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MessageSujet: Êtes vous la femme de la situation ?   Mar 22 Avr - 13:51

Il n’y avait pas d’expédition prévue aujourd’hui. Jour de repos forcé, ordre de Comet. J’étais pas encore remise, blablabla. C’aurait pas été mon supérieur que je lui aurai bien fait comprendre que j’étais assez grande pour savoir comment j’allais, et comment employer mes forces. Même si c’était pas le cas. Mais je lui ferai comprendre en privé, que ça lui plaise ou non. En attendant, je vagabondais dans le camp. Je n’allais, définitivement, pas partir seule. Aller dans les alentours du camp, oui, mais m’éloigner davantage… Même armée, entrainée et sur mes gardes, je risquais trop de choses. Face aux armes, la force du nombre de possibles survivants belliqueux pouvait m’attirer des embrouilles que je ne souhaitais pas affronter. Même si j’avais été dans le coma, je ne m’étais pas retrouvée isolée et attaquée, j’avais été chanceuse jusqu’à présent. Et plus que ma frustration d’être mise à l’écart, ma survie importait.

Alors je savais ce que j’allais faire – j’allais aller voir cette fille à qui j’avais prévu de confier la tâche de confectionner des remèdes médicinaux à Louisville, avant que la ville ne soit incendiée. Je n’en avais pas eu le temps, au final. Je ne connaissais rien d’elle, si ce n’est qu’on me l’avait montrée et qu’on m’avait vaguement dit qu’elle s’y connaissait en plantes. Pourquoi, comment ? Aucune idée. Mais s’il y avait la moindre chance, infime, qu’elle puisse exploiter les plantes pour faire des soins avec, je devais la saisir. Alors j’allais la chercher, et lui demander. Et si je me plantais totalement et qu’on m’avait mal renseignée, eh bien… Je verrais à ce moment là. Je lui demanderai si elle connaissait quelqu’un d’autre susceptible de l’aider.

Alors je n’avais pas hésité, quand je l’avais vue. Je n’avais pas envie de lui courir après dans tout le camp, alors j’avais saisi l’occasion. Le but n’était pas de la brusquer en voyant qu’une militaire accourait vers elle avec ses gros sabots, aussi m’enjoignais-je à marcher calmement – contrairement à mes habitudes. Et à la saluer poliment sans être brusque, lorsque je me retrouvais face à elle.

« Mademoiselle Valiosky. Lieutenant Beaumarchais. Marielle Beaumarchais. Puis-je vous parler quelques instants ? Ca ne sera pas long. »

Je m’interrompais un instant, regardant autour de moi. Les gens continuaient leur chemin, sans se soucier de nous. Pas que ça n’importait, toutefois. Refixant mon attention sur mon interlocutrice, je lui exposais les raisons pour lesquelles je venais lui parler. « On m’a dit, quand nous étions encore à Louisville, que vous vous y connaissiez en plantes. Je n’y connais rien moi-même, mais j’aimerai vous assigner une tâche. Vous pensez vous en mesure de confectionner des remèdes médicinaux ? Je voulais trouver des livres à ce sujet dans Louisville, mais je n’en ai pas eu le temps, et ils ont surement brûlé… Vous ne devez, je suppose, pas être sans savoir que les médicaments ne courent pas les rues et que nous avançons surement vers la pénurie. Tout substitut sera le bienvenu. Pouvez-vous m’aider ? »


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Mer 23 Avr - 9:09

    Mes yeux étaient grands ouverts, je n’avais pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Quand bien même nous étions en sécurité. Je ne me sentais plus en sécurité nulle part, pas même dans ce nouveau camp que nous avions trouvé. Je souffrais encore de ma blessure à la cuisse, mais ne m’en préoccupais pas plus que cela. Ce n’était pas cette souffrance qui ne me laissait pas tranquille, mais bien une tout autre. Je ne voulais pas non plus alerter les gens avec mes cris dû à mes cauchemars. Je n’arrivais donc pas à fermer l’œil, et j’étais restée pourtant allongée. J’étais fatiguée, exténuée même alors je profitais un peu de la station allongée. J’étais toute seule dans ma tente et petit à petit le jour se levait. Je n’entendais pas beaucoup de bruit, en même temps il était un peu tôt. Malgré le froid qui me saisissait en sortant de mon duvet, je me levais avec volonté. Mes muscles étaient endoloris et me laissait toujours échapper une légère grimace. Je m’emmitouflais pour pouvoir ensuite sortir. Le froid me saisissait le visage instantanément. La neige qui était tombée durant la nuit était encore toute fraiche. Il y avait bien quelques pas, mais pas autant pour le nombre que l’on était. Je ne savais pas comment les gens arrivaient à dormir. Peut-être arrivaient-ils bien à se faire à la situation. C’était vrai que nous avions traversés une rude épreuve. Du moins pour ceux qui avait connu Louisville et la longue route qui s’en suivie.

    Je restais pensive un moment alors que je marchais dans le camp, faisant le tour tranquillement sans croiser personne. Je me rendais compte que cela faisait un moment que je marchais puisque des gens sortaient de plus en plus de leur tente. Je décidais donc de rentrer dans la mienne pour manger un morceau, pas grand-chose, mais au moins aurais-je l’impression de ne pas avoir le ventre complètement vide. Puis je sortis une deuxième fois, avec l’intention de me mettre à des tâches pour l’aide au camp. Il fallait aussi que je trouve une personne pour m’aider, porter les sacs de linges demandaient de la force, et je ne voulais pas y passer la journée. La matinée déjà serait déjà fort bien. Alors que je me dirigeais vers la station-service, une voie m’interpella derrière moi, me faisant presque sursauter. Je me retournais pour découvrir une femme qui m’était inconnue. Ou du moins je savais qu’elle était à Louisville puisqu’elle était parmi nous durant notre périple sur la route. Pour le moins surprenant, elle connaissait mon nom. Je ne répondis pas tout de suite, me demandant ce qu’elle pouvait me vouloir. Elle était une militaire, alors bizarrement je me méfiais. Ce n’était pas contre elle, j’espérais au moins qu’elle n’était pas venue par le biais de quelqu’un d’autre…

    « Oui bien sûr, j’ai un peu de temps à vous accorder. » lui répondis-je en l’observant intensément. Dans la l’attente surtout d’entendre ce qu’elle avait à me dire.

    Je l’écoutais attentivement alors qu’elle m’expliquait pourquoi elle était venue me trouver. Les plantes je m’y connaissais, mais en tant qu’horticultrice tout ce que je savais faire était de faire pousser des légumes et des fruits et des plantes ornementales. J’étais bien loin d’avoir les capacités pour les plantes médicinales. Je m’y intéressais, mais je ne savais pas grand-chose finalement. Lorsqu’elle me parla de livre, je pensais alors à quelqu’un en particulier. Non pas qu’il puisse posséder des livres, mais peut-être pourrait-il avoir plus de connaissance que moi en la matière.

    « En effet, j’étais horticultrice, mais cela n’impliquait pas de plantes médicinales. Je n’y connais donc pas grand-chose. Si je pouvais avoir un support cela changerait la donne, mais je pense qu’on peut peut-être trouver quelque chose. Aller voir les gens pour savoir si quelqu’un n’aurait pas de connaissances. J’ai une personne en tête, même si c’est peu probable qu’il s’y connaisse fort bien, mais je pourrais aller le voir pour lui demander. Peut-être pourrions-nous aussi essayer d’aller chercher des informations, des livres par exemple, au dehors ? Les expéditions sont faites pour cela. » J’étais intéressée, pour sûr. Son idée était excellente, si au moins on trouvait les plantes en question ou des graines. « J’ai aussi peur que l’on ne trouve aucune graine fertile, et je ne sais absolument pas si on peut faire des boutures si on trouve une plante… » Je soulevais la question plus pour lui faire part du problème finalement. Son idée était bien, soit, mais cela n’allait pas être facile.
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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Mer 23 Avr - 15:56

La jeune femme en face de moi semblait sur ses gardes – comme beaucoup de gens confrontés aux militaires. Nous n’évoluions pas dans le même monde, c’était un fait, mais nous assurions actuellement leur sécurité, notre but n’était pas de les descendre dans leur sommeil, mais uniquement de les protéger. Je ne cherchais même pas à lui demander pourquoi elle était méfiante ainsi, je gardais cette tâche pour Isabella Bellanger. Je souris légèrement, quand elle m’annonça avoir un peu de temps à m’accorder. Difficilement. Mais j’essayais de la mettre en confiance, si tant est que je le pouvais. En même temps, qu’elle ne le soit pas pouvait se comprendre… On ne s’était pas adressé la parole du temps qu’on était à Louisville, et que je vienne lui parler comme cela d’un coup, sans raison apparente pour elle, devait sembler suspicieux. Espérons qu’elle mettra sa méfiance au placard, une fois mes desseins avoués, et la part qu’elle avait à y tenir.

Je n’avais pas perdu de temps, sitôt qu’elle avait accepté de m’écouter. Les détails viendraient plus tard – et pas de moi vu ma méconnaissance de ce que je voulais mettre en place -, je n’avais que l’essentiel à lui dire, mon but, et lui demander son aide. Elle semblait réfléchir alors que je m’expliquais, mais peut-être supposais-je à tort que tel était le cas. Je ne pouvais réellement le savoir ou même déceler ses expressions corporelles, n’étant pas familière de ses habitudes, de ses réactions. Nous ne nous connaissions pas, savoir cela m’était impossible. La déception me prit lorsqu’elle me stipula ne pas connaître beaucoup de choses sur les plantes médicinales. Je voulais réellement mener ce projet à bien, quand bien même je ne pourrais concrètement rien y faire – et n’en aurais de toute façon pas la patience : j’étais une femme de terrain, pas quelqu’un à même d’avoir le calme nécessaire à attendre sans s’impatienter que des plantes poussent, à les arroser, à prendre soin d’elle… En plus du fait que je les laisserai probablement mourir par inadvertance.

Je reprenais un peu espoir, malgré tout, quand elle m’affirma avoir en tête quelqu’un qui pourrait éventuellement l’aider. Parfait. Quant à moi, je pourrais toujours sonder les gens présents dans le camp, voir qui serait susceptible de nous aider. Peut-être de ces hippies qui prônaient le naturel à 100% qui m’avaient fait penser à ce projet, lorsque j’avais fouillé la boutique bio. Je devrais de toute évidence ne pas les appeler comme ça en leur présence, si je voulais avoir leur aide. Il devait y en avoir ici, qu’ils soient Louisvillois ou non. Ca changeait rien pour moi, je ne l’étais pas, de toute façon.

« Dans ce cas, vous acceptez de vous lancer dans l’expérience ? Qui avez-vous en tête ? Pensez-vous que, même si cette personne manque de connaissances, elle puisse vouloir tenter le projet ? Quant aux livres et à en trouver pour les expéditions… Je ne vous cache pas qu’il sera difficile d’en trouver, ou même de convaincre les autres de s’y coller, mais je ferai de mon mieux. J’arriverai, je l’espère, à leur faire entendre raison du côté indispensable de cela, et de la nécessité de se préparer aux diverses épidémies qui pourraient apparaître et se propager, fautes de soins suffisants. Et s’ils refusent, eh bien… Je mettrais à profit les expéditions déjà prévues pour chercher de moi-même. Et ne leur en déplaise, Comet mis à part, j’ai l’autorité la plus haute sur les chargés d’expédition, alors ils devront s’y faire si je leur ordonne. »

Oh que oui, ils m’obéiraient, malgré leur mécontentement. Je haussais les épaules, alors qu’elle me disait ne pas savoir si les graines seraient fertiles, et si des plantes pouvaient donner quelque chose… Elle dépassait de loin mes connaissances, et mon intérêt pour la culture de plantes. Mais je ne pouvais lui dire que je m’en désintéressais. Je ne haussais d’ailleurs pas les épaules dans ce but, mais pour manifester mon côté ignare sur le sujet. « Je vous avouerai que je ne suis que peu familière, voire pas du tout, de la culture des plantes, et que je ne saisis pas réellement les tenants et aboutissants de ce que vous exprimez. L’infertilité de la graine me parle, mais de faire des boutures à partir d’une plante bien moins… Vous voulez dire que l’on ne peut peut-être pas, en déterrant et enterrant à nouveau une plante, elle ne prendra peut-être pas, et ne pourra pas en donner d’autres ? »

Ca pouvait être problématique, en effet… Je soupirais. Je ne comptais pas m’arrêter là, cependant. « C’est un risque à prendre, je suppose. Seriez-vous prête à vous investir pour cela, malgré tout, malgré la possibilité d’échec ? Si vous acceptez, je m’engage à rechercher des livres que vous pourrez utiliser, et par la suite les plantes nécessaires, si tant est que c’est possible. Si vous avez une photo à me montrer, ou un dessin, du moins. »


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Jeu 24 Avr - 17:44

    Je n’étais plus la même qu’à mes débuts à Louisville. Je n’étais plus si ouvertes et si aimantes et gentille. L’avantage qu’avait eu Louisville était que je m’étais tapé tout un tas de saloperie et jamais ça ne s’était arrangé. J’avais cru une fois que ça allais mieux, grâce à Philippe, mais malheureusement j’avais mis mes espoirs trop grand, ou m’étais mis des œillères. Lorsque le voile était tombé, ça m’avait fait un choc, surtout que je n’étais pas remise intérieurement de mes sévices physiques. Pour le moment, aucun homme ne m’avait touchée, mais j’ose espérer le mal que ça pourrait me faire si jamais cela arrivait. Je ne savais pas comment je pourrais réagir au toucher désormais, puisque je fuyais autant que possible les gens. Je ne voulais pas me sociabilisé. Je perdais tout le monde autour de moi de toute façon. Et lorsque cette voix m’avait interpellé, j’avais eu peur, je l’avouais. Quand bien même nous étions dans l’enceinte même du camp, protégé de ce fait. Jamais plus je ne me mettrais en tête que nous étions protégés, la chute serait moins violente et sanglante que celle que j’avais déjà eu. C’était certain. Je paraissais peut-être méfiante aux premiers abords, mais c’était surtout parce que je me demandais pourquoi elle m’interpellait alors que nous ne nous connaissions pas. Peut-être était-ce pour avoir de l’aide pour une tâche tout simplement, mais ma surprise se confondait avec cette même méfiance. Au final, c’était vraiment pour chercher de l’aide que de venir me voir.

    Elle se posait les bonnes questions, mon cerveau n’était plus aussi actif que le sien. J’étais encore à moitié dans l’errance, je n’en sortais pas à mon sens, mais au moins avait-elle eu la bonne idée que de me trouver. Combien même je ne pourrais l’aider sur l’instant, j’avais les connaissances pour faire pousser les plantes, et elle me donnait un sujet qui m’éviter de trop ressasser tout un tas de souvenirs et de trop me renfermer peut-être aussi. Elle m’aidait beaucoup plus qu’elle ne pouvait le supposer. Lorsqu’elle me demanda franchement si j’avais l’intention de me lancer, je ne réfléchissais pas. La question ne se posait pas pour moi, je ne pouvais refuser alors que j’avais les connaissances, pas totale, mais je pourrais au moins aider autant que je le pouvais. C’était ce que je m’efforçais de faire chaque jour.

    « Oui, je vous aiderais autant que je le peux, mais je pense que c’est quelque chose qu’il ne faut pas mettre de côté. Il vaut mieux prévenir que guérir comme l’on dit, alors je pense qu’il faut s’y mettre tout de suite. Et même si je ne connais pas les plantes médicinales, au moins ai-je la connaissance de faire pousser convenablement des plantes. » Je fis une pause, alors qu’elle m’avait demandé à qui je faisais référence plus tôt. « Et bien c’est un médecin que j’ai connu à Louisville, peut-être connait-il plus de chose sur le sujet ou pourrait-il au moins nous aider également. Je pense qu’il nous rejoindra, et s’il ne le fait pas, ce sera sûrement pour une très bonne raison. Il n’est pas du genre à se faufiler… » Du moins si je le connaissais assez bien. J’avais l’impression d’être totalement à côté de la plaque concernant les gens ces temps-ci. « Sur ça, c’est bien que vous soyez militaire, au moins pourrez-vous vous en charger vous-même, je pourrais également vous accompagner ou faire d’autres expéditions pour couvrir plus de terrains et avoir plus de chances ? De toute façon, les expéditions ne se font jamais avec une seule personne, je pourrais mettre la main à la patte. » Je fis de nouveau une pause, alors que je me voyais très bien partir en expédition. « Mais c’est une bonne idée que d’insister sur les potentiels épidémies, il faut s’en méfier, surtout que tout le monde est plus ou moins affaiblis, alors ça nous toucherait tous. »

    Finalement, elle était en mesure de faire beaucoup de chose de par son rang, et je gardais cela de côté. C’était très bien si on pouvait avoir de l’aide comme la sienne, ça nous freinerait moins dirons-nous. Elle m’avoua par la suite ne rien y connaitre concernant le jardinage, pour résumé. Ce pourquoi elle s’était tourné vers moi d’ailleurs, et elle avait bien fait, elle devait s’en douter maintenant.

    « Ne vous en faites pas, j’imagine que vous ne m’avez pas non plus choisi au hasard. Pour ce qui est des boutures, c’est de couper une branche d’une plante et que cette branche prenne racine pour refaire une autre plante, en résumé. Sauf que ce n’est pas envisageable pour toutes les plantes malheureusement. Et comme je ne connais pas les plantes médicinales, je ne pourrais pas m’avancer. Je pourrais éventuellement expérimentée l’expérience puisque ça n’atteint pas la plante en particulier. Encore me faut-il avoir des plantes, ce qui est loin d’être le cas. »

    Ça allait être dur, je ne le cachais pas et elle-même avait l’air de comprendre que ça ne serait pas si facile. A moins d’avoir une chance folle et d’avoir des graines fertiles ainsi qu’une terre tout aussi fertile. Il fallait aussi pouvoir faire un coin à l’intérieur, dans un endroit où le froid ne serait pas roi. C’était plus difficile aussi.

    « Je suis prête, si c’est pour la survie de tous je suis partante. Et qui ne tente rien n’a rien, non ? Déjà je vais aller voir ce médecin et d’autres personnes si je n’arrive à rien, et vous allez faire de même. Peut-être que nous trouverons une personne qui s’y connait un peu mieux. Et si vous arrivez à trouver des livres je suis preneuse. »
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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Ven 25 Avr - 12:11

Les choses s’avèreraient compliquées. C’était un fait, c’était indéniable, mais je ne baissais pas les bras pour autant. Notre but était de survivre, pas d’être attentistes à voir si les choses allaient s’améliorer. Je ne résonnais pas comme cela, et j’espérais que la femme en face de moi non plus. Si elle était de ces gens qui se laissaient porter et ne prenaient aucune initiative… Ca pouvait être à double tranchant. Elle effectuerait surement dans ce cas les ordres que je lui donnerai, mais son manque de mordant où d’intérêt pour ce qu’elle faisait lui ferait probablement négliger quelque chose, et pourrait causer de nombreuses morts. En précipiter même, peut-être, si l’on testait ses remèdes… Pourrais-je l’en blâmer pour autant ? Quand bien même elle ferait les choses correctement, le risque était présent. Qui en serait responsable, alors ? Elle ? Moi ? Les gens qui se seraient éventuellement joints à nous ? Probablement tous, nous aurions notre part dans l’échec. Mais je prendrais l’accusation à ma charge, si un tel scénario devait se produire. Je n’étais pas une civile, je n’y aspirais pas, et je n’aurai jamais une réelle place parmi eux. La barrière de l’uniforme, surement. Bref. J’en serai d’autant plus mise à l’écart, mais je ferai avec. J’avais très bien su gérer d’être foutue à la porte par mes parents, de ne plus être en contact ni avec eux ni avec mes sœurs, alors être rejeté par des gens qui n’étaient rien pour moi, et être isolée ? Aucun problème. Et j’aurai mes camarades militaires, si j’avais besoin. Je fis taire la petite voix qui me soufflait que j’en souffrirais, me concentrant sur les propos de la jeune femme en face de moi.

Je me détendais un peu, alors qu’elle me confirma qu’elle m’aiderait. Je ne me serai pas arrêtée à elle si elle avait refusé, mais savoir que quelqu’un me suivait dans cette entreprise me soulageait. D’autant plus en sachant qu’elle approuvait et encourageait même ma démarche. Ou du moins percevais-je ses propos comme tels… J’acquiesçais aux siens – ça m’était assez aisé, d’autant qu’elle me confortait dans mon idée. « Parfait, je suis ravie de vous l’entendre dire. Et je compte bien m’y lancer dès que possible. Attendre que les épidémies s’installent et que nous soyons affaiblis serait purement idiot. » Si on agissait ainsi, ça nous compliquerait définitivement la tâche… Et c’était à double tranchant. On pourrait très bien nous imputer la mort des gens, alors que la maladie avait seulement suivi son cours… Je secouais brièvement la tête. Je ne devais pas penser à ça. Seule la réussite devait me venir en tête, nous n’avions pas le droit à l’échec. Pas un seul instant, pas une seule seconde. On devait prévenir les morts, pas les accélérer, et c’était la seule option possible.

« Je pense que personne ne crachera sur des volontaires pour nous accompagner. Il faut tout de même que vous preniez conscience que ça n’est pas une partie de plaisir, et que ça peut s’avérer réellement dangereux. On peut se faire attaquer à tout moment, on s’expose à la maladie. C’est aussi bête que ça, mais imaginez n’importe quel truc rouillé, on est pressés, on s’accroche, on se fait une plaie… on risque l’infection. Vous devez bien prendre conscience de ça. Vous vous exposez à bien plus que ce que vous ne pourrez jamais imaginer. » Je ne tenais pas à l’effrayer, mais je ne pouvais décemment pas la laisser dans l’ignorance de tout ça. Il fallait qu’elle soit avertie de ce qui pouvait l’attendre et de la précarité de notre sécurité quand nous partions. Je ne l’aurai jamais reconnu, j’avais bien trop d’orgueil pour ça, mais j’appréhendais chacune de nos sorties. J’avais beau être militaire, j’étais pilote de chasse. Je n’étais pas rompue à ça, même si j’étais entraînée à faire face à chaque revirement de situation, y compris celui qui consistait à être abattue en vol, et à m’en tirer par un miracle. Alors une civile… Je soupirais. Je devais me débarrasser de mes préjugés, même s’ils me faisaient la vie dure. Nombre d’entre eux se montraient très doués, et aptes à combattre leur peur – car quoi qu’ils disent, ils ne pouvaient être dépourvus de peur. Et s’ils l’étaient, c’était des idiots. La peur devait être apprivoisée, pas ignorée. Même si jamais je n’exprimerai la mienne à haute voix, je ne la niais pas pour autant.

Mais je dérivais. J’essayais de me reconcentrer sur la conversation. Insister sur les épidémies… Oui, c’était la chose à faire. Mais ne pas causer la panique était indispensable aussi. Je soupirais à nouveau. Je n’avais pas été formée à diriger les gens, et à les fédérer. Donner des ordres et passer pour une ordure, pas de soucis, mais réussir à les faire me suivre de leur plein gré, à adhérer à la cause que je défendais… C’était dur, très dur. Je ne savais même pas si je m’en sortais bien. Comet et moi nous séparions pour les expéditions, par moment, afin de couvrir plus de terrain, d’être moins repérables, tout en restant suffisamment pour se défendre si nécessaire. Et même si je me refusais à l’avouer, je préférais largement quand nous étions tous sous son commandement. J’étais pas faite pour ça, putain ! Mais j’avais pas vraiment le choix. Bien sûr, je me taisais. Jamais je n’aurai avoué à la jardinière, enfin l’horticultrice, enfin vous voyez quoi, à quel point je me remettais en question. Je devais de toute façon apprendre à m’imposer et à me faire écouter, à me faire obéir. Je jurais à voix basse, mais approuvais de la tête sans rien ajouter.

J’écoutais attentivement, alors qu’elle m’expliquait davantage ce qu’elle voulait dire sur les boutures… C’était déjà un peu plus clair. Et même si moi je n’y connaissais rien, elle semblait maitriser son sujet. En même temps, c’était son métier. Si on lui demandait de piloter un avion, elle saurait pas, non ? Donc bon, c’était normal que je ne sache pas. « J’essaierai de trouver des livres. Puis des plantes. Est-ce que je risque quelque chose à prendre des plantes au hasard, et à vous les amener ? Est-ce que certaines peuvent être dangereuses au toucher ? Vous avez des gants ? Est-ce que je dois les séparer, ne pas les faire entrer en contact ? Je m’arrêtais un instant, pour la laisser parler aussi. Je chercherais d’autres gens, oui. Vous viendrez me dire ce qu’il en est de ce médecin ? Quel est son nom ? » Je ne comptais pas aller le voir moi-même, mais je voulais savoir ce qu’il en était.


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Ven 25 Avr - 16:43

    Elle ne me connaissait pas. Nous ne nous connaissions pas pour être plus exacte. J’espérais juste qu’avec mes mots elle soit sûre que j’irais jusqu’au bout. Je ne lâcherais pas ce projet car il était en soi très intéressant et presque vital en somme. Je n’étais pas la plus gaie non plus dans la conversation, mais j’espérais qu’avec mes paroles elle puisse comprendre mes intentions et le fait que je ne plaisantais pas sur le sujet. Combien même je n’avais aucune connaissance sur le sujet, je pourrais au moins aider de par ma connaissance en jardinage. Elle m’aurait connu à Louisville, elle aurait pu voir un autre aspect de ma personne, mais à mon avis je ne retrouverais plus mon caractère d’avant. Il était parti en fumée en même temps que la ville. Détruite. J’étais détruite, oui. Mais cela ne m’empêchait pas de m’isoler totalement. J’avais toujours gardé cet altruisme, au moins un bon point que j’avais gardé, même si je ne le faisais plus avec sourire et élan. Je n’allais pas rien faire de mes journées, non ? J’avais déjà essayé d’attenter à ma vie, et j’avais constaté fort bien que je n’étais pas aussi lâche et que ma vie m’importait quand même. J’étais vide et paumée, soit, mais j’essayais de faire avec on va dire. Et j’étais vraiment ravie que Marielle m’est trouvée. Si je pouvais retrouvée un peu de vie entre mes mains, cela me permettrait peut-être de retrouver un peu de vie en moi tout simplement.

    Elle me tira de mes songes alors qu’elle me répondait. J’étais d’accord avec ce qu’elle disait bien sûr. Il ne fallait pas non plus alerter les gens et qu’ils paniquent complètement. Mais j’imaginais qu’ils y en avaient qui n’était pas aussi naïf. Si nous ne mourrions pas de la guerre, c’est la maladie qui nous tuera. Nous ne mourrions pas de vieillesse, c’était certain. Sauf si la guerre s’arrêtait, mais je ne l’imaginais plus. Cela ne faisait que quelques mois, même pas un an, et j’avais l’impression que cela faisait au moins dix ans. Une éternité. En tout cas, il ne fallait pas attendre, c’était certain.

    « En effet, le mieux et de s’y mettre dès maintenant. Je sais très bien que ce ne sera pas chose facile, mais j’espère que vous avez compris que j’y mettrais du mien, autant que je le peux. »

    Et cela voulait dire aussi les expéditions. Marielle me prévenait d’ailleurs sur cela, en ne pesant pas ses mots mais elle ne me choquait pas. Je savais très bien les risques que l’on encourait, j’étais passé à côté de la mort une fois et durant deux semaines j’avais senti les pires douleurs. Alors je n’avais pas peur de cette souffrance finalement. La douleur externe n’était rien comparé à celle profonde qui me faisait sombre petit à petit. Je voulais la rassurer dans tous les cas.

    « Ne vous inquiétez pas, je sais ce que c’est. Je suis passé par beaucoup de chose et je suis assez virulente sur le terrain, j’ai un esprit très combattif et depuis le début je ne fais que survivre. Comme tout le monde vous me direz. Mais je ne me voile pas la face sur les difficultés des expéditions. Je ferais tout ce que je peux, je vous l’ai dit et je le pense. Mais c’est important de faire une piqûre de rappel, même si j’en ai déjà conscience. Vous voulez être certaine que je ne me voile pas la face, ceci est fait. » Je fis une pause. « Je tiens à rajouter que vous ne serez pas responsable non plus de moi, si je me blesse autant superficiellement que gravement, je serais la seule responsable. » Je voulais que ça soit clair, car elle pouvait tout à fait ne pas vouloir que je lui reproche quoi que ce soit. Il ne fallait pas qu’elle s’en fasse, j’étais adulte et assumait les choix que je faisais. J’allais l’aider, et je ferais tout ce qu’il me sera possible de faire. En tout cas, ses paroles ne m’avaient pas du tout effrayé, elles m’avaient presque conforté d’ailleurs. Je ne me voilais pas la face et j’en avais la confirmation désormais.

    Je la sentais un peu… lasse, ou que sais-je, mais je la sentais soupirer légèrement. Je me demandais ce qu’elle pouvait penser. J’espérais qu’elle ne se dégonfle pas, après tout, je ne la connaissais absolument pas. Mais si elle se retirait, je ne ferais que suivre le projet par moi-même. Il ne fallait pas le lâcher, les plantes pourraient nous sauver et aider les médecins et infirmières pour les patients actuellement. J’imaginais déjà des infusions à différentes feuilles de plantes spécifiques, ou des pommades avec des cataplasmes, sauf que je n’avais que ses connaissances, et rien d’autres. Il nous fallait nous débrouiller seul, comme nos ancêtres finalement. Je souris légèrement en l’écoutant me demander si elle risquait quelque chose. Théoriquement non, mais il y avait sûrement des plantes dangereuse, c’était comme un peu les médicaments, avec un seuil thérapeutique très rapproché du seuil mortel. Donc j’imaginais que pour les plantes c’était un peu pareil. Elle avait raison de me demander finalement.

    « Il y a peut-être des plantes dangereuses, par leur fruit ou leur feuilles. Je ne pense pas qu’un simple touché puisse être dangereux, mais dans le doute je pense qu’il serait mieux de trouver des gants. Je n’ai plus les miens depuis… » Je n’avais pas besoin de lui faire un dessin non plus, mais j’avais hésité étrangement. « … Louisville. Mais je pense que vous pouvez en trouver, dans les réserves peut-être ? » Je fis une pause, réfléchissant à son autre question. Je ne m’y pas bien longtemps à trouver une réponse. « Non, vous pourrez les mettre ensemble dans un sac, pour ça, ce n’est vraiment pas dérangeant. » Elle m’interrogea également sur le médecin que je lui avais parlé. Je ne lui avais pas dit son nom en effet, peut-être qu’elle le connaissait. « Oui bien sûr, j’irais le voir dès demain. Il s’appelle Emmanuel, je ne sais pas si vous avez déjà eu à faire avec lui pour une blessure ou toute autre chose. »
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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Sam 26 Avr - 21:12

La conversation n’était peut-être pas animée, mais elle était productive. Sans nécessairement le vouloir, sans même réellement m’en rendre compte, je prenais en considération chaque chose qu’Eléanore me disait, les appréhendant avec mes connaissances et mes capacités, cherchant à la façon la plus efficace et la plus concluante de conjuguer le tout. Si je devais faire face à la déception de ne pas voir la chose fonctionner comme sur des roulettes et s’avérer réalisable directement, s’il y avait des contretemps avec son manque de connaissances, je n’allais certainement pas m’y arrêter. Ce n’était pas comme si nous avions des tonnes d’alternatives, ou beaucoup mieux à faire. Ni comme si ça n’était pas crucial. Nous le disions, la jeune femme et moi, les épidémies ne tarderaient pas, et pourraient être fatales. Peut-être même pourraient-elles se répandre comme la peste à la fin du dixième-neuve siècle, et nous exterminer sans même que nous n’ayons pu y faire quoi que ce soit. Pourquoi je faisais ce parallèle ? Aucune idée. Parce que j’en avais bavé avec La peste de Camus, quand j’étudiais encore ? Peut-être. Je m’arrêtais un instant. La peste. Comment la traitait-on ? De manière moins radicale qu’en brûlant tout le monde – le but était de sauver des vies, pas un suicide collectif. J’en savais foutrement rien. Mais les gens qui pourraient savoir, c’était les scientifiques, non ? Y en avait-il parmi nous ? J’en savais rien. Mais rien du tout. Mais le médecin à qui elle voulait faire appel le saurait peut-être ? Non ? Je devais lui dire de lui demander, et éventuellement de lui confier cette tâche. Pendant ce temps, elle pourrait essayer de débusquer les gens avec des connaissances sur les plantes. Et moi, de former une équipe pour une telle expédition. Je m’étais décidée, accord ou non de Comet, approbation des autres baroudeurs ou pas, ça se ferait. Ca serait mieux qu’ils me suivent, mais… Ca n’était pas une recherche à négliger. C’était pour notre survie, pas juste une putain de lubie. Même si ça me travaillait depuis que j’y avais pensé alors qu’on fouillait la boutique bio avec Raulne, et que c’était une sorte d’obsession. Elle était pas stupide ni infondée, et ça serait pas s’exposer à des dangers pour de la merde, voilà tout.

J’acquiesçais, alors qu’elle me confirmait ce que je pensais déjà. Nous n’avions que trop tardés, et plusieurs d’entre nous étaient déjà mal en point, ça ne souffrirait plus d’aucun délai. « Parfait dans ce cas. Et je ne doute pas de votre implication et de vos dispositions à faire le maximum pour que cela fonctionne. Je vous en remercie. Votre position sera d’ailleurs très utile – je suis militaire, et de toute évidence peu familière avec les civils, et éloignée naturellement d’eux par ma position. Pouvez-vous faire passer le mot, que les personnes aptes se présentent à nous ? L’idée n’est pas de leur communiquer que nous cherchons à en confectionner, le but n’est pas de cultiver de faux espoirs pour une entreprise qui pourraient prendre un long moment avant de se montrer concluante, mais que nous cherchons à établir une liste la plus exhaustive possible des plantes et racines comestibles et de leurs caractéristiques afin de ne mettre personne en danger en ramenant des poisons. Les gens qui s’y connaissent se présenteront, et alors, alors, nous pourrons les sonder sur leurs connaissances, et découvrir s’ils connaissent les propriétés médicinales des plantes. Mais faire monter les espoirs des gens n’est pas ce que l’on veut. Vous comprenez ? »

D’où m’était venu cet éclair de lucidité, quant à la nécessite de garder la chose secrète des masses tout en la diffusant d’une certaine manière ? Aucune idée. Je me surprenais moi-même. Il était tout de même heureux que j’y ai pensé. Je fixais mon regard sur la civile, alors qu’elle me répondait concernant les dangers auxquels elle s’exposerait – un peu de surprise transparaissait. Elle était lucide, et forte. J’étais un peu impressionnée, je devais l’avouer. La plupart des civiles que je connaissais auraient préférées rester sagement abrités, et s’occuper du soin des enfants, et de la distribution ou cuisson de la nourriture, plutôt que de se confronter sciemment au danger. Sitôt cette pensée me traversa l’esprit, je me giflais mentalement. Sérieusement, je me battais quotidiennement depuis un bon nombre d’années contre cette image à la con de la femme faible et douce à protéger, qui aurait plus sa place au fourneau ou à élever des gamins, et je percevais les civiles ainsi ? Putain, mais quelle conne hypocrite j’étais. Aucune civile ne méritait de se voir collée cette étiquette sur le dos. Eléanore me le prouvait d’ailleurs, en ne se laissant pas effrayer ni dissuader de se lancer par mes propos. Je m’énervais subitement toute seule. J’aurai bien besoin de me défouler, après coup. J’avais gardé les bandes d’Alexandre, involontairement. Je ne les avais pas remises à Christophe, et nous avions été trop occupés Alexandre et moi, pour même y penser. J’étais pas du tout rompue à la boxe, tout au plus avais-je un vague souvenir des bases qu’il m’avait apprises quand je lui avais appris à sauter, mais peu importait. Un arbre ferait les frais de ma colère, et si j’en venais à me blesser les mains, j’avais un excellent moyen d’arrêter les pertes de sang qui en découleraient et les blessures : plonger mes mains dans la neige. Si je ne me calmais pas, j’allais péter un câble et crier sur tout ce qui bougeait : pas vraiment ce que je voulais faire. J’inspirais et expirais calmement, rendant le sourire qu’elle m’adressait à la jeune femme – sans toutefois savoir pourquoi elle souriait. Ca m’importait peu, au fond, mais cette expression sur son visage était la preuve que nous nous apprivoisions, et allions peut-être instaurer une relation de confiance, plus tard. Enfin, on verrait.

« Je chercherai, alors. Je demanderai aux gens. Et si je n’en ai pas… J’en improviserai avec des bouts de tissu. Eventuellement. Enfin je verrais. Je ne relevais pas son hésitation, en parlant de Louisville. Nous n’étions pas proches, je n’allais pas me permettre de lui demander à quoi ce réflexe faisait référence… C’était pas mes affaires. Et puis, ça n’avait pas été facile. Pour personne. Peut-être avait-elle perdu quelqu’un ? Louna était morte, et si je m’efforçais de ne pas y penser et d’oublier sa gentillesse, ça me travaillait parfois… Peut-être même n’était elle pas heureuse dans la ville. Je n’en avais aucune idée. Je ne rajoutais rien quant au fait de les mélanger – il n’y avait pas grand chose à dire. En revanche, le nom du médecin m’interpella. Emmanuel ? Comme le grand Reh ? J’hésitais un instant, avant de réagir. « Un peu. J’étais dans le coma récemment, et comme il s’est engagé à être médecin militaire… Il est très pro, il pourra être d’une grande aide. En espérant qu’il ne soit pas comme son frère. J’avais laissé échapper ça involontairement, et il n’était certainement pas volontaire que j’avoue que j’étais sceptique et que j’essayais de sonder le médecin pour savoir ce qu’il en était réellement. Mais bon, c’était dit. Et puis, peut-être pourrait-elle m’éclairer à ce sujet en plus, en tout cas.


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Lun 28 Avr - 17:39

    C’était la première fois que l’on venait me voir pour avoir mon aide. Quand j’y repensais, j’étais toujours la première à demander aux gens s’ils n’avaient pas besoin de mon aide. Mais c’était à Louisville, en tant que réfugié et pas très bien vu d’une grande majorité finalement. Entre e fait que je sois une femme et le fait de ne pas appartenir à cette ville, j’avais eu du mal à me faire une place. Et finalement, j’avais réussi, même si j’évitais les gens qui me renvoyaient bien comme il fallait. Je n’aidais que ceux qui en avait besoin et qui ne refusaient pas mon aide violemment. Au moins avais-je pu aider quelques personnes… que je n’avais pas revues ici même, au camp. J’espérais qu’ils ne soient pas morts, ou qu’ils aient eu une mort rapide. Après tout, je n’avais pas encore revu Emmanuel alors que le camp n’était pas aussi grand que cela. Je me créais cette bulle autour de moi et m’enfonçais dans mon monde petit à petit. Le fait que quelqu’un m’appelle m’avait réveillée, et brusquée par la même occasion. Mais dans le bon sens. J’appréciais le fait qu’elle vienne me voir pour me demander mon aide. Au moins pourrais-je encore pratiquer mon ancien métier, même si ce n’était pas pour tout de suite et que les chances de réussites étaient quasi-nulles. En tous les cas, l’important, c’était de faire naître le projet et que l’on trouve des personnes pour nous aider.

    Je l’avais rassuré comme je le pouvais sur mes intentions. Je ne lâcherais pas l’affaire de sitôt, c’était certain. Au moins qu’elle sache que j’étais motivée, même si sans doute cela ne se voyait pas dans ma posture. Alors je la convainquais par mes mots, tout simplement. Ça avait l’air d’avoir marché puisqu’elle me confirmait que tout était parfait. Dans ce cas, nous étions sur la même longueur d’onde.

    « Oh, je ne sais pas si je suis tout aussi disposée avec les civils comme vous dites, mais peut-être pourrais-je paraître plus cordiale de prime abord sans un uniforme. Sans vous offensez bien sûr, même si vous ne me surprenez pas ni ne m’inquiétez, ce n’est pas le cas de tout le monde. » Je fis une pause. C’était vrai que voir quelqu’un armé, bel et bien armé de ce fait, pouvait s’attirer la méfiance de tout un tas de gens. Je n’étais pas de ceux-là, heureusement pour elle, sinon je n’aurais peut-être pas accepté aussi rapidement de l’aider. L’union fait la force, je le pensais toujours bien malgré moi et mon état. « Mais je ferais de mon mieux en tout cas. Je vais d’abord voir Emmanuel qui pourrait peut-être bien plus m’aider vu son statut de médecin, et ensuite j’irais faire un tour des tentes. Mais oui, je ferais aussi attention à mes mots. Je ne veux pas non plus créer une anarchie, mais au moins avoir une ébauche de liste représentative des plantes et leur description autant physique que médicinale aiderait énormément. » Je fis une pause, repensant au mot espoir qu’elle avait utilisé. « Je ne pense pas par contre que l’on puisse intervenir là-dessus. Les gens émettent de l’espoir n’importe où, du moment que cela puisse leur procurer un sentiment de bien-être, même s’il paraît infime. Il y a beaucoup de gens malades, ceux que nous irons voir auront certainement des êtres chers à la clinique. Le seul atout que l’on peut en sortir est qu’ils feront peut-être tout pour nous aider. »

    Je m’arrêtais, ayant l’impression de faire un discours sur autre chose finalement. Mais je pouvais parfaitement comprendre la situation des gens. Si je leur avouais pour le projet, quand bien même j’utilisais d’autres mots, essayant de ne pas leur faire porter espoir là-dessus, les gens le feront quand même. Je voulais au moins qu’elle le sache, car c’était incontrôlable finalement. Le seul atout était ce que je lui avais dit. Au moins, ils auront la hargne quant au fait de nous aider. Car si le projet aboutissait et devenait sérieux, nous pourrions soulager bien des maux. Peut-être pas guérir tout le monde tout de suite, mais au moins avoir plus de choix quant aux médicaments. Nous n’allions pas en avoir à l’infini, même si les expéditions en ramenaient quelque fois. Cela ne suffirait pas.

    « Oui, éventuellement des bouts de tissu, mais je pense que dans la réserve il y a de quoi trouver ce que vous cherchez. » Oui j’imaginais sans mal qu’il y avait tout un tas de choses, et pas seulement des vivres, nous conservions tout ce qui pouvait être utile, autant à la survie principale qu’est la nourriture et les soins médicaux, mais aussi d’autres choses. J’espérais du moins qu’on ne se limite pas à l’essentiel, nous ne pouvions pas nous le permettre tout simplement. Tout était bon à prendre finalement. Elle ne relevait pas mon hésitation, elle se serait heurtée à un mur. Elle était intelligente, nous ne nous connaissions pas, et je savais que je n’étais pas la seule à être meurtrie de cet événement. Je n’étais pas la seule à avoir perdu des êtres chers. Seulement peut-être la seule à en avoir perdu un mais qui était toujours en vie. Hélas… La vie était cruel, les hommes encore plus.

    « Médecin militaire ? » Je tiltais finalement alors qu’elle venait de parler depuis quelques secondes déjà. Je m’étais encore égarée pendant un cours instant. « Il s’est fait enrôlé ? Je ne savais pas, mais bon, je pense qu’il sera aussi utile… » Je semblais étrangement inquiète sur l’instant et ne semblait pas comprendre vraiment, si ce n’est que je l’appréciais oui. « Ah me parlez pas de son frère, son opposé totalement. Vous l’avez déjà croisé ? J’espère que vous le replacez comme il se doit, je me demande bien comment il fait pour être à son statut. » Je parlais bien sûr militaire. Je ne pouvais pas comprendre tout simplement parce qu’i me semblait irresponsable et inutile. Je m’étais un peu laissé emporter je l’avouais, mais j’avais l’impression qu’elle ne l’aimait guère non plus.
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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Mar 29 Avr - 18:53

Je ne savais que penser de la jeune femme en face de moi, de ce qu’elle pouvait apporter à mon entreprise. Evidemment, elle connaissait la façon de faire pousser les plantes et de les conserver en vie, mais au delà de ça… Elle se disait prête à partir en expédition et à en affronter les dangers, et je pouvais voir qu’elle en était intimement convaincue. Etait-ce réellement le cas, toutefois ? Je l’espérais. Je ne me méfiais pas nécessairement d’elle, mais je ne pouvais que douter de ses capacités hors de tout ce qui concernait les plantes – pour ça, je ne pouvais m’avancer, ça n’était pas mon domaine mais le sien, et il aurait été tout aussi absurde de lui dire qu’elle était une incapable que de me dire que je ne savais pas piloter. Je ne savais pour autant pas réellement ce dans quoi je mettais les pieds, tant pour l’idée entière que pour le fait de lui demander son aide, et je n’aimais pas cette incertitude. Je devais pourtant m’y résigner. La certitude était un luxe que l’on ne pouvait plus se permettre, dans tous les cas. Je soupirais, avant d’essayer de chasser mentalement ces pensées qui ne m’avanceraient à strictement rien, et ne feraient rien de plus que de me distraire de ce que me disait ma vis-à-vis.

Je l’écoutais attentivement, alors qu’elle me répondait concernant l’approche des civils. Nos avis allaient de toute évidence diverger à ce sujet. Je me retenais bien de soupirer en l’entendant dire qu’elle ne serait peut-être pas aussi bien placée en ce qui concernait les civils, et le fait qu’elle rebuterait moins qu’une personne en uniforme. De toute évidence. C’était bien pour ça que je comptais lui confier la tâche plutôt que de m’en mêler directement. Il ne faudrait pas que je fasse fuir les gens pouvant potentiellement nous aider – peu importe l’exaspération que l’attitude de certains gens faisait naître en moi. Il n’était pas le moment de m’insurger et me battre contre ça. Pas alors que l’on avait besoin de les mettre à contribution. « Parfait. Je vous fais confiance pour faire au mieux, et au plus efficace. S’il se joint à nous, peut-être Emmanuel pourra-t-il vous aider à interroger les gens ? S’il en a le temps, évidemment. »

Je m’arrêtais pour prêter une attention certaine au reste de ses propos. Et pour réfléchir à la façon de formuler ce que j’en pensais. Car je ne partageais pas le moins du monde son opinion. Le but était de noyer le poisson, de ne pas attirer l’attention sur le fait que nous puissions tenter de cultiver des plantes à but médicinal. Pour ne pas faire naître de l’espoir, de fait, mais aussi pour ne pas faire naître une opposition certaine – combien de gens allaient s’insurger, en jugeant que nous nous attaquions à un projet trop ambitieux, pour nos maigres connaissances ? Ils n’avaient pas besoin de savoir à quels points elles étaient maigres, ou même si elles l’étaient, mais ça n’empêcherait pas notre projet d’avoir des détracteurs. « Mentez leur. Dites leur que nous envisageons sérieusement de cultiver tout ce que l’on peut afin de se nourrir, et que dans cette optique, nous voulons connaître toutes les caractéristiques des plantes, tant pour les manger que médicales, afin de ne pas exposer inutilement qui que ce soit au danger, des fois qu’elles soient dangereuses. Prétextez cette culture à but nutritif. Il serait, croyez moi, trop dangereux de dire la vérité. Tant pour cet espoir qui pourrait être dévastateur s’il venait à être déçue, que pour l’inimitié que nous nous attirerions. Imaginez donc que des gens considèrent que nous allons avancer à tâtons, et causer des malheurs, plutôt que de contribuer à sauver des gens ? »

Là encore, je cessais de parler. Elle n’avait pas tort dans ses propos, mais elle ne voyait que le pendant positif de la balance. Et de toute façon, ce qu’elle disait pouvait aussi bien s’appliquer à la culture à but nutritif. Je haussais les épaules, avant de répéter ce que je venais juste de me faire remarquer à moi-même. « Et si l’on tente de faire pousser des choses afin de les manger, cela peut tout aussi bien fédérer l’espoir et l’entraide dont vous parlez – les malades ont besoin de manger pour se rétablir. Je le voyais bien. J’avais été affaiblie à cause du mois quasi entier que j’avais passé dans le coma, sans manger, et je ne m’améliorais parce que je ne mangeais pas suffisamment. Tant à cause du rationnement que parce que j’avais beaucoup de difficultés à avaler plus que de minimes bouchées à une lenteur exaspérante. Il serait plus sage de nous appuyer là-dessus, que sur le réel aspect de la chose. Les risques peuvent être élevés. » J’essayais d’adoucir mon opinion, afin de ne pas la brusquer et lui faire croire que son avis ne m’importait pas. Ce n’était définitivement pas le cas, auquel cas je ne l’aurai pas sollicitée le moins du monde.

J’acquiesçais de la tête, quand elle me dit que je trouverais probablement mon bonheur dans la réserve – oui, surement. Je chercherais, de toute façon. Et je n’allais pas m’étendre sur ce point, qui n’était pas pertinent ni même sujet à une longue conversation. Je fus surprise, tant de la réaction d’Eléanore concernant Emmanuel que celle concernant son frère. « Il s’est proposé à Raulne, à Louisville déjà. Le médecin de l’unité n’étant plus, c’est une bonne chose, à vrai dire… Je souris, alors qu’elle indiquait qu’Alexandre devait être replacé comme il se devait. C’était délicat, avec un homme tel que lui… qui s’y connaissait dans ce qu’il faisait, en plus, même si son insubordination était un réel problème, et pourrait lui couter sa place s’il persistait dans son entêtement. Je le connais depuis un certain temps déjà. Je lui ai appris à sauter en parachute, à vrai dire. Je suis ravie de vous entendre dire que lui et son frère soient diamétralement opposés, en tout cas. Un seul militaire, un seul Reh, insubordonné suffit. Et malgré les… problèmes que peut causer Alexandre, il est bon à ce qu’il fait, et un atout. » Pour l’instant. A voir s’il saurait tenir sa place.


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Dim 4 Mai - 18:42

    Je n’étais pas encore très sûre de pouvoir prévoir à l’avance comment réagirait Emmanuel quant à la proposition. Je pourrais dire qu’il était assez altruisme, de par son métier déjà, mais aussi parce que c’était dans sa personne. Pour autant, je n’en donnerais pas ma main à couper. Il était beaucoup pris. Enfin j’imaginais, car nous ne nous étions pas vu depuis Louisville. Depuis longtemps en vérité. J’avais pensé à lui en de rare occasion, à dire vrai je n’étais pas prête à repenser de nouveau à un homme, j’avais déjà du mal à en oublier un… Pourquoi d’ailleurs ? Il m’avait complètement brisée le cœur et j’étais certaine de plus jamais pouvoir m’ouvrir. Les hommes étaient tous pareils et quand le monde s’effondrait ils en profitaient, voilà tout. Oui, voilà tout ce qu’il y avait à dire, cette relation était vouée à l’échec, par deux fois déjà. Comment n’avais-je pas pu me protéger ? Si je ne lui avais pas avoué mes sentiments, me sentirais-je mieux ? Je secouais légèrement la tête alors que je soufflais légèrement. Chasse donc ses pensées, rien ne m’oblige à y pensée, ou plutôt, plus rien ne pouvait me faire penser à lui. Je ne le croiserais plus et même si c’était le cas, je ne pourrais dire mot. Les dernières paroles que je lui avais adressés n’étaient pas vide de sens…

    « Je verrais ça dès demain, je ne veux pas m’avancer mais je pense qu’il nous rejoindra et qu’il m’aidera au mieux. » Oui il m’aidera, c’était certain, après je ne savais pas trop comment il vivait désormais et comment il était occupé surtout. « La seule question reste le temps en effet, je ne l’ai pas revu depuis que nous avons quitté la ville. »

    C’était vrai, et je n’avais pas beaucoup pensée à lui. J’avais surtout des idées noires et je ne pensais pas beaucoup aux souvenirs agréables, plutôt à ceux qui me déchirent le cœur et les entrailles. J’avais besoin d’aide sans aucun doute, sauf que je n’en demandais pas. Je n’en voulais pas pour être exact. Ce pourquoi je m’isolais, ce pourquoi je n’allais pas vers les gens. Peut-être aussi de peur qu’ils me fassent changer d’avis. Qui avait ce pouvoir ? Peut-être plus de monde que je ne le pensais, et Emmanuel en faisait certainement partie. Je revins sur terre et me concentrais de nouveau sur Marielle alors qu’elle me faisait par de sa vision des choses. Je ne le voyais pas comme ça. Comment pouvais-je mentir ? Je savais que je pouvais le faire, mais le ferais-je bien concernant ce projet et des gens qui pouvaient très bien mettre la main à la patte sans émettre de tels espoirs. Mais peut-être n’avais-je pas son recul aussi.

    « Mentir ? Est-ce vraiment nécessaire ? Je ne pense pas que nous puissions créer une émeute ou toute autre sorte de mouvement avec ce projet. Enfin, après peut-être avez-vous plus d’expérience à ce sujet. Si vous me dites vraiment que c’est possible qu’il y ait des problèmes, je mentirais. C’est juste que… je ne sais pas si je serais capable d’aussi bien mentir. » En vérité je le savais, très bien d’ailleurs, mais je ne pouvais pas m’avancer sur quelque chose que je n’avais encore jamais fait. « Je pense surtout que émettre le sujet comme vous ledites me paraît… absurde. Répertorier toutes les plantes à but nutritif, mais également les plantes médicinales ? Ils pourraient otut aussi bien émettre des espoirs en entendant ce mot non ? »

    Oui, j’étais un peu perdu. Je ne comprenais pas le sens dans lequel elle voulait que l’on expose le mensonge aux gens, puisqu’en vérité nous leur disions ce que nous allions faire. Indirectement soit, mais les gens sauront quand même pour les plantes médicinales. Je réfléchis un instant, avant de revenir sur ce que j’avais dit et elle-même plus tôt.

    « Bon, l’histoire de la liste peut marcher, je pense que je ferais dans ce sens. Tout répertorier pour savoir quoi prendre. Mais cela n’empêchera pas des gens de vouloir participer. » Et j’en avais la certitude. J’aimais me rendre utile, aider les gens pour tout un tas de chose, à défaut de pouvoir m’aider moi-même. Alors d’autres personne feront pareil, ils iront dans les expéditions et ramèneront des plantes d’eux-mêmes. Nous ne pouvions pas contrôler cela. Et c’est cela que j’essayais d’expliquer à cette femme, qui avait l’air d’être sûre d’elle. Elle n’avait pas tort concernant les plantes que l’on pouvait trouvé, même si je pensais que par ses temps, nous ne trouverions aucun fruit, ni même de légumes ou quoi que ce soit. La seule chose que nous pourrions faire, au mieux, c’était de trouver des graines utilisables.

    « Et bien, restons sur le début. Essayons de récolter des informations sur les plantes médicinales, concernant les plantes nutritives, je peux moi-même en lister une bonne partie. Si nous arrivions à trouver des graines lors d’une expédition ce serait parfait aussi. Car nous ne pourrions trouver quoi que ce soit en hiver, je vous le confirme en tant qu’horticultrice. Si nous pouvons par la suite trouver une serre une fois toutes ses étapes faites, ce serait une étape de plus qui nous rapprocherais de la réussite. Encore faut-il trouver quelque chose qui fasse office de serre ou d’un endroit un peu plus chaud que la température extérieure. Je m’occuperais de l’entretenir. Mais pour l’heure, comme je le disais, commençons par le début. Peut-être ne parviendrons-nous à rien. » Je fis une pause et soufflais entre mes dents « J’espère que non… » plus pour moi-même que pour qu’elle entende.

    Le lieutenant Beaumarchais m’avait ensuite fait part d’une information que je n’avais pas encore. Emmanuel s’était proposé de lui-même alors ? Je ne savais pas pourquoi, mais je n’appréciais pas, et apparemment il avait demandé à Raulne. Parfait. S’il ne se faisait pas tué en échange… Je laissais de côté cette soudaine colère qui montait en moi. « Une bonne chose oui… » essayais-je de me convaincre sans grande conviction dans mon ton. Je lui en glisserais deux mots si je le voyais, pas pour le réprimander, il faisait ce qu’il voulait après tout, mais juste pour qu’il fasse attention. J’avais déjà perdu Emy, je ne voulais plus perdre de personnes autour de moi. Plus jamais. Etait-ce possible ? Ce n’était pas que je ne le savais pas, mais je ne voulais pas trancher dans ma tête, car je savais au fond de moi que ce n’était pas fini. Nous étions en guerre.

    Je failli m’étouffer avec ma salive alors que j’entendais la suite. Nous avions fort dérivé en parlant d’un militaire qui me semblait ne pas être à sa place. Pas du tout même. Elle avait une autre vision des choses… étrange.

    « Ils le sont en effet, je peux l’assurer. Le jeune ne sait pas tenir en place et cause plus de problèmes qu’il n’en règle. J’ai du mal à le voir en atout voyez-vous, plus il est loin de moi mieux je me porte. Un homme aussi immature au sein des militaires n’est à mon avis pas très souhaitable. Mais bon, je ne suis pas son Lieutenant, fort heureusement… » … pour lui. J’évitais aussi de penser à son Lieutenant qui s’avérait aussi être un très beau connard. Qu’est-ce que nous n’avions pas hérité… j’espérais au moins que cette femme devant moi était beaucoup plus honnête et ne poignardait pas les gens dans le dos.
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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Mer 7 Mai - 22:22

Je ne détournais pas mon regard de la jeune femme, essayant de jauger de sa capacité à agir sans craquer, et à être efficace. Si l’on se lançait dans une telle expédition, il nous faudrait être rapide et discret, et je devais pouvoir compter sur les gens en ma présence. Il serait de mon devoir de les protéger, mais s’ils pouvaient être fiables et que je pouvais être certaine qu’ils ne craquent pas en plein milieu… Je soupirais. J’allais me faire pousser des cheveux blancs en avance, si je partais comme ça. Je les sonderai encore, mais dans l’immédiat, je me devais de partir sur le principe que tout irait bien. De toute façon, nous ne pourrions partir à deux uniquement, ou même à trois. Avec un peu de chance, un des autres baroudeurs se joindrait à nous. Comet peut-être même. Cela m’enlèverait un grand poids des épaules, quand bien même je ne le reconnaitrais pas. Bref.

« Parfait. Tenez moi au courant – ou dites à Emmanuel de le faire, si jamais vous ne me trouvez pas. Je dois le voir de temps à autres, rapport à mes blessures. » Inutile de m’étaler sur le sujet, j’allais parfaitement bien. Ou je m’approchais chaque jour un peu plus du parfaitement bien. Je ne lui proposais pas de lui en parler moi-même, toutefois. C’était à elle de le faire, elle avait eu l’idée de l’associer à notre projet. Et elle saurait me le demander, si elle voulait que je le fasse, après tout. C’était une grande personne. Qui, de toute évidence, le connaissait mieux que moi, et serait plus à même d’obtenir son aide. Ses mots le prouvaient : m’aidera. Pas nous aidera. Elle pensait, peut-être inconsciemment, que parce qu’elle était elle, il accepterait – sinon parce qu’il était dévoué aux gens, au moins pour ça. Tant mieux : peu m’importait, du moment qu’il se ralliait à notre cause et était efficace.

Je prêtais une grande attention à ses propos. Il n’était pas dans mon intérêt que de rejeter son opinion sans y réfléchir, bien que cela ne me dise rien qui vaille. Je ne parlais pas d’expérience, mais de mon point de vue, cultiver l’espoir et le voir déçu était le meilleur moyen d’avoir une révolte sur les bras après… Je ne pouvais pour autant pas exclure le fait qu’elle ait raison. « Ecoutez… Parlez en à Emmanuel, demandez lui son avis à ce sujet, et je ferai de même de mon côté auprès d’autres personnes. Nous n’aurons qu’à en rediscuter après, et décider. Cela vous convient-il ? Je ne peux ignorer votre façon de percevoir les choses – je n’ai pas la science infuse, bien que je ne partage pas votre conception. »

Je me taisais un instant, pour y réfléchir davantage. « C’est entendu, alors ? Nous collectons d’autres opinions afin de pouvoir trancher dans un sens ou dans l’autre, en restant pour le moment vague auprès des gens à qui l’on demandera de partager leurs connaissances, qui à dévoiler entièrement ce qu’il en est après. » Cela me paraissait être un bon compromis, sans se fermer à l’une ou l’autre possibilité. Je soupirais, en l’entendant me dire que l’on ne pourrait trouver quoi que ce soit. C’était évident, quand on y pensait mais… décevant, malgré tout. Pourquoi n’existait-il donc pas de plantes coriaces, survivant même à l’hiver le plus froid ? « Dans ce cas, nous nous concentrerons sur l’obtention de livres et de graines, en espérant que notre future quête soit fructueuse. Qu’en est-il de la serre ? Seriez-vous en mesure, si nous rassemblions les matériaux adéquats, d’en faire une ? » Je brillais par mon ignorance, et cela m’agaçait, quoi que je m’efforce de le dissimuler.

Je la regardais, légèrement surprise, alors que son visage changeait imperceptiblement, ainsi que son ton. Etait-ce qu’Emmanuel soit un militaire par procuration ? Raulne, qu’elle considérait comme bon nombre de personnes comme un connard ? Autre chose ? C’était de toute évidence délicat… Je ne me sentais pas de lui demander ce qu’il en était, aussi observais-je un silence respectueux. Sa réaction concernant Reh deuxième du nom contribua à agrandir ma surprise – connaissait-elle tant de gens que ça ? Rien de surprenant à ce qu’elle ne s’entende pas avec lui. Moi-même, il m’exaspérait plus souvent qu’il ne m’était agréable, et ça n’avait rien de difficile à vrai dire. Je ne relançais pas sur l’inimitié qu’elle cultivait visiblement à l’encontre du militaire, soulignant seulement ses propos sur le médecin. « Parfait, dans ce cas. Si Emmanuel sait se tenir et ne pas causer de problèmes, alors notre entreprise ne s’en portera que bien. Je m’arrêtais un instant : avais-je oublié quelque chose ? Pas à quoi je sois en mesure de penser. Voulez-vous savoir autre chose, ou m’indiquer des choses que je devrais savoir pour notre projet ? »


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Sam 10 Mai - 21:02

    Finalement, j’avais bien fait de sortir aujourd’hui. Bien que Marielle me cherchait moi et pas une autre personne, si elle ne m’avait pas trouvé, car oui j’étais assez distante et solitaire ces temps-ci, elle se serait tourné vers quelqu’un d’autre non ? Je pensais à Valentine, où d’ailleurs je n’avais pas du tout de nouvelle. Je n’en avais pas cherché non plus, je ne l’avais pas vu depuis un bon moment déjà, mais j’avais d’autre préoccupation en tête. Nous étions loin d’être proche, elle était gentille soit, mais il était vrai que nous n’étions pas aussi proche que cela. Et puis je ne cherchais plus à me rapprocher des gens, c’était mauvais pour moi et pour eux. Pour moi en ce qui concernait ce que ‘javais vécue, ou sembler avoir vécu avec Philippe. D’ailleurs était-il mort ? Les derniers mots que je lui avais balancé en pleine figure avait été entendu par qui que ce soit ? Je failli rire nerveusement alors qu’en réalité j’étais complètement ravagée. J’avais passé le cap de lui avouer mes sentiments, mais j’avais regretté amèrement mes paroles. J’espérais ne plus le recroiser dorénavant, qu’il parte pour une expédition et qu’il ne revienne plus jamais. C’était tellement mieux de le haïr. Il m’avait donné une excellente raison pour cela. Je n’avais été qu’une poupée entre ses mains, comme ceux qui m’avaient violé. J’écartais rapidement ses pensées alors que mon visage s’obscurcissait soudainement. La voix de Marielle me ramena sur terre.

    « Je pense que ce sera Emmanuel qui ira vous voir, ce sera plus simple, surtout si vous allez le voir pour vos blessures. »

    Tout le monde avait été touché. Tous ceux qui étaient arrivés de Louisville, mais également d’autres personnes venus de plus ou moins loin et venu aussi pour se réfugier. Emmanuel devait avoir du boulot, comme les autres qui soignaient. Moi je n’avais plus besoin d’y retourner, c’était quelque chose qui me pesait, alors c’était idéal. Surtout qu’en vérité je ne souhaitais pas croiser Emmanuel, quand bien même j’aurais préféré que ce soit lui qui suive mes soins. Je n’aurais plus le choix, il me fallait aller le voir. Ce n’est pas que je ne l’appréciais pas, au contraire, disons que je ne voulais pas qu’il commence à me poser des questions. C’était ça aussi que j’aimais dans cette discussion, c’était que Mari ne s’étalait pas aux possibles sujets personnels. En même temps nous ne nous connaissions pas, en effet. Mais même, cela voulait dire qu’elle était quand même assez bien respectueuse de la vie privé, à moins qu’elle s’en fiche éperdument de ma personne. Mais ça encore, je m’en fichais. Elle revint sur le sujet où nous n’étions pas tout à fait d’accord. Et elle trouva un compromis, même si dans un sens je lui aurais fait confiance pour mentir aux gens. Disons que je ne voyais pas totalement l’utilité.

    « Pas de problème, on fait comme ça et on verra donc comment on fera à notre prochaine rencontre. » Je fis une pause. « Je n’ai pas non plus une vision des choses parfaites. »

    C’était vrai, je n’avais pas non plus un cerveau parfait avec une conscience à tout épreuve. Mon intellect en prenait un coup également. Entre les rations – et le fait que je n’arrive à quasiment rien manger – le manque de sommeil, les cauchemars perpétuels et les membres endoloris, je ne pouvais qu’être inefficace pour réfléchir efficacement. Je ne savais pas si c’était pareil pour elle, mais au moins étais-je rassurée sur sa personnalité. Elle écoutait et envisageait les choses, c’était très bien d’après moi. Je me disais finalement qu’il restait des gens lucides.

    « Je resterais vague oui, nous verrons par la suite si nous divulguons ce projet ou non. Je vous rassure, je ne vais pas en parler explicitement tant que nous n’en avons pas reparler. Je ne suis pas du genre à faire n’importe quoi. » Oui il me restait un peu de bon sens. Je n’allais pas la poignarder dans le dos, si on peut prendre cette expression dans le cas présent. Je réfléchis quelques minutes à la serre. « Il faudrait concerter d’autres gens, ceux qui dirige le camp pour savoir où nous pourrions implanter une serre. Si j’ai tout ce qu’il me faut normalement je suis capable d’en faire une. En vérité, il nous faudrait juste un endroit à l’abris du froid, avec un peu de chaleur. » Je fis une pause, réfléchissant à qui pourrait le faire, et ça n’était certainement pas moi. Philippe était dans le tas, ce n’était pas moi qui allait collecter ses informations. « J’imagine que ce serait mieux que ce soit vous qui vous en occupiez ? Je n’ai jamais parlé avec eux, alors que vous peut-être que si ? »

    J’espérais qu’elle me dise oui, comme ça la question ne se posait plus. J’avais déjà à faire avec Emmanuel et aller voir des gens, alors j’osais espérer qu’elle m’épargne ce travail. Qui plus est je n’étais qu’une simple civil, elle était une militaire, ça marcherait mieux dans ce sens. En tout cas je faisais tout pour éviter de paraître bizarre, concernant Raulne, mais aussi concernant Reh. Mais ça, à la rigueur, les gens pouvaient comprendre que je le haïssais, non. Marielle ne s’étala d’ailleurs pas sur le sujet et moi non plus. Passant directement à sa question.

    « Pour le moment je n’ai rien en tête. Je pense qu’il faut démarrer ce projet et je vais m’y mettre le plus rapidement possible. » Je fis une pause, l’observant et affichant un léger sourire. « Ça me fait plaisir d’aider, alors merci d’être venue me voir. On se voit bientôt. »

    Il n’y avait plus rien à dire, et j’avais des tâches à finir dès aujourd’hui pour pouvoir m’afférer à ce projet. J’avais déjà dans l’idée d’aller voir Manu dès demain, chose que je ferais avant d’aller voir d’autres personnes.

    Hj:
     


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Lun 12 Mai - 23:41

La conversation avançait bien. J’aurai pu me trouver dans une impasse et faire fausse route, mais ça n’était de toute évidence pas le cas. C’était agréable. Ne pas avoir de but concret était déplaisant, c’était le moins que l’on puisse dire. Alors qu’Eleanore approuve mais soit enthousiaste et réellement désireuse d’aider… Ca n’aurait pas pu être mieux. J’acquiesçais brièvement. Parfait, Emmanuel me transmettrait son opinion, quant au fait qu’il m’apporterait ou non son aide. Le plus tôt serait le mieux. Mais cela, la jeune femme devait le savoir. Je lui avais dit que nos ressources s’amenuisaient, et elle ne m’avait pas l’air stupide. Enfin bref. Elle m’avait déjà dit qu’elle irait voir le médecin le plus tôt possible pour lui exposer le projet, elle pouvait, dans l’immédiat, difficilement faire plus. Quant à moi… Quant à moi, je devrais aller voir Valentine. Je ne connaissais pas la jeune femme, pas plus qu’Eleanore, mais je l’avais vu travailler avec des plantes, quand nous étions encore à Louisville. Alors si elle pouvait seconder Eleanore… Deux paires de mains ne seraient pas de trop, je pensais.

Je fus ramenée à la réalité par la voix d’Eleanore. « Je suppose qu’à écouter et réfléchir aux suggestions de chacune, nous pouvons aller vers le mieux, à défaut d’aller vers le parfait. » Ma phrase pouvait sembler creuse, mais elle me paraissait réelle, en soit. Je n’étais pas philosophe, loin de là, mais à ne pas couper court à toute proposition et à réfléchir pour adopter la meilleure, on avait indéniablement moins de chance de se tromper. Bref. Je haussais les épaules.

Je l’écoutais attentivement. Un endroit à l’abri du froid, où conserver la chaleur. Etait-ce réellement possible ? Arriverais-je à convaincre qui que ce soit de dédier ainsi un lieu chaud à cela ? C’était nécessaire, en même temps… « Je me renseignerais en temps voulu. Sans proposition concrète et matériaux, difficile de convaincre qui que ce soit. Je demanderai à en discuter avec les chefs du camp, dès lors que ça sera nécessaire. » Peut-être, probablement, serais-je davantage écoutée. Et je n’irai de toute façon pas sans éléments concrets à plaisanter – des plantes, racines, graines, livres, des choses de ce genre.

Je lui souriais en retour. Parfait. Elle était consciencieuse – ou semblait l’être en tout cas -, et allait s’avérer d’une grande aide. « Parfait. J’irai demander au Lieutenant Raulne du matériel, si possible. Et je compte aussi aller proposer à une jeune femme de Louisville de se joindre à vous ultérieurement, pour cultiver les plantes. Vous ne serez pas trop de deux, je suppose. A bientôt, Eleanore. » Je m’éloignais donc, allant vaquer à mes propres occupations.


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MessageSujet: Re: Êtes vous la femme de la situation ?   Aujourd'hui à 15:39



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