le livre, comme s’il m’intéressait plus qu’Emmanuel. En vérité je ne voulais pas qu’il lise à travers mon regard. Il l’avait peut-être déjà fait… Mes mains me trahissaient aussi actuellement.

    Je restais presque sans voix, ouvrit la bouche avant de la refermer. Je ne savais pas par quoi commencer, quoi faire. Je ne voulais pas lui mentir…

    « Oui, je me souviens… J’ai l’impression que c’était il y a très longtemps… » soufflais-je alors que je tentais de le regarder. Je sentis ma gorge se nouer soudainement. « Je… » Je déglutis, essayant d’alléger cette tension dans ma gorge qui semblait la rétrécir davantage. Mon dieu il ne fallait pas que je craque. « J’ai dû mal à accepter les derniers… événements. Je me pose beaucoup de questions… » Mon corps commence à trembler de partout, les larmes me vinrent aux yeux. « Emy est morte à cause de moi… je n’ai pas réussi à l’aider, je n’ai même pas réussi à… » Je m’arrêtais alors que ma gorge se resserrais davantage. « … la pleurer. Tout le monde meurt autour de moi, je n’ai pas envie que cela arrive à quelqu’un d’autre. » Une larme coule sur la joue alors que je venais un peu de lui dire, indirectement, pourquoi je ne l’avais vu plus tôt. Ce n’était pas entièrement pour cela, il y avait toujours le gros problème des sévices sexuels – et le fait que Philippe m'avait rejeté comme de la merde – mais je pense que je ne pourrais l’avouer à personne. La seule personne qui était au courant m’avait rejeté, et si c’était pareil maintenant ? Pourquoi la situation serait différente ? Au fond de moi j’avais peur, mais tellement vide. Le gouffre en moi engloutissait tout, et je ne pensais pas ne pas pouvoir rester de marbre devant Manu.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Dim 11 Mai - 23:41

Es-tu celui que je recherche ?




Les choses avaient-elles tant changées pour Eléanore depuis notre dernière rencontre ? Cela ne faisait aucun doute ! Je me souvenais encore parfaitement de nos premières rencontres peu après mon arrivée à Louisville ! Eléanore avait vécu de grands malheurs mais elle continuait de sourire et de garder espoir. Elle prenait le temps de discuter… Aujourd’hui, ses sourires étaient différents, emprunts de tristesse. La blonde s’égarait dans ses pensées comme pour fuir la réalité et ne donnait plus l’impression que d’être l’ombre d’elle-même… Elle tentait de le dissimuler mais je n’étais pas dupe ! J’avais vu et revu des personnes comme elle à l’hôpital pour diverses raisons.
L’un comme l’autre nous étions égarés dans nos pensées et j’en fus apparemment le premier à en émerger. Je regardais la jeune femme qui était là à mes côtés mais qui ne l’était pas vraiment non plus. Je n’aurais pas du aborder le sujet de son amie disparue ! C’était sûrement trop tôt… La preuve en était que la blonde avait reprit la parole pour évoquer de nouveau les bouquins, comme si elle voulait à tout prix ne parler que de ça ! Je n’avais donc pas cherché plus loin et nous étions allés voir les pages qui regorgeaient d’informations en or. Eléanore semblait enthousiaste et je m’étais laissé aller à poser ma main sur la sienne… Ce fut une erreur et la réaction de la blonde me le prouva ! Elle s’excusait ensuite alors qu’elle n’avait pas à le faire. C’était moi et uniquement moi qui avait merdé et je le lui faisais comprendre… Mais cela ne changea rien au fait que la jeune femme préférait éviter mon regard et observer le livre plutôt que moi ! Pourquoi ? Parce qu’il y avait un problème… C’était indiscutable puisque le tremblement de ses mains me le prouvait. Alors que j’aurais voulu prendre les mains de la blonde entre les miennes je me contentais de lui parler… de lui dire que j’aimerais l’aider, lui faire comprendre que je craignais de lui poser des questions uniquement parce je ne voulais pas la voir me fuir ! Car oui, je tenais à elle… mais je ne prononçais pas ses mots clairement.

La première tentative de la blonde pour reprendre la parole fut vaine mais je patientais… Je voulais savoir, je voulais l’aider ! Moi aussi j’avais l’impression que notre dernière rencontre datait d’une autre vie mais je ne formulais pas ma pensée et écoutais la suite des paroles qu’Eléanore avait tant de mal à prononcer. Elle avait dû mal à accepter les derniers événements ce que je comprenais parfaitement ! Ce que j’ignorais c’était pourquoi elle se rejetait la mort de son amie dessus… Personne n’aurait pu la sauver ! La gravité de sa blessure, l’hémorragie, le froid… Tout avait joué contre elle. Je secouais légèrement la tête pour qu’elle comprenne qu’elle n’y était pour rien. Des gens mourraient tous les jours ! Ce n’était pas de sa faute et éviter les contacts humains ne changerait rien.
Lorsqu’elle se taisait, j’avais l’impression qu’elle n’avait parlée que de la partie la moins difficile de son problème… L’agression par exemple, elle ne l’avait pas mentionné et avait plutôt parlé du décès de son amie ! Cela voulait-il dire que mon raisonnement était le bon ? Je fixais la blonde…



- Tu n’es pas responsable pour ton amie… Je sais que tu as tenté de l’aider, que le médecin a fait tout son possible, dis-je doucement. Le seul fautif c’est celui qui a tiré ! Je marquais une pause. Ne te renferme pas sur toi par peur de perdre les gens que tu apprécie… s’il te plaît…


Par réflexe j’avais doucement frôlé sa joue de mon index pour effacer la larme qui y coulait. Mais me rendant compte de ce que je faisais et en me rappelant la réaction précédente de la jeune femme, j’écartais ma main doucement de son visage.
Une question me revint alors à l’esprit… Il fallait que je sache ! Car plus je réfléchissais, plus je la regardais et plus j’avais l’impression d’avoir trouvé une raison à son comportement. Mais je craignais d’avoir vu juste. Je portais alors mon attention sur son visage et reprit d’une voix douce.



- Eléanore ? Quand tu parle des derniers événements, ton agression en fait partie n’est-ce pas ! demandais-je d’une façon affirmative. Je prenais une inspiration pour me donner du courage pour la suite… car je redoutais réellement de faire fuir la blonde. Est-ce que les personnes qui t’ont brutalisé étaient… est-ce que c’étaient des hommes ? demandais-je doucement avec hésitation.


Je guettais alors le moindre geste, le moindre regard de la part d’Eléanore et j’espérais du fond du cœur m'être trompé.





    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Lun 12 Mai - 9:09

    J’avais peur, non seulement parce que ses émotions refoulées se réveillaient peu à peu, mais aussi parce que je ne voulais pas qu’Emmanuel touche son but. A savoir s’il continuait de me poser des questions, il finirait par savoir. Peut-être avait-il déjà des hypothèses, mais j’étais bien incapable de lui avouer la vérité. Il était médecin après tout, et savait très bien reconnaître des signes, tout comme si on aimait une personne, on voyait tout de suite les changements. Quand bien même je faisais mon possible pour éviter qu’il me pose des questions, j’avais changé. Cet incident m’avait changé tout comme le fait d’avoir encore un deuil. Mais c’était surtout le viol, puis le fait d’être jetée comme une vulgaire pute par l’homme à qui je m’étais entièrement dévoilée. Pour sûr, je ne referais plus cette erreur et je m’étais totalement fermée. Je ne voulais pas en parler tout simplement parce que je me sentais terriblement fragile et que je n’avais pas encore forgé un masque inatteignable. Cela allait mettre du temps, mais lorsque ma carapace serait entièrement construite, j’imaginais que plus rien ne m’atteindrait. Mais pour l’heure, j’étais bien loin de tout ça. Je n’avais pas encore imaginé à quel point être seule avec Emmanuel me gênerait à ce point…

    J’avais fini par à moitié craquer. Mes mots ne ressemblaient à rien, ou plutôt j’avais du mal à les lier entre eux pour formuler une vraie phrase. Je sentais que je perdais le contrôle doucement mais sûrement, le fait de poser mes mains sur mes cuisses et les joindre pour les serrer le plus fort que je le pouvais ne servait pas à grand-chose. Pourtant, je ne cédais pas, pressant toujours mes doigts les uns contre les autres ainsi que mes paumes. J’avais essayé de lui dire que je culpabilisais pour Emy, apparemment le message était passé et il avait compris, puisqu’il essayait de me faire déculpabiliser. Mais j’étais avec elle quand cela est arrivé, j’étais à ses côtés alors que je ne savais quoi faire pour l’aider, pour panser sa blessure. Ça avait été un vrai carnage, je me souvenais encore des yeux qui me piquait, mes poumons qui me brûlait alors que la chaleur était de plus en plus insupportable tout comme la poussière et la fumée qui nous englobait. Mes yeux se levèrent doucement pour l’observer.

    « J’ai tenté, c’est bien ça le problème… » articulais-je alors que je sentis son doigt essuyer une larme qui avait coulé sur ma joue, et bizarrement, je ne bougeais pas. Une seule larme. Je me demandais si j’en avais encore pour pouvoir me lâcher complètement. Mais je me sentais tellement vide… Je m’étais déjà refermée sur moi-même, mais comment le lui dire ? « Je pense que c’est déjà… » … trop tard. Oui c’était cela, trop tard. Sauf que je ne finissais pas ma phrase qui restait bloqué au fond de ma gorge avec ce nouage qui me collait.

    J’avais parlé des derniers événements car c’était plutôt vague. Je pourrais parler des agresseurs qui avait réduit à néant la ville, car je m’étais aussi fait agressé par l’un d’eux sans pour autant en avoir véritablement pâtit. Je pouvais aussi parler de mon agression où j’avais été sévèrement défigurée, sans prendre le temps de parler de l’autre chose. Lorsque j’entendis ses autres paroles, son affirmation surtout, mon cœur s’emballa. Comme si cela ne suffisait pas, sa question me fit perdre presque pieds, des vertiges commencèrent à me prendre alors que je bloquais ma respiration le temps de réfléchir. Puis je fermais les yeux, consciente qu’il était en train de m’observer, mais au moins fallait-il que je me calme. Je pouvais lui faire part d’une partie de l’histoire… de toute façon, s’il avait été un minimum curieux, il avait dû lire mon dossier non ? Je ne savais pas contre pas si on en avait supposé les sévices sexuels, mais certainement il y serait mentionner mes ecchymoses et hématomes sur le corps, tout comme mon visage défiguré par les coups que j’avais pu avoir… Je rouvris les yeux.

    « Je me suis fait tabassée avant l’attaque de Louisville, j’étais… » mes mains se décollaient l’une de l’autre pour que mes doigts effleurent mon arcade, ma joue, alors que mon regard était figé sur un point sur la table. « … défigurée… » Là alors il pouvait se demander pourquoi il ne m’avait pas vu dans sa salle de consultation, pourquoi je ne m’étais pas dirigé vers lui. J’avais tellement honte et me sentais tellement salit. Mais ça il ne pouvait qu’à moitié comprendre. Je ne pouvais pas lui dire le reste de l’histoire. Non, pas maintenant.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Mar 13 Mai - 0:34

Es-tu celui que je recherche ?




Je faisais mon possible pour tenter de comprendre ce qu’Eléanore tentait de cacher car je ne pouvais pas l’aider en ignorant pourquoi elle semblait si… vide ! J’approchais du but, j’en étais sûr. Mais dans le même temps j’étais égoïste. Pourquoi est-ce que je me voyais comme cela ? Tout simplement parce que je n’arrivais pas à réellement questionner la blonde de peur qu’elle ne me fuit. Je ne voulais pas qu’elle croit que je la harcelais et que je l’obligeais à revivre ce qu’elle avait vécu. Non ! Je voulais juste avoir plus d’information pour avoir toutes les cartes en main pour lui venir en aide. J’étais donc face à un dilemme intérieur des plus angoissants… Pourtant j’avais déjà fait face à ce genre de situation quand j’étais urgentiste ! Des jeunes femmes agressées qu’il fallait faire parler sans les effrayer pour éviter qu’elles ne se braquent. J’y arrivais parfaitement contrairement à maintenant. La différence venait-elle du fait que je connaissais la blonde ? Que je ressentais pour elle quelque chose qui n’avait rien à voir avec une simple amitié ? Oui, ça changeait tout !

Cependant je ne devais pas être si nul que ça… Du moins pas autant que lorsque je lui avais pris la main ! Eléanore commençait à parler, difficilement, mais elle le faisait. Je l’écoutais attentivement, oubliant complètement le bouquin, le raid, et la raison de la venue d’Eléanore. Je ne voulais pas qu’elle se culpabilise au sujet de la mort de son amie. Tout ce qu’elle avait fait était bon, à ce que j’avais entendu. Elle avait tenté de stopper l’hémorragie ! Mais ce genre de blessure saignait beaucoup et il n’y avait pas de point de compression précis à faire comme pour les jambes ou les bras.
Je lui expliquais donc qu’elle n’y était pour rien, qu’elle avait essayé de sauver son amie et que la mort des personnes auxquelles elle tenait ne devait pas la faire se renfermer sur elle. Eléanore fit alors une remarque concernant le fait que le problème était justement qu’elle avait tenté tandis que j’ôtais une larme de sa joue. Je comprenais ensuite la fin de sa phrase inachevée…



- Déjà trop tard ! Je pense que c’est que tu allais dire, dis-je simplement. Il faut que tu évite de penser de la sorte, continuais-je doucement. Tu n’es pas obligée de parler avec tout le monde mais ne t’isole pas complètement. Je sais que ce ne doit pas être simple mais essaie. Je marquais ensuite une pause. Le fait que tu aie tenté n’a pas été un problème tu sais… Si tu n’avais pas été là, elle n’aurait même pas pu voir un médecin ! Même si, je le sais, cela ne change rien au final.


J’avais ensuite essayé d’en apprendre plus concernant un sujet qu’elle évitait et qui était celui de son agression. J’avais des doutes concernant ce qui avait pu arriver et même si je préférais le nier, je lui demandais alors si les personnes qui s’en étaient pris à elle étaient des hommes. Sa réaction, ses gestes, sa respiration qui se bloquait ; tous ces signes me prouvèrent que j’avais vu juste. Je ne savais pas si elle voulait me répondre et j’attendais… Je n’avais rien à faire, je lui avais dit ! Lorsqu’elle rouvrit les yeux ce fut pour me dire que qu’elle s’était fait tabassée tandis que ses doigts fins effleuraient son visage… Je la regardais alors que mon esprit s’évadait et c’est à peine si j’entendais le dernier mot que la blonde prononça.
Je réalisais que mon horrible hypothèse était véridique… Je posais mes coudes sur la table et appuyais mon menton dans mes mains en regardant dans le vide ! Je comprenais maintenant pourquoi je ne l’avais pas vu en visite après le drame. Je me perdais dans mes pensées mais il fallait qu’elle sache que j’avais compris ! Cela lui permettrait-il peut-être d’en parler, de ne pas tout garder pour elle.



- J’ai vu ça dans ton dossier, avouais-je. Mais ton comportement… le fait que je ne t’ai même pas vu en visite après, j’en déduis qu’ils ne se sont pas arrêtés aux coups… Je reportais mon attention sur Eléanore. Je ne vais pas te poser de question ! Je voulais juste que tu sache que j’avais compris qu’ils t’… ce qu’ils t’ont fait, expliquais-je en cherchant mes mots. Je suis désolé ! Et n’oublie pas ce que je suis là si tu veux parler… ou si t’as besoin d’un bouquin, continuais-je en espérant lui changer les idées, ou si tu souhaite juste avoir une présence à tes côtés.


Il fallait qu’elle comprenne que je ne pouvais pas la voir sombrer, qu’elle comptait trop pour moi ! Parce que ma manière de lui parler le prouvait non ? Je l’espérais sincèrement.






    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 16 Mai - 9:53

    Au départ, je n’avais pas du tout pensé qu’Emmanuel me questionne ou soit assez intelligent pour comprendre beaucoup de chose. Je n’avais pas été le voir pour cette raison d’ailleurs. Car il était médecin avant tout, il avait sans doute dû voir des femmes violées, et peut-être me voyait-il maintenant comme ses femmes. Du moins il pouvait l’analyser dans ce sens, combien même je m’efforçais de ne pas le lui montrer. Difficile lorsque le choc est toujours présent en nous, que notre corps réagit presque trop brusquement à différents gestes. Mais en allant le voir, je n’avais pas imaginé un seul instant que nous dévirons du sujet. J’avais été le voir dans un but précis, peut-être aussi pour me permettre d’aller le voir. Car je ne serais pas là à ses côtés si je n’avais pas été un peu obligé d’aller le voir. Ce n’était pas que je ne l’aimais pas, bien au contraire. Et justement. C’était pour cette raison. Comme il l’avait sûrement compris, je me demandais si ce n’était pas mieux de ne pas créer de liens, et je m’isolais en croyant de fil en aiguille à cette pensée.
    En parlant d’Emy, de moi et de comment je me voyais, il comprit parfaitement bien mes paroles et traduisait aussi impeccablement la fin de ma phrase que je n’avais pas terminée. Etait-il aussi doué ? J’avais peur qu’il comprenne trop vite, et surtout tout. Tout que je m’évertuais à dissimuler autant que je le pouvais. Cela n’avait pas grand effet à priori.

    « Ce n’est pas simple Manu… » Je le regardais alors que je me demandais où j’arrivais à trouver le courage de soutenir son regard, en plus du fait que je l’avais appelé autrement qu’habituellement. « Je m’isole pour éviter d’avoir de nouveau mal… » Ma voix s’éteignit alors que ma gorge se serrait davantage et que ma main se retrouva sur ma poitrine, définissant sans problème ce que pouvait être la douleur que je ressentais. La suffocation, la pression intense, le chagrin et la douleur. « Je sais que je ne suis pas la seule à avoir perdue des personne qui comptaient, mais ça fait trop… beaucoup trop… » Une autre larme coula le long de ma joue alors que je résistais à l’envie de m’effondrer. Je luttais pour éviter de trop en dire, de dire ce que je ne voulais pas qu’il sache. C’était on ne peut plus difficile.

    Finalement, je lui révélais ce qu’il s’était passé, du moins en partie. Et j’étais heureuse de ne pas avoir parlé au pompier qui m’avait soigné de ce qu’il m’était arrivé d’autre. Car comme l’avait dit Manu, il avait été voir mon dossier, ce que je ne savais pas en revanche, c’était si le pompier avait supposé le viol, tout comme ce que Manu était en train de faire. Il était à la limite, à la limite de la barrière infranchissable. Je ne voulais pas que cela fasse comme avec Philippe. Au final il m’avait laissée tomber, pire encore il m’avait jeté comme ce qu’il ferait pour une vulgaire catin. Je lui avais avoué mes sentiments et tout s’était écroulé d’un coup. J’avais perdu mon cœur ce jour-là. Mais actuellement, il ne cessait de s’accélérer et je commençais à avoir des vertiges, des nausées, la vue se troubler soudainement.

    « J’ai été voir au plus proche… j’ai été voir un pompier pour mes blessures au visage surtout, après je ne voulais pas sortir dans cet état… Ils m’ont juste tabassée… » Je commençais à perdre pieds, je lui mentais, sans nul doute. J’avais terriblement chaud et mes yeux roulèrent alors que je m’effondrais. Le trou noir, complet. Jamais je n’aurais pensée m’écrouler de la sorte. La dernière fois remontait à un souvenir plus que douloureux.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 16 Mai - 15:05

Es-tu celui que je recherche ?




Mon cœur s'était emballé lorsque j'avais vu arriver Eléanore près de moi et c'est pourquoi j'avais pensé que je ne lui poserais aucune question même si j'avais remarqué qu'elle était différente, ailleurs. J'avais tenu un moment et je m'étais même concentré sur le projet qu'elle mettait en place avec le lieutenant Beaumarchais. Je ne m'étais pas trop forcé pour ça car l'idée était absolument géniale et j'avais pas mal de connaissances ainsi que de bouquins qui pourraient aidés. La blonde elle même avait été ravie de voir la mine d'or qu'était le livre que je venais de lui montrer. Tout aurait pu continuer à se passer aussi bien si ma main ne s'était pas égarée volontairement sur la sienne. Son comportement m'avait alors ramené à me poser des questions que je ne voulais pas poser !
Je ne voulais pas la voir fuir et le simple fait de me remémorer comment Eléanore avait retiré sa main au contact de la mienne ne me rassurait pas. Le truc c'est que je ne pouvais pas ignorer les signes qui me prouvaient que la blonde n'allait pas bien... C'était l'inverse de ce que je souhaitais le plus ! Tant pis si mes questions la gênaient, il fallait que je sache... que j'apprenne ce qui n'allait pas pour que je puisse l'aider ! Petit à petit, j'avais commencé à comprendre mais dans un premier temps, j'ignorais ces pensées... J'écoutais la blonde me dire qu'il n'était pas simple de rester entourée. Cela m'attrista de l'entendre dire ça même si un léger sourire était apparu lorsqu'elle m'avait appelé par mon surnom. Aussi, je ne reprenais pas la parole et la laissais finir car Eléanore avait du mal à mettre des mots sur ses pensées...



- Je sais que ce n'est pas simple... et je sais pourquoi tu t'isole mais cela ne changera rien, ça n'empêchera pas les personnes de mourir, expliquais-je. Éviter les gens que tu apprécie ne pourrait t'apporter que des regrets s'ils venaient à disparaître. Je marquais une pause. La guerre est injuste et traître de surcroît, c'est contre elle que nous devons lutter, pas contre les sentiments que l'on ressent pour les personnes. Au contraire, il faut profiter de ces moments passés ensembles !


En disant cela je pensais à ce genre de moment, à Eléanore à mes côtés... Je voulais lui dire mais je ne pouvais m'y résoudre ! Pas maintenant que j'avais compris que l'agression, sans penser me tromper, devait être un viol... Oui, petit à petit j'avais compris que la jeune femme à qui je tenais tellement avait du être victime d'abus sexuels ! C'était pour cela que je ne pouvais pas lui avouer mes sentiments... Non pas que cela me dégoutait mais je me doutais que les hommes en général devaient l'écœurer ! Voilà pourquoi je voulais l'aider car je savais que les victimes de viol avaient souvent tendance à se culpabiliser alors qu'elles n'étaient coupables de rien.
Je posais donc des questions et sous-entendais par la suite que je savais ce qu'elle avait vécu. Je pensais qu'elle hocherait simplement la tête pour me prouver que j'avais raison mais non. Elle reprit la parole mais semblait visiblement très mal... Elle m'expliqua qu'elle n'était pas venue à la clinique car la caserne des pompiers était plus proche du lieu de l'agression. J'acquiesçais simplement d'un signe de tête tout en écoutant et en me concentrant sur le moindre mouvement de la blonde qui me paraissait de plus en plus pâle. Je fronçais les sourcils lorsqu'elle déclara qu'elle avait juste été tabassée... Déjà cela ça aurait été trop mais j'étais persuadé qu'elle mentais... J'allais lui faire comprendre qu'elle ne devait pas avoir honte mais la blonde se sentit vraiment mal. Je la rattrapais de justesse avant qu'elle ne se cogne...



- Eléanore ? l'appelais-je en la tenant toujours et en me levant. Je prenais son pouls et vérifiais sa respiration pour constater que tout était normal. Eléanore ! Ouvre les yeux...


Rien. Je prenais donc la jeune femme dans mes bras et j'allais l'allonger sur la couchette... J'humidifiais légèrement son front avec un peu d'eau de ma ration. Elle bougea un peu mais ne se réveilla pas. Je la couvrais et je m'asseyais près d'elle. Je m'en voulais vraiment... C'était uniquement de ma faute si elle venait de faire un malaise. J'aurais dû laisser tomber avec mes questions ! Je fermais les yeux pour chasser le mini démon Alexandrien qui chantonnait dans ma tête... *C'est de ta faute, c'est de ta faute... T'es trop c#n, t'es trop c#n !*
Je reposais mon regard sur la blonde et prenais sa main entre les mienne avant d'y déposer un baiser... Je murmurais alors sans m'en rendre compte.



- J'suis désolé... J'voulais juste t'aider ! Faut que tu continues à te battre... j't'en prie ! Dis-moi juste ce que je dois faire pour toi...





    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 16 Mai - 21:07

    Emmanuel avait beau essayé de me remonter le moral, j’avais l’impression que ces tentatives étaient vaines. Tout ce qu’il me disait me coulait dessus comme de l’eau de roche ; Non pas qu’il n’était pas intéressant, c’était juste que j’étais déjà en train de franchir le point de non-retour. Mais comment faire autrement ? Il me disait qu’il fallait profiter au maximum des gens, et si je n’avais plus envie ? Tout ceux auxquels je m’étais attachée était mort. Mort ! Ne le comprenait-il pas ? J’étais peut-être maudite après tout. Rester seule pour l’éternité était peut-être mon destin, si je me rapprochais de Manu lui aussi allait-il sombrer ? Lui aussi allait-il me laisser tomber ? Tout un tas de question cheminaient dans ma tête, m’harcelant presque alors que je sentais petit à petit des signes distincts de mon corps. Signes qui n’apparaissaient pas au bon moment… mais Manu m’avait forcée à repenser à tout ça, à sentir de nouveau ses coups, ses mains sur mon corps et son… Je bloquais mes pensées, alors que je restais muette à ses paroles. Je sentais monter en moi une intense chaleur. Je ne pouvais pas résister, je ne pouvais que céder après avoir réussi à mentir à Manu. Je ne savais pas s’il me croirait, mais je ferais tout pour que l’information ne sorte pas de ma bouche aujourd’hui. Et je ne saurais dire si mon malaise tombait à pic… ces choses-là n’étaient guère rassurantes.

    Trou noir. Pour moi tout ça n’avait été qu’un mauvais rêve. Je rêvais à l’instant, et tout s’était écroulé alors que les émotions s’étaient emparées de moi et m’avait fait perdre conscience. Je n’avais d’ailleurs pas du tout conscience que j’étais véritablement tombée, dans la réalité. Que Manu m’avait réceptionné et qu’il me portait jusqu’à sa couchette improvisée. Je dormais tellement peu et travaillais autant que je le pouvais, ou plutôt bien plus que e le pouvais, que j’étais véritablement crevée. Mon corps n’arrêtait pas de me faire des signaux d’alerte mais cela faisait bien longtemps que je ne les écoutais plus. Là encore, il m’avait fait des signaux, sauf que je n’avais pas pu faire autrement. Et c’était pour autre chose… j’avais encore le traumatisme en moi, en même temps, comment faire pour oublier ce moment ? On m’avait forcée après m’avoir violentée férocement. Ils avaient eu ce qu’ils voulaient au final, quand bien même j’avais essayé de me débattre. J’étais bien loin de tout ça présentement, bien loin de mes cauchemars alors que j’en avais sans cesse en fermant les yeux. Mais là non, rien. Rien alors que j’étais à présent allongée. Je me sentais tellement fatiguée, pourtant malgré le fait que mon corps et mon cerveau ne réclamait que le repos, j’entendis une voix qui venait de je ne sais où. Très lointaine, mais qui au fur et à mesure que je me concentrais, devenait beaucoup plus perceptible à mon oreille. Puis mes paupières s’ouvrirent difficilement et je ne pu avoir conscience d’où j’étais qu’après plusieurs secondes. Je pensais être dans ma tente, pendant un court instant oui j’avais été déboussolée. Complètement déboussolée, avant que tout me revienne en mémoire et que je me réveille brusquement tout à coup.

    Je me redressais brusquement et un vertige violent me prit alors que je perdis l’équilibre, me retrouvant à moitié sur Emmanuel alors que j’avais essayé de me rattraper… sur lui apparemment.

    « Oh, je suis désolée ! » ajoutai-je brusquement alors que je tentais de me relever pour me rassoir sur le lit. Je sentais encore ma tête qui me tiraillait et mes jambes atrocement faibles. Je préférais rester là, alors que de nouveau je ne savais pas quoi dire ni quoi faire. J’espérais que Manu ne remette pas ça sur le tapis, et j’essayais d’anticiper. « Manu, je… » Je me tournais quand même vers lui après quelques secondes d’hésitation, me mettant assise devant lui, tentant de prendre ses mains inconsciemment alors que je ne faisais que les effleurer. « … je suis désolée, je ne dors pas assez, je suis… » Nouvelle fois gorge serrée et je déglutis avant de continuer. « … j’ai du mal depuis… » …mon agression, je ne continuais pas, pensant qu’il avait compris. « … j’ai l’impression qu’à chaque… touché, cela va me faire souffrir horriblement… » Les larmes de nouveau me montèrent. « C’est stupide... » terminais-je alors que j’essuyais rapidement mes larmes qui coulaient sur mes joues, comme si je m’énervais contre elles car elles étaient sortie. « Pourquoi tu es si insistant ? Je n’ai pas besoin de ça… » J’avais soufflé ses paroles presque inaudiblement, alors que je cachais mon visage entre mes mains désormais. Je ne comprenais pas, alors qu’il n’y avait rien à comprendre. Il m’aimait, sauf que je ne le voyais clairement pas. Mon cœur était meurtri, mon corps également, j’étais loin de pouvoir voir quoi que ce soit dans mon état, encore moins l’amour d’un homme envers une femme… ce fameux sentiment, si fort et si cher.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Sam 17 Mai - 22:30

Es-tu celui que je recherche ?




Je ne voulais que l’aider et aussi lui faire comprendre à quel point elle comptait pour moi… Mais je n’y arrivais pas et je n’avais même pas remarqué à quel point mon ‘‘interrogatoire’’ la touchait. Il y avait eu des signes pourtant, du moins c’est ce que je pensais ! Car je n’avais rien remarqué sauf, peut-être, sa pâleur avant son malaise… Mais c’était déjà trop tard ! Je n’avais pu que rattraper la blonde qui avait perdu connaissance. Sur le moment j’avais eu peur et je n’avais été rassuré que lorsque j’avais vérifié son pouls ainsi que sa respiration… Enfin, rassuré c’était un grand mot car Eléanore était tout de même inconsciente ! Je l’avais donc allongée sur ma couchette et j’avais attendu. Le temps me semblait passer au ralentit et une voix ne cessait de me répéter que tout ça, c’était de ma faute. Quel c#n j’avais été à vouloir à tout prix avoir la confirmation de ce que j’avais deviné. Même si cela me tuait, la blonde avait été violée… J’en étais sûr ! Pourquoi cela me tuait ? Parce que je ne savais pas ce que je pourrais faire pour l’aider. D’ailleurs, mes agissements avaient eu l’effet inverse. La voir allongée là me le prouvait !
Sans m’en rendre compte je murmurais des excuses et des aveux que la belle n’entendrait jamais. Je ne cessais que lorsqu’elle remua légèrement… Je gardais même le silence lorsqu’elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle. Je me doutais qu’elle devait se demander ce qu’elle faisait là… Je tentais de la stopper lorsqu’elle se releva brusquement et que je crus deviner un vertige mais je n’osais pas la toucher. Ce fut elle qui se rattrapa à moi ! Je l’aidais à s’asseoir en la fixant… J’étais vraiment désolé de lui avoir fait du mal alors que je voulais complètement l’inverse. Eléanore s’excusa avant d’essayer de se lever puis de se rasseoir…



- Sois pas désolée ! C’est moi qui… commençais-je par dire gêné. Tu ne devrais pas essayer de te lever tout de suite ! Tiens, bois… dis-je en lui versant un verre d’eau qui se trouvait près d’elle.


Lorsque la blonde prononça de nouveau mon surnom, je me sentis mal à l’aise et détournais le regard… Mais très vite mon attention fut attirée sur mes mains pour constater que je n’hallucinais pas ! Eléanore les effleuraient de ses mains… Mon regard fixer sur ses doigts qui frôlaient ma peau je l’écoutais me dire qu’elle ne dormait pas assez… qu’elle avait l’impression que le moindre touché allait la faire souffrir ! *C’est pas stupide de penser comme ça après ce qui t’es arrivé !* Je le pensais mais gardais le silence. Puis mon attention venait de se porter sur le visage de la belle blonde qui essuyait ses larmes. J’ouvrir la bouche pour parler mais je refermais la bouche sans rien dire…
Les paroles de la blonde m’avaient fait taire et détourner le regard. Je n’avais pas voulu être insistant… J’avais simplement essayé de lui faire comprendre que je savais mais que ça ne changeait rien ! Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à lui faire comprendre ? Je savais qu’elle n’avait pas besoin qu’on lui rappelle ce qu’elle avait subi… Inconsciemment, je soupirais ! Mon regard se posa sur ses mains que je prenais doucement entre les miennes. Je fermais les yeux quelques secondes avant de reporter toute mon attention sur le visage d’Eléanore… Je pris une légère inspiration comme pour me donner du courage.



- Je voulais pas ça, je… excuse-moi, s’il te plait ! commençais-je par dire. J’voulais pas me montrer insistant, c’est juste que lorsque j’ai compris que tu avais été… enfin, je veux que tu sache que ça change rien pour moi. Je me taisais, elle ne devait rien comprendre à ce que je racontais. Je détournais brièvement les yeux… avant de la regarder de nouveau avec un léger sourire gêné. Tu deviens tellement distante… Je ne veux pas te voir sombrer sans pouvoir t’aider mais quand j’essaie… quand j’essaie, je me plante lamentablement ! Je soupirais doucement… J’hésitais… Eléanore ! J’ai… j’ai peur de te voir t’éloigner de moi alors que je… Dis-moi juste ce que je dois faire pour que ça n’arrive pas ! lui demandais-je enfin en la regardant droit dans les yeux.


Je priais alors mentalement pour que mes paroles ne l’aient pas effrayée, pour qu’elle ait une réponse à m’apporter. Je ne voulais pas qu’elle parte… et puis vu son état ce ne serait pas une bonne idée. Je jetais un coup d’œil en direction de ma pile de vêtements avant de regarder la blonde…


- Il faudrait que tu mange quelque chose, dis-je simplement. J’peux pas te laisser partir comme ça, murmurais-je. T’es d’accord ?


Ma question ressemblait plus à une supplication pour le coup… Mais il fallait vraiment qu’Eléanore mange quelque chose après le malaise qu’elle venait de faire et j’espérais qu’elle s’en rendrait compte ! Car je n’oserais jamais insister après ce que je lui avais déjà fait subir…




    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Lun 26 Mai - 8:45

    Je devenais maladroite alors que ce n’était pas du tout dans mes gênes. Enfin disons aussi que le vertige avait aidé à me faire vaciller quelque instant. Me rattrapant comme je pouvais sur Emmanuel qui m’aida à me rassoir. J’aurais pu rester allongée, ça aurait été le mieux à faire, sauf que je ne pouvais pas juste le monopoliser, monopoliser sa couche et dormir durant des heures entières – car je me serais sentie en sécurité. En effet, je ne dormais pas dans ma tente, combien même je n’étais pas toute seule. Cela ne me suffisait plus, d’autant plus que je ne savais pas du tout me défendre. D’accord, j’avais eu une femme, Alix, qui m’avait appris quelques bases, mais je n’avais pas un entrainement plus poussé que cela. D’ailleurs, j’espérais pouvoir continuer jusqu’à pouvoir mettre à terre tout homme, même un militaire. Inutile de vous faire part de mes pensées et à quel militaire je pense…
    J’étais désormais assise, un peu plus stable alors que j’observais Manu qui avait l’air mal à l’aise. En même temps, j’aurais été pareil dans la même situation si les rôles étaient inversés. Hormis le fait que j’aurais eu du mal à le porter lui. Je failli presque rire tellement cette pensée me paraissait absurde. Je lui fis un fin sourire alors qu’il me tendait un verre d’eau. Je le pris et bu quelques gorgées toujours aussi silencieusement. Je m’étais excusée pour ce qui était arrivée, seulement parce que j’avais honte et j’étais gênée de paraître aussi faible et misérable. Je n’étais plus la femme d’avant. La retrouverais-je un jour ? J’étais changé à jamais, et je le pensais réellement.

    Je posais le verre, et commençais petit à petit à un peu plus m’ouvrir à lui même si les informations sortaient anarchiquement. Inconsciemment mes mains voulaient prendre les siennes mais j’avais toujours cette petite barrière qui m’empêchait de le faire, quand bien même je ne m’en rendais pas compte. Comme quoi, je ne contrôlais plus mon corps, traumatisé comme il l’avait été. J’essuyais mes larmes brusquement, rougissant mes yeux un peu plus avant que ce ne soit lui qui prenne mes mains. Il pouvait ressentir toute la fragilité, toute ma fragilité rien qu’en prenant mes mains. Elles tremblaient encore quelques peu et je constatais qu’elle était gelée et que ses mains me réchauffaient. Il s’excusa et commença à parler et je me contentais de l’écouter. Il avait tout compris, mais je n’étais pas prête à lui sortir l’information, je n’étais pas prête à lui avouer. Je voulais qu’il doute encore, ou qu’il se dise que je n’avais été que tabassé finalement. Cela me soulageait quelque peu qu’il me dise que cela ne changeait rien. Pour autant, je ne voulais pas, je ne pouvais pas…

    « J’ai été tabassée, simplement tabassée Manu… » Je lui mentais ouvertement, mais je n’étais pas prête, le comprendrait-il ? « … le manque de nourriture, sommeil, le travail… j’aurais fait mon malaise quoi qu’il arrive. » Je reprenais petit à petit mon masque. « C’est peut-être mieux que je l’ai fait ici… »

    C’était vrai, même si Manu en avait été la cause à cause de ses questions qui m’avait fait ressasser le souvenir douloureux de cet épisode affreux. La suite de ses mots me fit détourner le regard, baisser les yeux alors qu’il s’ouvrait un peu à moi. Sur le moment, je ne voulais pas qu’il parle plus, je ne serais pas capable d’encaisser tout ce qu’il avait à me dire. J’étais encore blessée, meurtrie même de ma dernière relation. Même si je ne savais pas qu’il m’aimait vraiment, je ne le voyais pas, je voyais en revanche qu’il tenait à moi. Mais peut-être plus comme un grand frère ou un véritable ami. Quand je serais prête j’ouvrirais les yeux, quand mon cœur ne me fera plus souffrir. Je quittais ses mains pour les joindre sur mes cuisses, alors que je sentais de nouveau le froid les englober.

    « Ne t’en fait pas, ça va aller mieux… » Impossible, ou plutôt, je n’en savais rien, mais je prenais une mauvaise direction. « … et puis nous avons trouvé mieux que Louisville, non ? Le camp à l’air plus… sécurisant. » Même si je ne me sentais guère en sécurité. Je ne savais pas pourquoi je lui mentais, indirectement, mais je pensais au moins que le camp était peut-être mieux pour nous tous. Moins d’étendu, plus barricadé… enfin j’espérais qu’il ne finisse pas en flamme.
    Je souris alors qu’il partit sur une tout autre conversation. Ce n’était pas pour me déplaire, et manger me ferait du bien en effet, même si je ne mangeais que des petites quantités.

    « Oui. » Je fis une pause. « Ne me fait pas un festin, je ne pourrais pas tout manger. » terminais-je avec un fin sourire. L'avantage était que je m'étais calmée, mes yeux me trahissaient encore alors qu'ils étaient toujours rouge et un peu gonflés.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Dim 1 Juin - 21:56

Es-tu celui que je recherche ?




Eléanore m’avait fait très peur lorsqu’elle avait perdu connaissance et surtout, elle m’avait fait culpabiliser ! Je n’aurais jamais du être aussi insistant alors qu’il était évident qu’elle ne voulait pas me dire ce qui c’était réellement passé lors de son agression. J’avais été c#n d’agir ainsi et d’ailleurs je ne savais même pas si je l’aurais fait avec une patiente lambda ! Mais Eléanore était à part, elle comptait pour moi… beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et que ce qu’elle pourrait imaginer. Enfin, si elle s’en rendant un tant soit peu compte ! Car je commençais à avoir des doutes. Mais je ne pouvais pas lui balancer ça comme ça ! Pas après ce que j’avais deviné à son sujet.
J’avais donc été très soulagé en la voyant reprendre connaissance et avais fait mon possible pour qu’elle ne se lève pas immédiatement. Elle était encore trop faible ! Je lui avais filé de l’eau en me fichant royalement de sa rareté et du fait qu’il s’agissait de ma propre ration. J’avais ensuite repris la parole pour m#rder de nouveau ! Je n’arrivais pas à trouver les bons mots pour qu’elle comprenne. C’est pitoyable ! Et plus je ne rendais compte de cela moins je trouvais mes mots et plus je faisais des gaffes. Cela m’agaçait au plus haut point même si je ne laissais rien paraître.

C’est en prenant les mains de la belle blonde entre les miennes que je m’étais excusé… Sa peau était froide et je ne les lâchais pas, les tenant avec douceur comme pour lui réchauffer. Ces gestes étaient peut-être inconscients de ma part mais il ne traduisait qu’une chose : mon envie d’être là pour Eléanore, de la protéger. Je l’écoutais ensuite me dire qu’elle avait ‘‘simplement’’ été tabassée et je me retenais de justesse de lever les yeux… La blonde ne voulait pas avouer ce qui lui était arrivé et cette fois je n’insisterais pas ! Après, elle devait avoir raison concernant son malaise même si je devais y avoir grandement contribué. Et oui, dans un sens c’était une chance que ce soit arrivé ici ou du moins en présence d’un médecin.
Je délaissais son regard le temps d’observer ses mains qui quittaient les miennes beaucoup trop tôt à mon goût… Puis je la regardais de nouveau ! Sa peau contre la mienne, ce simple contact me manquait déjà mais je ne pouvais pas faire grand-chose et je me contentais de lui répondre…



- Simplement tabassée… répétais-je pensif avant de plonger mon regard dans celui d’Eléanore. C’est déjà trop… ça n’aurait pas du t’arriver ! Personne ne devrait subir ça… Puis je changeais de sujet. T’as sûrement raison pour ton malaise ; cette situation n’est pas faite pour aider même si j’aurais du me taire ! Heureusement que le fait que je sois médecin rattrape ma faute, déclarais-je avec un très léger sourire.


La blonde tenta ensuite de me rassurer en disant de ne pas m’en faire et que ça irait mieux… Elle ajouta ensuite que nous avions trouvé mieux que Louisville et que le camp semblait plus rassurant ! Je hochais la tête en signe d’approbation alors que je ne pensais pas du tout de cette façon. Bien au contraire ! La ville qui m’avait servi de premier refuge avait l’avantage d’avoir des bâtiments composés de vrais murs et ce n’était pas le cas de nos tentes. Un simple coup de canif bien placé pouvait créer une ouverture ! Et puis il était impossible de se barricader dans une tente non ?
Cependant je ne faisais pas part de mes doutes à la blonde et puis il était vrai qu’il n’était pas facile de pénétrer dans le camp. Pour me changer les idées et surtout pour passer encore un peu de temps avec Eléanore je lui disais qu’il serait préférable pour elle de manger un morceau. Je souris en entendant sa réponse.



- Zut ! Moi qui voulais te préparer un repas digne d’un restaurant gastronomique, répondis-je avec un sourire en me levant.


Je récupérais le réchaud, la casserole et une boite de conserve pour une personne qui s’avérait être des émincés de poulet aux lentilles et petits légumes. Ça m’avait l’air pas trop dégueu et c’était toujours mieux que des barres hyper protéinées ou un truc dans le genre. Je versais le contenu dans la casserole que je mettais sur le feu…
J’avais placé le réchaud non loin d’Eléanore et je regardais cette dernière avec un sourire.



- T’as même le droit de te réchauffer les mains en attendant que ce soit prêt, dis-je simplement.





    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Dim 8 Juin - 13:21

    Oui c’était ça. Simplement tabassée. Ce n’était pas pour me faire croire que je n’avais subi que ça, et avoir un déni de mon viol. Non, je l’avais bien ancré en moi ce traumatisme. Je ne pourrais jamais l’oublier, quand bien même j’avais essayé par tout un tas de chose. D’ailleurs, s’il savait ce que je faisais… Je déraillais de plus en plus en vérité, et j’avais honte devant lui finalement. J’avais peur de lui dévoiler la vérité, peur qu’il s’éloigne lui aussi, mais pourquoi ? Tout ça je n’en avais pas encore conscience. Tout ce que je voulais, c’était qu’il arrête d’insister, qu’il essaie au moins de respecter le fait que je ne voulais absolument pas en parler. J’étais encore trop chamboulée, et peut-être déjà trop renfermée sur moi-même. De plus en plus, je ne parvenais pas à être juste moi, je n’y arrivais plus, et je faisais des choses qui m’aurait paru impensable si j’avais été un minimum plus consciente, ou moins victime aussi. Finalement, la guerre réservait cela à tout le monde, il y en avait qui n’avait pas de chance, et c’était mon cas malheureusement…
    Je ne dis mot alors que ce qu’il disait était vrai. Je ne souhaitais à personne ce qui m’était arrivée, encore plus à une femme. Je ne savais pas trop quoi lui répondre, j’avais complètement annihilé tout ce qui touchait au relationnel.

    « Ce n’est pas vraiment une faute. J’aurais peut-être fait pareil dans ton cas pour quelqu’un que j’aime. »

    Ce mot était sorti difficilement de ma bouche. Je repensais de nouveau à Philippe, mon cœur fit un bon, me brûlait de l‘intérieur avant de remplacer tout ça par la haine et la colère. C’était plus facile en vérité, beaucoup plus facile de l’envisager comme ça, de penser comme ça. Plus rien ne me réjouissait, alors je cherchais quelque chose dans la noirceur des sentiments. J’avais quand même réussi à lui dire que ça irait mieux, alors que je n’en étais pas convaincue moi-même. Encore pire, je lui avais dit que ce camp était plus sécurisant alors que j’étais certaine du contraire. Enfin… quoiqu’il en soit, la conversation et la situation tournait dans un tout autre sens, qui me ferait me détendre un peu plus. Il voulait me faire quelque chose à manger, ce que je ne refusais pas d’ailleurs. C’était attentionné de sa part. Il se leva après avoir parlé et je lui offris un léger sourire à ses précédentes paroles. Repas digne d’un resto gastronomique ? Franchement, s’il y arrivait, ça me ferait plaisir d’avoir un autre goût en bouche.

    Je l’observais alors que je restais assise sur son couchage, sortir le réchaud, une casserole. Je restais silencieuse et apparu même sur mon visage un air serein avec un léger sourire mais sincère. Je m’étonnais à repenser à ma vie d’avant, bon d’accord nous étions dans une tente, ce n’était pas une cuisine, mais je me souvenais de Mickaël qui me faisait mes plats. Et puis les paroles de Manu me firent redescendre sur terre. Il avait donc sentie que j’avais froid, du moins il avait dû le sentir avec mes mains gelées qui étaient déjà toutes abîmées. Les engelures ne partaient pas aussi facilement. Je me levais et m’approchais donc et tendait mes mains pour sentir la chaleur englober doucement mes paumes.

    « Merci… je te rapporterais quelque chose de ma ration, je n’ai pas envie de piocher dans ta ration sans rien en retour. Je verrais pour t’apporter quelque chose de pas trop dégueulasse. » C’était vrai en plus, je ne lui donnerais pas la converse que j’aimais le moins, mais un truc qui pourrait au moins lui faire plaisir, quitte à lui ramener la même converse que ce qu’il préparait présentement. Je tournais ma tête pour observer de nouveau le livre qui était resté ouvert, pour ensuite revenir sur Manu. « Ton livre est vraiment complet, je pense que ça nous aidera beaucoup pour notre expédition. »


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 0
Richesses: 3
Protéger, soigner, sauver... pour simplement exister !
Messages : 470
Membre du mois : 59
Célébrité : Chris Hemsworth
Localisation : A la clinique ou sur le terrain !
Age : 33
Crédit : Blondie
Emploi : Médecin civil et militaire !
Caractère : Travailleur – Obstiné – Amer – Réservé – Discret – Ne se laisse pas marcher sur les pieds – Jaloux – Dur – Sérieux
Vos Liens :
Spoiler:
 





MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Mar 10 Juin - 22:19

Es-tu celui que je recherche ?




Même si j’étais persuadé de ne pas m’être trompé sur ce qui était arrivé à Eléanore je savais maintenant de façon sûre et certaine qu’elle n’avouerait rien ! En parler l’aurait sûrement aidé mais il était encore peut-être trop tôt… Du moins, j’espérais sincèrement qu’elle se confierait à moi quand elle le jugerait bon. J’avais été suffisamment clair pour qu’elle comprenne que j’étais là pour elle, que ce soit sur le plan médical mais aussi personnel. Une simple conversation pouvait faire le plus grand bien par les temps qui courraient.
Je m’étais ensuite excusé même si la belle blonde m’avait dit que ce n’était pas de ma faute et qu’elle aurait sûrement fait un malaise à un moment ou un autre. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de culpabiliser et je souris légèrement en l’entendant dire que ce n’était pas vraiment une faute. En effet, il n’y avait pas de mal à s’inquiéter pour les gens auxquels on tenait… mais de là à les faire tomber dans les pommes ! Bref… Je bloquais sur les paroles suivantes d’Eléanore.

Je la fixais ! *Elle aurait fait pareil pour quelqu’un qu’elle aime… Est-ce que ça veut dire que… ?* Ok ! Je pensais souvent à elle et j’aurais aimé la voir plus souvent, la prendre dans mes bras, l’embrasser mais… Stop ! Le moment était mal choisi pour faire le point sur ce que je ressentais ou pensais ressentir. Voilà pourquoi je gardais le silence. Et puis à quoi bon s’éterniser ? J’avais fait mes excuses et la jeune femme les avait accepté en précisant que je n’étais pas vraiment le fautif.

J’avais ensuite proposé à Eléanore de lui préparer un petit quelque chose à manger et je m’étais atteler à la tâche dès que j’avais eu une réponse positive. J’avais toujours apprécié faire la cuisine ! Bien sûr ce n’était pas la jolie blonde qui pourrait s’en rendre compte puisque j’allais me contenter d’ouvrir une boite de conserve pour la faire réchauffer. Tout en m’affairant, je lançais de brefs coups d’œil à la blonde et je fus ravi de voir un sourire, même léger, sur ses lèvres. Elle avait aussi l’air moins nerveuse ! Je récupérais une assiette en carton et une fourchette alors qu’elle se réchauffait les mains. Je m’assis ensuite en face d’elle alors qu’elle m’expliquait qu’elle me ramènerait quelque chose en compensation.
J’arquais un sourcil en entendant ça ! Il était hors de question qu’elle me ramène à bouffer parce que je lui offrais une conserve. Je lui souris en répondant…



- Ce ne sera pas la peine ! Je te l’offre avec plaisir et il n’est pas question que tu insiste…


Alors que je vidais le contenu de la petite casserole dans l’assiette Eléanore reparla du bouquin qui était resté ouvert et me dit de nouveau qu’il pourrait vraiment nous aider pour l’expédition à venir. Je déposais l’assiette devant la jeune femme…


- Voilà pour toi ! dis-je simplement en lui souriant avant de regarder le livre. Je me félicite d’avoir demandé ce livre à un Noël, expliquais-je amusé. Même si Claire m’a toujours répété qu’un bouquin n’était pas un cadeau !


En prononçant le prénom de la jeune rousse j’avais ressenti comme un léger pansement au cœur ! Depuis le début de tout ça j’évitais soigneusement de penser à elle. Et la dernière fois que j’avais évoqué son prénom c’était lorsque mon frère était tombé sur une photo d’elle et moi alors que nous étions encore à Louisville.






    « Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. »
    Spoiler:
     

Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude

Passeport
Possessions:
Chances: 7
Richesses: 121
La noirceur s'empare-t-elle peu à peu de mon cœur ?
Messages : 6521
Membre du mois : 128
Célébrité : Scarlett Johansson
Localisation : Au camp depuis l'épisode de Louisville en flamme.
Age : 26
Crédit : Avatar : Onihin ; Signa : amaaranth ; Gif : Inconnu
Emploi : Anciennement Horticultrice
Caractère : Battante - Mystérieuse - Attachante - Déterminée - Autoritaire - Sensible - Imprévisible




MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Ven 13 Juin - 10:32

    J’avais repris contrôle de moi, de mes émotions qui me submergeaient pas moment, comme celui que je venais d’avoir qui m’avait valu un petit malaise. Je ne savais jamais quand est-ce que ça arriverait, mais j’espérais que c’était la dernière fois, et franchement, le fait que Manu sache finalement le fond de la vérité m’avait fait beaucoup peur. Je ne voulais pas le crier sur tous les toits, pourtant je savais que je n’étais probablement pas la seule femme à être victime de viol. Pour autant, je n’arrivais pas à l’exprimer, c’était aussi ce qu’Alix m’avait reproché. Mais il me fallait encore un peu de temps, peut-être devrais-je trouver une autre porte de sortie aussi. Je ne savais pas trop quoi faire, il m’était de plus en plus difficile de rester seule la nuit, combien même j’étais avec une autre femme dans ma tente, cela ne changeait rien. On avait bien été à deux lors de mon agression, ça n’avait pas du tout été en notre faveur. Ils avaient eu juste une deuxième poupée en prime. Je laissais de côté mes pensées, alors que Manu sortait des assiettes en cartons. J’en venais à me demander quand est-ce que nous mangerons sur des feuilles ou directement sur la pierre. Je ri intérieurement, je me revoyais à l’âge préhistorique, dingue n’est-ce pas ?

    Alors que je lui avais proposé de lui offrir quelque chose en échange, chose qui ne me paraissait pas stupide sur le moment. Mais apparemment, cela avait l’air de le surprendre et je n’avais pas le choix d’après ses dires.

    « Si je te le glisse quelque part pendant que tu n’es pas là, tu n’y verras que du feu. »

    Je me sentais un peu mieux, cela se sentait, mais c’était peut-être aussi la présence de Manu qui faisais ça, et je ne voulais pas de nouveau qu’il s’inquiète. On ne pouvait pas dire que je me forçais, mais je faisais de gros efforts en tous les cas. Je pris alors la fourchette après que Manu m’ait servi et commençais à manger. C’était bon. En même temps, je ne me souvenais plus des plats cuisinés par mon ex-fiancé. Il y a tout un tas de choses dont je ne me souvenais plus. Le goût du chocolat commençait à s’éteindre, comme bon autre de goût et d’odeur aussi. Je m’éparpillais de nouveau dans mes pensées en essayant de me souvenir de chaque saveur, mais ce n’était pas gagné, je perdais de plus en plus de souvenirs. Ce n’était peut-être pas plus mal, car d’ici à ce qu’on refasse un festin, nous avions ses conserves qui n’étaient plus aussi dégueulasse au fil du temps. Je n’étais pas du genre difficile, mais je l’étais de moins en moins depuis cette guerre, peut-être aussi parce que notre palais s’habituait. Emmanuel me sortit de nouveau de mes pensées alors que je lui avais parlé de nouveau du livre, et le prénom qu’il avait prononcé m’avait soudainement intrigué.

    « Claire ? Qui est Claire ? » ajoutai-je un peu précipitamment avant de regretter presque aussitôt de lui avoir demander. « Euh… tu peux ne pas répondre. Mais je pense qu’actuellement, ce bouquin est un cadeau, comme tous les autres d’ailleurs. » J’aimais bien lire, alors pour moi, chaque bouquin qu’on pouvait m’offrir était un cadeau, encore plus par ces temps. Combien cela faisait-il depuis que je n’avais pas touché ni même lu un bon vieux bouquin ? Un de ces romans policiers, ou même de science-fiction ou encore mieux fantastique. Mais pour l’heure, ce qui me comblait, c’était bien le livre d’Emmanuel.


Voir le profil de l'utilisateur
Qui comprend l'Humanité...
Recherche la solitude
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Es-tu celui que je recherche ? [Livre II - Terminé]   Aujourd'hui à 6:04



Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum